StéphaniePour la rentrée de septembre, il se joue quelque chose de différent, qu'on soit parent ou pas. Oui, il y a la rentrée scolaire, mais surtout, c'est une reprise après deux mois d'été. Deux mois pendant lesquels on travaille différemment. Parce qu'avec l'été, le rythme, il se pose naturellement. Puisque de toute façon, beaucoup de gens sont en vacances, à tour de rôle, donc on ne peut pas travailler comme on veut. il y a une nécessaire adaptation. Le beau temps, il invite aussi à plus profiter des longues journées qui s'étirent. Il y a cette envie d'être ensemble, de partager. Bref, en règle générale, c'est une saison qui nous invite à ralentir, bon gré, mal gré. Donc finalement, qu'on ait des enfants ou pas, on est tous impactés par ces deux mois de pause et par cette rentrée où tout d'un coup, tout le monde revient et tout reprend. parfois comme si c'était rien passé. Tout le monde revient dans le game d'un seul coup. C'est comme si on avait autorisé tout à être au ralenti et que là, à un moment, on se dit « Bon, c'est gentil les gars, mais il va falloir reprendre. » Et je trouve que ça a un impact sur notre rythme vraiment très fort. Pendant deux mois, on a l'autorisation à être cool, à se poser, être tranquille. On y arrive, on n'y arrive pas. Ça, c'est autre chose. Mais en tout cas, on a cette autorisation-là qui est posée. Au 1er septembre, c'est comme si tout devait disparaître. Et là, on repart sans se poser la question de « je repars avec quoi ? » Est-ce que j'ai vraiment ralenti ? Est-ce que je suis en forme ? Est-ce que cet été, j'ai été fatiguée et j'ai beaucoup fait ? Et en fait, je ne suis pas du tout prête à repartir comme ça. Est-ce que j'en ai bien profité et j'ai envie de repartir sur ce nouveau rythme-là ? Bienvenue dans Lâche-toi la grappe ! le podcast qui t'invite à te remettre au centre. Moi, c'est Stéphanie, coach et formatrice en écologie personnelle pour les femmes qui se sont oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure. Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont osé switcher. On parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle et surtout d'apprendre à se lâcher la grappe. Parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez, installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour. Il y a quand même ce changement de rythme qui nous est imposé par la société. Et si on ne fait rien, on subit le rythme. C'est important de poser cette notion. Qu'on ait des enfants ou pas, on est tous tributaires de la même chose avec cette rentrée. Alors deux possibilités. Soit tu la subis. Ah là là, c'est la rentrée, c'est l'enfer. Je vais être prise dans tout ce qui est administratif avec les gosses, tout le monde revient, tout le monde va vouloir faire avancer les trucs qu'on pas avancé avant l'été ou pendant l'été. Donc maintenant, va falloir rattraper le retard, compenser. Ah mais j'ai pas envie ! En gros, t'as tout juste repris que t'es déjà pleine de stress et de démotivation. Tu plonges tête baissée dans ce rythme imposé un peu fou, sans réfléchir, qui t'épuise. et sans même savoir pourquoi tu le fais. Le pilote automatique. Soit tu fais un pas de côté et tu questionnes. Tiens, et si je vivais mon mois de septembre différemment ? Ça serait comment ? Comment je pourrais me respecter dans ce changement de rythme ? Un point qui est toujours important et que j'aime bien amener, c'est la notion de systémie pour se déculpabiliser un peu quand même dans cette histoire. Je peux vouloir tout ce que je veux pour moi, me questionner tout ce que je veux par rapport à ce que moi je pourrais ajuster. Il y a un point sur lequel je ne peux pas agir, c'est le système. Le système qui veut que quand les enfants reprennent l'école, il y a tous les papiers à remplir. Les activités sportives, les rendez-vous médecins, c'est vraiment la période où tout se cumule. Septembre, ce n'est pas le mois le plus facile, on est d'accord. Ça, je peux choisir de ne pas me laisser embarquer dedans en mode pilote automatique. Mais bien évidemment, il faut aussi faire avec le système tel qu'il est. Donc l'idée, ce n'est pas d'en sortir et de passer à côté, c'est de tenir compte de ce sur quoi je ne peux pas agir. Ça, c'est figé, ça ne dépend pas de moi. Ce système-là, autour des enfants, j'en ai aussi besoin. C'est un peu aussi comme tous les gens qui vont venir vers moi pour rattraper leur retard, les dossiers en suspens. Je ne peux pas les faire disparaître. Ce qui va compter, c'est la manière dont tu vas réceptionner tout ça. Soit tu réceptionnes dans le dur et tu te laisses écraser. Soit tu te dis, voilà, c'est là. En soi, certains sujets, j'en ai quand même besoin. Donc comment je vais travailler sur moi pour être dans de bonnes conditions ? Comment je vais réguler mon stress, mes émotions ? la fatigue, mon corps, mon mental, pour pouvoir faire face à l'assaut de la rentrée. Pour ça, tu peux te poser une intention, une envie, un objectif, un défi, un challenge. Tu l'appelles comme ta envie, pourvu que ça te porte. Pourquoi ? Parce que le cerveau, pour fonctionner, il aime bien avoir un but, un objectif. Il a besoin d'une destination, il a besoin de savoir où il va, ça le rassure. Quand il navigue à vue... Il va avoir tendance à passer en mode survie, le fameux pilote automatique, et donc à subir son environnement. Reprendre son pouvoir, c'est se dire « ça, je ne peux pas agir dessus, par contre, je peux agir sur mon intention pour traverser cette période-là » . Et moi, cette idée de reprendre la main sur mon rythme, je l'ai vécue très concrètement cet été. Elle s'est imposée à moi, en fait. Je réfléchissais à l'épisode de rentrée, ce que je voulais faire, sur le fait de se préparer pour la rentrée, pour ne pas la subir. Je sais que c'est toujours une période un peu charnière. J'en ai souvent souffert, j'entends beaucoup de femmes autour de moi qui en souffrent. Je me suis dit tiens, j'ai envie de travailler autour de ça. Et puis ce qui m'est venu, c'est que finalement le sujet, c'est pas de se préparer en tant que telle, mais c'est plutôt de prendre soin de soi et de mettre en place... Les bons rituels, les bonnes actions pour pouvoir faire face à cette rentrée contre laquelle on ne pourra rien faire. Voilà, c'est vraiment comment je prends soin de moi dans cet espace-là. D'autant plus que cette année, on a quand même vécu un été très particulier. Il faut savoir qu'on sort de la canicule. Trois mois de canicule. Visiblement, en septembre, on a l'air d'avoir des petits pics qui reviennent. Je ne t'apprends rien. En gros, je crois qu'on est à cinq épisodes de canicule cumulés. J'en oublie peut-être un, je rajoute peut-être un. Je dirais qu'au point où on en est... on n'est plus à 5 ou 6 près. C'est comme si on avait couru 5 marathons pour lesquels on n'était pas prêt. Et à chaque fois, on n'a pas eu de phase de récupération entre deux. 5 marathons en 3 mois. Quand même, tu vois un peu le tableau. Alors si t'es quelqu'un qui fait du sport, tu te dis, bon, allez. Si t'es pas super sportive, je pense que même pas t'imagines ce que ça peut avoir comme effet. 5 marathons alors que t'es pas prête, tu meurs dès les 3 premiers kilomètres. C'est impossible. Et bien là, il a fallu tenir pendant trois mois et on n'a pas eu le choix. L'impact pour ton corps, il est énorme. Et il ne faut surtout pas le négliger. En plus, l'été, il y a la longueur du mois d'août. Autant le mois de juillet reste actif, mais août, il s'étire. Il est plus long, je trouve. Donc tu as la longueur du mois d'août, la longueur de l'été, cette notion de ralenti. Ce qui fait que ce n'est pas toujours simple. En tout cas, moi... Je vais parler de moi ici, et les projets qu'il a fallu quand même préparer. J'ai eu vachement de mal à m'y mettre. J'ai été au ralenti tout le temps. Rajoute à ça la périménopause qui m'aide pas dans cette histoire-là, qui est venue se cumuler à ma fatigue déjà présente. Bref, un joli combiné qui m'a fait arriver à la fin de l'été, avec une toute toute toute petite énergie. Et là je me suis dit, je peux pas commencer septembre comme ça, je suis cuite avant même le début. Donc là, c'est pire. C'est-à-dire que je vais commencer un marathon en n'étant plus capable, avec les jambes coupées. Et là, ce que je me suis dit, c'est que je vais me prendre la rentrée en pleine face et m'écrouler à mi-parcours. Si j'ai de la chance, je serais même capable de m'écrouler dès les premiers pas. Donc, il m'a fallu un plan d'urgence énergie pour récupérer au mieux pour septembre. Donc là, ça, c'est la partie un peu préparation. J'ai vu l'histoire arriver. Je me suis dit, oh là là, comment j'anticipe. Moi, ce que j'ai fait, c'est les hydrolats. C'est quelque chose que j'aime beaucoup pour soutenir mon organisme. C'est de l'eau florale. Les huiles essentielles, ça aussi ça soutient, mais plus localement. Et puis, des promenades, avec le retour de l'air frais. Ça m'a vraiment fait un bien fou. Je pense que je ne suis pas la seule dans l'histoire. Et ça a permis de réoxygéner mon cerveau. J'en avais, mais grand besoin. Moi, je n'arrivais plus à penser avec cette chaleur. Mon cerveau, c'est comme s'il avait fait... HS, surtout, ne me dérange pas, je transpire trop, j'ai trop chaud, je ne fonctionne plus. Il s'est mis en grève. Donc ça, c'est sur le plan corporel. Sur le plan mental, j'ai eu besoin d'y voir plus clair. Pour ne pas procrastiner et partir dans tous les sens. Parce que c'est aussi le risque. Déjà, j'ai pris le temps de regarder dans le rétroviseur. J'aime bien toujours prendre ce temps. C'est pas passer son temps à regarder le passé, mais quand même, de temps en temps... On jette un petit coup d'œil derrière son épaule et on regarde d'où on vient, là où j'en suis, ce qu'il me reste à faire, tout ça pour me faire du bien et me montrer que je n'ai pas rien fait et que je peux être fière de mon premier semestre et de mon été. Donc même si j'ai la sensation que j'ai ramé et un peu pédalé dans la choucroute, j'ai quand même fait des choses. Donc je me l'ancre, je me l'offre. Et puis j'ai décidé de préparer mes journées pour ne pas les subir. Comme ça, ça m'a permis de... commencer à créer quelque chose qui serait déjà présent pour septembre. J'utilise un super outil, la carte mentale. Et là, je fais un petit clin d'œil à Bérangère de Vibratalent, avec qui je me suis formée. Elle est top sur le sujet. La carte mentale, ça m'aide à bien reposer les choses à faire, à vider mon cerveau, et donc à ne pas le laisser tourner en boucle. Ce qui n'est plus dans ta tête et qui est posé sur le papier, ça libère de la place. Et en plus, là, c'est graphique, il y a de la couleur, c'est beau. En tout cas, moi, ça me fait du bien. Et puis, bien sûr, dans cette carte mentale, j'ai fait un truc super important. J'ai prévu une branche pour moi, pour ne pas m'oublier dans cette histoire. Parce que la tentation, elle, vient vite de mettre tout ce que t'as, les projets, l'organisation de la famille. Et puis alors, toi, là-dedans, t'existes pas. Donc, attention, on ne s'oublie pas dans cette histoire. Et c'est ce qui m'a permis de poser mon intention pour cette rentrée. Parce que ça a fait ressortir un enjeu clé pour moi. de me mettre, justement de travailler sur ma branche, celui de préserver mon énergie. Comme j'en ai pris soin juste avant la reprise, j'ai eu envie de la faire durer le plus longtemps possible. Et je sais que c'est un vrai point de vigilance pour moi et qu'avec mes formations, mes projets, si j'y prends pas garde, je peux vite me retrouver avec les batteries à plat dès fin septembre. Et donc ce serait vraiment dommage. Donc mon défi, mon objectif pour ce mois qui a déjà commencé, c'est préserver mon énergie. Et ça rejoint exactement ce que je voulais explorer avec toi ce mois-ci, cette idée d'intention. Parce que souvent en septembre, on se met la pression pour réussir quelque chose. On se fixe des challenges, des objectifs, on se met des obligations, de choses à faire avant la fin de l'année. Mais une fois qu'on s'est dit ça, qu'est-ce qu'on fait vraiment pour y arriver ? Qu'est-ce que ça nous apporte et comment on gère les attentes que ça crée ? Parce que les attentes, ça peut générer aussi de la frustration. Attention à ça. Il faut savoir deux choses. La première... C'est la motivation qui nous donne envie d'agir, de nous lever le matin, qui nous met en mouvement. Donc tu as souvent besoin d'un défi, d'un objectif, d'une intention justement. Appelle-la comme tu veux, pourvu que ça te permette cette mise en mouvement. La deuxième, notre cerveau, il adore les récompenses. Ça j'en ai déjà parlé dans l'épisode numéro 18 je crois, celui où je parle de la célébration. C'est un point à retenir, parce que ça aide bien justement dans le quotidien. Donne-lui quelque chose à atteindre et il va aller le chercher pour obtenir sa récompense. La satisfaction d'avoir réussi, le plaisir que provoque le résultat au bout de l'action. Par contre, si tu te fixes un objectif, un défi ambitieux, ça peut avoir l'effet inverse. Trop dur à atteindre, trop dur d'avoir la récompense, donc démotivation. Point de vigilance. Pour contrer ça, je t'invite à découper en petites étapes. À rendre les efforts plus amusants. en ajoutant du plaisir immédiat comme de la musique ou un truc qui te fait kiffer. Et à miser sur la régularité des petits gestes plutôt que sur un grand effort, plus dur à réaliser. Et il y a un autre truc tout simple qui change tout, c'est de formuler ton défi, ton intention, à voix haute, idéalement même de l'écrire. À partir du moment où tu l'as posé, tu ne peux plus l'ignorer. Ce n'est plus juste une idée qui traîne dans un coin de ta tête, ça devient un rendez-vous avec toi-même. Et pour tenir dans la durée, comme il aime ça, ton cerveau a besoin qu'on le félicite régulièrement. Donc, pas juste attendre la fin du mois. D'où cette notion de petites étapes, d'avoir des efforts plus amusants, d'être sur de la régularité de petits gestes. Ça va vraiment nourrir cette partie-là. Donc on se le redit, chaque petite étape franchie, tu te la valides. Et ça, l'auto-félicitation, mais c'est le vrai carburant, c'est le nerf de la guerre. Attends pas que ça vienne de l'extérieur. Apprends à te le dire à toi-même. Apprends à te valider en interne. Je suis fière de moi. J'ai réussi ça. J'ai franchi cette étape-là. Tu coches une case, tu fais ce que tu veux, mais tu valides l'étape franchie. Si je reprends mon propre défi, préserver mon énergie, chaque lundi de septembre, je vais regarder mon agenda et ajuster ce qui doit l'être. Et je l'ai fait pas plus tard qu'aujourd'hui, vendredi, le jour où j'enregistre cet épisode. J'avais une visio ce matin à 9h. Et ça me faisait courir pour sortir la chienne, ça me faisait sauter le petit déjeuner. Pas OK avec mon défi. Donc hier, j'ai écrit à mon contact et je lui ai dit que je devais décaler à 9h30. Et il a dit OK. 30 minutes, c'est pas grand-chose. Mais ça a changé tout pour moi ce matin. J'ai tout fait sereinement. Et franchement, je suis vraiment pleine de gratitude d'avoir fait ce pas vers moi. Parce que j'ai pris soin de mon énergie. Et je le célèbre en le partageant ici. C'est ce qui me permet d'ancrer fort cette réussite, cette étape franchie. Donc là, hop ! Moi, je coche une case et ça me... Mon cerveau, il est heureux, là. Et puis moi aussi. Pour cet épisode, j'avais envie de quelque chose de différent. Je pars souvent de mon expérience, parfois de celle de mes clientes. Cette fois, j'ai fait quelque chose d'un peu différent. Je suis allée questionner ma communauté Instagram. Quels sont ses défis pour le mois de septembre ? Dans les réponses que j'ai reçues... C'est chouette parce que j'ai vraiment eu de tout. J'ai eu des intentions pro, des intentions perso. Vous êtes venus à moi avec des sujets parfois super importants et des sujets de fond qui touchent vraiment à qui vous êtes. Et puis parfois, avec des sujets qui peuvent paraître simples au demeurant. En tout cas, comme quoi un défi, ça n'a pas besoin d'être quelque chose d'extraordinaire et d'extraordinairement compliqué. C'est important pour moi de te poser ça aussi ici. Quand tu te poses une intention, c'est qu'au fond, tu sais que c'est pas si simple que ça de la suivre. Et à ce moment-là, tu te dis que t'as besoin de poser ta vigilance dessus. Le fait de la formuler, c'est que tu vas pouvoir poser ton focus. Et c'est ce que je disais plus tôt. Quand il est formulé, je peux en prendre soin. Sinon, ça devient un dossier classé. Ton cerveau, il y pense, il se dit « ce serait bien de faire ça » , et hop, il le range. Là, toi, tu le prends et tu le matérialises. Donc tu vas pouvoir... rester en lien avec ce sujet qui est important pour toi. Je vais faire le lien entre ces défis et tout ce qu'on vient de se dire là, ces défis de ma communauté. Je ne vais pas tous te les donner, j'en ai sélectionné quelques-uns. Sinon, je te fais un épisode de deux heures et demie et ce n'est pas l'objectif. J'ai pris ceux sur lesquels je pouvais rebondir. Voici le défi d'Adeline, me tenir à mes deux séances de sport par semaine. Ce qui peut être intéressant quand je me fixe un objectif comme celui-ci, c'est d'aller se questionner. Quand je me dis que je peux faire deux séances de sport par semaine, si un jour j'ai un coup de mou, je vais me dire « bon, une fois c'est pas très grave » . Il peut y avoir quand même un effet de relâchement. « C'est pas grave, la semaine prochaine j'en ferai deux » . Et puis la semaine prochaine, t'es un peu fatigué, il pleut, il se passe un truc, t'es pas trop bien. Et puis tu te dis « bon allez, j'en ai déjà fait une, c'est bien, c'est pas grave » . Pour tenir face au coup de mou, il peut être intéressant de le raccrocher à quelque chose de plus fort. Attends, pourquoi ? Pourquoi tu as cette envie de faire deux séances de sport par semaine ? Qu'est-ce que ça va t'apporter dans le fond ? Par exemple, deux séances de sport par semaine, ça me permet de couper, de sortir un peu de chez moi, de changer d'air. Qu'on se le dise, je ne sais absolument pas si c'est le sujet qui concerne Adeline, bien évidemment. Là, je parle de moi. J'ai son défi, je transpose. Donc, deux séances de sport par semaine, ça me permet de sortir de chez moi, de couper, de prendre l'air. Si je m'arrête là, ça peut m'aider certains jours. Puis un jour où je suis vraiment très fatiguée, je vais me dire « Ouais, j'ai pas vraiment besoin de changer d'air aujourd'hui. » Là, ce dont j'ai besoin, c'est de dormir. Ou j'en ai vraiment pas envie. Et puis finalement, ce midi, je suis allée au resto avec les collègues, donc j'ai déjà changé d'air. Donc ma séance, j'en ai pas vraiment besoin. Le cerveau, il est très fort pour... choisir des moyens de contourner ce que tu lui as demandé. Alors, je vais un cran plus loin et je vais me questionner une deuxième fois. Pourquoi ? Je vais aller chercher le pourquoi de mon pourquoi. On pourrait imaginer, ça me fait changer d'air et ça me permet de rencontrer des gens que je ne vois pas tous les jours. Pour moi, changer d'air, ce serait rencontrer des gens différents et partager ensemble un moment un peu particulier où on produit tous un effort commun. Et j'ai besoin d'avoir du monde pour pouvoir me booster et profiter pleinement de ma séance. Tu vois le fil, hop, je monte progressivement. Et là, on va monter encore sur un pourquoi complémentaire. Pourquoi c'est important de sortir, changer d'air et avoir besoin des autres pour me challenger sur ma séance de sport ? Parce que j'ai besoin de me vider la tête, de penser à autre chose, pour être meilleure dans mon quotidien pro, pour avoir de nouvelles idées. Et puis c'est ce qui me permet tout le reste de la semaine d'être pleinement disponible pour ma famille. Et au final, le bout du bout, c'est être pleinement présente pour ma famille. me sentir bien dans mon corps, me sentir bien dans ma tête. Donc ces deux séances de sport, elles ne sont pas juste là pour faire joli, ou parce qu'en ce moment c'est tendance de faire du sport, ou parce que je me raconte je ne sais pas quelle histoire. Elles sont là parce qu'il y a un besoin de sortir, de se changer les idées, de le faire en équipe, pas seul, parce que ça permet cet espace de respiration, cet espace d'émulation collective, pour être plus disponible pour sa famille, pour ses projets. d'avoir une clarté mentale plus développée, une acuité plus forte. Quand t'as un coup de mou et que tu te souviens de tout ça, tu vas pouvoir te dire « si je loupe cette séance de sport, ça va aller de moins en moins bien et j'ai pas envie de ça. Donc je vais à ma séance de sport parce que je sais pourquoi elle est là, je sais pourquoi j'en ai besoin et ce qu'elle m'apporte. » Ça c'est valable pour tous les défis qu'on se pose. Allez se questionner une fois, deux fois, trois fois. J'invite même souvent... à aller au moins jusqu'au troisième pourquoi, mais parfois à monter d'un cran. Ça va dépendre de si tu sens que tu as du mal à répondre, si tu sens que ça reste creux. L'idée, c'est vraiment de prendre le temps de toi avec toi, de ressentir ce moment où tu sens profondément « Ah ouais, ça, c'est vraiment ça qui me porte » . Donc, on s'en fiche, tu réponds ce que tu veux, c'est juste pour toi, pour que tu accroches ce truc qui va te porter. Ça permet de ramener l'histoire à quelque chose de plus viscéral. Et quand on a un coup de mou, le viscéral n'y négocie pas. Il dit j'en ai besoin. Et on sait ce que ça nous apporte. Et ça, ça n'a pas de prix. Dans un autre registre, je te partage le défi de Magali.
StéphanieOui, un défi, ça peut faire peur, parce que c'est engageant. Parce que ça peut paraître vertigineux, je l'ai déjà dit. Il y a aussi une notion de dépassement de soi en fonction de ce que tu as choisi. Et même sur un objectif simple, finalement. Est-ce que je vais y arriver ? Ok, n'oublie jamais que tu gardes les commandes. C'est toi le patron, c'est toi le pilote. C'est pas parce qu'on s'est fixé un objectif et qu'on l'a raccroché à son pourquoi, qu'on l'a rendu concret, trouvé des critères de succès, qu'on ne s'autorise pas de temps en temps à se lâcher la grappe. sans forcément lâcher prise complètement. Parce qu'on a tout ce qui nous a ancrés à notre intention. On va pouvoir faire un pas de côté et bouger les lignes, mais on ne balance pas tout l'objectif. On ne jette pas le bébé avec l'eau du bain. C'est ça que ça va permettre. On a le droit de s'autoriser, de se dire « Ok, je sais pourquoi je le fais, mais là, en fait, je suis vraiment malade et fatiguée. Donc, ma séance de sport, je sais ce qu'elle m'apporte. » Je sais aussi ce qu'elle peut me coûter. Et là, elle va me coûter plus ce qu'elle va me rapporter. Donc, je n'y vais pas. Ça, c'est la notion de deal interne. Je dis toujours en interne, tu dois dealer avec toi-même et apprendre à peser le pour et le contre. Si on reprend l'exemple de Gaël, le défi de Gaël, ce mois-ci, j'ai un mois beaucoup plus dur que prévu. J'ai plein de projets que je n'avais pas prévus. Et puis, mon livre que j'ai choisi, j'étais un peu ambitieuse, audacieuse. Il est un peu gros. Donc je vois bien là qu'il va me prendre deux mois à lire au lieu d'un. C'est OK. Avec onze livres, j'apprends plein de choses nouvelles, quoi qu'il arrive. Vu que l'intérêt derrière la lecture, c'est apprendre plein de choses nouvelles. Que j'en lise un ou douze, je vais en apprendre plein. Après, bien évidemment, plus j'en lis, plus j'apprends de choses différentes. Mais finalement, on a la variable d'ajustement. C'est toi qui reste aux commandes. Se fixer un objectif, c'est aussi avoir la capacité à s'ajuster en fonction des éléments qui vont se présenter. Un objectif, c'est pour aider à se mettre en mouvement. Un pourquoi, c'est pour s'aider à garder le mouvement. Et venir soutenir dans les moments où on sent que c'est plus de la flemme. Ça vient soutenir au moment où on a un coup de mou et où on pourrait se laisser attraper. On va arriver dans l'automne. L'automne, ça va nous inviter à ralentir. Donc on tient compte de ça. Il y a le besoin de ralentir et il y a la flemme. C'est ok d'avoir la flemme, mais attention à ce que ça peut générer derrière, versus ce que ça peut apporter. Toujours avoir conscience de ce deal interne, cette acuité sur ce que tu ressens, ce que tu vis, comment tu t'ajustes dans tout ça. Ne jamais lâcher ça pour pas se perdre en chemin. Tu peux te lâcher la grappe de temps en temps, par contre effectivement, tu lâches pas les commandes. Je pense que c'est tout l'enjeu de ce mois de septembre, où souvent on a tendance à se fixer beaucoup d'objectifs, conscients ou inconscients. Parfois tu t'en rends pas compte, mais dans ta tête il y a plein plein de choses, et puis à un moment donné tu te rends compte que... j'essaye de cocher des cases, mais sans... Voilà, attention à l'inconscient. Donc on a souvent tendance à se fixer beaucoup d'objectifs, alors que le 20 septembre, ou le 21, ça bouge, mais en gros on sait tous qu'à peu près par là, on va rentrer dans l'automne. Et tout va nous inviter à ralentir. à aller vers l'arrêt complet de l'hiver. Donc l'idée de ce mois de septembre, c'est pas de repartir à 100%, alors que c'est pas du tout ce vers quoi la nature nous envoie. Le feu de l'été, il est passé. Donc attention à ne pas repartir sur le même niveau que celui de l'été aussi. On voit où on en est. Si je me fixe quelque chose d'important pour moi, je donne un élément à mon cerveau pour se nourrir, parce qu'il aime bien être motivé. avoir un objectif. Mais je vais éviter le noyer de trop de choses. Je vais choisir mes priorités. C'est pour ça que j'ai interrogé ma communauté sur son défi et pas ses défis du mois de septembre. J'avais vraiment envie d'appuyer sur ce point-là. Avoir un seul cap, un seul but, ça va te permettre d'en prendre soin. Et de te dire comment je vais dealer dans mon quotidien pour prendre soin de ce qui est important pour moi. Et je m'autorise, avec cet objectif que je me suis fixé, à l'ajuster en... permanence, en fonction de tout ce qui va arriver, de l'énergie qui va se présenter. Parce que notre société... Elle voudrait qu'on soit dans un mode de consommation lisse, linéaire, quelle que soit la saison, quel que soit notre cycle. Et en tant que femme, tenir compte de son propre cycle, c'est aussi important. Donc voilà, ce sont des objectifs, de toi à toi, pour toi, pour prendre soin de toi, avec la capacité à savoir les ajuster, les adapter, pour que ça reste toujours quelque chose de bénéfique pour toi. Et un objectif, ça a plus grande force. c'est d'être révisable. Et si je reviens sur cette idée d'objectif révisable, il y en a un que je porte depuis plus longtemps que ce mois de septembre, ce podcast. Ça fait un an que je le porte. Sur les 2 millions de podcasts qui existent, seulement 10% dépassent 3 épisodes. Et sur les 200 000 qui restent, il n'y en a que 1% qui va au-delà du 20ème épisode. Alors oui, j'ai ralenti cet été. J'ai eu besoin de mon plan d'urgence énergie. J'ai réajusté mon rythme plus d'une fois depuis novembre. Et pourtant, je suis là. avec toi pour cet épisode 20 qui ouvre ma saison 2. Et je te le dis avec une immense joie et beaucoup de gratitude. Merci d'être là épisode après épisode. Je pense que mon sourire il s'entend parce qu'il est vraiment profond. Pour moi c'est une énorme gratitude. Et pour cette saison 2 qui arrive, que j'ouvre avec cet épisode là, j'ai plein de belles rencontres à te partager, des interviews de femmes extraordinaires que j'ai hâte que tu découvres. Des épisodes sur des thématiques que je suis allée choisir, auxquels je pense depuis un moment. Je sors mes dossiers que j'ai préparés depuis quelques temps et je les transforme en épisodes. J'ai vraiment hâte de continuer ce chemin à tes côtés et de te retrouver sur cette saison numéro 2. Si cet épisode t'a parlé, il y a une façon toute simple de m'aider à faire grandir Lâche-toi la grappe. Laisse-moi un avis, quelques étoiles ou un commentaire là où tu m'écoutes. Ça te prend 30 secondes. Pour moi, c'est énorme, et puis ça me permet de continuer à grandir, et puis surtout, ça permet à d'autres femmes comme toi de tomber dessus. Plus il reçoit de commentaires positifs, plus il est aimé, et plus il est proposé. Alors voilà, si j'avais une demande pour ce mois de septembre, si tu m'écoutes depuis le début, si tu es à mes côtés depuis le mois de novembre, et puis si tu me découvres tout juste aussi, prends ces quelques secondes. ça me sera super utile et je serai encore pleine de gratitude pour clôturer cet épisode j'ai envie de te demander sur quoi toi t'aurais envie de poser ton défi de ce mois-ci je serai curieuse si t'as envie tu viens me le partager en story sur Instagram ce serait juste extraordinaire de pouvoir te lire découvrir ça, ce serait très très chouette ou même juste par mail pour échanger ce serait top. Et puis, n'hésite pas à ce défi, avec ce que je t'ai partagé dans cet épisode, à le creuser, à te questionner et à lui donner la consistance qui te permettra d'en faire vraiment ton cap, qui te permettra d'aller là où t'as envie et d'être bien de toi à toi. Allez, prends soin de toi, ajuste-toi si besoin et surtout, comme d'habitude, lâche-toi la grappe, parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi.