Speaker #0Ça t'est déjà arrivé de sentir le besoin de mettre un projet que tu adores en pause parce que tu as senti que t'étais plus dans le plaisir, mais dans le « il faut, je dois » . Ce moment où tu sens que t'es dans le dur, que ça fait mal de bosser dessus. Qu'est-ce que tu fais de ce que tu ressens à ce moment-là ? Comment tu réagis ? Est-ce que tu forces ? Tu continues quoi qu'il arrive parce que tu dois le faire. Ou tu fais un arrêt sur image et tu te questionnes sur ce que tu es en train de vivre. Prendre ce temps avant de faire la pause sur le projet, de faire la pause sur toi. Te demander qu'est-ce qui se passe si je ne le fais pas. À quel point c'est grave de m'arrêter, de faire cette pause. Quelles sont les histoires que je me raconte autour de ce truc que je dois absolument faire. Le nœud, il est souvent là, dans ces fameuses histoires. Et ce sont justement ces questions face auxquelles moi je me suis retrouvée début juillet, quelques jours avant de partir en vacances. Alors reste ici si tu veux savoir pourquoi cet été, il n'y a pas eu d'épisode et comment j'ai réussi à me lâcher la grappe. Bienvenue dans Lâche-toi la grap'!, le podcast qui t'invite à te remettre au centre. Moi c'est Stéphanie, coach et formatrice en écologie personnelle pour les femmes qui se sont oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure. Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont osé switcher, on parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle et surtout d'apprendre à se lâcher la grappe. Parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez, installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour. On est fin juin, début juillet, 15 jours avant les vacances. Je suis fatiguée, il fait chaud, on souffre fort de la chaleur et j'ai du mal à bosser. On a eu la coupure d'électricité et la coupure de réseau, ce qui n'a pas aidé à garder le rythme, qu'on soit clair. On n'arrive pas à dormir, il faut sortir la chienne à 6h le matin, 23h le soir, donc c'est tard. J'ai une tout doux qui est longue comme le bras, pour clôturer avant de partir. et les enfants à occuper. Bref, un petit début juillet comme j'ai jamais vécu dans ma vie d'entrepreneur. Effectivement, dans ma vie salariée, j'ai eu des moments un peu chaud patate, mais là, pour le coup, ça fait 7-8 ans que je ne vis pas ça. Et dans cette toutou, il y a un sujet qui me tient à cœur, mon podcast. Et pour que l'été soit serein, j'ai envie, je veux absolument enregistrer les deux épisodes de juillet avant de partir. Sauf que... Le combo chaleur-fatigue-charge mentale, c'est jamais bon pour la créativité. En tout cas, chez moi, il n'y a rien de mieux pour la tuer. Impossible d'avoir une idée. En gros, la canicule, elle m'a littéralement anesthésié le cerveau. J'ai vraiment cette sensation d'avoir la tête vide. Je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé. Cette sensation qu'il n'y a aucune idée, il n'y a rien qui passe. Vraiment, le vide. Et puis... Rien de passionnant à partager. Après, si je suis honnête, ce n'est pas que je n'ai pas d'idée, mais je sens que ce qui vient, ça ne me convient pas. C'est bête au... Et puis, ça ne correspond pas à ce que je voudrais te partager pour ce moment particulier qu'on vit. Et puis, il y a un autre truc qui se joue. Quand je parle de ce moment particulier qu'on vit, c'est le contexte. Fin juin, début juillet, on a quand même un contexte très particulier. Et moi, c'est un contexte qui me touche très fort d'un point de vue émotionnel. Cette canicule qui nous écrase, qui dessèche tout, qui brûle tout, qui paralyse tout. Ce monde qui marche sur la tête, qui tourne, mais plus rond du tout. Moi, ça, c'est vraiment quelque chose qui me vient toucher fort, qui vient me secouer fort. On est sur des sujets d'écologie dont on parle depuis des années. Le fait de le vivre, on en parle là, on le vit, on est face à ça, on sait que ça va arriver. Moi, je parle d'écologie personnelle, d'apprendre à prendre soin de soi. En gros, c'est pour apprendre à prendre soin du monde. Parce qu'effectivement, la régulation, je peux la faire autour de moi que si elle va bien en autorégulation, c'est-à-dire si elle va bien chez moi. Et forcément, comme c'est quelque chose que je travaille beaucoup, que je suis dans un environnement où j'accompagne à travailler beaucoup ça, c'est un sujet auquel je suis sensible et me rendre compte qu'il y a une part du monde qui n'est pas sensible à ça. Et puis de se rendre compte que là où on va, c'est quand même assez terrifiant. À ce moment-là, pour moi, c'est difficile. Alors forcément, parler de sujets bateaux, de mes petites expériences du quotidien, là, ça m'a paru futile, sans intérêt, et voire même, en gros, totalement inapproprié au vu de ce qui se jouait et de ce qui se joue encore d'ailleurs. Mais voilà, je suis dans cette espèce de chaos émotionnel et puis de cette surcharge de début d'été qui fait que c'est pas simple. Donc je me retrouve avec d'un côté pas l'envie, pas la motivation, pas d'idées qui me semblent adaptées. Voilà, je n'ai pas envie de partager autour de ce qui se passe. Je ne suis pas prête à ce moment-là. Et puis de l'autre, j'ai ma petite voix qui me raconte que je me suis engagée. Et oui, dans le dernier épisode de juin, je t'ai dit on se retrouve dans 15 jours pour l'épisode prochain. Donc en juillet, je suis censée publier. Et puis je dis que je publie tous les lundis, enfin le lundi, tous les 15 jours. Donc je dois publier. Pour ma petite voix, même si c'est pourri, même si c'est simpliste, elle me dit tu dois publier, tu t'es engagée. Je me suis débattue avec ça pendant une semaine quand même à l'intérieur. Le bon dialogue intérieur, ça a fait un ping-pong. Tu publies, j'ai pas envie, tu publies, j'ai pas envie, tu publies, non mais ça va être nul, oui mais faut que tu publies. Bref, il y a un moment où j'ai juste dit stop, on se tait là, ça va pas marcher. Mais voilà, tu sais cette espèce de roue du hamster dans laquelle je me suis fait un peu p... un peu un... peu fait piéger, on va réussir à articuler, et dans laquelle j'arrivais pas à sortir parce qu'il y avait cet enjeu d'engagement. Et moi, quand je m'engage, je suis quelqu'un qui tient mes engagements. Donc là, je me suis retrouvée coincée dans mes croyances limitantes. Et puis, le samedi, une semaine avant le départ, j'ai une personne de ma communauté Insta qui a partagé mon podcast en story en invitant à se lâcher la grappe cet été. Mais quel cadeau ! Vraiment, ça a été juste incroyable. Et je les remercie, parce que ça a fait tilt à l'intérieur. Ça serait comment de me lâcher la grappe avec mon podcast ? Qu'est-ce qui se passe si je choisis de le mettre en pause cet été ? Là, à l'intérieur, je me dis, mais est-ce que c'est grave, docteur ? Il y a vraiment ce dialogue qui se joue, c'est ces questions qui popent toutes seules, je ne peux pas les contrôler. Elles émergent. Et là, c'est une autre partie de moi qui répond à... Il faut imaginer, j'ai mon petit loup blanc, mon petit loup noir, et ça vient dialoguer. Je me dis, mais est-ce que ma communauté, elle va m'oublier pour autant ? Est-ce qu'on va me détester ? Est-ce qu'on va me ghoster ? Donc voilà, ça, c'est ce qui tourne. Et puis derrière ça, qu'est-ce qu'il y a vraiment ? C'est quoi le fond ? C'est la peur de disparaître, la peur de décevoir. Qu'il n'y ait plus personne à mon retour. Ce n'est pas anodin, ce qui se joue. Après cette pause, peur, quand j'ai réfléchi, que j'ai eu envie de créer cet épisode-là, en le préparant, je me suis dit, tiens, ça, c'est marrant. Je l'ai vécu deux autres fois dans ma vie, cette peur. Cette peur de disparaître, qu'on m'oublie. Mais de congé maternité. C'est assez vertigineux quand on doit partir plusieurs mois. On se dit, mais qu'est-ce qui va se passer quand je reviens ? Est-ce que le monde sera toujours le même ? L'environnement, il aura bougé ? On va m'avoir oublié. Je pars plusieurs mois. Alors, ce n'est pas le sujet du jour, mais effectivement, c'est de se dire, tu as peut-être vécu des moments comme ça dans ta vie, où tu as dû t'absenter pour une durée. Et il y avait cette espèce de « tiens, mais est-ce que quand je vais revenir, j'aurai toujours ma place ? » Bref, là, face à tous mes questionnements, j'arrive à me dire que tout va bien se passer. Et que la pause, elle s'impose pour cet été. Et que je ne vais pas mourir, que je ne vais pas disparaître à tout jamais. Pourtant, ça va bien se passer. Et au moment où en moi, la décision est prise, quand vraiment je sens, je me dis « Ok, on se lâche la grappe, c'est fini. » J'ai tout qui se dépose. Mais vraiment, c'est dans mon corps, ça a un profond relâchement, surtout dans le ventre et dans les épaules. Donc c'est vraiment tout mon corps qui se dépose. Voilà, tout mon corps qui me dit « Yes, c'est la bonne réponse. » Et le pire, c'est que je n'avais pas vraiment conscience d'être totalement bloquée à ces endroits de mon corps. C'est à ce moment-là que ça se joue. Et c'est parce que je ressens ce relâchement que je sais que mon choix, il est juste, que c'est le bon choix pour moi. Mais pas que, c'est aussi le bon choix pour mon podcast et puis pour toi qui m'écoutes. Toi, pour qui j'ai pris cet engagement justement d'être présente, j'ai pris cet engagement d'être présente, mais j'ai aussi pour moi cet engagement de te proposer des épisodes pertinents, de qualité. Parce que si j'avais fait les épisodes, je les aurais pas faits pour t'apporter quelque chose, je les aurais faits pour combler ma peur. Et ça. C'est pas ok pour moi, parce qu'il n'y a pas de valeur ici. Et c'est pas pour ça que j'ai créé mon podcast. Donc, en fait, au bout du compte, je suis hyper contente d'avoir su écouter, d'avoir vu les signes et de m'être posé les bonnes questions au moment où ça s'est présenté. Ça s'est pas fait tout seul. J'ai laissé le processus se faire parce qu'à un moment donné, ça ne tilte pas toujours tout de suite. Mais voilà, j'ai su quand même pouvoir... réagir à ce qui se présentait. Mes peurs, elles n'ont pas disparu une fois que j'ai déposé ça. Par contre, comme j'ai appris à mieux les entendre, je peux mieux les rassurer. Et ça permet de ne pas me laisser envahir. C'est vraiment là, ce jeu. Ma peur, je ne l'éteins pas. Je lui dis juste, ok, j'entends. Mais là, en fait, il n'y a pas de raison de s'exprimer. Ça va bien se passer. Et au final, j'ai passé des vacances sereines, légères, sans culpabilité. Et ça, c'est le p... plus important, ou rumination. C'est-à-dire que voilà, j'ai assumé cette décision, et à aucun moment je me suis dit « ouais mais mince quand même, t'aurais dû... » Non. C'était la bonne décision. Donc en fait, je me suis fait un cadeau le jour où j'ai décidé de me lâcher la grappe. J'ai vraiment replacé mes priorités à la bonne place, et je me suis remise au premier plan. Et j'en suis fière. Je trouve que cette histoire, elle raconte vraiment... profondément la philosophie de ce que je mets derrière ce mot, se lâcher la grappe. C'est pas juste de temps en temps se foutre la paix, c'est vraiment s'écouter. Et s'écouter jusqu'au bout, c'est être en conscience de soi, totalement en conscience de soi. C'est vraiment comme cette libération du corps, quand je me suis dit, c'est pas grave si tu fais pas d'épisode cet été. À ce moment-là, mon corps, il m'a tellement remercié. Et ça a vraiment été hyper net. C'est ce qui m'a permis de valider mon choix. Mais parce que j'ai appris à l'écouter, j'ai appris à être attentive à ça. Donc c'est ça, être en conscience de soi. C'est vraiment, quand tu prends une décision, tu sens ce qui se passe à l'intérieur. T'as cette écoute fine, cette compréhension. Et voilà, la philosophie, c'est celle-ci. C'est avoir la capacité à bien savoir ce qui est important pour moi. Comment je le vis dans mon corps ? C'est vraiment toute cette dimension-là. Slasher la grappe, c'est accepter des fois de se dire « bah oui, mais là, c'est stratégique, donc je vais forcer un peu. Mais qu'est-ce que je vais aller dealer en échange avec moi-même ? » Bien sûr, c'est important de poser ça. Et ça, je le dis souvent dans les épisodes. Il y a des fois, on doit y aller. Vraiment, il y a un enjeu derrière, donc on y va. Par contre, on le fait en conscience. Et puis, il y a des fois, on va se dire « bah là, en fait, c'est vraiment pas grave. Il n'y a pas d'enjeu. » Donc je me fais du bien et je m'offre un espace dans lequel je reprends mon pouvoir intérieur. Parce que ma sécurité, elle ne tient pas au fait de publier ou pas publier. Elle ne tient pas au fait d'être présente ou pas présente. Elle tient au fait de comment je vis dedans ce qui m'arrive. Comment je me sens à l'intérieur. Et surtout, comment je me respecte. Et je prends soin de moi dans les moments où c'est vraiment essentiel. C'est ça. Cette philosophie derrière dont je te parle, c'est vraiment comment j'apprends à prendre soin de moi, à me respecter dans chaque chose que je fais, chaque décision que je prends. Ça ne veut pas dire dire non à tout. Ça ne veut pas dire toujours se choisir à 100%. Ça veut juste dire apprendre à se respecter. Quoi que tu fasses, quoi que tu choisisses, c'est dans le respect de toi. Et ça pour moi, c'est la clé. C'est vraiment le truc fondamental qui est derrière et là que j'ai vécu cet été et qui m'a fait du bien. Et je pense que vraiment, quand tu arrives à déposer ça, tu le vis mieux. Parce que tu es vraiment dans cette notion de respect. Ta sécurité, elle vient du respect que tu vas t'accorder dans chaque chose que tu fais. Il y a le contexte qui va jouer, bien évidemment. Mais le contexte, tu n'as pas toujours le pouvoir d'agir dessus, alors que ce qui se passe à l'intérieur, tu peux. Donc tu commences par ça. En tout cas, moi... Vraiment d'avoir fait ce chemin-là, ça m'a permis de bien le vivre. Ça m'a permis vraiment de profiter de ce mois et demi en étant tellement plus légère et en appréciant tellement plus tout ce que j'ai vécu. Et puis surtout, ça me permet de te le déposer ici. Et je trouvais que c'était important de pouvoir le partager avec toi pour que tu puisses l'entendre. Et puis, on va être clair, je ne peux pas faire un podcast dont le titre « Lâche-toi la grappe » est forcé et ne pas me respecter. Ça marche pas, c'est pas congruent, c'est pas aligné. Et donc de toute façon, par respect pour ce que je te raconte ici, je ne pouvais vraiment pas ne pas m'écouter. Et surtout, ne pas t'en faire un petit épisode ici avec mon partage d'expérience, un partage de vécu qui vient bien appuyer tout ça. Voilà, donc j'avais vraiment envie de faire cet épisode-là, pour pouvoir venir éclairer cette absence, et puis le processus que j'ai vécu pour pouvoir en arriver là, et accepter que ça se fasse. Donc en tout cas, j'espère que... Ça viendra éclairer. J'ai eu pas mal de questions et de personnes qui sont venues vers moi en me disant « Ah bah mince, il n'y a pas d'épisode, est-ce que tout va bien ? Quand est-ce qu'il y a prévu le prochain ? Ah mais le podcast, tu arrêtes ? » Non, tout va bien, je continue. J'ai juste eu besoin de me lâcher la grappe. Et cet épisode, c'est celui qui va conclure la saison 1 de ce podcast. Je vais en profiter pour justement fermer cette première parenthèse pour pouvoir en ouvrir. une deuxième. J'aime tellement l'aventure que je vais pas m'arrêter ici. En tout cas, j'espère que t'as apprécié ce bout d'année partagé ensemble. Et vraiment, je te remercie du fond du cœur de m'accompagner dans cette belle aventure, d'avoir pris des nouvelles et d'être inquiétée de cette absence. Ça vient rassurer ma peur et j'aurai des réponses à lui donner quand je me reposerai cette question-là en disant « Non, tu vois, tout va bien » . Voilà, je garde ça précieusement. On attaquera la rentrée en septembre avec la saison 2 parce que bien évidemment, on revient Je reviens avec toute une batterie d'épisodes. Un cocktail d'interviews, d'épisodes inspirants. On garde un peu le format. Je vais bouger peut-être quelques lignes. On verra, tu verras à la rentrée ce qu'il en est. J'ai déjà commencé à travailler sur certains épisodes. J'ai déjà des interviews qui sont prévues. Les dates, elles sont posées. Les questions sont prêtes. Tout se prépare tranquillement en coulisses. Et puis bien évidemment, ici l'objectif, c'est de continuer ensemble à se lâcher la grappe, comme on le fait depuis quelques mois. Et puis surtout, là, on va arriver sur la rentrée. Donc on sait que la rentrée, ce n'est pas un moment toujours facile, parce que c'est très chargé, il y a plein de choses qui se jouent. Et donc, comment on fait face à cette rentrée pour ne pas rentrer tout de suite et se faire brûler par le système très très vite ? Je te dis à très vite, on se retrouve début septembre. J'ai pas encore la date. Mais si tu me suis sur Instagram, t'auras des infos en avant-première. Tu peux aussi t'abonner à ma newsletter pour pouvoir avoir tout ça. Je te souhaite une très belle journée, une belle fin d'été et je te dis à très vite.