- Speaker #0
Certaines vocations s'imposent très tôt. Clara fait partie de ces femmes qui ont toujours su, profondément, où elle voulait aller. A seulement 23 ans, elle accompagne aujourd'hui des femmes sur des sujets intimes et puissants. La guérison des troubles gynécologiques et l'endométriose. Clara est née avec un don, une sensibilité particulière qu'elle a choisi de mettre au service des autres, tout en continuant de se former et d'affiner sa pratique. Elle se lance dans l'entrepreneuriat, jeune, en étant maman. avec une vision très claire, une grande maturité et beaucoup de douceur. Dans cet épisode, on parle de vocation, de confiance en soi, de légitimité et de ce que ça implique d'oser accompagner les autres quand on est encore au début de son propre chemin. Cet épisode est un partage d'expériences et de parcours personnels et ne se substitue en aucun cas à un avis ou un suivi médical. Ici, on ouvre le dialogue avec respect et bienveillance. Je suis très heureuse de recevoir Clara dans La Toulonnaise. Salut Clara ! Salut, je suis super contente de te recevoir. Merci d'avoir accepté de partager ton parcours.
- Speaker #1
Merci à toi de m'avoir invitée.
- Speaker #0
Est-ce que pour commencer, tu voudrais bien te présenter en nous disant ton prénom, ton âge, ce que tu faisais avant de te lancer, ce que tu fais aujourd'hui et depuis combien de temps ?
- Speaker #1
Ok, donc moi c'est Clara, j'ai 23 ans. Avant j'étais en études pour faire assistante sociale et au final j'ai complètement bifurqué. Et maintenant je suis thérapeute holistique et j'accompagne les femmes dans leur gestion de la douleur au niveau des troubles gynécologiques et l'endométriose.
- Speaker #0
Combien de temps du coup ?
- Speaker #1
Ça fait 4 mois que j'ai lancé mon accident.
- Speaker #0
Donc c'est tout récent.
- Speaker #1
Très très récent. Ok,
- Speaker #0
alors et comment ça se fait que tu t'es autant nichée ?
- Speaker #1
J'ai de l'endométriose en fait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc les ovaires polycystiques, la dénomioge, un peu tout le packaging. Et en fait j'ai découvert ça en 2020. Et en fait c'est avec cette maladie que j'ai aussi découvert vraiment les médecines alternatives. Et en fait je me suis dit c'est ça que je veux faire.
- Speaker #0
Donc c'est accompagner les femmes qui souffrent des mêmes choses que toi. C'est ça. Et comment on se forme pour accompagner ces femmes alors ?
- Speaker #1
Alors, je dirais qu'il y a aussi un peu de quelque chose qu'on a en nous depuis toujours. Et j'ai grandi un peu là-dedans, l'énergie, les cartes, j'ai toujours grandi là-dedans. Et en fait, après tout ce qui est réflexologie plantaire, etc., je me suis formée du coup avec une vraie formation, une formatrice, une école.
- Speaker #0
Et quand tu dis que tu as grandi là-dedans, il y a des gens autour de toi qui sont là-dedans ?
- Speaker #1
Oui, ma grand-mère, ma mère. Donc,
- Speaker #0
ça veut dire que vous ressentez ? plus de choses que le commun des mortels ? Oui,
- Speaker #1
c'est ça, le monde un peu invisible.
- Speaker #0
Et toi, tu le ressens comment ? Comment tu l'expliques, ce truc-là ?
- Speaker #1
En fait, moi, j'ai toujours eu ce petit truc où, en fait, quand j'étais petite, je... Quand j'étais petite, en gros, je savais les femmes qui allaient être mamans.
- Speaker #0
Comme ça, c'était inné ?
- Speaker #1
Oui, c'était inné. C'était un peu peur.
- Speaker #0
Et quand t'étais petite, genre, à quel âge ?
- Speaker #1
J'avais 5-6 ans, quelque chose comme ça, même un peu plus petite, oui. Je me rappelle qu'une fois, mon père organisait un truc à la maison. Il y avait plein d'amis à lui, etc. C'était trop cool et tout. Et moi, je jouais avec les petites filles qui étaient là, en fait. Et à un moment donné, je m'avance vers une maman et je touche son ventre et je lui dis « Oh, toi, tu as un bébé dans le ventre et tout, ça va être une petite fille. » Et donc, je pars et tout, je vais jouer, etc. Et mon père, il dit « Mais ta fille, elle me dit ça, enfin... »
- Speaker #0
Elle était enceinte, elle ne le savait pas ?
- Speaker #1
En fait, si, elle était enceinte, mais elle ne l'avait déjà personne.
- Speaker #0
Ah, waouh ! Elle ne savait pas le sexe. Elle s'est défrêtée ?
- Speaker #1
Elle ne savait pas encore le sexe. Et je crois que deux semaines après la félécographie, elle a su que c'était une fille.
- Speaker #0
Ok, waouh ! Ok. Donc, en fait, c'est un don, quoi.
- Speaker #1
Oui, on va dire ça. Ça a toujours été là. Et j'ai toujours su, telle tante, elle va être enceinte. Telle amie, elle va être enceinte.
- Speaker #0
Donc, c'est plutôt un parcours autour de la maternité. Du coup, tu dirais que ton don, il est plutôt sur le féminin, en général.
- Speaker #1
Oui, centré sur le niveau de l'utérus, en fait. Vraiment, la maison. Oui.
- Speaker #0
C'est fou.
- Speaker #1
Vraiment là-dessus, en fait. Et du coup, depuis petite, j'ai toujours été centrée sur ça, sans pourtant m'en rendre compte, en fait. Et puis, ma grand-mère, elle nous a toujours un peu baigné là-dedans. Ma mère a vraiment aussi développé ses capacités. Et en fait, c'est venu à moi comme ça.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, comment tu les accompagnes, ces femmes qui se souffrent de cette maladie-là ?
- Speaker #1
Ça va être vraiment... Elles s'expriment sur leur vie, ce qui s'est passé dans leur vie. Et en fait, moi, je vais un peu chercher le déclencheur de l'endométriose ou des autres maladies. Et en fait, je les accompagne sur plusieurs mois. On va parler d'alimentation, de micronutrition, ce qui s'est passé, transgénérationnel, énergétique. Et en fait, je fais de la réflexologie plantaire, des soins énergétiques, on fait un rééquilibrage alimentaire.
- Speaker #0
Alors attends, et le rééquilibrage alimentaire, on est d'accord que tout le monde ne veut pas en faire ?
- Speaker #1
Non, bien évidemment, il faut être ouverte à la question. Mais ça peut aller dans l'accompagnement, surtout avec l'endométriose.
- Speaker #0
Mais il faut une formation de diète ou de nutritionniste ou de quelque chose comme ça ?
- Speaker #1
Oui, j'en ai fait une avec un kiné nutritionniste qui m'a formée sur la nutrition exprès pour l'endométriose.
- Speaker #0
Ok, donc tu regardes vraiment à 360 ce qui se passe chez la femme.
- Speaker #1
Oui, et je ne veux pas m'arrêter là. Je veux vraiment continuer et pouvoir vraiment faire un accompagnement vraiment complet de toute la maladie.
- Speaker #0
Tu arrives à avoir des résultats sur ce que tu fais chez les femmes ?
- Speaker #1
Oui, surtout sur moi du coup, d'abord.
- Speaker #0
Ah ouais, d'abord sur toi.
- Speaker #1
Ouais, ça a été d'abord sur moi et après, du coup, là, je teste surtout sur les autres.
- Speaker #0
Et à quel moment tu t'es dit que tu allais te lancer ? À quel moment tu t'es dit ? Parce que tu étais en études, du coup, ou tu faisais ?
- Speaker #1
Aston social.
- Speaker #0
Et donc, du coup, à un moment, tu t'es dit non, en fait, c'est pas du tout ma voie ?
- Speaker #1
En gros, ce qui s'est passé, c'est que j'étais en études, pas à Aston social. Pour moi, c'était ça que je voulais faire. Je voulais accompagner les personnes. comme ça et je voulais t'accompagner oui c'était déjà ma chance c'était ça le social j'ai fait plein de stages en IME etc les enfants handicapés c'était vraiment enfin j'étais vraiment touchée par le parcours et je voulais vraiment faire ça et en fait je suis tombée enceinte j'ai fait un déni grossesse donc je ne savais pas que j'étais enceinte ok c'était fou alors que toi t'as ce don de savoir mais moi non moi je t'as le don de savoir ah oui mais moi c'était dans cette endormie moi En fait, moi, j'ai été opérée en 2020 d'ornométriose. Donc, j'ai eu une ornométriose en 2020. Et en fait, de là, mes cycles se coupent complets. Et en fait, les médecins me disent, écoutez, madame, il va falloir peut-être faire une préservation de vos sites. Parce que là, en fait, vous arrivez à un stade de votre vie où vous n'avez plus de cycle, il ne se passe plus rien.
- Speaker #0
Vous êtes hyper jeune, c'est horrible.
- Speaker #1
J'avais 20 ans. Voilà, donc moi, je me dis, bon, panique, ok. Et j'ai un médecin qui me dit, écoutez, vous avez un an pour trouver quelqu'un et un an pour faire un bébé.
- Speaker #0
Mais non. Moi, je lui dis... Je suis au début de ma vie.
- Speaker #1
Je lui disais, mais non, je ne veux pas avoir de bébé maintenant. Je ne comprends pas. J'étais déjà enceinte, mais je ne le savais pas quand il m'a dit ça. Du coup, en gros, j'ai appris ma grossesse quelques mois après la première opération. Alors que mes cicles étaient complètement coupés, il ne se passait plus rien. Je suis tombée enceinte. Je l'ai appris trois mois plus tard. Et là, en fait, ça a été au début la descente aux enfers, très sincèrement. Ça a été pourquoi ça m'arrive à moi ? Moi, je suis en études, je viens de quitter mon ex. Qu'est-ce qui se passe, en fait ? Et en fait, ça a été la meilleure chose qui me puisse m'arriver. Ça a été exceptionnel. Et en fait, toute ma grossesse, je me suis remise en question. Et en fait, quand j'ai accouché, c'est comme si j'avais été face à moi-même. Et j'ai vécu un postpartum un peu compliqué. L'endométriose a flambé Et en fait je me suis dit Mais je suis seule en fait On nous opère, on nous diagnostique Et après on est seule en fait Même en étant enceinte On m'a dit l'endométriose elle a endormi Les douleurs que vous avez c'est rien
- Speaker #0
Après l'endométriose en soi c'est une maladie qui n'est pas vraiment reconnue Je trouve qu'on commence à en parler de plus en plus Heureusement mais en fait il y a tellement de femmes Qui en souffrent
- Speaker #1
De plus en plus je trouve mais c'est encore lent Oui complètement Oui, très lent. Et puis, en fait, il n'y a pas d'accompagnement derrière. Souvent, c'est bon, tu es endométriose, soit tu te fais opérer, soit tu prends la pilule et on n'en parle plus.
- Speaker #0
Donc, toi, c'est le fait d'avoir de l'endométriose qui t'a donné envie d'accompagner les femmes. C'est d'accord. Et alors, du coup, ça se passe comment ? Parce que tu dis que tu as commencé par t'aider toi-même. Comment c'est quand Clara nous aide, du coup, dans cette... Parce que c'est vrai que les thérapies holistiques, c'est un peu nébuleux pour beaucoup de monde. Comment, toi, tu peux l'expliquer à quelqu'un qui n'y connaît rien ?
- Speaker #1
Moi, tout d'abord, ça a été j'ai appris ce que j'avais, j'ai mis un mot sur mes douleurs, etc. J'ai été opérée, tout ça, tout ça, ok. Et en fait, ça a été tout de suite d'où vient la maladie, pourquoi je l'ai en fait. Elle n'est pas là pour rien et elle met en lumière des problèmes qu'il y a eu dans ma famille, le transgénérationnel. En fait, l'endométriose, c'est vraiment des cellules semblables à l'endomètre qui ont muté sur les autres organes. Et pourquoi notre terrestre et notre foyer, notre maison qui ont eu notre identité, pourquoi on part ? de notre maison, en fait. Qu'est-ce qui a fait qu'on a été éjectés de notre foyer, en fait. Et j'ai fait le lien avec mon histoire de vie. Et en fait, en remontant, en fait, j'ai découvert qu'il y avait beaucoup de viols, d'incestes dans ma famille. On a été vraiment saccagés, notre maison, en fait, qui en était vraiment. Et ça a été vraiment, en fait, j'ai fait les cours, en fait, avec ma mère, ma grand-mère et les autres femmes de ma famille, en fait. Et en fait, ma grand-mère a aussi de l'endométriose. Donc là, pour le coup, c'est quelque chose de vachement transgénérationnel qui s'est répété. Donc je suis allée chercher au niveau transnational, donc j'ai fait des constellations familiales. Voilà, j'en ai fait une qui a été vraiment hyper bousculante et j'ai mis des mots sur beaucoup de choses. Et là déjà, j'ai vu beaucoup de choses autour de moi changer. Après, ça a été le versant énergétique, donc j'ai fait pas mal de soins énergétiques. Je me suis vraiment intéressée, je suis allée vraiment sortir mes peurs, tout ce qui n'allait pas en fait, tout ce qui était dans mes tripes en fait.
- Speaker #0
Et toi, tu as été accompagnée ou tu l'as fait sur toi ?
- Speaker #1
Oui, j'ai été accompagnée et je l'ai fait sur moi après. Mais aussi, je me suis fait accompagner. Et après, ça a été vraiment abri, tout ce qui est vraiment dans le corps, on va dire l'alimentation, ma façon de manger. Donc, je mange anti-inflammatoire. J'ai supprimé, on va dire, tout ce qui est industriel, les produits laitiers, le gluten. Il ne faut pas non plus être drastique, mais dans mon cas, c'est ce que j'ai fait et ça a vraiment fonctionné.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Après, j'ai fait de la physiologie plantaire. Enfin, j'ai fait énormément, énormément de choses, en fait. Et de la kinésiologie, tout ce qui est dans les versants, mais c'est l'alternative, je l'ai fait, en fait.
- Speaker #0
Alors, il y a une chose qui saute aux yeux, évidemment. c'est ton âge oui surtout c'est ton âge même si t'es très mature je pense pour quelqu'un de ton âge tu disais que tu étais maman oui c'est ça et comment tu Comment tu vis la chose d'être très jeune et de pouvoir accompagner des femmes ? Est-ce que c'est bien perçu jusqu'ici ? Est-ce que c'est bien reçu, tu vois ? Parce qu'une femme qui vient te voir et qui a de l'endométriose, par exemple, et qui, je ne sais pas, qui est beaucoup plus âgée que toi, est-ce que tu sens ce truc de l'âge ou pas du tout ?
- Speaker #1
Pas du tout. Elles sont très étonnées. Oh, t'as 23 ans, mais comment t'en es arrivé là ? Et bien souvent, on va dire aussi au niveau de la spiritualité, souvent les femmes ont 40, 50 ans et là elles... elles s'ouvrent à la spiritualité et elles ont un éveil à ce moment-là c'est très rare avant mais c'est vrai que du coup tout le monde est souvent ils sont choqués en me voyant, en découvrant mon âge mais au final le feeling passe super bien et donc tu dirais que c'est pas du tout un frein non pas du tout au final ça peut même être une force en vrai ouais vraiment c'est l'expérience de vie et qui nous sommes vraiment ce qu'on a vécu en fait et l'âge ça veut rien dire
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est un point que tu traites, tu vois, mais moi qui suis à mon compte, du coup, je le sens vachement de fluctuation d'énergie, tu vois, en fonction de mon cycle, par exemple. Est-ce que c'est quelque chose que tu pourrais expliquer ?
- Speaker #1
Oui, en fait, en fonction des cycles, du coup, on va vraiment avoir une fluctuation d'hormones qui va agir. Et en fait, du coup, on va être soit dans l'introspection, soit vraiment plus dans le truc de briller. On va briller, on va être vraiment de... on va entreprendre ou alors on va être vraiment à plat, on n'aura envie de rien. Et oui, c'est complètement normal.
- Speaker #0
Et pour une femme, généralement, dans le salariat ou même dans l'entrepreneuriat, ce n'est pas vraiment pris en compte. Tu vois, ce cycle qui est pourtant là, et là depuis, la femme est là.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et toi, tu penses qu'il faudrait adapter son mode de travail et son mode en fonction de son cycle ?
- Speaker #1
Oui, vraiment. Moi, je me suis rendue compte, en tout cas, que j'étais incapable de travailler pour quelqu'un. Vraiment.
- Speaker #0
À cause de ton cycle, tu penses ?
- Speaker #1
Oui, et aussi avec l'endométriose, c'est impossible. En fait, on est tout le temps en arrêt maladie, on a mal, et ce n'est pas bien perçu aussi dans le milieu du travail. On nous demande d'être comme des hommes, finalement.
- Speaker #0
Est-ce que tu dirais que du coup, l'endométriose, c'est la cause du fait de t'être lancée à ton compte ?
- Speaker #1
Oui, oui. J'ai vraiment compris que je n'étais pas capable de travailler pour quelqu'un. on n'est pas libre de mouvement entre guillemets si là vraiment je suis dans une fatigue énorme que j'ai une douleur ou n'importe quoi en fait je suis obligée d'aller travailler et si je me mets en arrêt maladie ce sera forcément mal perçu donc du coup c'est pas possible et en étant à mon compte je peux vraiment bouger l'impolluant comme je veux et l'adapter quoi comment tu fais pour gérer la
- Speaker #0
partie je trouve que tout ce qui est autour de la thérapie on parle aussi de santé du coup c'est quand même quelque chose de réglementé à la base tout ce qui est thérapie logistique sont moins réglementés quand même Merci. et au-delà de ça il y a aussi cette partie dans l'entrepreneuriat où tu dois en vivre, ça doit te ramener de l'argent. Comment tu fais pour naviguer entre ce truc de j'ai envie d'aider les gens sur leur santé mais il faut aussi que je gagne de l'argent c'est ça ouais.
- Speaker #1
Bah en fait je me suis vraiment posé beaucoup de questions parce que au début c'était vraiment bah je veux que tout le monde puisse venir me voir et être vraiment open mais en fait c'est pas possible.
- Speaker #0
Comment tu fais pour fixer tes prix en tant que thérapeute ?
- Speaker #1
Ça a été très compliqué Merci. et je pense que je vais continuer à ajuster mes prix mais pour le moment je suis à 65 euros pour une séance de deux heures qui est vachement complète qui n'est pas chère du tout oui pas du tout même oui je sais et c'est un peu mon souci et c'est vraiment hyper compliqué de tenir la barque en rue mais c'est aussi parce que tu viens de te lancer oui est-ce
- Speaker #0
que ça te rassure d'avoir des prix bas pour remplir plus facilement ? ou parce que tu débutes et que tu as envie de voir des résultats sur des gens que tu ne connais pas ?
- Speaker #1
Pour le moment oui, vu que je viens de débuter en plus donc pour le moment ça me rassure. Mais à terme je sais que je ne resterai pas à des prix aussi bas on va dire. Mais je me fixe le truc où je ne serai pas très haute mais pas très brasse non plus. Je vais être vraiment dans un juste milieu. Et après je montrerai mes prix. Mais en fait le problème c'est que quand tu es trop bas, les gens vont dire que c'est miteux, il y a un problème. Et si tu es trop haute, on va dire que c'est trop cher. Moi je ne peux pas mettre autant de prix. Mais en fait c'est une question d'image je pense aussi. Les personnes qui font payer aujourd'hui des soins d'une heure à 200 euros, c'est une image en fait. Elles ont réussi à se faire un nom là-dedans, donc tout le monde est prêt à payer un prix exorbitant pour elles en fait.
- Speaker #0
Oui, elles surfent sur le fait d'être connues pour surfacturer.
- Speaker #1
Bien évidemment, oui. Parce que je suis persuadée que ces filles-là, quand elles ont commencé, elles n'étaient pas aussi chères.
- Speaker #0
Du coup, toi, tu as 23 ans, tu as choisi la voie de l'entrepreneuriat alors que tu es maman.
- Speaker #1
C'est ça, oui.
- Speaker #0
Tu dirais que c'est quoi le plus gros défi aujourd'hui ?
- Speaker #1
Pouvoir jongler entre les deux en fait. Avoir assez de temps pour... pour tout faire en fait parce que du coup l'entrepreneuriat je trouve que ça prend énormément de temps en fait il y a toujours une nouvelle chose qui va arriver, une nouvelle idée ou un papier ou un mail qu'on doit répondre toujours quelque chose en fait Et c'est vrai que c'est un peu compliqué de vraiment partager les deux, en fait.
- Speaker #0
Moi qui suis maman aussi, je trouve que c'est difficile parce que tu as envie de te donner à 100% ta maternité, mais tu as aussi envie de te donner à 100% pour ton entreprise, donc tu fais vibrer. Et du coup, c'est très challengeant de se dire, où est-ce que je place le curseur entre les deux pour être équilibrée ? Et je pense que l'équilibre n'existe pas. Je pense qu'à un moment, on est peut-être plus maman et peut-être plus... Et en fait, c'est juste accepter... Est-ce que tu acceptes le fait que du coup... le fait d'être maman, ça te fera avancer peut-être moins vite, parce que tu vois, je le vois aussi, ça, que tu sais, les femmes qui n'ont pas d'enfants, elles vont beaucoup plus vite, tu vois, elles n'ont pas eu des journées entières à travailler. Alors que nous, en tant que femmes et mères, du coup, on a ce petit truc de dire en fait, à un moment, quand j'ai récupéré mon enfant, il faut que je m'arrête, quoi. Est-ce que ça te frustre, toi, de ne pas pouvoir avancer plus vite que ce que tu voudrais, par exemple ?
- Speaker #1
Non. Non pas du tout parce qu'au final je me dis Je vais à mon rythme, je suis pas en retard, je suis pas en avant Je suis juste à mon rythme en fait Toi t'as eu ta confiance, t'as complètement confiance Et au final je remercie ma fille vraiment D'être arrivée dans ma vie et d'avoir changé ma vie Parce qu'au final je pense que sans elle je me serais peut-être pas lancée Au final c'est l'inverse en fait Du coup beaucoup de monde m'ont dit Mais non mais t'es folle, t'as un bébé Comment tu vas faire et tout Mais en fait non, c'est vraiment ma force Et dès que j'ai une bonne nouvelle, je lui dis regarde Mia, maman elle fait ça, c'est grâce à toi. Enfin je suis vraiment trop contente quoi.
- Speaker #0
T'es proche pour ton soutenu quand même quand t'as annoncé que tu voulais pas prendre la voie du salariat mais que tu voulais te lancer à ton compte ?
- Speaker #1
Oui, bah en fait du coup mes amis m'ont vraiment poussée. En fait finalement c'était vraiment mais t'attends quoi ? Enfin il faut que tu le fasses, il faut que tu fasses découvrir aux autres femmes ce que tu sais faire en fait. Tu peux pas juste t'entraîner sur nous, fais-le quoi. Et donc du coup ça a été tout de suite elle une évidence et au final elles me soutiennent quoi.
- Speaker #0
Comment tu envisages l'avenir, toi, dans l'entreprenariat ?
- Speaker #1
Je ne souhaite pas rester juste à mon compte, dans mon petit cabinet. Pour le moment, je le fais chez moi. Mais à terme, j'aimerais vraiment faire bouger les choses autour des maladies gynécologiques. Vraiment.
- Speaker #0
Et c'est quoi que tu as en tête, par exemple ?
- Speaker #1
Pour travailler avec plusieurs personnes et vraiment qu'on œuvre vraiment sur l'endométriose. Soit faire bouger les choses au niveau, peut-être un jour politique, des lois. Faire vraiment... Et j'aimerais un petit peu que mon nom sorte associé, on va dire, à ces maladies et que... et donc tu as le verbe mouvement et d'ouvrir vraiment les yeux à tout le monde de dire regardez c'est pas qu'une maladie à la mode c'est pas juste j'ai mal au ventre parce qu'il y a tellement de femmes encore qui viennent me voir qui me disent moi j'ai un peu mal mais ça va comparé à toi moi j'ai rien, bah non en fait c'est une copine elle m'a dit ça y est pas longtemps, bah non peut-être que t'as mal mais t'as peut-être une endométriose t'as peut-être d'autres choses en fait faut pas banaliser ta douleur et il y en a une elle m'a envoyé un message sur insta elle m'a dit C'est fou parce qu'elle m'a dit, moi, pour moi, avoir mal, c'est normal. Moi, ma mère, toute ma vie, elle m'a dit, t'es une chotte ou quoi ? Et en fait, non, c'est pas normal. Et vraiment, j'aimerais faire bouger vraiment les choses à ce sujet-là.
- Speaker #0
Tu ne corresponds pas vraiment à l'image qu'on se fait de la Gen Z, dont tu fais partie. On les voit beaucoup sur les réseaux sociaux, à dire qu'ils vont se lancer à leur compte parce qu'ils ne veulent pas travailler pour un patron et parce qu'ils veulent gagner beaucoup d'argent. Parce que c'est ça aussi qu'on voit sur les réseaux sociaux. Quel regard tu as, toi, sur ce sujet-là ?
- Speaker #1
C'est quelque chose qu'il faut complètement déconstruire parce que c'est pas vrai. Ils pensent tous qu'ils vont tous se lancer à leur compte et ça y est, mais pas du tout. Moi, je ne m'assimile pas du tout à ces générations parce que pour moi, je suis complètement à côté.
- Speaker #0
Et du coup, tu dirais que c'est quoi la réalité d'une personne qui fait partie de la Gen Z et qui se lance à son compte ?
- Speaker #1
C'est que c'est vraiment difficile en fait. On pense que c'est facile et que ça va être ça y est, l'argent va tomber tout d'un coup, on va être overbooké, mais pas du tout. Ça demande dix fois plus de travail en fait. Au contraire, on ne s'arrête jamais de travailler en fait. si tu... Si tu t'arrêtes, en fait, il y a un moment de creux et c'est pas bon. Et tu ressens tout sur l'activité.
- Speaker #0
Alors ici, on est au micro de la Toulonnaise. Du coup, j'ai des petites questions. Alors toi, tu n'es pas Toulonnaise. Tu es de la Seine, mais ça fait partie de TPM. Donc on considère que c'est l'ère Toulonnaise. Comment tu décrirais la vibe de Toulon ?
- Speaker #1
Cool, solaire.
- Speaker #0
Qu'est-ce que cette ville, elle représente pour toi ?
- Speaker #1
Ma ville natale, en vérité. C'est là que je suis née. Pour le moment, je reste ici, mais... Mais je trouve que c'est une très belle ville en fait, vraiment. On a un peu les terres en haut, la mer en bas.
- Speaker #0
Est-ce que tu trouves que les Toulonnaises sont réceptives au bien-être énergétique ?
- Speaker #1
Oui, elles sont ouvertes de plus en plus.
- Speaker #0
Est-ce que tu as déjà reçu un compliment depuis que tu exerces qui t'a particulièrement touchée ?
- Speaker #1
En vrai, oui. Que j'avais des mains d'or et que je savais viser là où il fallait. Et que c'était vraiment agréable.
- Speaker #0
C'est quoi ton petit rituel quand t'as un peu le mood dans les chaussettes ? Que tu te sens pas très bien, que tu te sens pas en confiance ? Ça t'arrive de perdre confiance des fois ?
- Speaker #1
Oui, oui, comme tout le monde.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais nous donner un petit tips de ce que tu mets en place pour te sentir mieux en tant que thérapeute ?
- Speaker #1
J'écris, j'écris, j'ai un petit carnet où j'écris. Et après je vais à la mer.
- Speaker #0
Et t'écris quoi ?
- Speaker #1
J'écris tout ce qui me passe par la tête, en fait. Donc, t'es pensée ? Ouais, mes pensées. Et puis après, j'écris, je manifeste beaucoup.
- Speaker #0
Alors, Clara, on arrive sur la fin de cette interview. Et du coup, j'ai un petit jeu. C'est des questions-réponses, d'accord ? 15-16 questions-réponses. Donc, réponse spontanée, d'accord ? Sans trop être libre de répondre à ce que tu dis. Quel est ton passe-temps favori du moment ?
- Speaker #1
En ce moment, c'est d'aller faire plein d'événements, rencontrer plein de nouvelles personnes. Et ça fait du bien.
- Speaker #0
Ton plaisir après une grosse journée ?
- Speaker #1
Manger. Manger, oui.
- Speaker #0
Je crois que sur toutes les interviews, elle passe celle-là. Manger. Un de tes rêves pas encore réalisés ?
- Speaker #1
Je pense que ça serait... C'est un peu too much, en vrai. Mais d'aller à Bali, voyager ces pays qui sont vraiment ancrés dans la spiritualité, etc.
- Speaker #0
Une femme qui t'inspire, connue ou pas ?
- Speaker #1
En vrai, c'est vraiment pas tout, mais c'est Giuseppa qui est. Elle a fait la terre-été, elle, par son parcours de vie. Et du coup, je trouve qu'on n'a pas du tout la même vie, mais je trouve qu'elle est très mature pour son âge, et on a le même âge en fait. Elle est maman, très mature, vachement débrouillarde, elle a ses entreprises, et je trouve que...
- Speaker #0
Elle t'inspire.
- Speaker #1
Ouais, voilà, très inspirante.
- Speaker #0
Le mot qui décrit ton aventure entrepreneuriale jusqu'ici ?
- Speaker #1
La folie.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Ah ouais, il m'arrive tout le temps des trucs, c'est vraiment... je bouge partout. Enfin, c'est... oui.
- Speaker #0
Ton quartier préféré de Toulon ?
- Speaker #1
En vrai, j'aime bien aller sur le port. Et dans les petites rues, il y a toujours des petites boutiques sympas.
- Speaker #0
Complètement. Oui, j'adore. L'objet indispensable dans ton sac de chef d'entreprise ?
- Speaker #1
J'adore mon cam et des pierres.
- Speaker #0
Des pierres ? Oui, des pierres. C'est tellement inattendu comme réponse. Il est dur comme on est personne de réponse à un moment. La chose la plus folle que tu aies faite pour ton business ?
- Speaker #1
Je pense que c'est vraiment sortir de ma zone de confort et d'aller parler devant plusieurs personnes de mon projet, en fait.
- Speaker #0
Si tu pouvais déléguer une seule tâche à vie, ce serait laquelle ?
- Speaker #1
Les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Quel est le meilleur conseil business qu'on t'ait donné jusqu'ici ?
- Speaker #1
De jamais rien lâcher, en fait.
- Speaker #0
Tu conseillerais quoi à une entrepreneuse qui veut se lancer ?
- Speaker #1
Qu'il faut vraiment se lancer si on a vraiment envie. C'est un truc qui sort des tripes, en fait, et qu'il ne faut pas lâcher. On va tomber. C'est inévitable, en fait, de tomber. Mais il faut se relever, en fait.
- Speaker #0
Et enfin, quelle entrepreneuse tu aimerais voir au micro de la Toulonnaise ?
- Speaker #1
J'aimerais que Chloé Fabre passe au micro. Je pense que ça serait très bien pour elle.
- Speaker #0
Très bien. Merci beaucoup, Clara, pour ton partage d'expérience. Merci beaucoup d'être venue et je te dis à très bientôt.
- Speaker #1
Merci à toi. En tout cas, à très vite.