Speaker #0Ce matin, je me suis réveillée toute bouffie, toute ralentie et sans envie.
Je vais être honnête, ça fait 15 jours que c'est là. 15 jours que je traîne les pieds et que j'arrive pas à trouver l'élan. Pourtant, je suis une grande optimiste, qui arrive toujours à voir le verre à moitié plein et puis surtout, tu sais, à trouver le rayon de soleil dont j'ai besoin pour éclairer ma journée et puis me donner envie de la traverser. Mais là, en ce moment, c'est tout gris. Et vraiment, ça me coûte cher de chercher ce rayon de soleil.
C'est grave, docteur ?
Bienvenue dans Lâche-toi la grap'!, le podcast qui t'invite à te remettre au centre. Moi, c'est Stéphanie, coach et formatrice en écologie personnelle pour les femmes qui se sentent oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure. Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont... oser switcher, on parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle et surtout d'apprendre à se lâcher la grappe. Parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez, installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour.
Alors, est-ce que c'est grave cette baisse d'énergie ?
En réalité, si j'enfile ma casquette d'experte en écologie personnelle, je vais te répondre... Non, c'est pas grave. C'est biologique. Quand je me sens bouffie et ralentie, c'est pas un défaut de fabrication ou un moque de volonté. C'est mon cerveau qui réagit à la baisse de luminosité. En fait, en hiver, on produit naturellement plus de mélatonine. C'est l'hormone qui nous dit de dormir. Et en réponse, beaucoup moins de sérotonine. Et là, c'est celle qui finalement booste notre élan et notre morale. Donc, tu vois un peu le jeu des jauges. La science, c'est ce qu'elle appelle le trouble affectif saisonnier. Moi, c'est un truc que je ne connaissais pas au départ et que j'ai appris à découvrir avec le temps. Quand je cherche mon rayon de soleil et que je ne le trouve pas, mon corps, lui, il reçoit un message chimique très clair. C'est « mets-toi en veille » .
Alors voilà, on est mi-février. Ça fait trois mois et demi qu'on se traîne l'automne, l'hiver. Et en fait, on n'en peut plus de ce message qui nous dit de se mettre en veille. Partout autour de moi, je l'entends, je le vois. Elle est longue cette période, elle est fatigante et elle coûte cher en énergie. Mais pourquoi c'est aussi dur et fatigant ? Alors ce que je vais te dire, c'est simple, c'est basique. Mais dans les faits, c'est plus compliqué. Parce qu'en fait, on n'a pas la main sur tout. Et ce serait pas drôle sinon. Ce qui se joue à cette période-là, c'est qu'on est coupé de notre rythme naturel. En tant qu'être vivant, en fait, on est naturellement calé sur le rythme du soleil et des saisons. Je t'apprends rien normalement à cet endroit-là. C'est ce qu'on voit en SVT, tu sais, les sciences et vies de la Terre qu'on fait au collège. Alors si t'as des restes comme moi de tout ça, ça fait écho. Donc tout ce qui est vivant est par nature organisé sur système. Sauf nous, pauvres fous. Eh oui, notre évolution, elle nous a amenés à nous en couper. L'électricité, les codes sociaux, le travail, l'argent. Aujourd'hui, en fait, on voit clair même quand il fait nuit. Donc en fait, on peut vivre l'hiver sans difficulté. Sauf qu'on vit avec beaucoup de lumière artificielle, pour compenser le manque de lumière naturelle. On sort le soir, on fait du sport, on voit ses amis, on va au ciné, au resto, on est sollicité de partout. Et puis on continue de travailler sans relâche et sans ralentir. Bref, tout ça... Ça nous a éloignés de notre rythme biologique. Alors que cette période de l'année, elle nous appelle à ralentir, à prendre le temps de se reposer, de se laisser le temps d'être plus que de faire. Si on regarde la nature, et on n'a pas besoin d'aller très loin pour ça, juste ton jardin, ton balcon, ou même le carré d'herbe au bord de la rue, ce qu'on voit, c'est que peu de choses poussent. et encore moins en extérieur. L'énergie, à cette période-là, en fait, elle fait un mouvement interne pour mieux s'expandre ensuite. C'est quelque chose dont je parle beaucoup dans mes podcasts, cette espèce de notion de mouvement interne, revenir d'abord à l'intérieur pour pouvoir ensuite aller vers l'extérieur. Là, en fait, chaque être vivant se concentre sur lui et se prépare au retour du soleil. Les arbres, les fleurs, les animaux, les insectes, tous, en fait, ils attendent au calme que ce soit le bon moment. Sauf nous, encore une fois. Ce mouvement interne, c'est ce qui va leur permettre de contribuer pleinement à leur développement et à celui de leur environnement quand le printemps arrive. Et pour nous, il a une mission vitale, renforcer nos défenses immunitaires. L'hiver, notre corps travaille en coulisses pour nous protéger. Si on force le passage en mode été, c'est-à-dire l'hyperactivité, on détourne cette énergie de notre système immunitaire. Donc il y a un vrai coup d'opportunité ici. Forcer maintenant, c'est risquer le crash ou l'épuisement total quand le printemps arrivera. Donc ralentir, c'est pas perdre du temps, c'est investir dans ta santé des mois à venir. C'est tout un élément dont on va parler par la suite, la notion de prévention. Alors l'idée, c'est pas de chambouler tous nos modes de vie. On a fini par s'adapter à ce rythme, mais en partie. La question à se poser, il me semble, c'est... Est-ce qu'on peut réellement lutter contre sa nature ? D'ailleurs, je ne sais pas ce que tu en penses, mais on utilise beaucoup cette expression « contre-nature » . Mais oui, quand tu fais ça, c'est contre-nature. Il forçait l'hiver, c'est contre-nature. Ce n'est pas neutre. Non, mais parce que fondamentalement, on est des êtres vivants. Donc notre corps, il se cale sur les saisons et le soleil, quoi qu'on en pense et quoi qu'on en fasse. Et quand on ne le fait pas, on force notre système. On lui impose un rythme opposé. Tu notes mon vocabulaire depuis tout à l'heure ? Imposer, forcer, lutter. On est dans le vocabulaire du combat. Et dans un combat, il y a toujours un gagnant et un perdant. Vraiment, quand j'ai commencé à préparer cet épisode, je me suis dit, mais wow ! En fait, il y a beaucoup de choses autour de ça qui tournent. Le problème, c'est qu'à ce jeu-là, je ne suis pas sûre que ce soit profitable de gagner. Parce que vu que c'est un combat entre soi et soi, quand on gagne, on gagne contre soi. Ce n'est pas super vertueux comme chemin, on est d'accord. Alors, quelle est la voie possible ? Celle qui prendra soin de toi, de ton énergie, et respectera ton rythme, et te permettra d'arriver au printemps, prête à accueillir le réveil du vivant.
Alors là, j'entends déjà toutes les petites voix hurler à l'écoute de ce que je raconte.
"Mais elle est perchée, celle-là ! C'est bien beau ce qu'elle raconte, mais la société, elle nous impose un rythme, elle aussi. Et si on lutte contre celui-là, ça va nous coûter cher. On ne peut pas aller dans un sens inverse à celui qui nous entoure. J'ai un travail à faire, une maison à gérer, des responsabilités. Non mais le monde ne peut pas s'arrêter de tourner pour préserver mon énergie."
T'en penses quoi là ? Je la joue bien hein ?
Moi je sais pas ce que te dit la tienne, mais ça c'est le discours que ma petite voix, elle me tient souvent. Donc forcément, je la maîtrise.
Ok. Alors on va se poser deux minutes pour l'écouter, l'accueillir et la rassurer. Cette petite voix, elle a raison. On ne peut pas démissionner de la société chaque hiver. Bon, moi j'aimerais bien, mais on va être sérieux. Donc là, l'idée, c'est pas de lutter contre le système ou contre la nature. On en revient à cette notion de vocabulaire combatif. On ne lutte pas contre, mais de piloter notre énergie entre les deux. C'est faire avec. On sort de la binarité, je fais tout ou je fais rien. Voilà, binarité, polarité, mais on n'est pas obligé d'être aux extrêmes. Il faut aller au milieu. On passe en mode pilotage de précision. Et là, qu'est-ce qu'on fait ? On garde ce qui est essentiel. Le travail, les enfants, même si des fois on aimerait démissionner de tout ça aussi. Non, ce n'est pas possible. La réalité, elle ne permet pas ça. Donc ça, on le garde. Et par contre, on va aller couper drastiquement dans le superflu énergétique. Les obligations sociales par politesse, la perfection ménagère. Donc il y a des choses sur lesquelles on va commencer à adoucir un certain nombre de choses. Après, la difficulté, c'est qu'à cet endroit-là, on trouve aussi quantité d'injonctions pour nous empêcher d'écouter notre rythme, pour nous empêcher de ralentir, de s'ajuster et de s'adapter. Tu sais, toutes ces petites phrases pas si anodines que ça. Tu peux pas te relâcher, t'as pas le droit de faiblir. T'as des responsabilités. Tu dois toujours être au top. Ouh, je l'aime bien celle-ci. Non mais la faignantise, c'est un vilain défaut. Bref, tu dois avoir les tiennes aussi, mais celles-ci, moi, je les entends beaucoup chez mes clientes. Puis je me les raconte aussi, il y en a quelques-unes qui m'appartiennent, on va être clair. Moi, je propose, si on leur demandait de nous lâcher un peu la grappe à celles-là, ce serait pas mal. On les envoie en vacances, hein, voilà, juste pour toujours, voire même ça nous fera du bien. Donc, ok, ça n'est pas simple d'aller à l'encontre du monde. Mais donc, finalement, est-ce que c'est la solution ? Parce que si je fais ça, je suis dans la lutte, c'est ce qu'on vient de voir. Donc voilà, l'idée ici, c'est arrêter cette lutte et trouver une manière de fonctionner avec l'environnement qui est le nôtre. La nature, la société et nous au milieu. On est un ensemble, on fait partie d'un tout. Un fonctionnement qui part de soi, de soi, pour aller vers l'extérieur et pas l'inverse. Finalement ici, c'est d'arrêter d'être en réaction. pour être plutôt dans l'écoute, la prévention, la compréhension. C'est ce que je disais un peu plus tôt. Car la seule voie qui compte, c'est celle dans laquelle tu vas sentir que tu te fais du bien. Celle dans laquelle tu ne te forces pas justement. Celle dans laquelle tu te fous un peu plus la paix. Alors ok, l'hiver, il faudrait vivre entre 9h et 17h. Ne plus rien faire. favoriser le repos, rester au chaud, sous le plaid, moins manger, moins gras, bref, tout ça, tout ça, tout ça. Bien sûr, tu ne vas pas tout arrêter. Par contre, en tenir compte, c'est ce qui t'aidera à traverser cette période froide et de retrait plus facilement. Ce qu'il faut, c'est en avoir conscience, savoir que c'est attendu. Et toi, tu peux faire le chemin. Et surtout, ça va te permettre de comprendre pourquoi tu es fatigué, pourquoi tu es en énergie basse. Quand tu forces contre ça, ça vient puiser dans ton énergie, donc c'est compliqué. Donc ça te dit juste, ok, là peut-être j'ai trop tiré la corde. Après, à toi de voir quelles sont tes marges de manœuvre dans tes différents univers et de quoi tu as besoin. Mais oui, on n'est pas toutes pareilles. Et je vais le dire souvent et je le redis là, mais personne ne saura jamais mieux que toi ce qui est bon pour toi. Pour t'aider à décider, essaye de quantifier. Si chaque matin, tu devais noter ton niveau de batterie de 1 à 10, à combien es-tu ? Si t'es en dessous de 5, ton écologie personnelle, elle t'impose de supprimer une tâche non vitale dans ta journée. C'est ton indicateur concret pour arrêter de négocier avec ta fatigue. Moi ça, généralement, alors je me le fais pas tout le temps, je me le fais surtout quand je sens que je suis un peu pouf le matin. Tu vois, je disais au tout début... Je me suis réveillée fatiguée, bouffie. Et là, je me suis dit, mon énergie, elle est vraiment au ras des pâquerettes ce matin. Franchement, j'étais à deux. Allez, deux, trois. J'avais prévu une tout doux comme d'hab, longue comme le bras. Je me suis concentrée sur une seule chose. L'écriture de cet épisode, le script, réfléchir à ce que je voulais dire. J'ai répondu à quelques mails. Je suis allée me promener. J'ai peint, mais j'ai enlevé tout. tout ce qui était trop lourd. Je peux le faire. J'ai cette chance de pouvoir gérer mon timing comme je le veux. Je me le suis accordé. Après, je sais que je dois rattraper demain, je dois rattraper après-demain, même si je me l'autorise aujourd'hui. Il n'empêche que j'ai quand même des choses que je dois produire. Mais c'est vraiment un soutien de se poser la question et de se dire là, je ne suis vraiment pas bien, donc je prends le temps. Si tu forces à cet endroit-là, tu t'épuises encore plus. Ce qu'on ne comprend pas souvent. C'est qu'on se dit, mais non, mais je ne peux pas, je dois tout faire. Quand on se dit, je dois tout faire, là, en fait, ça te coûte encore plus cher, parce que tu vas chercher une énergie qui n'est pas là. Donc, au lieu d'être fatigué une journée, potentiellement, tu es fatigué 4, 5 jours. Et surtout, ce que tu fais dans la douleur, il y a de grandes chances que tu le fasses mal, que tu le fasses moins bien, qu'il y ait quelque chose qui te manque. Là, mon épisode de podcast, si je l'avais écrit dans la douleur, en fait, je ne serais pas satisfaite et je ne serais pas dans... dans un partage de quelque chose de qualitatif. Les mails auxquels j'ai répondu, j'aurais été un peu plus dure. Avec mes enfants, j'aurais été aussi beaucoup, beaucoup plus difficile. Sauf que j'ai choisi de lâcher, pour justement préserver ce qui était important pour moi. D'ailleurs, pour t'aider à passer de la théorie à la pratique, je t'ai préparé un petit tableau de bord de ton énergie hivernale. Quelque chose que moi, je fais de manière assez spontanée, mais là, je te l'ai... Je dois les formaliser pour que tu puisses t'en servir. C'est un diagnostic rapide en trois étapes pour identifier ce que tu peux élaguer dès demain. Si tu écoutes l'épisode le matin, peut-être tout de suite dans ta journée. Si c'est le soir, dès demain. À toi de voir. Vraiment, quelque chose de très simple pour voir où tu en es et ce que tu peux enlever. Je te mets le lien à télécharger ou consulter comme tu veux, directement dans les notes de l'épisode. Je le rappellerai à la fin, mais n'hésite pas, il sera disponible ici. Ce diagnostic, il est vraiment important parce que c'est ce qui va permettre de t'ajuster et de faire les bons choix pour toi et t'écouter toi. Aujourd'hui, il y a beaucoup de conseils, on trouve beaucoup de bonnes pratiques. Tu devrais faire ça. Attention à ce qu'on peut entendre. On va être clair, et ça, c'est des bémols que je mets toujours à moi quand j'accompagne mes clientes, où je les fais toujours réfléchir en partant d'elles et pas en partageant ce que moi, je pense qui serait bien. Parce que, par exemple, si je te dis que pour respecter le rythme du vivant, tu ne dois plus voir personne pendant trois mois, et que toi, ce qui te nourrit, c'est le lien social. et qu'en plus, c'est une condition importante pour ton travail, il y a fort à parier que ça va tuer ton énergie. En revanche, quand tu sens que tu es épuisé, et que tu sors autant l'hiver que l'été, il y a sûrement une variable d'ajustement que tu peux trouver pour continuer à nourrir ce besoin social, tout en respectant un besoin de ralentir. Cette notion, justement, de binarité-polarité dont on se parlait. C'est pas tout supprimer ou tout maintenir, c'est voir peut-être moins de gens à la fois. C'est peut-être les grands groupes qui t'épuisent. Donc, c'est faire plutôt des petits rendez-vous où il y a deux, trois personnes, peut-être juste en binôme en duo. Faire des sorties plus intimistes, justement, plus coucoune. Préserver plus de week-ends de repos. Peut-être pas faire la fête tous les week-ends. À toi de voir, il n'y a que toi qui sait. Donc là, l'idée, c'est de tester, de ressentir, d'écouter et puis d'ajuster petit à petit. Perso, l'hiver, moi, ce que j'aimerais, c'est rentrer dans ma grotte et en sortir fin mars. Oui, j'ai un côté un peu ours, sauf que ça aussi, ce n'est pas possible. C'est excessif et je le sais. Après, maintenant que je me connais bien, je ne me donne pas trois semaines avant de péter les plombs parce que j'ai aussi ce besoin d'extérieur et de contact. Mais il diminue fortement. Il est là, mais il est beaucoup moins fort. Moi, je suis encore en chemin, mais j'apprends à en faire moins pour respecter mon besoin d'ermite. En fait, ce que je fais, je dose les événements pros et persos. Je vois du monde, mais j'évite les trop gros événements. Et quand je ne peux pas les inviter, je bloque des espaces de récupération dans mon agenda pour me reposer une demi-journée, une journée. Et vraiment, je les formalise, je les protège. Et j'y fais aussi attention l'été. Mais là, le besoin, il est moins fort, parce que mon énergie est naturellement plus élevée. Mais je sais que j'ai un point de vigilance sur ce sujet-là. Donc pour moi, vraiment, l'enjeu de l'hiver, Il est de trouver le chemin entre nos folles vies excessives et l'arrêt complet vers lequel la nature nous amène. Trouver ce juste temps pour soi, cet espace dans lequel tu n'es plus en lutte, là où tu peux enfin te sentir ajusté, et équilibré, et bien avec toi-même et ton environnement. Et ce chemin, il ne peut pas être linéaire, parce que sa variable d'ajustement, c'est toi. Naturellement, notre énergie est plus basse l'hiver, alors autant adapter nos activités pour en prendre soin. Comme ça, tu arrives au printemps, prêt à accueillir le renouveau et la montée progressive de ton énergie. Tu ne barres pas avec une carence, tu commences au juste niveau pour toi. Comme tout chemin, parfois il y aura des tempêtes qui le rendront plus difficile à pratiquer. Mais si tu as identifié les bons outils, les bons soutiens pour avancer, que tu as appris à t'écouter et à te lâcher la grappe accessoirement, Tu sauras les traverser un pas après l'autre. Donc voilà, les tempêtes, elles arrivent, on ne peut pas les enlever. En revanche, plus tu es équipé, plus tu peux y faire face. Il y a vraiment une urgence pour soi, individuellement, à ressentir, comprendre et s'écouter. Pour trouver cet espace dans lequel on va pouvoir passer toute cette période la plus agréable possible, la plus ajustée possible. C'est sympa aussi l'hiver. quand on arrive à trouver le bon angle pour le traverser. Là, on arrive sur la fin. Et c'est souvent là que c'est le plus dur. Il y a la lumière qui revient doucement. Je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais on est presque à trois minutes de soleil en plus par jour. Moi, j'adore ça. Je trouve ça très, très, très excitant. Mais justement, ça génère de l'impatience. L'impatience de sentir à nouveau la chaleur du soleil, de voir les jours se rallonger. Donc là, attention. selon moi c'est le virage le plus délicat à négocier les virages de transition le risque c'est de le prendre trop vite alors que le corps en fait lui il est pas prêt et c'est là qu'on se blesse Pour ces derniers virages qui nous restent à passer, j'ai envie de t'inviter à justement ralentir encore un peu plus. Bah ouais, quitte à y être, allez, on force l'exercice, on ralentit un peu plus. Profitez de ce calme qui est encore présent. Savourez cette autorisation à rester encore un peu blotti sous le plaid. Parce que ça a aussi ses avantages, ce côté-là. Vraiment aller attraper et voir. Voir comment tu le vis. ce que ça t'apporte, comment ça nourrit ton énergie. Et si tu ne l'as jamais fait, vois ce que ça change pour toi, pour ton entrée dans le printemps. Et peut-être note tes ressentis, tes gratitudes de ce temps que tu étires encore un peu et que tu t'accordes. Trouver son équilibre, c'est finalement accepter que nous ne sommes pas des machines linéaires, mais des écosystèmes cycliques. L'hiver ne nous demande pas de disparaître, il nous demande de nous recalibrer. Si aujourd'hui, malgré toutes ces quelques pistes, tu sens que la machine est grippée, que le poids des responsabilités étouffe ton propre rythme, ou que tu n'arrives tout simplement pas à trouver ou placer le curseur entre tes obligations et ton écologie personnelle, ne reste pas seul avec ton plaid. Il tient chaud, mais il ne fait pas tout. Réécrire son histoire, c'est aussi savoir demander une main tendue pour identifier ses propres variables d'ajustement. Si t'as envie qu'on explore ensemble comment rallumer ta lumière sans te brûler les ailes, je t'invite à me contacter via le lien en description de cet épisode. On prendra un temps rien que pour toi, pour que tu puisses enfin te foutre la paix et retrouver ton élan à ton rythme.
D'ici là, prends soin de ta lumière et on se retrouve dans 15 jours pour le prochain épisode.
Ce sera... Une interview, on rencontrera une jeune femme incroyable qui a fait un choix de vie extraordinaire. Elle a choisi pour revenir sur elle, mieux se connaître, de partir, de voyager. Elle a osé aller tester, voir si elle pouvait faire de sa passion son métier. Et elle va nous partager ce qu'elle en a tiré, ce que ça lui a apporté et où est-ce qu'elle en est aujourd'hui. j'ai vraiment hâte de pouvoir te la faire écouter, rencontrer et de partager ce moment avec toi.
Je te souhaite une très belle journée ou une très belle soirée. À bientôt !