Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans la bulle express, le podcast qui débloque une compétence ou un savoir sur la prise de parole en moins de 10 minutes. Moi c'est Jean Corentin, coach et formateur en pitch et prise de parole. Aujourd'hui on va parler d'un truc essentiel si vous voulez convaincre, embarquer ou marquer les esprits, les émotions. Et plus précisément d'un acronyme que vous devriez garder en tête avant chaque prise de parole, V.I.S. On le sait tous au fond, on ne convainc jamais uniquement avec des faits. On ne décide jamais uniquement avec de la logique. On décide parce qu'on ressent quelque chose. Le problème, c'est que beaucoup de discours essaient encore de convaincre, sans savoir à qui ils parlent émotionnellement. Résultat, on a des discours bien construits, des arguments solides, mais aucun impact. Alors aujourd'hui... Je vous propose un cadre simple, clair et actionnable. Un outil que j'utilise avec mes clients pour comprendre une audience avant même de commencer à écrire une phrase. Cet outil, c'est VIS. Et non, je ne vous parle pas de péché mignon. VIS, c'est un acronyme pour cartographier les leviers émotionnels de votre audience. V comme valeur, I comme intérêt, C comme crainte, E comme espoir. Si vous parlez à ces quatre dimensions, Vous ne parlerez plus devant un public, vous parlerez à un public. Alors on va voir ça point par point. D'abord les valeurs. Les valeurs, c'est le socle identitaire de votre audience. Ce qu'elle estime juste ou injuste, ce qu'elle respecte, ce qu'elle ne transige pas. C'est souvent là que beaucoup se plantent. Parce qu'ils parlent de leur valeur à eux, au lieu de parler aux valeurs de l'autre. Un exemple très simple. Si vous parlez à des dirigeants, des valeurs comme la responsabilité, l'efficacité, l'exemplarité vont énormément résonner. Si vous parlez à des salariés, des valeurs comme la reconnaissance, l'équilibre ou la sécurité peuvent être centrales. Même message, mais on est dans deux mondes émotionnels différents. Petite méthode ultra simple, avant d'écrire votre discours, posez-vous cette question. Qu'est-ce que mon audience respecte profondément ? Si votre discours va à l'encontre de cette réponse, vous avez déjà perdu. Ensuite, le I pour les intérêts. Les intérêts, c'est ce que votre audience a à gagner. Parce que vous voulez lui vendre, mais ce qu'elle, elle veut obtenir. Et là aussi, grosse erreur classique, parler de caractéristiques au lieu de parler de bénéfices. Un pitch truffé de fonctionnalités, ça ne crée aucune émotion. Par contre, dire que vous allez gagner du temps, vous allez réduire vos risques. Vous allez simplifier votre quotidien. Là, ça commence à parler. Parce que l'intérêt touche à quelque chose de très concret. Le confort, le gain, l'avantage personnel ou collectif. Ou au contraire, éviter de perdre quelque chose. Là encore, exercice rapide. Prenez votre message et transformez chaque phrase en ce que ça change concrètement pour vous. Si vous n'y arrivez pas, c'est que vous êtes encore trop centré sur vous-même. Troisième point, le C de la crainte. Alors celle-là, elle peut être assez inconfortable, mais elle est extrêmement efficace. Les craintes, ce sont les peurs, donc conscientes ou inconscientes de votre audience. La peur de perdre du temps, de se tromper, de passer pour un incompétent, de rater une opportunité, de rester bloqué, peu importe. L'essentiel, c'est qu'il y ait une vraie peur. Mais là-dessus, attention, le but, ce n'est pas de faire peur pour faire peur ou de créer de nouvelles peurs. C'est juste de nommer ce que les gens ressentent déjà et même souvent sans oser le formuler. Un discours dans lequel vous arrivez à faire comprendre à l'autre que vous comprenez, que vous savez ce qu'il redoute, crée directement une forme de connexion. Parce que directement, l'auditoire va se dire « Ok, il me comprend, je peux lui faire confiance » . Et ça, c'est un déclencheur émotionnel très fort. Et enfin, le E pour les espoirs. Dans les craintes, on va viser ce que la personne veut éviter. Dans les espoirs, on regarde ce que la personne veut atteindre. Un futur meilleur, un soulagement, une réussite, une transformation. Peu importe, là encore, c'est ici vous donner une direction émotionnelle à votre discours. On ne veut pas forcément un rêve grandiose, un truc quasiment inatteignable. On veut une projection crédible. Ça peut être d'être plus à l'aise, de reprendre le contrôle sur son quotidien, d'être reconnu, de ne plus subir une situation. Sans espoir, le discours reste plat. Avec l'espoir clair, votre discours devient... mobilisateur. Alors posez-vous cette question clé, qu'est-ce que mon audience espère secrètement et sur quoi je peux... pour l'aider. Eh mais attends, si t'es là, c'est sûrement que les sujets de la parole, du pitch et de l'influence t'intéressent. Si c'est le cas, tu ne voudras pas louper le Mégaphone. Le Mégaphone, c'est la newsletter courte et actionnable que j'envoie deux fois par mois. Tu vas y retrouver des ressources, des méthodes et tous mes hacks pour mieux t'exprimer. L'inscription est gratuite et le lien est dispo dans la description. On se retrouve là-bas, mais pour l'instant, retour à l'épisode. Si vous ne deviez retenir qu'une seule chose de cet épisode, c'est celle-ci. On ne convainc pas une audience avec des idées, on la convainc en parlant à ses émotions. Et pour ça, vous avez maintenant un cadre clair. Valeur, ce que mon audience respecte. Intérêt, ce que mon audience gagne. Crainte, ce qu'elle veut éviter. Espoir. La prochaine fois que vous préparez un discours, avant d'écrire la moindre phrase, faites cet exercice. Est-ce que je parle vraiment au vice de mon audience ? Si la réponse est non, vous savez exactement quoi retravailler. Si cet épisode vous a été utile, prenez 30 secondes pour laisser une note ou un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Et si vous voulez aller plus loin, je vous invite à rejoindre ma newsletter, je vous mets le lien dans la description. Et nous, on se retrouve très vite pour débloquer une nouvelle compétence oratoire. Allez, ciao !