- Speaker #0
Aujourd'hui, j'ai la joie d'accueillir Gaëlle de Verveine Kitchen. Elle fait partie des premières femmes que j'interview, et je suis vraiment super contente à l'idée de partager avec toi ce bout d'histoire qu'elle va nous raconter. Ce moment de sa vie où elle a compris que quelque chose devait changer, ce moment où elle a décidé de se choisir et de se remettre au premier plan. Le monde a tellement besoin d'histoires de vie qui soient vraies et inspirantes. Tu sais, je dis souvent que le bonheur, ça se choisit. Et c'est vraiment ce que j'ai envie de partager avec toi qui nous écoute ici. Et tu verras qu'on est complètement alignés avec Gaëlle sur ce point.
Alors l'objectif de ces échanges, c'est de te permettre de découvrir des parcours de vie qui viennent ouvrir un espace de possibilités pour chacune. On ne va pas entendre que des histoires belles, des histoires de bisounours où tout va bien dans le meilleur des mondes. On va découvrir des parcours authentiques avec leur haut, leur bas. En bref... La vie, la vraie. Mais surtout, tu vas entendre des histoires de femmes qui ont choisi de ne plus subir leur vie, ou de ne pas la subir, il y en a qui ont commencé tôt, qui se sont mises en mouvement surtout. Alors parfois dans la douleur et la peur, mais toujours avec ce feu et cette croyance forte qu'elles pouvaient faire autrement et qu'elles avaient le droit de choisir le bonheur. Elles sont allées le chercher, elles sont allées le... cueillir, elles n'ont pas attendu qu'on leur offre. Et elles sont fières de ce qu'elles ont atteint, construit, de ce chemin qu'elles ont parcouru.
Bienvenue dans Lâche-toi la grap' !, le podcast qui t'invite à te remettre au centre.
Moi, c'est Stéphanie, coach et formatrice en écologie personnelle pour les femmes qui se sentent oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure. Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont osé switcher, on parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle, et surtout d'apprendre à se lâcher la grappe. Parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez, installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour.
Hello Gaëlle ! Bonjour Stéphanie ! Bienvenue dans Lâche-toi la grap' ! !
Je suis ravie, moi, de t'accueillir ici. Alors, avant de commencer cet épisode, j'ai envie un peu de planter le décor pour ceux qui nous écoutent, parce qu'en fait, j'ai la chance de t'accueillir dans un environnement spécial. Alors déjà, on est en présentiel, c'est très chouette, et on est en présentiel dans un lieu qui est particulier. Et voilà, c'est important pour moi de pouvoir le poser et le partager, je trouve que c'est chouette. On a le plaisir d'enregistrer l'épisode dans le studio Luzia à Poissy. Et alors, surtout, ce qui est encore plus chouette, c'est qu'on a un hôte. Notre hôte, Guillaume, est au petit soin avec nous. Il a créé toute l'ambiance qu'il faut pour qu'on soit bien et surtout pour que ce soit à la fois confortable pour nous dans cet échange. Et puis, pour vous qui nous écoutez, parce que c'est aussi super important. Donc, voilà. Donc, c'est très chouette de pouvoir être là.
- Speaker #1
Merci. Je suis ravie d'être là. Je suis franchement super accueille. On est très bien installés, je tiens à le dire, on a des très bons, des gros sièges bien confortables. Voilà, les micros sont bien installés, on ne s'entend pas, c'est parfait. Voilà, on a l'impression d'être un peu dans un duo et en tout cas en mode confidence.
- Speaker #0
Exactement, un peu comme à la maison.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est cocoon, donc on va profiter, on espère que ça va vous faire cet effet-là. En tout cas, nous, on est bien. Donc aujourd'hui, Gaëlle, on va te suivre. On va te suivre dans le récit d'un chapitre de ton histoire. Ce moment où tout est devenu limpide, où tu as senti qu'il était le temps pour toi de bouger autrement et de remettre du mouvement dans ta vie. Alors, avant de commencer, qui est Gaëlle ? Alors Gaëlle, elle est mariée, elle est maman de deux enfants, elle a créé sa société de traiteurs, Verveine Kitchen, avec son mari il y a un petit peu plus de deux ans et demi.
- Speaker #1
Alors on n'est pas mariés,.
- Speaker #0
Alors pas mariés.
- Speaker #1
On est en couple, très heureux en couple, mais nous ne sommes pas mariés.
- Speaker #0
Bon ben voilà, tu fais bien de rectifier. Impeccable. Ce que j'ai découvert moi sur toi et qui m'a beaucoup touchée, c'est cette histoire qu'on a rapidement partagée et dont tu m'as parlé. C'est qu'en 2016, tu as fait un choix audacieux. Tu as osé tout plaquer et partir en Amérique latine pour tenter de découvrir ce que tu pouvais faire de ta passion, les chevaux. Exactement. Alors moi, ça m'a beaucoup touchée, parce que c'est quelque chose qui m'a toujours fait rêver. Le fait de voyager. Alors j'aime bien les chevaux. Moi j'en ai toujours eu un peu peur. Mais bon, ce qui m'a toujours fait rêver, c'est le voyage et le fait de partir comme ça. Moi, je n'ai jamais osé le faire. Donc c'est quelque chose dont je suis hyper, hyper admirative. Donc voilà, ça c'était quelque chose vraiment qui est venu me toucher. Alors est-ce que tu te souviens comment on s'est rencontrés toutes les deux la première fois ?
- Speaker #1
Bien sûr. Donc on s'est rencontré sur un buffet organisé par Levelle Up 78 qui se déroulait dans un magnifique château par une chaleur de fou et qui pour moi était un buffet un peu challenge parce que c'était quasiment une journée de travail, seule. J'étais seule à installer, après j'ai eu l'aide d'une serveuse. Mais j'avais plusieurs étapes sur ce buffet et il faisait une chaleur folle. Et il y avait quand même pas mal de femmes à nourrir. C'était un gros buffet. Et avec la gestion à la fois de tout ce qui était boisson, de tout ce qui était goûter, mais également un cocktail dînatoire, mais aussi tout ce qui était décoration. Donc, il y avait beaucoup de choses à faire sur cette prestation. Et j'en garde un souvenir magique parce que je suis ravie d'avoir pris une serveuse sur cet événement. Pouvoir passer du temps avec les femmes entrepreneurs, ça m'a permis de faire de super belles rencontres.
- Speaker #0
Oui, tu as été visible et c'est ça qui a été chouette. C'est souvent ce qui est difficile dans ton métier, c'est le fait de pouvoir aller à la rencontre de tes clients, ce qui est plutôt en back-office. Moi, c'est ce que j'ai aimé, c'est de pouvoir te voir, que tu sois à côté de nous. Gaëlle, c'est quelqu'un qui est aux petits soins ? Elle vient vous demander si ça vous plaît, si vous manquez de quelque chose, si elle doit remplir encore une fontaine, si tout va bien. J'ai trouvé ça super chouette. Tu étais là, tu n'étais pas envahissante, mais là, discrète, disponible. Et ça, c'est des choses qui sont hyper importantes, surtout dans ces métiers-là. C'est de savoir qu'on a à la fois la qualité du produit, mais aussi la qualité de la relation. Et je trouve que c'est chouette. Moi, c'est quelque chose que j'ai trouvé. Ce jour-là, tu faisais bien et que j'ai aimé sur le deuxième événement où on s'est rencontrés. Et là, j'ai offert un brunch pour la fête des Pères à mon mari. C'était notre premier brunch de notre vie. Alors oui, on a attendu très longtemps pour le faire, mais on l'a fait avec Gaëlle. Et donc ça, c'était très, très chouette et j'ai beaucoup aimé aussi ce moment-là.
- Speaker #1
Alors ça, c'était un événement différent. Effectivement, c'était au Château Éphémère à Carrière-sous poissy, où on fait des brunchs régulièrement. Le lieu est juste canon. vraiment magnifique, méconnu je dirais aujourd'hui, donc c'est vraiment un lieu qu'il faut prendre le temps de visiter et de suivre la programmation parce qu'ils font énormément de choses et ce qui est génial sur ces brunchs comme ça fait, j'ai dû en faire au moins 5 en fait les chefs traiteurs tournent sur les brunchs et donc en venant pour la cinquième fois j'ai bien trouvé mes marques donc je fais le service ce qui est rare pour moi parce que généralement je suis plutôt à l'arrière des buffets Donc là, je sers en salle, ce qui n'était pas du tout prévu dans mon plan initial avec Vervaine, je tiens à le dire. Ce n'était pas le plan de départ. Je n'ai pas du tout la formation pour servir. Et en fait, ce que j'adore, c'est que je suis en contact direct avec les personnes. Et en fait, aussi, ce qui est assez fabuleux, c'est que j'ai quelques clients qui ont fait tous nos brunchs. Donc, ils viennent à chaque brunch que Verveine fait au Château Éphémère. et ils savent qu'ils peuvent me voir et ils savent que mon conjoint est en cuisine. Donc en fait, c'est le vrai lien direct avec notre clientèle.
- Speaker #0
Oui, alors ce que je vois, c'est quelque chose qui est de fait important. On le sent quand on te rencontre, on sent qu'il y a ce besoin d'aller vers et d'être en lien, de pouvoir parler, échanger. Moi, c'est ce que j'ai beaucoup aimé. Vraiment, avec ce deuxième événement, je fais partie de ces gens, je fais ce qu'on appelle les rencontres cœur à cœur. Il y a des gens qui me touchent, il y a des choses qui se passent. Et effectivement, j'ai beaucoup aimé. Moi, j'ai commencé à te suivre un peu sur les réseaux. J'aime la manière dont vous communiquez, tout ce que tu fais. J'aime bien tes produits. J'ai eu un coup de cœur à la fois sur la société et ce que vous proposez, et puis sur la personne. Je trouvais que c'était très chouette. Et puis, quand j'ai commencé à parler de mon podcast, le fait que tu viennes vers moi spontanément et que tu me dises... Parce que quand j'ai lancé... J'ai ouvert en disant, voilà, si vous avez un jour envie de partager votre histoire. Et tout de suite, tu m'as dit, voilà, là, je ne suis pas disponible en ce moment, mais un jour, j'aimerais bien le faire. Et voilà, il y a ce petit quelque chose qu'on sent, cette espèce d'intuition. Je me suis dit, oui, je crois que j'ai vraiment envie qu'avec Gaëlle, on se pose et qu'on en parle et qu'on fasse quelque chose. Tu m'as envoyé des infos, tu as commencé à me parler un peu de toi. Je me suis dit, oui, on va écouter Gaëlle. Je pense que ça va plaire à notre communauté. Donc, en tout cas, c'est très, très chouette d'être là. Alors, juste pour recontextualiser, parce qu'effectivement, on vient de mentionner des événements et des lieux. On est dans les Yvelines avec Gaëlle. Donc, les événements et les lieux dont on parle sont situés dans les Yvelines. On a des gens qui nous écoutent partout, donc au moins on repositionne. Alors, sans plus attendre, on va rentrer dans le vif du sujet. Quand on a échangé toutes les deux sur le projet, et notamment sur ce switch que tu as fait, quand tu as choisi de partir, je vais commencer à zazoter, ça va être compliqué, que tu as fait quand tu as choisi de partir, tu m'as parlé d'une chose très forte pour toi. Un mot qui a résonné, ce que je l'utilise aussi beaucoup, tu m'as parlé d'un déclencheur et de l'importance de ce déclencheur. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #1
Alors oui, je crois qu'il faut être vraiment à l'écoute des petites choses et effectivement des déclics. Ce que je trouve assez amusant, c'est que c'était il y a dix ans et ça me paraît être très proche encore, à quel point ça a résonné en moi. Et donc en fait, 2016, c'est une année clé pour moi. Il y a eu plusieurs choses. Il y a d'abord eu les attentats en 2015 qui m'ont profondément marquée. Et en fait, ils m'ont marquée parce que j'ai vraiment réalisé que la vie, elle était courte et qu'il fallait vraiment faire ce qu'on voulait faire. Et ça a eu une résonance en moi, liée également à mon histoire. Et très vite, en fait, en 2016, je me suis sentie bloquée dans mon travail. J'avais vraiment... un sentiment d'enfermement, que ce soit au niveau professionnel où je n'évoluais pas comme je voulais, où il n'y avait pas de poste qui s'ouvrait dans ma société où j'étais depuis 15 ans, dans laquelle j'étais bien. J'aimais mon job, mais j'avais envie de changement. Et ma vie personnelle, donc à cette époque-là, j'avais quand même déjà 35 ans. Sentimentalement, je n'étais pas très heureuse. Et pour autant, j'avais une belle carrière, j'étais autonome. Financièrement, ça allait bien. Mais il me manquait vraiment quelque chose et peut-être quelque chose qui fera résonance chez plusieurs personnes, plusieurs auditeurs. J'avais une passion et en fait, c'est cette passion qui me tenait véritablement en vie. C'est-à-dire que j'étais passionnée d'équitation, j'avais un cheval, la chance d'avoir un cheval parce qu'effectivement, c'est coûteux, il faut dire ce qui est. Mais je m'étais quelque part, je choisissais de mettre tout mon argent dans cette passion. Et tous les week-ends, j'allais monter mon cheval. Donc, j'étais parisienne. Et donc, tous les week-ends, je partais dans le 95 à l'Île-Adam, pour être précise. Et j'allais monter au vert mon cheval. Et en fait, c'était véritablement ma bouffée d'oxygène. C'est ce qui me permettait de continuer à travailler, de continuer dans la vie que j'avais. Mais je me disais, j'ai cette passion. Est-ce que je n'ai pas envie d'aller... un peu plus loin d'essayer de voir si j'ai envie de travailler dans ce milieu-là. Et donc, j'ai commencé vraiment à y réfléchir. Et c'est surtout, il y a eu vraiment ce sentiment d'être enfermée et de devoir agir, de devoir faire quelque chose pour continuer à vivre. Parce que, comme j'ai pu te le dire, et je vais mettre un mot assez fort, pour moi, ça a été vraiment un acte de survie. Il fallait que quelque chose change. Et donc, j'ai commencé à réfléchir. Est-ce que je change de job ? Alors, je n'avais pas de qualité particulière en équitation. J'avais un cheval, j'étais bonne cavalière, mais sans plus. Je n'étais pas moniteur d'équitation, je n'avais pas le diplôme. Et pour moi, c'était trop radical, en fait, de tout lâcher pour aller dans ce milieu-là. Et à la fois, je ne me sentais aussi pas assez forte pour aller chercher un autre job. Parce que je sentais que l'entreprise dans laquelle j'étais prenait un virage. Un peu inhumain, en fait, je trouvais que la place de l'homme dans l'entreprise était un peu bafouée et on était de moins en moins écouté. Et je n'avais pas la force à ce moment-là d'aller chercher un autre job. Et à la fois, je me disais, si je change, il faut que j'aille creuser dans ce milieu équestre. Donc de là, j'ai commencé à chercher un peu ce qui était possible de faire. Et c'est là que j'ai réfléchi à une année sabbatique. Et donc, une année sabbatique en France. En France, alors ça n'existe pas dans tous les pays, mais en France, je dirais que c'est quand même une chance. Officiellement, c'est 11 mois et j'ai décidé de prendre les 11 mois, les 11 mois de congé sabbatique et de poser ce congé sabbatique en entreprise.
- Speaker #0
C'est marrant parce que tu me parles de quelque chose, je ne savais même pas que ça existait. Pour moi, un congé sabbatique, c'est un mot qu'on utilise pour quand on part. Il existe un congé sabbatique. Exactement.
- Speaker #1
Et en fait, en entreprise. Alors j'espère ne pas me tromper parce que c'était effectivement il y a dix ans. Mais en gros, on peut poser ce congé. Il peut être refusé, mais je crois qu'à l'époque, il pouvait être refusé qu'une fois par l'entreprise. notamment parce que quand on le pose, on demande une date précise. Donc en fait, il faut quand même que ça colle avec les projets d'entreprise. Mais l'entreprise, il me semble, peut le refuser qu'une seule fois. Et ce qui est intéressant, c'est que c'est uniquement une suspension de son contrat de travail. Et donc en fait, ça voulait dire qu'au bout de 11 mois, ma société était obligée de me reprendre un poste équivalent et au même salaire. Par contre, effectivement, pendant ces 11 mois, il faut pouvoir s'assumer financièrement.
- Speaker #0
Voilà, on ne se souvient pas à tes besoins, il faut que tu aies préparé. Mais en revanche, tu as une protection salariale qui fait que tu peux partir et revenir et tu as la sécurité.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est extrêmement méconnu, en fait.
- Speaker #0
Alors là, tu vois, comme quoi, on en apprend tous les jours.
- Speaker #1
Par contre, effectivement, il y a l'aspect financier qui...
- Speaker #0
Ah ben celui-là, après, il faut pouvoir s'assumer pendant 11 mois. c'est pour ça que c'est forcément un choix et que ça se prépare ça se fait pas comme ça, c'est pour ça là c'est intéressant parce qu'effectivement tu te dis voilà j'avais pas la force, je trouve que c'est intéressant c'est qu'en gros tu nous expliques, tu Ausha toutes les cases t'as réussi, t'as le job tu t'assumes, t'es autonome, t'as ton cheval tous les week-ends tu vas vivre ta passion, mais ça suffit pas t'as parlé de bouffée d'air et en fait ça va vraiment avec le mode survie, une bouffée d'air ça suffit pas à vivre Pour pouvoir vivre, il faut respirer pleinement. Donc vraiment, il y a cet écho-là. Et effectivement, c'est de se dire, OK, je n'ai pas la force de partir, mais ça ne va pas. OK. Et donc, prendre le temps d'aller dire, tiens, qu'est-ce que je peux faire ? Et effectivement, ça se réfléchit.
- Speaker #1
Et par rapport au job aussi, ce que je trouve intéressant, c'est que j'aimais mon job et j'étais plutôt bonne, je pense, dans mon job. Mon travail était bien reconnu en entreprise. Mais par contre, la société ne me convenait plus. Donc, c'est pour ça que se posait quand même aussi la question. de faire le même travail ailleurs, sauf que, effectivement, je pense qu'il faut être armée de force pour aller postuler ailleurs. Il faut être dans une posture, il faut avoir confiance en soi. Et je sentais que j'avais besoin d'explorer aussi autre chose.
- Speaker #0
Oui, mais j'ai beaucoup de mes clientes qui sont dans ce cas-là et qui se disent, ce que je vais faire, c'est tout plaquer. Ça arrive en fait. Moi, j'ai accompagné des femmes qui sont venues en me disant, je vais tout arrêter parce que je ne suis pas bien, la société ne me convient pas. mais je suis bien dans mon job, mais ça me plaît bien. Dans ces profils de clientes, j'en ai 80%, en fait. Ce qu'elles ont juste besoin, c'est de changer d'environnement. Elles ont cette force, elles aiment leur métier, elles ont juste besoin de changer d'environnement. C'est l'alignement valeur qui ne convient pas. Mais le côté professionnel tel qu'il est leur va bien, elles n'ont pas besoin d'explorer. J'en ai 20%, en fait. Oui, vraiment, effectivement, ce n'est pas changer d'environnement, c'est tout changer, un peu comme ce que tu es en train d'expliquer. Parfois, il y a besoin de tout. tout envoyé valide.
- Speaker #1
Alors changer d'environnement ça fait vraiment un écho chez moi et je peux te dire que ça a été radical parce que j'ai vraiment choisi le changement on ne peut plus radical et on ne peut plus opposer à ce que je vivais mais c'est aussi je pense qui a fait que ça a eu autant d'impact sur ma vie alors
- Speaker #0
quel a été ce choix qu'est-ce que tu as fait justement
- Speaker #1
Ce qui a été amusant, c'est qu'on parlait de bouffée d'oxygène. J'avais une autre bouffée d'oxygène à l'époque. C'est que comme j'avais financièrement, j'étais assez confortable financièrement en tant que salariée et que j'étais célibataire, donc je n'avais pas de personne à charge. Je voyageais et je faisais des voyages équestres à l'époque. Donc j'avais déjà été dans certains pays du monde avec des cultures équestres assez différentes pour m'immerger ailleurs. Et donc, j'ai décidé pendant ces 11 mois... de mener des projets équestres en Amérique latine. Et ce qui a été très amusant, c'est que je voulais faire plusieurs pays et les pays qui m'attiraient le plus, c'est les pays où j'ai été. Or, j'ai postulé dans, je pense, une trentaine de pays, avec quand même une idée en tête, avec trois pays qui vraiment m'attiraient. Et ce qui est aussi amusant, pourquoi l'Amérique latine ? Alors l'Amérique latine, en fait, j'avais découvert pendant mes voyages équestres, j'étais partie en République dominicaine, où j'avais eu un méga coup de cœur, parce que ça cumulait deux aspects que j'aimais. Alors j'adore les températures tropicales, c'est quelque chose que j'adore. J'adore les Caraïbes globalement. Vous aimez ça ? Voilà. Je n'ai pas trop peur des moustiques.
- Speaker #0
C'est pas mal.
- Speaker #1
Et en fait, en République dominicaine, ça cumulait plein de choses que j'adorais. La danse, la musique. La liberté, la plage et ces chaleurs folles et aussi une sorte de bon vivre, de lâcher prise. Il n'y a pas de pression hiérarchique. Le niveau de vie est quand même très faible, très bas. Il y a une énorme entraide et j'avais eu un coup de cœur pour ce pays. Et en fait, il était clair que j'allais débarrer mon année sabbatique là-bas pour ne serait-ce coup. couper avec mon quotidien parisien.
- Speaker #0
Oui, c'est ça que j'entends. C'est vraiment un truc complètement à l'usine. Et faire une transition avant autre chose.
- Speaker #1
Ne pas lâcher les valises. Donc, je n'ai pas pris 11 mois pour ne rien faire. En fait, 11 mois, ce qui a été aussi assez marquant, c'est que j'avais conscience que c'était rarissime d'avoir 11 mois pour soi, vraiment.
- Speaker #0
Dans une vie, en fait,
- Speaker #1
on se rend compte, en tout cas en France. Peut-être même plus en France, mais on est très vite lancé sur les études, les études supérieures. Il n'y a pas trop de moments où on peut couper. J'ai le sentiment quand même que la génération à venir...
- Speaker #0
C'est en train de changer, ils le font plus. Voilà.
- Speaker #1
Ils ont des césures. Voilà. Ils n'en avaient pas. Césure ou coupe même au début. En fait, ils ont le diplôme et ils veulent commencer par voyager.
- Speaker #0
Mais oui.
- Speaker #1
Ce qui ne se faisait pas trop à mon époque.
- Speaker #0
Ce n'était pas le chemin de vie.
- Speaker #1
J'ai 44 ans aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, mais on est de la génération.
- Speaker #1
Voilà, ça ne se faisait pas trop et c'est surtout que c'était aussi une chance d'avoir un boulot à cette époque-là, d'avoir enchaîné études-boulot, donc on ne s'arrêtait pas.
- Speaker #0
C'était la priorité, c'était la voie de la réussite, c'est comme ça que le chemin était tracé de cette manière-là. On est cette génération où il fallait faire des grandes études et enchaîner sur le boulot sans se remettre en question. C'est pour ça qu'on est nombreux à partir de 35-40 ans à juste avoir pété notre pile, j'aime bien dire. Parce qu'à un moment donné, c'est mais est-ce que c'est ça que j'ai envie de vivre ? Est-ce que c'est comme ça que je me vois les 30 prochaines années de ma vie ? C'est des moments charnières où là, tu dis OK, je fais quoi de tout ça ? Et c'est vraiment là ce que tu es en train de nous partager. Mais et si je faisais autre chose ?
- Speaker #1
Et en parlant justement de ça, donc aussi une chose assez intéressante, je ne parlais pas espagnol.
- Speaker #0
Ça, c'est encore plus audacieux.
- Speaker #1
Donc, en fait, j'avais fait de l'allemand à l'école, comme je pense beaucoup de notre génération, parce que l'allemand permettait d'être dans une bonne classe. Je n'avais aucune attirance pour l'allemand. Il s'avère qu'après, j'étais dans une société allemande. Donc, en fait, le fait d'avoir fait de l'allemand à l'école a aidé, je pense, un petit peu. Je le comprenais, mais j'étais incapable de parler allemand. Et l'espagnol, en fait, via ce voyage en République dominicaine, j'ai eu un énorme coup de cœur. Et en fait, la première étape... pour ce voyage, ça a été d'apprendre l'espagnol. Parce que je partais de zéro, en fait. J'avais jamais pris de cours d'espagnol.
- Speaker #0
Il a fallu tout faire de nouveau, en fait. Tout a été nouveau.
- Speaker #1
Mais j'ai utilisé, en fait, et je pense qu'on n'utilise peut-être pas tout ce qui est à disposition en France. On a quand même beaucoup de chance. J'ai utilisé, à l'époque, c'était très nouveau, le compte personnel de formation. Donc, en fait, j'ai demandé des cours individuels chez Berlitz. J'avais beaucoup d'heures de diff. Et donc, j'ai eu des cours avec 10... Alors ça, c'était assez fabuleux chez Berlitz. J'ai eu des cours d'espagnol avec des profs de différentes origines. Et c'est assez amusant. On m'a dit d'ailleurs que je parlais un peu espagnol comme un mexicain. Il s'avérait que j'avais eu pendant pas mal de mois une prof mexicaine que j'avais adorée. Et notamment, j'ai eu aussi un prof qui venait de l'Équateur qui m'avait dit... C'est très français. Vous êtes lancé un peu sur une autoroute. Et en fait, dès que vous les regardez à côté, c'est étrange en fait pour les gens. On vous pose plein de questions. Le changement de vie, le fait de s'arrêter et de vouloir faire autre chose. Et regarder un peu bizarrement. Comme si en France, ce n'était pas autorisé.
- Speaker #0
Ça fait peur. On en avait parlé quand on avait... Mais je trouve qu'effectivement, on se rend compte que ça fait peur. Dès qu'on s'arrête et qu'on sort des sentiers battus, c'est tout de suite... Mais pourquoi ? Pourquoi tu remets tout en cause ? Mais c'est dangereux. Et qu'est-ce qui va t'arriver ? Et si ça ne marche pas ? Et si ? Et si ? Et si ?
- Speaker #1
On se met beaucoup de barrières avant même d'avoir... Et des barrières mentales. Voilà. Avant même d'avoir démarré quelque chose.
- Speaker #0
Exactement. À un moment donné, changer de vie, en plus on est dans un système avec une protection sociale, on ne peut pas se plaindre en France, on est quand même bien encadré, donc ce n'est pas simple, mais globalement ça va. Et changer d'univers, quand on a déjà un métier de départ, ce n'est pas grave, on peut toujours revenir à son métier si sur son chemin on s'est perdu. Au pire, on s'est fait du bien, on a changé d'aile, on revient un peu plus forte, un peu plus riche. On revient un peu différent, un peu plus riche. Un peu beaucoup, mais effectivement. C'est donc autant en profiter. Mais c'est ça, toi, c'est comme t'illustres, mine de rien, le congé sabbatique, le CPF. Finalement, quand on prend le temps, ce qui fait peur, c'est quand on ne sait pas, quand on ne sait pas où on va, quand on ne sait pas ce qu'on fait. Donc, effectivement, il y a ce déclencheur, il y a cette décision qui, elle, c'est cet élan où à un moment donné, hop, on se dit OK, là, il faut que je fasse quelque chose. Il faut que j'arrête ça et que je fasse quelque chose de nouveau, de différent. Il faut que j'y respire mieux. Ça ne veut pas dire que du jour au lendemain, t'as tout. tout claqué, t'as pris tes valises, il y en a qui le font, ça dépend des tempéraments, mais t'as pris le temps de te dire, ok, je fais quoi, je fais comment, comment j'encadre ça ? Enfin, voilà, on voit, t'as posé ton congé, t'es formée, t'as regardé où est-ce que t'allais, qu'est-ce que t'allais faire, donc c'est préparé. Et même là, ça fait peur.
- Speaker #1
Alors, moi, j'ai eu, je pense que la peur, elle était avant, elle était très ancrée avant de prendre la décision. En fait, une fois que la décision Elle est posée, elle est réfléchie, c'était vraiment un élan. Et aussi, une fois que j'ai commencé à en parler à mon entourage.
- Speaker #0
C'est souvent là qu'elle vient la peur des autres.
- Speaker #1
La peur des autres, et effectivement, on découvre, et on peut être très surpris par des réactions, on découvre que certaines personnes vont trouver ça très logique. vont se dire c'est une évidence pour toi et je comprends et d'autres personnes qui vont avoir très peur et à la fois là vient la question est-ce qu'elles ont peur pour vous ou est-ce qu'elles ont peur pour elles et qu'en fait ça renvoie quelque chose chez elles je
- Speaker #0
l'ai vécu quand je suis partie mais ce que tu dis c'est important effectivement tu peux avoir cette peur avant toi, effectivement est-ce que je le fais qu'est-ce que je fais, ça va pas mais du moment où la décision est prise Et où cet élan, il s'est actionné à l'intérieur, le corps y sait. Je dis toujours, le corps sait plus vite que le mental, en fait. Et quand le corps y sait, à un moment donné, le mental, il arrive à lâcher. Le plus dur à dépasser, une fois que tu as passé cet élan-là, c'est la peur des autres pour eux-mêmes. C'est ce à quoi ça les renvoie. À ce qu'eux n'oseraient pas faire, à ce qu'ils aimeraient faire, mais qui les effraient. Et c'est celle-ci, je trouve, qui est la plus dure à dépasser. Alors, comment tu as fait, toi, justement, pour composer avec cette peur des autres ?
- Speaker #1
Alors, évidemment, il y avait quand même des règles à respecter du fait du congé sabbatique. Il fallait que j'informe mon employeur suffisamment tôt.
- Speaker #0
Oui, ben oui.
- Speaker #1
Il fallait que j'attende sa réponse parce qu'il y a évidemment aussi des délais. Donc ça, ça a été la première chose. Donc, le côté très officiel de la demande. Évidemment, après, alors, je pense que j'en ai parlé assez vite à mes collègues, mais pas de manière très large aux collègues les plus... proche. Et après, le plus difficile pour moi, ça a été d'affronter mon papa parce que je savais qu'il serait angoissé de me savoir une femme seule, alors sa fille, en l'occurrence, sa fille, adulte, 35 ans.
- Speaker #0
Mais on reste les enfants de nos parents toute notre vie.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Quel que soit notre âge.
- Speaker #1
À l'autre bout du monde, parce que je décidais quand même de partir très loin.
- Speaker #0
Oui, alors en plus, toi, tu as fait vraiment un projet Merci. qui t'a amené à partir, à t'éloigner. Des fois, tu fais juste des changements de vie professionnels, tu restes dans l'environnement. Ça fait peur, mais l'environnement ne change pas en soi. Là, toi, vraiment, c'est un choix à 180.
- Speaker #1
Et en plus, ne parlant pas la langue.
- Speaker #0
Oui, alors ça,
- Speaker #1
je pense que ça... Par contre, ce qui a été, je dirais, il y a eu vraiment un truc super positif, c'est que mon père parlait espagnol et pour le coup, avait pas mal voyagé dans sa carrière. Et en fait, quand j'ai appris l'espagnol chez Berlitz, et après j'ai quand même été en Espagne, il m'a accompagnée sur des voyages. Et on a passé du temps dans certaines villes, notamment à Séville. Je garde des super souvenirs. Et donc, il y a un lien quand même qui s'est créé. Et je crois qu'il était fier qu'à 35 ans, je décide d'apprendre une langue et d'y voir l'énergie que j'y mettais.
- Speaker #0
Donc, ça a créé un lien. Ça a créé un lien. C'est attendu, finalement.
- Speaker #1
Alors, on était très proches, tous les deux, mais par contre, ça a créé un lien, mais pour autant, il était contre. Il ne comprenait pas.
- Speaker #0
que je quitte, alors bien que pour moi je quittais, mais j'allais revenir. En fait, j'avais vraiment préparé ces 11 mois, pas en me disant, on verra la suite, en me disant je reviendrai. Je reviendrai, je veux vivre à fond ces 11 mois, mais je ne quitte pas ma vie parisienne et je ne quitte pas ma famille. Je ne partais pas pour m'éloigner de ma famille du tout.
- Speaker #1
Oui, non, c'était vraiment un pas de côté. En fait, moi, je le vois comme un pas de côté pour observer, tester des choses nouvelles.
- Speaker #0
Et puis pour vivre à fond ma passion. Pour vraiment... Autoriser.
- Speaker #1
Je trouve ça incroyable.
- Speaker #0
Vivre à fond ma passion. Et mon père, je pense qu'il disait, elle est dans une super boîte, elle a un super job. Il lui faut juste de la patience pour avoir une promotion. Mais en fait, la promotion, il n'y a rien à faire.
- Speaker #1
Elle ne l'aurait pas fait rêver. Non. En fait, elle n'aurait rien changé. Elle aurait repoussé un peu. Mais à un moment donné, il aurait fallu qu'il se passe quelque chose. Dans ces cas-là, c'est reculer pour mieux sauter. Mais c'est souvent ça aussi. C'est parfois, c'est on attend. Quand il y a cet élan, si on le met de côté, c'est on attend pour les autres. En fait, on est dans l'attente de ce que l'autre voudrait pour nous. Et c'est là où c'est difficile, souvent dans les relations avec la famille ou quand on a un conjoint, c'est de faire. Parce que l'autre attend ça de nous. Et le soutien de l'entourage, on le voit, quel que soit le changement qu'on a envie de faire. J'ai toujours les changements, ça peut être des changements de vie professionnelle, ça peut être juste de déménager. Il y a des gens qui partent au bout du monde en famille. Mais voilà, il faut que ce soit des projets de famille. C'est vrai que quand tu es seule, c'est toi et toi-même qui décides. Et tu n'es pas partie pour toute ta vie. Tu le dis, tu l'as encadré.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Alors, ce changement de vie... ce que tu as fait, ce pas de côté, cette année que tu t'es offert, cette autorisation que tu es allée vivre, qu'est-ce qu'elle a eu comme impact sur ta vie d'aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'elle a permis ? Qu'est-ce que ça a ouvert comme champ pour toi ?
- Speaker #0
Je pense que j'avais une valeur depuis toujours. La liberté, pour moi, était clé dans ma vie, en fait. Très tôt, je voulais diriger ma barque. Le salariat, je savais très bien et d'ailleurs c'est marrant quand j'ai postulé en sortie d'école. Déjà j'ai choisi une école de commerce qui proposait la création d'entreprise. Donc dès le lycée en fait, j'étais animée, je voulais être mon propre patron.
- Speaker #1
C'était déjà là.
- Speaker #0
Mais au sens de, j'avais envie en fait déjà d'assumer réussite-échec et de... diriger ma barque et d'emmener des gens avec moi. Donc, finalement, le départ, la vie à l'étranger m'a vraiment permis d'être encore plus à l'écoute des autres et encore plus à l'écoute de moi-même parce qu'effectivement, on est en adaptation constante. En fait, on découvre tout. Ce que je n'ai pas dit encore, c'est que quand je disais changement radical, en fait sur mes J'ai fait trois destinations, donc République dominicaine, l'Argentine qui est une super terre de chevaux. Et après le Costa Rica où je suis restée six mois et où j'ai vécu en pleine forêt tropicale, dans une case, vraiment dans une case, où dès que je suis arrivée dans le pays, où j'ai été accueillie dans cette structure qui était une structure équestre. et un bénéficiaux de café qui était dirigé par une femme française et un costaricien. La première chose qu'on m'a dit, on m'a dit, si tu vois un serpent, retiens la forme de sa tête et sa couleur et essaye de capter le plus de choses sur cet animal pour qu'on puisse t'injecter le bon antivenin. Donc voilà, bienvenue au Costa Rica. Et effectivement, ma case... elle avait juste un toit en tôle. Donc, en fait, des insectes pouvaient vraiment, et puis des reptiles pouvaient vraiment passer par le toit et aussi par le sol. Parce qu'en fait, la plupart des maisons, il y a une marche. Mais moi, j'avais un vrai trou entre la marche et ma porte. Je savais que tous les jours...
- Speaker #1
Tu étais en pleine nature, en fait. Voilà,
- Speaker #0
j'étais vraiment en pleine nature. Et effectivement, j'avais une rivière en bas de... ma maison et j'avais la forêt tropicale qui m'entourait. Et ce qu'il faut savoir, c'est que dans ces pays, ça pousse à une vitesse folle. Ce qui fait qu'en fait, il faut sans arrêt couper, il faut dégager les chemins et une vie un peu hostile quand même, parce qu'il y a quand même énormément d'insectes. Voilà, donc changement radical. J'avais peur. Ça, c'était le point qui me faisait peur, pour être honnête. J'étais dans un bel appartement à Agnères-sur-Seine, confortable. Et j'arrivais. Et finalement, je m'y étais préparée et ça a été. Ce qui m'a le plus manqué, en fait, quand je suis rentrée, j'avais juste envie de mettre des vêtements secs. Ça paraît tout bête.
- Speaker #1
Ah oui, le côté tropicaire. En fait,
- Speaker #0
je vivais tout le temps dans l'humidité. Et le changement a été si radical qu'effectivement, il n'y avait pas de maquillage le matin. J'enfilais mon pantalon d'équitation. J'avais le temps de prendre un petit déjeuner.
- Speaker #1
Tu revois toute ta manière de vivre. Je dirais, c'est la manière à quel niveau tu positionnes les choses. Je cherche à mes mots. Tu revois toutes tes priorités. Tu ne peux plus faire comme avant.
- Speaker #0
Alors en fait, ce n'est pas les priorités. C'est plutôt, tu vis à un autre rythme en fait. Tu vis à un rythme beaucoup plus naturel. Je ne m'étais quasiment pas à mon réveil en fait. Je me réveillais naturellement. Au final, c'est vrai qu'il y a eu une vraie rupture. J'avais des projets équestres sur lesquels je travaillais. Je montais une randonnée à cheval au Costa Rica que je voulais vendre à un voyagiste équestre. J'avais une bosse sur place, tu vois, qui... qui avait confiance en moi. J'avais des étapes dans mon projet, mais je n'étais pas là sans arrêt à devoir lui dire où est-ce que j'en étais. Je l'organisais. Il n'y avait pas de zéro pression. Et en plus, je n'avais pas de vol retour à ce moment-là. Donc en fait,
- Speaker #1
elle me mettait... Exactement.
- Speaker #0
Et aussi, ce qui est assez important, c'est qu'en fait, c'était un peu une méthode woofing. Peut-être que ça parlera à certaines personnes. J'étais hébergée, nourrie, blanchie et en contrepartie je travaillais. Donc en fait c'était aussi très sain comme relation.
- Speaker #1
C'est équilibré.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
On te donne, tu reçois et vice versa.
- Speaker #0
Exactement. Et si j'accompagnais des gros groupes à cheval, je pouvais être payée en plus pour ça. Voilà et en fait oui, le point clé c'est la liberté. J'étais enfin libre. Et pas d'écran.
- Speaker #1
Oui, mais c'est...
- Speaker #0
Donc, je me suis replongée dans la lecture, je me suis remise au coloriage, à la peinture.
- Speaker #1
Ça redéfinit tout.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ça redéfinit tout.
- Speaker #0
Et je vivais avec d'autres personnes. Ça aussi...
- Speaker #1
Oui, le collectif.
- Speaker #0
Ça aussi, ça a été très marquant. En fait, j'avais ma propre maison, mais juste à côté, il y avait la maison d'étudiants. C'était des étudiants en école d'agronomie qui venaient aider la gérante qui avait un bénéficiaux de café. Et donc, ces étudiants faisaient un stage. Et donc, la plupart restaient quand même assez longtemps, six mois. J'en ai vu passer plusieurs. Et en fait, ils étaient tous... Tous avaient quand même pas mal voyagé, avaient déjà des expériences. Ils étaient évidemment beaucoup plus jeunes que moi, mais très ouverts, très à l'affût de nouvelles découvertes comme moi.
- Speaker #1
Alors comment ça t'a nourri justement ces rencontres ? Comment c'est venu tout ?
- Speaker #0
Je me suis rendu compte que notamment ce qui était dur pour moi, le manque de confort, c'était minime par rapport à ce qu'on partageait, à ce qu'on vivait. En fait, l'humain était au cœur de tout. Et le Costa Rica est aussi un pays vraiment où, d'ailleurs la devise c'est Pura Vida, ça porte très bien son nom en fait, les gens font attention aux autres, font attention à l'environnement. Il y a vraiment un collectif hyper intéressant. C'est un des rares pays qui n'a pas d'armée. C'est un des rares pays qui a investi dans l'éducation et la santé. Et qui est entouré de nature, une nature ultra préservée.
- Speaker #1
C'est quand même diamétralement opposé à ce qu'on vit aujourd'hui. Je trouve que c'est chouette d'entendre ça. C'est de se dire qu'effectivement, c'est des choses que je prône beaucoup. C'est respecter son rythme naturel, apprendre à s'écouter, faire attention. On est dans des environnements qui ne le permettent pas. On a une pression permanente. Il faut se réveiller avec un réveil parce qu'il ne faut pas louper le train, l'heure de l'école, l'heure de début des formations ou du démarrage du job. Tout est très, très, très cadré. Et cadré du 1er janvier au 31 décembre sans juste s'adapter. L'hiver, on devrait commencer un peu plus tard à travailler. Finalement, pour pouvoir être sain pour soi-même. On devrait travailler peut-être plus l'été, alors que c'est souvent là où on va travailler moins, d'ajuster par rapport à cette luminosité dont on a besoin, à cette énergie aussi dont on a besoin. Et l'hiver n'est pas un mois dans lequel on est en capacité de déployer de l'énergie, c'est le mois du repos, c'est la jachère. Jachère, on laisse les terres au repos. Et effectivement, on est dans le même rythme biologique aussi,
- Speaker #0
des personnes qui ont plus besoin de dormir, qui ne sont pas du matin.
- Speaker #1
Et pour ça,
- Speaker #0
ça a été vraiment fabuleux.
- Speaker #1
C'est un environnement qui le permet.
- Speaker #0
et de se réécouter en fait. Je pense que pendant toutes ces années, j'étais en mode automatique.
- Speaker #1
C'est ça. Donc là, tu t'es réappropriée. Ton corps, tes perceptions, qu'est-ce que tu as appris de toi, justement, sur ce voyage ? Avec quoi tu es revenue ? Qu'est-ce que ça t'a appris sur toi ?
- Speaker #0
Que j'étais beaucoup plus forte que je le pensais, résiliente, que le contact des autres était super important. J'étais plutôt dans un métier d'analyse, de chiffre, de présentation. J'avais un métier où il fallait que je présente mes analyses, mes résultats, mais je travaillais pas finalement pas trop en équipe.
- Speaker #1
Plutôt back-office.
- Speaker #0
Mais plutôt un niveau de direction. En fait, les dirigeants de ma société attendaient de moi que je leur donne des recommandations. Par contre, effectivement, j'avais toujours une stagiaire ou une apprentie, mais je travaillais avec plusieurs équipes, mais pas en équipe finalement. Oui,
- Speaker #1
oui. Moi, j'appelle ça des collections d'individus. C'est des personnes seules qui, à un moment donné, interagissent, mais il n'y a jamais de lien. Il y a juste des interactions sur des sujets, mais il n'y a jamais de lien qui s'occupe. Parfait.
- Speaker #0
J'étais un peu électron libre, ce qui pouvait me convenir à certains moments, mais finalement, qui m'a vite coupée. Je me rendais compte que, je me suis rendue compte, notamment lors de ce voyage, que vraiment le plus beau cadeau, c'était ces échanges que j'ai eus avec toutes ces personnes que j'ai rencontrées. Et que finalement, au quotidien, dans ma vie parisienne, je ne rencontrais pas de nouvelles personnes.
- Speaker #1
Alors comment t'as ramené ça dans ta nouvelle vie justement ? Parce que là, on le sent que c'est hyper important. Comment tu l'as ramené ? Parce que forcément, t'as vécu quelque chose de tellement fort et de tellement opposé à ce qu'on vit. Comment t'as ramené tout ça ? Qu'est-ce que t'en as fait ? Quelle est cette espèce de tambouille, de popote ? Alors déjà,
- Speaker #0
j'ai eu ma réponse par rapport à l'équitation. J'allais quand même chercher cette réponse-là. Je me suis rendue compte que je ne serais jamais une exceptionnelle, une bonne cavalière. Que je le faisais par plaisir, que c'était un loisir. Mais par contre, que j'étais vraiment douée dans la gestion de projet. En fait, j'ai quand même, et ça pour moi, ça a été vraiment le plus marquant. J'ai réussi à monter une randonnée à cheval au Costa Rica, à le vendre à Cheval d'Aventure, qui est un gros voyagiste équestre. Et qui permettait de faire profiter cette famille sur place, d'avoir une source de revenus supplémentaires. Et le voyage... Il y a eu un moment où il s'est arrêté, mais je sais aujourd'hui qu'il a repris. Donc, je suis hyper heureuse. Et en plus, ils ont gardé les étapes de la randonnée. Donc, je suis vraiment heureuse. Comme j'étais au centre du Costa Rica, je disais, il faut aller sur les plages du Pacifique. C'est quand même fabuleux. Et ils ont gardé cette étape dans le Pacifique. Donc, ça m'a vraiment touchée de voir que ça existait encore.
- Speaker #1
Donc, la pierre que tu as posée, elle est toujours là. Voilà,
- Speaker #0
elle est toujours là. Et en fait, la gestion de projet, je pouvais le mettre. On place partout, en fait.
- Speaker #1
C'est l'avantage.
- Speaker #0
Je me suis rendue compte que j'étais bien en équipe, que j'avais quand même une qualité d'organisation, que je pouvais être moteur, que j'avais les idées quand même très claires. Et donc, au final, quand je suis rentrée, c'est là où c'est aussi fabuleux et un vrai message. On est capable de s'adapter, mais à tout.
- Speaker #1
Oui, finalement.
- Speaker #0
En fait, on se met souvent beaucoup de freins, mais je suis revenue, oui, dans mon appartement à Annières.
- Speaker #1
Oui, tu as repris ta place.
- Speaker #0
J'ai repris, mon appartement a été loué, ce qui m'a permis de vivre pendant cette année. J'avais un budget très précis pendant cette année. Et le Costa Rica est un pays très cher, donc je n'ai pas du tout vécu dans le luxe du tout.
- Speaker #1
De toute façon, de ce que tu nous racontes. Voilà.
- Speaker #0
Et en fait, je suis revenue dans mon appart et j'ai repris mon job. Il s'avère que dans ma société, j'avais été remplacée. Ça aussi, ça n'a pas été facile quand je suis revenue. Parce que mon job, je l'avais tenu pendant une quinzaine d'années. J'ai eu pour la première fois une remplaçante qui avait évidemment mis ses petites graines et fait son relationnel. Et j'ai dû reprendre ma place. Donc, ça n'a pas été simple de reprendre cette place. Mais finalement, j'étais prête en fait. J'étais préparée. Et je savais aussi... que c'était une transition.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça que tu étais prête. Je savais que je n'allais pas y rester.
- Speaker #0
Je savais que j'apporterais quelque chose de différent dans ma société, que je redécouvrais le confort et tous les avantages qu'on a à être en France. La sécurité sociale, je suis malade, je vais chez le médecin. Tout ce qu'on n'a pas à l'étranger, en fait. Et aussi, moins de pression, beaucoup moins de pression. Je faisais très bien mon job. Je le reprenais. Et si mon job ne changeait pas, je pouvais me libérer du temps à côté pour faire d'autres choses, en fait.
- Speaker #1
Là, tu as revu tes priorités. Là,
- Speaker #0
effectivement, comme mon job n'allait pas changer tout de suite, le temps que j'avais, je l'utilisais à autre chose.
- Speaker #1
Oui, ça a redéfini tous les contours. Ce que ça a permis, ce que j'entends, c'est de redéfinir un peu tous les contours justement de ta vie en revenant ou tu as revu ta manière de fonctionner sur comment tu pouvais gérer les choses. Entre eux étant au centre.
- Speaker #0
Exactement. Au centre. Et puis, j'étais beaucoup plus alignée. J'étais beaucoup plus sereine. Et la conséquence, c'est que ça faisait plusieurs années que je cherchais à rencontrer l'homme de ma vie. Que je faisais plein de rencontres, mais que ça ne matchait pas. Et j'ai rencontré l'homme de ma vie très peu de temps après ce retour. Et ça a été une évidence, en fait. Ça s'est fait très simplement. Ça a été une évidence. Et d'ailleurs, mon appartement à Annières aussi, c'était assez évident pour moi que j'avais envie de changer. Donc, j'ai vendu cet appartement. J'ai pris de la location. Le truc où on se dit, bon... Mais en me disant, bon, voilà, l'argent, je le mets de côté. Je verrai pour après, en fait, en acceptant l'incertitude, en fait. En acceptant que les lignes pouvaient bouger, que...
- Speaker #1
Mais tu t'es frottée à quelque chose de tellement différent. T'es allée faire quelque chose de tellement, je dirais, dans cette notion d'incertitude et d'inconnu. T'es allée chercher vraiment l'opposé. Donc, globalement, l'incertitude dans ta vie actuelle et dans notre environnement tel qu'on le connaît, ça reste une incertitude plutôt factice, finalement. Donc, je suppose que ça devait... paraître beaucoup plus facile que avant 2016.
- Speaker #0
Pour moi, j'étais bien, j'étais contente d'être revenue, j'étais ravie de revoir ma famille, de revoir mes amis. Et après, les choses, c'est en ça que c'est assez fabuleux quand on s'écoute et qu'on va au bout. Après, les choses, en fait, tout s'aligne et au final, j'ai rencontré Guillaume. Après, J'avais ce désir d'enfant. Au bout d'un an de rencontre, je suis tombée enceinte super naturellement. On était très heureux. On avait envie de verdure. On avait envie d'une maison et de ne pas être en appartement. Donc, on a quitté Courbevoie pour Orgeval, où on vit maintenant.
- Speaker #1
Pas le même. Deux salles, deux ambiances.
- Speaker #0
Voilà. Mais après, à Orgeval, ce qui était fabuleux, c'est que moi, j'avais déjà ma meilleure amie qui vivait à Villene-sur-Seine.
- Speaker #1
Et les parents,
- Speaker #0
ça aussi, je trouvais ça aussi un joli signe. Les parents de Guillaume étaient de Saint-Germain-en-Laye. Donc, en fait, on se rapprochait des gens proches, proches de nous. Donc, c'était aussi une évidence d'aller à Orgeval. J'ai tout de suite adoré la vie dans les Yvelines. Là, je me sens profondément ancrée. Et j'ai... Pas du tout envie de déménager.
- Speaker #1
Tu as trouvé ta place.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Tu as trouvé ta place. C'est important, ça.
- Speaker #0
C'est super important. Et je pense que le lieu de vie est quelque chose de clé.
- Speaker #1
Dans l'énergie, dans l'envie de ce qu'on fait. Le fait de rentrer chez soi et de se sentir bien chez soi. Il y a besoin de ça. Dans l'écologie personnelle, au niveau de l'hygiène mentale. J'en parle beaucoup. Quand on rentre chez soi, reculons. C'est dur quand on sait qu'on va être dans un appart où on étouffe, pas lumineux, faire attention à choisir. Alors après, on fait comme on peut, mais justement d'avoir un espace dans lequel ça va cocher les cases. Alors toujours, on fait des choix, on est obligé de filtrer un peu, mais de cocher les cases de ce qui va te ressourcer. Et c'est ça, c'est d'aller chercher et le lieu de vie, on y passe quand même du temps. Et voilà, que ça se soit ressourçant. Et oui, comme tu dis, on se sent ancré.
- Speaker #0
Et le lieu de vie, moi ce que je trouve aussi un très bon signe, c'est que... Je suis contente de partir, je suis toujours contente de voyager, mais je suis tellement heureuse de rentrer chez moi.
- Speaker #1
C'est magique ça.
- Speaker #0
Et la vie, alors c'est vrai que j'avais toujours vécu en appartement, Guillaume lui avait vécu en maison, toujours en maison quasiment. Et moi ce que je trouve assez dingue, ça va bientôt faire 6 ans qu'on est en maison, j'ai encore l'impression que c'est ma maison de vacances.
- Speaker #1
C'est sympa, je dirais que...
- Speaker #0
Ah ouais, j'ai vraiment ce sentiment. que les choses ne sont pas fixes. J'adore bouger les meubles. J'adore cette vie ouverte aussi vers l'extérieur avec un jardin.
- Speaker #1
Tu as gardé cette flexibilité de pouvoir faire évoluer au gré de tes envies, au gré de ce qui vient.
- Speaker #0
Et aussi, ce que ça m'a appris, j'ai découvert aussi que le côté artistique était hyper important pour moi et que je ne me l'étais pas autorisée. Donc pendant l'année sabbatique, en fait, comme j'étais plus à l'écoute, plus en éveil, plus ouverte, ben voilà, je me suis remise à lire, je me suis remise... Et au final, à aujourd'hui, c'est ce qui me permet d'avoir de l'inspiration dans mon métier.
- Speaker #1
Donc c'est ce que tu as ramené avec toi. Donc il y a effectivement ce que tu en as appris, tu nous as parlé de la résilience, de la forme. Mais effectivement, il y a ce que tu as ramené et que tu as gardé. Pour moi, c'est ça qui est important aussi, c'est de se dire aujourd'hui sur ce que tu as appris de toi. Aujourd'hui, qu'est-ce que tu utilises pour prendre soin de toi dans ton quotidien ? Comment tu fais attention à toi, sachant que tu as vu ce qui était important ? Tu as eu ce temps où tu t'es écoutée. Donc, qu'est-ce que tu as ramené ? Qu'est-ce que tu utilises aujourd'hui pour prendre soin de toi ?
- Speaker #0
Très bonne question. Je pense la première chose, je redance. Alors ça aussi, il y a des choses que j'ai arrêtées pendant un temps. Et en fait, je me suis rendue compte que la musique... La danse était des choses super importantes pour moi. Donc, juste avant d'être enceinte, je faisais de la Zumba. J'adorais ça. Et au final, j'ai repris la Zumba. J'adore. À la maison, il y a toujours de la musique et souvent de la musique latine. Je saoule un peu dans la voiture. Mon fils le dira à 5 ans, il y a Radio Latina. Non, j'ai vraiment ramené des choses avec moi. Prendre soin de soi, je pense que c'est notamment un point assez difficile dans notre métier. C'est qu'on a des gros périodes de rush. Et en fait, c'est de s'autoriser derrière à couper.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et donc, couper, ça peut passer par marcher, aller en forêt, aller voir mon cheval. Parce que j'ai toujours mon cheval.
- Speaker #1
C'est la question que je me pose. Est-ce que tu as toujours ton cheval ? J'ai toujours mon cheval.
- Speaker #0
Et en retraite, que je ne monte plus. J'adore parce que j'y vais avec mon petit garçon. J'adore aussi lui transmettre ce plaisir d'être en contact avec un animal.
- Speaker #1
Ça me fait faire un lien, j'ai dit une bêtise, j'ai dit que tu avais deux enfants. Non, j'en ai qu'un.
- Speaker #0
J'ai un petit garçon. Je ne sais pas pourquoi je n'avais noté deux.
- Speaker #1
Je t'en ai un.
- Speaker #0
J'aurais aimé avoir un deuxième, mais je me rends compte à aujourd'hui que finalement, mon deuxième bébé, c'est quand même Vervaine.
- Speaker #1
Après, c'est ça aussi, un projet professionnel comme celui-ci.
- Speaker #0
Et c'est vrai que le projet professionnel va aussi dans cette lignée. En fait, j'ai rencontré Guillaume qui, lui aussi, avait ce besoin de paix. Et il s'avère qu'on a des personnalités très complémentaires. Et donc, ça a été très tôt une évidence pour nous qu'on allait quitter nos jobs salariés, qu'on allait créer quelque chose ensemble en famille. Et aussi le fait, pour moi, d'être maman. m'a fait prendre conscience que j'avais envie de transmettre à mon fils cette envie que les portes sont ouvertes et que le travail, on y passe beaucoup de temps et qu'il faut que ça nous plaise. En fait, il faut vraiment que ça nous plaise parce qu'il n'est pas question d'aller au bagne tous les jours.
- Speaker #1
C'est l'enfer. Quand le job, ça devient une corvée, ce mot, il est fort. C'est ma corvée. C'est lourd à porter. C'est tellement lourd à porter. C'est donc effectivement se dire qu'on a la possibilité De donner une autre énergie. Après, c'est un choix. Ça demande effectivement de faire des efforts. Ça ne se fait pas tout seul. Quand tu nous racontes ton parcours, tu n'as pas à claquer des doigts et ça s'est fait.
- Speaker #0
J'ai bougé les lignes.
- Speaker #1
Tu es allée les chercher. Et moi, je trouve que dans... Toi, j'avais envie de poser un peu la question des leçons, mais je trouve que souvent dans les leçons de ces parcours-là, il y a ce côté de, en fait, si je ne vais pas chercher les choses, elles ne viennent pas à moi.
- Speaker #0
Exactement. Ça, c'est une chose assez clé. Je pense qu'il faut être à l'écoute. mais ne pas attendre que les choses vont venir. En fait, pour moi, c'est assez évident, et je l'ai entendu de quelques entrepreneurs qui ont des super parcours, qu'en fait, la mise en mouvement... permet en fait de débloquer des choses et de et c'est vrai qu'on ça on n'en a pas trop parlé mais à part à partir du moment la décision je les prises j'ai plein de d'administratifs à mettre en place mais en fait ça a été simple et ça s'est fait naturellement et j'ai pas eu trop d'obstacles finalement alors peut-être que j'en ai eu et je m'en rappelle pas aussi mais finalement
- Speaker #1
c'est de se mettre en mouvement qui est le plus difficile et après il faut avoir confiance les choses peuvent venir à ce moment là parce que tu peux les capter tant qu'il n'y a pas la mise en mouvement tant qu'il n'y a pas l'élan les choses sont peut-être là mais tu n'as pas le focus dessus c'est pas seulement que tu décides de faire autre chose tu peux capter sur ton chemin ce qui va se présenter et c'est vraiment ça cette mise en mouvement C'est la plus dure. Après, quand tu sais le cap vers lequel tu veux aller, quand tu sais au service de quoi tu le mets, l'énergie, tu vas l'appuyer là. Quand tu parles d'un sujet qui est fort, c'est que tu as voulu aller chercher autour de ta passion. C'est un feu intérieur, donc c'est une énergie qui est inépuisable, la passion. Donc, quand tu arrives à la nourrir et que tu vas t'appuyer dessus, globalement, il y a certainement eu des obstacles.
- Speaker #0
Oui, après, par exemple, l'apprentissage d'une langue. À 35 ans, il y a beaucoup de personnes qui disent c'est extrêmement difficile.
- Speaker #1
Il y en a qui disent que c'est impossible.
- Speaker #0
Le cerveau n'est pas fait pour ça. Et en fait, pour moi, tout est vraiment une question de motivation. Vraiment, parce que j'ai dépassé le niveau qu'on pensait que j'atteindrais en six mois assez intensif. Parce que j'étais ultra motivée par ce projet. qu'il fallait que je postule, je voulais vraiment trouver les structures et caisses qui me conviennent, donc il fallait que je puisse échanger. Oui,
- Speaker #1
mais c'est ça, donc tu n'avais pas le choix. Tu n'avais pas le choix. Pour ton projet, tu devais la pratiquer.
- Speaker #0
Mais je le faisais avec beaucoup de plaisir, en fait.
- Speaker #1
Je le faisais... J'aime bien, moi, cette anecdote du bourdon. Le bourdon, techniquement, scientifiquement, il est prouvé qu'il ne devrait pas pouvoir voler. Mais personne ne lui a jamais dit. Donc il vole. On nous dit qu'à 35 ans, 40 ans, apprendre une langue, c'est super difficile, voire impossible, parce que le cerveau ne peut pas gérer faux aujourd'hui. On est en train de se dire que, d'un point de vue cognitif, finalement, si on s'entraîne, si on le stimule, si on le fait travailler, il est capable de tout, en fait, le cerveau. Alors, effectivement, notre cerveau n'a pas la capacité d'apprentissage d'un enfant de 12, 18 ans. Oui, OK, mais ça ne veut pas dire que c'est un problème.
- Speaker #0
Si on a le moteur, en fait, tout est possible.
- Speaker #1
Et parce que le moment où tu le remets en marche et que tu l'utilises, ta machine, elle va bien. Le problème, c'est qu'on se sous-utilise. Nos vies, où on coche toutes les cases, elles deviennent plan-plan. On se laisse porter dans le confort. 15 ans que tu es dans ton job, que tu fais à peu près toujours pareil, tu maîtrises tes sujets. Il n'a plus besoin de tourner ton cerveau. Il est sur l'autoroute, il connaît, c'est parfait, c'est par cœur, il est lancé à 130, il connaît les bornes de péage, tout est automatique. Ça passe tout seul. En fait, il n'a plus besoin de fonctionner. C'est pour ça que c'est dur. à 35 ou 40 ans de se remettre en fonction. Parce que le moment où tu l'as lancé, il est capable de tout ton cerveau. Je pense qu'avec ton projet aujourd'hui, ton cerveau, il turbine bien plus fort qu'à la fin de tes 15 années de salarié.
- Speaker #0
Tout à fait. Et ça m'a donné de la confiance. Notamment, l'entrepreneuriat, c'est vrai qu'il faut assumer et prendre des décisions tous les jours. Mais vraiment, ce parcours, m'a préparée en fait à ça et à avoir la posture aussi. Finalement, tout a été un enchaînement très logique. Très logique. Et là, aujourd'hui, en fait, on dépasse ce qu'on pensait dans notre entreprise. Le plaisir est au centre quotidiennement. Vraiment, tous les... Tous les jours, on se demande, est-ce que j'ai envie d'aller sur ce projet ? Parce qu'on se dit, on a décidé de créer cette entreprise, de mener notre entreprise familiale et vraiment de garder le plaisir au quotidien.
- Speaker #1
C'est un projet de vie, c'est un projet de famille.
- Speaker #0
Et aussi que notre fils voit que... On est heureux tous les jours.
- Speaker #1
On peut être heureux.
- Speaker #0
Exactement. On peut être heureux en travaillant. Je pense qu'il est très content de venir avec nous sur les marchés, sur les salons. Il a hâte de pouvoir faire la caissière, jouer avec l'outil en marquesse. C'est génial. Mais c'est surtout qu'il voit que ça nous procure énormément de plaisir.
- Speaker #1
Et ça leur fait du bien. Je trouve que c'est des choses qu'on lègue à nos enfants, qui est très chouette de leur montrer qu'effectivement, quand on se donne les moyens, quand on prend le temps de faire attention à ce qui est important, quand on produit les efforts au bon endroit, à la juste mesure, ça se passe bien. Alors il y a des fois où c'est plus difficile que d'autres, mais globalement, effectivement, tant que ce plaisir reste le centre de tout ce qu'on fait. Et ça permet de bien vivre. Alors, ça va. Des fois, il y a des choses qui ne sont pas forcément très excitantes dans ton métier. Ce n'est pas grave. Il y a ce cœur qui est là et vous savez pourquoi vous l'avez fait et comment vous en prenez soin. Ça, je trouve que c'est hyper précieux. C'est hyper précieux. C'est chouette tout ce que tu nous partages là. Alors moi, j'ai envie de te poser une dernière question, pour moi importante, parce qu'on est en lien avec le titre du podcast. Sur quel sujet aujourd'hui tu arrives à te lâcher la grappe ? Comment tu fais pour justement... Parce qu'aujourd'hui, je trouve qu'on est dans une société où il y a beaucoup d'injonctions, il y a beaucoup de choses qui sont compliquées. De fait, par le fait d'avoir une société, ça rajoute forcément un certain nombre de choses à faire, un peu de contraintes. Comment tu fais, toi, pour te lâcher la grappe sur certains sujets ? Quelles sont tes astuces ?
- Speaker #0
Sincèrement, je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui sont... perfectionniste. Je pense que c'est... Alors, évidemment, ça peut être une qualité des hommes, mais je pense que les petites filles, il y a quand même un peu ce truc de soit parfaite, soit jolie, soit...
- Speaker #1
Soit sage. Soit sage.
- Speaker #0
Et finalement, je pense qu'on apprend beaucoup de ces erreurs, qu'il ne faut pas en avoir peur.
- Speaker #1
Surtout pas.
- Speaker #0
Et que... comme ça va faire un lien avec ce qu'on s'est dit, en fait, il faut essayer. Qu'est-ce qu'on risque à essayer ?
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
On se met beaucoup d'obstacles mentalement. Alors que si on relativise un petit peu, qu'est-ce qu'on met en jeu et en danger ? En fait, je pense qu'il faut aussi un peu ramener les choses à un niveau basique de se dire, on est sur Terre, mais pourquoi en fait ?
- Speaker #1
En fait...
- Speaker #0
la vie, elle est courte.
- Speaker #1
Tu l'as dit au début. La vie, elle est maintenant.
- Speaker #0
Il peut nous arriver tout demain, en fait. Je peux traverser la route et me faire renverser par une voiture et finir en fauteuil roulant. Donc, en fait, la vie, c'est maintenant. C'est-à-dire que si tu ne prends pas ton présent en main et que tu ne réfléchis pas à ton bonheur, à ce qui t'anime, personne ne le fera pour toi, en fait. Donc ta vie, elle t'appartient. Et après, quand je veux faire quelque chose, pour moi, alors, ça peut être facile à dire, mais de peser le pour, le contre, de voir qu'est-ce que je risque.
- Speaker #1
Réellement.
- Speaker #0
Et en fait, notamment là, pour vous donner un exemple sur notre société, parce qu'effectivement, ça aussi, de lâcher nos... On avait des très bons jobs salariés. Moi, sincèrement, je me suis dit, mais si demain, ma boîte, elle ne fonctionne pas, j'irai postuler en entreprise éventuellement.
- Speaker #1
T'as un métier.
- Speaker #0
J'aurai. Et en fait, ce qui m'a aussi beaucoup servi, c'est qu'en rentrant de mon congé sabbatique, j'ai passé quelques entretiens. Et ce qui a été assez fabuleux, c'est qu'en fait, les employeurs n'en avaient rien à faire de mon parcours scolaire, de ce que j'avais fait en entreprise, tout. mes entretiens n'étaient que sur mon année sabbatique en fait c'est chouette parce que c'est pas le cas pour tout le monde,
- Speaker #1
il y en a pour qui ça a posé des soucis mais je trouve que c'est chouette qu'on puisse s'accrocher à ça,
- Speaker #0
les choses changent alors je pense aussi derrière ça il y a qui l'est pour voilà à 35 ans tout lâcher, partir seule et pour essayer de savoir est-ce que je pourrais travailler avec cette personne Et en fait, je me suis rendu compte que je montais mon entreprise, mais que la vie ne s'arrêtait pas là si demain ça ne fonctionnait pas. Je rebondirais, je ferais autre chose. Et que ce n'était pas grave, en fait.
- Speaker #1
Et le monde continue de tourner, en fait. Tout à fait. Il faut le reprendre, il faut continuer la marche, en fait. Tu as dit, on a parlé de mouvement. En fait, tu restes en mouvement et tu suis le mouvement. Puis on est dans un environnement, ce que c'est, quand même plutôt sécurisé, plutôt accompagné, globalement.
- Speaker #0
Alors après, le driver financier peut être quand même... Voilà. Par contre, on n'a pas le choix de son métier.
- Speaker #1
Non, mais il y a plein de choses qui vont rentrer en ligne de compte. On ne peut pas toujours faire les choix à tous les moments de vie. Il y a bien évidemment...
- Speaker #0
Il y a un timing, effectivement.
- Speaker #1
Voilà, et tout dépend de qu'est-ce qu'on a à payer, maison, enfant. Il faut toujours mettre tout ça dans la balance. Mais globalement, à un moment donné, finalement, tu peux toujours retrouver un travail. Si à un moment donné, quand tu te lances dans un projet comme ça... Il y a toujours moyen de retomber sur ses pattes, puisque les compétences, elles sont là, l'expérience, elle est là. Donc globalement, dans cette fameuse balance dont tu parles, les pour et contre, ok, si ça ne marche pas, j'ai un bagage qui existe. Je ne suis pas sans rien.
- Speaker #0
Au final, ça marche très bien et on est très heureux. Et je n'ai pas cette crainte, si demain, si on n'a plus envie aussi, on fera autre chose.
- Speaker #1
Vous savez faire.
- Speaker #0
On sait se renouveler. Et effectivement, la vie est courte. Il faut en profiter.
- Speaker #1
Mais c'est une belle leçon, je trouve, à partager. C'est les choses sur lesquelles j'essaye effectivement, moi aussi, de pas mal sensibiliser. Vivre avec des regrets, c'est dur. J'aurais pu, j'aurais dû. J'entends beaucoup de gens qui me disent j'ose pas. Oui, mais en fait, il y a un moment où quand tu regardes derrière toi et te dis mince, en fait, c'est ce choix-là que j'aurais dû faire. C'est trop tard maintenant. Alors, des fois, oui, des fois, non. Mais comme tu disais, à un moment donné, oser. Et au pire, si ça ne fonctionne pas, on revient là où on était. Et on a appris aussi. Et il y a toujours à apprendre de tout. Et surtout de ses erreurs. Moi, je dis toujours, le seul échec, c'est de ne pas apprendre de ses erreurs. Tant qu'on apprend, il n'y a pas d'échec.
- Speaker #0
Mais stop le perfectionniste.
- Speaker #1
Ah oui, celui-là, non. Poubelle,
- Speaker #0
voilà,
- Speaker #1
poubelle, stop, on arrête avec ce truc-là, c'est dur, ça fait partie de ces carcans difficiles à enlever. Mais je pense que quand on a commencé une fois, qu'on a osé une fois, c'est comme tout. C'est dur de faire quelque chose la première fois, et après la deuxième c'est un peu plus facile, la troisième un peu plus facile, et puis après, oser ça devient une compétence, ça se développe, parce que comme tu dis, t'apprends plus rapidement à faire ce pour et contre, à doser les vrais risques. Moi je dis toujours, quand on a peur, il y a les peurs réelles. Celle où vraiment les mises en danger, ok si je fais ça derrière, financièrement est-ce que je peux survivre ? Est-ce que j'ai les capacités pour ? Versus les peurs fantasmées de « il pourrait m'arriver, là je pourrais mourir au coin de la rue si je prends cette décision » . Non, non, c'est pas la décision qui va faire ça. Donc à un moment donné c'est de réussir à ramener, le cerveau il aime bien anticiper et prévoir des choses improbables, on le détend et on lui dit que ça va bien se passer. La preuve, la preuve. Merci beaucoup Gaëlle, c'était juste passionnant. Moi j'ai voyagé avec toi au Costa Rica, c'était juste incroyable. J'aime beaucoup parce qu'il y a beaucoup d'alignements de valeurs, je trouve, entre toutes les deux. Quand tu partages cette notion d'un moment donné, il faut y aller, suivre son élan, suivre son cœur, écouter les signes, écouter son cœur, écouter son corps, oser, se donner les moyens. et puis essayer. Au pire, on aura essayé.
- Speaker #0
Parfois, on ne trouve pas nécessairement les réponses en soi et je l'ai déjà entendu dans tes podcasts, de ne pas hésiter en fait à taper à certaines portes, d'en parler. Des déclics peuvent se créer d'échanges, de discussions.
- Speaker #1
L'histoire qu'on entend. D'un podcast. Exactement. D'un échange comme le nôtre, souvent, ça peut créer des résonances. Moi, j'ai eu des résonances en écoutant des histoires et en me disant, oui, tiens, mais j'ai vécu la même chose et moi, je n'ai pas osé le faire. Alors, soit je reste sur le, je n'ai pas osé le faire et puis je suis frustrée. OK, je n'ai pas osé le faire à l'époque. Tiens, si aujourd'hui, j'essayais. Et c'est ça, c'est de se lancer. Juste, moi, ce projet de podcast, j'aurais pu me dire, ben non, je n'ai jamais fait de journalisme. Je n'ai jamais pris la parole nulle part. Je me dis, mais pourquoi pas moi ? Et donc, on se donne les moyens, effectivement. Ça ne se lance pas tout seul. Comment je vais toquer aux portes ? Comment je vais me faire aider ? Comment je vais en discuter avec des gens qui vont être soutiens aussi ? C'est ce que je dis toujours. Dans ces cas-là, on va juste voir les bonnes personnes. On ne va pas avoir les gens qui vont dire, ah non, mais ça fait trop peur. Ah non, mais tu ne devrais pas. Les gens qui vont parler d'eux. On va voir les gens qui vont nous écouter, qui vont nous faire du bien. Ça peut être des professionnels, mais ça peut être l'entourage. Et juste identifier les bonnes personnes, effectivement. Celles qui vont nous donner l'élan et nous dire écoute, franchement ton projet il fait peur, en tout cas à moi il me fait peur, mais franchement ce serait trop dommage que tu n'essayes pas. Et ça, c'est des pépites quand on a ça. Et donc, effectivement, souvent, c'est des fois pour aller plus loin, on a besoin d'un petit coup de pouce, un petit coup de pied aux fesses pour aller plus loin.
- Speaker #0
J'espère sincèrement que ça créera des étincelles, en fait, que, voilà, de déplacer un peu les limites, de pas, d'enlever un peu de peur, de s'écouter et d'oser, ouais, d'oser.
- Speaker #1
Je pense que le cœur de tout, il est là et c'est quelque chose qui n'est pas inné. Ça se développe. C'est une question de confiance. Toi, tu parlais de confiance à un moment donné dans l'échange, effectivement. À un moment donné, il faut aller chercher une dose de confiance. Ça se construit, ça se travaille et il n'y a qu'en osant qu'on sera. Donc, voilà, vous l'avez entendu. Je pense que le message, il est là. En fait,
- Speaker #0
oser, oser. Et on commence par un petit pas. pas, puis un deuxième, et puis ensuite on voit où ça nous mène. Mais en règle générale, il n'y a que des cadeaux au bout. Tant qu'on prend le temps d'aller regarder, de se dire pour qui je le fais, pourquoi je le fais, et qu'est-ce que ça m'apporte. Et je pense qu'à partir du moment où on a ça, ça va bien. En tout cas, je trouve que ton parcours, il illustre bien ça. Je suis ravie de cet échange. Alors, on est bavardes, on s'est laissé emporter dans l'échange, mais c'était tellement précieux. Voilà, je n'avais pas eu envie de rediriger. Je trouve qu'il y avait tellement de choses. Merci pour toute cette richesse, ta générosité de partage. Je suis embarquée dans ton histoire. J'espère que vous le serez aussi, mais j'en doute pas. En tout cas, un grand merci pour ce temps toutes les deux.
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