Speaker #0Salut tout le monde et bienvenue sur le podcast La vie suffit
et cette fois-ci on part sur un épisode autour du business et de l'entrepreneuriat et on va parler des 8 profils de femmes entrepreneurs qui courent au burn-out, qui sont en perte de sens et qui sont au bout du rôle clairement.
En gros, pourquoi est-ce que parfois on a l'impression que notre business ne nous ressemble plus du tout ? Pourquoi est-ce que peut-être que vous êtes épuisé au bord du burn-out alors que c'est votre propre business ? Et comment vous avez pu vous éloigner à ce point-là de ce pourquoi vous aviez tant d'élan au départ ? Parce qu'il faut le dire quand même, vous avez fondé votre business, vous avez peut-être des clients, des ventes, etc. Peut-être même que vous avez de la visibilité. Pourtant, vous vous sentez fatigué, étouffé, tendu, souvent en mode urgence, peut-être même désaligné, avec l'impression de porter un business qui ne vous ressemble plus.
Cet épisode est pour vous.
Je suis Chloé Bloom, entrepreneur aux Multicasquettes. Et chaque jeudi, je vous partage les réflexions. les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement.
Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous.
Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast.
Salut tout le monde,
j'espère que je vous retrouve en forme, bon même si vous écoutez cet épisode c'est que vous êtes en forme mais pas tant que ça finalement. En tout cas, peut-être que c'est juste que ça vous intéresse.
J'espère que vous, vous allez bien. Je vous retrouve pour un épisode qui, cette fois-ci, va être un petit peu plus porté entrepreneuriat. Je pense que ça peut vraiment concerner aussi bien des femmes qui entreprennent depuis un moment et depuis longtemps. Je pense à plein de femmes parmi vous déjà qui m'ont envoyé des DM. Et en fait, à force, je connais aussi vos profils, etc. Et puis même des consœurs, entrepreneurs et des collègues, voire des copines aussi, où je sais que vous écoutez ce podcast-là. Donc voilà, ça peut être pour vous si vous avez déjà un business qui est là depuis des années, gros business ou pas, peu importe, ou même si vous débutez. Donc ça fait un moment que vous essayez de commencer et en tout cas que peut-être que vous galérez ou quoi que ce soit. Voilà.
Je voulais vraiment dédier un épisode à ça parce que c'est des discussions qui reviennent depuis des années et en fait qui ont fait aussi partie de mon cheminement. De se réveiller un jour et de se rendre compte qu'en fait on est dans un business qui ne nous correspond plus ou en tout cas on a un business qui ne nous ressemble pas, qui n'est plus une extension de nous-mêmes.
Et en fait, c'est plus que juste j'ai un business qui ne me ressemble pas. Et ce n'est pas juste je suis sous l'eau, j'ai trop de travail. En fait, ça crée une perte de sens qui est énorme, où en fait, on s'est complètement coupé et déconnecté de ce pourquoi on avait commencé à entreprendre au départ, où on a même du mal à mettre ce pourquoi on a commencé à entreprendre au départ finalement dans notre business. Il y a un mal-être et un malaise qui est hyper profond. On n'est plus du tout nourri par le fait d'entreprendre alors que c'est quand même nous qui l'avons choisi.
Et il y a un truc un peu... douloureux qui moi m'a fait aussi penser pas mal à mon expérience de l'expatriation qui est en fait c'est une situation qu'on a choisie mais dont on souffre et du coup c'est très difficile d'en parler aux autres autour de nous parce qu'ils nous disent qu'en fait bah oui mais bon c'est quand même toi qui l'as choisi bah t'as qu'à rentrer ou t'as qu'à arrêter ou t'as qu'à faire autrement etc comme si c'était très facile or ça ne l'est pas et tout est beaucoup plus délicat et nuancé que ça je pense.
En tout cas, voilà, cet épisode déjà pour vous dire que si vous ressentez ce truc là en fait sachez que c'est vraiment eux. Un truc que je constate énormément, énormément, énormément. Particulièrement chez les femmes qui ont des business qui sont entre 6 et 7 chiffres. Honnêtement, j'ai déjà vu des femmes qui faisaient beaucoup plus que ça, qui vivaient le même truc et même en dessous.
Donc c'est vraiment un gros sujet. Et j'ai envie de dire, non, ce n'est pas normal. Alors oui, l'entrepreneuriat, c'est difficile, mais non, ce n'est pas normal d'avoir l'impression qu'en fait, on doit continuer à se travestir pour pouvoir entreprendre, etc. Et qu'en fait, ce n'est pas nourrissant et qu'on retombe dans les mêmes travers et dans les mêmes trucs qu'on espérait avoir quitté un jour.
Donc moi, je sais que j'ai aussi beaucoup été là-dedans pendant plusieurs années et je vais essayer de vous en faire part un peu tout au long de l'épisode. C'est vrai que d'extérieur, surtout quand on entreprend et qu'on est visible ou qu'on est exposé, on a souvent l'impression que tout va bien dans le meilleur des mondes. Même quand on essaye de partager un peu les difficultés qu'on a, en fait, particulièrement quand on a du succès, on a l'impression qu'en fait y a pas forcément de galères à l'intérieur sauf qu'en fait sur n'a et que La perte de sens dans un business qui est en croissance, c'est quelque chose qui est, je vais pas dire naturel, même si je pense que ça l'est parce que c'est le cycle de toute chose, mais je pense que c'est quasiment inévitable dans un business qui est en croissance.
En fait, il y a un moment donné où, quand l'entreprise croit, nous, ça nous demande de changer et ça nous demande de travailler sur nous, et ça nous demande de pouvoir encaisser la croissance de quelque chose qui est un peu extérieur à nous et qui peut être aussi très difficile à gérer émotionnellement, etc. Et puis même dans un business qui n'est pas forcément en croissance. En croissance, ça peut être même l'inverse. Le fait que nous, on soit en croissance personnelle, individuelle, etc. et que ce ne soit pas le cas du business, ça crée aussi une déphase, je vais dire. Une déphase qui est tout à fait naturelle. C'est toujours ce truc-là. C'est comme si notre entreprise ou nos entreprises étaient une extension de nous-mêmes mais qui n'avançait pas forcément au même rythme et qui ne dépendait pas que de nous. Ce qui fait qu'il y a des décalages à un moment donné de vitesse, de croissance, de fonctionnement, etc. et En fait, il y a plein de possibilités qui nous mènent à une sensation d'être vraiment, vraiment, vraiment au bout du rouleau et d'avoir envie de tout plaquer.
Donc cet épisode, il part un peu de ce truc que je vous dis depuis des années. De, en fait, un jour, je vais tout plaquer pour devenir fleuriste ou vous vendre des quiches. Parce que c'est aussi un des trucs que je vous partageais récemment. Ça m'est arrivé plein de fois de ressentir ça. avec l'impression qu'en fait la seule issue de sortie c'était de tout casser, de tout arrêter, sauf qu'en fait je sais pertinemment que si je vendais des quiches ou que j'étais fleuriste, je me réennuierais très vite au bout d'une semaine voire deux, et ici il n'y a aucune critique des fleuristes ou des gens qui vendent des quiches, c'est juste qu'en fait je sais que je ne pourrais pas exprimer tout ce que j'ai envie d'exprimer finalement, donc ça ne serait pas la solution, mais ce sentiment si je l'avais c'est qu'il ne venait pas de nulle part. Et donc j'ai passé beaucoup de temps à essayer de décortiquer ce truc-là, et j'en ai discuté aussi avec pas mal de personnes parmi vous, etc.
Moi, j'ai identifié huit grands profils de femmes entrepreneurs qui sont en totale perte de sens, qui sont au bout du rouleau. Et ce n'est pas juste parce qu'elles ont trop de travail, c'est parce que justement, il y a un décalage entre leur business et elles-mêmes. Et donc moi, cet épisode de podcast, il vise aussi à vous faire mettre le doigt sur justement ce décalage-là et pourquoi est-ce que ça ne va pas en ce moment et que vous compreniez en fait la racine peut-être de la problématique que vous vivez ou peut-être la problématique du décalage ou en fait tout simplement... les pistes sur lesquelles il va falloir travailler.
Donc ça, c'est le premier épisode de cette suite-là. J'en ferai un autre la semaine prochaine et un autre, celle encore d'après. Sachant qu'en plus de ça, moi, au mois de février, donc les 18 et 19 février, je voudrais vous proposer un très gros workshop qui va durer plusieurs heures, qui sera en direct, qui sera mercredi et jeudi, 18-19 février. Et on va vraiment travailler justement sur votre posture dans l'entreprise, mais je vous en reparlerai plus tard. Là, je vous propose déjà d'écouter ça. Donc si cet épisode vous plaît, faudra écouter celui de celui le suivant et celui encore d'après. Voyez un petit peu comment ça résonne pour vous, dans quels profils est-ce que vous vous reconnaissez. Encore une fois, c'est des profils que moi j'ai créés parce que c'est des profils par lesquels je suis passée et aussi parce que j'ai vu des femmes passer par ces profils-là. Voyez un peu ce qui vous parle, ce qui ne vous parle pas et essayez d'identifier dans quels profils vous pouvez vous retrouver.
Donc, c'est huit profils de femmes qui vivent cette situation-là.
Le premier profil que j'ai vu, et moi j'ai vraiment profondément été dedans, en gros, c'était une entrepreneur qui réussit.
Tu as un business qui tourne, donc clairement, tu as des clients, tu fais des ventes. Je ne dis pas que forcément tu cartonnes, mais peut-être que tu cartonnes ou peut-être que juste ton business marche moyennement. Mais en tout cas, tu as quand même de la réussite, tu as un business qui tourne, tu arrives à en vivre, mais tu t'épuises complètement. Tu as l'impression d'être drainé, d'être épuisé. Tu n'as plus aucun plaisir, tu es au bout du rouleau. Ça devient même une contrainte finalement d'aller bosser. Et surtout, tu as la sensation d'étouffer. Donc, ça donne un peu cette sensation de... Ok, super, j'ai des clients, super, je fais des ventes, peut-être même que d'ailleurs j'ai de la visibilité, mais en fait j'ai l'impression que je suis à deux doigts du burn-out et j'ai envie de tout plaquer pour devenir fleuriste ou pour aller vendre des quiches parce qu'en fait mon business ne me ressemble plus du tout. Je sens qu'au fil du temps, en fait, je me suis complètement éloignée de pourquoi je l'avais créé.
Moi, en fait, à la base, je l'avais créé parce que j'aimais faire passer des messages, j'aimais créer du contenu sur les réseaux sociaux, j'aimais fédérer, j'aimais m'adresser à des gens. et puis en fait je me suis perdue dans une espèce de soit de course, soit de modèle entrepreneurial, de business model, soit de format ou quoi que ce soit, qui m'a complètement éloignée de ce pourquoi j'ai commencé à la base, qui fait qu'en fait ce que j'aimais faire, je le fais plus ou alors j'aime plus du tout, ou j'ai plus le temps de le faire par exemple, ça marche aussi.
Le truc à la base, moi que je voulais, en fait mon intention de départ en créant ma boîte, en fait j'y suis plus du tout connectée, j'ai l'impression d'être prise dans une machine ou un truc qui fait que je me ressens de nouveau subir le truc et je me ressens de nouveau coincée dans un truc qui me ressemble pas. et ça donne, ok, j'ai des résultats et peut-être que même j'ai des bons résultats, mais en fait, j'aime plus ce que je fais.
Et il y a même des moments, en fait, où je suis en train de m'imaginer avoir une vie qui est complètement différente. Donc ça, juste, parenthèse, ça veut vraiment dire que votre système est prêt à la prochaine étape. Quand on passe son temps à se visualiser dans une vie qui ne ressemble en rien à la nôtre, ça ne veut pas dire qu'on veut absolument cette vie qui ne ressemble en rien à la nôtre, mais ça veut dire que tout notre système nerveux est prêt à passer à la prochaine étape. et que là, il y a besoin d'un changement et qu'il y a besoin de mettre un coup de pied dans la fourmilière, etc.
Ça peut être aussi, par exemple, si vous passez vos journées, finalement, ou en tout cas, vous passez votre temps de travail à gérer. des choses dans votre business, sur de la gestion, à manager toutes les personnes, les micro-tâches, à gérer des systèmes, à structurer, etc. Donc vous passez votre temps à essayer de gérer votre propre business plutôt que de créer et donc d'innover, de porter votre vision, d'avoir vos idées, de faire passer vos messages, etc.
Donc là, on n'est plus du tout sur la même chose, parce qu'essayez juste de réfléchir à quand vous avez commencé votre business, est-ce que vous étiez en posture de créatrice, en fait ? Est-ce que vous étiez en train de créer ? Est-ce que vous aviez du temps pour créer ? En fait, qu'est-ce que vous faisiez ? Qu'est-ce que vous aimiez ? En fait, qu'est-ce qui a donné naissance à votre business ? Et est-ce que vous... passez toujours vos journées à faire ça, même si c'est un petit peu différent avec la forme à évoluer, ou au contraire est-ce que maintenant vous passez votre temps à gérer, à être un peu partout, et surtout est-ce que vous vous dites régulièrement en fait, ça me ressemble plus, je m'y retrouve plus, voilà.
Donc ça c'est le premier profil en fait que moi j'ai identifié, donc je suis vraiment passée là-dedans aussi, et je suis passée là-dedans notamment je pense à partir de 2020, 2021, en fait quand j'ai commencé à recruter des personnes, et à grandir beaucoup mon équipe parce qu'on a a connu aussi une forte croissance en fait à ce moment-là. Moi, j'ai vraiment eu l'impression de ne plus du tout avoir le temps, ni la possibilité de faire ce pourquoi j'étais bonne et ce que j'aimais et ce qui nourrissait aussi mon entreprise et ce pourquoi j'avais créé mon entreprise à la base, à savoir créer, parce que j'ai vraiment le profil de la créatrice pour le coup. Je passais mon temps à gérer de l'humain, je passais mon temps à repasser derrière tout le monde, je passais mon temps à essayer de gérer des urgences, je passais mon temps ... à essayer d'assembler un peu plein de trucs de boîtes et en fait à faire du business d'une manière dont moi j'aime pas faire du business. En fait, ça m'intéresse pas.
Le business pur ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est mon business et les messages que je fais passer. Parce que sinon, en fait, clairement, j'aurais une boîte de e-commerce avec zéro éthique, un truc... En plus, j'ai une boîte de e-commerce, mais pour le coup, quand je parle de e-commerce, c'est en mode j'aurais une boîte de e-commerce avec zéro éthique, c'est j'entends par là, je ferai du dropshipping en achetant des trucs sur Aliexpress que je revends si j'en avais vraiment rien à foutre de toutes les valeurs que j'essayais de faire passer, j'aurais un autre type de business qui me permettrait peut-être de générer de l'argent beaucoup plus facilement, plutôt que de me montrer, de créer du contenu, etc. Je ferais différemment si c'était juste le business qui m'intéressait.
En fait, ce n'est pas le cas. Ce n'est pas juste le business et ce n'est pas juste l'argent. Moi, c'est vraiment de créer, de fédérer, d'impacter, de passer des valeurs qui sont très importantes et qui sont les miennes. Je suis très idéaliste à la base et c'est pour ça que j'ai commencé à entreprendre. Et en 2021, clairement, je sais qu'en fait, j'étais dans un truc Je me rappelle même avoir des matins où je me disais, en fait, tu sais quoi, j'ai envie de les laisser faire leur truc et moi, je quitte. En fait, je voulais limite démissionner de ma propre boîte. C'était vraiment le truc, ce qui est, avec le recul, pas complètement con, mais disons que ce n'est pas l'idéal. Donc, c'est vraiment le genre de truc qui est arrivé.
Donc, si vous êtes dans ce profil-là, le diagnostic, entre guillemets, que je peux vous poser, c'est qu'en fait, vous n'êtes plus à la source de votre entreprise. vous êtes devenu l'exécutant de votre propre business. Et j'insiste sur le mot source, puisque c'est tout le principe de ce travail que j'ai fait et dont on parlera la semaine prochaine. Et l'atelier que je vais vous proposer va aussi porter sur la notion d'être une source dans son entreprise. Bref, donc ça, c'est la première chose. Le premier profil.
Le deuxième profil, pareil, sur lequel je suis passée et j'ai vraiment mis beaucoup de temps à sortir de ce profil-là, c'est en gros, t'es une entrepreneur. qui est visible, qui est exposée sur les réseaux sociaux ou qui est exposée tout court.
Et on n'est pas obligé de parler d'une communauté de 100 000 abonnés. Ça peut être juste visibilité. Même déjà à 10 000, on est déjà sûr de la visibilité. Et puis, ça peut être d'une autre manière. Ce n'est pas forcément encore une fois les réseaux sociaux. Donc, vous êtes une entrepreneur. Tu es une entrepreneur qui est exposée. Tu es une entrepreneur qui est compétente, qui est brillante. Tu sais vendre. Mais en fait, tu passes ton temps à te suradapter. Et notamment à ton audience, aux autres, à ce qui est censé marcher, etc.
Donc, en gros... Si tu veux, c'est un peu le truc de, OK, bon, j'ai développé une présence en ligne, j'ai une autorité en ligne quand même, je la développe petit à petit, etc. J'ai quand même une communauté, j'ai des prospects, j'ai plein de messages privés, des DM, des commentaires, etc. J'ai plein de retours constants de mes clients, peut-être même de mon équipe si jamais j'en ai une, mais en tout cas, c'est aussi possiblement une entrepreneur qui travaille seule, en tout cas si t'es dans ce cas-là. J'ai une relation avec mes clients, avec ma communauté, donc avec des gens qui travaillent peut-être avec moi si j'en ai. Et pourtant, toutes les décisions que je vais prendre, c'est toujours des décisions pour rassurer tout le monde, que ce soit mes clients, ma communauté, mon équipe ou quoi que ce soit. Des décisions qui sont faites pour plaire, des décisions qui sont faites pour ne pas faire de vagues. Je suis tout le temps en train de lisser mon discours. Au final, tu vis beaucoup, beaucoup de frustration. Tu es beaucoup dans l'insécurité parce qu'en fait, ça crée un espèce de syndrome d'imposteur un peu bizarre. Je me suradapte pour passer. En fait, je me suradapte pour que ça passe mieux. Il y a un peu ce truc-là.
Ça crée aussi beaucoup d'angoisse mine de rien parce que On est dans un faux self, en fait. On est dans un truc où c'est comme si, OK, t'es visible, t'es exposée, t'es très compétente, mais en fait, il y a un gros décalage entre ta façade et ce que toi, tu voudrais réellement faire. Donc, il y a un vrai décalage qui peut être extrêmement angoissant et ça crée beaucoup de surcharge mentale aussi. Ce qui fait qu'en fait, le résultat, c'est que, que ce soit en ligne ou que ce soit même, peut-être pas que en ligne, même avec tes clients, possiblement, mais en général, c'est plutôt justement en ligne et là où on est visible.
En gros, tu vas beaucoup adapter ton discours selon les réactions. de ton audience, de tes clients, etc. Donc, c'est là aussi où du coup, c'est comme si toi, tu n'étais plus dans la bonne posture. En fait, tes clients sont devenus tes patrons. Et je sais qu'il y a beaucoup de gens qui vont promouvoir ça dans l'entrepreneuriat.
Moi, personnellement, je n'y crois pas. En tout cas, ce n'est pas la manière dont j'ai envie d'entreprendre parce que si mes clients étaient devenus mes patrons, je travaillerais uniquement sur les horaires de la France alors que je suis expatriée, donc je travaillerais la nuit. Je créerai des formats d'accompagnement. qu'on me demande le plus, à savoir du coaching individualisé ou du coaching de groupe, alors que je déteste ça et je ne veux pas le faire. Mais si mes clients étaient mes patrons et qu'en fait je créais uniquement en réaction à ce qu'ils demandent et que j'adaptais tout en fonction de ce qui est demandé et les réactions, je vous promets que mon business model ne me ressemblerait pas et je serais esclave du modèle que j'ai créé. Et je serais même esclave de la reconnaissance que je cherche. Voilà, donc il y a ce truc-là.
Il y a aussi le fait de beaucoup reformuler pour que les choses passent mieux. Et il y a un sentiment hyper profond de « je me sens vraiment tout le temps super bridée et surtout plus que tout, j'ai la sensation de me travestir pour faire du business » . Et j'utilise volontairement ce terme-là, parce que ça, c'est vraiment quelque chose que moi, j'ai déjà ressenti aussi.
Je pense en 2020-2021 pareil, où j'ai déjà eu la sensation de me travestir par moment pour faire du business. Et en fait, c'est une sensation qui est absolument dégueu. Clairement, il faut qu'on se le dise. Donc moi, je tiens même pas six mois comme ça. et c'est souvent cette sensation qui m'a poussée à arrêter des choses qui fonctionnaient très bien.
Donc là, je pense notamment au fameux coaching. En fait, j'ai beau avoir les diplômes de coach et tous ces trucs-là, je ne suis pas coach parce que je ne veux pas le faire, parce que je n'aime pas ça, parce que ça me bouffe de l'énergie, parce que je n'ai pas envie. Donc, je ne suis pas coach parce que c'est un souhait. Ce n'est pas parce que je n'ai pas les diplômes, c'est parce que c'est un souhait. Et j'avais l'impression de me travestir en le faisant, donc aucun regret. Mais au bout d'un moment, c'est vraiment ce truc, en fait, non, stop, juste ça ne me ressemble plus, je veux plus, donc j'ai vraiment arrêté ce truc là.
Donc, si vous êtes justement dans ce cas-là, qui est pour moi l'entrepreneur exposé, compétent, etc., mais qui se suradapte, en fait, le diagnostic, entre guillemets, que je peux poser dessus, c'est un peu comme si le regard extérieur, donc de vos clients, de votre communauté ou quoi que ce soit, et en gros, le consensus général, avait pris votre place dans la boîte, avait pris la place de la source de votre boîte, donc la vôtre, en fait. Ça avait pris votre place avant. Voilà.
Le troisième profil, maintenant, d'entrepreneur aussi, que j'ai pas mal pu voir... Et que j'ai beaucoup vu chez des femmes avec qui je discute régulièrement, qui sont des femmes qui font déjà une voire plusieurs centaines de milliers d'euros par an, etc. Et qui ressentent vraiment ce truc-là.
Donc c'est toujours des entrepreneurs fondatrices, parfois qui sont solopreneurs, mais parfois non, qui ont aussi une équipe. Mais c'est toujours des femmes qui sont brillantes, vraiment, qui ont vraiment un truc dans les tripes, mais qui sont ultra perméables aux influences extérieures. en gros et qui ne peut pas parviennent pas à mener leur business comme elles l'entendent. C'est-à-dire, en gros, ok, elles ont un business, elles ont des idées, franchement, enfin, elles ont très bonnes idées, elles sont vraiment brillantes, vraiment intelligentes, et je... Quand elles te parlent en perso de ce qu'elles vont faire, moi, je me dis cette nana, elle peut tellement réussir, il y a un potentiel de dingue, mais elles ne parviennent pas à mener leur business comme elles l'entendent, elles ne parviennent pas à créer une reprise, ou en tout cas un business model, qui soit une extension d'elles-mêmes.
En gros, elles n'arrivent pas à prendre des décisions pour Créer un modèle qui leur ressemble, qui corresponde à leur rythme de vie, qui corresponde à leur valeur, qui corresponde à la manière dont elles ont envie de vendre aussi, par exemple, à leur horloge biologique, à leur cycle menstruel. Je donne plein d'exemples, mais parce qu'en fait, c'est un truc qui est hyper important. Ce qui fait qu'en fait, les décisions qu'elles prennent et la manière dont elles construisent leur business model, c'est toujours influencé par les conseils. entreprenario qu'elles entendent et qu'on leur donne, parce qu'on nous en donne dans tous les sens. C'est beaucoup influencé par le doute, parce qu'elles ne se sentent pas légitimes, elles, de construire un modèle business qui leur ressemble beaucoup plus, ou c'est influencé par de la loyauté, parfois.
Donc ça peut être la loyauté envers des collaborateurs, envers des clients, envers une communauté, envers la famille. Bref, il y a souvent des loyautés qui viennent un peu jouer là-dedans. Et elles prennent des décisions qui sont toujours influencées par l'extérieur, au lieu de faire ce qui est juste pour elles.
Donc dès que quelqu'un va leur donner leur avis, et particulièrement quelqu'un, soit qui est une cliente, un client, soit quelqu'un qui est aussi entrepreneur, que ce soit dans un mastermind ou dans une formation ou un networking ou quoi que ce soit, elles vont commencer à douter d'elles-mêmes. Deux, elles vont beaucoup demander d'avis justement pour se rassurer en permanence, essayer de demander des avis sur qu'est-ce que tu me conseilles, etc. Et elles ont du mal à prendre des décisions, donc on appelle ça aussi de la fatigue décisionnelle.
Et il y a aussi ce truc-là où elles vont aussi se sentir seules justement dans la prise de décision. sauf que j'insiste là-dessus, personne ne peut décider à votre place et ça c'est aussi un truc que j'ai beaucoup beaucoup vu et qui arrive beaucoup chez les solopreneurs c'est que en fait et je l'ai traversé aussi dans les toutes premières années d'entrepreneuriat pourtant je n'étais pas toute seule, j'ai jamais été solopreneur mais il y a quand même une solitude en fait décisionnelle et une solitude entrepreneuriale qui est que on se sent un peu toute seule sur notre trône dans notre business on a l'impression d'être toute seule pour prendre toutes les décisions et mener le bateau et du coup il y a un moment donné on commence à avoir envie de s'entourer en fait on a envie de se dire, je m'entoure d'une équipe qui va comme ça m'aider à prendre des décisions, qui va être avec moi, qui va être dans mon bateau, et puis je me sentirai plus seule, etc. Et c'est là qu'en fait, on fait de très grosses erreurs, de croire qu'en fait, notre équipe est avec nous et qu'elle mène le bateau avec nous, de croire aussi que nos potes entrepreneurs mènent le bateau avec nous, de croire qu'en networkant, ça va nous aider à mener notre bateau, etc.
Moi, personnellement, je ne crois pas à ça. En fait, il y a un truc qu'il faut accepter à un moment donné, c'est qu'il n'y a personne qui peut décider à notre place quand on est chef d'entreprise. sauf si à un moment donné, on en arrive au stade où on délègue carrément même la prise de décision et qu'on ne devient plus qu'en fait un investisseur dans notre boîte et qu'en effet, on a des CEOs, qu'on a des chefs de projet, qu'on a ce genre de choses-là. Mais n'empêche que même pour ça, avant, il faut avoir accepté qu'on est seul parfois dans la prise de décision. Et effectivement, c'est difficile.
Effectivement, il y a beaucoup de doutes qui viennent, ça n'empêche pas du tout de se faire conseiller. Sauf que le gros piège, il est là, c'est qu'à force de demander dans tous les sens plein de conseils, plein d'avis, etc., Notre business model ne nous ressemble pas, parce qu'en fait, on n'est plus en posture ressource, on n'est plus en posture source, on n'est plus sur notre trône, on n'est plus dans notre souveraineté entrepreneuriale, tout simplement.
Ça donne un peu un truc du genre, vous entreprenez et à la base, vous avez entrepris parce que vous aviez des trucs qui étaient hyper forts à faire passer, mais vous êtes persuadés, par exemple, que la seule manière que votre business marche, c'est que ce ne soit pas forcément adapté à vos horaires, que vous restiez dans des horaires de bureau alors qu'en fait, c'est un truc qui ne vous convient pas. alors que vous pourriez, je ne sais pas, imaginons que vous avez envie de bosser la nuit, mais vous vous dites non, je ne peux pas bosser la nuit parce qu'on m'a dit qu'en fait il ne fallait pas. Voilà, je donne des exemples qui sont bêtes, mais ça peut être ça.
Ou ça peut être aussi, moi je me rappelle que dans mes premières années entrepreneuriales, quand j'ai commencé à m'expatrier, j'ai toujours entendu dire qu'il fallait faire des webinaires et des masterclass le soir, heure française, donc vers 19h, etc., vu que ma clientèle était en France. Les premières années, c'est ce que je faisais, sauf que moi j'habitais en Australie, donc autant vous dire que mes webinaires, je les faisais à 3h et à 4h du mat, j'étais au bout du rouleau. et en fait il y a un jour où je me suis dit mais pourquoi je continue à faire ça en fait alors que mon business moi j'ai envie aussi qu'il me ressemble j'ai pas envie de ça en fait donc je vais les faire à l'heure que moi je peux faire et ce sera pas exactement l'heure parfaite en France mais je pense honnêtement que les gens peuvent aussi s'adapter à ça et au pire regarder les replays etc.
Et j'ai plus jamais fait de webinaire en plein milieu de la nuit, je comprends pourquoi on le fait mais en tout cas moi c'était pas possible j'avais pas envie en fait de faire quelque chose qui est pas adapté à mon style de vie, en fait, c'est pas vivable. Et je pense pas que ce soit à moi d'organiser ma vie autour de mon business, je pense que c'est à mon business de... En fait, c'est à moi d'organiser mon business autour de ma vie. Voilà, c'est un peu ça. Et donc, pour le coup, je suis pas toute seule dans mon business, donc c'est d'organiser notre business autour de nos vies. Voilà, c'est un peu ça.
Mais voilà, donc ça, c'est un troisième grand profil d'entrepreneur qui est fondatrice mais qui est hyper perméable aux influences extérieures, qui doute beaucoup et qui se sent souvent suele. Et donc le business ne leur ressemble pas parce qu'elles n'en sont plus la source.
Quatrième profil aussi que j'ai beaucoup vu, c'est en gros les entrepreneurs qui sont passionnés, qui ont des idées brillantes, et ça j'insiste, peu importe la taille du business, mais qui ne se sentent pas légitimes de leurs idées.
Donc qui ont un truc qui les habite vraiment profondément, mais qui ne sentent absolument pas légitimes de proposer justement leur service, ou en tout cas leur offre ou ce truc-là, sur ce qui les habite.
En gros, qu'on... Peut-être un business, peut-être qui marche déjà, ou peut-être qui ne marche pas encore, mais il y a autre chose qui les habite profondément. Il y a quelque chose de beaucoup plus vrai, de beaucoup plus profond, quoi que ce soit. Mais elles ne se sentent pas légitimes de proposer ça, peut-être parce qu'elles ne l'ont jamais fait, peut-être parce qu'elles ont peur de déplaire, ou peut-être parce qu'elles se disent que ça ne va pas marcher. En tout cas, elles ont peut-être peur de se tromper, peur que ça ne plaise pas. Et surtout, il y a souvent une part de nous, dans ces moments-là, qui ne croient pas encore en la valeur qu'on a à apporter.
Un peu comme moi avec le fait qu'avant, je ne parlais jamais aux entrepreneurs et je ne le fais que depuis deux ans. et deux ans gentiment, tout doucement, alors qu'en fait, j'ai créé des ateliers qui sont trop bien pour les entrepreneurs, vraiment, et j'en ai déjà plein, vous pouvez aller regarder mon catalogue, mais je faisais très peu d'épisodes là-dessus ou quoi que ce soit, parce que je ne croyais absolument pas encore en la valeur de ce que j'avais apporté, je me disais en fait, mais qui va vouloir m'entendre là-dessus, enfin, il y a déjà tellement de gens qui parlent d'entrepreneuriat et quoi que ce soit, moi, voilà, les trucs qu'ils disent, ça ne me parle pas, ça ne m'intéresse pas, etc., je ne croyais pas du tout encore en la valeur de ce que j'avais apporté, et bon, ben, vous voyez, finalement, en bossant sur soi, on se rend compte quand même. qu'en fait, si, on a plein de trucs à apporter et que si, ça a de la valeur.
En tout cas, quand on est encore dans ce profil-là de l'entrepreneur passionné aux idées brillantes mais qui ne se sent pas légitime, on a souvent besoin de beaucoup de validation extérieure pour pouvoir nous sentir légitimes. On va beaucoup hésiter avant de commencer à parler de ce qu'on veut faire, à annoncer nos offres, à parler de nos produits, à parler de notre travail. Donc forcément, on a une difficulté à vendre aussi, une difficulté à communiquer sur nos ventes, sur nos produits, sur nos offres. On va passer notre temps à baisser nos prix. ou à les surexpliquer, ou à les justifier, etc., pour se rassurer dès que quelqu'un va nous dire « c'est trop cher » , on va avoir tendance à le croire.
Et je vous dis, c'est moi qui vous dis ça, alors que la dernière fois que j'ai proposé des produits « high ticket » , comme on appelle, ça date de 2021, je crois. Donc moi, j'ai envie de vous proposer un catalogue de prix qui soit sur des tranches plutôt basses pour que ce soit vraiment accessible à tout le monde. Et c'est aussi parce que je peux me le permettre que je fais ça, évidemment, vu que j'ai une large audience. Mais je crois que vraiment ce truc de... De surexpliquer, de se justifier parce qu'on nous dit que c'est trop cher, ça parle aussi beaucoup de nous. Après, moi, clairement, je trouve qu'il y a des gens qui sont beaucoup trop chers. Et trop cher, pour moi, c'est qu'en gros, le prix n'équivaut pas à la valeur de ce que la personne propose. Soit parce que je trouve qu'en termes de contenu, c'est naze, soit parce qu'elle n'a pas les qualifications, soit parce que je trouve que c'est pas pertinent, parce que je trouve que c'est pas intelligent, quoi que ce soit, mais encore une fois, c'est moi qui décrète ça. Et il y a d'autres gens qui ne vont pas trouver ça cher.
Donc en fait à chaque fois c'est toujours ce même truc, c'est de... De se rappeler qu'en fait, quand on baisse nos prix tout le temps et qu'on les sur-explique et qu'on les justifie pour se rassurer, c'est souvent parce qu'on a un sentiment d'illégitimité ou qu'on a vraiment du mal à assumer ce qu'on fait et qu'on a beaucoup de mal à assumer le fait qu'on entreprend et qu'on n'est pas là juste pour partager des trucs qui sont trop cools, mais le but de notre entreprise est aussi de vendre. Donc il y a un truc dans ce goût qui est vraiment lié à la notion d'illégitimité. Donc ça, c'est le quatrième profil.
Là, le diagnostic que je pourrais vous poser, en fait, pour moi, c'est qu'il y a un vrai plafond de verre. En gros, votre réussite, qu'elle soit au niveau succès, financière, visibilité ou quoi que ce soit, elle plafonne parce que c'est vous qui vous bridez. Parce que la source... En fait, il n'y a plus d'énergie.
Il n'y a pas d'énergie parce qu'en fait, vous minimisez, vous réprimez, vous opprimez la source d'énergie que vous êtes capable d'imputer, de mettre dans votre business. Voilà. Donc ça, c'est vraiment le quatrième profil.
Cinquième profil aussi, c'est les leaders.
Alors... Pareil, là, c'est aussi un truc, évidemment, où j'ai été beaucoup dedans, n'est-ce pas ? Disons que ça a un peu oscillé, ça a été un peu une courbe sinusoidale, n'est-ce pas, si je devais la représenter.
En gros, c'est les leaders. Tu es une leader que j'appelle leader naturelle. Tu vas avoir tendance à prendre le lead naturellement dans des groupes et notamment dans ta boîte. C'est assez facile. Tu es quelqu'un qui lead de manière générale. Tu es très responsable. Tu es au centre de ton entreprise. Sauf qu'en fait, tu es en train de te cramer parce que tu gères tout et tout le monde. T'absorbes les énergies de tout le monde, t'absorbes beaucoup les attentes, les projections des autres. Donc notamment si t'es exposé sur les réseaux sociaux, des médias, via du public ou quoi que ce soit, donc si t'es exposé publiquement, c'est plus, plus, plus, c'est un truc qui est décuplé. Mais ça peut être aussi vraiment le cas avec ton équipe, avec les gens avec qui tu travailles ou avec tes clients par exemple. T'as beaucoup de difficultés à poser tes limites sans culpabiliser, et surtout justement quand il va s'agir de temps pour toi et de temps perso.
Donc quand je parle de limites, ça peut être même de difficultés à... poser des limites avec les clients et les clientes. Donc moi, je suis aussi beaucoup passée par là, par ce truc-là, où je me suis même retrouvée dans des trucs où il y a des clientes qui finissaient par trouver et avoir mon numéro perso que je n'arrivais pas à recadrer, à qui je répondais, qui me contactaient le soir. Je suis tombée sur des profils harceleuses et c'est des trucs que j'ai aussi laissé faire parce qu'en fait, moi, je ne posais pas de limites parce que je ne me sentais pas légitime de mes limites.
Et en fait, ce truc-là, c'est que quand on est dans cette espèce de... leadership quelque part, mais qui finit par s'épuiser et tout gérer pour tout le monde, c'est parce qu'en fait on est en train d'essayer de compenser le moindre manque qu'il y a dans notre business. Et dans tous les business, il y a des manques. Et souvent, quand on se sent responsable du moindre manque, en fait, on se dit il n'y a que moi qui puisse tout combler et boucher absolument tous les trous, c'est à moi de le faire. Et c'est pas totalement faux, mais en tout cas pas de cette manière-là.
Donc vous allez être en train de tout le temps donner de votre personne et assurer les arrières de tout le monde. Et en fait, c'est comme ça qu'on finit par infantiliser les gens, donc nous c'est pareil, je suis aussi tombée dans ce truc-là. à me dire qu'il fallait que je repasse tout le temps derrière tout le monde et c'est ce que je faisais. Honnêtement, ça crée des assistés.
Clairement, il faut le dire, ça crée des assistés. Surtout quand on commence à déléguer, mais pas que avec nos équipes, c'est la même chose avec nos clients. Et moi, je sais que le fait de donner l'impression qu'on assure tout le temps les arrières de tout le monde, fait qu'on déresponsabilise les gens, que ce soit nos clients, nos collaborateurs, quoi que ce soit. Pas ouf, et on finit par être la colonne vertébrale du business, sauf qu'on a une scolieuse et qu'on est au bout. et qu'on a ce que moi j'appelle de l'hyper-responsabilité chronique.
En gros, c'est que tu n'arrives pas à déléguer, tu n'arrives pas à recevoir d'aide, tu n'arrives pas à demander d'aide non plus, tu es au bout du rouleau en fait. Et le diagnostic ici, c'est vraiment, tu portes ton business plus que tu ne le diriges, tu n'es plus à la tête de ton navire, tu n'es plus à la proue, tu es dedans en train de donner des ordres à tout le monde, etc. Alors qu'en fait, ce n'est pas gérable et ça ne peut plus fonctionner comme ça parce qu'en fait, le bateau va foncer dans les rochers sinon. Donc ça, c'est le diagnostic.
Ensuite, le sixième profil que moi, j'ai identifié aussi, c'est l'entrepreneur créatrice créative. Je sais que j'en ai aussi parlé pas mal avec vous de ça et moi, je m'entends aussi là-dedans.
En gros, c'est l'entrepreneur dont je vous parlais un peu au début, qui est hyper créatrice, hyper créative, mais qui ne se reconnaît plus du tout dans ce qu'elle fait aujourd'hui.
Donc ça peut être, par exemple, vous pouvez être sur un profil créatrice, vous pouvez être accompagnante, thérapeute, coach, artiste, formatrice, solopreneur, indépendante ou quoi que ce soit, mais vous vous sentez complètement vidé. et vous n'êtes plus du tout aligné avec ce que vous êtes en train de faire, parce qu'en fait, avant créer, c'était quelque chose que vous aimiez particulièrement, aujourd'hui, c'est quelque chose qui vous épuise. Tout ce que vous créez, en fait, ça vous paraît fade, c'est fade, ou c'est forcé, ou ça vous paraît inauthentique, et en plus de ça, ça ne marche pas. Et vous vous rendez compte qu'en fait, vous n'êtes plus en train de créer, vous êtes en train de produire par obligation et par nécessité, plus que par envie, etc.
Donc en gros, c'est à la base, je voulais faire un truc que j'appréciais, et puis en fait je me rends compte que je repars dans une rat race où... je suis tout le temps obligée de produire, produire, produire, produire, et en fait, c'est en train de me dégoûter presque de ma passion et de ce que j'aimais à la base.
Donc là, le diagnostic, c'est que vous n'êtes plus du tout en train de créer depuis votre source. Vous êtes en train de créer depuis la contrainte. Et je pense profondément qu'un business ne peut pas fonctionner comme ça. Voilà, il y a des compromis à faire, ça c'est sûr, il y a des arbitrages à faire, ça c'est sûr, mais quand on perd de la joie et que tout n'est que contrainte, alors qu'à la base, c'était quelque chose qui nous passionnait et qu'on aimait profondément, c'est qu'il y a un souci. Voilà.
Donc ça, c'est vraiment le profil créatrice-créative qui ne se reconnaît plus. Voilà.
Le septième profil, et on arrive bientôt au bout, c'est ce que j'appelle en gros l'entrepreneur visionnaire.
Donc c'est l'entrepreneur visionnaire, elle a créé un écosystème. Peut-être qu'elle a une équipe, mais aujourd'hui, elle ne se retrouve plus du tout dans l'écosystème qu'elle-même a créé, ni dans le rôle qu'elle incarne aujourd'hui dans son entreprise.
Donc en gros, pareil, j'ai traversé cette phase-là. En gros, tu as créé un super écosystème, et puis tu as commencé à déléguer petit à petit. Donc tu as commencé à déléguer à une équipe, tu as commencé à déléguer peut-être à des prestataires, à des freelancers, etc. Et en fait, peut-être que tu as délégué de manière un peu bancale parce que quand tu regardes aujourd'hui avec un peu de recul, ton business ne te ressemble plus du tout. Tu as l'impression que c'est un peu en train de devenir à côté de la plaque.
Par exemple, le message qu'aujourd'hui tu fais passer, il n'est plus très clair. Ton branding ne te ressemble plus, ton copywriting sonne complètement faux. Il y a un décalage entre ce que tu veux faire passer et ce que tu fais vraiment passer. Il y a un décalage entre ton image publique et finalement ce que tu vends dans tes produits. Entre par exemple l'image que tu as ... Et en fait, quitte à vraiment, il y a un vrai décalage, ce qui fait que les deux, ta vitrine et ton fonds ne sont pas vraiment alignés. Tes idées ne sont plus vraiment incarnées dans ton business. En fait, elles sont hyper diluées et surtout, la majeure partie de ton travail aujourd'hui ne consiste plus du tout à faire passer ta vision. Ça consiste à peut-être faire plein d'autres choses, à exécuter, gérer, je ne sais pas exactement. Ça, c'est toi qui sauras. Mais en tout cas, ta vision n'est plus représentée dans ton business.
Pareil, je suis passée par là et je sais que c'est difficile, notamment quand on commence à déléguer. Et le truc, en fait, le diagnostic que je peux vous donner ici, c'est que oui, vous avez délégué, mais vous avez également délégué la source de votre business. Vous n'avez pas seulement délégué l'exécution et c'est ça la grosse erreur. Donc, en gros, vous êtes devenu entre guillemets remplaçable dans votre propre business. Voilà,
J'espère que ça, ça vous parlera aussi, puisque vraiment, moi, c'est vraiment un des profils dans lesquels je me reconnais le plus et sur lequel j'ai beaucoup bossé.
Et enfin, le huitième profil, c'est juste en fait l'entrepreneur qui sent qu'elle est prête pour autre chose.
En gros, c'est l'entrepreneur qui sent pour elle, en fait, qu'il est temps pour elle de changer de posture dans son entreprise et qui veut se réapproprier son business.
Donc peut-être que vous êtes, je ne sais pas, formatrice, mentor, accompagnante, chef d'entreprise ou n'importe quel profil, en fait, qui expérimente et qui a déjà quand même un peu d'expérience dans l'entrepreneuriat. Sauf que vous sentez qu'en fait, vous êtes en transition intérieure.
Et donc, c'est important pour moi de vous le dire, vous avez déjà une petite expérience, que ce soit six mois, un an, dix ans, peu importe, mais il y a déjà une expérience. parce que ce truc-là, je pense qu'on ne peut pas le ressentir avant d'avoir créé son business, dans le sens où... Créer un business qui part d'une ancienne version de nous, c'est quelque chose qui crée un sentiment de bancal et de « je ne suis plus alignée » . Alors que quand on n'a pas encore créé notre entreprise et qu'on veut se lancer, on a encore un terrain frais et un terrain vierge pour créer quelque chose qui est aligné. Là, ce n'est pas de ça dont je vous parle.
Je vous parle vraiment de l'entrepreneur qui a déjà une expérience et qui veut changer de posture. Il est temps parce que son business ne lui ressemble plus, elle veut se le réapproprier.
Donc, tu sens que tu es dans une espèce de transition intérieure et là, tu sens aussi qu'il est temps pour toi de te remettre au bon endroit dans ta boîte. et que tu veux retrouver de la joie, et que tu veux retrouver du kiff, et que tu voudrais pouvoir respirer un coup, etc. Parce qu'au fond, tu sens que l'ancien modèle, il est fini. En fait, t'es dans un modèle qui te ressemble plus, ça gratte à l'intérieur, c'est désaligné, ça donne un peu un sentiment cringe, chelou, bizarre, vraiment hyper désagréable, presque un peu gênant. C'est comme si t'avais l'impression qu'en fait, l'ancien modèle de ton business, en fait, il était limite has been. Tu passes ton temps à forcer, t'as plus envie de forcer, et tout simplement, tu veux retrouver quelque chose d'un peu plus juste. plus stable, un peu plus vrai, un peu plus incarné.
Pour moi, là, le diagnostic, et si jamais vous êtes dans cette posture-là, en gros, c'est vraiment, pour moi, vous êtes prête, mûre, à point, comme des belles cerises noires, à redevenir dans la posture source et la posture souveraine de votre business. C'est juste que vous n'avez pas encore comment, mais en tout cas, vous êtes prête. Là, vraiment, vous êtes. prêtes et mûres à point.
Et donc, si vous êtes dans cette situation, ne vous inquiétez pas, c'est très bon signe. Je vous propose d'en parler la semaine prochaine dans comment est-ce qu'on va faire. Voilà,
Donc en gros, c'est les huit profils, mais j'insiste, il y a sûrement plein d'autres profils. En tout cas, j'ai essayé un peu de séparer les différentes phases dans lesquelles je me retrouvais parce que tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir. On peut se retrouver dans plusieurs profils aussi. En tout cas, c'est très nuancé.
Rappelez-vous juste qu'à mon sens, nos entreprises, pour beaucoup d'entre nous, sont des extensions de nous-mêmes ou des extensions d'une part de nous-mêmes. Et encore plus quand on a un business qui est basé sur, un, du personal branding, donc en fait on va devoir parler de soi, devoir entre guillemets, on va parler de soi, utiliser aussi notre image pour vendre et en fait utiliser notre expérience, faire du storytelling, etc. Ce qui est le cas, à mon avis, de beaucoup d'entre vous qui m'écoutiez. Ça m'étonnerait que parmi vous, il y ait énormément de personnes qui soient juste investisseurs dans des startups. En tout cas, je ne suis pas sûre de vous apprendre grand-chose là-dessus. Voilà.
C'est très, ça se dit pas du tout, mais demandant, exigeant, voilà, d'être... en fait, dans la bonne posture dans son entreprise. C'est quelque chose... Et encore plus, justement, quand on est dans ce format de parler de soi, etc. Mais c'est aussi le cas, même quand on est dans une entreprise où ce n'est pas nous, l'image, ce n'est pas nous... En fait, c'est... On peut très bien être en train de vendre, je ne sais pas, des bougies du fond de teint, des déodorants, peu importe, et ne pas utiliser son image personnelle, en fait, comme image de marque, et quand même se sentir dans une de ces situations-là parce qu'on sent qu'on est complètement décalé et qu'en fait, tout Tout est presque en train de nous échapper et qu'on est en train de recréer une prison dorée, un truc qui nous bouffe.
Donc j'espère que ça pourra vous parler, vous soulager aussi un petit peu. Sachez vraiment que si je fais cet épisode, c'est parce qu'en fait, il y a des centaines et des centaines et des centaines de personnes qui vivent ça. Je trouve, et c'est juste mon point de vue, qu'on parle beaucoup de stratégie et qu'on parle beaucoup de ne pas se sentir bien, etc. à sa place. Et en fait, on parle rarement de ce truc de se réenfermer dans un écosystème. qui ne nous ressemble plus, ni de faire de son business une extension de soi.
Voilà, moi c'est plutôt ce que j'ai envie de vous proposer, parce que c'est quelque chose en quoi je crois très fort. Non pas pour que tout soit parfait, ça n'existe pas, ça c'est sûr, je pense que ça vous le savez si vous entreprenez, n'est-ce pas ? Mais pour que ce soit aussi plus fluide, pour que ce soit plus incarné, que ça parte encore une fois plus de vous, et que ce soit vraiment plus comme si c'était une extension de votre bras, un peu comme si votre business était votre troisième bras, on peut dire ça comme ça ? Voilà.
Bon, j'espère que ça vous a parlé. Envoyez-moi un petit DM ou un petit mail juste pour me dire dans quel profil vous vous retrouvez le plus et lesquels qui vous ressemblent ou qui vous ont ressemblé. Votre expérience, c'est toujours très cool.
La semaine prochaine, il y aura un épisode qui va faire suite à ça. Et donc, restez bien connectés. Je ne sais pas à quel moment vous allez écouter cet épisode-là, mais en gros, le 18 et 19 février, je vais vous proposer un workshop. Donc, ce n'est pas juste un petit atelier, c'est un vrai workshop qui va durer un bon gros moment pour travailler justement sur votre posture aussi dans votre entreprise. Que vous ayez une entreprise depuis 10 ans ou que vous ayez une entreprise. prise depuis dix mois, peu importe en fait, les choses dont on va parler, voilà, et qui s'appellera la source. Mais je vous en reparlerai plus tard. Voilà,
si vous avez besoin de plus d'infos, de toute façon, tout est dans la description de l'épisode. On se retrouve d'ailleurs, de toute façon, sur les réseaux sociaux, et je vous embrasse, je vous dis à la semaine pro.
Bye bye !