- Générique
La Sainte Famille, le podcast pour grandir ensemble. La Sainte Famille, c'est des conversations enregistrées en une prise, sans montage ni retouches, des partages inspirés et inspirants pour grandir ensemble.
- Claire
Bonjour la Sainte-Famille,
- Estelle
bonjour Claire,
- Claire
bonjour Estelle.
- Estelle
Alors cette température familiale aujourd'hui, comment ça se passe chez vous ? Et toi Claire ?
- Claire
Ah, toi, toi, toi, vas-y.
- Estelle
Écoute, moi c'est très drôle parce que je trouve ça très drôle, je me fais rire toute seule, c'est bien. Mais c'est que ce matin je me disais mais on est vraiment la famille Droopy. Tout était au ralenti, personne ne comprenait personne, on se parlait, on ne sait pas ce que disait l'autre, enfin c'était très drôle. on a une matinée vraiment droupienne
pas trop triste,pas trop déprimée? pas du tout ok alors chez moi aujourd'hui il y a de l'excitation parce que c'est le jour aussi où on se retrouve ce soir et donc voilà c'est palpable en fait moi en tout cas dans mon intériorité dans une énergie d'attente et de préparatif bah oui t'as hâte de la retrouver
et puis voilà ça se sent aussi de l'autre côté d'où on est. Ça fait du bien.
- Claire
C'est chouette.
- Estelle
C'est chouette. Alors, c'est vrai qu'on avait évoqué un sujet il y a quelques semaines, je crois, qui nous a été... On a eu un petit retour très intéressant. C'est vrai qu'on a évoqué un peu la dureté en famille et peut-être un peu la violence aussi, qui peut y avoir parfois dans certains propos. Mais justement, on a envie de dire aujourd'hui, en a-t-on fini avec la violence en famille ?
- Claire
Oui, alors il y a une aspiration quand même à ce qu'on en finisse avec la violence en famille aussi derrière cette question. Il y a une nécessité, je ne sais pas si vous la ressentez ou vous en êtes, est-ce que ça vous choque qu'on parle de violence en famille ? Est-ce que ça vous paraît évident que derrière toute la beauté il y a aussi de la violence ?
- Estelle
Est-ce que ça fait écho chez vous et de quelle façon, que ce soit la famille de laquelle on est issu ou la famille qu'on a créée ou en tout cas la famille dans laquelle on vit actuellement ? Est-ce qu'on peut regarder s'il y a... parce que la violence, elle a plein de formes.
- Claire
Oui, c'est marrant, c'est un sujet qui avait beaucoup ressurgi durant le confinement, parce que les familles étaient justement les unes sur les autres, sans ces espaces d'altérité, de respiration. Et je me souviens qu'il y a eu beaucoup sur les réseaux, enfin peut-être pas beaucoup, mais en tout cas c'est un moment où c'était tellement important de regarder. ce thème et cette réalité.
- Estelle
Bien sûr.
- Claire
Après, on est peut-être passé à autre chose, mais aujourd'hui, on regarde ensemble ça. Effectivement, est-ce que c'est proche de vous, loin de vous ?
- Estelle
Oui, et c'est bien de regarder la violence, je disais, toutes ces formes, parce que parfois, il y a des violences qui ne se voient pas, qui ne se nommeraient pas violences, mais en fait, c'est quand même de la violence. Et donc, c'est peut-être à nous aussi de regarder parfois une part... Un mot peut être très violent, une attitude.
- Claire
J'allais dire le silence peut être très violent. Et justement ne pas être repérable comme un acte de violence.
- Estelle
L'indifférence peut être quelque chose d'extrêmement violent. La négligence bien sûr. Et puis après on passe un peu au level supérieur avec... La violence verbale, mais avec grossièreté, insulte. Et la violence... La toxicité, même d'une communication...
- Claire
Exactement, agressivité. Culpabilisation, chantage, menace. Moi, ce que j'appelle le cocktail toxique.
- Estelle
Exactement.
- Claire
C'est une forme de violence, psychologique.
- Estelle
C'est vrai que c'est un épisode qui est quand même... Ce n'est pas un épisode léger, et c'est tant mieux. Mais c'est vrai que c'est important, parce qu'en famille, on vit aussi parfois de la violence. On vit... Voilà. vraiment hyper important, au moins de la nommer, de la reconnaître, de l'identifier et de pouvoir peut-être agir afin de soit se protéger, soit d'en parler, soit de retrouver au sein de la famille. Parce qu'il peut y avoir de la violence en famille alors que la famille s'aime profondément, alors qu'il y a beaucoup d'amour qui circule aussi. Attention, il peut y avoir des gros débordements et du coup c'est bien de...
- Claire
Et puis c'est peut-être aussi, enfin ce qui me vient c'est peut-être un petit appel aussi à la co-responsabilité, enfin on n'est peut-être pas celui par lequel de la violence passe. Mais on peut en être témoin et ne rien dire,
- Estelle
enfin tout à fait,
- Claire
et ne pas se culpabiliser, mais justement de se responsabiliser là, faire un petit examen de conscience, peut-être, de se dire en fait qu'est-ce que je laisse passer, qu'est-ce que je tolère dans mon environnement, à quoi je ferme un peu les yeux, à quoi je m'adapte trop?
- Estelle
Oui, c'est ça. Et en fait, parce que parfois la violence... On peut ne pas la voir parce qu'on baigne dedans depuis toujours et en fait on ne s'aperçoit pas. Moi j'ai vraiment, franchement j'ai beaucoup de patients qui sont dans ce cas en fait, qui au départ me disaient non mais ça ne vient pas de ma famille, moi ma famille il n'y avait pas ça. Et en fait au fur et à mesure on creuse un petit peu et là on voit qu'il y avait une violence inouïe en fait, mais qui était banalisée.
- Claire
Ordinaire quoi.
- Estelle
Voilà, une violence ordinaire et quelque chose de complètement banalisé et on passe à côté et on ne se rend pas compte qu'en fait on est chaque jour Enfin, on a été brisé tellement tôt qu'on ne sait plus qu'on est brisé de ça. On vit avec ce fracas intérieur toute notre existence.
- Claire
Et puisqu'on pose la question en cherchant la fin, mais en fait, il faut aussi parler de l'origine de la violence. Parce que quand tu dis ça, ça m'emmène vraiment à penser, parce que parfois on ne se rend pas compte qu'on porte une violence, pas parce qu'on est soi-même un être violent, mais simplement parce qu'on en a subi ou qu'on a été encouré de violence. Et qu'en fait, ces informations, elles restent en nous. Et que dans notre vie d'adulte, on peut se retrouver dans notre couple, dans notre famille élargie, dans des scènes violentes, dans des situations violentes, en ne comprenant pas que ça fait aussi écho à ce qu'on porte.
- Estelle
Complètement. C'est pour ça que nous parlons de responsabilité.
- Claire
Ça ne veut pas dire que c'est nous-mêmes qui, une fois adultes, devenons violents.
- Estelle
Non, bien sûr.
- Claire
Pas du tout. Mais néanmoins, on peut se retrouver...
- Estelle
Je ne sais pas chez vous là, mais est-ce que déjà, quand on se dit tout ça, est-ce que chez vous, vous pouvez identifier des zones comme ça, de violence ? Moi, je vois très bien, tout de suite, je vois très bien, par exemple, que ma mère avait une grande violence, elle portait une grande violence en elle, malgré elle, mais je veux dire, elle a été éduquée dans la violence par des personnes qui n'étaient pas ses parents, et qui pourtant étaient ses grands-parents, mais qui avaient une... Voilà, qui étaient... dont le grand-père était extrêmement violent, physiquement, avec sa grand-mère. Donc elle a vécu vraiment dans la terreur. Et donc cette histoire de violence, c'est quand même très important, parce que, et moi je remercie ma mère aujourd'hui, vraiment parce qu'elle avait cette violence, et c'était parfois difficile de voir que cette violence pouvait aussi exploser à certains moments de la vie. Mais on avait cette connaissance qu'elle avait vécu ça, et bien sûr c'est pas pour... du tout, on n'est pas là pour tout excuser dans la vie, mais quand on comprend quelque chose, on en est quand même protégé en grande partie. Et du coup, on peut aussi... Après, il y a le dialogue, il y a tout ça. Moi, je n'ai jamais été du tout... Je n'ai jamais subi de violence. Mais ce que je veux dire, c'est que de voir cette violence... Exactement. Et ça, c'est quelque chose qui est extrêmement insécurisant au sens où... On voit bien que ça laisse des traces. Voilà, je voyais ma mère en souffrance vis-à-vis de ça, et c'est terrible, quoi.
- Claire
Et moi, ça me parle aussi, mais tu vois aussi, puisqu'on est ici dans un espace de parole, je fais un lien qui a été déjà fait un million de fois, mais entre violence et parole. Et tu vois, on le sait que quand quelque chose ne peut pas s'exprimer par les mots, en fait, ça devient de la violence physique. C'est sûr. La violence, c'est de l'impuissance, mais c'est aussi quelque chose qui n'arrive pas à se dire, qui n'arrive pas à s'énoncer. Oui, oui. Et le travail de l'humanisation et de la paix passe par la mise en mots pour ne pas être dans le passage à l'acte.
- Estelle
C'est ça. Et pourquoi j'en arrive à cette violence qui commence à monter en moi ? Je ne sais pas vous, dans la Sainte Famille, on est tous ensemble, on se dit les choses. Est-ce que vous êtes violents ? Est-ce qu'il y en a parmi nous ? On pourrait dire, est-ce que vous avez des accès de violence, enfin des excès de violence, pardon. Est-ce que, voilà, et c'est bien de se rendre compte, c'est pas de tout, on n'est pas là pour se juger, se culpabiliser, se dire blablabla, mais juste être, se dire, ah ouais, effectivement, peut-être que je peux...
- Claire
Et dans quoi ça s'enracine ? Tu vois, quelle est l'allumette qui craque et qui est le point de départ du feu. C'est quand même très important ça de le repérer, non ? Avant même de se dire comment y remédier et tout ça, qu'est-ce qui m'allume comme ça ? Pour que ça passe.
- Estelle
De quoi je souffre en fait. Mais avant même que la violence surgisse, la souffrance est déjà là. C'est comme le feu, le feu est toujours présent, c'est juste qu'on le manifeste avec une allumette, et c'est ça la violence, et tout d'un coup on craque l'allumette, et là la violence apparaît, mais elle est tout le temps là en fait. Et ça c'est vraiment, on a vraiment tous un grand, je crois que tous on a un parcours à faire vis-à-vis de la violence, parce qu'en fait je pense qu'en réalité, je pense qu'on a tous une violence, qui peut s'exprimer, qui peut surgir, et selon le degré, Merci. qu'on a subi.
- Claire
Selon l'environnement.
- Estelle
Selon l'environnement, exactement, dans lequel on a vécu, etc. Elle peut être extrêmement destructrice et faire beaucoup de tort autour de nous et en nous-mêmes, surtout aussi.
- Claire
Oui. Et donc, pour revenir à notre question de « en a-t-on fini ? » où tu vois, je me dis « comment en finir ? » Vraiment, je vois vraiment, on ne peut pas aller à la fin sans revenir au point de départ. Bien sûr.
- Estelle
Mais exactement, et ce que tu dis, « comment en finir ? » Mais moi, j'ai envie, vraiment, je pose cette question. qu'est-ce qu'on s'autorise en famille ? En fait, il y a des choses qu'on ne devrait pas s'autoriser. Je veux dire, on doit se poser des cadres parfois extrêmement stricts, surtout quand on sait qu'on a des écueils à certains endroits de nous-mêmes. Donc, il y a des chartes. C'est comme une charte. Je dis souvent ça quand j'accompagne des gens. Je leur dis, écoutez, là, il faut que vous mettiez en place un code d'honneur envers vous-même, en fait. Et je n'ai pas le droit, je ne m'autorise pas à faire ça ou à dire telle chose. Je n'ai pas le droit de faire ça. Et ce n'est pas facile de se maintenir dans cette... Mais c'est hyper important.
- Claire
Essentiel. Essentiel, oui. Et d'autant plus que je pense que dans ces questions de violence en famille, il y a aussi tout ce côté de justement, ça ne se voit pas forcément de l'extérieur, mais parce que ça ne se partage qu'à l'intérieur, tu vois, de la famille. Parce que la violence, justement, on parlait de violence ordinaire et tout ça, ce n'est pas forcément être destroy. Enfin, on peut être ultra bien adapté socialement.
- Estelle
Absolument.
- Claire
Et exprimer une énorme violence au sein de sa propre famille. Absolument. Et je pense à des choses très concrètes et des cas de figure qui sont beaucoup plus proches de nous que ce qu'on peut bien voir, voir et croire. Même dans les plus beaux quartiers de Paris et dans les milieux les plus propres, les plus friqués, les plus... Les plus chers. voilà où des grosses déviances sont révélées souvent après donc il y a aussi ce côté de comme ça ne se voit pas ce qui se passe chez soi tu vois, il y a une espèce d'autorisation à tout vomir de sa souffrance en fait mais ça c'est plus possible en 20205 il y a vraiment quelque chose aussi au niveau où on en est de développement social, de la conscience c'est plus possible
- Estelle
de l'espcae du cœur. Enfin, je veux dire, on a quelque chose quand même... Et je veux dire, la violence commence par... Je sais que souvent, j'entends des paroles très dures avec les enfants. T'es bête ou quoi ? Mais tu comprends ce que je te dis ? Ça, c'est violent. C'est une immense violence. Ça commence... Vraiment, c'est des petites choses. Et dans le couple, on doit faire extrêmement attention à la manière dont on se parle. Il y a des choses où, non, on ne s'autoriserait pas. Et on ne s'autorise pas ça, d'ailleurs, avec des gens, des invités. Traitons-nous un peu comme des invités au sein de notre propre famille. Je veux dire, on ne parlerait pas à certains membres de notre famille, enfin, on ne parlerait pas à des invités comme à certains membres de notre famille, alors que notre famille est beaucoup plus... Enfin, je veux dire, c'est...
- Claire
C'est le cœur du cœur. Mais tu vois, du coup, je trouve que ça pose la question de que faire de sa violence? Enfin, puisque si je ne m'autorise pas à la déverser librement dans l'espace familial, où est-ce que je la mets ?
- Estelle
Bien sûr.
- Claire
Enfin, il y a... les espaces thérapeutiques, etc. Oui, mais j'ai l'impression qu'il faut les développer, ces espaces. Oui, il faut connaître ces ressources. il faut connaître ces endroits. où est-ce que je peux aller déposer ma peine, crier ma colère, sans nuire à quiconque.
- Estelle
Bien sûr, et après, il y a aussi déverser sa violence, essayer de l'exprimer. Mais en fait, je crois que quand on retourne à sa racine, c'est-à-dire à ce qui vraiment a commencé à la faire naître en nous-mêmes, on trouve... en fait, une parole, enfin, quelque chose de très simple, en vrai. Une fois qu'on regarde quelque chose, on peut consoler cette chose. Et déjà, là, il y a tout. Parce qu'en fait, moi, je dis souvent, enfin, c'est pas que je dis souvent, souvent, on m'a dit, oui, ben tu sais, moi, on m'a dit, des patients qui me disent, oui, ben moi, pendant des années, je suis allée boxer, ou j'ai tapé dans un coussin. Mais en fait, ça, ça ne résout rien. Ça résout ponctuellement.
- Claire
Ca dévie l'énergie de colère ou de violence.
- Estelle
Voilà. Et l'énergie de violence, elle reviendra. Et tu devras encore taper dans un coussin. Et tu devras aller à la boxe. Et tu devras aller frapper sur soit un...
- Claire
Mais ça peut être des paliers. Tu vois ce que je veux dire ? Dans un cheminement personnel, c'est déjà bien de savoir si je sens que ça monte là, qu'est-ce que je fais ? Je sors et je sais où je peux aller. Tu vois ce que je veux dire ? C'est des étapes dans la guérison.
- Estelle
Oui, bien sûr. Mais bon, c'est vrai que c'est du cas par cas, je dois bien le dire. C'est vrai que quand tu dis qu'il y a ce truc qui monte, cet espèce de chariot-là que parfois on ne peut pas maîtriser, et je pense, je sais ce dont je... Je parle, je le vois, je l'ai vu, et c'est des choses qui nous submergent totalement. Et apparemment, c'est vraiment... Donc après, c'est vraiment se prendre en main, c'est se dire, OK, comme je ne veux plus m'autoriser ça, je vais vraiment m'en occuper. Et c'est aussi, comment dire... toute la famille qui doit s'en occuper. Oui, c'est ce qu'on avait dit.
- Claire
Ton problème est-il le nôtre ?
- Estelle
Exactement. Et un problème de violence d'un membre de la famille est un problème de violence de toute la famille. Et tout le monde doit le regarder. Je ne sais pas ce que vous en pensez là tous, mais franchement, on a plein d'améliorations à faire au sein de notre foyer. Et ça, c'est magnifique en même temps.
- Claire
Oui, ce comment vivre ensemble et grandir ensemble, il se co-crée. Exactement.
- Estelle
Et j'ai envie de dire à toutes les personnes, en tout cas comme moi, qui soit ont été violents, soit qui ont connu la violence, soit qui ont pu y assister ou quoi, j'ai envie de dire, ce soir peut-être il est bien de rentrer chez soi et peut-être de dire, j'avais envie de vous dire un truc à vous tous, vous que j'aime, ma famille, je sais que j'ai été parfois très dur et très violent et je voudrais m'en excuser auprès de chacun de vous. Imaginons qu'on puisse faire ça ce soir-là. ça pourrait être pas mal, je pense que ça pourrait faire du bien autour de nous. Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Claire
Ça peut être un peu révolutionnaire, même carrément, tu vois, dans l'énergie, dans le « waouh, il a fait quoi ? » Non mais c'est tellement libérateur de le faire.
- Estelle
Oui, et de dire, voilà, et parfois aussi de dire « aidez-moi, aidez-moi, je sais que je suis violent, vous avez raison, vous me l'avez déjà dit en famille, aidez-moi, je ne sais pas comment faire et on peut y arriver ensemble » . Je pense que voilà. Et de dire pardon. Franchement, de dire pardon. Tout en sachant qu'on ne va pas pour recommencer demain. C'est dire pardon parce que vraiment, c'est quelque chose qui nous pèse. Et donc voilà. Voilà, voilà, voilà.
- Claire
Merci pour ce morceau de réflexion et de discussion. Merci. Merci d'avoir écouté.
- Estelle
merci beaucoup,
- Claire
merci pour vos soutiens vos étoiles sur les plateformes, vos petits commentaires aussi qui nous encouragent et qui nous portent et n'hésitez pas à en mettre si vous ne l'avez jamais fait parce que c'est vraiment précieux pour nous très précieux,
- Estelle
merci beaucoup et la Sainte Famille vous aime