- Speaker #0
Salut Maud !
- Speaker #1
Bonjour Jean-Christophe !
- Speaker #0
Ça va, tout va bien ? Tu es bien installée ?
- Speaker #1
Je vais très bien, je suis bien installée, j'espère que mes Airpods seront à la hauteur de notre moment.
- Speaker #0
Ok, tu ne vas pas sortir la perceuse ?
- Speaker #1
Elle est juste derrière, prête !
- Speaker #0
Écoute, bienvenue ! De mémoire, ça va être le 98e ou le 99e épisode du podcast. Ça commence à devenir une institution.
- Speaker #1
Bravo !
- Speaker #0
Comme la petite centaine d'autres invités, tu vas passer par toutes les étapes. Je suis un feignant, ce sont mes invités qui pitchent, qui se présentent. Juste après, ce sera à toi de jouer après la présentation. Ensuite, on va parler un peu de ton parcours pro. Pourquoi tu en es arrivé là aujourd'hui avec notamment MyClinica ? Et puis, tu auras ta carte blanche, un coup de gueule, un coup de cœur. ce dont tu as envie pendant... Une minute, pas plus. Et attention, il y a beaucoup d'invités qui dépassent la minute.
- Speaker #1
Normal.
- Speaker #0
Et puis, après, on parlera de la création de liens, notamment en vente, mais pourquoi pas d'ailleurs en réseautage. C'est assez proche par rapport à la création de liens. Et au-delà des mots, enfin, la vérité, parce que je trouvais que les tisseurs de liens, les tricoteurs de liens, ça perd un peu de son sens des fois. Si on ne comprend pas forcément ce que c'est qu'un... quelqu'un qui connecte les gens, quelqu'un qui dit qu'il est dans l'humain, mais qu'est-ce qui se cache derrière ? Des fois, je pense qu'on peut passer pour un des gens un peu perchés, alors qu'au final, créer avec son interlocuteur une relation de conscience est quand même la base de toute relation. Voilà. Eh bien, c'est parti. À toi de jouer ton pitch. Donc, tu es dans un ascenseur avec un prospect. Tu lui fais donc ton elevator pitch. À toi de jouer, Maud.
- Speaker #1
OK. Bonjour, vous allez à quel étage ? Je suis, alors moi je vais au septième, je suis Maud Cléris, j'ai fondé une plateforme qui s'appelle MyClinica, qui a été décrite par les journalistes comme un Airbnb médical et bien-être. Donc on me connaît comme la fondatrice de MyClinica depuis trois ans, mais mon terrain de jeu depuis plus de 20 ans, c'est l'humain. Ça fait 20 ans que j'accompagne des humains, j'ai 15 ans de direction commerciale derrière moi. Et quand j'accompagne des humains, c'est soit en pro, soit en perso. J'ai fait beaucoup de conseils en stratégie où vous arrivez en one-on-one avec un dirigeant de TPE, PME, et puis vous créez un lien, justement. Et puis finalement, vous arrivez au moment où intervenir dans sa boîte pour faire de l'audit, pour remettre de la clarté, pour réaligner la performance, eh bien, a du sens. Et moi, j'interviens à ce moment-là. Je crois qu'on est arrivé au sixième étage et tu descends là.
- Speaker #0
Ça y est, je suis arrivé dans mon bureau.
- Speaker #1
Exactement. Mais on est dans une clinique de médecine intégrative, donc j'aurais pu également te dire que j'allais prendre rendez-vous très rapidement avec toi pour optimiser tous tes mètres carrés puisque finalement, c'est ce que fait très bien MyClinica et que j'ai un gros passé dans l'immobilier et que j'adore l'immobilier.
- Speaker #0
Alors justement... Revenons un peu en arrière, remontons un peu le temps. La machine a remonté le temps. Qu'est-ce que tu as fait comme étude avant de commencer dans le monde pro ?
- Speaker #1
Alors, c'est rigolo parce que je pense que j'avais 7-8 ans, je savais exactement ce que je voulais faire. Je voulais être prof d'anglais. Donc, j'avais décidé que je serais agrégée à la fac. On m'avait dit qu'il n'y avait que ça. J'avais vu un truc à la télé où il n'y avait que 5% de taux de réussite et ça, ça me plaisait bien. la notion de défi. Que 5% qui arrive ? Ok, je vais faire ça. Donc, j'avais décidé que je serais prof d'anglais agrégé et derrière, attention, ça n'a aucun sens, accrochez vos ceintures, je reprendrai un BTS de commerce international pour être businesswoman. Oui, évidemment, après 6, 7, 8 ans d'études, tu as très envie de te refaire un BTS. Bon, ça n'avait aucun sens, je suis arrivée à la fac, j'ai court-circuité mes plans, je suis allée en langue étrangère à appliquer commerce et gestion d'entreprise et pour des raisons alimentaires, je suis... très vite aller travailler et j'ai adoré ça. Pour le coup, j'ai vraiment adoré ça. J'ai une chouette carrière. J'étais une des plus jeunes directrices commerciales de France dans l'immobilier. Ils étaient tous vieux à l'époque. Ils avaient mon âge d'aujourd'hui. Moi, j'avais 23 ans. Eux, ils en avaient 40 plus. Oui, ils étaient vieux. J'avais 23 ans. Et moi, je drive ces mecs parce que très concrètement, il y a 20 ans, c'était que des messieurs et c'était chouette. Et donc, j'ai commencé ma carrière dans l'immobilier. Et ce qui est très drôle, c'est que je peux te… s'affirmer qu'on n'apprend aucune technique de vente en langue étrangère appliquée, commerce et gestion d'entreprise. Voilà. J'ai fait de la compta, j'ai fait de la politique internationale, j'ai fait beaucoup d'anglais parce que j'attends ça, j'ai fait du chinois, j'ai fait de l'espagnol, j'ai fait de l'allemand, mais je n'ai pas fait de technique de vente. Et ça a marché.
- Speaker #0
Tu as appris la vente tout sur le terrain ?
- Speaker #1
Mais je ne sais pas si j'ai appris en fait. Tu sais, c'est que quand je suis arrivée, j'ai repris un master 2. des années plus tard parce que j'ai compris que pour avoir les postes que je voulais, il fallait un diplôme en France parce que j'avais eu le poste que je voulais de direction commerciale, mais parce que j'avais bossé, parce que j'avais grimpé les échelons. Et sauf que pour avoir le même poste ailleurs ou la même rémunération, il me fallait un diplôme. Moi, je suis très simple. On me donne les règles du jeu et après, je joue. Donc, je suis partie passer un master 2 en business management et stratégie, une copie du master d'entrepreneuriat. d'une école de commerce qui s'appelle, enfin, qui est dans le groupe Omnes aujourd'hui, qui est à Bordeaux. Et j'ai adoré cette expérience-là. Et je crois que c'est la seule fois de ma vie où éventuellement, il y a un ou deux intervenants qui sont revenus en arrière et m'ont parlé du spin, m'ont parlé du questionnement, etc. Et en fait, tout ça, je le faisais déjà très naturellement. Et j'ai adoré ça.
- Speaker #0
Tu divotes la vente, alors ?
- Speaker #1
Non, Non, mais je pense que, en fait, je pense que je me suis sincèrement intéressée à mon interlocuteur, à chacune de mes interactions. Et en fait, tu vois, de la même façon que tu as dit je suis feignant, mais en fait, tu n'es pas feignant. Tu as compris la recette du succès. Tu fais parler ton interlocuteur. Et là, pendant une heure avec beaucoup d'arrogance, je veux dire, il n'y a personne de plus intéressant que moi. Et c'est ce qui se passe à chaque fois que j'avais un partenaire ou un acheteur ou un client ou n'importe qui en face de moi. En fait, je les fais parler. Et je crois qu'il n'y a pas de technique, en fait, d'orchestrer une vente, d'inspirer un achat. C'est des postures humaines. Ce n'est pas de la vente pure.
- Speaker #0
Alors là, on prend un peu d'avance. Oui, pardon.
- Speaker #1
Mais oui,
- Speaker #0
mais je suis passionnée. Après l'immobilier, qu'est-ce que vous faites ?
- Speaker #1
Alors, après l'immobilier. Donc déjà, je me suis éclatée dans l'immobilier. J'ai eu beaucoup de mal à en sortir. Et la vie, c'est l'art des rencontres. Et l'art des rencontres a mis sur ma route l'industrie. Et alors moi, qui avais une maman qui bossait à l'usine et qui était en amour de l'usine, et je n'avais jamais compris. pourquoi elle était en amour d'une usine. Eh bien, j'ai compris. Je suis rentrée dans une boîte de packaging de luxe, donc vraiment de l'industrie pure, industrie du packaging. D'ailleurs, je ne t'ai pas dit, mais j'avais déjà goûté au luxe en amont puisque je bossais dans des hôtels-restaurants trois étoiles, l'ancienne maison d'Eisenhower en Normandie d'où je suis originaire. Et je me suis sauvée avec toute ma vie dans ma voiture à Manchester sous les yeux ébahis de ma mère qui m'a dit, tu pars vraiment ? Eh bien, oui. Et donc, je suis partie à Manchester au Lorry Hotel. C'était un hôtel 5 étoiles de la compagnie Roccoforte. Donc, on demandait au standard du luxe. Et j'avais adoré ça parce qu'il y a une exigence naturelle qui est géniale. Et quand je suis arrivée dans le packaging, je suis arrivée dans le luxe. Dans cette même exigence naturelle. Sauf que là, je suis tombée face à des femmes qui étaient très intéressées par des trucs de femmes. Alors que moi, j'étais plutôt très intéressée. J'ai aperçu ce qu'elle a, quoi. J'étais plutôt très intéressée par des trucs qui n'étaient pas... naturellement, le maquillage. J'aimais bien les sacs à main et les chaussures, comme tout le monde. Donc, quand on m'a dit, on va essayer d'aller gagner un marché chez Louboutin, j'ai dit, d'accord, j'y vais. Forcément. Bah oui. Au pire, je serai invitée aux ventes privées. Voilà, création de lien, hyper important. Et donc, voilà. Donc, un passage hyper intéressant dans l'industrie. Là, j'ai compris pourquoi ma mère était en amour de l'usine, parce qu'il y a les cols blancs et il y a les cols bleus et parce que j'ai adoré rencontrer... faire se rencontrer les deux mondes. J'ai adoré que quand les bureaux me disaient « Non, ce n'est pas possible » , et que j'allais voir mes conducteurs de machines qui, je peux t'assurer, me trouvaient des solutions incroyables, que ce soit sur mon usine de Bordeaux ou sur mes deux usines de Bourgogne, et on avait également une usine à Paris. À Paris, on faisait historiquement toutes les boîtes Hermès. J'ai d'ailleurs, moi-même, M. Jean-Christophe Leblebec, fait une boîte Hermès. Alors, clairement, elle n'aurait jamais passé le contrôle qualité. Mais je l'ai faite. Bref, il y a des petites mains qui sont incroyables, qui font toute la journée quelque chose que je serais incapable de faire. Pas parce que je n'ai pas la compétence, mais il y a un truc que je n'ai pas. Je n'ai pas la patience de bien replier les bords, etc. Bref, industrie, métier passionnant. Et là, il y a eu un accident de parcours puisque j'avais 27 ans et demi, 28 ans, 29 ans. Et on m'a dit, si c'est le cancer que l'on pense que vous avez, alors il vous reste six mois. Et clairement, au-delà du fait que la phrase était grammaticalement incorrecte, je n'avais pas du tout le temps de mourir. Et donc, je suis navrée, mais c'est vraiment ce que j'ai pensé. On m'a dit que je faisais du déni plusieurs mois plus tard. Bon, en fait, j'avais raison finalement, j'ai gagné, on est là quand même. Donc, la maladie m'a stoppée et j'ai envie de dire comme un peu tout le monde, la tempête, elle arrive toujours. Moi, c'était la maladie, mais ça peut être la perte d'un proche, ça peut être la perte d'un bout de soie, un petit peu perdre un bras, une jambe. Ça peut être la tempête du marché, ça peut être un marché qui se... retourne, ça peut être Niels qui est passé la semaine dernière, qui a mis des milliers de personnes sans maison, sans électricité, la tempête, elle finit toujours par arriver. Et moi, elle a été costaud, c'était un petit tsunami. Et puis après, je me suis reparamétrée, je me suis intéressée, comme par hasard, toujours à l'humain, mais à comment faire pour qu'il soit heureux, qu'il ne se plaigne pas, même si c'est très français, et qu'il Hum... qu'il soit à sa bonne place. Et en fait, je crois que j'ai mis des mots sur ce que je faisais déjà depuis plus de dix ans. Sauf que je n'avais jamais parlé d'alignement, je n'avais jamais parlé de clarté. Moi, j'aimais gagner, mais en fait, je n'avais jamais fait le lien avec la performance. Et donc, mon terrain de jeu, c'est orienté un peu plus naturellement vers la santé. Je me suis formée à plein de pratiques parce que je voulais vraiment comprendre. Et je suis partie faire le tour du monde. Voilà, je suis partie en 2017 faire le tour du monde. Je ne sais pas si je t'avais dit tout ça.
- Speaker #0
Ah bah non, je vous le dis toujours.
- Speaker #1
Je suis partie faire le tour du monde. J'ai écrit beaucoup, j'ai partagé beaucoup avec des gens qui m'ont rendu aussi énormément au travers de cette expérience. Je voulais comprendre comment les gens fonctionnaient lorsqu'ils n'avaient rien ou lorsque les tempêtes, elles arrivaient. Et j'ai adoré. Et en fait, j'ai découvert sur la route... La médecine intégrative, qui accessoirement est née dans les années 90 aux Etats-Unis. J'ai découvert le jeûne thérapeutique en 2015. D'ailleurs, je commence aujourd'hui mon jeûne thérapeutique, alors que le même jour que le carême, le ramadan et, je crois, à 24 heures près, la nouvelle année lunaire. Donc, il y a un truc qui n'était pas prévu, mais il y a aussi là quelque chose qui s'aligne. Ce qui s'aligne, c'est rigolo. Bref, j'ai découvert plein de techniques bien-être qui accompagnent des pathologies lourdes. J'ai découvert l'Institut Wilhelmi Buringer en Allemagne. J'y suis allée en 2019, je crois. Et j'ai commencé à créer une méthode de médecine que j'appelais la méthode de médecine inclusive. Je pense qu'il faut beaucoup d'ego pour croire qu'on peut créer une méthode de médecine. Mais moi, c'était vraiment très naïf. Je voulais combiner toutes les pratiques qui étaient importantes pour le musée. Parce que finalement, cette médecine intégrative, c'est ce dont moi, j'aurais eu besoin quand mon corps a lâché. Donc, ça avait vraiment du sens. C'était très égoïste, en fait. Je ne voulais plus jamais qu'on dise à une gamine de 28 ans, vous allez mourir dans six mois, si ce n'était pas absolument sûr. Voilà. Et donc, je me suis intéressée à la médecine intégrative. Et puis, sur la route, en interrogeant les gens, en parlant aux humains, et surtout en rentrant en France pour… Il y a eu un incident en 2020, un peu plus qu'un incident, mais qui m'a quand même cloué au sol, qui s'appelle le Covid. Tu as dû en entendre parler.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Voilà. Un truc qui nous a coincés chez nous alors que moi je repartais vivre au Canada, ouvrir un centre de médecine intégrative, du tout. Ma grande, tu vas rester ici, au Pays Basque, adoptée Basque depuis, donc voilà, très heureuse néanmoins. Et j'ai continué de parler à tous ces professionnels de santé et du bien-être pour savoir ce qu'ils pensaient de cette médecine intégrative, de l'interprofessionnalité, etc. Et là, je me suis rendu compte qu'ils avaient un souci. mais vachement plus pragmatique que je connaissais bien, qui était l'immobilier. Genre, c'était hyper compliqué de trouver le bon espace pour exercer. Ils ont 70 plateformes à leur disposition, chacun a son petit terrain de jeu. Limite, ils passent plus de temps sur Facebook et sur Le Bon Coin. Et je me suis dit, parce qu'évidemment, je suis ce genre de personne et ce genre de profil qui ne voit pas les problèmes, qui ne voit que les opportunités. Je me suis dit, c'est facile, je vais monter une plateforme. qui va rassembler l'offre et la demande. Et puis en fait, les gens, ils vont pouvoir bosser ensemble, ils vont pouvoir se découvrir. On va pouvoir mettre des psychologues au plus près des médecins. Bon, en fait, finalement, ils n'ont peut-être pas trop le droit, mais on peut mettre des psychiatres. Mais en même temps, ils n'ont pas le droit, mais quand même, ils le font. Donc, on peut mettre des psychologues. Et voilà. Et donc, je me suis dit, je vais favoriser la mobilité et la proximité de ces professionnels de santé. Parce que ce que j'ai oublié de te dire dans ce pitch pas du tout, du tout, du tout concis, c'est que je suis née dans un village où il y a plus de vaches que d'habitants et que ma maman est tombée malade à peu près en même temps que moi. Sauf qu'elle n'avait clairement pas les mêmes chances parce qu'elle est à la campagne. Et que quand mon papa a eu besoin de voir un médecin du cœur, il lui a dit c'est dans six mois. Bah ouais, sauf que papa, il ne pouvait plus monter une côte. Voilà, et donc ce n'est pas normal. Et donc je voulais trouver une solution juste pour amener la santé partout pour tous. Tu es à 20 minutes en dessous de Nantes, je peux mettre un ou deux doigts à couper que tu es en désert médical.
- Speaker #0
Et donc il y a des enjeux un peu vraiment sociétaux derrière MyClinique.
- Speaker #1
Complètement. Ah non, mais complètement. Moi, je rêve, je bosse aujourd'hui, je rêve du moment où les collectivités vont comprendre que, ouais, OK, elles ont besoin d'un médecin. Mais en fait... Elles n'en ont pas pour l'instant et que pour favoriser l'attractivité de leur territoire, elles peuvent aussi accueillir d'autres professionnels de santé et du bien-être. Ça peut être de la médecine complémentaire, ça peut être du sport santé, ça peut être du mouvement. Accueiller un spécialiste du sport santé en kiné un jour par semaine, ça peut être de l'ostéo. On n'est plus dans la chasse aux sorcières, je veux dire, on en sort, Dieu merci, ça fait 30 ans. Leur diplôme est quand même bien, bien cadré aujourd'hui. Les ostéos sont primordiaux. Ça peut être des infirmières, faire venir des infirmières qui, elles, ont l'habitude de naviguer à une demi-heure autour de chez elles. Et donc, s'il vous plaît, messieurs et madame les maires de France, regardez si vous n'avez pas une petite pièce qui traîne et allez sur MyClinica et dites-vous que vous mettez un bureau, trois chaises, vous achetez une table de massage qui se plie, qui peut faire table de consultation. Ce ne sera peut-être pas parfait, mais ce sera toujours moins pire. C'est pas mal déjà.
- Speaker #0
Tu es interlocuteur, tu as différentes cibles clients avec MyClinica. Ça peut être les thérapeutes, ça peut être les médecins, les activités.
- Speaker #1
Tout à fait. Je suis évidemment très prosélite médecine intégrative. Et donc la médecine intégrative, ce n'est pas du tout un truc de perché. Tu as utilisé le terme tout à l'heure. Je peux avoir l'air perché quand je te parle de Carl Gustav Jung et de l'inconscient collectif et que son bouquin fait 700 pages. C'est un bon truc pour dormir. mais ce n'est pas perché du tout. Bref, j'ai effectivement…
- Speaker #0
Tu as encore plus une gaffe, c'est ça ?
- Speaker #1
Non, c'est parfait, on adore, mais non, mais j'adore. Je pense qu'il faut démystifier, évidemment. La médecine intégrative est une pratique holistique. Holistique, ça fait perché, sauf que ça vient du grec. Holos, qui veut dire global. Il n'y a quoi de perché dans global, il n'y a rien. La médecine intégrative, c'est la combinaison de la médecine allopathique, donc la médecine moderne, avec des pratiques de soins complémentaires. La médecine intégrative, c'est des structures de… de 5, 10, 15 000 mètres carrés aux États-Unis, où on accompagne des sclérose en plaques, de la dépression, de l'arthrose, de l'arthrite, du cancer, des maladies respiratoires, toutes les maladies inflammatoires. Ce n'est pas à percher. Et donc, j'ai effectivement toute une population au quotidien, au téléphone, qui me disent « Ouais, on sait, on veut bosser ensemble » . Ils sont 80 % à demander plus d'interprofessionnalité. Et là, tiens-toi bien, ils sont plus de 61 %. à demander plus de liberté dans la pratique de leur métier. Et là, je parle des professionnels de santé. Là où il fallait un médecin, le médecin de campagne que j'avais, grâce auquel je suis vivante, parce que je suis quand même née malade, histoire de noircir un peu le tableau, le médecin de campagne grâce auquel je suis vivante, il en faut deux maintenant pour faire son job. Il en faut deux, donc en fait, ça ne sert à rien de dire que les jeunes médecins ne veulent pas travailler, il faut juste s'adapter à eux. aujourd'hui, au nouveau monde, au fait qu'ils aient envie d'avoir une pratique qui soit plus alignée, plus relationnelle, mais dans le quotidien. C'est-à-dire qu'ils veulent bosser 40-45 heures par semaine, c'est déjà plus que plein de gens, et le reste du temps, ils veulent profiter de leur famille, de leurs enfants, faire du sport, voyager, aller faire de la rando, etc. Ok, entendons ça et calons-nous aux besoins de cette nouvelle génération. Et cette nouvelle génération, elle a besoin de proximité. Elle a besoin de flexibilité et elle a besoin de mobilité. Hashtag liberté.
- Speaker #0
Et tu en es où du coup avec MyClinica ? Tu as lancé ça quand ? Alors,
- Speaker #1
j'ai lancé ça il y a trois ans. J'ai enfin un produit qui fonctionne et qu'on est en train de complètement retravailler pour plein de bonnes raisons, mais j'ai quand même un produit qui fonctionne. On n'a pas du tout, faute de budget, commencé à faire de la notoriété. On n'a pas du tout commencé à faire de la com. On va commencer là. Et je dis faute de budget, parce que, évidemment, depuis trois ans, je ne gagne pas d'argent avec MyClinica. Et j'ai beau être très dédiée, et j'ai beau jeûner, je ne peux pas jeûner 365 jours par an. Donc, il faut manger. Et donc, en parallèle, je fais aussi... MyClinica, c'est un marathon. Et moi, je ne suis pas une marathonienne. À un moment, je pense qu'il faut être très... On va en parler tout à l'heure. Je ne vais pas aller en avance. Il faut être dans la vérité. Et je suis plutôt une... sprinteuses. Je suis à mi-chemin, je peux faire des semis. Le marathon, c'est compliqué. Je peux sprinter un peu, j'adore marcher, je fais Saint-Jacques de Compostelle. Je peux tenir des 25, 25, 28 bornes par jour, continuer à aller super bien à 14 heures et bosser d'ailleurs. J'adore ça. mais il faut que je mange. Et donc, en fait, c'est aussi pour ça et avec ça que je peux continuer à tenir. C'est que j'accompagne en parallèle des entreprises, j'accompagne des humains à aller mieux, à piloter leur boîte avec plus de clarté. J'ai déjà utilisé le mot clarté stratégique, clarté relationnelle, clarté décisionnelle, parce que c'est très, très difficile de prendre des bonnes décisions quant à le nez dedans.
- Speaker #0
Une dernière question sur MyClinica. C'est quoi le modèle économique alors ?
- Speaker #1
Alors, historiquement, on a pensé faire comme Airbnb, puisque les journalistes nous ont dit, c'est génial, vous êtes comme Airbnb, médical et bien-être. On s'est dit, on va prendre des commissions d'intermédiation. Sauf que c'était trop compliqué à mettre en place d'un point de vue outil. Je dis trop compliqué parce que moi, je ne suis pas une tech, je ne suis pas une développeuse. Et en parallèle, on disait, ouais, mais ce n'est pas juste que vous preniez de l'argent. que vous preniez des commissions tout le temps, machin, nous, on n'est pas en one shot, etc., etc. Donc, au début, j'ai mis un abonnement. Voilà. Donc, j'ai mis un abonnement. Aujourd'hui, les utilisateurs peuvent trouver facilement, rapidement et efficacement un local pour exercer gratuitement. Ils peuvent même faire de l'auto-promo en s'inscrivant sur le site et en faisant une vitrine digitale en disant pourquoi ils sont géniaux, sur quoi ils sont formés et pourquoi il faut les accueillir dans ton espace parce que tu es soudainement propriétaire d'un cabinet pluridisciplinaire. Et qui paye ? C'est l'hébergeur. Et donc l'hébergeur peut être toi, un investisseur qui a de l'immobilier et qui a décidé parce que tu es à 20 minutes en dessous de Nantes dans une petite ville un peu sympa et qu'il n'y a pas beaucoup d'offres et que tu veux pouvoir accueillir des praticiens. Tu as un espace avec trois boxes, trois petits bureaux de 10-12 mètres carrés. Tu vas les mettre sur ma plateforme et tu vas payer 15 euros par mois hors taxe. Ça fait 18 euros. Mais en ce moment, j'ai mis un code promo. Donc 15 euros hors taxes pour déposer une annonce. Et puis tu payes 25 euros si tu veux déposer trois annonces. Et en fait, ce qui est hyper important, c'est qu'on adresse évidemment la location parce que c'est ce sur quoi on communique depuis le début très facilement. Mais on adresse également la recherche de collaborateurs et de remplaçants. On adresse également la vente, mais je crois qu'il y en a zéro offre de vente sur la plateforme pour le moment. Et en fait, je vais permettre à un professionnel de santé ou du bien-être ou un détenteur d'immobilier, investisseur, hébergeur, on les appelle des hébergeurs chez nous, de remplir ces mètres carrés. Donc, soit il les optimise en les louant ou en les sous-louant, soit il les remplit, entre guillemets, en mettant des humains à travailler, donc des assistants, des collaborateurs ou des remplaçants s'ils décident de partir faire Saint-Jacques-de-Compostelle avec moi pendant les 15 jours qu'il me reste cet été.
- Speaker #0
Il y a des bénéfices pour les thérapeutes ? tu entends bénéfice pour les utilisateurs ceux qui cherchent leur local oui parce que les thérapeutes quand même je suis assez admiratif de la tâche qui se lance dans ce type d'activité quand même c'est des business où tu factures quoi 60 70 euros la séance pour en faire beaucoup des séances pour en vivre et tu n'as pas l'énergie pour en faire beaucoup toute la journée en plus tu fais des énergivores et il y a les frais de location du lieu donc Au revoir.
- Speaker #1
Moi, en fait, je les aide à trouver le bon local pour exercer, comme je te le disais, facilement et efficacement. Aujourd'hui, ils passent leur temps à scroller sur Facebook, sur 8000 groupes, ils passent leur temps sur Le Bon Coin, ils sont chercheurs de biens immobiliers, alors que ce n'est pas leur métier, ce n'est pas ce qu'ils ont choisi d'être et de faire. Donc, le bénéfice, c'est de gagner beaucoup de temps et d'avoir à leur disposition plusieurs espaces. qui pourraient éventuellement correspondre à leurs besoins. Voilà.
- Speaker #0
Bon, ben écoute, merci pour avoir partagé ce partage génial.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Avec beaucoup de liens, en fait, il y a une certaine cohérence.
- Speaker #1
Ah, mais totalement. C'est pour ça que, enfin, quand tu me parles, pardon d'utiliser le mot, mais on a le droit de dire des gros mots ?
- Speaker #0
Ah oui, je suis...
- Speaker #1
Bullshit. Non, mais tu vois, moi, genre, je déteste le bullshit. Effectivement, les gens qui disent « je suis bâtisseur de liens » , je suis... ah non tu vas trop vite tu vas trop vite mais non mais tu vois c'est pour ça que je te dis en fait moi c'est vérité c'est linéaire c'est aligné enfin non c'est linéaire pas du tout c'est complètement dans tous les sens on va en parler juste après enfin ouais mais c'est aligné et dans la vérité du coup bah maintenant il est temps de passer à ta carte blanche ma carte blanche ouais tu m'as dit un coup de gueule bah j'en ai pas j'en ai pas spécialement ça peut être un coup de pub et bah ça va être un coup de coeur j'accompagne en ce moment une boîte qui s'appelle l'expérience IMO euh J'ai été chez un promoteur pendant très longtemps et je me souviens de la galère que représente la tonne de tableurs Excel que l'on peut avoir qui évidemment ne correspondent pas, n'interagissent pas les uns avec les autres. Et à l'époque, j'aurais rêvé d'avoir cet outil. Et quand j'ai rencontré ce patron, je lui ai dit « Waouh, je veux bosser avec toi, je veux bosser pour toi. » Il faut trouver des solutions. Et il s'avère qu'on s'est pris une tempête dans l'immobilier ces trois dernières années. et j'accompagne cette boîte qui s'appelle Experienceimo, qui est un super outil de pilotage à 360 de toute l'activité du promoteur. Donc, si je devais parler d'un coup de cœur, ce serait celui-ci. Donc, si vous êtes promoteur, on peut se parler sur MyClinica, mais on peut aussi se parler sur Expérience Imo. Et des coups de cœur, j'en ai plein et je vais en faire un deuxième parce que je suis sûre qu'il me reste 20 secondes. De réseautage et de prescription. Tu vois, il faut oser, c'est de la vente. Puisqu'on parle de réseautage et de prescription, il y a une boîte que j'adore, qui est un mec de mon réseau, un chouette humain qui s'appelle Rémi Esclamadon et qui a monté une boîte qui s'appelle Yes Today. Alors, évidemment, si vous êtes de ma génération, vous pensez aux Beatles, mais pas du tout. Je crois que c'est yesterday.org ou point quelque chose comme ça, mais vous le tapez sur Google. Et c'est un club de réseau, en fait. C'est une plateforme, ce n'est pas du tout un club de réseau, il va me gronder, mais c'est une plateforme sur laquelle tous les réseaux peuvent mettre leurs événements pour faire la promo de leurs événements. Donc, moi, en tant que consommatrice lambda, il ne fait hyper pas beau en ce moment, mais s'il faisait beau ce soir et que j'avais envie d'aller résauter Euh... mais réseauté avec des gens de l'immobilier ou réseauté avec juste des entrepreneurs qui ont envie de parler de bien-être de l'entrepreneur, j'y vais sur Yes Today. Je regarde ce qu'il y a ce soir. Et maintenant, il est en national. Donc, sentez-vous libre d'aller faire un tour sur Yes Today. Rémi a un service client incroyable. Vous lui posez une question, il vous répond tellement rapidement, avec tellement de douceur et tellement de bienveillance que vous n'allez avoir envie que d'une chose, de travailler avec lui. Voilà.
- Speaker #0
Et oui, Rémi, c'est à cause de lui que tu es là, en fait. C'est vrai ? Il est passé dans le podcast il y a un an et demi.
- Speaker #1
Je pensais que c'était Anatole, parce que j'ai failli faire la pub d'Anatole aussi. Ah,
- Speaker #0
mais Anatole aussi !
- Speaker #1
Et oui, Anatole est passé. En fait, c'est Anatole qui nous avait mis en relation. Mais non, c'est Rémi,
- Speaker #0
en fait. Oui, mais en fait, au départ, c'est Rémi. Peut-être qu'en effet, Anatole nous a mis en relation. Mais voilà. Mais du coup, oui, je suis à Bordeaux. Et du coup, il va falloir que je débarque à Bordeaux bientôt.
- Speaker #1
Avec grand plaisir, t'es le bienvenu. Je connais une asso d'entrepreneurs. Je pourrais te dire quand est-ce qu'ils ont eu un événement. La meilleure asso d'entrepreneurs, elle s'appelle Mayage. Aucun des deux ne me contredira. J'en suis la présidente. Et évidemment, tu es le bienvenu.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Je débarque à Bordeaux en avril. On verra ce qu'il y a de plus.
- Speaker #1
Écoute, on est en train de parler du Work and Chill du mois d'avril. Donc, c'est notre format mensuel.
- Speaker #0
Allez, créons du lien en vente. Au-delà des mots, enfin la vérité.
- Speaker #1
Avec plaisir, tu n'auras que ça avec moi.
- Speaker #0
C'est parti. J'avais vraiment envie d'aborder ce sujet. D'ailleurs, il faudra qu'on explique la joke de la perceuse.
- Speaker #1
Alors, on va commencer par là. Voilà, parce que la nana parle de performance, de clarté. Elle ose dire qu'elle a été une bonne directrice commerciale, mais elle est comme vous. Elle a une perceuse Lidl chez vous, chez elle. Franchement, un Parkside, super coup de cœur aussi, qui fonctionne, je me précise. Et elle a la chance d'avoir aussi... C'est horrible, je parle de moi à la troisième personne. Bref,
- Speaker #0
j'ai un bureau qui...
- Speaker #1
Qui faisait un petit bruit. Donc moi, j'ai été resserrer les vis. Depuis, ils ne montent plus. Mais je suis sûre que ce que j'ai fait n'a aucune incidence. Mais bon, j'ai quand même ce matin, pour essayer de remonter mon bureau, parce que sinon, tu aurais eu vu là. et donc je me suis dit bon pas cool avec mes chaises hautes du coup j'ai remonté mon ordinateur plutôt que de remonter mon bureau voilà ceux qui nous écoutent auront l'explication de la complétion et donc je suis arrivée avec deux minutes de retard sur le lien mais avec une perceuse et je pense que ça on ne te l'avait pas fait encore non par contre on m'avait fait la pince une fois on m'a fait une pince bref je
- Speaker #0
raconterai cette anecdote une autre fois sinon on va dépasser trop oui j'avais envie de parler de création de lien perso J'ai passé la quarantaine, je me suis rendu compte que j'étais un créateur de liens, ce qu'on appelle un connecteur et un réseautage professionnel. On parle souvent de ces créateurs de liens. Et il y a beaucoup de gens qui se présentent justement. On tricote, on connecte les gens. Mais il y a un peu ce regard pour ceux qui n'ont pas conscience de ce que ces profils un peu atypiques existent. C'est lié aussi au réseau, à la vente. On passe un peu pour des perchés. Mais qu'est-ce que c'est que ça ? cette personne qui se présente comme telle. J'avais envie de faire réagir un peu aussi par rapport à ça. Et puis, bien sûr, par rapport à la vente. Alors toi, tu l'as dit, la vente, tu ne l'as jamais apprise. Tu avais des prédispositions.
- Speaker #1
En fait, alors...
- Speaker #0
Tu viens de me faire penser, il y a un souvenir qui vient de popper. Dans mon village, il y avait la fête du village l'été. Et ma mère, je devais ranger ma chambre et débarrasser de trucs qui n'allaient pas. Et dans ma famille, on ne jette pas. Enfin, on donne, on troque, etc. Et je me souviens qu'à la fête du village, j'avais un bureau qui ne valait franchement pas grand-chose. J'avais vendu des tickets de Tombola, 10 francs ou 5 francs. On était en francs, pardon. pour les plus jeunes d'entre nous. J'avais vendu des tickets de tombola 5 ou 10 francs, mais genre plein de tickets de tombola. Ma table m'avait rapporté, ma table bureau, table basse, m'avait rapporté plus de 100 francs. Et la personne qui l'avait gagnée était hyper heureuse parce qu'elle avait gagné sa table pour 5 ou 10 francs, tu vois. Et donc, peut-être qu'il y avait une prédisposition. En revanche, je n'aurais jamais vendu un peigne et un chauve. Tu vois le vendeur, le loup de Wall Street, le vendeur qui met le pied dans la porte pour te vendre un contrat d'assurance vie en précompté, qui met des gens dans une situation de précarité insupportable, le mec qui te harcèle toute la journée, qui s'appelle la nana, qui s'appelle Micheline et qui veut te faire faire des économies sur ta facture énergétique. Mais attention, c'est le gouvernement qui l'envoie. Je n'en peux plus de tous ces gens. Pour moi, la vente, c'est un art. et j'ai un certain mépris, j'avoue, mais parce que je suis un peu trop authentique, j'ai un certain mépris pour ces vendeurs de tapis. J'aime bien les vendeurs de tapis, mais à l'étranger, quand ils me font vivre une expérience. Et d'ailleurs, je crois que j'ai pris conscience il y a quelques jours parce que je ne suis pas formée à la vente pure, alors que je donne des cours de vente. Je donne des cours dans des écoles de commerce sur tous ces outils, etc. Qu'est-ce que je leur apprends à mes étudiants ? Je leur apprends que la vente, ce ne sont pas des techniques, c'est une posture humaine. Et donc, tout à l'heure, je ne sais pas, je ne suis pas une diva, je ne suis une diva de rien, je fais de mon mieux comme plein de gens. En revanche, effectivement, il y a des gens qui ont un tempérament, il y a des gens qui ont des couleurs. Il y a une citation de Thomas Samuth, que je salue s'il nous écoute, qui est préparateur mental, qui accessoirement était le coach de Thomas Fèvre, Camille Lecour, Florent Manoudou. un peu plus connu que Maud Cléris. Et donc, en fait, Thomas Samuth, il dit « À l'école, on devient un élève. Sur le terrain, un sportif. En entreprise, on devient un salarié et on perd sa couleur. » Et en fait, je suis fan de cette citation d'un mec très, très en vie aujourd'hui dans notre société actuelle parce que c'est vrai. et que la couleur, c'est toi, c'est moi, c'est notre singularité, c'est qui on est vraiment. Et depuis qu'on est, tu as parlé de différence, ça fait 20 ans que j'accompagne des humains différents, et peut-être aussi parce que je suis une humaine différente. Et donc oui, effectivement, on passe pour des perchés, ou en tout cas, on passe pour des gens pas normaux. Et ça a été très dur. Moi, j'ai passé beaucoup de temps à croire que je devais me plier en huit pour rentrer dans des cases. J'ai passé beaucoup de temps à me lisser. J'ai passé beaucoup de temps à m'excuser aussi d'être. Mais j'ai aussi passé beaucoup de temps à croire que pour gagner, il fallait convaincre, qu'il fallait convaincre le monde, qu'on était à la hauteur, convaincre les gens d'acheter tel ou tel produit. Convaincre, convaincre, convaincre. Et en fait, j'ai compris. Et c'est là, c'est moi qui vais avoir l'air perché. que finalement, ce n'était pas du tout ça le sujet, ce n'était pas de convaincre, c'était d'être aligné, d'être au clair avec qui on est, d'être à notre bonne place et de s'aimer. J'ai d'ailleurs écrit un livre que vous ne trouverez pas parce que je n'ai pas signé les trois contrats d'éditeur et je suis en train de le retravailler, qui s'appelle « Essayons s'aimer » . Et en fait, ça change tout. Parce que crois-moi que quand on s'aime, ce qui n'est pas un truc facile toute la journée, tous les jours, mais quand on s'aime, On n'accepte pas des situations qui nous étiennent tous les jours. On n'accepte pas un job qui ne nous va pas. On n'accepte pas une relation personnelle qui ne nous convient pas. Et en fait, quand on s'aime, on est bien, bien droit, bien droit dans nos baskets. Et en fait, on attire les mêmes gens que nous. Et tout devient plus simple. On n'est pas dans le combat. J'expliquais à des étudiants avant-hier qui me disaient, c'est bizarre, parfois, on lutte, On était en train de parler des drivers, en analyse transactionnelle. évidemment je les accompagne aussi à se connaître eux-mêmes et c'est hyper puissant de découvrir sa couleur Thomas Samuth il y a un outil qui s'appelle le disque aller découvrir sa couleur est-ce que t'es rouge est-ce que t'es bleu est-ce que t'es jaune est-ce que t'es vert quand t'es rouge et que tu tombes face à un bleu possiblement, il faut prendre des gants pour se parler parce qu'on n'a pas le même champ lexical, on n'a pas la même énergie de communication, on n'a même pas les mêmes volontés de communication. Et donc, c'est hyper puissant de se connaître et de s'appréhender correctement pour pouvoir arrêter de perdre du temps en malentendu, en réunionnite aiguë, en tension, en tension. des dysfonctionnements dans une entreprise, ça coûte quasiment trois heures par semaine au manager, les tensions. Et en fait, je parle d'invisible, quand je parle de vérité, c'est invisible. Là, on est sur Restream, il y a un truc qui s'appelle le Wi-Fi qu'on ne voit pas, qui fait qu'on est connecté. Il y a de la lumière, on ne la voit pas, l'électricité. Sauf que si dans ta boîte, il y a des silos, Et que les services ne parlent pas entre eux, le courant ne passe pas. Et si le courant ne passe pas, l'électricité ne s'allume pas. L'ampoule ne s'allume pas. Et si l'ampoule ne s'allume pas chez toi, elle ne s'allume pas chez ton client non plus. Et tu vois, ça a vraiment du sens de déjà balayer devant sa porte, de regarder comment on est nous-mêmes face à notre énergie aujourd'hui. On n'est pas obligé d'aller bien tous les jours, c'est impossible. En revanche, on peut être honnête. On peut être honnête et lorsqu'on est vraiment préoccupé par quelque chose et qu'on arrive au bureau, si on est comme moi et qu'on est rouge, je suis rouge jaune, ça rattrape un peu, mais je suis quand même rouge. Donc, je suis défi, challenge, tu auras compris, défi, challenge, efficacité, rapidité. Tout ce qui est accessoire, bim, je le vire. Déjà, il y en a plein, ils ne peuvent pas comprendre. Je le vire parce que je n'ai pas d'énergie à mettre là-dessus. Donc, je vais être une très bonne chef d'orchestre. Les dossiers que je vais te rendre sont impeccables. Mais possiblement, si je bosse toute seule ou si je reste qu'avec des rouges, il y a plein de paramètres qu'on n'aura pas à explorer. Et ça, c'est dommage. Et donc, quand on se connaît suffisamment, on peut arriver au bureau et dire, aujourd'hui, si jamais je réponds un peu trop promptement ou si vous avez l'impression que je fais la gueule, ce n'est pas vous, en fait. C'est juste que je suis particulièrement préoccupée par ça. Ou ça, ou ça, peu nous importe. Et d'ailleurs, ça peut être parce que mon fils vient de se faire opérer de l'appendicite et que j'ai une journée de fou alors que je préférerais être à l'hôpital avec lui. Ça peut être juste ça. On est entre humains, donc ça, les gens le comprennent, ils l'acceptent, ils l'accueillent. Sauf qu'on nous explique, enfin on nous explique, on vous a expliqué à vous, messieurs, qu'il faut être fort, qu'il faut être parfait, que le patron n'a pas le droit d'être vulnérable, qu'il n'est pas là pour s'épancher, etc. Bullshit, bullshit. le problème avec les émotions c'est pas quand il y a du stress quand il y a un dérèglement le cerveau il bloque tout l'amidale elle s'active le cortex préfrontal il se bloque donc le rationnel est bloqué et c'est pas l'événement le problème c'est pas le patron qui oublie de dire bonjour en passant dans le couloir c'est ce que ça me fait interpréter il m'a pas dit bonjour c'est qu'il m'aime pas il est mal aimable c'est qu'il s'en fout de moi c'est que je compte pas mon dieu j'ai dû faire un truc qui allait pas bim c'est l'escalade et ça cette escalade elle coûte 3 heures par semaine
- Speaker #1
C'est beaucoup d'empathie, en fait, tout ce que tu es en train de décrire.
- Speaker #0
Mais c'est rigolo parce que, mais ouais, en fait, alors, il y a le stress aigu et il y a le stress chronique. Alors, le stress, il peut te faire avancer, il peut te faire performer. Il fait que je suis quand même prête à 10h02 ce matin avec, tu vois, un ordinateur surélevé sur une petite plateforme, machin. Mais si je suis en stress chronique et que ça fait six mois que je suis sous période de stress, ça fait 18 mois. en fait le cerveau s'adapte. C'est de la neurosciences. Le cerveau s'adapte. Donc le stress, dans l'instant, qui fait que mes amygdales bloquent mon préfrontal pour trouver une solution rapide, que je trouve, ça c'est bien. C'est ok. Sauf que, à force de stress, le cerveau doit faire des choix pour nous faire survivre. Et un des choix qu'il fait, c'est de mettre de côté l'empathie. Donc en fait, la qualité numéro 1 aujourd'hui, des professionnels, mais en fait des humains, c'est l'intelligence émotionnelle. La techno, elle va être copiée, ton service, il va être copié, enfin voilà, l'intelligence émotionnelle. Il ne faut pas chercher à midi à 14h. Et My Clinica, c'est une brique de cette vision d'ailleurs en fait, je peux faire un pont avec ça. Moi, ce que je veux, c'est que tu disais à quel point c'est difficile d'être thérapeute, à quel point c'est compliqué. Mais c'est tout aussi compliqué d'être un médecin spécialiste parce qu'il faut faire 10 ans d'études, parce qu'il faut apprendre par cœur, parce que ça fait 20 ans que le système est un peu arrogant aussi avec les humains qui veulent faire médecine. Et donc, ils ne sont pas assez nombreux aujourd'hui. Les médecins généralistes ne sont peut-être pas hyper valorisés. Les kinés ne sont peut-être pas hyper revalorisés d'un point de vue économique depuis quelques années. Et donc, en fait, préparer sa retraite. Avoir, investir dans de l'immobilier qu'il faut rentabiliser, ça a du sens. collaborer, apprendre le métier. Et c'est travers aussi, parce que quand on arrive dans un métier, on est plein de fougue et plein de convictions, mais à un moment, on redescend un peu et on se rend compte qu'on peut peut-être prendre un peu de temps pour soi, on peut peut-être être un peu moins tout feu, tout flamme sur ça ou ça. Et donc, enseigner, transmettre, c'est hyper important. Et tu vois, My Clinica, c'est vraiment une brique de ma vision qui dit, je veux prendre soin des gens et prendre soin. de leur sécurité financière, de leur sécurité émotionnelle, de leur desiderata aussi. Ils veulent plus de liberté, je veux leur offrir de la mobilité, c'est de la liberté, la mobilité. Tu vois, ma technique, c'est la croisée entre ce que j'aime, stratégie leadership humain, et quelque chose que j'ai traversé, une tempête qui s'appelle la santé.
- Speaker #1
Alors, tu parlais d'intelligence émotionnelle, alors bon, ne nous fais pas un cours sur l'intelligence émotionnelle, ce serait trop long, on n'aura plus le temps, mais...
- Speaker #0
les émotions liées à l'action, que ce soit la colère, la surprise ou l'équilibre. La joie, c'est une émotion d'équilibre. La joie, elle nous répare plus rapidement de tout. Et la tristesse aussi, c'est une émotion d'équilibre. Mais il y a aussi la protection, la peur et le dégoût. Ça active des mécanismes en nous, des réactions, qui ont pour objectif de nous faire survivre. De ces six émotions fondamentales découle une roue des émotions. Tu pourrais regarder sur Google. Moi, j'adore trouver le bon mot. J'aime beaucoup l'étymologie. Donc, trouver le bon mot pour exprimer la bonne émotion, pour moi, c'est passionnant. Et c'est aussi un principe de vérité. Et en fait, déjà apprendre à détecter comment notre corps réagit dans telle ou telle situation, c'est un début de l'intelligence émotionnelle. Ensuite, Moi, je vous inviterais à calculer votre quotient émotionnel. C'est-à-dire que calculer comment vous interprétez les événements. Est-ce que vous savez prendre de la hauteur sur vous ? Et puis ensuite, il y a tout le biais intelligence relationnelle, donc la relation à l'autre. Et ça, c'est passionnant parce qu'on a un score. Comme tu l'auras compris, gagner est important. Donc, aller vers le haut, aller vers le meilleur score. Je crois que c'est un score sur 100. Il y a un moment que je ne l'ai pas fait. Et après, il y a des curseurs. Et vous pouvez gagner 10 ou 20 points d'intelligence relationnelle en 2-3 mois. Mais comment ? En ayant conscience de comment ça fonctionne. Et je crois qu'il faut faire preuve d'un petit peu de douceur avec soi-même, ce que l'on ne nous apprend pas à l'école. Il faut être gentil avec les autres, mais commencez déjà par être gentil avec vous. Ça peut être la seule injonction que je vais faire aujourd'hui. Commencez par être gentil avec vous. Et dites-vous que vous ne savez pas ce que vous ne savez pas. J'ai l'immense plaisir, Jean-Christophe, de te dire que tu ne sais pas ce que tu ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, je sais que je ne sais rien.
- Speaker #0
Mais il y a ça aussi et que tout ce qui n'est pas nommé n'existe pas. Mais on ne sait pas ce qu'on ne sait pas. Donc, en fait, si on ne sait pas que ce n'est pas de notre faute, si on a la moutarde qui m'ont donné et les larmes qui arrivent dans les yeux quand on a une réaction d'injustice. si on ne le sait pas, on ne comprend pas, on croit qu'on est nul parce qu'on pleure pour rien. En fait, pas du tout. C'est juste qu'on a peut-être dans les six blessures de l'âme, là je peux faire un peu perché, mais vous pouvez, je pose ça là, les plus courageux téméraires d'entre vous iront regarder, quelles sont les blessures que l'on a qui peuvent réactiver ces émotions. Sans que ce soit le déclencheur, ce n'est pas lui qui me déclenche cette émotion en fait, elle m'appartient. La notion de miroir est hyper intéressante, il y a une tonne de sujets qui sont passionnants dans l'intelligence émotionnelle. et que l'on peut survoler avec relativement d'aisance. Donc déjà, faites un test disque, un test de driver et un test de quotient émotionnel et vous serez déjà bien armé. Vous n'aurez pas forcément tout compris, mais vous aurez déjà des réponses sur le pourquoi du comment vous avez le droit d'être gentil avec vous.
- Speaker #1
Alors, mieux réseauter, mieux vendre, mieux se connecter. En fait, c'est mieux se connecter à soi-même et à son interlocuteur.
- Speaker #0
Exactement. la performance elle a une racine la performance elle a une racine et j'aime bien prendre cette image imagine toi ou ton écosystème ton entreprise comme un arbre normalement ce que tu vas voir, je ne suis pas debout, mais tu vas voir un tronc, puis tu vas voir des branches, et puis en fonction de la saison et ou de la performance, tu vas avoir des fleurs ou des feuilles. Les fleurs ou les feuilles sont la performance visible, les branches ça va être ton statut, ton titre, comment tu, enfin les différents... pôle de ton entreprise, etc. Et qui vont œuvrer ensemble pour faire ces brancs, pour faire ces feuilles et pour laisser éclore ces feuilles et ces fleurs. Et il y a un truc qu'on ne voit pas.
- Speaker #1
Les racines.
- Speaker #0
On ne voit pas les racines, très bien. Mais on peut les voir si on creuse. On ne voit vraiment pas.
- Speaker #1
L'intérieur du tronc.
- Speaker #0
Et il y a quoi qui passe ?
- Speaker #1
La sève.
- Speaker #0
Eh oui ! T'as dit que t'étais fainéant, c'est moi qui pose des questions. La sève, exactement. Et en fait, un arbre dans lequel la sève ne circule pas, il peut continuer à être vert, à avoir des fleurs, etc., sauf qu'il ne pousse plus. Et en fait, dans nos entreprises, la sève, c'est le levier stratégique. C'est le levier invisible de performance. Et cette sève, on ne peut pas faire du... performance washing ou du save washing. Ça commence chez toi. Je suis la boss de MyClinica. Si mon énergie est driveée par la peur de ne pas trouver d'investisseur parce que je vais engendrer, je vais commencer une levée de fonds. Si la save, c'est de l'anxiété parce que je suis toute seule aux commandes de MyClinica et que je n'ai pas les moyens de recruter un super pour... profil, une diva ou un diva en marketing parce que j'ai besoin de me faire connaître en communication, si ma sève est alimentée par ça, je vais passer toutes mes actions en mode survie. Alors que si ma sève est nourrie par l'agaper, la confiance, en anglais on dirait le care, le prendre soin, je vais attirer à moi et ça fonctionne toujours, ce n'est pas perché, ce n'est pas ésotérique. J'attire à moi des gens qui, comme par hasard, vont m'offrir des solutions. Et donc, tu vas me mettre en relation avec un ou une professionnelle de santé ou du bien-être qui est à côté de chez toi, qui a un centre pluridisciplinaire, mais qui en plus a un de ses meilleurs copains qui est business angel et qui a très envie d'aider parce que sa fille a de l'endométriose et que sa femme a eu un cancer du sein dont elle est parfaitement rétablie aujourd'hui. Eh bien, il a une appétence pour le prendre soin. Et donc, il va se dire, ma clinica, c'est chouette comme projet.
- Speaker #1
Et si tu... L'image de la sève, si tu pouvais la résumer en une phrase, ça arriverait ou pas ?
- Speaker #0
Alors, mot de Cléris, résumé en une phrase, si on se connaissait mieux, tu saurais que je ne suis pas la nana la plus concise de l'univers. Mais je peux essayer parce que j'aime bien relever des challenges.
- Speaker #1
Qui écoutent et qui...
- Speaker #0
Bien sûr, qui parquent moins dans tous les sens que moi.
- Speaker #1
C'est pas moi qui l'ai dit.
- Speaker #0
Non, c'est moi et c'est OK. Si je devais résumer l'image de la sève, vous, vous êtes le levier le plus stratégique de bonheur et ou de performance, peu importe que vous pensiez perso ou pro, et que c'est ce qui vous nourrit vos racines quand vous avez les pieds sur le sol, c'est ce qui vous nourrit, qui va émerger, qui va rejaillir. Voilà. Si vous êtes gentil avec vous, ça ne veut pas dire fataliste, ça ne veut pas dire ne rien faire et attendre en canapé devant Netflix. Là, j'ai déjà fait 18 frades. Mais si vous êtes dans la douceur, dans la confiance, dans la compréhension, les tempêtes du marché, les tempêtes, elles vont arriver, quoi qu'il arrive, mais vous aurez de meilleures racines pour les accueillir. Et plutôt que de casser, vous allez juste bouger. Vous allez juste vous mouvoir avec cette tempête et vous allez trouver des solutions au fur et à mesure.
- Speaker #1
Ce n'est pas une phrase. Ça va aller chercher dans le perso aussi quand même.
- Speaker #0
Alors là, mais bien sûr, ça va chercher dans le perso.
- Speaker #1
C'est un exode. Quand on a préparé cette émission, on s'est eu au téléphone il y a quelques semaines. Et c'est vrai que tu as le don de faire parler, très à l'écoute. Ah, Jean-Christophe, ton année 2025. pas terrible, pourquoi ? Et puis on a parlé d'un truc très personnel.
- Speaker #0
Je vibre là au moment.
- Speaker #1
La disparition de mon père. Alors moi, je suis OK. Je suis quelqu'un qui parle assez facilement de moi, des gens que je ne connais pas plus que ça. Ce n'est pas un frein, juste qu'il faut mettre les bonnes conditions et tu as réussi à les faire.
- Speaker #0
Mais ma question,
- Speaker #1
j'y arrive, c'est est-ce qu'en France, on a vraiment ce... c'est très personnel comme approche. La frontière entre le pro et le perso, c'est compliqué. On a l'impression en t'écoutant qu'on est dans un monde professionnel, mais il y a quelque chose de très... Je n'arrive pas à poser la question, mais je pense que tu m'as compris.
- Speaker #0
Mais je t'ai compris. Très,
- Speaker #1
très, très perso quand même. Et moi, dans mon parcours pro, je n'ai pas l'impression d'avoir été aussi... d'avoir une approche aussi forte. Je n'ai jamais vu ça.
- Speaker #0
Alors, premier aveu, j'ai des frissons dans ce que tu es en train de dire. Donc ça, c'est ce qu'on appelle un aveu de vulnérabilité. Je suis en train de te dire que je suis suffisamment bizarre pour avoir des frissons à entendre ce que tu me dis. Les gens autour de moi, je pense que je pose un cadre et ce très sincèrement avec beaucoup de... Je ne suis pas... avec beaucoup de douceur et pourtant je peux être un vrai bulldozer, mais je pose un cadre de sécurité. C'est-à-dire qu'avec moi, les gens sont en sécurité. Et c'est vraiment une de mes caractéristiques et c'est vraiment ce que mes clients à chaque fois soulignent en se disant « Waouh, on se sent bien, tu nous donnes la main » . Moi, j'ai fait une des... Je pense que j'ai fait des formations... Enfin, j'ai fait une formation de coaching et de PNL, mais il y a 20 ans, à une époque où ce n'était même pas à la mode. Parce que j'avais envie de comprendre les mécanismes cachés. de décision, de bien-être, de mal-être, de friction. Et après, je me suis formée à d'autres choses, à la neurosciences, avec un mec passionnant qui s'appelle Guillaume Mathias, de Brain Modus Operandi, et puis encore à d'autres pratiques. Je ne vais pas toutes les lister parce que je suis un peu folle sur le sujet. Et la première chose que j'ai envie de dire, ce qui me fait raisonner, c'est que... L'émotion a toujours été décrite comme un bruit dans la vie professionnelle. C'est une nuisance, c'est un bruit. Et ça, c'est l'héritage, c'est notre domestication, c'est-à-dire qu'on est les enfants de la pensée rationnelle, les enfants du taylorisme. Alors, ce n'est pas le taylorisme qui conçoit l'humain comme un rouage de l'entreprise. L'humain est un rouage, c'est une pièce de l'entreprise. Les roues crantées s'abriquent et ça avance. Le taylorisme n'a pas créé ça. Il y a toujours eu le seigneur et le serf, le patron et le stagiaire. Cette asymétrie, le roi et ses sujets, cette asymétrie dans le travail, elle a toujours existé. Sauf que le taylorisme a amené l'organisation rationnelle du travail à penser l'humain comme un roi. Et l'émotion ? Et teint a toujours été décrit comme un bruit. Dès la plus tendre enfance, enfin tout petit, on apprend, dès qu'ils sont jeunes, on apprend aux enfants à ne pas faire de bruit. On apprend aux enfants à se dire que quand ils seront au travail, il faudra qu'ils aient de la distance, qu'ils aient de la hauteur, qu'ils aient un uniforme gris d'ailleurs, si tu regardes bien, pas trop de couleur. Ce serait quand même dommage d'assumer sa couleur. Merci Thomas Salmuth d'avoir dit cette petite phrase un peu choc. Et en fait... On est aujourd'hui dans un monde où force est de constater que l'humain ne peut plus être un rouage, pour une raison très simple, et je vais faire dix raccourcis, mais les machines font de meilleurs rouages que vous et moi, que toi et moi. Et donc en fait, la question n'est pas de se dire, est-ce que l'IA va remplacer l'humain, mais quelle va être la différence, quelle est la place de l'humain dans un monde où l'intelligence artificielle peut améliorer, nous améliorer quasiment tous. Et en fait, ça fait une petite vingtaine d'années que je dis que l'humain doit, peut-être deuxième injonction en fait, se réinventer. C'est-à-dire que si on considère que la machine est meilleure que toi, qu'aujourd'hui ta techno, elle peut être copiée en deux temps, trois mouvements, bien qu'elle soit protégée par un brevet, ok, mais bon... En vrai, ton produit peut être copié, ta technoprope peut être copiée. Ce qui ne sera pas copié, c'est toi. C'est le lien que tu crées dans tes équipes. C'est le fait que quand la tempête arrive, est-ce que tes équipes vont se coller aux abris et elles se barrent ou est-ce qu'elles protègent la maison ? La maison, c'est ta boîte. Et donc, je crois qu'on arrive enfin... au moment tant attendu par moi-même, où l'humain n'a plus besoin d'être dual, d'être pluriel. d'être un pro et un perso. Et il y a deux jours, mon dernier cours avec mes étudiants, quand je leur ai donné un des tests à faire, ils m'ont dit « Madame, Madame, on répond en pro ou en perso ? » Je dis « Alors, vous avez 23 ans, 24 ans pour certains, donc répondez comme vous êtes vous. » Voilà, venez comme vous êtes, répondez comme vous êtes, parce que dans quelques années, vous serez suffisamment complets, alignés. et en conscience de vos forces, de vos faiblesses, de vos couleurs, de vos drivers, pour apprendre à piloter tout ça avec extrêmement de lucidité, d'empathie et de clarté. Et donc, il n'y aura plus une frontière immense entre le pro et le perso. Il n'y aura plus cette frontière. Cette frontière,
- Speaker #1
ça peut vraiment exister cette frontière ?
- Speaker #0
Jamais, mais on s'est obligé à être. On s'est obligé à être. Et ce que je trouve génial... C'est que chaque génération se définit non pas parce qu'elle invente, mais parce qu'elle rejette. Et toutes les générations pensent qu'elles doivent éteindre l'incendie laissé par la génération d'avant. Donc nous, 40 ans plus, on se dit « Ah franchement, ils fumaient au JT, ils fumaient dans les avions, ils jetaient leurs clopes par la fenêtre, ils faisaient n'importe quoi et c'est de leur faute si aujourd'hui blabla. » Puis en plus, ils ont laissé arriver la malbouffe et puis… Il y a plein de raisons qui font qu'on se dit qu'ils n'étaient pas parfaits. Sauf qu'eux, ils ont fait comme ils ont pu. Et nous, on fait comme on peut. Et la nouvelle génération nous dit qu'on ne peut pas faire les 3-8, c'est n'importe quoi, on ne peut pas bosser 45 heures par semaine. Et on dit que la nouvelle génération ne veut pas bosser, qu'ils ne comprennent rien, tout ça. Mais ce n'est pas vrai. La nouvelle génération, ils sont passionnants. La nouvelle génération, ils ont envie d'avoir le droit d'être un peu plus eux-mêmes. Alors, il y a des abus. Tout à l'heure, tu as parlé de ce que moi, je résume comme la novlangue. Quand on parle de talent, de bienveillance, quand on parle de bâtisseur de lien, de connecter les humains. D'ailleurs, même le mot humain, il est devenu galvaudé alors que tu as remarqué que j'ai dû l'utiliser 47 fois déjà depuis qu'on a commencé. Parce que moi, je ne parle pas des gens, je parle des humains. On est tous uniques et tellement incroyables que je décide. Déjà, je m'en fiche, homme, femme, mais humain. Voilà. Et d'ailleurs, cette génération, la nouvelle génération, a aussi d'incroyable qu'elle s'en fiche que tu sois un homme ou une femme. Elle s'en fiche peut-être un peu trop, mais elle s'en fiche que tu sois un homme ou une femme et elle te traite de la même façon. Donc, elle t'ouvre la porte, elle ne t'ouvre pas la porte. Elle s'en fiche que tu sois une femme et que tu sois sa patronne, enfin son patron, peu importe. Je les trouve assez équitables sur le sujet parité homme-femme et donc je les trouve chouettes sur ce sujet. Je crois que j'ai perdu là où je voulais aller. je disais que j'avais beaucoup d'espoir dans cette nouvelle génération et que moi par exemple ce que j'ai toujours rejeté dans la génération d'avant c'est le management autocratique le petit chef, je ne supporte pas le petit chef qui croit qu'il fallait attendre 40 ou 50 ans pour être sérieux et pour être professionnel et je ne supporte pas le petit chef qui est infantilisant je n'ai jamais j'y arrive pas, d'ailleurs j'en bégaye je n'y arrive pas et donc en fait ce petit chef qu'est-ce que j'en ai fait ? j'ai refusé de travailler avec ça a été compliqué Merci. Et donc à un moment, quand j'ai grandi et quand j'ai amené un peu de douceur avec moi-même, je me suis dit bon ok, je vais bosser avec et puis peut-être que s'il m'aime bien, il va comprendre ou s'il voit qui je suis vraiment, il va comprendre qu'il n'est pas obligé de me traiter, même pas comme sa fille en plus parce qu'à la rigueur j'aurais pu y trouver quelques avantages, mais il n'est pas obligé de m'infantiliser, il n'est pas obligé de me contrôler, il n'est pas obligé d'essayer de mettre la patte du lion sur le gnous. Et ça, je faisais déjà ça, j'avais 20 ans. d'essayer de ramener un peu plus d'équilibre dans les relations.
- Speaker #1
Écoute, toutes les bonnes choses ont une fin.
- Speaker #0
Comment ça, ça s'arrête ?
- Speaker #1
Une heure.
- Speaker #0
Une heure.
- Speaker #1
Deux questions avant de se quitter. Je pense qu'on a vraiment bien répondu. Tu as parfaitement répondu à notre sujet. C'est gentil. Deux questions. Comment on peut t'aider aujourd'hui ? Et qui tu vois à ta place prochainement dans ce podcast ?
- Speaker #0
Comment on peut m'aider aujourd'hui ? Si vous connaissez autour de vous, si vous avez autour de vous des professionnels de santé et du bien-être,