- Speaker #0
Bienvenue dans la page 99, un podcast littéraire animé, écrit et produit par Sarah Daphné, 100% dédié à la littérature et à son actualité. Dans ce podcast, nous parlerons de livres, d'essais, de magazines, de bandes dessinées ou encore de livres spécialisés. Le tout accompagné d'invités, des amoureux des livres, des libraires, des éditeurs et des auteurs. Êtes-vous prêt à emparquer pour ce nouvel épisode ? Bonjour ! Je suis très heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour vous parler d'un livre qui est issu de la rentrée littéraire 2025. Ce livre, c'est l'histoire d'une fuite, de longues nuits froides passées dans la rue, de fantasmes liés au grand départ dans des contrées lointaines, de tripes dues à l'absorption de LSD, de rencontres qui changent la vie, de Mao, ces gauchistes prolétariens violents qui envahissaient les universités et les écoles, ainsi que les lycées dans les années 70. Mais il est aussi question de la capitale parisienne, qui est omniprésente dans le récit, à travers ses ponts, ses abribus, ses quais, ses places célèbres et ses manifestations retentissantes. Mais au-delà d'un lieu de groupe politique, le roman retrace surtout la trajectoire d'une génération, celle de la fin des années 60 et du début des années 70. Ce livre, c'est le livre de Kels, de Sors-Chalondon. Et maintenant, j'aimerais vous raconter une petite histoire, celle de ma rencontre avec cet auteur, avec Sorcha London. Car il n'y a plus lieu de le présenter, il est assez célèbre. Il a écrit plusieurs romans, il a été grand journaliste. Pourtant personnellement, je ne l'ai réellement découvert que l'an dernier, avec son magnifique roman L'Enragé. Je me suis longtemps demandé pourquoi j'avais attendu si longtemps avant de m'attaquer à un tel auteur. Est-ce que j'avais peur ? Est-ce que j'étais intimidée ? Eh bien oui. En fait, j'avais peur que sa prose ne soit trop brutale, que ses histoires ne soient trop dramatiques. Je pensais à tort qu'il s'agissait d'un événement littéraire, d'une espèce de phénomène de mode. Je me disais que s'il était si insensé, c'est parce que c'était un journaliste et qu'il était connu. Pourtant, dans toutes les librairies où je me rendais, que ce soit à Lyon, la ville où je vis, ou même ailleurs en France, régulièrement ces livres figuraient parmi les coups de cœur des libraires. Souvent, on m'ont conseillé. et à chaque fois, je ressortais sans. Pourtant, l'année dernière, quand je suis rentrée dans cette librairie et que j'ai vu déjà le titre « L'Enragé » , j'ai tout de suite été attirée. Et puis, c'était encore une fois un coup de cœur de libraire. C'était la rentrée littéraire 2024. Alors, je me suis approchée, j'ai ouvert le livre. J'ai lu la quatrième de couverture. J'ai commencé à parcourir le premier paragraphe. Et là, il s'est passé quelque chose. J'ai été happée par cette histoire. Le ton du personnage principal m'a vraiment... Touchée, j'ai lu ce roman d'une traite et je me suis rendu compte que je l'avais adoré cet héros. J'avais aimé cet héros masculin, cet héros qui était sensible, qui était brutal, qui était mal dans son corps. Cet héros qui manquait d'amour, qui manquait d'affection. Cet héros qui était torturé, qui m'avait déstabilisé, qui m'avait ému. En fait, j'avais adoré l'Enragé et depuis je n'avais cessé de le conseiller aux uns et aux autres en disant « Il faut vraiment que tu lises l'Enragé, je ne sais pas pourquoi. » Pourquoi j'ai mis autant de temps à lire Sir Chalondon ? Et cette année, rebelote et patatras, revoilà qu'en me baladant de nouveau dans une librairie, je rencontre le livre de Kells. Et de nouveau, il est question d'un héros masculin. Et de nouveau, je m'attache. Alors, j'ai vite fait d'acheter le livre, j'ai vite fait de le lire, et j'ai vite fait de le chroniquer. Le roman donc s'ouvre sur une scène assez banale en fait, qui est située dans la I2 Gare de Lyon-Perrache. Et honnêtement, si vous êtes déjà passé par Lyon ou si vous êtes lyonnais comme moi, vous ne pouvez qu'être d'accord par cette description de cette gare qui est tellement laide, qui est affreuse, qui est glauque. Fort heureusement, elle est a priori en rénovation. Mais qu'importe. Dans cette gare, un matin du mois de mars 1970, on va croiser un jeune homme. Ce jeune homme, c'est Kels. Il a à peine 17 ans. Imaginez-le. Il est seul. Il est au milieu de la foule. Il ne sait pas trop où il va. Certes, il a un vague projet, Ibiza, Katmandou, ça paraît tellement lointain, ne serait-ce pas qu'un fantasme ? Bon, dans un premier temps, il se décide à rejoindre le sud de la France. Il sait que c'est qu'une étape. Et ce jeune adolescent dans Kels, et on va découvrir pourquoi il a choisi ce nom, parce qu'il y a toute une histoire derrière ce nom. En fait, il fuit une histoire familiale qui est très douloureuse. Et il fuit un père violent. Et d'ailleurs, Je me suis un petit peu renseignée sur la bibliographie de Sir Charles London et j'ai remarqué que la figure du père, la figure paternelle, elle occupait une part assez importante, non négligeable de son œuvre. Petite parenthèse fermée. Bref, on croise Kells, il est là. et en seulement quelques phrases avec le style de Sir Chalondon, ce style, cette prose simple qui est incisive, qui est efficace, il arrive vraiment à brosser l'état mental dans lequel il se trouve. Il arrive réellement à nous transporter avec lui dans ce matin du mois de mars 1970, de ressentir à la fois une forme d'excitation liée au départ, mais une forme d'inquiétude. Et là, un autre personnage va rejoindre Kells, c'est sa mère. Cette mère qui a été enceinte par son père, qui fut pourtant une épouse effacée, qui satisfaisait tous les désirs de son mari. Cette femme qui était réservée, qui n'a jamais vraiment manifesté le moindre signe d'affection à son enfant. Et pourtant, elle est là, avec lui, elle l'a cachée à son mari, au père de Kels, et elle est sur le point de véritablement accomplir un acte emprunt de générosité. Cet acte, c'est ce billet de 100 francs qu'elle a soigneusement plié en quatre et qu'elle a caché dans sa poche. Elle est sur le point de le lui donner. Est-ce que ce don signe la fin d'un amour filial entre cet adolescent et cette mère ? Ou alors plutôt un au revoir, un adieu ? Personnellement, quand je lis cet extrait, je me dis le personnage de la mère ne va pas rester longtemps dans le récit. Elle ne sera que peu présente, mais que là, son rôle est clé. Et en effet, cette mère ne sera pas très présente dans le récit plus tard, non. Elle sera parfois ici ou là. Au rythme d'hallucinations vécues notamment par Kes lors de prise de LSD. Mais une chose est certaine, ce personnage qu'on voit là et qui a un rôle prépondérant, on ne le retrouvera pas plus tard. Et cette scène m'a réellement marquée, à tel point que j'ai décidé de vous en proposer un extrait qui va retracer cette illustre rencontre entre ces deux êtres dans cette gare, cette fameuse gare de Lyon-Perrache un matin de mars 1970. Je vous propose cet extrait lu par Marie-Caroline.
- Speaker #1
Ma mère avait réussi à me retrouver devant la gare avant que je sois grignotée par la foule. Tiens, prends ça mon fils, tu en auras besoin. Entre le pouce et l'index, elle tenait un billet de 100 francs plié en quatre. Pierre Corneille souriait de cette scène d'adieu à bas prix. Lui, gravé sur du papier monnaie marron-rouge devant le théâtre de Versailles. Moi, figé dans un coin du hall. Lui, aux allures de cardinal calotté. Moi, fabriqué sans amour, une nuit d'août.
- Speaker #0
Kels va donc quitter Lyon pour le sud de la France. Mais bientôt, il se convainc qu'il lui faut rejoindre la capitale. De plus, le sud de la France, c'est là où ses déboires ont commencé. Dans cette partie méridionale, il est vite convoqué dans un commissariat et malheureusement, cette convocation signe la fin de toutes ses économies. Et oui, ce billet de 100 francs finalement aura eu une courte existence. Kels donc s'apprête à partir à Paris. Il y arrive. Et au départ, il s'en accommode. Certes, il erre de trottoir en abribus. Mais finalement, c'est l'arrivée de l'automne et puis de l'hiver qui vont réellement rendre son existence ardue. Très vite, en effet, Kells va découvrir les difficultés de se réchauffer dans cette ville si grande qui semble laisser les sans-abri crever de faim. Les centres d'accueil, n'y pensez pas. Ils sont souvent le théâtre de violences, sans tout genre. Et de plus, les conditions d'hygiène y sont délétères. A tel point qu'ils sont nombreux à préférer rester dans la rue. Kels d'abord est seul, puis il va s'intégrer auprès d'un groupe. Et ce groupe va lui conférer un temps, un semblant d'humanité, de fraternité. Même un petit peu d'attention. Des bons moments qui vont passer ensemble. Ils vont aussi rire ensemble, ils vont manger ensemble, ils vont arpenter les rues de Paris ensemble, à la découverte d'un lieu où dormir. Tous ont des vies et des histoires très différentes. Mais tous ont un point commun. Ils s'en quêtent d'un lieu où passer la nuit sans avoir à subir les menaces des policiers et des descentes au commissariat et sans avoir également à subir le regard outrancier des habitants qui ne les tolèrent pas. Alors, face à cette situation qui est vraiment difficile, face à ce groupe où on peine à s'intégrer, la tentation de plonger dans la drogue est facile, particulièrement à une époque Les années 70, où la prise de substances hallucinogènes est un peu encensée, elle est considérée comme bohème, hippie, bref, elle va à l'encontre de ce mode de vie bourgeois que, d'une certaine façon, on essaye de combattre. Un jour pourtant, des hommes et des femmes vont aider Kels. D'abord, celui-ci va trouver un lieu chaud où dormir, une salle de bain où se laver, une tasse où boire un café. Il va même pouvoir porter des vêtements propres. Ce qui semble absolument banal pour nous est quelque chose d'extraordinaire pour Kels. Quitter la rue pour un sans-abri n'est jamais une chose acquise. La crainte d'y retourner est toujours tenace. Tout autant, Kels va rencontrer des personnes qui vont vraiment lui permettre de renouer avec l'humanité et qui vont l'amener peu à peu à s'engager politiquement. Et d'ailleurs... Je vous propose un extrait entre Kels et un membre du groupe auquel il va être intégré plus tard, qui va montrer la manière dont il va bénéficier de soutien. Cet extrait est d'ailleurs lu par Sylvain.
- Speaker #2
Yann m'a donné rendez-vous le lendemain, dans le café d'en face. Pour en savoir un peu plus, il m'avait donné sa confiance, la clé de son fils, mais il voulait m'entendre. Alors je lui ai parlé de l'autre, enfance battue, la rue. En quittant Lyon, j'étais fragile, inquiet, tout seul. Tourner à droite ou à gauche sur le trottoir aurait pu changer mon destin. J'aurais suivi n'importe qui. Les adorateurs de l'oignon, l'association fraternelle des mangeurs de gratons lyonnais, me soumettre au gourou d'une église sectaire. J'aurais pu suivre les Hare Krishna jusqu'au Népal, les hippies jusqu'au délire, la drogue. Chercher un père, une mère, une attention, un regard, une raison de continuer. Et tu tombes sur nous, j'ai hoché la tête. Voilà, je tombe sur vous. Yann buvait un café, lentement, sans me quitter des yeux.
- Speaker #0
Kells va donc s'intégrer auprès d'un groupe politique et on va très vite découvrir dans le récit que ce sont des Mao. Non seulement il va s'intégrer auprès de ce groupe, mais il va participer à leurs réunions, il va vraiment embrasser leur cause. Lui qui avait finalement peu conscience des enjeux politiques du monde, si ce n'est autour d'Angela Davis, vous verrez il y a tout un délire autour d'Angela Davis, eh bien il va devenir un adepte. Il va aller manifester, il va participer à des émeutes violentes. Kelski est au début peu au fait des mouvements politiques qui y rejoint, il s'instruit. Et il finit même par lire ce fameux petit livre rouge qui est censé renfermer les fondements du Maoïsme. Et pourtant, j'étais très étonnée d'apprendre que de nombreux membres du groupe qui l'avait rejoint s'en inspiraient pas de ce livre, certains même ne l'avaient jamais lu. En fait, ils s'en moquaient complètement. Ces individus, ce qui les intéressait, c'était d'abord d'être des êtres révoltés. et surtout C'était leur positionnement politique qui importait. C'était d'être le plus à gauche possible. Pour autant, ce groupe Mao ne se réclame pas d'un quelconque mouvement politique. Ni de la Commune, ni des insurgés de 1848. Et ils ne sont en aucun cas affiliés au Parti Communiste Français. Ils considèrent ce parti comme étant un traître à la cause qu'ils défendent. Pour eux, la lutte armée est considérée comme nécessaire. C'est un passage obligé. pour renverser la classe dominante et pour la remplacer par celle qui est asservie. C'est la raison pour laquelle le groupe Maoï est de toutes les manifestations. Même celles qui sont interdites, surtout celles qui sont interdites, même celles qui dégénèrent, leurs membres sont prêts à assumer ce risque. Il en va de leur vie et du salut de leur cause, à défaut de celle de leur âme. Encore une fois, je trouve que Sir Shirlandan parle bien mieux que moi. C'est pour ça qu'à travers ce court passage du roman, Vous découvrirez la manière dont un des membres des Mao décrit le recours à la violence dans l'avènement d'une nouvelle société. Cet extrait est également lu par Sylvain.
- Speaker #2
En confidence, il m'avait expliqué que oui, le passage à la lutte armée serait une nécessité. Pas aujourd'hui, mais un jour prochain. Il s'était imaginé un grand soir qui n'était pas le nôtre. Il ne croyait pas à l'insurrection, mais à des actions violentes et isolées, qui amèneraient le pouvoir à répondre cruellement, aveuglément, obligeant même les plus timorés à prendre les armes. Il ne se revendiquait pas de la Commune de Paris, des insurgés de 1848, des FTP, des maquis du limousin. Il n'en appelait pas aux héros d'hier, et ne se complaisait pas non plus dans la mélancolie des révoltés. Pour lui, comme le prophète Semao, la révolution serait l'inverse d'un dîner de gala, un acte de violence par lequel une classe en reverse une autre.
- Speaker #0
Le livre de Kels, officiellement, du moins tel qu'il est présenté, c'est un roman. C'est ce qui est écrit sur le livre. Pourtant, de nombreux faits et événements sont réels. Ils sont même issus de la vie de l'auteur. D'ailleurs, lui-même ne le nie pas. Il est clairement fait mention sur la quatrième de couverture que les patronymes ont été changés et que la temporalité a été modifiée. Et cette mention d'ailleurs n'apparaît pas que dans la quatrième de couverture, elle apparaît également dans le roman. Le dernier quart du livre amorce le début de la vie active de l'auteur, celle de sa carrière journalistique et également celle de son introduction dans le monde professionnel. A ce titre... le militantisme va revêtir une nouvelle forme, celle d'un engagement intellectuel. Et ce revirement ne sera pas sans conséquence, d'une part sur la pérennité du mouvement des Mao, mais également sur l'ensemble des mouvements d'extrême-gauche, et d'autre part sur la vie de certains membres. Dans l'existence, on sera profondément marqués. Et pour finir cette chronique, faut-il lire le dernier Sorshalandon ? Faut-il lire le livre de Kels ? Eh bien, je dirais oui. 10 fois oui, 100 fois oui, 1000 fois oui, 10 000 fois oui, 100 000 fois oui. Mais je vais simplement vous donner 7 raisons. Première raison, pour son style. Sir Chalandan, il a vraiment un style qui est percutant, une prose qui est brute, c'est incisif. Deuxièmement, pour le récit d'une errance d'un sans-abri dans la capitale française dans les années 70. C'est vraiment un autre point de vue de la ville de Paris, et en plus à travers le prisme de cet adolescent de 17 ans qui se retrouve du jour au lendemain dans la rue. Troisièmement, pour cette description très précise et très réussie d'hallucination au LSD, où il sera encore question d'Angela Davis, et pas que, vous verrez. Et d'ailleurs, j'ai adoré ces extraits, c'était extrêmement bien écrit. Tellement bien documenté, je me suis demandé si Sir Shalondon lui-même avait pas vécu un triple LSD. Je pense que c'est le cas, ça me paraît extrêmement réaliste. Ça ne m'a pas donné envie de prendre du LSD pour autant, mais j'ai adoré lire les impressions du personnage principal. Quatrième raison, pour cette histoire d'une amitié vraiment sincère entre Kels et les autres membres du Mao. Mais pour cette amitié qui sera aussi militante et politique. Cinquièmement, pour la découverte justement de ce groupe d'extrême-gauche, aujourd'hui disparu, les Mao, et pour un peu plus comprendre la différence entre les Mao et les Trotskistes, entre les Mao et les marxistes, et entre les Mao et tous les autres courants d'extrême-gauche qu'il y avait au début des années 70 en France, mais également les autres mouvements de gauche, de droite, voire d'extrême-droite. Sixièmement, bien justement, pour la plongée dans ces luttes politiques et sociales du début des années 70, Cette effervescence qu'il y avait à cette époque, c'était vraiment incroyable. Et enfin, septièmement, parce qu'il va se passer quelque chose, il y a une nouvelle forme de militantisme qui va naître à ce moment-là. Peu à peu, on va abandonner un peu cette forme de militantisme violent pour un engagement plus intellectuel. Et en lisant ce livre, vous comprenez quand même une partie de l'histoire française, en tout cas une partie de l'histoire française politique, des mouvements d'extrême-gauche. Je vous ai donné cette raison, j'espère qu'elles sauront vous convaincre, l'écoute de ce podcast terminé, d'aller vous rendre dans la librairie du coin ou à la bibliothèque pour aller l'acheter ou le réserver le cas échéant. Certains lecteurs pensent qu'il est judicieux de ne pas débuter la découverte de cet auteur par ce roman. Je n'ai pas vraiment d'avis là-dessus, je vous avoue. Mais moi je dis simplement qu'il ne faut surtout pas s'en contenter et qu'il faut aller découvrir les autres ouvrages de l'auteur. Et surtout ne faites pas comme moi, ne soyez pas intimidés par Sir Chalendon. Ce sont des livres totalement accessibles. Pour moi, ces livres, ils agissent un peu comme un électrochoc. Ils sont vifs, ils sont puissants, ils sont profonds, ils ébranlent nos convictions, ils ne se contentent pas d'être divertissants. C'était La Page 99, un podcast 100% dédié à la littérature, écrit, réalisé et produit par Sarah Daphné-Affise. Et je tiens à remercier Marie, Caroline et Sylvain qui ont accepté de prêter leur voix pour la lecture des extraits du roman. Merci à tous. tous ceux qui me soutiennent et qui m'écoutent depuis le début de cette aventure et à bientôt pour une nouvelle chronique littéraire.