- Speaker #0
Certaines entreprises naissent d'une passion, d'autres d'un problème très concret du quotidien. Marie est ingénieure en biotechnologie. Son métier, c'est comprendre ce qui fonctionne, analyser, tester, trouver l'équilibre parfait dans une formule. Mais côté cheveux, pendant longtemps, rien n'était simple. Des routines trop longues, des produits qui s'accumulent dans la salle de bain et cette impression qu'il fallait toujours choisir entre efficacité et plaisir. Alors Marie a décidé de créer sa propre solution. Algaé. Une marque de soins capillaires, naturels, concentrés et pensés pour les femmes actives. Dans cet épisode, on parle de science, de création de produits, d'entrepreneuriat et de ce que ça veut dire vraiment de lancer une marque quand on est encore salarié. Salut Marie ! Salut ! Je suis super contente de te recevoir. Bah oui, jamais. Bah ouais, moi aussi, moi aussi. Est-ce que pour commencer, Marie, tu veux bien te présenter en nous donnant ton prénom, ton âge, ce que tu faisais avant de te lancer à ton compte, ce que tu fais aujourd'hui et depuis combien de temps ?
- Speaker #1
Ok. Donc moi c'est Marie, j'ai 30 ans. Avant de me lancer à mon compte, j'ai travaillé en conseil en gestion de projet, ce que je fais aussi encore actuellement d'ailleurs. Et j'ai également bossé en start-up, en cosmétique, et puis même au global dans les groupes cosmétiques, sur tout ce qui est gestion de projet. C'est vraiment mon cœur de métier. Et je sors d'une formation ingénieure en biotechnologie. Et du coup, maintenant, je me suis lancée à mon compte avec ma marque Algaï Cosmétiques, qui est une marque de soins capillaires à base d'alcool pensée pour les femmes. active qui veut prendre soin d'elle sans perdre de temps.
- Speaker #0
Très bien, trop bien. Est-ce que tu te souviens, Marie, ce que tu voulais faire quand t'étais petite ?
- Speaker #1
Alors, quand j'étais petite, j'ai eu plusieurs choses. Je voulais être ingénieure, déjà. Il y avait quand même un petit truc comme ça. En fait, c'était soit ingénieur, soit prof de chimie. Parce qu'en fait, c'est pas très compliqué. Je sors d'une famille d'ingénieurs et de profs.
- Speaker #0
Ah oui, donc c'était une année toute tracée.
- Speaker #1
Ouais, c'était vraiment moitié-moitié. Donc, il n'y a pas forcément d'entrepreneurs, moi, dans ma famille. Et c'est vrai que j'ai toujours ce côté un peu créatif. Quand j'étais toute petite, je développais des fours à micro-ondes solaires. C'est littéralement du carton avec du papier d'aluminium. Mais voilà, il y a toujours un peu des trucs comme ça. Donc assez créatif. Et voilà, je pense que ça m'a aussi menée un peu derrière à ce cursus-là.
- Speaker #0
Parce que tu vois, quand on dit ingénieur, pour le commun des mortels, en fait, on ne sait pas. Parce qu'en fait, ça dépend du domaine en plus. Donc c'est très nébuleux quoi C'est flou,
- Speaker #1
c'est comme chef de projet ou consultant Et manger les trois Donc du coup va expliquer ton métier
- Speaker #0
Est-ce que t'étais déjà passionnée par la cosmétique Ou ça s'est construit avec le temps ?
- Speaker #1
Ah ça par contre ça a toujours été le cas Ouais ouais vraiment j'ai toujours été ultra Passionnée et intéressée en fait Par tout ce qui était cosmétique Surtout pour les cheveux En fait le truc c'est que j'ai toujours été Ultra complexée par mes cheveux Donc là, ça ne se verra pas. Non,
- Speaker #0
ça ne se verra pas.
- Speaker #1
Mais du coup, j'ai les cheveux bouclés de base.
- Speaker #0
Même team.
- Speaker #1
Voilà. Et du coup, c'est vrai qu'à l'époque, on n'en parlait pas du tout. Donc des cheveux bouclés, on n'a pas forcément de produit pour se coiffer. Nous, on nous dit, ok, brosse-toi les cheveux. Sauf qu'erreur de base, tu finis avec un casque pas possible. Donc c'est vrai que je me suis toujours hyper intéressée aux produits pour essayer de camoufler ce complexe. Et j'ai testé des centaines de produits. La collection a cessé de grandir dans ma salle de bain chez ma mère. Donc ma mère, à chaque fois, pétait un câble quand je voulais acheter un nouveau produit. Mais ouais, donc ça m'a toujours vraiment passionnée. Vraiment plus le côté cheveux, en l'occurrence, mais même tout ce qui est maquillage, etc. J'ai toujours vraiment adoré ce côté-là.
- Speaker #0
Et ton métier, du coup, dans la biotechnologie, tu peux nous expliquer un petit peu ?
- Speaker #1
Alors, moi, je n'ai jamais bossé directement en biotech à proprement parler. On va dire que le métier d'ingénieur en biotechnologie... C'est pour, par exemple, demain, bosser dans un laboratoire pharmaceutique pour aider à développer des processus pour la production de vaccins, pour la production de médicaments, etc. Donc, en fait, il y a plusieurs entités. On peut travailler, par exemple, sur tout ce qui est immunologie, donc pour, justement, développer des traitements pour l'immunité, pour les cancers ou autres. Ou alors, justement, pour tout ce qui va être autour du vaccin. La biotechnologie, c'est l'utilisation du vivant. Et du coup, on va être sur de la production de bactéries pour produire des molécules d'intérêt. Voilà, ça reste peut-être un peu trop dans le scientifique là, mais voilà, ça va être toute cette idée là. Donc moi, je n'ai pas trop creusé dans ce domaine là. Par contre, ça m'a quand même amené, on va dire, la connaissance du vivant, donc en l'occurrence les algues, sur tout ce qui est en fait pouvoir extraire les bienfaits du vivant, quoi, pour pouvoir l'utiliser après dans un autre domaine.
- Speaker #0
Ça, tu avais déjà travaillé dessus en amont ?
- Speaker #1
Avant de faire mon école d'ingénieur.
- Speaker #0
Non, avant de créer ta marque, tu avais déjà travaillé avec des algues et ce genre de choses ?
- Speaker #1
J'avais fait des TP quand j'étais à l'école, TP sur les algues justement. Et après, je n'avais pas forcément de connaissances non plus ultra poussées sur les algues. C'est vraiment quand il y a eu un moment où j'ai voulu me lancer dans cette aventure. Je me suis intéressée à différents types d'ingrédients et je ne sais même plus pourquoi, mais j'étais tombée sur un article scientifique qui parlait des algues et justement des bienfaits qu'on pouvait avoir au niveau de la peau, des cheveux. Et je me suis dit que dans les cheveux, ce n'était pas non plus ultra utilisé. Et en fait, j'ai vraiment creusé la dent. Je me suis dit, ouais, c'est vachement utile en termes de peau, mais du coup, il manque quand même quelque chose. Et un jour, je suis tombée sur un reportage qui disait qu'on pouvait faire du plastique à base d'algues. Et en fait, je ne sais pas, là, il y a tout qui s'est mis bout à bout. Et je me suis dit, OK, si on peut faire des produits ultra intéressants avec des algues pour les cheveux et qu'on peut avoir des packagings aussi à base d'algues, il y a une ligne directrice à prendre et voilà.
- Speaker #0
Donc toi, ça a assimilé une petite graine.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Vraiment, le jour où j'ai vu ce reportage-là, je me suis dit, OK, c'est bon, j'ai trouvé mon concept. Et après vous. Il a fallu creuser tout le reste.
- Speaker #0
Mais je pense que c'est ton regard aussi scientifique qui a fait ça. Parce que je pense que le commun des mortels se dit « Ah tiens, il y a une propriété sur une algue, je ne vais pas développer forcément un produit. » Je pense que c'est vraiment ce truc de scientifique que tu as, qui t'a permis d'aller jusque-là finalement.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, vraiment, je cherchais un actif qui soit hyper intéressant. Et quand j'ai vu tout ce qu'on était capable de faire avec des algues, ça a des propriétés incroyables en termes vraiment cosmétiques, peau, bienfaits. Mais ça a aussi, on va dire... On peut l'utiliser en plein de domaines. Et en termes de production, c'est même bien plus intéressant que des végétaux terrestres. Ça capte cinq fois plus de CO2 qu'un arbre. Avec un rendement super optimisé. Finalement, ça pousse beaucoup plus vite qu'un arbre. Donc, en fait, je me suis dit, ultra intéressant, il faut creuser. Et du coup, il y a tout qui s'est mis bout à bout.
- Speaker #0
Je crois savoir que tu as bossé pour une boîte aussi de cosmétiques avant ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Donc, tu avais déjà un petit backup sur comment ça se passait. Oui,
- Speaker #1
exactement. En fait, moi, j'ai fait mon école à Marseille. Donc, j'ai été à Polytech Marseille pour toute la partie ingénieur. J'ai fait mon stage aux Etats-Unis, donc un stage dans un laboratoire pharmaceutique qui n'était pas connu à l'époque, c'est Moderna, donc qui a fait les vaccins pour le Covid. Voilà, donc j'ai fait six mois là-bas, c'était super cool. Les meilleurs six mois de ma vie, clairement. Et par contre, je suis décédée de revenir en France pour faire en fait une école de commerce. Donc, j'ai fait CAGE sur tout ce qui est management d'innovation. Et donc là, je l'ai fait en alternance chez l'Occitane en Provence. Et du coup, je développais les produits capillaires là-bas.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est ma part qui développait directement.
- Speaker #0
Oui, mais du coup, tu avais quand même un pied dedans. Oui, j'imagine que ça t'a donné aussi des idées, ça t'a donné des pistes de comment on faisait, développer un produit, tout ça.
- Speaker #1
Exactement. En fait, ça m'a vraiment permis de... En plus, j'étais vraiment sur la planification et sur la gestion de projet d'un produit capillaire. C'est-à-dire que moi, j'étais à l'interface entre les équipes marketing qui, du coup, identifiaient un potentiel marché. Et après, derrière, il y avait les équipes R&D qui travaillaient. Et moi, l'idée, c'était vraiment de piloter les deux. et de vulgariser un peu aussi, parce qu'ils n'ont pas forcément le même discours. Un scientifique et un marketeur n'ont pas forcément le même discours. Et c'était de développer toute la création d'innovations capillaires. Et donc, du coup, j'ai pu, comme ça, connaître tout le process. On va chercher un ingrédient, on va chercher un parfum, on développe la formule, on la teste, etc. Il y a tout un cheminement derrière.
- Speaker #0
Ça a été une méga école, en fait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu es toujours salariée aujourd'hui, Marie ?
- Speaker #1
Oui, toujours.
- Speaker #0
Et à quel moment l'idée d'entreprendre s'est invitée dans ta vie ?
- Speaker #1
Après, du coup, mon alternance c'est l'Occitane. J'ai travaillé en start-up. cosmétiques à Marseille. C'était une marque de produits de maquillage à base de pigments végétaux qui s'appelle le Rouge Français. Je pense qu'il y avait une petite graine déjà qui avait été plantée quand j'étais ingénieure et à chaque fois j'étais leader. Dès qu'il fallait mener des projets, etc. Et j'avais une caméra de classe qui est une copine qui m'avait dit Marie t'es faite pour être chef d'entreprise. Sauf que moi, lunaire ça rentre, ça sort. Mais en fait non, je pense que c'est rentré c'est un petit peu resté dans ma tête. Et c'est vrai que quand j'ai vu mon ancienne patronne se lancer dans l'entrepreneuriat parce qu'elle travaille à côté avec du coup une enfant également on avait la même formation Polytech Marseille, Kedge Marseille, exactement pareil et je me suis dit si elle est capable de le faire ok moi c'est bon, je suis aussi capable de me lancer parce que j'ai un caractère peut-être un peu comme elle enfin on a à chaque une autre personnalité mais en fait ça m'a fait dire ok c'est possible, je suis capable de le faire et de travailler à côté et du coup je suis restée un petit peu dans cette boîte et bon c'était pas forcément l'idée parce que du coup je donnais tout pour cette start-up là et pas forcément pour mon projet et Et du coup, j'ai décidé de changer de société pour bosser en conseil. Et là, du coup, j'ai poursuivi mon aventure entrepreneuriale en parallèle de mon métier à côté.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de femmes qui rêvent d'entreprendre, mais qui n'osent pas parce qu'elles sont salariées. Pourquoi, toi, tu as sauté le pas ?
- Speaker #1
Parce que, vu que ma boss l'avait fait, je me suis dit que j'étais capable de le faire. Et en fait, c'est surtout que c'est une femme qui a du caractère, qui est ultra téméraire, qui est ultra audacieuse. Quand elle veut quelque chose, elle le fait. Et du coup... Moi, c'est une femme qui m'a inspirée, donc je pense que c'est hyper important aussi de s'entourer de femmes inspirantes qui nous tirent vers le haut. Et pour le coup, c'était le cas. Et moi, elle m'a énormément inspirée. Et c'est ça qui m'a aussi fait me dire OK, je suis capable de le faire.
- Speaker #0
Est-ce que le salariat, aujourd'hui, pour toi, c'est une sécurité ou c'est une étape de transition ?
- Speaker #1
Un petit peu les deux, je dirais. Dans le sens où c'est une étape de sécurité financière, forcément. Parce que quand on développe tout un projet avec plusieurs crédits aussi à la clé... Le fait d'avoir un métier avec un salaire à côté, c'est une sécurité financière. Et également une sécurité au départ aussi, de me dire que si ça ne marche pas, j'ai quand même encore un taf dans lequel j'ai encore des choses à faire honnêtement. Et à côté de ça, c'est une transition dans le sens où ça m'a permis de me tester sur plein d'aspects. Ça m'a permis de voir aussi ce que c'était de la grosse gestion de projet industriel. Donc si demain ma boîte évolue, je sais ce que ça représente. Et c'est aussi parce que j'ai été manager dans cette boîte, donc ça m'a permis aussi de moi me tester en tant que manager. Et parce que demain j'aurai des équipes, j'ai d'ailleurs une alternance. Et du coup, ça a été aussi une bonne école pour ça, pour me former.
- Speaker #0
Tu dis que tu as longtemps galéré avec tes cheveux et tes routines capillaires. C'était quoi le vrai problème ?
- Speaker #1
Le vrai problème, c'était le volume. Vraiment, c'était le volume, des cheveux secs, des cheveux qui moussent. Du coup, je suis passée par des dégradés, mais intensifs. J'avais un casque de moto sur la tête, littéralement. C'était vraiment pas très beau à voir.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que les bonnes idées business viennent d'un problème personnel à la base ?
- Speaker #1
Je pense qu'il faut vraiment se sentir concernée pour pouvoir chercher une solution. Je pense que dans un sens, on a un peu son propre persona à un moment donné. Parce que si on développe une marque, c'est avec nos valeurs, avec nos idées et en répondant à une problématique qu'on a vécue. Et je pense que la solution sera d'autant plus adaptée si on l'a vécue soi-même.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, tu as créé Algae.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pourquoi ce nom ?
- Speaker #1
Alors Algae, forcément, il a à voir avec les algues et le A-E pour féminiser le nom.
- Speaker #0
C'était quoi ta vision de départ à la base pour cette marque ?
- Speaker #1
En fait, c'était vraiment une marque avec des actifs à base d'algues qui utilisent des algues françaises. vraiment, c'était pour moi... obligatoire. Au départ, j'avais même voulu travailler plus avec des partenaires, on va dire, du sud-est de la France. Au final, je suis allée les chercher en Bretagne parce que c'était un petit peu plus intéressant pour moi. Et avoir le système, justement, de packaging à base d'algues. Vraiment, ça, c'était le concept de base. Et après, vraiment, c'est là où je me suis posé des questions dans moi, consommatrice, et de me dire, OK, quels sont mes problèmes ? Quand j'ai pu rencontrer sur tout mon circuit, en fait, de consommation de produits capillaires. Et voilà, je les ai identifiés étape par étape et j'ai essayé d'y répondre petit à petit. Entre le proto 1 et la version finale, il y a eu beaucoup d'évolutions.
- Speaker #0
Maria, on va parler de l'envers du décor, de créer un produit physique. On parle souvent de créer un business, mais créer un produit physique, c'est une sacrée aventure, je pense. Par où on commence ?
- Speaker #1
J'ai commencé par avoir mes petites idées, commencer à avoir mes petits prototypes, voir un peu comment j'imaginais la chose. Et après, je connaissais le process de développement. Donc en fait, première étape, ça a été d'aller chercher un partenaire pour m'aider à développer un laboratoire. Vu que je bossais en start-up cosmétique, j'ai pu avoir accès à des salons qui m'ont donné accès à des pros dans le domaine, à des experts dans le domaine. Et donc, j'avais d'ailleurs trouvé un super laboratoire sur le papier sur Marseille et on a commencé à travailler ensemble et il m'a lâchée au bout de deux mois avec mon accompte. Il est parti en liquidation judiciaire. Donc, c'est un super départ, hyper formateur pour le coup. Et donc, ça, on va dire, c'est plus sur la partie développement produit. Après, par contre, j'ai quand même été accompagnée par une structure d'accompagnement qui s'appelle les Premières Sud, qui est d'ailleurs super. Je recommande énormément et qui permet en fait de t'aider à structurer. Tu pars d'une idée et t'arrives à la fin de ton accompagnement avec un business man rodé. Ça a encore évolué, honnêtement, par la suite, mais au moins, ça m'a même permis d'aller chercher même les premiers financements pour mon projet. Et du coup, après... pouvoir interroger les différents interlocuteurs qui allaient m'aider par la suite pour le développement.
- Speaker #0
Combien de temps il faut pour développer une formule ?
- Speaker #1
Alors, sur le papier, il faut, on va dire, une innovation assez simple. En cosmétique, c'est un an. Mais en général, c'est une innovation sur un produit existant. Un produit un petit peu plus poussé, ça va être un an et demi. Et sur des grosses, grosses innovations, ça peut être deux à trois ans. Et bon, on est sur du trois ans pour le coup.
- Speaker #0
Mais le fait qu'il soit parti en... Oui,
- Speaker #1
ça n'a pas aidé. C'est-à-dire qu'en fait... Je suis sortie du coup de mon accompagnement avec les Premières Sud, avec mon plan de financement, etc. Enfin, tout mon rétro-planning de construit. Je savais combien il fallait que j'aille demander à telle structure, etc. pour pouvoir financer tout ce projet-là. Et en fait, lui, il m'a du coup pris, on va dire, mon à-compte, ce qui reste quand même assez négligeable par rapport au reste. Mais c'est surtout qu'en fait, j'ai perdu un an et demi entre le moment où j'ai du tout... recommencer, trouver un nouveau partenaire, de confiance, parce que du coup, là aussi, on perd forcément la confiance. C'est ça, exactement. Donc voilà, il y a eu tout ce truc-là. Et en effet, du coup, on a été sur un an et demi de retard par rapport au calendrier de base que j'avais. Et en fait, je n'avais pas prévu un an et demi de retard sur la trésorerie. Donc ça a été un peu compliqué. Il a fallu que je trouve des financements complémentaires aussi pour structurer tout ça.
- Speaker #0
Il n'y a pas un moment où tu t'es dit, là, c'est la red flag, quoi.
- Speaker #1
Là, c'est en mode, j'en peux plus, quoi. Ouais, parce que ça n'a pas été, on va dire, le premier... Truc complexe au départ, c'est-à-dire que vraiment au tout début, j'ai décidé de me lancer seule. Et à un moment donné, vraiment de manière aléatoire, j'ai croisé une ancienne camarade de classe à moi, donc d'école d'ingénieur, qui elle avait bossé chez Talgo, donc marque tout ce qui est thalassothérapie à base d'algues. Et elle, elle avait vraiment le côté très scientifique, vraiment ultra poussé côté algues que moi j'avais peut-être pas. Mais en fait, je me suis rendu compte par la suite que j'avais peut-être pas besoin, parce que j'allais avoir des experts qui allaient me les développer. On a fait un petit bout de chemin ensemble et en fait, au moment de poser les statuts, on a discuté des parts et là, on n'était pas du tout alignés parce que moi, quand je faisais l'accompagnement des premières, je posais mes vendredis, je travaillais la semaine, etc. Et en fait, en termes d'investissement, on n'était pas du tout sur le même niveau et elle, elle voulait 30% des parts au départ. Moi, j'ai dit que non, je voulais bien lui en laisser 10, mais que par contre, le jour où elle se mettra à 100% dessus, on reverrait les parts aussi par rapport à celle qui a eu l'idée, celle qui s'est investie, le niveau d'implication et de chacune. Et du coup, ça a fini avec un protocole d'accord transactionnel. Donc pareil, avec 3000 euros qui sont partis chez elle avant même que j'aie vendu le premier produit.
- Speaker #0
Quand on lance une marque de cosmétiques, quelles sont les étapes auxquelles on ne pense pas forcément ?
- Speaker #1
La commercialisation, les défis, je pense. Parce que je ne suis pas commerciale. Je suis en G, j'ai le côté créatif, j'ai le côté scientifique qui a tendance à peut-être un peu trop expliquer les choses. Et c'est vrai que quand demain, on se retrouve face à des... potentiels clients, des pharmacies, des concept stores, etc. Et c'est vrai que c'est un gros défi auquel je ne m'attendais pas. Et aussi, même de vendre un produit, c'est difficile. Franchement, là, ça fait un mois et demi que j'ai reçu le stock. C'est rude, quoi. C'est rude. Il y a des objectifs de chiffres, etc. avec tous les crédits que je disais derrière. Donc ouais, ça met une grosse pression. C'est le genre de truc où, de base, je ne suis pas stressée, mais là, je peux m'endormir avec une petite crise d'angoisse, quoi. C'est un peu une prison, quoi. À un moment donné, je pense. C'est une liberté, mais on peut avoir un aspect quand même un peu prison, de se sentir un peu bloquée dans ce système. Mais ça apporte énormément. Je pense qu'il y a quand même un moment où on a un peu tendance à se refermer, peut-être un peu sur soi.
- Speaker #0
Est-ce que des fois, tu regrettes ?
- Speaker #1
Oui, je pense qu'il y a des fois, je regrette, mais ça passe relativement vite quand même. Parce que je me dis que, en fait, c'est un projet qui, je pense, est plus gros que ce que je l'imaginais. Mais d'un côté, c'est cool parce que ma vision, elle est très grande. Vraiment, je vois super loin. Moi, je ne me vois pas comme une petite marque locale. Je me vois comme une marque nationale, je me vois comme une marque qui va être même à l'international demain. Donc en fait, ma vision, elle est super grande. Mais en fait, je me dis, est-ce que tu es prête à encaisser tout ça ? Et je pense que ça fait peur aussi. Et du coup, je pense que c'est aussi ça qui me motive derrière, c'est vraiment de garder le cap. Et même si des fois, je me dis que c'est gros et du coup, ça fait peur et que je me suis peut-être emprisonnée dans quelque chose, alors que le salariat, c'est peut-être aussi un confort, une sécurité. En fait, j'ai tellement d'émotions, tellement de rencontres au travers de ce projet que ça me porte.
- Speaker #0
Comment on se positionne sur un marché hyper concurrentiel en tant que nouvelle marque ?
- Speaker #1
C'est très compliqué. Petite anecdote, j'ai été à un concours de pitch il n'y a pas hyper longtemps.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
ce n'était pas du coup celui-là. Ah, ce n'est pas celui-là ?
- Speaker #0
J'ai vu que tu avais gagné celui-là.
- Speaker #1
Oui, j'ai gagné celui-là. Donc ça, c'est trop cool. Mais ce n'était pas vraiment un concours de pitch. C'était Invest in Toulon. Ça permettait de pitcher devant des investisseurs. Je trouve que c'était déjà quand même un bel exercice et d'avoir de beaux contacts. Et en fait, à l'issue de ce pitch, on pouvait être sélectionné pour avoir des interviews avec... des rendez-vous avec différents cœurs de métier. Et en l'occurrence, j'avais été sélectionnée par une banquière qui m'a très gentiment accueillie en me disant qu'elle n'avait pas du tout écouté mon pitch parce que c'était entre midi et deux, qu'elle avait faim. Donc, il fallait que je lui réexplique. Et que, voilà, ça te met un peu dans l'ambiance tout de suite. Et que de toute façon, j'allais lui expliquer, mais que j'étais une marque cosmétique comme les autres et qu'il y avait des marques cosmétiques qui se lançaient tous les jours et que ça ne marcherait pas de toute manière.
- Speaker #0
Wow !
- Speaker #1
Voilà. Donc, ça met dans le vieux. C'est super dur. C'est super dur. Et puis,
- Speaker #0
en plus, quitter pour dire que ça ne va pas marcher. Exactement.
- Speaker #1
C'est ça. Tu connais mon produit. Je ne t'ai même pas raconté encore ce que c'était.
- Speaker #0
Et puis, toi, tu es salariée derrière ton bureau, ma grande. C'est ça.
- Speaker #1
En fait, c'est pour ça.
- Speaker #0
Ça m'énerve, ce genre de compensement.
- Speaker #1
En fait, c'est que tu vois, on dit l'entrepreneuriat féminin et tout. Alors, il y a des femmes extraordinaires comme toi, comme plein d'autres femmes à Toulon. Mais il y a aussi des femmes pas du tout sympas.
- Speaker #0
Des herpilles.
- Speaker #1
Exactement. Qui te cassent complètement. Mais en fait... Sur le coup, ça plombe. Honnêtement, je pense que plus je m'étais pris une autre réflexion à un moment donné sur autre chose, je pense que c'est l'heure de truc, tu peux sortir pleurer. Mais en fait, moi, je suis ressortie de la salle, je lui ai dit, écoutez, j'espère qu'on se verra bientôt, ce sera bon signe du coup.
- Speaker #0
Lancer une marque de cosmétiques, ça demande souvent des fonds importants. Comment tu as financé ce projet ?
- Speaker #1
Alors déjà, ça demande, on va dire, un apport personnel. Donc là, j'avoue que j'ai eu le soutien, moi, de ma famille pour constituer aussi un capital à l'entrée. Parce qu'en plus, on te dit qu'il faut avoir un capital assez... important pour légitimiser ta société.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Mais après, c'est bien, ça veut dire que ta famille croit en ton projet ?
- Speaker #1
Exactement. Même si du coup, on n'a pas d'entrepreneur dans la famille, c'est vrai qu'ils croient... En fait, je pense qu'ils croient plus en moi. Au départ, quand mon projet, parce que le projet n'est pas hyper structuré au début. Et après, le deuxième axe, ça a été d'aller voir les banques. Parce que du coup, vu que j'ai développé un moule pour justement avoir des pots qui se vissent ensemble, et des pots à base d'algues, etc. Du coup, ça a été un gros investissement. Un moule, ça coûte 45 000 euros, on va dire les chiffres. Ah ouais ? Ouais, c'est énorme. Et pour le coup, là, ça a été la banque. Banque, du coup, pour un prêt du matériel. Donc, c'était OK. Et après, ça a été des prêts d'honneur, prêts d'honneur, initiatives, prêts d'honneur avec la BPI. Ça a été une subvention aussi de la BPI avec la bourse French Tech. Et ça a été également des prêts complémentaires, donc plus type microcrédit. Et ça, ça m'a plus aidée, entre guillemets, un peu à sauver la trésor quand justement j'ai eu toutes ces petites problématiques au départ.
- Speaker #0
Est-ce que l'argent, c'est une peur quand on lance un projet pareil ?
- Speaker #1
Ah, clairement. En fait, je pense qu'il y a une notion aussi peut-être de conseil pour rassurer. Et il y a aussi une notion de... J'ai commencé avec beaucoup de crédits et beaucoup de mensualités à régler et qui, du coup, imposent un certain objectif de chiffre derrière pour au moins être à opération nette. Donc là, aujourd'hui, pareil. C'est-à-dire que tu construis ton projet, on te demande de construire un prévisionnel avec des clients potentiels. Alors oui, tu fais tes études de marché. Après, vraiment confronter le marché quand tu lances, quand ça y est, tu as le stock et qu'il faut que tu vendes, la réalité n'est pas forcément la même que ce que tu avais prévu. Et pour aller les chercher, ces clients, il faut peut-être avoir deux fois plus de temps que je n'ai peut-être pas aujourd'hui. Et c'est vrai que c'est quand même une difficulté et une source de stress aujourd'hui que de réaliser un chiffre juste pour pouvoir maintenir ma boîte à flots.
- Speaker #0
Mais c'est en ça que si tu arrêtes ton travail, tu vas être à 100% ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et c'est où tu mettras tous tes efforts ?
- Speaker #1
Exactement. C'est ça l'objectif. C'est que là, d'ici quelques mois, j'arrête la partie conseil pour vraiment me consacrer à 100% avec Algaï. De base, je m'étais dit que le jour où je partirais de mon taf, c'est le jour où je pourrais me rémunérer. Mais en fait, je me dis que si je ne pars pas maintenant, je ne pourrai jamais me rémunérer. Parce que ça va flopper, en fait. Je le sais. Donc, oui, il va falloir passer par une case à essayer de vivre peut-être sur un chômage ou des choses comme ça. Mais j'ai besoin de ça parce qu'en fait, j'ai besoin de temps aujourd'hui. J'ai besoin de temps pour aller voir mes clients, pour faire toutes les démarches que je veux et pour vendre mon produit, vendre mon concept et le faire découvrir à toutes les femmes qui pourraient être intéressées.
- Speaker #0
À quoi ressemble tes journées aujourd'hui entre le salariat et l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Écoute, je pense que ma journée d'hier est une belle journée type. Donc, je me suis levée à... Assez tôt parce que je suis allée à une réunion BNI hier. En gros, c'est un raison d'affaire. Je suis allée à cette réunion-là, je suis rentrée chez moi, j'étais détravaillée le matin. Je suis allée faire du réassort chez Thérapie Capillaire qui m'a acheté des produits. Après, je suis passée voir rapidement le studio Baya pour leur déposer une petite grille tarifaire pour que ce soit un petit peu plus joli que ce que j'avais déposé de base. Et après l'après-midi, j'ai travaillé avec mon alternante. Donc à la fois avec mes réunions que j'avais pour mon métier de conseil, donc avec toute la partie gestion de projet, etc. Les réunions pour des organisations de séminaires ou des choses comme ça. Et après, du coup, séance de sport et on dort. Voilà.
- Speaker #0
Est-ce que c'est difficile de mener ces deux vies là ?
- Speaker #1
Un petit peu. En fait, c'est assez fatigant. C'est d'ailleurs pour ça que là, en fin d'année, j'ai été accompagnée par une consultante pour m'aider aussi sur le management de ma consultante. Parce qu'en fait, c'était trop. C'est-à-dire que j'avais... Mon métier de consultante, j'ai été manager jusqu'à la fin d'année, donc j'avais huit consultants à manager, plus ma mission. J'avais ma mission, le management de huit consultants, mon entreprise, le management de mon alternante. Donc là, la fin d'année, j'ai craqué. J'ai craqué, ça allait, mais du coup, j'ai su dire... C'est dur.
- Speaker #0
C'est ça. C'est juste la réalité de dire qu'à un moment, c'est trop aussi pour tes épaules. Je veux dire, les journées se font 24 heures. pour tout le monde.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et des fois, c'est dur.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Créer une marque, c'est aussi une aventure personnelle.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça t'a appris sur toi ?
- Speaker #1
Que je pense que j'étais peut-être plus forte que ce que je pensais, honnêtement. Et aussi que je suis quelqu'un qui, quand j'étais petite, basait énormément sa vision de soi sur la vision que les autres avaient de moi. Et là, aujourd'hui, je me construis ma propre image de moi-même. Et franchement, ça fait du bien. De me dire que j'arrive à être la femme que j'aurais voulu être quand j'étais petite. Une femme forte, une femme qui ose se dépasser, mais qui connaît ses limites.
- Speaker #0
Est-ce que tu te sens différente depuis que tu as lancé ta marque ?
- Speaker #1
Je pense que je me sens... un peu plus assumée aussi dans ma manière d'être. Parce que quand on lance une marque, du coup, comme on disait tout à l'heure, en fait, avec sa vision, avec ses valeurs, en fait, ça te pousse à rentrer dans une introspection qui est quand même assez intense, dans le sens où vraiment tu vas creuser dans qu'est-ce qui m'anime, quelles sont mes valeurs et qu'est-ce que j'ai envie pour plus tard. Et en fait, t'arrives du coup avec des réponses et des fois, ça peut être un peu étonnant aussi. Mais tu ressors avec des réponses en tout cas.
- Speaker #0
Pourquoi lancer une marque depuis tout long ? Est-ce que tu trouves que c'est un bon environnement pour entreprendre tout long ?
- Speaker #1
Je ne pensais pas, honnêtement, parce qu'en fait, je pense que je ne connaissais pas du tout.
- Speaker #0
Que tu ne t'y intéressais pas en fait ? Non, pas du tout. C'est ça aussi.
- Speaker #1
En fait, c'est que vraiment, ça s'est fait de manière naturelle. Je travaillais sur Marseille, j'ai décidé de déménager. Je ne me voyais pas du tout habiter à Marseille parce que je n'aimais pas forcément l'environnement et la dynamique qu'il y avait là-bas. J'ai visité un appart à Toulon, j'ai acheté à Toulon, je me suis lancée à Toulon. Et en fait, j'ai découvert, en me lançant, tout l'écosystème qu'il y allait avoir à côté, sur tout l'écosystème d'accompagnement, l'écosystème, justement, entrepreneurial et des femmes. Et honnêtement, je me sens super à l'aise dans cet environnement aujourd'hui.
- Speaker #0
Trop bien. Donc on peut créer. une marque ambitieuse dans le sud, à Toulon. Clairement. Ah bah trop bien.
- Speaker #1
Clairement, et il y en a de plus en plus. Et c'est dingue de découvrir tous ces beaux projets.
- Speaker #0
Algueu, aujourd'hui, ça répond à quelles problématiques ?
- Speaker #1
J'ai fait un constat simple, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, se laver les cheveux, c'est vraiment une vraie logistique. C'est-à-dire qu'on ne laisse jamais poser son soin 10 minutes sous la douche parce qu'on n'a pas le temps, on a froid. Quand on part en voyage, on doit tout le temps avoir des mini-formats, ou alors on s'amuse à transvaser dans des petits flacons. Donc franchement, ce n'est pas pratique. On a une salle de bain qui accumule des produits entre le visage, les cheveux, le corps, machin, enfin on a vraiment trop de produits. Et en parallèle de ça, on cherche de la naturalité en produits capillaires et en fait quand on teste, on est déçu parce qu'on n'a pas le résultat qu'on veut, donc on retourne sur des produits de salon conventionnels. Et du coup, aujourd'hui Algae répond vraiment à toutes ces problématiques, c'est-à-dire qu'on a des produits qui sont trois fois concentrés, donc on a des formats qui sont bien plus compacts, c'est-à-dire qu'en fait on a du 100 ml. mais qui équivaut à 300 ml en termes d'utilisation. Vraiment, tu en utilises trois fois moins. Donc une noisette, ça suffit. Tu as ton petit flacon de 100 ml, tu le prends, tu le mets dans ton bagage cabine, c'est terminé. Et pour le coup, ces trois produits, on a le premier, c'est le soin avant shampoing, et lui, il s'utilise avant la douche. C'est-à-dire que tu n'as pas besoin de le laisser poser dix minutes en ayant froid. Tu le laisses poser. Soit tu vas faire ton cours de pilates, ton cours de sport, tu es chez toi, tu écris un mail, tu fais ce que tu veux. Et en fait, tu n'as pas de perte de temps. Tu prends soin de toi et tu continues ta vie.
- Speaker #0
Où est-ce que tu vois le Gaël dans 5 ans ?
- Speaker #1
D'ici 5 ans, je pense qu'on aura déjà un beau réseau implanté en France. Moi, l'objectif, clairement, c'est de devenir la référence capillaire des soins éco-conçus, donc avec toute cette dynamique écologique, et qui arrive à lier la naturalité et l'efficacité, et toujours avec une dimension marine à base d'algues. Forcément, ça restera la ligne directrice de la marque. Et demain, je me vois dans des grosses boutiques, Printemps, Guerrilla, Fayette, d'ailleurs, Pôtes. Mais potentiellement, j'ai un rendez-vous lundi avec Printemps. Donc, on aura peut-être un petit pop-up à Toulon. Ça pourrait être dingue.
- Speaker #0
Mais voilà, je croise les doigts. Peut-être que d'ici là, ce sera fait. Mais voilà, c'est un peu l'objectif de la marque.
- Speaker #1
Marie, on arrive sur la dernière partie du podcast avec un mini-jeu. D'accord ? Donc, petite question et réponse spontanée. Ok. T'es prête ? Oui. Ton passe-temps favori du moment ? Du coup, mon passe-temps du moment, je dirais pitcher ma marque. Clairement. C'est mon quotidien.
- Speaker #0
Un mot pour définir ton aventure entrepreneuriale ?
- Speaker #1
L'audace.
- Speaker #0
Ton quartier préféré de Toulon ?
- Speaker #1
Le Mouriant,
- Speaker #0
ton resto préféré de Toulon. Du coup c'est Pénida. Le moment où tu t'es dit ça y est c'est réel.
- Speaker #1
Quand j'ai reçu les produits.
- Speaker #0
La peur que tu as dû dépasser. C'est la peur de l'échec. Une femme qui t'inspire connue ou pas.
- Speaker #1
Ma mère.
- Speaker #0
Salariat ou entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Entrepreneuriat.
- Speaker #0
Ce que tu fais quand tu doutes.
- Speaker #1
Je vais faire du sport.
- Speaker #0
Ton rêve absolu pour Algaé.
- Speaker #1
Que tout le monde se recommande les produits.
- Speaker #0
Un conseil pour une femme qui veut lancer une marque.
- Speaker #1
Bien s'entourer.
- Speaker #0
Et enfin, quel entrepreneur tu aimerais voir au micro de la Toulonnaise ? Sophie Mug de Pourquoi Parce Que. Merci beaucoup Marie, c'était hyper intéressant de voir comment on développe une marque et un produit physique. C'est rare qu'on ait une femme qui ait créé sa marque de produits physiques, donc je suis super contente. Merci beaucoup en tout cas. Je te souhaite énormément de réussite avec Algaé, parce que je pense que tu mérites et je pense que tu iras loin. Je dis à très vite.
- Speaker #1
Merci beaucoup à toi pour ce beau format. Merci beaucoup.