- Speaker #0
Il y a des femmes qui ont toujours su raconter les histoires des autres. Et puis un jour, elles décident de raconter la leur. Marion a longtemps été derrière la caméra. Journaliste, reporter, elle a sillonné le territoire, micro à la main. Jusqu'au jour où quelque chose s'est déplacé. Un besoin de sens, de liberté et l'envie de créer un média à son image, sincère, solaire et positif. Avec Crocton Sud, Marion a choisi d'informer autrement, de raconter le local avec le cœur. Dans cet épisode, elle revient sur ses années de télévision. Le courage de tout quitter, la création de sa communauté et ce que ça change quand on décide enfin de se choisir.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui au micro de la Toulonnaise,
- Speaker #0
on a notre petit rayon de soleil du sud, Marion. Je suis super contente de t'accueillir.
- Speaker #1
Je suis contente d'être là. Bonjour Alizé, merci beaucoup.
- Speaker #0
Avant de commencer, est-ce que tu veux bien te présenter en nous donnant ton prénom, ton âge, ce que tu faisais avant de te lancer à ton compte, ce que tu fais aujourd'hui et depuis combien de temps ?
- Speaker #1
Ok, alors moi du coup c'est Marion, j'ai 30 ans dans une semaine. Je suis journaliste. Avant de me lancer, j'étais déjà journaliste, mais pour des chaînes de télévision classiques. Et ça fait deux ans que j'ai créé maintenant ce qu'on appelle Croqueton Sud, un média d'information positive. Trop bien. Est-ce que tu te souviens ce que tu voulais faire quand tu étais petite ? Je voulais être journaliste.
- Speaker #0
Ah, ça a toujours s'inscrit en toi. Tu sais que ça vient ?
- Speaker #1
Depuis longtemps, oui. Moi, j'ai toujours adoré écrire depuis petite. Et mon grand-père aussi. Et il m'a transmis ça. Et lui, je crois qu'il aurait voulu être journaliste s'il avait eu la possibilité de le faire. Et du coup, ça a toujours été un peu en moi. Et c'est vrai que je crois que je me suis vraiment décidée à formuler ça quand j'étais en cinquième. C'est la première fois que j'ai écrit quand on me demande à l'école qu'est-ce que vous voulez faire plus tard. J'avais marqué rédactrice en chef d'un magazine de mode. Ah ouais,
- Speaker #0
c'était ambitieux. Non mais t'étais claire quoi. L'ambition était pour...
- Speaker #1
Je crois que le diable s'habille en Prada, il était pour beaucoup à ce moment-là. Mais au fur et à mesure, les choses ont évolué. Mais en tout cas, j'ai toujours voulu devenir journaliste.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous raconter ta première expérience avec une caméra ?
- Speaker #1
Oula ! C'était à l'école. À l'école, on nous apprenait devant ou derrière la caméra ? Parce qu'il y a deux façons différentes. Je ne sais pas, vas-y raconte-nous. Vraiment, quand j'étais en deuxième année à l'école de journalisme, on nous a mis devant la caméra. Donc, on nous a appris à passer devant avant de nous apprendre à passer derrière. Et là, je me suis dit, mais moi, jamais de ma vie, je ne ferai de la télé. Je ne veux pas du tout. passer devant la caméra, j'aime pas ça c'était une époque où j'avais pas du tout confiance en moi et puis on est jeune à cette époque là on a 19 ans, 20 ans, on a pas confiance en soi on est en train de se construire, on aime pas son image y'a rien qui va et du coup je me rappelle d'une fois où j'ai fait un partiel où en fait on nous mettait dans les conditions d'un direct télé on nous donnait des infos en nous disant il s'est passé ça il faut que vous rédigiez un petit texte et dans une heure vous passez devant la caméra et vous devez faire comme si vous étiez envoyée sur le terrain et je me rappelle d'un partiel où je me suis figée devant la caméra parce que j'ai bégayé sur un mot. Et là, je regarde la prof et je lui dis, je peux recommencer ? Et elle me regarde et me fait, non.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est en direct quoi.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Et après, en fait, du coup, on revisionnait nos vidéos pour qu'elle nous analyse à chaque fois comment c'était. Et moi, en plein milieu, devant toute la classe, on me voit en train de dire, je peux recommencer ? Et me décomposer au moment où elle dit non. Donc, c'est vrai que la première expérience devant la caméra, c'était pas ça. Et vraiment, j'étais persuadée de ne jamais faire ça de ma vie. Et l'année qui a suivi, du coup, on nous a appris à faire du reportage télé. Donc là, à passer derrière la caméra. Et là, pour le coup, je me suis dit, ça, c'est ce que je veux faire. Donc, on est passé de la presse écrite que je voulais juste écrire à maintenant, je veux faire de la télé et je veux passer derrière la caméra. Puis, j'ai compris qu'en fait, aujourd'hui, dans le monde dans lequel on vit, le format vidéo, c'est celui qui fait passer le plus de messages. Et c'était une époque où j'avais envie de faire passer plein de messages. Du coup, je me suis orientée là-dessus. Mais au début, vraiment, pour rester derrière. Donc, quand j'ai commencé à travailler dans la télé. et j'étais essentiellement derrière, il n'était pas question de passer devant. Et puis quand la chaîne a été rachetée, donc moi je travaillais pour une petite chaîne locale qui s'appelait à l'époque Varazur, il y en a peut-être qui se rappellent, mais en tout cas c'était la première chaîne de télévision du Var. Et en fait cette chaîne a été rachetée après par un gros groupe, donc BFM Toulon Var. Et là on nous a dit il faut passer devant.
- Speaker #0
Ah, donc tu n'avais plus le choix.
- Speaker #1
Et là je n'avais plus le choix. Donc petit à petit il a fallu se foutre un coup de queue aux fesses.
- Speaker #0
Alors là tu commences à travailler, toi tu as quel âge ?
- Speaker #1
Moi, j'ai commencé à travailler à 21 ans. Parce que je suis sortie de l'école après ma licence pour faire un stage dans la chaîne du coup Varadur. Et à la base, je vais à la fin du stage. Je leur avais dit que je voulais faire une alternance chez eux. Donc, je devais continuer à faire un master et tout. Et à la fin de mon stage, il s'est passé plein de choses incroyables pendant mon stage. Mon patron m'a dit, tu ne veux pas plutôt un CDI ?
- Speaker #0
Et moi,
- Speaker #1
j'ai dit, bah si, carrément. Donc voilà, au final, je n'ai pas continué mes études, mais au final, dans ce métier-là, il n'y a pas plus formateur que d'être sur le terrain.
- Speaker #0
Et tu étais fière de décrocher ce job sans avoir fini tes études ?
- Speaker #1
J'étais la première de ma classe. Si, j'avais fini mes études, j'avais mon diplôme de journalisme, multisupport.
- Speaker #0
Là où tu... Je pensais... Moi, je continue.
- Speaker #1
À l'époque, même encore maintenant... On se dit toujours le master c'est un peu le Graal et tout, mais c'est vrai que t'apprends jamais aussi bien que sur le terrain. Moi j'ai fait deux mois de stage, j'ai jamais autant appris, même à l'école j'apprenais pas autant. En 2017 il y a eu des gros incendies dans le Var et je suis partie toute seule avec ma caméra à minuit. En plus moi j'habite à la Londres, les incendies c'était à Bormes. À minuit, je suis partie avec ma petite caméra sur l'épaule comme ça, aller courir après les flammes. J'étais la première à interviewer les pompiers, la police, le maire, les gens qui avaient été évacués et tout. Et du coup, je pense que c'est ça qui a déterminé le fait qu'il me garde après. Mais j'étais la première de ma promo à avoir ma carte de presse et tout. C'était une super satisfaction.
- Speaker #0
Quel est ce truc que personne ne t'a appris à l'école et que t'as appris sur le terrain ?
- Speaker #1
Le système D. Vraiment, la débrouille. Je pense que quand t'es journaliste, c'est des qualités principales. T'as besoin d'être débrouillard. Si t'es pas débrouillard, fais le change de métier. Enfin, faut toujours penser à un plan B. Faut toujours penser à une solution de repli s'il se passe un problème. Et ça, c'est un truc qu'on t'apprend pas à l'école. Enfin si, tu me diras, j'avais un prof qui me disait, le manque de chance c'est une faute professionnelle. Donc je pense que ça se lit, tu vois. Mais on t'apprend pas à ne pas manquer de chance. On te dit qu'il faut pas que t'aies pas de chance, mais on te dit pas comment faire.
- Speaker #0
Et c'est quoi la plus grosse claque professionnelle que t'as prise en télé locale ?
- Speaker #1
Par claque, t'entends quoi ?
- Speaker #0
N'importe, ce truc soit waouh, vraiment, t'es comme, ok là, c'est vraiment, je suis dans mon élément. Ou alors ce truc où t'es dit, ah, ça va être dur.
- Speaker #1
Là où je me suis pris une claque de manière positive en me disant, je fais vraiment ce que j'ai envie de faire. Ça arrivait plusieurs fois et c'était quand j'avais vraiment l'impression d'être utile. Une fois, j'ai interviewé un commerce, j'ai fait un gros reportage de 13 minutes parce qu'à l'époque, dans la petite chaîne, on avait la possibilité de faire des longs formats, c'était trop cool. Et j'ai fait un long format de 13 minutes sur lui parce que je trouvais qu'il avait un savoir-faire génial. Et le mec, quand je suis retournée le voir deux, trois semaines après, il m'a dit « vous avez sauvé ma ouette » . Et là, la satisfaction, elle est immense. Et il y a eu une autre expérience, je crois que c'est ce qui m'a le plus marquée, c'était, pareil, un long format de, pour le coup, la 26 minutes parce que j'ai fait deux fois 13 minutes sur les violences conjugales. Et en fait, j'avais interviewé une victime de violence qui était encore persécutée par son conjoint, même si elle était partie. Et en fait, j'ai fait ce reportage. J'en ai profité du coup pour envoyer un mail à la préfecture avec qui j'étais en lien pour cette vidéo-là, pour leur expliquer la situation. Et en fait, une semaine après, elle m'a envoyé un message pour me dire que grâce à moi, la situation s'était réglée. Et là, je me suis réveillée avec ce message. Je me suis dit OK, je fais le métier qu'il faut que je fasse.
- Speaker #0
C'est utile.
- Speaker #1
Ouais. Et après, de manière négative, c'est quand on tombe un petit peu dans le buzz et dans l'information pour faire de l'information. Ça, c'est ce que j'ai beaucoup vécu sur les derniers temps de ma vie de journaliste.
- Speaker #0
Quand ça a été racheté ?
- Speaker #1
C'est ça. Et sans vouloir critiquer, pas du tout, parce que c'est une manière de voir le journalisme. Et il y a beaucoup de gens qui s'intéressent à ça. C'est pour ça que ça marche, d'ailleurs, parce que les gens... Enfin, le sensationnel, le truc qui... La peur. Voilà, la peur, le négatif, c'est ce qui fait vendre, on va pas se mentir. Mais moi, j'étais pas faite pour ça. Et il y a deux, trois fois où j'ai vécu des expériences et je me suis dit, moi, je fais pas ce métier pour ça.
- Speaker #0
Ouais, et justement, à quel moment t'as senti que les valeurs, elles étaient plus alignées avec ce que toi, tu voyais du journalisme ?
- Speaker #1
Bah, quand on te demande de faire un sujet, vraiment... Déjà, quand ton rédacteur en chef, il t'envoie sur le terrain en disant, il faut que tu lui fasses dire ça. Tu sais, genre, tu as interviewé quelqu'un et on te dit, tu lui fais dire ça, Ah oui. Moi, il n'y a aucun moment où je fais dire quoi que ce soit à quelqu'un. Moi, j'interview la personne, la personne me dit ce qu'elle a à me dire, mais moi, je ne fais rien dire à personne.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a fait tenir quand même ?
- Speaker #1
Il y avait plein de choses déjà. C'est très compliqué quand on est en télé locale de trouver une voie. Voilà, il n'y a pas beaucoup d'opportunités ici. Et moi, il y avait plusieurs choses et que je ne voulais absolument pas partir d'ici parce que... Pour plusieurs raisons, déjà parce que je suis passionnée par ma région, je pense qu'aujourd'hui tout le monde le sait. Et aussi parce qu'il y avait ma famille, j'avais toute ma vie ici, tous mes contacts. Et puis après j'avais d'autres choses à côté aussi. Par exemple, j'ai été contactée quand j'avais 25 ans par mon école de journalisme pour devenir prof de télé dans cette école de journalisme. Donc je me suis retrouvée prof de master. Donc comme je vous disais juste avant, je n'ai pas de master.
- Speaker #0
Oui, mais t'as le terrain.
- Speaker #1
Je me suis retrouvée à être prof de master, donc face à une classe d'élèves qui avaient le même âge que moi, voire plus vieux, parce que j'avais des élèves qui avaient 28-30 ans. Et là, je me suis retrouvée avec ce qu'on appelle le syndrome de l'imposteur. Je me suis dit, qu'est-ce que je fous là la première fois ? Et en fait, quand ils sont revenus le soir en me proposant leur vidéo, je me suis dit, c'est bon, j'ai des choses à leur apprendre.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est bon.
- Speaker #1
Mais en vrai, c'est plein de petites opportunités comme ça qui sont arrivées dans ma vie. Et qui m'ont mis d'une certaine manière face au pied du mur. Et à chaque fois, j'ai dû me surpasser pour être à la hauteur de ce qu'on me demandait. Comme quand on m'a mis devant une caméra et qu'il a fallu que j'assure. Là, devant une classe où il me dit... Quand je suis arrivée devant eux, je me suis dit, mais pourquoi j'ai dit oui ? Pourquoi j'ai dit oui ?
- Speaker #0
Parce que t'aimes les challenges ?
- Speaker #1
Ouais, voilà. Parce que c'est une époque où j'ai dit oui à tout, tu vois. Pas toujours une bonne chose, mais à ce moment-là, c'était très bien. Et ça m'a beaucoup appris. Pareil, ça te donne beaucoup confiance en toi. C'est apprendre à parler devant un public, à capter une attention. Parce que même si ils sont en deuxième année de master, la plupart, ils se disent, la télé, j'en ai rien à foutre. Pardon, j'en ai rien à faire. Mais voilà, donc c'était pas évident. Mais franchement, c'était une expérience hyper enrichissante.
- Speaker #0
Ça a duré combien de temps ?
- Speaker #1
Trois ans.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Après, sur la fin, j'arrivais plus à tout gérer. Parce qu'après, je suis partie de l'UFM. Du coup, j'ai créé Crocton Sud. Je bossais aussi pour la radio en parallèle. Je me suis dit, là, Marion, il va falloir choisir. L'école, elle était à Nice, donc il fallait faire les allers-retours à Nice. Et j'ai dit, bon, les stops, on arrête ça,
- Speaker #0
voilà. Tu arrêtes à un moment en BFM, du coup, tu avais arrêté. À quel moment tu te dis que tu ne peux plus travailler dans ces conditions-là, que c'est trop, que tu as dépassé les limites de ce que toi, tu peux...
- Speaker #1
La dernière année, en fait, chez BFM, en 2023, ça a été une année qui a été très compliquée, autant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. Et les deux se sont cumulés, en fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et en fait, je n'avais vraiment pas l'impression d'être soutenue dans ma boîte. Pourtant, j'avais fait comprendre que je n'allais pas bien. Et il n'y avait vraiment aucune... J'aime pas trop parler comme ça, mais il n'y avait pas trop d'humains. Et moi, je me suis sentie complètement abandonnée. Et en fait, j'ai même presque eu l'impression qu'on voulait me pousser vers la sortie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, ça a fini en arrêt maladie parce que je ne me sentais plus bien. J'étais vraiment en dépression, boule au ventre, la voix qui se cassait quand j'arrivais au travail, à faire des cauchemars, à sursauter dès que j'entendais le nom de mon supérieur. Enfin, vraiment, c'était... Ah oui ?
- Speaker #0
On l'a vraiment mal vécu.
- Speaker #1
Oui, j'ai très mal vécu la dernière année. Et en fait, donc, je suis partie en arrêt maladie. Sauf que moi, l'arrêt maladie, ce n'est pas quelque chose qui est dans ma nature, dans ma famille non plus. Surtout pour dépression, ce n'est pas visible. Et comme je ne travaillais pas, j'étais bien en plus. Enfin, j'étais bien. J'avais toujours des petits soucis perso à régler, mais ça va. Je n'étais pas au bout de ma vie quand j'étais en arrêt maladie. Et donc, moi, je me sentais un peu comme pas légitime d'être arrêtée, pas travaillée, je fais quoi ? Je suis payée, mais je ne travaille pas, ce n'est pas normal et tout. Donc, au bout d'un mois, j'ai quand même voulu retourner travailler. Ça s'est légèrement amélioré au début. Et puis, en fait, deux mois après, rebelote. Là où j'ai compris que ça n'allait plus du tout, c'est quand je me suis mise à pleurer dans le bureau, quand j'ai entendu des copines rigoler dans l'open space. Et là, je me suis dit, il y a un souci. Il y a un souci, il faut arrêter. Donc je suis repartie en arrêt maladie. Et en fait, pendant cet arrêt maladie-là, j'ai commencé à réfléchir en me disant « Mais en fait, on ne fait que repousser le problème. » Au final, j'avais déjà commencé à réfléchir à Croqueton Sud avant ça.
- Speaker #0
Comment on est Croqueton Sud ? Est-ce que quand tu arrêtes BFM, tu te dis que tu vas travailler pour toi directement ou est-ce que tu te dis que tu vas trouver un autre job ? En fait,
- Speaker #1
pendant que je travaillais encore chez BFM, j'avais créé une petite page Insta qui existe toujours mais qui ne sert à rien parce qu'elle n'est pas du tout alimentée. En me disant « Je vais faire un peu les bons plans, les bonnes adresses et tout. » Je crois que je l'avais appelé que du kiff ou un truc comme ça, tu vois, que des trucs pour profiter et tout. Et en fait, c'était trop compliqué à gérer avec le boulot à côté. C'était pas possible de faire ça à côté. Et donc, j'avais complètement laissé tomber l'idée. Et quand j'ai commencé à réfléchir à ce que j'allais faire, donc il y avait plein d'idées dans ma tête. Il y avait, je pars à Paris pour faire ce que j'ai envie de faire, mais du coup, je quitte ma région. Il y avait, je reste ici, mais je fais un autre métier. Je prends un boulot à mi-temps et je commence à monter mon projet à côté. Il y avait plein de trucs qui se bousculaient dans ma tête. Je reprends mes études aussi. Il y a eu cette idée à un moment donné de reprendre mes études pour faire une spécialisation dans le vin. Je voulais à un moment donné me spécialiser dans le vin. Et puis après, je me suis dit non, si je me spécialise, ça ne va pas me plaire parce que je vais finir par m'ennuyer. Moi, je n'aime pas être spécialisée, j'aime trop être généraliste. Et en fait, petit à petit, je me suis dit... J'étais abonnée à un média qui s'appelle Le Média Positif, que j'adorais. Et moi, en fait, c'est vraiment la pensée positive et tout ça, c'est vraiment quelque chose qui m'a sauvée tout au long de ma vie, en fait, pour plein de choses, et notamment, surtout pendant l'année 2023, où c'était très compliqué. À chaque fois, j'essayais toujours de trouver le positif dans tout ce que je vivais. Et en fait, j'en suis arrivée à la conclusion que j'avais besoin du positif pour vivre. Et si j'en ai besoin, je pense que les gens aussi. Et en fait, ce qui me manquait dans mon métier d'avant, c'est que je n'arrivais plus à parler de sujets positifs. Donc je me suis dit, vas-y, en fait, il faut que j'y retourne. Ce que je faisais finalement avant dans la chaîne Varazur, je pourrais le refaire de manière différente sur les réseaux sociaux. Et ça me permettrait d'allier un petit peu toutes les facettes de ma personnalité pour en faire un métier. Le projet a évolué, mais tout en gardant vraiment cette idée que j'avais dès le début de faire un média d'information positive. Et en fait, on n'en est encore qu'au tout début parce que j'ai encore plein d'idées, d'ambitions. En fait, je veux vraiment que ça devienne un espèce de tissu social qui amène même les gens à se rencontrer dans la vraie vie. Parce que là, on est vraiment sur les réseaux. Moi, les réseaux, je m'en sers comme d'un outil, mais en vrai, je trouve que c'est vraiment à double tranchant. Et l'idée, c'est vraiment que ce soit une passerelle pour amener les gens à se rencontrer dans la vraie vie. D'ailleurs, quand j'ai des clients qui me disent « Oui, mais ça m'apporte combien d'abonnés de travailler avec vous ? » Je dis « Moi, je ne veux pas que ça vous apporte des abonnés, je veux que ça vous apporte des clients, en fait. Je veux que les gens viennent chez vous, je m'en fous que ça vous apporte des abonnés. » On n'est pas là pour ça, quoi.
- Speaker #0
Oui, ça, c'est l'ego. Oui,
- Speaker #1
c'est cette course aux abonnés.
- Speaker #0
Du coup... Croqueton Sud né le 8 mars 2024 exactement coïncidence ou symbole ?
- Speaker #1
coïncidence et symbole vraiment je m'en étais même pas rendu compte c'est le jour en fait c'est vraiment le jour où j'ai signé les papiers de la société d'accord parce que j'avais déjà fait trois vidéos mais des vidéos qui présentaient Croqueton Sud pour expliquer ce que j'allais faire ce que j'allais faire mais le premier reportage est sorti le 8 mars et les papiers de la société ont été signés le 8 mars c'est aussi le jour où j'ai retrouvé ma voiture après un an de perte de permis donc je pense qu'il y a beaucoup de choses qui se sont cumulées ce jour là Donc voilà, c'était je pense un jour très symbolique sur plein d'aspects.
- Speaker #0
Alors j'ai une question. Le positif, c'est une façon de s'informer. Et comment on fait pour ne pas tomber dans la naïveté ?
- Speaker #1
Je suis très optimiste, disons comme Nana. Mais je ne pense pas être naïve parce que je suis complètement lucide sur des tas de choses. Je suis journaliste et puis on a tous vécu des choses qui font que ça nous ramène quand même un petit peu à la réalité. mais... Après, je me dis, finalement, si on tombe un peu dans la naïveté sur certains aspects, ça ne fait pas trop de mal. Ça ne fait pas de mal, c'est sûr. En fait, je trouve que c'est génial de s'extasier devant des choses devant lesquelles on ne s'extasierait pas forcément si on restait vraiment dans ce côté moreuse. Il va y avoir aussi l'aspect de mettre en valeur les artisans, les acteurs du territoire qui font des choses super, de la qualité. Parce que vraiment, je sélectionne. C'est important de préciser que je ne vais pas faire des sujets sur n'importe qui. Quelqu'un qui va, enfin un restaurant qui va me contacter, mais moi je sais que là-bas j'y mange pas bien, ben je vais pas donner suite. D'accord. J'ai déjà été contactée par des entreprises qui ne correspondaient pas aux valeurs que moi je véhicule. Et j'ai dit non. C'est pas un souci de dire non. C'est important de le dire.
- Speaker #0
Et créer un média dans le sud et du coup beaucoup à Toulon quand même, ça représente quoi pour toi ?
- Speaker #1
Ben ça représente beaucoup parce que moi le VAR c'est mon bébé, c'est mon amour. Et Toulon particulièrement parce que moi quand j'étais petite j'ai toujours entendu parler de Toulon en mal. parce que ma mère a grandi à Toulon et mon grand-père me parlait de Toulon, il me parlait de la mafia, il me parlait du quartier du petit Chicago, tout ça. Et c'était jamais justement très positif. Après, quand j'ai grandi, on allait des fois avec les copines faire les boutiques à Toulon et pareil, tu passais dans la rue d'Alger, il y avait des rideaux tirés partout. Et moi, par contre, quand je suis arrivée en 2017 en sortant de l'école et que j'ai commencé à faire des reportages à Toulon, j'ai découvert un Toulon que je ne connaissais pas. Et notamment... avec au tout début de la redynamisation du centre-ville avec la création de la rue des Arts parce que 2017 c'est l'année où la rue des Arts a été créée et moi c'est l'année où j'ai commencé à travailler et en fait en gros finalement mon évolution professionnelle elle est clairement liée à l'histoire de Toulon parce que je l'ai vu grandir je l'ai vu évoluer, moi les Halles je les ai vues quand ils n'avaient même pas encore commencé les travaux, quand ils ont fait la première conférence de presse à l'intérieur dans l'ancien bâtiment complètement lugubre et tout et c'est vrai que Moi, je regarde toujours les choses avec ce côté vraiment un peu émerveillement de tout. Et même, je trouve que c'est bien d'amener les gens à changer leur regard sur les choses.
- Speaker #0
C'est quoi la ligne rouge éditoriale que tu ne franchiras jamais ?
- Speaker #1
Alors, je ne me mets pas de limite. Vraiment, ça va évoluer en même temps que moi et ça évolue déjà en même temps que moi. Là, par exemple, je suis en train de faire les élections municipales.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Qui ont créé un petit peu polémique. Voilà. à tort parce que moi vraiment j'ai pas du tout l'intention de donner mon point de vue à aucun moment sur la politique parce que déjà j'en ai pas vraiment et moi j'estime que je m'exprime pas spécialement sur des sujets que je ne connais pas en donnant mon point de vue et en fait moi on m'a vraiment appris à donner la parole à tout le monde du coup j'ai continué à le faire et je pensais vraiment pas pour le coup j'ai été naïve je pensais vraiment pas me retrouver face à autant de critiques et autant de Merci. de méchanceté de certaines personnes. Parce que vraiment, je n'ai pas tout affiché, mais il y a eu des messages qui ont été vraiment virulents. Alors que moi, j'avais juste l'impression de servir un petit peu le bien commun.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Naïvement, sûrement.
- Speaker #0
Tu l'as mal vécu, toi, ça ?
- Speaker #1
Alors, oui et non. Parce que forcément, c'est mon bébé. Moi, les gens qui m'envoient carrément des messages pour me dire « je me désabonne, espèce de facho, je me désabonne » . Alors déjà, vraiment, les gens qui me connaissent et qui entendent qu'on me traite de facho, ils rigolent. Très drôle. Parce que j'ai même des gens que je ne côtoie plus qui m'ont envoyé des messages qui m'ont dit « Quand on te connaît un peu, c'est quand même hyper risible. » Moi, je suis plutôt la meuf qui défend la veuve et l'orphelin à l'âge 24. J'ai créé une association pour faire du social le plus possible aussi en parallèle de Crocton Sud. Donc, me traiter de facho, c'est un peu drôle et ironique. Et puis, quand on dit qu'on se désabonne, moi, je dis que je suis là tout le temps. Même si je ne cours pas après les abonnés, moi, je suis là tout le temps à essayer de créer du contenu qui va fédérer, qui va faire... Et puis, d'essayer de faire quand même grandir ma communauté parce qu'au plus... Ça compte. Au plus t'en as, au plus c'est légitime.
- Speaker #0
Et là, pour un truc...
- Speaker #1
Ça représente énormément de travail, quand même. Et pour un truc, on te dit « Je dégage. » Ça veut dire que ça oublie tout le reste de ce que je fais. Ça décrédibilise mon travail, alors qu'il y a quand même beaucoup de travail derrière ça.
- Speaker #0
Tu dirais que Croque-Ton Sud, c'est une extension de toi, aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, complètement. Il y a des gens qui me disent « Je peux vous appeler Croque-Ton Sud ? » Après, je ne veux pas non plus qu'on fasse l'amalgame parce que... Moi j'ai une alternante maintenant qui bosse avec moi, qui est super, qui s'appelle Eléa et elle m'aide beaucoup. Et en plus c'est un petit soleil elle aussi mais elle ne le sait pas encore. Et je ne veux pas... L'idée c'est vraiment de développer Croque-Ton Sud et qu'un jour on soit plusieurs. Et j'ai beaucoup d'ambition pour ce projet-là et avoir plusieurs communicants ou journalistes avec moi à mes côtés qui font des vidéos, qui font des posts, qui alimentent le truc, un petit peu comme on voit sur d'autres plateformes, sur les réseaux sociaux. Et je veux pas... que les gens s'imaginent que Croque-Ton Sud, c'est uniquement moi. Pour le moment, je me retrouve un peu confrontée à ça. Parce que c'est vrai qu'au début, j'étais tout le temps toute seule. Et c'est vrai que c'est vraiment... C'est toi.
- Speaker #0
Je le répète tout le temps,
- Speaker #1
c'est ma personnalité que j'ai fait... J'ai tout mis là-dedans, en fait. Vraiment, il faut qu'on comprenne que c'est un média, c'est pas moi.
- Speaker #0
Où est-ce qu'elle est, la limite, entre le média et l'influenceuse, finalement ? Moi, déjà,
- Speaker #1
je l'ai déjà dit, je pense que les premiers influenceurs étaient les journalistes. Parce que, ben, moi, j'ai grandi avec Grazia, j'étais abonnée, j'ai découpé les pages des magazines pour les coller sur les murs de ma chambre, et moi, j'étais influencée parce que je voyais à l'intérieur. Et à l'époque, on n'entendait pas parler des influenceurs. Et les magazines de mode, les magazines cuisine, tu vois, tu fais tout ça. On peut toujours influencer la consommation des gens. Évidemment qu'on influence, mais même à son petit niveau. Toi, tu vas juste dire à une copine, j'ai été manger là, c'est trop bon. On va complètement influencer. Vraiment, moi, je trouve que c'est un mot qui a un peu vite deux sens. Et en même temps, qui veut tout dire. Donc, la limite, c'est que moi, je ne ferai jamais payer. Alors déjà, sur Croque-Ton Sud, je ne raconte pas ma vie. Après, je ne vais pas faire de placement de produits, des choses comme ça. Moi je fais des publis reportages sur les entreprises qui me contactent, comme tu pourrais voir une pub à la télé, comme tu pourrais voir une pub dans un magazine, parce qu'aujourd'hui, c'est mon modèle économique. Pour le moment, je ne peux fonctionner que comme ça. Après, j'ai pour ambition de fonctionner autrement avec... Parce que ce sera un média à part entière qui sera reconnu comme tel. Peut-être, pourquoi pas, des subventions publiques, des choses comme ça, auxquelles on peut prétendre quand on est un média. Mais évidemment, il faut manger.
- Speaker #0
Bah oui, évidemment,
- Speaker #1
il faut. payer ses charges, il faut payer son employé. Enfin, tu vois, donc forcément, il y a un moment donné, il faut gagner de l'argent parce qu'on n'est pas dans le pays des bisounours, là où on vit d'amour et d'eau fraîche. Surtout pas aujourd'hui, quoi. Donc, évidemment que je fais payer des vidéos, mais ce sont toujours des vidéos sur la pub pour des entreprises. Voilà. Les entreprises, elles y trouvent leur compte aussi parce que on partage notre communauté finalement. Elles, elles ont un truc qui présente leur entreprise. Toujours en gardant ce modèle un petit peu reportage qui fait un peu ma patte de journaliste. Mais après, par contre, je ne fais pas que ça. Il y a beaucoup de contenu que je mets sur Crote ton Sud qui n'est pas du tout rémunéré. Quand ça va être du contenu vraiment... Déjà, tout ce que fait Eléa n'est pas payant. Moi, tout ce que je fais vraiment plus sur la partie information. Après, tout ce qui est actualité positive, les agendas des sorties. Quand je repartage les stories des gens, je ne fais jamais payer tout ce genre de trucs. Et tout ce qui est culture, quand je vais faire la visite d'une ville pour faire visiter par exemple un endroit. Ça, ce n'est pas des trucs qui sont payants. C'est moi qui décide, en fait. Les associations, je ne les fais pas payer. Vraiment, il y a plein de choses qui ne sont pas du tout dans le cadre commercial sur Croque-Tensu.
- Speaker #0
À quel moment tu as réalisé que tu étais en train de créer une vraie communauté autour de toi ? Dès le début. Dès le début ?
- Speaker #1
Dès le début, parce que j'ai eu des super retours dès le début. Même, en fait, je crois que même avant même d'avoir créé la page Insta. Parce qu'il y avait déjà des gens, quand je leur parlais, je leur disais, je vais créer un média positif. Ah, c'est trop bien ! Dites-moi qu'est-ce que c'est, que je m'abonne et tout. J'ai mis un peu de temps au début à me lancer parce que je voulais avoir le logo et tout. Au final, je me suis lancée avant d'avoir le logo parce qu'on m'a dit, il ne faut pas attendre d'être prête pour commencer.
- Speaker #0
J'ai lancé le truc. J'avais un petit soleil en photo de profil sur Insta avec marqué en attendant d'avoir un logo.
- Speaker #1
J'avais fait une petite vidéo pour les vœux et tout parce que tout s'est fait en début d'année. Il y a eu une ascension très rapide au début, ce qui est un peu frustrant aujourd'hui parce que maintenant, ça stagne. Il faut prendre son mal en patience. C'est OK, ce n'est pas grave. J'ai déjà une très belle communauté. Des fois, je me dis, il y a presque 13 000 abonnés. Tu te rends compte ? 13 000 personnes, est-ce que ça représente ?
- Speaker #0
Justement, est-ce que tu...
- Speaker #1
Il y a plus d'habitants que dans ma ville, quoi.
- Speaker #0
Justement, est-ce qu'avec ces plus de 12 000 personnes qui te suivent, tu ressens une responsabilité, toi, vis-à-vis d'eux ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui, vraiment. Moi, toujours la même, en fait. Je veux que les gens me fassent confiance. Et pour qu'ils me fassent confiance, il faut que j'inspire confiance et que je reste vraiment fidèle à mes valeurs. Et je pense que les gens l'ont bien compris. Et là, tu vois, dans un deuxième temps, quand on se... Déjà, aussi, il y a les premières fois où les gens m'ont... m'ont reconnu dans la rue pour me dire « Ah mais t'es la fille de croque ! » C'est génial, j'étais là en mode « Ah génial ! » J'en aurais pleuré les premières fois. Parce qu'en plus, il y en avait des gens, il y en a encore maintenant d'ailleurs, qui me disent « Merci » au lieu de me dire « Bravo » . Non mais vraiment, il n'y a pas plus belle satisfaction que quand on te dit « Merci » pour un truc que tu fais naturellement finalement.
- Speaker #0
Être à son compte, c'est aussi beaucoup d'instabilité. C'est très dur. Comment tu le gères toi ?
- Speaker #1
Pas toujours bien. On essaye de ne pas le montrer, mais c'est beaucoup de stress, c'est beaucoup de... Beaucoup de stress. Je ne suis pas quelqu'un qui est stressée naturellement. Normalement, j'ai organisé des événements en un mois. Chaque fois, on me dit qu'elle était stressée. Je me dis que ça va bien se passer. Tu es positive. Positive. Et là, maintenant qu'on commence à rentrer un peu plus dans le vif du sujet, justement parce que tu as un employé. Là, pour le coup, je me sens vraiment responsable vis-à-vis d'elle. Vraiment, toujours ce stress de se dire qu'il faut faire rentrer de l'argent pour pouvoir la payer avant toute chose. Et puis bon, après, on vit dans un pays là aussi. un peu compliqué, on ne va pas se mentir. Donc oui, c'est beaucoup de stress, beaucoup de peur, beaucoup de doute. Il y a des fois où j'ai fait des crises de nerfs en pleurant, en appelant mes parents, en pleurant, en leur disant « j'arrête tout, j'arrête tout » .
- Speaker #0
Ah ouais, tu as ressenti ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, mais ça dure deux secondes.
- Speaker #0
Oui, mais je m'écris sur un compte,
- Speaker #1
t'es folle ! Calme-toi, t'es folle, c'est trop bien ce que tu fais, continue. Donc oui, je continue, d'accord, mais voilà, forcément. Mais je pense que pour tous les entrepreneurs, c'est pareil. Même dans tous les métiers, je pense qu'il y a toujours cette part de difficulté Là où des fois, tu te dis, bon, est-ce que j'ai fait le bon choix ?
- Speaker #0
Jusqu'où tu as envie d'amener Croque-Ton Sud ?
- Speaker #1
Alors vraiment, il y a deux aspects que j'aimerais développer. Il y a vraiment ce côté rencontre sociale physique. Donc moi, dans l'idéal, j'aimerais un jour avoir un lieu à moi dans Toulon. Majoritairement dans Toulon, je pense, parce que ça reste quand même la capitale du Var. Avec un petit studio télé pour enregistrer certaines interviews. Que les gens puissent aussi venir s'ils en ont besoin. avec une partie un peu, comment on appelle ça, co-working, pour que les gens puissent venir travailler aussi. Ça crée des liens entre les différentes personnes qui viennent travailler. Des rencontres aussi. Voilà, un lieu de rencontre où les créateurs peuvent venir exposer leur création, des artistes aussi, des choses comme ça. Créer des rendez-vous avec des ateliers, créer des rendez-vous même avec des professionnels, par exemple, pourquoi pas, même de la santé. J'avais pensé, une fois, récemment, j'ai fait un reportage dans un café psycho à Marseille, j'ai trouvé ça génial. Et je me suis dit, pourquoi pas faire un rendez-vous mensuel avec un psychologue, des choses comme ça, tu vois, des tables rondes, plein de trucs en fait. Parce que je ne sais pas m'arrêter. Mon cerveau, il est tout le temps, tout le temps, tout le temps en fonction. Il a tout le temps plein d'idées, donc des fois j'en jette, des fois j'en garde. Mais je trouve que cette idée est bonne. Donc ça, on verra si j'arrive à développer ça. Et après, sur la partie vraiment information, moi j'aimerais vraiment que ça devienne une vraie référence de l'information positive locale dans un premier temps. Et après, étendre, pourquoi pas, au niveau géographique. Parce que le Sud, c'est grand. Et c'est Croque-Ton-Sud, c'est pas Croque-Ton-Bas. On se ferme aucune porte. Et en fait, vraiment, pourquoi pas avoir même un rendez-vous hebdomadaire, comme un journal ou une émission, tu vois. Là où aujourd'hui, on vous parle de tout ce qui s'est passé de positif dans la semaine, des choses comme ça. C'est trop cool. Ce serait génial. Moi, j'adorerais faire ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu arrives à distinguer Croque-Ton-Sud, le Média, et Marion, en privé ?
- Speaker #1
C'est compliqué. C'est compliqué, déjà, parce que j'y pense tout le temps, en fait. Et j'ai tout le temps des idées. Et il y a aussi la partie où les gens, ça les intéresse. Oui, ça les intéresse. Et c'est très bien. Et les gens me posent tout le temps plein de questions. Même mes copines, elles sont ultra investies dans Croqueton Sud. Des fois, j'ai des copines qui ont des idées pour moi. Il y en a une tout le temps, elle m'envoie des idées de sujets. Elle me dit, tu devrais faire ci, tu devrais faire ça. J'ai une équipe, en fait je pense que j'ai déjà une équipe. J'ai déjà une équipe. Ma mère, la conversation WhatsApp avec ma mère, c'est que des liens qu'elle m'envoie sur des sujets. Mes copines, c'est pareil. J'ai une copine carrément qui, elle, pour le coup, elle a accès au compte. Et elle me dit, ah oui, j'ai vu qu'il y a un tel qui t'a écrit ça. Et en soirée, c'est pareil. On me parle beaucoup de Croque-Ton Sud. et puis il y a un moment donné où quand je sortais, c'était souvent pour travailler. Parce que je sortais pour des inaugurations, des machins comme ça. Alors là, maintenant, j'essaye de distinguer un peu, de faire la coupure. Là, je suis partie en vacances en décembre. J'ai dit, je coupe mon téléphone, j'y touche pas pendant une semaine et ça m'a fait beaucoup de bien. Mais sinon, c'est vrai que c'est un peu difficile. Mais après, c'est pas grave. C'est pas invivable, quoi. Pour le moment, c'est pas grave.
- Speaker #0
Marion, on arrive sur la dernière partie du podcast avec un petit jeu questions-réponses, d'accord ? Donc, quelques questions et puis des réponses spontanées. Alors, une valeur non négociable. La positivité.
- Speaker #1
Une victoire récente. C'est ce format sur les élections, je pense que c'est une belle victoire pour moi.
- Speaker #0
Une femme qui t'inspire connue ou pas ?
- Speaker #1
Je m'inspire beaucoup de Barbara Pravi, la chanteuse. Je trouve qu'elle est géniale cette femme et je me reconnais beaucoup dans son histoire et dans les valeurs qu'elle véhicule.
- Speaker #0
Et voilà, c'est une femme qui m'inspire. Et puis il y a ma mère aussi. Ce que tu veux transmettre, ne dis pas la positivité. C'est un peu d'espoir, je pense. Ce que tu refuses de devenir. Une chef d'entreprise désagréable.
- Speaker #1
Ton moteur quand tout vacille.
- Speaker #0
Ma famille, mes parents.
- Speaker #1
Un mot pour définir Crocton Sud.
- Speaker #0
Lumière.
- Speaker #1
Le meilleur conseil business qu'on t'ait donné.
- Speaker #0
De ne pas hésiter.
- Speaker #1
Si tu pouvais déléguer une seule tâche à vie, ce serait laquelle ?
- Speaker #0
L'administratif.
- Speaker #1
Ton passe-temps favori du moment.
- Speaker #0
Je fais beaucoup de sport en ce moment. En vrai, j'en ai tellement des passe-temps favoris. Je pense qu'en ce moment, mon passe-temps favori, c'est de sortir faire la fête avec mes copines.
- Speaker #1
Un de tes rêves pas encore réalisés ?
- Speaker #0
C'est cette idée de tiers-lieu dont je t'ai parlé tout à l'heure. C'est vraiment un petit rêve qui est dans un coin de ma tête depuis un moment.
- Speaker #1
Ton mantra ou phrase qui t'accompagne ?
- Speaker #0
Moi, c'est vrai qu'il y a quelque chose que je me suis toujours dit, depuis longtemps d'ailleurs. Et je crois que c'est... Non, c'est un truc, ça vient de ma mère. Elle m'avait écrit ça dans ma chambre quand j'étais petite. Donc, c'était par rapport à l'école, mais maintenant, ça s'applique dans tout. C'est quand on veut, on peut.
- Speaker #1
Ton quartier préféré de Toulon ?
- Speaker #0
Émotionnellement parlant et historiquement parlant, par rapport à mon histoire personnelle, c'est le centre. Mais après, je les aime tous.
- Speaker #1
Ton spot secret ou presque où tu vas te ressourcer ?
- Speaker #0
Alors là, pour le coup, on sort un peu de Toulon. C'est à la Londres. C'est là où je vis. Et il y a une petite crique sur la plage de l'Argentière. Il y a une petite crie que je l'appelle ma plage pour un. C'est une plage où tu peux rentrer une personne. D'accord. Et j'adore aller là-bas, vraiment, depuis toujours.
- Speaker #1
La meilleure adresse pour un café, un verre ou une douceur ?
- Speaker #0
En ce moment, j'aime beaucoup aller chez Coquelicot et Mimosa. Parce que je trouve qu'ils sont tellement gentils. En fait, quand tu vas là-bas, tu vas pour le café, mais tu vas aussi surtout pour eux. Parce qu'ils sont adorables, vraiment.
- Speaker #1
Est-ce que j'ose te demander ton resto préféré de Toulon ?
- Speaker #0
Le BIM.
- Speaker #1
Un mot pour décrire l'énergie de Toulon ?
- Speaker #0
Le renouveau.
- Speaker #1
Et enfin, quelle est l'entrepreneuse que tu aimerais voir au micro de la Toulonnaise ?
- Speaker #0
Mon amie, Marielle. Marielle Nogueira. Mais je crois que c'est déjà prévu. C'est vrai. Pareil, c'est une source d'inspiration aussi pour moi, cette femme. Elle est géniale. Et donc, oui, avec plaisir.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Marielle.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Je suis ravie de t'avoir reçue. Et je te souhaite effectivement de développer Croque-Ton Sud. Je te dis à très bientôt. Merci beaucoup. À bientôt.