Speaker #0Bonjour à toutes et tous, j'espère que vous allez bien. Ça y est, ce podcast voit enfin le jour. Après des semaines, des mois de procrastination, je me lance enfin. Et avant de vous partager des épisodes avec différentes thématiques, des retours d'expérience, des anecdotes personnelles ou alors qu'on m'aura raconté, je voulais d'abord un peu donner le ton de ce podcast, pourquoi j'ai eu envie de le créer, qu'est-ce qui m'a motivée. et surtout revenir sur le contexte, le point de démarrage du nom d'abord ma page Instagram qui est la divaguerie mais qui finalement a évolué vers un podcast. En fait, on peut dire que ce nom-là finalement se prête bien au format podcast audio. Voilà, donc c'est pourquoi aujourd'hui je vous fais cet épisode. Alors pour commencer, on revient sur... Le contexte, ça se passe en mars 2020, on se souvient tous et toutes très bien, malheureusement, de cette période-là, qui est la période du premier confinement lors de la période Covid-19. Pour la petite histoire, moi je travaillais dans une agence de communication en tant que graphiste, directrice artistique. J'étais en région parisienne, je vivais dans... dans mon petit appartement, dans mon deux-pièces. Et donc dans ce contexte de confinement, il y avait l'histoire du couvre-feu, on ne pouvait plus sortir de chez soi, si ce n'est en faisant des attestations, pour faire ses courses, pour sortir son chien par exemple. Et certaines professions étaient autorisées à sortir, pour exercer. Or, vu que moi, j'étais graphiste, je pouvais exercer à distance, même si je n'étais pas équipée de façon optimale. Mais en tout cas, c'était réalisable à distance. Du coup, ce qui se passe, c'est que mon entreprise décide de nous mettre au chômage partiel. Ce qui fait qu'on a un salaire qui est un petit peu diminué, mais complété par les aides de l'État. Mais en termes de volume de travail, ce qui se passe, c'est que je me retrouve à faire des demi-journées de travail. Je me retrouve à travailler la moitié de la journée, au lieu de 7h, entre 7 et 8h de travail. Je suis seule chez moi, je suis loin de ma famille, je ne peux pas vraiment voir mes amis parce que c'est le confinement. Et vu que c'était vraiment le début, on s'appliquait. très scrupuleusement à toutes les contraintes qui nous étaient imposées. Et je me suis dit que ce temps que j'avais de disponible, du fait que j'étais seule chez moi, que je n'avais pas beaucoup de travail à réaliser, je pouvais le mettre à profit. Et je l'ai mis à profit en reprenant le dessin que j'avais mis de côté, j'avais un petit peu boudé pendant plusieurs années. après mes études. En fait, je faisais beaucoup de croquis dans un carnet pendant mon temps libre. En fait, j'avais beaucoup d'idées. J'observais beaucoup ce qui se passe et j'observe toujours beaucoup ce qui se passe autour de moi. Parfois, j'interceptais un bout de conversation ou j'observais quelque chose qui m'interpellait dans la rue ou dans une scène de la vie de tous les jours. Et je me disais, ah ben tiens, je pourrais la représenter de cette façon. Et je la notais dans un carnet. Et en fait, par... Peur de mal faire, à la fois de mal faire et parce que je me comparais beaucoup aux autres, au travail des autres. C'était l'avènement des réseaux sociaux, notamment d'Instagram, où je voyais beaucoup de créateurs, d'artistes promouvoir leur travail, le mettre en avant. Me comparer à tout ce que je voyais me faisait me sentir inférieure, voire nulle. Je ne voyais que mes défauts, que mes lacunes. Ce qui me bloquait vraiment énormément dans mon processus créatif. Et en fait, mes idées restaient à l'état de croquis. Donc c'est comme ça que je finis par me lancer et créer une page Instagram que j'imaginais comme un espace libre de création dans le but de stimuler ma créativité. Mais surtout pour m'évader, penser à autre chose dans un contexte qui était... psychologiquement assez difficile du fait de cette solitude qui n'était pas vraiment choisie, qui était subie, du manque d'interaction sociale et surtout de... de l'environnement anxiogène qui était alimenté notamment par les médias. Donc voilà, j'avais besoin de me reconnecter à mon enfant intérieur, de reprendre plaisir à dessiner sans jugement, sans attente. En fait, juste prendre plaisir à retrouver ce plaisir de dessiner, de raconter des histoires, d'exprimer des idées, des émotions surtout. Et je voulais transformer ces émotions-là en œuvres, en messages visuels. Et vraiment, ça me tenait à cœur que ça puisse parler à d'autres personnes, surtout dans ce contexte où je savais que je n'étais pas la seule à vivre cette période de façon assez difficile. Au début, je le vivais comme une façon de m'occuper, mais plus les semaines passaient, plus c'était un... Un sas de décompression. Et ce qui était marrant, c'est qu'en fait, quand j'ai créé cette page Instagram, la divaguerie, de base, elle était anonyme. Et en fait, je suivais beaucoup de mes amis, mais ils ne savaient pas que c'était moi. Et en fait, j'aimais bien le fait d'avoir cette espèce d'alter ego, de personnages qui, en fait, étaient moi. Enfin, c'était mes idées, mais on ne savait pas que c'était moi. Ça me permettait de pouvoir dire un peu ce que je voulais, tout en étant politiquement correcte. Mais ça me permettait de m'exprimer sans peur du jugement. Pendant à peu près un an et demi, deux ans, je continue à alimenter ce compte qui me permet de tester des choses, d'expérimenter, d'explorer différentes techniques, de revenir à des techniques plus traditionnelles. à mixer avec du photomontage. Je me fais vraiment plaisir à explorer différentes choses. Et d'ailleurs, ce compte-là m'a même permis d'avoir des opportunités professionnelles quelques temps plus tard. Peut-être que je le raconterai dans un autre épisode. Mais voilà, donc pendant un an et demi, je continue à alimenter ce compte. Et on arrive en janvier 2022, où là, en fait, je commence à saturer de mon quotidien, aussi bien de l'environnement dans lequel je vis que de mon environnement à la fois personnel et professionnel. En fait, tout simplement, je ne me sens plus à ma place. Voilà, il faut savoir que donc à cette période-là, j'étais en région parisienne et je suis originaire du Var. Bon, ceux qui me connaissent le savent, mais bon, si vous êtes une personne qui ne me connaît pas personnellement, voilà, vous avez le pourquoi du comment. Et voilà, donc en début 2022, je commence à avoir le mal de chez moi, à ressentir un manque assez important de ma famille, de mes proches, de la douceur de vivre de ma région. et surtout je ressens le besoin de... de m'éloigner de ce rythme effréné qui est celui de la vie parisienne, dont je ne vois plus que les défauts. Quand j'étais arrivée en région parisienne en 2017, c'était vraiment la découverte. Je voyais tout ce que cette ville avait à m'offrir, tous les atouts, tous les avantages, toutes les choses à faire, toutes les sorties, tous les expos à visiter, tous les lieux à visiter. toutes ces rencontres. Mais voilà, en 2022, j'ai envie d'autre chose. J'ai envie d'un quotidien plus aligné, plus équilibré, où je ne passe pas deux heures par jour minimum dans les transports en commun pour travailler dans une entreprise où je gagne ma vie de façon correcte, mais sans plus pour une vie en région parisienne. Donc voilà, j'ai envie d'autre chose. Donc là, je... En fait, on peut dire que je craque, très clairement, mentalement, je craque. Je fais une aversion de tout ça et je décide très sérieusement de quitter la région et de rentrer dans le Var. Donc, il se passe neuf mois avant que les choses se mettent en place. Et voilà, on arrive en septembre 2022 et je suis de nouveau dans le Var. Chez ma famille pendant quelques temps. Et là, voilà, je... C'est un nouveau chapitre, en fait. Enfin, on va pas dire que je revis, mais je me sens beaucoup mieux, psychologiquement, physiquement. Voilà, je mets du temps quand même à réaliser que je... Enfin, ne travaillais plus pour l'entreprise pour laquelle je travaillais. Parce que vu que j'avais fait beaucoup de télétravail, j'avais encore ce réflexe de vérifier mes mails sur ma boîte mail de l'entreprise, sur mon ordinateur. Mais sauf que je n'avais plus de compte et c'était vraiment ancré en moi. Alors que ça faisait un mois que j'avais quitté l'entreprise. Donc ça a mis du temps à... Voilà, à ce... Enfin, j'ai mis du temps à me faire à l'idée. Et voilà, donc là... Nouveau départ, je me mets à mon compte, le temps de voir venir un peu les choses. Et voilà, je commence à avoir des projets. Je me forme aussi pour renforcer certains acquis ou alors développer d'autres compétences qui sont en lien avec le métier de freelance. Et c'est vrai que parmi les expériences que j'ai pu avoir, Soit pendant que j'étais salariée ou j'avais eu des expériences en freelance. Après, quand je me suis lancée de façon plus officielle et que j'ai eu des expériences avec différents types de clients sur différents projets, ça m'a donné envie de les partager, de recueillir aussi d'autres témoignages parce qu'au fil des années, vu que là ça va faire trois ans que je suis à mon compte, mais avant ça, je fréquentais déjà des personnes qui étaient à leur compte. J'ai pu recueillir un certain nombre de témoignages que j'avais envie de partager, tout simplement. Et c'est vrai que finalement, j'ai découvert les podcasts, tout ce qui est écoute de format audio, pendant cette période du premier confinement. Parce qu'à la fois, ça me permettait de me divertir et de m'occuper l'esprit, d'écouter des histoires, des récits de vie ou des gens qui partagent leur expertise. Et à la fois, ça m'a permis de tenir psychologiquement parlant. Je pense que si je n'avais pas eu ce moyen de communication, en plus des appels téléphoniques ou type visio, je pense que j'aurais été vraiment beaucoup plus mal psychologiquement parlant. Et c'est vrai que ça m'a beaucoup aidée à tenir, à garder le lien avec mes proches. Et je me suis vraiment rendue compte aussi que, en plus du besoin naturel de liens sociaux, chez les êtres humains. En plus de ça, je suis quand même quelqu'un qui est très sociable et qui a besoin d'interactions sociales humaines, nourrissantes et assez régulières. Bien que j'aime aussi beaucoup ma tranquillité et que j'ai besoin de me ressourcer et de recharger mes batteries seule ou avec certaines personnes ou en faisant certaines activités. Mais voilà, c'est un peu le paradoxe. c'est qu'à la fois je suis très sensible aux choses, aujourd'hui on parle d'hypersensibilité, et je préfère parler de haute sensibilité, comme le terme anglais. Mais voilà, en fait, je me suis vraiment du compte que ce moyen de communication me permettait de tenir et de garder le lien avec mes proches, et que c'était vraiment un moyen puissant que j'avais beaucoup sous-estimé pendant longtemps. Pour moi, ça a été un moyen puissant de garder du lien social qui était authentique avec mes proches, surtout. D'ailleurs, je pense que certaines personnes, certaines de mes amies passeront sûrement par ici. Je leur fais un gros bisou. Elles se reconnaîtront. Et c'est vrai que ça m'a permis d'éviter l'isolement, d'avoir ce petit sas de décompression quotidien. Et c'est vrai que ce qui me plaît dans ce format, c'est la possibilité de partager de façon assez spontanée, de partager son quotidien, ses réflexions, ses émotions, presque comme un journal intime finalement, sans tomber dans l'intimité très personnelle, mais la possibilité de partager des moments de vie avec un... un interlocuteur qui est en différé et qui va nous écouter quand il sera disposé à le faire. Et c'est vrai que c'est ça l'avantage par rapport à un appel téléphonique où on est obligé d'interagir de façon directe et spontanée avec la personne. Et parfois, on se rend compte qu'on n'est pas forcément apte à recevoir ce que la personne a à nous présenter. Donc voilà, c'est vrai que c'est ça que j'aime avec les vocaux. Je pense que c'est ce qui explique pourquoi aujourd'hui, ça continue à avoir une place importante dans mon quotidien, dans mes interactions avec mes proches, avec mes clients. Et puis aussi dans ce que je consomme en termes de contenu. Je consomme de plus en plus aussi de formats longs type vidéo YouTube. Mais ce que j'apprécie aussi avec le format podcast, c'est... C'est que si je travaille sur un projet, sur l'ordinateur, ou alors que je suis en train de dessiner, je n'ai pas besoin de regarder l'écran et je peux vraiment me concentrer sur ce que raconte la personne. Et voilà, ça permet d'éviter le multitâche, même si c'est quand même deux tâches en même temps, mais je ne suis pas sollicité. Ma vue, mon attention visuelle n'est pas sollicitée, c'est que mon attention d'écoute. Donc c'est pourquoi... après toutes ces heures de vocaux de podcasts de livres audio aussi écouter, c'est un format que j'ai découvert il n'y a pas si longtemps que ça et que j'ai adoré d'écouter c'est pourquoi aujourd'hui j'ai envie de me lancer sans prétention pour moi c'est un projet plaisir c'est un lieu de partage d'expression qui je l'espère 3 trouvera ses auditeurs et ses auditrices et qui vous parlera. J'espère que cet épisode vous aura parlé, surtout qu'il vous aura donné une meilleure idée de mes motivations. J'espère qu'il était relativement structuré parce que le nom du podcast n'est pas anodin. Vous remarquerez qu'à l'avenir, certaines divagueries se faufileront dans les épisodes, ce qui fait l'essence de ce podcast. Je vous souhaite une excellente journée, une excellente soirée et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.