- Speaker #0
Générique Rendez-vous, le podcast qui fabrique et consolide votre réseau d'apporteurs d'affaires.
- Speaker #1
Générique Bonjour Johan.
- Speaker #0
Bonjour Jean-Christophe.
- Speaker #1
J'espère que tu vas bien, t'es bien installé.
- Speaker #0
Oui, super, merci, j'espère que toi aussi.
- Speaker #1
Yes, bon bah écoutons, en ce 4 mai, jour de mes 44 ans, on va passer un petit moment ensemble. Je vais tout de suite après ma présentation, tu vas pitcher, tu vas faire ton Elevator Pitch. Tu vas te présenter également, on va savoir un peu qui tu es, d'où tu viens, tu vas nous parler des groupes Odyssée et La Clé. Et je te remercie d'avoir accepté ma proposition de sujet pour cette émission, comment former les animateurs de réseau. Moi, dans mon quotidien, je constate que beaucoup d'animateurs de réseau ne sont pas formés, ne sont pas accompagnés. Donc si après avoir écouté ce podcast, ils ont des nouvelles pistes pour progresser, ce sera génial. Bon, ben voilà, c'est parti. Johan, est-ce que tu peux commencer par te présenter ?
- Speaker #0
Avec plaisir. Merci à toi pour l'invitation. Et du coup, j'ai envie d'utiliser mon temps de présentation pour te chanter joyeux anniversaire plutôt. J'ai les anniversaires Jean-Christophe. Je m'appelle Johan Marlière, j'ai 37 ans, j'habite le nord de la France. J'ai l'immense privilège et honneur de faire ce métier de réseauteur depuis maintenant une bonne dizaine d'années, principalement sur ma région. Rendez-vous, le podcast.
- Speaker #1
Super, mais avant... De devenir un réjoteur. C'était quoi tes études ? Tu as fait quoi comme études avant de te lancer dans la vie active ?
- Speaker #0
Alors, j'ai fait trois ans de commerce après le bac, ce qui nous amène en 2010, où j'ai créé une entreprise en sortant de l'école, où je faisais de la personnalisation de textiles. Donc, j'avais des machines à broder. Je personnalisais pour les entreprises, les associations, les polos et toutes sortes d'objets publicitaires. Donc, j'ai développé cette entreprise-là pendant cinq ans. Et c'est cette entreprise justement qui m'a amené dans les réseaux, pour faire la transition, puisque tout simplement, quand j'ai démarré, je disais, je sortais de l'école, j'étais très jeune, j'étais extrêmement motivé pour réussir mon projet, comme tout créateur qui se ressemble, mais j'avais surtout deux boulets, deux boulets à mes pieds, comme j'aime bien le dire souvent, c'était le premier, ma timidité, et le deuxième, ce que j'ai découvert après, être le syndrome de l'imposteur. Et donc les deux cumulés, ça faisait que j'avais des très grosses lacunes, notamment au commerce. Et puis après un an d'activité, j'ai un ami qui passe et qui me dit « Tu sais, il y a un outil qui existe qui s'appelle les réseaux d'affaires. Vas-y, va te présenter, tu vas voir, tu vas devoir pitcher. » Donc déjà, ça va gommer ta timidité dans le temps. Et puis je pense que c'est un outil qui t'ira bien. Il avait attiré beaucoup ma curiosité et donc j'ai pris mon courage à deux mains. Je me rappelle même avoir eu l'envie de faire demi-tour en arrivant sur le parking de la réunion tellement j'avais les chocottes. Au final, on se fait toujours tout un monde de pas grand chose. J'arrive dans cette première réunion réseau qui a été une vraie claque, un vrai coup de foudre en même temps. Étant timide à l'époque, je me suis donc réfugié dans l'écoute. Ça m'a permis pendant une heure et demie de réunion de faire l'éponge. tout ce que tout le monde partageait je prenais des avis, des conseils sur le quotidien de l'entreprise, j'avais trouvé ça vraiment très puissant. Et en sortant, quand je repars dans mon véhicule, j'ai quelque chose qui me traverse et qui me fait sentir que là, en une heure et demie de temps, j'ai pris trois ans d'expérience. Donc je me dis, il faut que je m'intéresse, c'est quoi cet outil des réseaux ? Que je fasse encore la démarche d'y retourner. Et en fait, je suis chanceux, dans le Nord, on est une terre des réseaux parce qu'on a un écosystème dans les trois chambres des commerces qui fédère énormément de réseaux. Ça a été facile de trouver mon bonheur. J'ai comme ça réseauté pendant quatre années de façon très intensive. En effet, ça m'a permis de me développer personnellement parce que ça a gommé timidité et ça a venu effacer au fur et à mesure le syndrome de l'imposteur. Jusqu'en 2015, opportunité d'arrêter l'activité de broderie pour pouvoir créer avec des amis mon premier réseau qui est le groupe Odyssée aujourd'hui. faire cette activité à temps plein à partir de 2015.
- Speaker #1
Alors quelles ont été tes premières difficultés ou premières opportunités quand tu as commencé à développer dans un club, dans un premier club d'affaires ? Ça ne se fait pas comme ça, il faut quand même un peu de temps, un peu de...
- Speaker #0
Oui, exactement, il faut du temps. Je dirais en fait, et ça je le vois beaucoup aujourd'hui avec ma casquette d'animateur, on a souvent tendance à sous-estimer la puissance des pitches justement, et je dirais aussi la puissance de la récurrence. C'est un outil qui est extraordinaire la récurrence, parce que c'est vraiment le moyen de pouvoir s'imprégner de façon je dirais presque automatique dans l'esprit des personnes qui nous écoutent à chaque rendez-vous. Et quand je dis qu'on sous-estime la puissance du pitch, c'est parce que je partage souvent aux membres. pour leur bienfait, que c'est vraiment un travail de préparation. C'est-à-dire qu'il faut savoir quoi raconter d'original et en même temps avec beaucoup de valeur ajoutée de semaine en semaine. Donc oui, c'est un exercice. Par contre, on sous-estime vraiment tout ce que ça peut apporter en retour et dans le temps. La personne qui m'a appris tout ça, c'est un membre des clubs dans lesquels je faisais partie justement au début des années 2010. Et c'était un monsieur qui était cuisiniste, alors aujourd'hui il est à la retraite. Justement il était très très balèche sur le pitch et j'ai une anecdote qui vraiment appuie très bien mon propos, c'est que lui en fait toutes les semaines il venait et il disait, « Bah voilà bonjour, je m'appelle Jean-Louis Bondrois, je suis cuisiniste. » Donc là on avait compris dans les quelques secondes ce qu'il faisait. Ensuite il enchaînait tout de suite avec, « Cette semaine je vais vous expliquer pourquoi les verres quand ils sortent du lave-vaisselle, ils ont une petite trace blanche. » La semaine d'après il nous disait, « Voilà aujourd'hui je vais vous expliquer comment entretenir votre honte. » Tu vois, en fait, chaque semaine, il venait comme ça avec une chose qu'il nous partageait, qui nous faisait grandir. Donc ça, il l'avait pris dans son quotidien, dans ses échanges avec les prospects, ses clients, tu vois. Du coup, cet aspect récurrence et cet aspect variété, donc voilà, Jean-Louis qui répète toutes les semaines, le cuisiniste, et avec un super conseil, moi, dans mon esprit, encore aujourd'hui, j'ai beau connaître des dizaines de cuisinistes, le dieu de la cuisine, mon cerveau, je n'ai même pas besoin de penser, il pense Jean-Louis. Et tu vois, ça, du coup... pour revenir à ce que tu disais, du coup, ça se fait dans le temps. Donc, il faut, à mon sens, avoir un pitch et ne pas sous-estimer le pouvoir de la récurrence.
- Speaker #1
Alors, comment t'en es arrivé au groupe Odyssée et la clé ? Ça s'est fait au bout de nombreuses années à réseauter ?
- Speaker #0
Si tu veux, ça s'est fait en deux temps. Alors, d'abord, groupe Odyssée, quand j'ai découvert les réseaux et que j'ai commencé à être membre dans plusieurs groupes. début 2010, ça a vraiment été un coup de foudre. Je passais vraiment beaucoup de temps dans les réseaux. Alors d'abord parce que ça m'aidait à titre d'outil de développement personnel, mais aussi parce que du coup, j'ai apprené à développer ma boîte. Au-delà de ça, à un moment donné, je regardais mon agenda et je me dis, ouais, c'est bien, ça fonctionne. Mais c'est vrai que je passe aussi quand même beaucoup de temps dans les réseaux. Et à un moment donné, j'ai commencé à bêtement m'intéresser ou pourquoi profond de ça, de cette démarche, au-delà de cette démarche de développement personnel et de développement commercial. Mais ce qui m'a surtout frappé, c'est que je me suis rendu compte que j'étais obsédé par faire des liens. C'est-à-dire que j'aime bien rencontrer des parcours, j'aime bien découvrir ce que les gens font, et j'aime bien surtout écouter ce que d'autres personnes peuvent avoir besoin. Et donc après, l'idée pour moi, c'est facile, c'est de mon cerveau, il dit, tiens, si tu as besoin de Jean-Christophe, tu peux l'appeler. Ou alors, tiens, Jean-Christophe, tu ne connais pas quelqu'un qui aurait besoin d'un électricien. moi j'aime bien ce genre de... démarche. Et donc après, naturellement, en 2015, quand j'ai eu l'opportunité de vendre mon affaire de textile, je me suis dit, tiens, qu'est-ce que je peux faire ? Le marché des réseaux n'était pas aussi rempli d'offres qu'il ne l'est aujourd'hui, en tous les cas dans le Nord. Je remets dans le contexte, on remonte quand même dix ans en arrière, donc il y avait des offres, mais pas autant. Et moi, j'avais surtout perçu que dans tous les clubs dans lesquels j'étais passé, il y avait possibilité d'apporter une valeur ajoutée sur le marché des réseaux, parce que je la subissais. elle était cette valeur ajoutée manquante à l'époque, à mon sens, dans les groupes. Et donc du coup, je me suis dit, tiens, on va essayer de l'impulser avec le groupe Odyssée. Cette valeur ajoutée, elle est très simple. C'est que tous les clubs dans lesquels j'étais passé, bien souvent, que ce soit des fonctionnements privés ou associatifs, c'était toujours la même chose qui se complétait. C'était des membres qui prenaient du temps sur leur temps pro, perso, pour orchestrer, gérer, animer la vie du groupe. Et donc nous, ce qu'on a fait avec le groupe Odyssée, c'est qu'on est venu changer ça. en y proposant la posture de ce qu'on a baptisé après le fédérateur de groupe. C'est-à-dire qu'on a listé avec les copains membres des assos, clubs d'entrepreneurs de l'époque, tout ce que justement on faisait à titre de bénévolat pour organiser les réunions. Et on s'est aperçu à la fin que ça prenait une bonne journée de travail par semaine quand on voulait le faire avec le niveau de service qu'on y avait mis. Et donc du coup, je leur ai dit, écoutez, regardez, c'est intéressant, une journée de travail par semaine, alors certes, on ne peut pas vivre. d'un métier où on travaille qu'une fois, qu'une journée par semaine. Je lui dis, mais par contre, si je rentre là dans une démarche où je vais aller ouvrir trois, quatre groupes sur le Nord, alors... il y a peut-être possibilité de faire quelque chose. Et c'est le pari que j'ai fait en fait en 2015. Il y a eu beaucoup de panètes qui ont été alignées entre le fait que le marché des réseaux était en pleine expansion, entre le fait qu'on venait se différencier avec juste ça, mais qui changeait tout pour le monde parce que la valeur ajoutée qu'on est venu créer, c'est que ça a permis aux adhérents du jour au lendemain d'être focus uniquement sur leur participation et faire monter le niveau de confiance entre membres et arrêter d'être partout et nulle part à la fois. On a cartonné, on a ouvert 4 groupes en 9 mois. Après le lien avec la clé, ce qui s'est passé rapidement, c'est que, si je devrais le résumer comme ça, les 5 premières années du projet, 2015-2020, une ascension incroyable, parce que je tombe vraiment amoureux de ce métier, j'y mets beaucoup d'énergie, et on a un très beau développement régional. On ouvre même une antenne du côté de Rouen. Et on a deux projets d'ouverture à Bressuire et l'autre à Bergerac. On fête les cinq ans du projet en février 2020. Et trois semaines après, on est tous du coup confinés. Là, du coup, c'est l'hécatombe parce qu'on perd la moitié des gens dans le réseau. Et je perds surtout la moitié du réseau de franchisés parce que j'étais arrivé à monter une marque avec du coup 20 groupes sur le Nord et 15 fédérateurs que j'avais modélisés en fait sous forme d'exploitation de licences de marques. Ce qui s'est passé à ce moment-là, c'est que je prends une décision. Je me dis tiens, ça a été très très dur de monter cette deuxième affaire. Malgré que c'était du plaisir, ça reste toujours un challenge de monter une affaire. Et après cinq ans d'efforts, j'ai vraiment mal vécu. On vient de me retirer tout le fruit de mon travail. J'avais mis longtemps à semer à cause d'une pandémie que je n'avais pas semée. Alors comme tout le monde, on l'a tous subi fatalement. Mais ça a été très très violent psychologiquement cette phase-là pour moi. Parce que finalement, si je faisais le résumé, j'avais démarré l'entrepreneuriat en 2010. Et du coup, en 2020, je vais dire que depuis seulement 2017-2018, je m'étais vraiment construit un très, très beau niveau de vie. Et j'ai tout perdu quasiment du jour au lendemain. Donc, il a fallu prendre deux décisions. La première, c'était de ne pas fermer et de se dire pourquoi je veux continuer. Et donc, du coup, une belle réflexion sur la vision, sur pourquoi je fais ça et est-ce que vraiment j'ai envie de continuer à faire ça. J'ai pris quelques mois pour bien faire mûrir tout ça. Et la deuxième décision, ça a été de me dire, OK, je veux continuer à faire ce métier parce que j'en suis fan. Mais par contre, je vais faire le dos rond, on va passer la tempête et puis ça va aller après. Mais par contre, je vais faire une chose, c'est que je vais créer un autre canal de revenus pour éviter de tout perdre une deuxième fois. Et alors avec un ami que je connais depuis le lycée, on s'était toujours dit qu'un jour on ferait une boîte ensemble. On s'est dit, tiens, on va se lancer dans l'immobilier. Et on a commencé à acheter des biens qu'on retapait et qu'on mettait en location. Donc ça, c'était plutôt dans une vision long terme et pas forcément pour générer un revenu tout de suite. Sauf que finalement, on s'est pris au jeu et on a adoré ça. Et c'était en même temps stimulant, très stimulant intellectuellement parlant. Là aujourd'hui, depuis 2020 que je fais des investissements, j'ai une dizaine de lots locatifs. Et en fait c'est devenu un peu une deuxième passion Limo. Et donc il y a deux ans, je dirais naturellement, mon amour inconditionnel pour les réseaux et ma nouvelle passion pour Limo, ils ont fait fusion et ça a donné la clé. Puisque la clé en fait c'est un club réseau, mais avec une thématique de niche autour de l'investissement immobilier. Donc là on va être à notre cinquième club en deux ans. À partir du mois de juin, sur le Nord, on a des ambitions nationales avec les associés. Et l'idée, c'est de rassembler des investisseurs dans les soirées pour les faire parler IMO. Et en même temps, d'y mettre dans les soirées les professionnels qui vont les accompagner sur toutes les étapes du projet IMO. Donc aujourd'hui, comment je suis arrivé à faire la clé ? Je dirais que c'est un chemin. Et en même temps, aujourd'hui, j'avais une réflexion là-dessus, justement, il n'y a encore pas quelques jours. Je me disais, la boucle est bouclée. Je commençais avec les réseaux et donc je pense qu'aujourd'hui, Groupe Odyssée, ça peut vraiment amener quelqu'un qui s'est retrouvé dans ma situation il y a 15 ans, quelqu'un qui démarre sa boîte et qui veut comprendre les rouages du réseau et comment ça peut être un allié pour lui. Et puis quand sa boîte est un peu plus peut-être assise et qu'il veut essayer de réfléchir à quelles sont les possibilités de faire fructifier encore plus son argent, alors il peut se diriger vers la clé parce que l'immobilier reste aujourd'hui en France encore quand même... Un canal d'investissement.
- Speaker #1
Et la clé, ça tourne, ce n'est pas réducteur ce que je dis, mais ça tourne autour de l'investissement dans l'immobilier ou il y a d'autres ?
- Speaker #0
Non, non.
- Speaker #1
L'immobilier est tellement large.
- Speaker #0
Alors oui, en effet, toutes les stratégies immobilières sont évoquées. Parce que dans le panel des participants investisseurs, tu as des gens qui vont faire de la location nue, tu en as qui vont faire du logement insolite, tu en as qui vont faire des SCPI. C'est peut-être un peu trop technique et je m'en excuse, mais disons qu'il y a vraiment différentes façons de faire de l'immobilier aujourd'hui. Et dans le club que nous, on a créé, c'est vraiment d'avoir une communauté. Donc l'idée, peu importe ta stratégie, c'est de bien la partager pour essayer d'avoir un déclic pour quelqu'un d'autre. et surtout de partager ton expérience pour que ça soit utile pour la personne qui veut passer à l'action. Rendez-vous, le podcast.
- Speaker #1
Ok, super Johan. Il est temps maintenant de passer à ta carte blanche. Tu as une minute pour un coup de pub, un coup de gueule, un coup de cœur. C'est bon, tu as envie. C'est parti.
- Speaker #0
Alors, je vais faire un coup de cœur. Je vais vous parler d'une association qui s'appelle 60 000 rebonds, une association qui est nationale et pour laquelle je suis bénévole depuis sept ans, ce qui me permet aussi de boucler la boucle de façon globale dans ma démarche de réseautage. Parce que 60 000 rebonds, elle a une mission très noble à mes yeux. C'est celle d'accompagner le dirigeant qui a décidé ou subit une liquidation judiciaire à se reconstruire d'abord lui et ensuite à reconstruire un projet professionnel. On fait un super boulot dans le Nord, mais je sais que la soupe, Plus généralement, on fait un travail extraordinaire au national. On fête les 10 ans dans le Nord. Là, s'il y a des auditeurs, des Hauts-de-France qui nous écoutent, il y a neuf antennes de la région qui organisent un événement le 28 mai au soir avec un gros événement centré à Lille qui sera rediffusé dans cinq antennes de la région. Donc, au tour du rebond et pour faire valoir la cause.
- Speaker #1
Super, le message est passé. Merci, Johan.
- Speaker #0
Rendez-vous, le podcast.
- Speaker #1
Maintenant, attaquons le vif du sujet. Comment former les animateurs de réseau ? Je ne sais pas pour toi, on va commencer dans ton coin, mais par chez nous, les réseaux poussent comme des champignons. Il y a beaucoup d'animateurs de réseau qui se lancent un peu la fleur au fusil en se disant « je vais monter un réseau » . Ça va m'aider dans le monde des affaires. Sauf que la vérité, c'est qu'un animateur de réseau, ça ne s'improvise pas. Ça demande des compétences transverses, management, gérer des équipes, gérer les égos, gérer de l'humain des fois. Savoir soi-même, comme tu l'as dit, pitcher, recommander, être recommandé. C'est un peu le même constat que tu fais ?
- Speaker #0
C'est une très belle question et en même temps, ça remue aussi pas mal de choses dans ma réflexion personnelle. en écho avec le parcours que j'ai vécu. Alors si je devais résumer l'approche, je dirais que comme je te dis tout à l'heure, quand j'ai démarré le groupe Odyssée, moi j'avais 25 ans. Et quand je me suis retrouvé en face de ma première table à 25 ans, debout, et bien le réflexe que j'ai eu ça a été quoi ? Ça a été de me cacher derrière ma feuille. Parce qu'en fait, la vérité c'est que j'étais terrorisé. Maintenant derrière ça, et je vais reboucler avec ce que tu évoques. mais c'est pour te montrer dans ma réflexion la façon dont les points sont liés. Maintenant, derrière ça, il faut toujours remettre dans le contexte, à l'époque, il y a mon âge, 25 ans, j'ai très peu d'expérience d'animation de réseau, et aussi le marché n'est pas celui que tu évoques, avec lequel je suis aligné dans ta réflexion, sur le fait qu'il y a des réseaux qui poussent de partout, on n'est pas du tout dans ce contexte-là. En fait, à l'époque, ce que je me dis, c'est que je suis plutôt focus sur ce que j'ai envie d'amener à la table. C'est-à-dire qu'en fait, moi, j'ai clarifié mes intentions. Je n'ai certainement pas toutes les compétences pour aller au-devant de la table. Mais tu vois, tout à l'heure, on parlait de trucs et astuces de type de l'animateur. Tu vois, ça, c'en est vraiment un premier, à mon sens, en tout cas, par rapport à comment j'ai vécu la chose. Ça a été de me dire, OK, je n'aime pas comment peut-être les mots vont sortir de ma bouche quand je vais me retrouver devant eux. Je n'aime pas peut-être que je vais devenir tout rouge, peut-être que ma voix va partir comme si j'allais pleurer ou quoi que ce soit. Bon, OK, je vais mettre la forme de côté. Par contre, je vais me concentrer sur le fond et moi ce que ça m'a montré comme expérience c'est que finalement les gens il y a deux choses, la première c'est que souvent, je pense que majoritairement on peut aller au delà de 90%, il y a 90% des gens dans un réseau qui écoutent qui ne veulent pas être l'animateur et notamment pour le sujet de la prise de parole en public, c'est un sujet qui terrorise pas mal de monde quand même et le deuxième, c'est que je pense que les gens finalement La forme, c'est toujours important et ça l'est certainement de plus en plus dans le monde dans lequel on vit. Mais pour autant, dans ce que j'ai eu la chance de vivre, les gens ont accordé beaucoup plus d'importance au fond. C'est-à-dire que des fois, je le dis même en rigolant quand je forme les animateurs. Vous savez, moi, il y a dix ans, si je m'écoutais parler, je ne me serais même pas acheté moi-même. Je le dis souvent, je le dis très, très souvent. Mais par contre, je pense qu'ils ont réussi quand même à sentir les intentions. C'est-à-dire, voilà, ce que je voulais leur apporter, pourquoi je voulais les réunir et ce que j'avais en local comme vision de travailler ensemble. Et je pense que si on arrive à être assez transparent sur ces démarches-là, à faire passer les messages. d'une certaine façon, on arrive à entraîner un collectif. Après, ça fait peut-être très bisounours mon discours, mais pour le coup, c'est vraiment la façon dont j'ai vécu les choses. Je pense que les gens sont aussi majoritairement bienveillants. Déjà parce qu'encore une fois, ça ne donne envie à personne d'aller prendre la place, de parler devant tout le monde, etc. Mais je pense parce que les gens qui viennent dans les réseaux sont de nature bienveillants, et heureusement d'ailleurs, pour la plupart des gens. Donc après, si tu veux, ça s'aligne. Je dirais vraiment, le premier type, c'est de clarifier ses intentions. Il faut être clair avec ça. Qu'est-ce que je veux apporter dans ma démarche ? Parce que comme tu le disais, aujourd'hui, ça pousse comme des champignons. Après, on va devoir rentrer du coup un peu plus dans de la technique, un peu plus dans se différencier par des outils. Qu'est-ce qu'on va mettre à disposition, etc. Mais la base, pour moi, ça reste toujours le travail même, je dirais que nous tous, dirigeants, on doit faire, c'est la vision. Ce qu'on veut apporter, c'est quoi nos intentions.
- Speaker #1
Alors comment tu les formes, toi, tes animateurs de réseau ?
- Speaker #0
Comment je les forme ? En fait, d'abord, le prérequis, c'est l'immersion. Il faut pouvoir passer du temps dans les réseaux. Nous, particulièrement, on propose six mois d'immersion minimale. Maintenant, comme je te disais, moi, dans mon parcours, j'ai été cinq ans adhérent avant de prendre le flambeau d'être animateur. Je ne dis pas qu'il faut cinq ans, certainement pas. Ça dépend de son âge, ça dépend de ses compétences, etc. Mais en tous les cas, je pense qu'il y a une phase d'immersion. comme tout domaine d'activité qui doit se définir avec soi-même et le marché auquel on s'intéresse. Numéro 1, c'est l'immersion. Ensuite, comment on forme ? On a un parcours de réseau en plusieurs modules. On va travailler plusieurs thématiques. La prise de parole en public. En fait, pour faire simple, parce que sinon on pourrait faire la formation, donc je vais éviter de m'éparpiller. Pour faire simple, on va dire qu'on a deux volets. On a le volet qui se passe autour de la table, c'est-à-dire la posture de l'animateur et... son interaction avec les adhérents, mais pendant la réunion ou pendant les événements. Et ensuite, il y a tout un deuxième module qui est vraiment orienté, relations avec l'adhérent. Et là, on est plutôt dans un déroulé de trucs et astuces autour de, ok, ce n'est pas le tout d'être animateur, d'être le chef d'orchestre devant tout le monde autour de la table, mais c'est après, qu'est-ce qui se passe derrière aussi, quand on n'est pas finalement autour de la table ? Comment je fais pour impulser des dynamiques ? Comment je conseille aux gens de se voir ? Qu'est-ce que je leur donne aussi comme outil pour qu'ils puissent échanger et que ça soit bénéfique pour eux ? Quel type d'action commerciale on peut essayer d'impulser, fédérer entre certains membres qui vont faire peut-être partie du même branche ou du même sphère professionnelle ? Comment on va apprendre à des personnes qui peuvent intervenir sur le même projet d'un client à s'écouter, mettre en place des outils pour que ça soit bénéfique pour tout le monde ? En fait, il y a vraiment un volet, je dirais, animation et un volet relation avec l'adhérent. Si je devrais le résumer.
- Speaker #1
Quand tu dis relation avec l'adhérent, alors c'est peut-être être en capacité de le guider, de l'aider dans sa démarche, parce qu'il y a plein d'adhérents dans les clubs qui sont un peu en difficulté, qui n'ont pas de résultat, qui n'ont pas de recommandation. Dernièrement, j'ai échangé avec un contact qui me faisait part que lui recommandait beaucoup, mais ne recevait pas grand-chose.
- Speaker #0
Alors en effet, nous, on a neuf temps méthode qui nous paraissent être les fondamentaux de la posture du membre dans un réseau d'affaires. Donc ça passe par savoir pitcher, savoir faire une bonne rencontre, savoir travailler justement en branche métier comme on l'évoquait. Ça passe aussi par la partie événementielle, c'est-à-dire voilà, il y a une soirée réseau. Tiens, c'est quoi les trucs et astuces avant, pendant, après la soirée ? Il y a vraiment toute cette partie, mais voilà, encore une fois, je vais être avec le collectif et donc du coup, on doit réseauter ensemble. et puis après il y a je suis tout seul et je suis dans un réseau donc qu'est ce que je mets en place pour faire que ça marche aussi bien pour moi que pour les autres sur le comment aussi on essaye de mettre en forme tout ça pour guider accompagner les animateurs j'ai mis en place donc nous on a fait développer un outil métier à partir d'une page blanche qui est le fruit de cinq années de travail en fait c'est cinq premières années on travaillait avec plusieurs outils machin voilà on a pris beaucoup de recul sur tout ça Et donc du coup, il y a 6-7 ans maintenant, on a créé un cahier des charges complet. Donc c'est très adapté pour vos policiers, mais c'est développé aussi en marque blanche. pour des réseaux qui ont besoin d'avoir l'outil et qui veulent s'équiper si jamais. Mais en tous les cas, dans cet outil, ce qu'on a fait, c'est qu'on a développé ça sous forme de routine. Alors je m'explique. Et donc du coup, ça, c'est l'invitation pour les animateurs de réseau à avoir. C'est que voilà, vous avez votre concept. Vous avez ce que vous voulez insuffler dedans. Quelles vont être les tâches ? Tout simplement, quelles vont être toutes les tâches hebdomadaires et quelles vont être toutes les tâches mensuelles qui vont faire qu'une fois que les tâches seront réalisées, vous validez le niveau de service que vous voulez impulser. dans votre club, dans votre groupe, dans votre collectif. Ça c'est intéressant, et dans la démarche, moi qui suis un vrai poisson rouge, et qui surtout j'adore disposer entièrement de ma charge mentale, je ne veux pas qu'elle soit chargée avec plein de trucs inutiles, plein de rappels, etc. J'en ai besoin pour réfléchir, j'en ai besoin pour être bon à l'animation justement. Donc ça aussi c'est un autre tips au passage, comment aussi on veille à ne pas surcharger sa charge mentale pour être à chaque fois dans l'instant présent, quand on est en train d'écouter par exemple un membre qui nous... raconte ses besoins, ses envies du moment. Quand on va être à l'animation en pleine réunion et pour pas partir tout seul dans une réflexion, eh bien, rester focus avec la table, c'est comment on veille à sa charge mentale, ça c'est aussi très très important comme sujet sur le sujet de l'animation. Je reviens à la liste de routine. Donc nous, en fait, on a créé dans l'outil, c'est tout simple, c'est deux checklists, et ça pour nous, ça représente les fondamentaux. Tu vois la démarche, c'est de dire, bah tiens, on sait qu'on a un certain nombre de choses à faire à la semaine. au mois. Et donc du coup, on organise ça sous forme de to-do list. L'outil nous dit tiens, tu es à deux jours de ta réunion, aujourd'hui tu dois prévenir ton lieu pour confirmer les quantités. Tu dois rappeler celui qui fait la présentation jeudi, tu dois lui demander par exemple son support, ou tu dois juste s'assurer que son support soit bien prêt. En fait, tout ça, ce n'est pas dans ma tête. Je sais ce que j'ai à faire, ce que je fais de façon automatique depuis dix ans, mais c'est l'outil qui me le dit. Et en fait, ça fait une différence avec la charge mentale. Dans l'approche, en termes de construction d'outils, moi, ce que j'inviterais un animateur à faire, et nous, c'est ce qu'on fait dans les formations, c'est de dire, j'ai mon ADN, je veux impulser ça. Alors, c'est quoi les tâches qui vont permettre de faire rayonner ma mission ? Et ça, c'est un bel exercice parce que ça met vraiment le challenge de la mission à comment les réaliser sur le terrain concrètement.
- Speaker #1
Alors, quand je t'en avais parlé d'outils tout à l'heure, est-ce que c'est aussi des outils digitaux pour faciliter la cohésion entre membres ? C'est des choses comme ça ? Les applications, par exemple ? Qu'est-ce que tu mettais derrière le mot outil ?
- Speaker #0
Alors, les outils pour fédérer, par exemple, on a développé un algorithme de rencontre. C'est-à-dire que nous, chaque mois, il faut recontextualiser aussi, mais ça marche pour toutes les formules. Nous, on est en formule, en fréquence hebdomadaire, en format matin, mais ça marche pour toutes les formules. Donc l'idée, c'est quoi ? C'est qu'on prend la liste de tous les adhérents du groupe et tous les mois, l'outil, il va générer des groupes de rencontre. aléatoire. Donc il va prendre des 25 personnes, il va faire des groupes de 4 ou de 5, et nous on va envoyer les groupes de rencontres, donc là par exemple, ce matin c'était le premier lundi du mois, je l'ai fait sur les Whatsapp mais ça va être aussi transféré dans les matinales cette semaine à l'animation tu vois en fait, la première semaine du mois on leur dit, voilà vos groupes de rencontres à vos agendas. C'est un truc tout bête la première personne qui est en haut, donc elle est souvent écrite en rouge et en fait, on a convenu avec le groupe que c'est la personne qui est en haut du groupe qui doit, elle, impulser le rendez-vous. La règle, elle est simple. Ils doivent se voir ensemble, soit tous ensemble, soit avoir vu des gens de leur groupe avant l'envoi de la prochaine liste le mois qui suit.
- Speaker #1
Oui, l'animateur de réseau a un rôle de connecteur, d'entremetteur quelque part.
- Speaker #0
Exactement. Tu vois, c'est ça que je te disais tout à l'heure. On dissocie la partie animation quand tu es avec le groupe autour de la table du boulot qu'il y a à faire en dehors. Parce que si tu attends, et surtout avec la... je dirais la dynamique qu'il y a sur le marché aujourd'hui, si tu attends que les membres fassent les choses par eux-mêmes, le groupe va tourner au ralenti. Il faut sans cesse être derrière eux. Il faut... En fait, il y a des gens qui... Ce qui fait la différence aussi de comment l'animateur doit être derrière le groupe, ça va être le niveau d'engagement de ses membres. Il y a des gens qui connaissent le réseau parce qu'ils ont déjà eu des expériences adhérentes, etc., qui connaissent les codes, les mécaniques. Tu les mets dans un groupe, ils savent comment utiliser l'outil, ils cartonnent. Ils ne t'en savent pas, ils démarrent, ils découvrent même le... le réseautage, et ils se disent « mais dans quoi je suis tombé ? » Et comment ça marche ? Et pourquoi ça marche pour lui ? Et pourquoi ça ne marche pas pour moi ? Et souvent, entre un peu d'engagement et un peu aussi de remise en cause, parce que c'est ça qui est beau avec le réseau, c'est que les résultats sont vraiment proportionnels au travail de développement personnel et professionnel qu'on va mettre dedans. C'est facile d'aller dans un groupe et de dire qu'il n'y a rien qui marche. Il n'y a rien de plus facile. On va dans un groupe, on fait le même pitch toutes les semaines, on va donner envie à personne, il n'y a personne qui nous appellera. Résultat des courses, dans six mois, je dis que les réseaux, ça ne marche pas. Il n'y a rien de plus facile. Et à même métier, à même secteur d'activité et à personnes différentes, j'ai déjà vu des résultats, mais aux antipodes. Donc, la démarche, elle est aussi personnelle. Et du coup, ça me donne l'idée, ta remarque, du coup, d'un type sur l'animation. C'est de s'assurer, justement, comment on est en phase avec le groupe sur, tiens, moi, je dois vivre mon expérience de telle ou telle façon, ou alors je vais y mettre telle énergie. Pour ne pas que l'animateur s'essouffle. Et surtout, ne pas conclure, parce que ça serait dommageable, à la fois pour l'animateur et parce que je pense sincèrement que ce n'est pas la vérité. que tout repose sur l'animateur. Ça, c'est faux. Les réseaux, c'est un outil qui marche à l'humain. C'est très proportionnel à l'énergie et la dynamique que j'y insuffle quand j'y suis adhérent. On sous-estime, encore une fois, un peu comme l'image du pitch tout à l'heure. On n'a pas idée à quel point notre attitude autour de la table va être le reflet de ce qu'on va laisser comme image dans l'esprit des autres. Tu vois ? Je dis un truc tout bête, parce que ça nous est déjà tous arrivé. Tu vas en réunion réseau, et puis tu as deux gars qui parlent tout le temps, tout au long de la réunion. En fait, l'image que ces gens-là laissent, peut-être que pour moi, j'en sais rien, mais en tout cas, tu vois, de mon spectre, c'est, en fait, ce gars-là, il a passé sa réunion à parler, donc commercialement, il n'écoute jamais. Donc, en fait, je vais le client, tu vois, tu prends quelqu'un autour d'une table qui va prendre son ordinateur portable pendant la réunion et qui va travailler pendant la réunion, déjà en termes de non-verbal, il prend un ordi et il fait ça. Donc, en fait, il met une barrière entre lui et la table. Il n'est déjà pas avec les autres. C'est ça qui est intéressant, c'est que l'animateur doit veiller à ces signaux-là. Si lui, il veut les faire respecter par rapport à une vision qu'il a du collectif, comment il doit tourner, etc. Mais en même temps, il ne peut pas être le prof d'école ou le flic qui dit « range ton ordi » ou « tais-toi » . C'est le membre qui doit être aussi conscient de l'importance de cette posture. Et donc, du coup, c'est un travail d'équipe.
- Speaker #1
C'est aussi aux animateurs de réseau, il faut former ces animateurs pour qu'eux-mêmes soient formateurs de membres. C'est aussi ça, l'idée. Moi, j'ai beaucoup de réseaux, de clubs. Au final, les membres ne sont pas accompagnés, ils ne sont pas formés. C'est ça qui fait beaucoup la différence, non ? Tu ne crois pas ?
- Speaker #0
Si, clairement, tu as raison. Parce qu'en fait, c'est toujours pareil. C'est le principe même d'une duplication. C'est tout l'art et toute la complexité en même temps. C'est de pouvoir transmettre une vision et être sûr que le groupe soit ouvert à l'île ou à... ou à Dijon, on va avoir le même ADN quand on va y aller. Nous, ce qu'on met en place sur la partie formation des animateurs, l'animateur, en fait, il est en lien avec une marque, il est en lien avec une enseigne, avec un réseau. Et donc, forcément, en tant que tête de réseau, tu es obligé d'être là pour lui, tu es obligé de l'accompagner, tu es obligé d'avoir un cursus de formation. Nous, on leur fait aussi, par exemple, dès que les fédérateurs arrivent, ils démarrent leur mission, ils ont un rendez-vous avec un coach dans le nord. ou on leur fait faire un profil, un test de personnalité, par exemple. Ça, ça leur donne des outils, alors à la fois sur, tiens, comment ils sont, eux. Ça, ça peut être aussi un bon tip. C'est s'intéresser à savoir comment fonctionne l'être humain. Des outils de test de personnalité, il y en a des tonnes aujourd'hui, donc c'est intéressant, il y a le choix. Mais en tout cas, c'est de sélectionner un et de se dire, tiens, voilà, il y a un référentiel. Comment je me situe, moi, dans le référentiel ? Et surtout, c'est de s'intéresser à comment... savoir utiliser et détecter le référentiel chez les adhérents pour pouvoir en faire un outil de tisseur de liens de fédérateur. Par exemple, nous on utilise l'outil DISC donc avec ses couleurs en fonction de nos personnalités on a des couleurs bah voilà du coup nous ils repartent pas seulement avec le test de dire bah tiens moi je suis vert ou jaune mais ils apprennent à détecter le rouge, le bleu, le jaune et le vert chez les autres et surtout ils apprennent à dire bah tiens quand il y a un rouge qui va parler avec un vert Comment, moi, je peux faire la connexion ? Quel va être l'angle de vue du vert ? Quel va être du rouge ? Et quel va être le lien possible ?
- Speaker #1
En moyenne, c'est combien de temps dans les groupes Odyssée et La Clé, de temps consacré à l'accompagnement, à la formation de ces animateurs de réseau ?
- Speaker #0
Il y a surtout, donc la première année, il y a un gros travail, et le travail est encore plus gros si vraiment tu découvres le métier, tu découvres l'écosystème, etc. Moi, j'ai des gens qui sont fédérateurs depuis plus de 5 ans. Je le dis avec beaucoup de plaisir, ils font ça mieux que moi aujourd'hui. Parce qu'eux, ils ne font que ça, parce qu'ils vont vraiment faire ça au quotidien sur l'aspect animateur, relation membre animateur. Moi, aujourd'hui, j'ai une posture où, comme tu le disais, je dois accompagner les animateurs, donc c'est encore une autre posture. Moi, je dirais, allez, franchement, une bonne année si tu le fais sérieusement. Une bonne année, tu as assez de recul, tu as assez d'outils, tu es assez armé. Après, c'est comme tout. Ce qui va faire l'expérience, c'est le temps. Ce qui va faire que tu vas aussi... lâcher prise sur pas mal de choses et laisser place à du coup à un certain rayonnement etc ça c'est pour le coup je pense que c'est assez lié à la personne je pense à la prise de parole en public était un des plus grands combats en termes de développement personnel j'ai vraiment pris plaisir tu vois vraiment la première fois où j'ai ressenti un soupçon de plaisir pour aller sur scène pendant un anniversaire c'était c'était pour les cinq ans de la boîte il y avait plus de 300 personnes dans la salle j'étais comme ça, de monter sur scène pour prendre la parole, ne serait-ce que 15 minutes avant le cocktail. Et pour autant, c'est la première fois où vraiment, je me suis dit, non mais là, c'est bon, je suis à la maison, je suis chez moi, je suis bien entouré, c'est pour célébrer. Déstresse, fais-toi plaisir, quoi. Voilà. Et ça, c'est propre à chacun, tu vois.
- Speaker #1
Et peut-être une dernière question, ça fait déjà plus de 40 minutes maintenant qu'on est ensemble. Toi, en tant que franchiseur, c'est finalement à toi de donner le cap. de donner le tempo, de donner la vision. C'est toi qui anime les animateurs de réseau et indirectement leurs membres. Alors toi, quel est le cadre que tu mets dans tout ça ?
- Speaker #0
Alors le cadre au niveau de la formation, tu es toujours ou tu ?
- Speaker #1
Non, en général, en tant que franchiseur, qu'on peut dire que tu es franchiseur toi aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Disons que tu vois les animateurs, ils ont leur business principal. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les fédérateurs groupes lycées, Merci. ça reste des indépendants qui sont soit fans du réseau et qui voulaient avoir un concept avec des outils déjà tout établi, etc. qui ont le goût du challenge de faire ça chez eux en local, qui adorent la prospection par les réseaux et qui se sont dit, tiens, quitte à faire des réseaux souvent, autant qu'à un moment donné, je sois aussi le leader de la démarche en local. Ils vont venir pour le challenge de la prise de parole aussi. Ils vont venir un peu pour toute cette réseau... toutes ces raisons-là en même temps. Et le cadre que je donne, moi, c'est que je leur dis, écoutez, il y a un ADN, vous l'avez vécu en tant qu'adhérent. Comme je disais, on passe par une phase d'immersion de minimum six mois. Donc je dis, voilà, il y a un ADN, vous l'avez vécu, vous l'avez senti. Tous les deux, on fait de notre mieux. Moi, je mets à disposition de la formation et surtout, surtout, beaucoup d'accompagnement. Terrain, il y a une hotline, on répond en 24 heures. à tous les fédérateurs. Donc, il y a un gros suivi derrière. Il y a plus de suivi de support que de formation parce que la formation, comme je disais, c'est surtout au début, la première année. Après, le reste, ça se fait dans le temps. Et donc, du coup, nous, on construit aussi les outils, mais ça passe surtout par une relation terrain de proximité, je pense. Et alors après, moi, le cadre, c'est faites-vous plaisir, c'est être sérieux sans se prendre au sérieux. Alors, pourquoi ? Parce qu'à partir du moment où l'ADN est respecté, à partir du moment où les fondamentaux sont là, C'est-à-dire que, comme je disais tout à l'heure, le but, c'est tout l'art en duplication. Si je vais dans un groupe à Dijon, il faut que ça soit la même réunion que la Valencienne. Une fois que déjà il y a ça, alors c'est beaucoup. Parce que ce que m'a appris cette activité, c'est que, déjà de un, ce n'est pas le nom du club qui fait la dynamique, c'est les gens qui sont à l'intérieur. Et que du coup, quand tu pousses ce raisonnement-là, tu te dis, fatalement, il arrive toujours quelque chose. C'est qu'à un moment donné, il faut savoir... laisser s'exprimer aussi l'animateur avec sa propre identité dans un ADN qu'il a choisi. Donc c'est normal d'avoir des groupes qui tournent avec un certain standard, qui va ressembler à la vision que nous on essaye d'impulser, mais c'est aussi normal que le groupe ait aussi la patte de l'animateur en question. Forcément l'animateur vient toujours un peu avec sa touche. J'ai un exemple d'un animateur du côté de Lille, Passeclin, Olivier. qui lui a monté une boîte autour de l'udopédagogie. Donc en fait, il est très axé par le jeu, les jeux de société notamment, etc. Et bien forcément, lui, tu vas chez lui, chez Groupe Odyssée à ce clin, tu vas arriver, tu vas retrouver au Groupe Odyssée, tu vas retrouver l'ADN, mais ça va être ce poudré de ludothérapie. Tu vois, il va mettre un peu d'encypique, il va utiliser des cartes, des jeux, etc. Il va le mettre dans certains de ses temps méthodes en disant, en fait, il va le faire réaliser par le jeu comme il le fait dans son métier. Et je pense que ça, c'est important en termes de cadre. C'est que c'est un équilibre et surtout pour moi, il ne faut pas oublier que ça reste des outils qui marchent à l'humain et que tout écosystème où il y a de l'humain, en fait, c'est vivant. Et qui dit vivant, dit que ça bouge et qu'il faut savoir composer aussi. Mais il faut rester attaché à être accordé sur une vision. Ça, c'est extrêmement important.
- Speaker #1
Est-ce qu'on a tout dit ? Il y a quelque chose que tu souhaites rajouter ? La formation des animateurs de réseau, on a fait un tour exhaustif, selon toi.
- Speaker #0
Je ne sais pas si on a tout dit, parce que je ne pense pas tout savoir. Donc voilà, on ne va pas conclure comme ça. Mais on a déjà dit pas mal de choses, je pense. En tout cas, j'espère que ça va aider, que ça va apporter de la valeur à ceux qui étaient intéressés par le sujet.
- Speaker #1
Comment on peut t'aider aujourd'hui, Johan ? Tu cherches...
- Speaker #0
C'est gentil, merci. Il faut poser la question. Écoute, oui, donc là, je recherche... On rentre dans une phase de... On a remis l'objectif avec Groupe Odyssée d'aller récupérer les 20 groupes. Donc la carte qu'on avait juste avant le Covid et que tout ça explose. Parce que comme je le disais, en me concentrant sur l'immobilier et sur la clé, forcément je n'ai pas pu remettre l'énergie dans le Groupe Odyssée comme je l'ai mis. Donc en fait aujourd'hui on est à la moitié de cette carte. Donc là en fait on a un objectif à deux ans où on veut aller remettre 20 groupes Odyssées en action. majoritairement dans les Hauts-de-France mais on n'est pas contre le fait de pouvoir ouvrir, parce que c'est là où on s'était arrêté, un groupe un peu plus loin pour voir comment le système réagit, notre outil, le marché, etc. Donc j'ai envie de dire comment on peut m'aider ? Si vous connaissez des gens dans les Hauts-de-France ou plus largement sur le territoire français qui ont envie de tenter l'aventure, j'organise deux visios, une en mai et l'autre juste avant les congés d'été, début juillet. pour expliquer justement ce qu'est l'ADN du groupe Odyssée et le montage de l'opportunité de devenir fédérateur.
- Speaker #1
Cool, ok. Et maintenant que tu as vécu l'expérience du podcast Rendez-vous, tu vois qui à ta place ici prochainement ?
- Speaker #0
Oh, plein de gens ! Il y a plein de trucs chouettes à raconter. Je verrais bien, pour refaire écho à l'association que j'évoquais tout à l'heure, je verrais bien quelqu'un de chez 60 000 rebonds. Parce que je pense que dans un écosystème entrepreneurial qui parle de réseautage, de prescription de business, etc., je pense qu'un écosystème comme celui-là, avec un gros facteur résilience et un changement de regard sur l'échec, ça peut être aussi intéressant. Et alors après, il y a tellement d'adhérents, je pense que si on se pose, on va trouver à deux, il n'y a pas de problème des histoires, des anecdotes et des activités qui rongent dans ton podcast, je pense qu'il doit y en avoir pas mal.
- Speaker #1
Ok, on en discutera à l'occasion alors. Avec plaisir. A bientôt, Johan. Merci.
- Speaker #0
Merci à toi et encore bon anniversaire. Salut Jean-Christophe.
- Speaker #1
C'était Rendez-vous,
- Speaker #2
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