- Speaker #0
Bonjour à tous, aujourd'hui je suis en belle compagnie, mais il faut que je vous raconte quand même, avant de vous la présenter, ce qui s'est passé. Hier, on était censé faire l'enregistrement, j'ai eu des problèmes techniques de tous les côtés. J'ai d'abord cru que c'était un logiciel qui ne marchait pas, puis c'était la connexion, puis c'était la connexion sur le canton. Bref, un véritable enfer. Je ne lui ai pas dit, parce que je ne pouvais pas la contacter, que notre appel allait être annulé. Et c'était terrible. J'ai réussi finalement à la contacter 45 minutes après. Je suis avec en bas, et encore désolé, en bas, qui tient le podcast Manipura. Je t'ai fait poireauter hier et merci d'être là aujourd'hui. C'est les aléas, tu le sais, et t'as été hyper compréhensif. Mais c'est justement ce dont on va parler aujourd'hui, de toutes les difficultés qu'on a dans le milieu de l'entrepreneuriat, du bien-être, du def' perso, de la spiritualité, qu'emmerde-tu cure rétrograde ou même pas, parce qu'en ce moment, c'est pas le cas, et que les choses... ne se passe pas comme prévu. Merci beaucoup d'être là.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Écoute, c'est que ça devait se faire un mercredi jour de mercure, finalement. Donc, la boucle est bouclée.
- Speaker #0
Exactement. Comment tu... Avant qu'on se lance, est-ce que tu pourrais décrire avec tes mots Manipura ?
- Speaker #1
Manipura, c'est un espace où on peut... avoir plein de ressources sur le développement spirituel, énergétique et médiopnique, et aussi de la cartomancie. C'est d'une part un espace de formation, mais aussi un espace où simplement je partage autour de tout ça. Et mon but, c'est de créer vraiment, de ramener de la structure et de l'éthique dans les métiers du subtil qui en manquent beaucoup, souvent. Donc c'est une grande mission, avec des petits outils, mais avec beaucoup d'amour. Et beaucoup de foie, voilà !
- Speaker #0
Hello et bienvenue dans la lecture obscure, le podcast où le tarot rencontre le business sans détour. Je suis Gaëtan Balester, tarologue, et j'aide les pros du bien-être à communiquer pour atteindre les clients qui ont vraiment besoin de cartes, bien-être, stratégie, tout ce que les pros de l'ésotérisme n'osent pas dire à voix haute. Si tu construis ta pratique ou si tu veux la faire grandir, tu es exactement où il faut. Et pour vous, auditeurs, si vous n'avez jamais écouté Manipura, Là, vous commencez à entendre la voix d'en bas qui est... Tellement agréable et moi j'adore écouter ces épisodes, souvent autour d'une quarantaine de minutes. C'est tellement apaisant, moi j'ai beaucoup de trajets qui font à peu près 40 minutes donc c'est super agréable. Et je te disais en off avant qu'on se lance que dans ton émission, je le ressens un peu comme une façon de vivre sa spiritualité et vivre de la spiritualité en 2026, enfin en tout cas dans notre époque contemporaine, là où sur la lecture obscure. Je présente peut-être un peu plus le côté entrepreneurial dans le milieu du bien-être. Donc, ces deux émissions qui, à mon sens, se complètent très bien. Si ce n'est quand même que ton émission, elle existe depuis un moment. Tu as 260... Combien d'épisodes actuellement ?
- Speaker #1
Je crois qu'on arrive sur les 250.
- Speaker #0
Oui, j'allais dire 260. C'est chapeau. Surtout quand on sait que la plupart des podcasts s'arrêtent après le troisième épisode.
- Speaker #1
Ah ouais, je suis étonnée de ce chiffre,
- Speaker #0
mais oui, c'est fou, c'est fou. Ouais, c'est très... Un podcast demande une persévérance, et justement, on va voir comment ça nous challenge. Et pour ça, je te l'ai dit en off, je vais commencer, comme je le fais maintenant avec mes invités, à te proposer une série de questions où tu vas pouvoir répondre uniquement par vrai ou faux, sans argumenter.
- Speaker #1
Ah, c'est dur ! Ok, je... Allez, j'y vais, je me prends le jeu.
- Speaker #0
Alors, première question. Cette question, elle est autour de ta spiritualité. Est-ce qu'il t'est déjà arrivé de taire une partie de ta pratique pour ne pas passer pour une illuminée ?
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Je m'en doutais parce que t'as tellement cette douceur d'amener les choses sur ton émission. Bref, on a dit, on n'argumentait pas. On verra ça plus tard.
- Speaker #1
J'ai hâte qu'on voit ça.
- Speaker #0
Intuition contre méthode, tu publies plus souvent à l'intuition que selon un plan écrit à l'avance.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Persévérance, tu as déjà laissé tomber pendant plus d'un mois sans prévenir personne.
- Speaker #1
Vrai !
- Speaker #0
Oui, je sais ça, ça je l'avais remarqué. Encrage, pour la question autour de l'encrage... Est-ce que tu sais dire, là maintenant ? Combien tu as gagné le mois dernier au centime près ?
- Speaker #1
Faux, non.
- Speaker #0
Réussite. Aujourd'hui, tu te considères comme quelqu'un qui a réussi ?
- Speaker #1
Oui, vrai.
- Speaker #0
Est-ce que l'assiduité, ça s'oppose à l'intuition ?
- Speaker #1
Non, faux.
- Speaker #0
Ok. On va s'arrêter là, parce qu'il y a déjà énormément de matière dans toutes ces questions.
- Speaker #1
Tout à fait, oui. Ça pourrait être un épisode entier, chaque question, je crois.
- Speaker #0
Moi, dans tes épisodes sur Manipura, j'adore justement le fait que tu ailles explorer des thématiques puissantes. Et d'ailleurs, tu dis dans un épisode autour, je ne sais plus exactement lequel c'est, mais que dans notre ère contemporaine, on... On confond des fois la spiritualité avec la profondeur et l'intensité. Et j'adore toutes ces phrases que tu nous sors, qui sont des vérités, à mon sens, tellement impactantes, tellement peu abordées aujourd'hui sur les réseaux. C'est aussi ça, la richesse d'un podcast, c'est de pouvoir aller plus en profondeur, comparé à Instagram, à d'autres réseaux sociaux. Est-ce que tu pourrais avant tout, du coup, nous partager ton rapport aux réseaux sociaux ? Et puis après, on parlera de ton arrivée sur le format du podcast.
- Speaker #1
Ouais, carrément. Mon rapport aux réseaux sociaux, c'est toujours un rapport d'un couple toxique, on va dire. Des fois, j'aime ça. Des fois, c'est compliqué. Ça a toujours été un petit peu dur pour moi de jouer le jeu des réseaux. Je suis quelqu'un, je suis une âme très créative. Donc, j'aime bien juste créer des trucs sans penser à la stratégie, etc. Et sur Instagram, notamment, je me suis trouvée toujours hyper limitée, parce que les postes sont limités, parce que là, il y a le jeu de l'attention, c'est encore pire que tout maintenant, il faut retenir, il faut capter l'attention. Pour moi, c'est là où la stratégie a du mal à se mettre en place. Parfois, je joue le jeu, mais c'est compliqué. Mais il a bien fallu, et puis bon... J'y trouve quand même un peu de plaisir parfois. Ça m'arrive. J'y trouve plus de plaisir maintenant que j'ai vraiment laissé tomber trop justement de structure dans les publications. Mais le podcast, il ne s'est même pas imposé. Ça a été hyper naturel justement pour ce que tu disais. Le fait que je me suis sentie hyper frustrée sur Instagram notamment d'avoir des contenus limités. Et sur le podcast, je pouvais avec une audience finalement Ciao ! développer un peu plus, aller plus loin, ne pas faire de raccourcis et aussi créer de l'intimité finalement avec les gens qui écoutent. Là où sur Instagram c'est plus compliqué, on est très vite oublié, le podcast a aussi un très grand avantage que les gens souvent vont écouter les premiers épisodes pour se refaire tout le contenu et du coup on a une expérience qui est hyper complète par rapport au réseau.
- Speaker #0
Ça, c'est super juste. Un réel ou un carousel, il est rare que de nouveaux abonnés aillent voir nos premiers réels.
- Speaker #1
Non, mais nous, on ne le fait pas !
- Speaker #0
Non, non, non ! C'est même des traits un peu terrifiants. Moi, je dis la personne qui remonte voir mes premiers réels, on ne les assume pas trop. Tandis qu'un podcast, moi, le premier épisode sur la lecture obscure, c'était autour du don libre et de fixer ses tarifs. Et j'ai encore des personnes qui me découvrent par cet épisode-là. Et c'est super intéressant. Alors, je lui ai fait un petit coup de frais, là, durant l'été, pour fixer ses tarifs, parce que c'est un sujet qui parle à beaucoup d'entrepreneurs dans le milieu du bien-être. Mais c'est super intéressant de voir qu'un épisode ancien peut être un accès de découvrabilité. Et c'est toujours une valeur qu'on continue à partager. Donc, ça, c'est très satisfaisant. D'ailleurs, le podcast, est-ce que tu as observé un changement sur ton entreprise de par sa création et de par son entretien ?
- Speaker #1
En fait, j'ai eu la stratégie podcasting en même temps que j'ai commencé vraiment à monétiser ce que je faisais. Donc en fait, j'ai commencé Manipura en 2016, ça a commencé comme un blog et le podcast est arrivé en 2020 et j'ai commencé vraiment à me dire « Ok, je vais faire ce que je fais, ça pourrait être mon métier et ça c'était en 2020 aussi. Donc en fait le podcast a suivi toute ma démarche entrepreneuriale, donc forcément pour moi Manipura ne serait pas ce que c'est aujourd'hui sans le podcast. Le podcast a complètement été, et toujours d'ailleurs, le fil rouge, la structure, mon média principal et les gens me connaissent via podcast, pas via Instagram. Moi, je n'ai pas cette culture reel, vidéo. C'est vraiment le podcast, pour le coup.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, je te connaissais sur le podcast et je n'ai pas eu, même si j'ai les réflexes Insta, le truc de venir te rencontrer sur Insta. Je te connaissais par ta voix et c'était aussi mon rendez-vous de trajet en voiture. Donc, c'est intéressant aussi des fois, comme on dit ceci, on ne pense pas forcément à aller chercher dans d'autres espaces. Mais tu sais que c'est dévolu.
- Speaker #1
aussi je me permets ce côté d'être découverte par la voix et pas par le physique et j'adore le fait que les gens puissent mettre la tête qu'ils veulent sur ma voix ça me plaît c'est pour ça que sur ma jaquette il n'y a pas ma tête parce que je veux que les gens puissent m'écouter pour mon contenu déjà et aussi qu'ils puissent simplement se projeter ce qu'ils ont envie de se projeter c'est là que je trouve ça hyper intéressant on a moins cette liberté sur les réseaux d'un coup. J'impose ce que je suis physiquement et je trouve que le propos peut se perdre un petit peu de ça, tu vois.
- Speaker #0
Et c'est super juste aussi sur le côté, si toi qui écoutes, t'es pas encore à l'aise à te montrer le podcast, c'est encore un des endroits où on peut encore, et je mets entre guillemets encore parce que le podcast vidéo prend de plus en plus de place et même moi, j'ai dû y passer récemment pour... Pour essayer de gagner en plus grande visibilité avec l'émission, il y a quand même toujours une place pour le format pur audio. Et donc, si pour le moment, tu n'as pas envie ou tu n'es pas prêt à te partager en face caméra, le podcast, c'est un super format pour ça.
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #0
Et qui crée de l'intimité, même si on ne te voit pas. Et ça, c'est génial. C'est vraiment génial.
- Speaker #1
C'est immense. Parce qu'en fait, tu peux être dans la vie des gens à tout moment et on en reviendra peut-être à ça. Mais pour moi, la spectralité, ça se vit à tout instant. Ce n'est pas cantonné à une pratique sur le tapis, à un moment de méditation. Et du coup, le podcast remplit cette chose-là aussi, de pouvoir créer ces introspections à tout moment de la journée.
- Speaker #0
Mais exactement. Enfin, tout moment. Moi, c'est soit quand je fais la vaisselle, soit quand je conduis. Donc, c'est quand même des moments très niches. C'est quand même beau de pouvoir porter des réflexions profondes tout en nettoyant des assiettes sales.
- Speaker #1
La vaisselle est très efficace, moi j'adore ça aussi, je comprends.
- Speaker #0
Je pense qu'on en vient aussi à ce côté, à faire des choses très ancrées et s'évader dans quelque chose qui nous... J'allais dire qui nous sort du quotidien, mais ce n'est pas vrai parce que la spiritualité, ce n'est pas forcément quelque chose qui nous sort du quotidien, ça nous emmène dans une intériorité et un rapport au monde. Merci.
- Speaker #1
Ouais, ça nous ancre dans le quotidien, ça qui est intéressant.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, tu le dis dans l'épisode... C'est très dur de savoir dans quel épisode tu as dit quoi, parce que des fois, oui, j'en écoute plusieurs dans la foulée. Mais je crois que c'est dans l'épisode « Pourquoi le monde a besoin des intuitifs ? » Ah oui. Un épisode, vraiment, où j'ai senti quelque chose de très à cœur ouvert, où tu nous partages un peu ton parcours dans... dans l'écoute de ton intuition et aussi du rapport au monde, que des fois, quand on est intuitif, les autres ne le comprennent pas forcément. Et toi, ce que tu captes du monde, et si toi, auditeur, tu te ressens intuitif, ce que tu captes du monde est parfois tellement riche, tellement dense, tellement multiple que ça rend l'ancrage complexe. Est-ce que tu peux justement souligner quel challenge ça peut poser quand on veut entreprendre dans le milieu du bien-être ou de la spiritualité, le fait d'être intuitif ?
- Speaker #1
Déjà, la première chose que je dirais, peut-être pour décomplexifier le truc, c'est que ce n'est pas parce qu'on est intuitif qu'on doit forcément faire quelque chose. On peut avoir plein de messages et pas forcément leur donner de résultats et c'est OK. Tout ce que l'on capte n'a pas vocation à être productif dans quelque chose. C'est juste des informations. Si je vois une dame passer avec une robe rouge, je ne dois pas faire de la couture avec une robe rouge. C'est très imagé ce que je dis, mais c'est juste pour donner une idée. Donc déjà ça. Après, si on a l'élan de vouloir en faire un métier ou de vouloir l'amener au monde, c'est totalement OK. C'est une richesse infinie. L'intuition va nous guider sur... la direction, peut-être les étapes, mais dans ces étapes et dans cette direction, il faut cette structure, il faut justement ramener un petit peu plus de terre, de terre, d'ancrage. Donc, c'est un peu toujours le jeu de ne pas faire taire ce courant subtil qui nous traverse, mais en même temps, jouer le jeu du tangible. Moi, ce que j'aime faire... C'est que, vu que j'ai un peu de mal avec ça, je m'entoure de personnes qui sont très terre-à-terre, très tangibles, qui ne comprennent pas mon monde, et c'est pas grave, je leur demande pas de m'y rencontrer. Mais ça m'aide, ça m'inspire, en fait, d'avoir des personnes qui ont ces positionnements-là, parce que, dans le jeu de l'univers, on s'inspire tous les uns des autres, et il y en a qui vont avoir tel type d'énergie, d'autres tel type d'énergie, et c'est dans cet échange, finalement, qu'on arrive à se construire. Donc, quand il nous manque quelque chose, Aller le chercher dans le monde, se l'approprier un minimum, mais en tout cas, ne jamais faire taire cette voix, cette flamme, parce qu'on en a besoin dans le monde. Tout à fait, c'est ce que voulait retranscrire beaucoup cet épisode, c'est qu'on a besoin des intuitifs, effectivement.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'il ne faut pas taire son intuition. Et en même temps, le challenge, ça va être de bien la reconnaître et ne pas la confondre avec des peurs. Est-ce que tu as... Je te demande plein de conseils, t'as vu, je suis en mode... Vas-y, donne tous tes conseils à nos auditeurs, ils vont adorer ! Moi, pour te donner un cas précis, j'accompagne donc beaucoup d'entrepreneurs dans le milieu du bien-être à communiquer sur les réseaux. Et des fois, il y a des propos qui sont tenus et il y a un flou. Est-ce que c'est de l'intuition de la part de la personne ou est-ce que c'est une peur qui s'exprime ? par un biais détourné. Par exemple, quand quelqu'un me dit « Moi, je ne veux pas aller sur Instagram parce que ce n'est pas là où je dois m'exprimer. » Comment tu peux aider à reconnaître si c'est une intuition ou si c'est la peur de se montrer, la peur d'échouer, la peur de ne pas atteindre les objectifs qu'on aimerait atteindre ?
- Speaker #1
Ça peut être tout à la fois, finalement. En fait... Moi, ce que j'aime dire, ou en tout cas, comme j'aime voir le monde, je ne dis pas que c'est forcément toujours évident, c'est que tout est matériel thérapeutique. C'est-à-dire que, même que ce soit de l'intuition ou de la peur, finalement, qu'importe, ça va venir nous questionner sur pas mal de choses et ce questionnement, ça va nous permettre d'avancer. Donc oui, peut-être qu'on ne le sent pas, d'aller sur les réseaux, pourquoi on ne le sent pas ? Qu'est-ce qui ne fait pas sens pour nous ? Est-ce que ça nous parle vraiment ? Est-ce que ça ne nous parle pas ? Est-ce qu'on sent que c'est une place qui pourrait être la nôtre ou pas ? Et tout ça, c'est du matériel thérapeutique, finalement, qui va nous permettre de mieux connaître et, après, d'arriver à une résultante. Donc, que ce soit l'entrée de l'intuition ou de la peur, qu'importe si on n'a pas l'écriteau sur la porte, finalement, de s'engouffrer un petit peu là-dedans et de voir où ça nous mène, c'est là qu'on va avoir la résultante et qu'on va pouvoir prendre un choix conscient. En fait, ce qu'il faut aussi penser, c'est que, même si quelque chose est intuitif, on peut ramener du conscient dans l'intuitif. Ce n'est pas parce que c'est intuitif... qu'il faut y aller corps et âme et puis let's go, ou alors se défaire de quelque chose totalement parce qu'on ne le sent pas. Si je ramène de la conscience là-dedans, est-ce que ça fait sens pour moi ou pas ? Et pourquoi ? Et c'est là, finalement, qu'on va prendre des décisions, aller sur un cheminement avec un vrai positionnement. Je ne sais pas si c'était très clair.
- Speaker #0
En tout cas, pour moi, c'est l'été. J'espère pour vous aussi, parce que moi, j'ai fait un oui, un cri du cœur, parce que c'était vraiment très clair pour moi. Si je donne l'exemple, par exemple, de cette personne. Qu'importe que ce soit de la peur ou de l'intuition, le but, c'est de l'analyser. Et si à la base, la personne doit aller sur Instagram pour toucher ses premiers clients, se faire connaître, c'est ça la finalité. Est-ce que c'est le seul moyen ? C'est peut-être par cette peur qu'on va prendre le temps d'aller observer d'autres directions. Mais c'est super intéressant. Moi, j'ai très bien compris. Cher jeu d'éditeur, j'espère que vous avez compris aussi.
- Speaker #1
Et puis, je rajouterais un truc, c'est que ce n'est pas parce que quelque chose nous paraît intuitif que c'est fluide. Parfois, l'intuition va nous mener vers des chemins signeux, boueux, terribles. Donc, ce n'est pas parce que c'est facile que c'est forcément cette voie-là. Et la voie où je ressens des restrictions, des peurs, où vraiment ça coince, ce n'est pas ça. Non, parce que notre go, notre voie, ce qu'on appelle à nous suivre, souvent, c'est des voies qui challengent. Donc, voilà, voilà, un sacré problème.
- Speaker #0
Moi je pense que l'entrepreneuriat dans le milieu du bien-être de la spiritualité c'est une voie de développement personnel hyper intense Et intense dans le côté positif, mais aussi dans le côté challengeant, parce que quand l'entreprise va mal, c'est toute sa spiritualité qui peut être remise en question. C'est ça qui est assez intense et terrifiante dans ses voix, mais aussi merveilleux.
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. Mais c'est tellement ça. Moi, je sais que la grande question au début, c'est est-ce que j'ai vraiment envie de faire de ma spiritualité un business, entre guillemets ? C'est la grande question de ça aussi. Et oui, on en parlera peut-être, mais c'est hyper challengeant et ça demande beaucoup... C'est une charge mentale que de travailler à son compte. Il faut le prendre en compte, justement, en termes de développement personnel. Ça fait bouger beaucoup de choses en continu là où le salariat, à telle heure, ça s'arrête et puis basta, quoi.
- Speaker #0
C'est un rapport à la liberté et donc à l'insécurité qui est hyper fort parce que, autant... L'entrepreneuriat, oui, on est dans cette liberté, mais on n'a plus aucun filet. Mais l'entrepreneuriat dans ces milieux liés au bien-être, au développement personnel, à la spiritualité, c'est aussi se mettre d'une certaine manière à nu face au monde, parce que c'est des domaines qui touchent souvent à notre intime. Donc, c'est hyper intense. Et tu as dit dans un épisode, rien que ce titre d'épisode, « Avoir une spiritualité, est-il devenu un luxe ? » C'est clairement le type de carousel que je suis capable de poster sur mon compte Instagram. J'ai adoré cet épisode où tu parles effectivement de la spiritualité sur les réseaux sociaux, de ce qui se confond dans la spiritualité aujourd'hui. Est-ce que l'entrepreneuriat dans la spiritualité nécessite aussi des bagages financiers importants ?
- Speaker #1
C'est-à-dire dans ce que tu peux amener toi au début quand tu commences ton activité ou plutôt les rendements que tu vas avoir ?
- Speaker #0
Est-ce que pour réussir dans la spiritualité entrepreneuriale, il faut avoir des fonds à la base ?
- Speaker #1
Non. Non, parce que... Et puis que ce soit spiritualité ou tout, je dirais... Déjà, un podcast... par une connexion Internet et un vieux magnétophone. On voit que je suis des 313 quand même. La millenials. Voilà, tout est possible. Mais je vais dire non, franchement, c'est tant qu'on a un sujet de cœur et qu'on sent la passion derrière. Enfin, moi, je suis quelqu'un qui marche beaucoup à la passion. Dès que je la perds, ça se sent dans mes contenus. Ça dégringole. Je pense que Quand on a des choses à dire et qu'on a des gens qui résonnent avec ça, finalement, les choses peuvent aller... Je ne dirais pas très vite. Moi, je n'ai jamais été quelqu'un qui cherche forcément à augmenter, évoluer en termes de finances. Je n'ai pas trop cette fibre-là. Mais on peut même commencer par, je ne sais pas, des petites newsletters à abonnement, des petites choses comme ça, finalement, qui ramènent un petit pécule au début. Ça peut être des choses très simples. Au début, je pense que tout le monde commence par des choses vraiment très simples, des petits ateliers. On commence aussi nos paliers de prestations à des petits prix, voire des prix libres. On a tous commencé là-dessus. Donc, il faut y aller petit à petit. Moi, c'est ce que je dis aux élèves aussi, c'est que vous allez augmenter vos prix au fur et à mesure de l'expérience, ce qui est en fait tout à fait normal. Mais voilà, il faut aussi prendre le temps de monter les choses. Et c'est trop cool parce que ça nous laisse aussi le temps d'aller à notre rythme. Quand on a, je ne sais pas, toutes les finances nécessaires, qu'on a peut-être une audience de 10 000 sur un stage, on ne sait rien, et qu'on commence à shifter sur un mode entrepreneurial, je trouve ça beaucoup plus dur finalement parce qu'on n'a pas cette progression qui nous apprend tellement le chemin à la dure, mais qui nous apprend de fou à trouver notre positionnement, notre manière de faire, notre manière d'exprimer. Donc c'est long au début, c'est peut-être un peu fastidieux. Mais il faut... Alors, c'est très cliché ce que je vais dire, mais il faut apprécier le chemin. Et c'est très dur sur le moment. Mais c'est tellement vrai.
- Speaker #0
Mais tu dis quelque chose d'hyper juste, parce qu'on a tous commencé avec zéro abonné. Puis, on a atteint notre palier décent, on était trop contents. Nos premiers auditeurs, au départ, on n'avait pas les collections de jeux, peut-être, qu'on a. Je ne sais pas si tu collectionnes, d'ailleurs. alors comment te dire c'est terrible c'est un peu sur les étagères de tous les côtés Mais au départ, il ne faut pas attendre d'avoir ses 150 premiers jeux, toute sa panoplie pour faire des tirages, le micro parfait pour se lancer. Il faut y aller avec ce qu'on a, le faire avec le cœur, le faire avec le mieux qu'on peut sur l'instant. Tu sais, dans les accords Toltec, cette phrase... Bien sûr, moi je cite les accords Toltec et la phrase méchante. je l'ai plus en tête c'est toujours faire de son mieux ouais oui mais cette phrase toujours faire de son mieux c'est bien expliqué justement dans les accords Toltec c'est pas faire la meilleure chose c'est faire du mieux qu'on peut avec ce qu'on est capable de faire au moment donné effectivement la lumière a été vraiment pas bonne j'ai décidé de mettre un spot il y a quelques années j'avais pas de spot et je m'en serais passé Et ce n'est pas grave. Ce n'est pas ça qui doit empêcher le fait d'y aller, d'essayer et au départ d'avoir des petits résultats peut-être un peu plus maigres que ce qu'on attend. Et il faut apprécier le chemin, même si le chemin peut des fois être un peu chaotique, remuant, sinueux. Et merci de le rappeler.
- Speaker #1
en général on tourne toujours on tourne les mêmes jeux,
- Speaker #0
je suis désolée mais on peut avoir 1500 jeux moi j'ai toujours les deux principaux auxquels je tourne c'est vraiment on va pas vexer les collectionneurs il y en a beaucoup dans mon audience j'en fais partie de me faire des ennemis ça faut pas le dire mais voilà allez-y à votre rythme, pas besoin d'attendre d'acheter à Une caméra à 5000 euros, d'acheter plein de choses pour vous sentir enfin légitime, la légitimité elle vient par l'exercice finalement. Et on y va, et il n'y a que ce processus-là. Et même des... Je vais pas citer... J'allais citer un grand YouTuber, mais il a des problèmes en ce moment d'image. Je ne vais pas le citer. Je n'ai pas trop suivi l'actualité, donc je ne veux pas me mettre dans un truc comme ça. Mais allez-y. Je voudrais qu'on aborde un dernier point parce que le temps défile terriblement. Je t'ai posé la question en introduction. Aujourd'hui, je me considère comme quelqu'un qui a réussi. Tu as répondu vrai.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
j'ai trouvé ça très beau parce que rien qu'avec ce vrai on a senti la belle observation de où tu en étais c'est quoi pour toi la réussite ?
- Speaker #1
elle est très loin je pense de la définition un peu classique pour moi la réussite c'est juste être en accord avec ce que je veux faire et ce que je veux amener dans le monde et c'est le cas j'ai réussi à créer avec des briques et des brocs Une entreprise qui est à mon image et j'ai réussi à amener dans cette entreprise ce qui me parle, ce qui me plaît et j'ai réussi à fédérer des gens autour. Incroyable ! Donc déjà ça, j'ai une petite audience comparée au nombre d'années. Je fais ça depuis un certain temps maintenant et pourtant avec cette audience j'en vis. Donc je ne cherche pas plus, je suis juste bien. Et je pense que la réussite, elle est quand on peut apprécier finalement ce qu'on a construit, ce qui est là, et qu'on s'en contente très bien comme ça. Peut-être qu'à un moment, je voudrais plus, mais finalement, ce qui importe pour moi, c'est d'être bien. Et parfois, c'est de faire moins. Et c'est ce que je fais en ce moment. Donc, ça me va.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Merci, Amba. Allez, écoutez Manipura. Vous connaissez sans doute l'émission. Et si ce n'est pas le cas, sur Spotify, tu es disponible partout. Moi, je t'écoute sur Spotify, mais tu es sur YouTube, Apple Podcasts, Deezer.
- Speaker #1
On fait bien notre travail partout.
- Speaker #0
Vous n'avez aucune excuse. Allez écouter Manipora. Et si l'échange qu'on vient d'avoir avec en bas vous a touché, vous a plu, vous a inspiré, dites-le-nous en commentaire. C'est hyper précieux. Ça nous fait du bien aussi à nous de voir que vous êtes là. Donc, merci en bas encore pour ta présence.
- Speaker #1
Merci Gaëtan, c'était trop chouette. Ça devrait durer des heures.
- Speaker #0
Oui, mais peut-être qu'on se retrouvera pour une prochaine émission. À bientôt en tout cas et à la semaine prochaine pour un prochain épisode de La Lecture Obscure. Ciao, ciao !