- Speaker #0
« Rendez-vous, le podcast qui fabrique et consolide votre réseau d'apporteurs d'affaires. »
- Speaker #1
« Bonjour Laura, bienvenue dans le podcast. »
- Speaker #0
« Bonjour Jean-Christophe, merci de ton invitation. »
- Speaker #1
« On va passer un peu de temps ensemble, on va aborder un sujet sur le juste prix justement pour... » Pour les dirigeants, les indépendants, fixer leur prix, c'est souvent un casse-tête. Des fois, moi-même, je me pose la question. D'ailleurs, après de nombreuses années en freelance, ça peut m'arriver de me questionner sur ce sujet. Tout de suite après ma petite présentation, tu vas pitcher, tu vas te présenter, te faire ton elevator pitch. Puis après, on va remonter un peu le temps, savoir qui tu es, quelles sont les étapes de ton parcours pro, qui expliquent ce que tu fais aujourd'hui. Tu auras une carte blanche et après, on rentrera dans le vif du sujet. C'est tout bon, Laura ?
- Speaker #0
C'est parfait.
- Speaker #1
C'est nickel. Alors à toi de jouer. Présente-toi. Quel est ton elevator pitch, Laura ?
- Speaker #0
Alors moi, je suis Laura Boccobsa. Je suis sparring partner de dirigeant depuis 8 ans, après une longue carrière, plus de 20 ans en corporate, où j'étais numéro 2 d'entrepreneur et d'entrepreneur. Et en gros, moi, je suis le miroir sans filtre, la caisse de résonance des dirigeants, celle qui leur dit les choses que personne d'autre ne leur dit, celle qui les aide à démêler leur pensée, le flou dans leur pensée, à ramener de la... la clarté et du discernement pour qu'ils prennent enfin les décisions qu'ils doivent prendre.
- Speaker #1
Rendez-vous, le podcast. Alors, avant d'en arriver là, par quelles études ?
- Speaker #0
J'ai un parcours pas linéaire du tout. Je suis ingénieure chimiste, déjà, pour commencer. Et comme j'avais 21 ans au Sancière d'école d'ingénieurs, parce que j'avais eu mon bac relativement jeune, On m'a dit en 94, mademoiselle, vous ne pouvez pas diriger des techniciens de 50 ans alors que vous êtes une femme qui en avait 21, puisqu'en 94, on pouvait dire ça à une femme sans problème. Et je pense qu'en plus, c'était relativement vrai. Je pense que je n'avais pas du tout développé l'assertivité que j'ai développée depuis parce qu'on ne l'apprenait pas du tout en école d'ingénieur. On n'apprenait pas du tout le management à cette époque-là. Donc, je suis partie faire MBA aux États-Unis parce que j'étais tombée dans la marmite du marketing dans mon stage chez Procter que j'avais adoré. Donc je suis partie aux US, j'ai fait un MBA américain, donc moi je suis partie vivre aux US dans les années 90, c'était pas encore du tout à la mode, mais j'étais sur la côte Est, pas sur la côte Ouest. Et je suis revenue en 97, après avoir bossé un petit peu là-bas, mais je suis revenue en France pour repartir à Londres, bosser dans la chimie, dans le marketing, donc jusque-là tout était parfaitement cohérent. Et là en 2000, je rentre en France pour un deuxième job dans la même boîte, toujours marketing chimique, et là ça part en vrille. puisque je suis passé par le conseiller en stratégie chez ATKernet, j'ai passé dix ans chez Orange, qui était mon client qui m'a débauché dans plein de postes différents, dont deux créations de business unit, mais à chaque fois les deux autres étaient des créations de postes aussi. J'ai été débauchée pour partir dans la robotique humanoïde. Ensuite, les Japonais ont racheté, donc je suis partie dans l'événementiel. Je suis arrivée à Bordeaux pour de l'immobilier, de la promotion immobilière, de la gestion de syndic, etc. Quand j'ai perdu ce job-là, il y a huit ans, je me suis créé mon job. Et c'est comme ça que je suis devenue Sparring Partner. Parce qu'on me dit toujours, quand tu deviens freelance, il faut trouver le truc sur lequel tu es meilleur que n'importe qui. Et c'est là-dessus que tu vas faire ta niche. Et moi, j'étais super forte pour dire aux gens qu'ils avaient tort.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as appris aux États-Unis à faire la différence aujourd'hui ?
- Speaker #0
J'ai appris plein de choses aux Etats-Unis. J'ai appris la curiosité. J'ai pu assouvir, je ne l'ai pas apprise là-bas, mais j'ai pu assouvir ma curiosité naturelle. Moi, je suis curieuse de tout. C'est ce qui fait d'ailleurs que je peux être sparring partner parce que quand tu accompagnes un dirigeant, tu peux parler un jour de recrutement, un autre jour de produit, un autre jour de diversification, un autre jour d'international. Et là-bas, on t'autorise à être curieux. Là-bas, quand tu es en fac, moi j'étais quand même en master, donc master business, j'ai pu prendre des cours. à côté parce qu'en fait, quand tu es dans la fac, tu peux prendre n'importe quel cours. Moi, j'ai pris un cours en film studies, par exemple. J'étais toujours fascinée par qu'est-ce qu'on apprend quand on étudie le cinéma aux Etats-Unis et donc j'ai suivi un cours de film studies, j'ai suivi un cours de gender studies aussi qui n'avait rien à voir avec mes cours obligatoires pour mon MBA, mais j'avais le droit, tant que c'était pas en conflit avec mon emploi du temps de master, j'avais le droit d'aller participer à d'autres cours. J'ai pu assouvir ma curiosité intellectuelle. chose que tu ne peux pas faire en école d'ingénieur. En école d'ingénieur, tu as 40 heures de cours par semaine, tu en as quasiment autant que quand tu es en prépa, donc tu n'as juste pas l'école du samedi matin, mais sinon, c'est quand même le même rythme, et tu es vraiment à 100% dans l'ingénierie, en tout cas toutes les... toutes les matières, toutes les disciplines qu'il doit faire en ingénieur, en tout cas un ingénieur chimiste comme moi j'ai pu l'être. Donc ça, c'était cool. J'ai été confrontée à plein de nationalités. J'ai même bossé pendant un an et demi, un an en part-time et six, sept mois en plein temps au bureau des... J'étais assistante sociale pour les étudiants étrangers, en fait. En gros, c'était le bureau des étudiants étrangers. Il y avait plus de 100 nationalités sur le campus où j'étais. Donc j'ai pu me confronter à énormément de nationalités que je ne connaissais pas. J'ai rencontré deux Islandais quand même. Il n'y a pas beaucoup d'Islandais en tout. Donc deux, je pense que c'est une grosse portion. J'ai pu travailler avec des Sud-Américains, des Asiatiques, de toutes les couleurs de l'Asie. Parce que l'Asie, en fait, c'est très multiple, c'est très variable. Des Australiens, évidemment. J'ai rencontré mon premier Néo-Zélandais aussi. Et puis tous les pays d'Afrique. Évidemment, beaucoup, beaucoup d'Européens, surtout d'Européens du Nord.
- Speaker #1
Il y a ce côté un peu touche-à-tout au potentiel chez toi ?
- Speaker #0
Un petit peu, oui.
- Speaker #1
Un peu, un mot. On parle beaucoup d'hypersensibilité, HPI.
- Speaker #0
Oui, on peut dire ça.
- Speaker #1
C'est pas forcément un avantage des HPI, à mon avis. Ça l'est pas. C'est un profil là aussi, toi ?
- Speaker #0
Oui, j'ai été diagnostiquée à 4 ans, à une époque où on ne diagnostiquait pas, parce que moi, je suis née en 73. Donc, moi, en 77, on a dit à mes parents que j'avais un QI hors normes. J'ai sauté la troisième année maternelle et le CE2. Je suis arrivée, j'ai eu 16 ans en mai, j'ai eu mon bac en juin, la même année. et ça c'était en 89 donc non c'est pas une c'est pas forcément une bonne chose, moi j'ai eu la chance d'avoir été plutôt bien accompagnée par le système éducatif public à l'époque là-dedans mais je te dis à 21 ans quand je suis sortie d'école d'ingénieur après quand même un bac plus 5 le marché du travail, je me suis pas sûre que j'étais parfaitement mature pour y aller donc je suis contente d'avoir pu faire mes deux années de MBA en plus.
- Speaker #1
Donc la connexion c'est un peu Cool, yeah ! On dit des HPI ou des hypersensibles, qu'ils ont un don pour connecter les gens, un don inné pour faire le réseau. C'est quelque chose que tu es aussi, quelque part ?
- Speaker #0
Ah, mais c'est complètement. Mais complètement. Je ne le savais pas du tout, en fait. Moi, je me suis rendue compte en faisant un peu le bilan de ma vie. Quand les Japonais ont racheté Aldébaran, je me suis retrouvée la première virée, parce que j'étais vraiment le bras droit du dirigeant à ce moment-là. Je me suis mise à rappeler des gens que j'avais une carrière jusque-là, mais on m'avait toujours appelée pour le job d'après, si tu veux. j'avais jamais été... dans la merde en gros. J'ai d'ailleurs fait un posting-team là-dessus sur 42 ans, j'ai cru que ma vie s'arrêtait. Et en fait, j'ai juste appelé les gens que je connaissais pour leur demander des conseils. J'ai appelé des gens à qui je n'avais pas parlé depuis 10 ans, mais ça s'est hyper bien passé. Je me suis rendue compte que j'étais une femme de réseau. Je ne m'étais jamais rendue compte de ça avant. J'avais tissé mon réseau sans m'en rendre compte. Et aujourd'hui, il me sert énormément et d'ailleurs, connecter les gens, au-delà d'aller, moi, m'appuyer sur mon réseau pour faire des choses, mais aussi vraiment connecter des gens de mon réseau ensemble parce qu'ils ont des belles choses à faire ensemble, je le fais de façon complètement instinctive. Généralement ça marche plutôt pas mal et ça me sert beaucoup dans mon boulot de sparring partner aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est quelque chose que tu enseignes un peu aussi le réseautage, la connexion ?
- Speaker #0
J'explique aux dirigeants que j'accompagne parfois comment est-ce qu'ils doivent s'appuyer sur un réseau, construire un réseau, animer aussi le réseau et puis surtout ne pas croire que moi un des trucs qui m'insupportent dans le réseautage tel que beaucoup le pratiquent aujourd'hui, pas tout le monde heureusement, c'est que c'est beaucoup des clubs d'affaires où tu as l'impression que c'est les gens dans le club d'affaires à qui tu vas vendre. Moi, je crois beaucoup à l'animation de prescripteurs, beaucoup plus qu'aller en réseau avec des gens à qui tu vas vendre en direct. Je suis dans des réseaux, d'ailleurs ça fait partie des coups de cœur que je vais te révéler tout à l'heure dans ma carte blanche, mais je suis dans des réseaux où c'est d'abord l'entraide et ensuite les choses viennent tellement naturellement derrière. Alors ça va moins vite, c'est vrai, mais c'est tellement plus pérenne. c'est tellement plus robuste et ça t'assure du business pour beaucoup plus longtemps.
- Speaker #1
Comment s'est passé ton lancement en indépendant ? Tu en as un petit peu parlé, tu peux nous en dire un peu plus ?
- Speaker #0
Mon lancement en indépendant, c'est fait complètement par hasard. Je sais que je vais perdre mon job, je suis encore dans les effectifs, mais je sais que je vais perdre mon job en août 2018. Et comme j'avais déjà eu une période de chômage après Aldébaran, pendant laquelle j'ai trouvé un job relativement vite, et en fait, au moment où j'ai dû commencer, Je voulais repousser le début parce que je n'avais pas eu le temps de faire des trucs cool, tu vois. Je n'avais pas eu le temps de faire du bénévolat, enfin les trucs que j'avais envie de faire. Là, je me suis dit, respire, ça t'est déjà arrivé une fois, tu peux prendre le temps. On a quand même cette chance fabuleuse en France d'avoir le chômage. Donc, ce n'est quand même pas dans tous les pays qu'on a ce filet de sécurité-là. Donc, je me suis dit, respire bien et fais des choses que tu as envie de faire. Donc, je me suis mise à être bénévole, à être mentor de start-up dans l'écosystème bordelais puisque j'étais venue vivre à Bordeaux. pour ce job dans l'immobilier, alors que je suis une parisienne purvue, Paris, un train muros, Neuilly, c'était là vraiment, il fallait passer le périph', c'était horrible quoi. Et en fait, il y a une des startups que j'ai mentorée qui m'a dit, écoute, on a besoin d'un truc là. On a besoin de plus que juste les quelques apéros qu'on passe ensemble. Est-ce qu'on peut te payer ? » J'ai dit oui. Et puis, j'ai regardé un peu ce qui se faisait. J'ai compris qu'auto-entrepreneur, c'était capé en termes de chiffre d'affaires et que c'était un chiffre d'affaires qui ne me permettait pas de récupérer mon salaire. Moi, quand je me suis retrouvée au chômage, j'avais 45 ans. J'avais un poste au Comex. J'avais 200 personnes sous mes ordres. J'avais plutôt une situation confortable, comme on dit. Et donc, je ne me suis pas auto-entrepreneur, mais j'ai fait tout de suite une société. J'ai pris un cabisse de Sazhu. J'ai écrit un post LinkedIn pour dire « Coucou, je deviens indépendante » . Et en fait, la première année, c'est mon réseau qui m'a appelée.
- Speaker #1
Oui, c'est très confortable, une première année d'exercice.
- Speaker #0
C'était très confortable. Et c'est là que je me suis rendu compte que « Consultante » , en fait, ça ne m'allait pas. Ce n'était pas un mot qui m'allait. Ce que je faisais, ça correspond quasiment à ce que je fais aujourd'hui, même si j'ai produit quelques livrables au début. Mais en fait, au début, tout s'est fait par mon réseau le plus immédiat. J'ai une de mes amies. on était au COMEX ensemble dans l'événementiel, qui devenait directrice générale dans une entité du Parapublic à Paris, qui m'a dit, j'arrive, il y a 80 personnes, je sais que c'est le bordel, je ne sais pas ce que je vais faire, viens, je ne sais pas ce que tu vas faire non plus, mais je sais que tu vas m'aider. Donc voilà, j'ai commencé comme ça, j'ai accompagné quelques startups sur Bordeaux, le patron de l'une m'a recommandé à sa femme, qui était DGA d'un gros fonds parisien et qui est restée ma cliente pendant trois ans. Enfin, voilà, ça s'est fait. Donc, ça s'est construit comme ça, même si ça, c'était fin 2018 et 2019. Et puis, bon, 2020, Covid. Donc, comme tout le monde, mon chiffre d'affaires a été divisé par deux. Mais j'ai découvert, du coup, plein d'autres choses. Et c'est ce qui a fait que je me suis lancée dans ma deuxième activité, le suivi des tendances, d'abord à travers une newsletter, qui est maintenant aussi en format premium, mais aussi à travers des conférences.
- Speaker #1
Tes missions, après, tu les as trouvées avec le réseau, toujours ?
- Speaker #0
Moi, je ne prospecte jamais. Je ne prospecte pas. Moi, j'estime que taper sur l'épaule d'un dirigeant et lui dire « tu as besoin d'un sparring partner » , c'est comme si quelqu'un m'arrêtait dans la rue et me demandait si je voulais maigrir. Ça ne se fait pas. Je ne prospecte pas. On vient me chercher. C'est pour ça que je produis beaucoup de contenu. C'est pour ça que j'anime mon réseau. C'est pour ça que je demande à mes clients s'ils veulent bien témoigner ou me recommander autour d'eux. Mais oui, on vient me chercher. Après, j'ai des clients qui restent quand même relativement longtemps. J'ai un métier qui fait que je ne peux pas accompagner 50 dirigeants le même mois. Ce n'est pas possible. Cognitivement, je ne pourrais pas parce que… J'ai un mode d'accompagnement qui… Je suis passée dix ans chez Orange, on ne se refait pas. Moi, j'ai un forfait qui est sans engagement et avec un nombre d'heures dans le mois qu'on passe en synchrone ensemble, mais illimité en asynchrone. Donc, sur le illimité en asynchrone, même si un dirigeant ne m'appelle pas toutes les cinq minutes, je ne peux quand même pas avoir une garantie de service suffisante si j'ai trop de dirigeants en même temps. Et puis, comme il reste trois, six, neuf, trente-six mois pour certains d'entre eux, Je n'ai pas besoin non plus d'avoir des nouveaux clients. clients tous les jours en fait je vends pas un truc scalable le seul truc scalable que je vends moi c'est ma newsletter le comment du pourquoi et sinon le reste oui c'est et de temps en temps quand je vois que j'ai une baisse de soit de lead soit que je vais avoir par exemple en septembre je sais que je vais avoir un peu de temps ça veut dire que début septembre je vais relancer quelques personnes de mon réseau dont je sais que c'est des gros prescripteurs potentiels en leur disant ben tiens au fait j'ai du temps parce que je pense que il faut aussi savoir dire. quand on a besoin de business, en fait.
- Speaker #1
Alors, comment tu t'y prends ? Tu passes un simple coup de fil ?
- Speaker #0
En fait, je préviens, ça tourne selon les périodes. Je ne m'appuie pas toujours sur les mêmes. J'envoie, alors ça peut être un message LinkedIn, un WhatsApp, un coup de fil. Ça dépend de mon canal de prédilection avec cette personne-là. Et je fais ça sur entre 5 et 15 personnes que je choisis à l'instant T en disant, là, j'ai besoin de... Là, sache que, voilà, il s'est passé ça dans mon business et sache que là, j'ai de la disponibilité si toi ou quelqu'un que tu connais est intéressé.
- Speaker #1
Et tu donnes beaucoup aussi ? Tu recommandes ?
- Speaker #0
Tout le temps. Tout le temps. En tant que sparring partner, si tu veux, je suis vraiment très, très en amont, en fait, des besoins du dirigeant en termes d'accompagnement, de prestations, de prestataires de services, d'agences, etc. Et donc, en fait, je mets énormément aux relations dans mon réseau. Je recommande que des gens que je connais et dont j'ai pu vérifier la validité du travail. Ce n'est pas forcément des amis, mais c'est des gens avec qui j'ai pu bosser. C'est des gens aux côtés de qui j'ai bossé chez d'autres clients, par exemple, que j'ai pu découvrir comme ça. Et je prends zéro effort d'affaires parce que je veux garder ma liberté de penser et de dire qu'en fait, ce n'était pas bien ce qu'ils ont fait.
- Speaker #1
Juste avant de passer à ta carte blanche, est-ce que tu peux nous expliquer comment tu interviens avec tes clients ? Quelle est ta méthode ? C'est quoi ? C'est du conseil ? C'est du coaching ? C'est un mélange des deux ?
- Speaker #0
C'est un mélange des deux, en fait. Il y a une posture de... En fait, c'est une posture qui n'est ni basse comme le coaching, ni haute comme le conseil, mais vraiment en équivalence. Donc ça veut dire qu'il a quand même posé beaucoup de questions. Mais c'est vraiment le miroir sans filtre. C'est poser des questions, c'est ouvrir le champ des possibles. C'est éclairer les angles morts du dirigeant. Donc, c'est poser des questions. Mais tiens, tu ne m'as pas parlé de ça. Comment ça se fait ? C'est creuser les cinq pourquoi, apporter mon expérience et mon expertise en disant, là, par rapport au problème dont tu me parles, voilà les trois solutions que j'ai vues, moi, dans mes autres accompagnements ou dans la littérature ou dans mon expérience passée. Donc, c'est vraiment un mélange. Mais ce n'est pas du conseil dans le sens où je n'apporte pas la solution toute faite. C'est vraiment plus ouvrir le champ des possibles. éclairer les angles morts et toujours, toujours, toujours le dirigeant qui choisit. Moi, je lui apporte du discernement. La décision, c'est lui qui la prend.
- Speaker #1
Allez, il est temps de ta carte blanche, Laura. A toi. Alors,
- Speaker #0
ma carte blanche, c'est des coups de cœur et c'est deux réseaux qui ne font pas du club business. C'est deux réseaux très proches à mon cœur, présidés par des femmes. L'un, c'est normal, c'est No Women No Tech. Il n'y a que des femmes dedans. Caroline Ramad et Vanessa Portois-Wermer qui ont fait un dîner il y a quatre ans. On était douze à ce dîner. J'ai eu la chance d'y être. Et maintenant, c'est une vraie association. On est plus de 100 femmes à se réunir régulièrement et uniquement dans un sens d'entraide avec aussi bien des salariés que des entrepreneurs. Et l'autre, c'est Maillage dont tu as reçu la présidente dans ton podcast qui est d'ailleurs celle qui nous a mis en relation au MotCase. Et c'est aussi un réseau d'entrepreneurs où tu viens pour s'entraider avec... Tu mentors des entrepreneurs et tu es mentoré par d'autres entrepreneurs sur certains sujets. Et crois-le ou pas, mais dans mes trois hashtags de mentors de Maillage, il y a le pricing.
- Speaker #1
Ok, ben voilà, l'introduction est toute trouvée, dis donc, tu facilites la tâche. Je t'ai fait la...
- Speaker #0
voilà, je t'ai fait la... on peut y aller maintenant. Rendez-vous, le podcast.
- Speaker #1
Alors oui, allons-y, pourquoi le juste prix n'existe pas ? Je te pose la question, Laura. Dans quel contexte tu veux commencer à répondre à cette question ?
- Speaker #0
D'abord, je veux tuer l'idée reçue que le pricing, c'est des calculs savants, des gros fichiers Excel. Le pricing, il n'y a pas de juste prix, il n'y a pas de formule magique. Moi, il y a beaucoup de gens qui m'appellent sur le pricing parce que j'ai beaucoup écrit dessus. Je suis intervenue dans plusieurs podcasts sur le sujet et donc c'est mon hashtag de mentor chez Maillage. Le pricing, les gens viennent en gros en me disant à quel prix je dois vendre ça. mais sans me donner tout un tas d'éléments qui sont indispensables pour calculer un prix. En fait, un prix, c'est une intuition basée sur de la data. C'est un test basé sur de la data. Et c'est d'ailleurs plusieurs tests, parce que le prix, en plus, non seulement le juste prix n'existe pas, mais le prix n'est jamais pérenne. Le prix doit se remettre en cause au moins une fois tous les six mois. Moi, personnellement, en tant que freelance, comme je n'ai pas beaucoup de clients, je le fais une fois par an, mais c'est très, très long de remettre en cause mon prix qu'une fois par an. mais normalement c'est tous les six mois. Donc en fait, le juste prix n'existe pas. D'ailleurs, on le vit tous les jours. Quand tu vas à ton supermarché, le prix des produits change. Pourquoi toi, le prix de ton produit ne changerait pas, même en B2B ?
- Speaker #1
Par contre, est-ce que ça s'applique vraiment à tous les métiers ? Parce que dans la formation, le conseil, tu ne peux pas non plus survendre ou sous-vendre un produit conseil.
- Speaker #0
Je n'ai pas dit que le prix ne devait pas être adapté à ton... On parle bien d'une offre, donc un produit ou un service, il y a un prix associé, donc le prix doit être... cohérents. Mais par exemple, si tu trompes, il y a plusieurs éléments. Un, combien ça te coûte ? Il y a plein de gens, en particulier dans la prestation de service, où il n'y a pas de coût d'achat associé. En fait, quand il y a un coût d'achat associé, tu te dis que c'est facile. Mais dans la prestation de service, on a tendance à dire, comme on est en marge brute quasiment à 100%, on peut mettre le prix qu'on veut. Non, en fait, on ne peut pas, parce que il y a quand même, toi, ce que tu veux gagner. Donc ça, c'est le plancher. en dessous duquel tu ne peux pas vendre. Le plafond, c'est le prix que tes clients vont projeter, le maximum que tes clients sont prêts à acheter. Ce plafond-là, autant le plancher, tu peux toi le connaître, autant le plafond, tu ne le connais pas. Et il ne faut surtout pas demander à tes clients quel est leur plafond. Un, parce qu'ils ne le savent pas, en fait. Deux, parce qu'ils sont très mauvais, s'ils s'efforcent pour te donner un prix, ils sont très mauvais pour se projeter dans l'avenir. Leur demander combien ils ont payé une prestation similaire l'année dernière, ça tu peux. Ça, ils ont de la mémoire. Mais prédire l'avenir, l'être humain est très mauvais pour le faire. Donc la seule façon de savoir ce que tu vas payer un truc, c'est si tu as déjà payé ce prix-là pour un truc en fait. On peut dire oui, je serais prête à payer 20 euros pour ça, mais au moment où l'offre arrive et que ça coûte 20 euros... peut-être qu'en fait, tu as d'autres choses qui se sont passées dans ta vie, que tu es en train de réévaluer, peut-être que tu aurais payé 25 à ce moment-là. On ne peut jamais vraiment savoir. C'est pour ça aussi que je parle beaucoup de TSC.
- Speaker #1
Après, par définition, un freelance, un indépendant, pour prendre le cas des indépendants, ça facture fort quand même. Parce qu'il faut quand même payer ses périodes de chômage, ses vacances.
- Speaker #0
Moi, je trouve que la majorité des freelancers et des indépendants que je connais, moi, j'accompagne, dans les régions que j'accompagne, j'accompagne à peu près des gros solopreneurs de 500 000 euros de chiffre d'affaires par an au patron d'ETI à 60 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. C'est les deux bornes que j'ai eues dans les huit ans et que j'ai d'ailleurs en ce moment même. Moi, de mon expérience, il y a beaucoup d'indépendants qui m'appellent pour que je les accompagne et je ne les accompagne pas parce qu'ils ne peuvent pas se permettre mes tarifs. D'ailleurs, ça, c'est le... Un bon test, si vous pensez que vous n'êtes pas au bon tarif, et quand vous dites, est-ce que les clients vous disent c'est trop cher, ou est-ce que les clients vous disent je ne peux pas me le permettre ? S'ils disent je ne peux pas me le permettre, ça veut dire qu'ils reconnaissent la valeur de ce que vous faites. S'ils disent c'est trop cher, c'est que vous n'avez pas bien expliqué la valeur. Ça, c'est un test hyper intéressant à mener. Moi, il y a beaucoup qui me disent qu'ils ne peuvent pas se le permettre, parce qu'en fait, ils ne facturent pas assez. Ils ne facturent pas assez. Moi, j'ai pour le coup une copine, et on a parlé d'entraide, donc je ne l'ai pas facturée, elle m'a appelée un jour parce que... Un client qu'elle avait, elle est consultante, un client qu'elle avait, lui avait demandé un truc qu'elle n'avait jamais fait et je lui ai conseillé de faire sa première offre au double de ce qu'elle avait en tête. En fait, par rapport à la valeur que je pensais que ça allait apporter au client, elle m'a remercié une heure plus tard parce qu'il a accepté dans la seconde. On est son propre pire ennemi, en fait, quand on fait le pricing, parce qu'on projette ses propres peurs sur l'argent, en fait. Le jour où moi, j'ai décidé que je valais... un certain truc et que j'ai décidé de l'assumer vraiment, donc ça aussi c'est du travail que je fais d'ailleurs avec certains des dirigeants que j'accompagne, de se libérer de ces croyances limitantes autour de l'argent pour se libérer un petit peu des prix, non seulement mes prix se sont passés tout seul alors que je les avais augmentés, mais en plus j'ai commencé du coup à attirer aussi d'autres clients qui eux pouvaient se permettre mes prix. Moi je dis toujours, si tes clients ne peuvent pas se permettre ton offre, c'est que tu n'as pas les bons clients en fait.
- Speaker #1
On n'a pas un problème avec l'argent notamment en France ?
- Speaker #0
En France beaucoup. En France,
- Speaker #1
non. point de vue de l'Amérique ?
- Speaker #0
En France, on a un énorme problème avec l'argent. On a un énorme problème aussi avec le... On a du mal à payer déjà pour du service, surtout pour du service de freelance. Et en particulier quand ce service n'est pas matérialisé. C'est-à-dire que un graphiste qui te fait un dessin ou une prod, à partir du moment où il y a de la production, le français accepte de payer. Ce qui déjà n'est pas le cas pour des prestations intellectuelles pures. Il n'y a pas de livrable. Moi, il y a plein de gens, et en particulier dans ma magnifique ville de Bordeaux que j'adore, il y a plein de gens qui m'ont dit « Non, mais c'est bon, ce que tu fais avec tes clients, on va déjeuner et puis tu vas le faire pareil, j'ai pas besoin de te payer. » En fait, ben si, parce que c'est pas le temps passé que tu payes, c'est mes 25 années d'expérience, d'expertise, etc. Et certains ont même voulu faire ça sans même me payer le déjeuner. Donc c'est dire si on a un problème avec payer pour de la prestation intellectuelle. Quand il y a une production inlivrable, Là, on est beaucoup dans le système D, dans le « oui, mais mon fils peut faire pareil » , « oui, mais j'ai demandé à mon neveu, il est fort en informatique » . Et on essaye toujours, on est très fiers en France de cette culture de la débrouille. Et ça, malheureusement, ça rend la vie des indépendants très compliquée. Moi, j'ai qu'un conseil à leur donner, c'est encore une fois d'aller chercher ceux qui sont prêts à payer. Et pour trouver quelqu'un qui est prêt à payer, il faut regarder ce qu'il achète à côté. Quelqu'un qui a jamais... pris un prestataire ou un freelance de sa vie, si vous êtes le premier, ça va être très dur parce qu'il va négocier sur tout. Si vous bossez avec quelqu'un qui a l'habitude de bosser avec des freelancers et qui comprend la valeur que ça peut lui apporter avec la flexibilité que ça apporte également, là, vous avez tout gagné.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux éclairer ? Parce que pour moi, travailler avec un consultant ou un formateur, il y a quand même des livrables derrière. Moi,
- Speaker #0
je n'ai pas de livrable. Une formation, oui.
- Speaker #1
Il y a un plan d'action qui peut être construit.
- Speaker #0
Alors, une formation...
- Speaker #1
Il y a du B2B et il y a du livrable derrière. Ce n'est pas de la prestation.
- Speaker #0
Alors, une formation, pour moi, c'est complètement différent parce que je mets la formation complètement à part. D'abord, parce qu'effectivement, la formation est délivrée. Donc, pour moi, il y a un vrai produit. Il y a quelque chose de physique. Mais aussi et surtout parce qu'en France, la formation, elle est subventionnée comme nulle part ailleurs. Et le vrai sujet aujourd'hui des formateurs, moi, ça me rend dingue qu'en France... les gens ne soient pas prêts à payer pour des formations si ce n'est pas pris en charge par une OPCO ou par un CPF. Il y a un vrai sujet quand même, on a un vrai mauvais rapport à la formation. Alors c'est dû aussi à la gratuité de l'éducation et puis à tous ces systèmes qui sont faits pour protéger le salarié mais qui du coup ne protègent pas du tout les formateurs et qui ont fait aussi tous les abus qu'on a pu voir et qui font que maintenant, les règles sont durcies sur le CPF pour tout le monde alors qu'il y avait quelques... mauvais acteurs, comme on les appelle, qui ont pourri la pomme de l'intérieur. Donc la formation, moi, je ne le mets pas dans mes prestations intellectuelles. Au niveau du conseil, moi, je ne produis aucun livrable. C'est pour ça que je parle de production intellectuelle sans livrable. C'est que moi, aujourd'hui, mon seul livrable, c'est le compte-rendu des sessions qu'on a avec... Mais c'est la même chose qu'un coach. Un coach n'a pas de livrable, si tu veux. Un coach, aujourd'hui, n'a pas de livrable avec son client. Il passe des heures avec lui, comme moi, en session. La majorité des causes, d'ailleurs, ne fait pas de compte rendu de ce qu'ils font. Moi, au début, je ne le faisais pas. Maintenant, grâce à l'IA, et c'est avec l'accord des dirigeants que j'accompagne, qui autorise une IA d'enregistrement pour que je gagne du temps sur le compte rendu. Et du coup, ils en ont un. Mais au début, je n'avais pas de compte rendu. Donc non, il y a plein de métiers qui n'ont pas de livrable aujourd'hui.
- Speaker #1
Tu vends une transformation.
- Speaker #0
Exactement. Moi, ce que je dis toujours que je vends quand on me demande c'est quoi mon ROI, mon ROI, c'est que le dirigeant, il dort mieux la nuit. Ça, c'est mon premier ROI. Maintenant, tu vois, j'ai une dirigeante que j'accompagne depuis janvier 2025. Elle avait un PGE, ça faisait trois exercices d'affilée. Elle était en déficit. Elle avait la trésor, mais elle était en déficit. Elle a fini 2025 non seulement en positif, mais elle a quasiment absorbé ses trois déficits d'avant. Elle m'a même dit en 2026, il faut que je fasse moins pour les impôts, parce que là, elle ne payait pas d'impôts. Et on travaille toujours ensemble, parce que pour elle, c'est le discernement qui sort de nos sessions qui fait qu'elle prend des décisions. et qu'elle exécute ensuite ses décisions de la meilleure façon possible pour rendre ses décisions les meilleures possibles, qui fait qu'elle a complètement remonté la barre. Alors comme je l'ai dit, elle, elle a tout exécuté, elle a pris les décisions, elle les a tenues, etc. Ce n'est pas moi qui ai fait ça, mais c'est pour illustrer un petit peu le type de transformation que je peux apporter.
- Speaker #1
Et toi-même, tu as été accompagnée dans ton parcours d'entrepreneuse ? Et toi-même, tu vas payer le juste prix, alors,
- Speaker #0
j'imagine ? Moi, j'accepte de payer. Moi, je paye au moins deux formations par an sur moi, au moins, que je paye, ni CPF ni Opco, que je paye Sonneau et Trémuchan, parce que moi, je fais beaucoup de formations aussi internationales, en fait. D'ailleurs, moi, j'ai des clients à l'international qui discutent tellement pas le prix que c'est pas drôle, en fait, par rapport aux Français. J'ai une cliente, par exemple, à Séoul, qui n'a jamais négocié mon tarif, une cliente à Miami qui est une Française, mais elle vit à Miami depuis tellement longtemps. Elle, c'est une ancienne cliente. mais qui n'a jamais discuté mon tarif. Le rapport à la prestation intellectuelle et au respect du temps des gens n'est pas du tout le même dans les autres pays. Mais oui, moi, je fais... Le terme Sparring Partner, quand je me suis lancée en 2018, je m'appelais consultante, si tu veux. Et en 2018-2019, j'ai cherché, j'ai compris ce que j'apportais comme valeur. Et 2020, il y a le Covid, donc j'ai du temps. J'ai moins de clients. J'avais trois clients au 17 mars quand on a confiné. Ces trois clients ont... assumer complètement la prestation. Mais je me retrouve en juin en me disant « je n'ai pas grand-chose pour septembre » parce que moi, je trouvais beaucoup, comme je l'ai expliqué, de clients par le réseau. Et à l'époque, je n'avais pas encore autant d'outils digitaux pour trouver des clients. Je n'avais pas encore de contenu récurrent comme je peux en avoir maintenant sur LinkedIn ou dans mes deux newsletters et mon podcast parce que je suis maintenant devenue une grosse créatrice de contenu. J'achète à Louis Grenier, qui est un Français qui vient à Dublin, une formation qui s'appelle « Stand the fuck out » . Donc vraiment pour en... pour trouver en fait ma spécificité en cohorte à l'international. Et c'est comme ça que j'ai accouché du terme Sparring Partner. J'ai refait mon site, etc. Je suis des formations régulièrement avec Flint sur l'IA, parce que moi, forcément, comme tout bon solo, j'ai besoin de beaucoup d'assistance et c'est tout le temps que je peux gagner avec l'IA. J'ai pris avec Alex Smith, qui est un gourou de la stratégie, qui a écrit un bouquin qui s'appelle No Bullshit Strategy. une formation pour les solos aussi en fin d'année dernière qui a duré quatre mois. J'ai fait le bout de campagne à Marjolaine Grondin. Enfin oui, moi, j'achète des formations, beaucoup. Et parce que j'estime aussi qu'il y a un côté... C'est un peu comme le psy, tu sais, on te dit, il faut payer pour aller chez le psy. C'est important dans la relation. Moi, j'estime que les conseils que je donne en mentorat bénévole, en fait, ne sont pas pris de la même façon, ne sont pas intégrés, compris. Les sessions ne sont pas vécues de la même façon s'il n'y a pas de paiement. associés, parce qu'il faut qu'il y ait cette douleur du paiement pour que le dirigeant aussi s'y mette et rentre vraiment dans cette session avec beaucoup d'honnêteté, beaucoup de candeur et puis beaucoup de volonté derrière d'arriver au résultat de la transformation parce qu'il aura payé pour ça.
- Speaker #1
Si tu peux nous donner une fourchette des accompagnements en termes de prix, en termes de juste prix que tu...
- Speaker #0
Que moi j'achète ?
- Speaker #1
Que toi, tu achètes ?
- Speaker #0
Oui, moi, par exemple, la formation en stratégie, on était à 3 000 $. La formation Louis Grenier, on était dans ces eaux-là aussi. La formation de bootcamp de Marjolaine Gondin, on est un peu en dessous des 2 000. Oui, j'achète des formations dans ces tarifs-là.
- Speaker #1
Et tu trouves que la valeur délivrée, finalement, elle transforme vraiment ?
- Speaker #0
En fait, un bootcamp, moi, j'aime bien le format bootcamp cohort parce que c'est un format coup de pied au cul. C'est, moi, tu vois, les formations en ligne pures, en asynchrone, où tu dois suivre ton truc quand toi tu veux. J'ai du mal parce que j'ai du mal à entrer dans ma routine. Alors souvent, celles que j'achète en asynchrone, parce qu'il y en a quand même qui sont bien, je les fais au mois d'août. Moi, j'ai deux semaines par an, c'est un deal avec mon mari, que deux semaines par an, il prend mon fils sous le bras, il part chez ma belle-mère et pendant deux semaines, je suis toute seule à la maison. C'est mes vraies vacances. J'adore ça. Et en fait, c'est souvent deux semaines où j'ai une semaine où c'est vraiment far niente et une semaine où je prends une formation asynchrone que j'ai achetée, même si j'ai pu l'acheter trois mois avant, la bûche, je la ponce même complètement. Je peux me faire les 8 heures de visio que tu as prévues normalement sur plusieurs semaines dans la journée. Mais je n'aime pas les formations asynchrones parce que je n'ai pas ce coup de pied aux fesses. Le gros avantage des bootcamps avec une session hebdomadaire ou bi-hebdomadaire tous les 15 jours, c'est que ça t'oblige d'une session à l'autre à avancer, à regarder, etc. C'était le cas avec Louis Grenier, c'était le cas avec Alex. Vous avez des devoirs d'une session à l'autre. Tu es obligé de regarder certaines vidéos, tu es obligé de préparer un certain nombre de choses. Et donc, ça te met dans l'action. à tout pousse au mouvement. Ça, c'est le premier avantage. Le deuxième avantage que j'y vois, moi, c'est les cohortes. C'est les gens que tu rencontres. Quand tu payes un certain prix pour aller dans des formations, tu te retrouves dans la salle autour de toi, des gens qui ont un niveau qui est hyper intéressant, en fait. Plutôt que d'être dans une salle avec des gens qui sont des pinces.
- Speaker #1
C'est le côté un peu apprentissage social. On apprend des uns des autres aussi.
- Speaker #0
Mais évidemment. Et tu vois, les deux, que ce soit Louis, que ce soit Alex, puisque c'est les deux dont j'ai parlé, ils avaient la même philosophie, qui était de dire, comme on s'exprime forcément en cohorte, c'est de demander les réactions de la salle. C'est un peu ce que moi, je fais aussi quand je fais mes hot-sites, puisque je suis, en tant que sparring partner, j'ai été choisie par le Scale Club, donc le club d'entrepreneurs d'Éric Larchevêque, puisqu'on parle de réseau, autant en parler. Donc, je fais partie des 40 experts. auquel tu as accès quand tu es dans le club. Mais il y a un club élite, donc un deuxième niveau, beaucoup plus élevé, mais en termes de prix aussi, mais qui te permet d'avoir accès dans une vraie cohorte. Tu es suivi vraiment dans une cohorte sur six mois. Tu as un live tous les 15 jours avec Eric Archevec lui-même, en plus des lives avec les experts. Et tu as un mastermind dans son domaine avec Eric Archevec. Et tu as 10 heures d'accompagnement de Sparring Partner avec moi. quand tu achètes le membre élite. Et dans le truc élite, pas élite, je donne que des choses en collectif et je donne des hot-seats. Et dans les hot-seats, moi, je demande toujours aux autres entrepreneurs présents. On est en train de parler du problème d'un entrepreneur, mais il y a toujours des choses que les autres entrepreneurs peuvent apporter aussi comme éclairage. Cette intelligence collective, on ne l'exploite pas assez. Et c'est ça, pour moi, un bon réseau. C'est un réseau dans lequel l'intelligence collective trouve une façon de s'exprimer, en fait.
- Speaker #1
Ok, alors les cohortes, comme ça, ça apporte du soutien, du retour d'expérience.
- Speaker #0
Et puis du vrai réseau de prescription.
- Speaker #1
Et du réseau.
- Speaker #0
Et du réseau de prescription. Ça n'a pas de prix, en fait, si tu veux. On dit toujours, le bon prescripteur, c'est celui qui va comprendre ce que tu fais et qui va être capable d'en parler aussi bien que toi auprès de gens qui sont dans ta cible. En fait, ces cohortes-là, c'est magique pour ça.
- Speaker #1
Mais est-ce que ça va aussi loin sur le plan personnel qu'un mentor, pour être quand il te coach ou te conseille en face à face ? C'est encore autre chose. Je pense que les deux sont complémentaires. Oui,
- Speaker #0
les deux sont complémentaires. Et moi qui ne fais que de l'accompagnement one-to-one, je ne vais pas te dire que l'accompagnement one-to-one ne sert à rien. Évidemment, moi, je ne vends que du one-to-one. Moi, je n'ai jamais voulu faire de cordes parce que moi, ma méthode, elle n'est pas en bouteille. Si tu veux, je n'ai pas pu la découper en tranches parce que je vais là où le dirigeant a des problématiques à l'instant T. Donc, comme je le disais, ça peut être un problème de recours. recrutement, ça peut être un problème de stratégie, ça peut être un problème de désalignement d'associés, ça peut être très varié, donc je ne peux pas les mettre dans une seringue, si tu veux, et suivre un parcours et suivre une cohorte de semaine en semaine. Ça apporte des choses différentes, en fait. C'est-à-dire que je pense que la cohorte est très intéressante quand c'est des gens qui veulent que tu déploies une méthode. Parce que du coup, oui, ça fait bien plus de sens de dérouler la méthode en groupe, parce qu'en plus, tu te nourris de ce que font les autres. Tu peux aussi contribuer à ce que font les autres et ça peut te permettre, même toi, de mieux assimiler la méthode et de mieux la mettre en pratique. Donc, quand il y a une vraie méthode, je trouve ça super de le faire encore. En revanche, quand c'est vraiment très individualisé, très personnalisé, je pense que c'est important d'avoir le one-to-one. Et ce n'est pas étonnant d'ailleurs qu'Éric Larchevêque, pour les élites, ait choisi le mix des deux, entre du collectif et, tu vois, le mastermind est un collectif, les lives avec lui sont un collectif, et du one-to-one. pour aussi pouvoir aller creuser un point plus spécifique, etc. avec moi.
- Speaker #1
Alors, pour ceux qui nous écoutent ou qui nous regardent, quel conseil tu donnerais pour justement choisir ces bons... C'est bon bout de camp, au bon prix. Il y a quand même pléthore d'offres qui sont, on va pas se le cacher, un peu vendues par des gourous.
- Speaker #0
Moi, je suis anti-gourou. Je déteste les infopreneurs. Je déteste le bullshit comme toi. Et en fait, pour moi, il y a quelques éléments à checker. Le premier truc à checker, c'est Merci. déjà, est-ce que c'est un truc qui te promet de devenir riche ? Si ça te promet de devenir riche, il ne va pas. Moi, les bootcamps que j'ai faits, ils ne promettaient pas de devenir riche. Ils promettaient une meilleure stratégie, un meilleur positionnement, etc. Mais si on te promet que tu vas devenir riche, et pire, sans bosser, ou avec Lila, ou que tu vas gagner 100 heures de ta semaine, ou toutes les promesses ultra... Enfin, qui paraissent être trop belles pour être...
- Speaker #1
Bullshit, quoi.
- Speaker #0
c'est que elles sont pas belles et qu'elles sont pas vraies. Donc déjà, il y a quand même du bon sens à avoir quand on choisit son bout de compte. La deuxième chose, moi, je n'ai pas payé Louis Grenier ou Alex Smith en un clic, si tu veux. Moi, c'est des gens que je suis depuis très longtemps. Louis, d'ailleurs, il avait lancé deux cohorts. Je suis rentrée dans la troisième. Alex, je suis rentrée dans la première, pour le coup, parce qu'il faisait un super prix pour la première. Elle a augmenté depuis. Et puis surtout, moi, je voulais vraiment des cohortes internationales parce que je pense que c'est... C'est important. Alors moi, j'ai la chance, comme j'ai vécu aux États-Unis trois ans à long de deux ans, moi, je parle anglais absolument couramment. Je n'ai aucun problème à faire tout le travail que j'ai fait dans les deux bootcamps en anglais. Ça peut être un problème pour certains. Donc, en France, je ne connais pas beaucoup de gens qui font de la cohorte ou du mastermind et qui ont très bonne presse, en fait. Il y en a quelques-uns, mais si jamais… Mais donc, ne suivez pas les pubs Instagram, en fait. Suivez les gens sur des réseaux. Suivez-les longtemps. Allez voir les recommandations. Essayez de parler à des gens. Moi, la meilleure recours que je peux donner, c'est, puisqu'ils mettent tous maintenant des témoignages, appelez quelqu'un qui a donné un témoignage et parlez-lui pour de vrai, en fait. Parlez-lui pour de vrai, pas juste sur les trois phrases. Et si vous n'arrivez pas à reconnaître qui a donné les témoignages, c'est un red flag.
- Speaker #1
Oui. Bon, j'aurais dû te poser la question avant. Mais comment est-ce qu'on choisit ce type de prestat ? en fonction de là où on en est dans son parcours d'entrepreneur. Parce que moi, je me suis payé des accompagnements et avec le recueil, je me suis dit, en fait, cet accompagnement-là, j'aurais dû le faire au tout début. Et celui-là, je n'aurais jamais dû le faire. Ou alors, celui-là, j'aurais dû le faire après.
- Speaker #0
Tu as complètement raison. C'est hyper important de les séquencer. On n'est pas du tout sur le sujet du prix, mais tu as complètement raison. C'est clair. Alors moi, je dis, il y a des accompagnements que tu peux faire à tout moment. Tu vois, par exemple, celui d'Alex Smith sur la stratégie. Moi, je me suis rendue compte que ma stratégie, elle tenait la route et assez vite. Moi, j'étais très, très loin dans l'exécution, mais comme c'était une cohorte, mais quand même très flexible, où il n'y avait pas autant de devoirs que celle de Louis, en fait, à la fin du truc, moi, j'avais par exemple lancé ma newsletter Choisir sans renoncer, calé le périmètre du podcast, prévu de refondre mon site. J'étais allée beaucoup plus loin dans l'exécution parce qu'en fait, j'avais validé assez vite que ma stratégie était, en tout cas, me correspondait. Je ne veux pas dire que c'est la bonne. Tu vois, je ne fais pas 3 millions d'euros de chiffre d'affaires sans être moumou. modèle, je ne pourrais jamais faire 3 millions d'euros de chiffre d'affaires, mais que ça me convenait. Et donc, du coup, je suis passée en exigence. Il y en a d'autres qui ont vraiment accouché de leur stratégie et de leur positionnement. Je pense qu'il faut... Là aussi, il ne faut pas croire les promesses. Ce que je conseille aux gens, c'est d'appeler quelqu'un comme moi, en fait, pour poser les choses. Je pense qu'il faut... Et quand je dis quelqu'un comme moi, ce n'est pas forcément moi, mais il y a pas mal de business coachs qui vendent des heures, en fait, qui font des better calls et tout. Moi, je le fais évidemment aussi. Et en fait, en une demi-heure, une heure, un très bon business coach qui a vraiment l'habitude, il pourra te dire, alors là, le premier truc à travailler, c'est ça, le deuxième, c'est ça, le troisième, c'est ça et voilà l'ordre. Parce que là, c'est pareil, je ne peux pas te faire une réponse qui marche pour tout le monde en fait.
- Speaker #1
Yes, est-ce qu'on a répondu à la question du coup et tu avais d'autres choses à nous donner ?
- Speaker #0
Sur le prix, il y a donc le prix plancher, le prix plafond, il y a le test, Ça, c'est hyper important. En particulier, quand tu lances quelque chose pour la première fois, c'est poser un prix. Et je dis toujours, si les dix premiers acceptent son négocié de prix, c'est que tu n'es pas assez cher. Si dans les dix premiers, en étant dans ta cible, tu n'en vends pas un seul, c'est que tu es trop cher. Ça, c'est le deuxième conseil. Le troisième conseil, c'est que si toi, tu estimes que le prix, c'est un prix qui t'honore et que tu ne veux pas le bouger et que les gens te disent, je n'ai pas les moyens et que tu veux quand même leur vendre quelque chose, ne leur vends pas la même chose réduite, crée une offre de downsell, crée une offre plus petite. Si tu veux, par exemple, fournir à une certaine catégorie de gens où toi, ça te... Donc vraiment, ça compte pour toi quand même de les servir. Moi, par exemple, tu vois, j'interviens dans des incubateurs. Ils ne payent pas du tout le même prix à l'heure que ce que je fais dans mon sparring partnership global. Ils ont 45 minutes. Je ne lis rien à l'avance. Je ne produis pas de compte rendu. Enfin, tu vois, j'ai aménagé en fait le truc pour que… Voilà, c'est moins cher, mais parce que c'est un peu moins aussi. Ce n'est pas moins bien en termes de qualité d'échange. Mais tout ce qui vient avant et après, tu n'y as pas accès. Donc ça, c'est aussi important. Mais pour moi, c'était important d'aider les jeunes start-upers. Donc, tu vois, je l'ai créé pour ça. Et la dernière chose, c'est que, comme je l'ai dit, tu revois ton prix régulièrement. Ça, c'est important de revoir ton prix par rapport à des benchmarks. D'abord, de marché. Le benchmark de marché, ce n'est pas qu'est-ce que fait mon concurrent, parce que la majorité des freelances, on n'a pas de concurrent direct qui fait exactement la même chose que nous. C'est plus pour ton... ta typologie pour ta catégorie de prestation, c'est quoi le prix que ton client a en tête le plus probablement ? Une heure de coaching, c'est combien dans sa tête ? Une heure de graphisme ou une miniature sur YouTube, c'est quoi le prix ? Une miniature sur YouTube, le prix qui circule en ce moment, c'est 50 euros. Si tu es à 45, on va se demander pourquoi ce n'est pas bien. Et si tu es à 70, personne ne va l'acheter. Ou alors, ça veut dire qu'il faut que tu justifies à 70 d'avoir une qualité ou une expérience qui va faire que toi, tu peux être à 70. Moi, c'est pour ça que je dis toujours, si les gens vous disent « je n'ai pas les moyens » , c'est qu'ils reconnaissent que votre prix est le bon.
- Speaker #1
Bon, merci Laura pour tout ça. Avant de se quitter, encore deux questions. Comment on peut t'aider aujourd'hui, Laura ? Tu cherches des contacts en particulier ?
- Speaker #0
Là, tu vois, on arrive à une période de rentrée sur laquelle j'ai deux accompagnements qui se sont terminés cet été. Donc, je cherche toujours, évidemment, à accompagner des dirigeants. Je cherche aussi des abonnés à mes newsletters et mon… podcast parce qu'en plus je viens de lancer mon podcast aussi sur YouTube qui s'appelle Choisir sans renoncer qui est en fait des interviews de dirigeants autour de la problématique de la prise de décision. Donc je ne leur fais pas raconter leur vie, mais c'est vraiment comment ils ont pris à certains moments de bascule de leur parcours. Ça peut être une vente, une cession d'entreprise, ça peut être un lancement, ça peut être une liquidation, ça peut être une reprise d'entreprise, mais à comment à certains moments de leur parcours ils ont pris les décisions qu'ils ont prises et comment ils se sont entourés. Donc, je suis sur YouTube et sur toutes les plateformes de baladodiffusion. Ma newsletter « Choisir sans renoncer » sur LinkedIn qui décrit un biais cognitif tous les mardis. Là, je suis en pause estivale, ça reprendra en septembre. Et ma newsletter « Le comment du pourquoi » . Vous pouvez aussi faire connaître, d'abord découvrir cette newsletter et puis la faire connaître autour de vous. J'ai des abonnés qui deviennent clients au bout de deux ou trois ans parce que... Moi, je l'ai dit, je ne prospecte pas. C'est sur le temps long que je construis la confiance.
- Speaker #1
OK. Et maintenant que tu as vécu l'expérience du podcast Rendez-vous, est-ce que tu vois quelqu'un à ta place prochainement ?
- Speaker #0
Oui. Moi, je pense qu'il y a quelqu'un qui anime très bien son réseau et qui le fait de façon très naturelle aussi, mais complètement naturelle, que tu devrais appeler, qui s'appelle Sébastien Roche.
- Speaker #1
Avec plaisir. Alors, si tu peux me mettre en relation avec lui.
- Speaker #0
Je me mettrai en relation avec lui.
- Speaker #1
Super, Laura. Merci à toi. A très bientôt alors.
- Speaker #0
Merci
- Speaker #2
Jean-Christophe, au revoir.