- Speaker #0
Aujourd'hui, je suis ravie d'accueillir Cathy Boulanger dans ce podcast. Elle fait partie des premières femmes que j'interview et je suis vraiment très excitée à l'idée de partager avec toi son parcours, sa philosophie de vie et sa super organisation. Cathy, c'est une jeune femme déjà très éclairée sur ses priorités et sa capacité à prendre soin d'elle. Elle m'a bluffée et je l'ai trouvée très inspirante. Une vraie bouffée d'oxygène. J'espère qu'elle te fera autant de bien qu'elle m'en a fait. Alors reste avec nous pour la suite. Bienvenue dans Lâche-toi la grappe, le podcast qui t'invite à te remettre au centre. Moi c'est Stéphanie, coach et formatrice en écologie personnelle, pour les femmes qui se sont oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure. Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont osé switcher, on parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle et surtout d'apprendre à se lâcher la grappe. Parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez, installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour.
Hello Cathy ! Bienvenue dans Lâche-toi la grappe.
- Speaker #1
Salut Stéphanie.
- Speaker #0
Alors comment ça va cet après-midi ?
- Speaker #1
Bah écoute, ça va très bien. Moi j'aime plutôt bien le lundi, les reprises de semaine, donc ça va.
- Speaker #0
Dans de bonnes conditions, excellent. Moi aujourd'hui, je suis heureuse de partager ce bout de chemin qu'il va nous raconter et de pouvoir le partager à la fois avec toi et avec nos audiprices qui nous écoutent. Alors je vais te présenter déjà en quelques mots que j'ai pu entendre sur toi et puis de ce qu'on a pu découvrir ensemble quand on s'est rencontrés. Donc tu es passionnée de cosmétiques depuis tes 15 ans. J'ai vu que tu avais eu plusieurs expériences en divers instituts. Là, tu as eu un chemin professionnel. Et puis, dans ce parcours-là, tu as eu une prise de conscience. Une prise de conscience sur deux sujets notamment. C'est qu'il y a beaucoup de surconsommation dans les cosmétiques aujourd'hui. C'est quelque chose qui a beaucoup résonné, en tout cas, moi avec mon parcours. Et surtout, que la plupart de ces produits laissent de côté un certain nombre de problèmes de peau. Et qu'il y a beaucoup de choses aujourd'hui qui ne trouvent pas ce dont elles ont besoin. Le marché ne répond pas à leurs besoins. Et c'est ce qui t'a donné envie de te lancer dans une grande aventure professionnelle. Donc tu as cofondé avec une amie, Hélène, votre marque de cosmétiques, CAE Positive Beauty. Alors moi personnellement, chères auditrices, sachez que j'ai eu le plaisir de rencontrer Cathy sur deux événements, notamment sur le salon Made in France, celui de l'année dernière. Depuis d'ailleurs, je suis consommatrice des produits CAE. Et parce qu'ils sont très alignés avec mes valeurs, ça m'a beaucoup touchée en tout cas. Et notre vraie rencontre, elle est sur ce salon. Elle est sur ce salon parce que j'ai beaucoup aimé le feeling qu'on a eu. Je t'ai trouvée très touchante, très humaine. Et moi, c'est ce que j'aime dans les rencontres. C'est quand il se passe quelque chose. Quand je rencontre quelqu'un, moi, j'aime bien parler de rencontre cœur à cœur. Et voilà, il y a quelque chose qui est venu me toucher. Et ce que j'ai aimé aussi, c'est que spontanément, tu m'as proposé d'intervenir dans le podcast pour partager ton histoire, ta vision de l'écologie personnelle. J'ai senti que ça résonnait chez toi. Et donc, je n'ai pas résisté à ton énergie. à ton élan que j'ai adoré. C'est pour ça qu'on est là ensemble aujourd'hui. Est-ce que ça te va, cette présentation ?
- Speaker #1
Oui, c'est super sympa. Je suis contente de t'avoir touchée par la personne que je suis. C'est chouette. Effectivement, c'est une rencontre super sympa. C'est cool.
- Speaker #0
Et de pouvoir la formaliser ici, je trouve que c'est très sympa. Dans ce que tu m'avais raconté, j'ai senti qu'il y avait des choses qui avaient touché. Et moi, ce que j'aurais eu envie justement pour pouvoir commencer, c'est que tu puisses nous parler justement d'un moment où tu as été à la croisée des chemins, un moment où tu as compris qu'il y avait un choix à faire. Voilà, l'idée c'est que tu puisses nous partager ce moment où il s'est passé quelque chose pour toi.
- Speaker #1
Si je parle de choix de l'entrepreneuriat, notamment, c'était assez évident au début, surtout quand j'ai rencontré Hélène, parce qu'on s'est tout de suite très bien entendus, et amicalement, et sur la façon de travailler. Et puis en fait, le choix a été évident de partir dans cette voie-là parce qu'en fait, avec Hélène, on... on est sorti de master en 2020, donc je pense que tout le monde se souvient 2020 en grandité. Oui,
- Speaker #0
il y a des moments comme ça.
- Speaker #1
Pas la meilleure année pour commencer sa vie professionnelle. Le projet de CAE, c'est quelque chose dont on y pensait depuis très longtemps. Avec Hélène, on se connaît depuis 2017. Ce n'est pas vraiment de nos problématiques perso, et on y pensait déjà depuis un moment. et finalement c'est Tout s'est accéléré avec ce moment-là où on a trouvé un job, ce qui était une chance à ce moment-là, mais pas forcément quelque chose qui nous plaisait. Et moi, j'ai toujours eu la chance d'être… Comme tu l'as dit un petit peu, j'ai fait plein de choses dans les cosmétiques. Et c'est ça qui est chouette dans ce domaine, c'est qu'il y a plein de métiers différents. Mais j'ai toujours aimé tous les métiers que j'ai pu faire, sauf là où j'étais commerciale dans les packagings cosmétiques. Donc il y avait un pied dans le cosmétique, dans le titre, mais si tu veux je mordais des flacons quoi grossièrement. Donc il n'y avait plus du tout le côté bien-être que je pouvais apporter aux autres, qui me plaisait etc. Et c'est là un petit peu où du coup, c'est vrai que tu parles de choix, mais en fait limite ça paraissait évident qu'il fallait là prendre une décision. Quand on n'est plus aligné, enfin j'étais plus alignée, ce que je faisais, mon travail c'est hyper important. que ça... prend une place énorme quand même dans la vie de chacun. Et c'est trop important de faire quelque chose qu'on aime et dans laquelle on se sente bien.
- Speaker #0
Oui, tu parles de quelque chose d'important. C'est vrai que cette notion d'alignement. Donc effectivement, des fois, on a la sensation qu'on doit faire un choix. Et parfois, ça s'impose. Alors justement, comment ça s'est imposé à toi ? Est-ce que tu dis, je ne suis plus alignée ? Mais tu dis, en fait, c'était une évidence. Donc comment c'est venu cette évidence ?
- Speaker #1
Oui, moi, je pense que ça a souvent été comme ça dans la plupart de... Mon parcours, c'est un peu fait comme ça, où en fait, si je ne suis plus alignée, je me recadre. Et après, les opportunités aussi. Mais voilà, je suis les opportunités et mon alignement intérieur, si je le sens ou je ne le sens pas. Et là, c'était ça, en fait. C'est que, on pourrait croire que j'avais deux choix, qui étaient soit de continuer justement, d'avoir cette chance d'avoir un travail. Voilà, je continue dedans. Ou de recréer le travail que je veux parce que je veux continuer de m'épanouir dans ma vie professionnelle. Et ça pourrait paraître un choix. Moi, j'avoue, ça me paraît plutôt évident qu'il faut s'épanouir dans ce qu'on fait.
- Speaker #0
Tu as saisi qui était là au moment où c'était là, finalement.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
OK. Alors justement, quand tu as eu cette évidence... de te dire, j'ai besoin d'être alignée avec moi, de faire quelque chose dans lequel je me sens bien. Tu as ressenti quoi ? Tu t'es dit quoi ? Il s'est passé quoi à ce moment-là dans ta tête, dans ton corps ? Justement, tu es très liée de par, en plus, je trouve, de par ta formation de départ, de par ton métier, l'esthétisme. Je me souviens, quand on s'est rencontré, tu me parlais de massage. Donc, le corps a une dimension importante pour toi. Comment ça s'est passé ? Comment tu l'as ressenti ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Enfin, pour revenir en tout cas sur ça, c'est vrai que c'est pour ça aussi que je fais ce métier, c'est de bien-être qu'on apporte, que je peux apporter aux gens que ce soit quand j'étais esthéticienne avec le soin, le toucher, l'écoute mais aussi là par le produit avec l'efficacité des produits quand on change la peau de quelqu'un c'est juste génial quand on voit les retours et la confiance en soi qu'on peut prendre quand on se sent bien avec sa peau peau, avec son bien-être, c'est ça qui est trop bien. Et en fait, c'est un peu ça, c'est que si tu veux, j'allais au travail un peu la boule au ventre et que à partir du moment où on s'est dit en fait que ça, c'est pas possible. Et en fait, le fait d'être avec Hélène, c'était hyper fluide. Je me suis sentie tout de suite beaucoup mieux, à me dire c'est bon, je ne serai pas obligée d'être ça toute ma vie. Et du coup, je peux toujours reprendre pour... dans quelque chose que j'aime et en plus quelque chose que je vais pouvoir construire. Et donc en fait, c'est vrai que ça peut faire peur d'entreprendre, mais en fait, ça me semblait hyper évident. Encore plus le fait de le faire avec Hélène, c'était du coup hyper fluide et c'est clair que du coup, j'étais beaucoup plus en accord. Tu te sens forcément mieux, moins stressée, plus ancrée dans la réalité et tout. Quand c'est comme ça.
- Speaker #0
Oui, alors c'est effectivement, c'est vrai que là, tu mentionnes quelque chose d'important. Tu parles d'Hélène, tu en as parlé au début, tu parles de fluidité, parce qu'elle était là. Donc, c'est vrai qu'il y a des projets où des fois, on a l'élan seul. Là, j'entends qu'il y a Hélène, en fait, qui fait partie de cette histoire et qui a permis que ça se passe. Donc, justement, comment elle est intervenue ? Comment elle a été moteur ? Qu'est-ce qu'elle t'a apporté pour justement cet élan, cette évidence de pouvoir aller vers ce qui te plaisait ? Comment elle a contribué ?
- Speaker #1
En fait, il faudrait plutôt le voir où on va dire qu'on ne fait qu'un avec Hélène. C'est mon amie, je l'adore. Et en fait, c'était évident du coup que ce n'est pas elle qui m'a poussée à faire quelque chose que j'aime. C'est vraiment ensemble où on était vraiment dans la même situation. Elle aussi, elle a trouvé un job qui n'était pas forcément le job de ses rêves. Et puis surtout, quand même revenir au départ où Kae, c'est vraiment sur nos problématiques à toutes les deux. En plus, c'est surtout Hélène qui a eu des problématiques de peau. Et que moi, je l'ai un peu plus guidée justement là-dedans. Et donc, du coup, déjà, il y avait cette évidence-là. C'était notre histoire et nos problématiques. Donc, c'était fluide de le faire ensemble. Et du coup, c'est plutôt on se pousse mutuellement. Ce n'est pas forcément l'une ou l'autre qui a poussé l'autre. Enfin, voilà, on cède mutuellement. Donc, c'est pour ça que c'est beaucoup plus rassurant. et simples finalement.
- Speaker #0
Il y a des mises en mouvement, effectivement. Parfois, elles sont facilitées, favorisées, parce qu'il y a ce côté de ne pas être seule. Ce n'est pas toujours simple quand on prend une décision seule. Ce que j'entends et qui est très chouette, en tout cas, je trouve, dans la manière dont tu en parles, c'est cette espèce de binôme on sent un 50-50 où chacune apporte sa touche. En tout cas, pour parler de toi, on sent que c'est quelque chose qui te porte beaucoup. Alors, je ne sais pas si vous l'entendez, mais moi j'entends en tout cas. Je vois Cathy, mais j'entends son sourire. Vous verrez son sourire. On sent que ça te porte. C'est une histoire à deux. Et c'est finalement ce qui t'a permis, toi, de trouver ta place dans cet univers qui te correspond. Puis on entend le côté, le fait que tu contribues aussi par tes compétences. Tu les as mis au service d'eux. Et ensemble, vous avez fait quelque chose.
- Speaker #1
Oui, complètement. Parce que je pense que, en tout cas, je n'aurais pas fait ça aussi tôt ou comme ça si je l'avais fait toute seule. Je pense que j'ai quand même un esprit assez entrepreneurial de vouloir faire ce que j'aime et foncer et y aller. Mais quand même, là, ça facilite tout. Et finalement, il y a moins de questions à se poser en étant toutes les deux, c'est clair.
- Speaker #0
Alors ce changement, qu'est-ce qu'il a apporté dans ta vie ? Parce que toi, je vais refaire un lien avec quelque chose que tu disais sur ce job que tu avais trouvé. Tu dis, j'y allais la boule au ventre, enfin juste en fait, en gros, les cosmétiques, je vendais les flacons finalement. C'était que ça. Donc on sent, c'est lourd, il n'y a pas de joie là-dedans. Donc là, aujourd'hui, justement, si tu regardes ce que tu avais avant et ce changement que tu as mis en place, comment tu le vis ? Qu'est-ce que ça t'a apporté ? T'en es où ? C'est comment pour toi ?
- Speaker #1
C'est trop bien. C'est marrant parce qu'on a des difficultés de l'entrepreneuriat comme tout le monde. C'est plein de belles choses et en même temps, c'est aussi très difficile sur plein de points. Mais en fait, c'est vrai que j'ai eu la discussion par exemple avec mon papa dernièrement sur tout ça. Et... Et lui qui a plutôt, justement, un train de vie plutôt très simple, où justement, il ne se prend pas trop la tête. Et voilà, il a un peu du mal à comprendre justement le choix de faire. Je lui dis, c'est vrai que des fois, c'est fatigant, c'est beaucoup de travail, beaucoup d'énergie. Mais je sais que c'est ça que je veux faire. Et en fait, il m'a dit, mais du coup, c'est beaucoup de travail. Tu me dis que tu es fatiguée, stressée, mais tu veux quand même continuer de faire ça. C'est marrant que... Et en fait, c'était la meilleure chose, je pense, qu'on ait pu faire. Déjà, ça apprend beaucoup, beaucoup de choses. Et c'est une expérience qui est incroyable. Et vraiment, je sais que je suis à la bonne place. Je sais que je fais ce que j'aime. Et en plus, avec les personnes que j'aime, c'est quand même une chance incroyable, je trouve. Et dans tout, même le produit qu'on a créé. J'en suis contente, je suis hyper fière, c'est dans un domaine qui me passionne, il n'y a pas un sujet, limite même les finances, ça me fait kiffer maintenant. Donc tu vois, c'est la meilleure décision que j'ai pu faire je pense.
- Speaker #0
C'est chouette parce que tu utilises des mots qui sont forts, le fait d'être fier, que ça te passionne, aujourd'hui effectivement. Après, ce qui est important, c'est qu'on entend qu'il y a le côté beau, mais en même temps, ça demande aussi quand même, alors je ne sais pas si le mot sacrifice est bon, mais ça demande quand même d'aller dans un univers qui n'est pas simple. Tu parles de chance, j'ai eu la chance de faire ce projet-là, de créer un joli produit, ce n'est plus de la chance. tu l'as créé ta chance, tu t'es donné effectivement de ce que j'entends, enfin voilà vous avez osé avec Hélène. Et souvent c'est ça je trouve qui manque dans les choix de vie. Alors sans forcément être face à plusieurs choix, mais même quand il y a une évidence, c'est pas parce qu'on entend, qu'on la voit, qu'on la sent, qu'on ose y aller. Donc il y a effectivement ce côté là, donc c'est pour ça que je dis toujours quand on me dit j'ai de la chance, ouais ! Tu es allée la chercher, cette chance. Tu l'as créée, tu es donné les moyens qu'elle existe. Et c'est ça que je trouve formidable dans ces projets-là ou dans ces élans de vie où on va vers. Donc là, toi, c'est un projet entrepreneurial. Il y en a pour qui c'est des changements de lieu, pour qui c'est des changements de compte loin. Ça peut être des changements de plein de choses. Mais effectivement, à un moment donné, il y a cet instant où il y a l'élan d'aller se donner les moyens d'aller vers. Et ça, ce n'est pas de la chance.
- Speaker #1
Tu as totalement raison et en plus je sais que, je ne sais pas si c'est une façon où je me dévalorise un peu en disant ça, mais en plus si je veux me rebooster un peu l'ego quand même, j'ai tout un parcours qui est vraiment même de tout mon parcours. Tu vois, je veux dire, j'étais bonne élève et donc je suis partie tout de suite en bac pro esthétique après le collège. On m'a quand même pas mal reprise, non il faut que tu fasses un bac général, tu comprends, un bac pro esthétique c'est pas...
- Speaker #0
C'est pas assez.
- Speaker #1
C'est pas valorisant. Donc, voilà. Donc, si je suis bonne élève, pourquoi finir simple esthéticienne ? Je le fais exprès, bien sûr. Oui,
- Speaker #0
mais c'est la réalité. C'est la réalité.
- Speaker #1
Mais déjà là, il y avait aussi le fait de prendre position. Après, même après en BTS, je voulais vraiment travailler pour des marques de luxe. Et normalement, c'était réservé pour les écoles privées. Moi, j'étais en école publique. Voilà, je... Je viens d'une famille modeste, je travaillais à côté pour payer mon loyer, etc. Enfin voilà, j'ai fait. Et j'ai quand même, en travaillant gratuitement chez Sephora pour certaines animations, je me suis fait repérer par les marques de luxe qui ont pu me prendre, qui du coup m'ont proposé de continuer en licence. Tout mon parcours a été comme ça, où je ne pensais pas aller jusque, tu vois, un master. J'aime bien des fois dire que je suis esthéticienne avec un master, je trouve ça rigolo. Ouais, c'est classe. Ça, surtout, ça démontre aussi qu'en fait, il n'y a pas que... Non plus qu'il est très bien aussi d'être esthéticienne, mais voilà, ça ouvre le champ de tellement de possibilités par rapport à ce qu'on peut croire. Et en fait, oui, ce n'est pas de la chance parce que du coup, j'ai quand même travaillé pour. Tu vois, j'ai aussi même de quitter, je viens d'un petit village de Picardie de 800 habitants, 1000 maintenant. Mais tu vois, je suis à Paris aujourd'hui et j'ai quitté tout ça. Je me suis éloignée de ma famille aussi pour mes études et pour faire tout ce que j'avais envie de faire. Je me rebooste un peu l'ego en le disant. Comme ça, c'est vrai, tu as raison. C'est pour tout le monde. Ce n'est pas de la chance, c'est beaucoup de travail.
- Speaker #0
Oui, et je trouve qu'aujourd'hui, c'est important de pouvoir le montrer et l'illustrer. Ce n'est pas pour faire peur. Ça montre que c'est possible. Moi, je trouve que c'est chouette parce que ça montre que c'est possible. Par contre, effectivement, on est dans une société aujourd'hui Merci. Il faudrait que ce soit facile et que ça aille vite. On est beaucoup dans une société de surconsommation. Toi, ça fait un peu le lien avec ce que je disais au début sur ce que toi, tu avais la sensation de comment ça se passait. Et dans cette surconsommation, on est habitué à avoir accès à tout très vite. Donc, à un moment donné, non, il faut savoir prendre le temps. Et puis, il faut savoir oser sortir des sentiers battus. Moi, ce que j'aime bien dans ton parcours, que tu nous partages là, c'est ça. C'est qu'on peut passer par des voies parallèles. On peut suivre des choses qu'on aime. Et puis raccrocher les briques au fur et à mesure, ouvrir le champ des possibles en essayant, suivant, voilà, tu as suivi ton rythme, moi je trouve que c'est chouette, parce que tu ne t'es pas cantonnée aux attentes des autres, tu as suivi ce que tu voulais faire, mais en même temps tu ne t'es pas arrêtée là, et tu t'es dit tiens, et si j'allais là, et puis si j'allais là, et effectivement tu t'es donné les moyens.
- Speaker #1
Tout est possible en fait, c'est vrai que je le raconte plus pour montrer que tout est possible. même sans forcément d'aide financière, tout est toujours possible.
- Speaker #0
Bien sûr, là ce qu'il y a, c'est le moteur qu'il y a derrière, et c'est vraiment ça moi je trouve qui est essentiel, c'est le moteur qu'il y a derrière, quand il y a de l'envie, quand il y a de la passion, il faut une dose aussi de confiance, parce qu'il faut croire en soi à ce moment-là, pour pouvoir faire les chemins que tu as fait, c'est qu'à un moment donné, tu as aussi cru en toi. Donc ça c'est chouette.
- Speaker #1
Oui, mais la passion. La passion, je trouve que c'est hyper important.
- Speaker #0
C'est un très très bon point.
- Speaker #1
Tu aimes ce que tu fais et que du coup, c'est hyper simple. Tu suis ce que tu aimes et après, c'est hyper simple.
- Speaker #0
Oui, oui. Alors, ça paraît simple, mais il y en a pour qui c'est dur. Donc, c'est quand même chouette parce que voilà. En fait, c'est simple parce que tu l'as vécu. On sent que tu l'as vécu de manière fluide. Tu as passé les étapes. On sent qu'il y a certainement l'envers du décor où il y a des fois où ça a dû être... plus difficile. Il y a certainement eu des choses qu'on fait que ça n'a pas été facile tous les jours, mais globalement, ce que tu en gardes, toi, c'est cette fluidité. Je trouve que c'est très chouette. J'aime bien parce que ce que tu dis, je trouve que ça résonne beaucoup. J'ai ma petite dernière, Emma, qui a 11 ans et il y a deux ans, je crois que c'est il y a deux ans ou trois ans, où elle me dit, maman, moi, je ne vois pas pourquoi je ne devrais faire qu'un métier. Il y a plein de choses que j'adore et ce qu'elle aime, c'est prendre soin. Elle me dit, j'aimerais être coiffeuse parce que je trouve que c'est génial, on peut faire plein de choses. Mais j'aimerais aussi être médecin et vétérinaire, mais ce n'est pas possible. Parce que c'est compliqué, mais j'aimerais bien pouvoir faire tout ça, mais ce n'est pas possible. Je dis, mais en fait, alors oui, je te confirme qu'à 25 ans, tu ne seras pas tout ça. Mais finalement, en soi, à 50 ans, tu pourrais faire ces trois métiers. Ça veut dire qu'il va falloir du temps, il va falloir te former. Mais en soi, qu'est-ce qui rend ça impossible, hormis toi-même ? Et je trouve que c'est vraiment ça. Et je me vois lui dire, mais en fait, non, c'est possible. C'est juste qu'effectivement, ça ne se fera pas en trois ans. Mais en soi, si tu en as l'envie et que ta passion derrière, c'est prendre soin des autres et des animaux et du vivant, tout est possible. Et je trouve que ça fait du bien aussi de pouvoir montrer que parfois, c'est possible. Ça ne prend pas les voix attendues, mais c'est possible. Mais il faut cette petite lumière, ce feu intérieur qui porte tout.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Si on est motivé, on fera plein de choses.
- Speaker #0
Mais oui, complètement, complètement. Alors toi, aujourd'hui, justement, tu l'as dit, tu as fait un choix audacieux, c'est de te lancer dans l'entrepreneuriat. Donc, il y a effectivement toute la partie où tu vis de ta passion, tu es sur des produits qui te plaisent, tu vois que ça fonctionne. Mais à côté, il y a l'enjeu entrepreneurial et dans l'entrepreneuriat, il y a des choses qui ne sont pas simples. Et justement, comment tu fais, toi, pour prendre soin de ton écologie personnelle ? Comment tu fais pour justement prendre soin de toi ? Alors, je rappelle ici, ce que j'appelle l'écologie personnelle, c'est apprendre à bien se connaître, prendre soin de soi et développer un rapport à soi qui soit apaisé. C'est vraiment avoir ces trois éléments qui sont là. Donc, toi, comment tu fais pour aujourd'hui ? Prendre soin un peu de tout ça dans cet univers un peu fou qui est le tien.
- Speaker #1
Alors, moi, je suis quelqu'un de très organisé. mais vraiment mon agenda quand on n'est pas dans le délire, ça me fait très peur et mais du coup je me planifie ces moments pour moi. En fait dès chaque semaine je reviens sur mon planning mais début de mois aussi et ça va être par des choses toutes bêtes de me faire mes ongles, me faire des soins du visage, soins des cheveux etc je le note même si je me le fais moi même. dans ma salle de bain, maison, je le fais à la maison, enfin. Mais je me le note dans mon agenda. Des moments pour moi aussi, tu vois, chaque début de mois, j'essaie de regarder un petit peu quel film va sortir. Et j'aime beaucoup, par exemple, aller au cinéma toute seule, faire une expo, des choses comme ça, toute seule. Donc, je me les planifie en avance. Et le sport, pareil. Et le sport, et tout ça, je le mets dans mon agenda. Et c'est vraiment les moments pour moi que j'aime. Et je me les planifie tout de suite. Et en fait, il y a un peu un truc de... Bon, on peut toujours aller bouger, évidemment. Ça risque un Google Ads.
- Speaker #0
On risque être flexible.
- Speaker #1
Voilà, mais l'idée, c'est quand même de se dire c'est un rendez-vous et normalement, si j'avais rendez-vous chez le médecin, je ne le bougerais pas. C'est la même chose là avec ma séance de sport ou mon ciné ou ma sortie. Et je prends vraiment beaucoup de temps à prendre ce temps-là pour moi. Merci. hyper important et franchement moi je le conseille à tout le monde même quand ça va vite moi je sais que c'est quelque chose qui me cadre j'aime bien être cadrée et en fait en plus je sais que je vais pouvoir organiser le reste en fonction de ça donc ma charge de travail sera aussi en fonction du temps que je me suis allouée pour moi et pas l'inverse, si on commence à faire l'inverse bah en fait on se trouvera jamais du temps pour soi donc non je fais l'inverse je mets mon temps pour moi et après je planifie mon travail
- Speaker #0
Tu nous partages un super bel exemple là. C'est vrai que dans la plupart des gens que je rencontre ou des clientes que j'accompagne, même en formation, notamment quand on est sur des profils managers, profils managers en plus, 40 ans passés, c'est le boulot d'abord et c'est, moi j'appelle ça, les rendez-vous avec soi-même. Ça peut être avec une relation à l'extérieur ou se faire faire un soin, mais se le faire soi-même, juste se bloquer dans son agenda un temps. où on va faire quelque chose pour soi, que ce soit de soi avec soi ou avec quelqu'un d'autre, juste un café avec une copine. C'est vrai que souvent les gens ont tendance à remplir l'agenda. Et ensuite, on voit s'il y a de la place pour nous. Et en fait, il y a des moments de la vie où entre le travail, s'occuper de la maison, quand on a des gammes, quand il y a tout un tas de choses qui viennent, il n'y a plus de temps. Et moins on en prend au départ et moins on en prend après. Alors que c'est indispensable. C'est indispensable. Je suis bluffée par ton partage. Je me fais « Waouh, on a tellement à apprendre de toi, Cathy ! »
- Speaker #1
Non, non, non, mais après, attention, il y a toujours un équilibre et parfois, je vais me retrouver dans un tunnel de travail. Tu restes humaine. Mais je sais que du coup, il faudra qu'on pense quand même à un autre moment. Et même, du coup, tu vois, par exemple, même écouter le sommeil. Je sais que, par exemple, le mois de décembre, il est très chargé pour le travail. J'ai un peu moins de temps pour faire du sport ou pour me faire ces moments à moi. mais par contre du coup je suis pas sûre je fais très attention au sommeil, à ne pas aller dormir trop tard ou des choses comme ça pour être quand même en forme quoi et ne pas m'épuiser physiquement. Après je suis peut-être un peu épuisée mentalement à la fin décembre mais voilà il faut quand même toujours prendre ce temps là.
- Speaker #0
Non mais c'est important parce que vraiment là ce que tu partages, enfin ce que j'entends et ce qui est chouette c'est qu'il y a beaucoup d'écoute envers toi-même. Il y a vraiment cet élément parce que tu peux pas être sur tous les fronts. C'est pour ça que je disais tout à l'heure tu restes humaine. Il y a des moments de vie où, en fait, finalement, ce serait presque destructeur de vouloir forcer à tout rentrer. Donc, savoir lâcher. Ce que je trouve qui est important, c'est d'avoir aussi la capacité, même quand on est hyper organisé, à savoir bouger les lignes. Parce que ça, ça vient prendre soin aussi de l'écologie personnelle. Et ça, en fait, ce qui le permet, c'est bien se connaître. Pas besoin du sommeil. Donc c'est lui que tu vas d'abord mettre en vraie vigilance et ensuite tu vas rentrer les choses. Et ça je trouve que c'est très très chouette ce que tu nous partages.
- Speaker #1
Mais ça, c'est aussi pour ça que j'aime bien la gestion avec les agendas, le type Google Agenda. J'ai plein de couleurs différentes en fonction de quel type d'activité, etc. Je suis un peu toquée.
- Speaker #0
Hyper organisée.
- Speaker #1
c'est tout mais si tu veux ça me permet même après du coup de voir quel temps j'ai alloué à telle tâche et ça dans le travail ou dans la vie perso alors dans la vie perso je vais te dire il n'y a pas trop de temps pour soi mais même après dans le travail j'ai alloué tant de temps là finalement je me rends compte que mon rythme en ce moment c'est plutôt de travailler très tôt le matin et de finir tôt dans l'après midi, je vais organiser mon temps comme ça etc et je trouve qu'après ça participe du coup au bien-être
- Speaker #0
Moi je suis admirative, je suis là, je suis baba devant ce que tu me partages, je suis incapable de faire ça. Alors les temps pour moi sont importants, je me suis fixé des choses moi pour que... J'ai un rituel le matin sur lequel je ne déroge pas, hormis si je suis vraiment trop fatiguée et je vais privilégier le sommeil. Mais c'est la seule chose, mon agenda moi est à pleurer. Je suis admirative, je me dis waouh ! Et ça, ça dépend des personnalités, il n'y a pas à se dire que c'est bien ou que ce n'est pas bien. C'est pour ça que vraiment, je dis, le fait de bien se connaître, de bien comprendre de quoi on a besoin va faciliter les choses et surtout va permettre de faire ce qui est en adéquation avec ça, avec ses besoins. Alors justement, comment tu sais que tout ça, c'est important ? Qu'est-ce qui t'a amené à comprendre ça ? Comment tu as fait pour pouvoir trouver cette organisation ? Comment tu en es venu là ? Eh bien, quand justement tu touches le fond de fatigue physique, mentale, et que tu te dis en fait ça ne va pas le faire. Grosso modo, la première année avec Hélène, donc en gros on a été à 100% sur le projet en février 2022, et on a reçu les produits en novembre 2022, donc on a commencé à vendre une petite année, en fin d'année quoi. Et on s'était mis beaucoup de pop-up, etc. au mois de décembre. Et en fait, on a travaillé vraiment non-stop. Et là, à la fin, ce n'était pas possible. Et je n'ai plus jamais dit qu'on refait ça. Je ne veux pas te mentir qu'à chaque mois de décembre, finalement, on se rajoute des petites choses. Mais voilà, on le réduit quand même d'année en année. On fait un peu mieux chaque année. Ce n'est pas encore parfait, mais c'est de mieux en mieux. Et puis après, c'est malheureusement un peu au moment où tu te dis en fait, là, ça devient presque trop tard. Mais après, tu sais que ce qui te fait du bien, puis tester des choses aussi. Le sport, je n'étais pas très sportive avant. Maintenant, je pense que je peux dire que je suis sportive. Et en plus, j'aime ça. Et donc, je sais que c'est quelque chose qui me fait du bien. Donc, c'est important,
- Speaker #1
tu vois. Oui, c'est de pouvoir, en fait, par l'expérience, tester les ressources, t'ajuster et affiner. Et tu t'affineras toute ta vie, finalement. Exactement.
- Speaker #0
Oui, exactement. Et puis, même des fois, juste par des choses simples, des moments de lecture ou des choses comme ça. Ça peut être vraiment, il ne faut pas aller forcément, même je disais cinéma, expo, c'est déjà des petites choses. Et le truc aussi, c'est qu'en fait, chaque début de mois, j'ai une liste, j'ai mes choses à faire qu'en gros, j'ai besoin de faire. Il y a pour qu'il y ait, par exemple, avec l'analyse des chiffres, etc. Et pour moi, perso, des papiers à remplir, des choses comme ça. Et je me mets aussi dans cette liste de tâches de début de mois, justement, de faire mon agenda et de regarder, tu vois, je te disais les films, donc c'est dans ma liste de tâches, tu vois. De regarder les films qui vont sortir, de regarder les expos qu'il va y avoir, et de me planifier mon sport, c'est dans ma liste de choses. Donc, voilà. En plus, tu as la satisfaction après d'avoir coché que tu as planifié ces temps-là.
- Speaker #1
C'est ça, tu l'as planifié, tu l'as prévu, c'est une réalité. Après, effectivement, c'est pour ça que je dis Merci. Ce n'est pas valable pour tout le monde, ça dépend vraiment des modes de fonctionnement. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a des choses, si tu ne les anticipes pas aussi, il peut y avoir ce côté « ah mince, j'aurais voulu faire ça, mais je n'ai pas regardé » . Moi, je suis beaucoup de ce genre de me dire « je vois une expo et puis finalement, un mois après, je me réveille et puis elle n'est plus là » . Parce qu'effectivement, j'ai beaucoup de mal à planifier. Bon, ben voilà, ça c'est lié à mon mode de fonctionnement. Je l'ai intégré, maintenant je ne m'en plains plus. Mais effectivement. Le fait de pouvoir anticiper, après voilà, il n'y a pas forcément besoin d'en avoir beaucoup, mais ça fait du bien. Et comme tu dis, le fait de cocher, de dire je me suis prévu ça, je l'ai bien fait, déjà je l'ai planifié, en plus je l'ai fait, ça sécrète tellement d'hormones de plaisir, ça sécrète de la satisfaction et donc en fait ça participe au bien-être.
- Speaker #0
Exactement. Et puis oui, comme tu dis, moi je n'ai pas d'enfant, parce que je pense aux mamans aussi, où ça peut paraître lunaire de se prévoir autant de temps, mais même une heure par semaine, ou même 15 minutes le matin, de lire un petit peu avec un café tranquillement pour soi, ou d'appliquer son huile en automassage. C'est aussi un moment pour soi, avec une bonne musique. Moi, j'aime bien dire en plus, mettez une bonne musique que vous aimez, en même temps que vous appliquez ça, et tout le moment est pour vous. Ce n'est pas forcément obligé que ce soit des jours ou des après-midi entiers pour soi.
- Speaker #1
Complètement. Moi, c'est ce que je dis toujours, un rendez-vous avec soi-même, surtout quand on ne l'a pas pris depuis longtemps, ou quand c'est quelque chose qu'on n'a jamais fait. J'ai des gens qui viennent me voir qui n'ont jamais pris de temps, des clientes qui n'ont jamais pris de temps pour elles. J'ai un rendez-vous avec soi-même quand on ne l'a jamais fait, c'est une minute par semaine. J'ai des personnes, j'ai des clientes qui me disent « mais je n'ai pas une minute » . Et là, je dis « je ne suis pas d'accord » . Je crois que je le dis dans un de mes épisodes. Mais en fait, quand je vais aux toilettes, je vais prendre une minute de plus ou je vais juste rien faire. Cette minute-là, on l'augmente, on la double la semaine suivante. Ça paraît énorme de doubler, une minute, ça devient deux et après, on augmente. Et en fait, tout d'un coup, on se rend compte qu'on en a besoin. Et une minute, c'est juste une minute où je respire, une minute où j'essaye de laisser mon cerveau glisser. C'est peut-être une minute où je regarde juste dehors. Moi, je me revois dans la boîte où je bossais. J'avais la chance, enfin j'avais la chance faux, je n'avais pas la chance, je vais me corriger. J'avais suivi les mouvements de bureau au fur et à mesure que les gens partaient pour aller attraper le bureau qui était un peu au fond de l'open space, le long de la grande baie vitrée. Et je sais que des fois, quand je n'en pouvais plus, d'aller sur la terrasse qui n'était pas autorisée pour grand-chose, mais juste on pouvait aller respirer dehors, je fermais la porte derrière moi, je prenais une minute, je respirais, je regardais la nature, une minute. Je me disais, OK, là, il faut que j'y retourne parce que j'ai trop de choses. Mais j'arrivais à prendre cette minute de respiration. Elle changeait tout dans ma journée. Et ça peut paraître énorme, mais si on ne commence pas par ça, en fait, on ne peut pas. Et donc, effectivement, prendre soin de soi, ce n'est pas forcément des heures et des heures par semaine. Ça peut être déjà quelques minutes où on ne fait rien d'autre qu'être avec soi. Mais c'est un chemin. C'est un chemin.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. mais je pense que j'ai aussi la chance c'est qu'on est quand même une génération euh où on a compris ça, tu vois, que la santé mentale... Enfin, je t'ai parlé du sport, mais c'est même juste la santé mentale de, comme tu dis, respirer, même aller se balader, tu vois. C'est des choses que je ne faisais pas forcément avant, mais parfois, je vais juste me balader, un podcast, et puis, voilà, je prends... C'est quoi ? C'est 20 minutes, une demi-heure, d'aller faire le tour du parc.
- Speaker #1
C'est ça. C'est pas énorme. Mais effectivement, tu dois assurer, je pense qu'on va revenir dessus, ça pourrait faire un épisode complet, l'enjeu de la santé mentale et l'intergénérationnel où effectivement, il y a ces générations qui ont appris à faire dans le dur, et il y a toute votre génération qui est en train d'arriver, puis toute celle derrière qui dit, mais il y a une autre voie possible. On n'est pas obligé d'être dans le dur. Il va falloir qu'on trouve le juste milieu, parce qu'effectivement, il y en a pour qui ça va un peu trop loin, il y a des... profils qui génèrent, j'ai pas le mot, qui vont privilégier plutôt le perso versus le prof. Comme tu parlais, tu le disais à un moment donné, c'est l'équilibre qui fait que ça fonctionne bien. Et ça va s'ajuster doucement. Mais effectivement, vous avez ce point où vous avez su apprendre de nous. Parce que clairement, je suis plus de la génération plus loin. Mais vous avez su apprendre de nous et ça, je trouve ça super chouette. Que ça, ça commence à bouger, que ça se transmette. Et effectivement... J'ai moins de clientes sur le sujet de l'écologie personnelle sur les moins de 30 ans. Tout dépend des formats familiales. Parfois, il y a pu avoir des histoires qui font que c'est compliqué, mais il y a moins de sujets qu'effectivement sur les générations au-delà de 40 où ça reste encore très compliqué.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je pense qu'on a quand même vu que vous étiez moins quand même... dans le bien-être de votre travail, alors que déjà, nous, il y a quand même aussi de choisir quelque chose qui nous plaît. Après, ce n'est pas le cas de tout le monde, mais même limite, je ne dissocie pas pro-perso parfois. Et on pourrait croire que du coup, ce n'est pas bon, mais en fait, finalement, je trouve que quand on aime ce qu'on fait, pourquoi dissocier les deux ? Moi, pour ouvrir l'ordi et répondre à mes partenaires, j'aime ça en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça qui est important, t'aimes ça.
- Speaker #0
Donc, ce n'est pas du boulot au sens où on entend une corvée. Donc, voilà.
- Speaker #1
Moi, je le mets toujours sur le plan de « est-ce que ça me coûte de l'énergie ou pas ? » Et le pro-perso, aujourd'hui, on est une seule et même personne. Quand j'ai des gens qui me disent « moi, je laisse le perso en dehors quand je suis au boulot et le contraire quand je rentre à la maison » , C'est impossible. Donc, à un moment donné, il vaut mieux tout réconcilier, comprendre, et c'est surtout se focaliser sur qu'est-ce qui me coûte de l'énergie. Qu'est-ce qui me fait du bien ? Qu'est-ce qui me coûte ? Je n'ai pas toujours la possibilité d'enlever ce qui me coûte de l'énergie. On va être clair. Aujourd'hui, quand on est dans l'entrepreneuriat, je pense qu'on va être d'accord sur un point. Tout ce qui est administratif, tout ce qui est juridique, ce n'est pas le plus excitant, sauf si tu es une avocate. Alors, j'ai une amie qui est avocate, si elle m'écoute, vraiment, mais j'adore les gens comme vous, parce qu'en fait, on a besoin que vous soyez passionnés par l'administratif. Mais quand on n'aime pas ça, c'est dur. Mais il n'y a pas le choix. Après, on dose.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est dans cet équilibre-là aussi. C'est vrai.
- Speaker #1
Mais oui, oui, oui. Alors, moi, j'aimerais te poser une dernière question. Je trouve que c'est aussi l'objectif ici. C'est que par rapport à nos échanges, ça puisse résonner, donner des idées, qu'on puisse se saisir un peu de ton parcours et de ce que tu nous partages. Toi, quelles sont les leçons ? que tu as appris sur ton chemin ? Vraiment sur ton parcours, parce que finalement, comme tu restes assez jeune et que tu as fait des choix, quelles sont les leçons que tu as apprises et que tu aimerais transmettre à toutes celles qui nous écoutent ?
- Speaker #0
Franchement, ça va paraître un peu nier, et puis du coup, je l'ai un peu déjà dit tout à l'heure, mais c'est vraiment que tout est possible. Quand on fait les choses qu'on aime, je pense que tout est possible. Il n'y a pas de... Enfin voilà, comme je disais, je ne viens pas du tout de la ville et aujourd'hui je ne me verrais pas ailleurs que Paris. Je viens d'une famille modeste et j'ai quand même suivi de longues études qui des fois peuvent effrayer par leur coût, etc. Et il y a toujours des solutions et toujours le moyen d'arriver où on veut. Donc tu vois, je suis persuadée que ta fille, elle fera et coiffeuse et vétérinaire et médecin.
- Speaker #1
Bon,
- Speaker #0
si tu en as envie.
- Speaker #1
Il y a un bémol, c'est que finalement, je me suis rendu compte que le sang, ce n'était pas trop ton truc.
- Speaker #0
Ah bon, alors désolé.
- Speaker #1
Tu parles un peu glissé.
- Speaker #0
Peut-être pas les trois en même temps, mais en tout cas, à la retraite, les trois. En vrai, je pense quand même que tout est possible. Et vraiment, quand on veut, on peut. Après, c'est sûr, c'est dur. Et des fois, on a un peu envie de lâcher ou autre. Mais vraiment, se fixer les objectifs et tout faire pour les atteindre. Du coup, tu sais où tu vas et c'est beaucoup plus clair. Et franchement, on peut tout faire.
- Speaker #1
Oui, ben oui. Alors justement, tu dis, il y a des moments où on a envie de lâcher. Qu'est-ce qui t'a permis, toi, dans les moments où tu as eu envie de lâcher, de ne pas lâcher ? Justement, ton expérience là-dessus, qu'est-ce que tu as mis en place ?
- Speaker #0
Franchement, c'est de savoir où je veux aller. Et en fait, même s'il y a de la fatigue physique, etc., ou même mentale, ou un peu on n'en peut plus, et des fois, il y a des choses aussi perso qui font que... Bon, justement, on respire, on reprend un temps pour soi. S'il faut reprendre une pause, des fois, dans le travail aussi, j'ai l'impression que je n'y arrive plus. Et que finalement, je stoppe tout. Je m'arrête et je reprends de zéro. quelles sont les tâches que je dois faire, comment je peux les... Est-ce que finalement, tout ce qu'on a est prioritaire ou pas ? Je suis très dans l'organisation, vraiment. Oui,
- Speaker #1
c'est ce qui fonctionne pour toi.
- Speaker #0
Ah oui, oui, oui. Et vraiment, des fois, ça peut paraître bête de se dire « J'ai plein de choses à faire, mais là, cet après-midi, je ne vais rien faire. Je vais juste me poser sur quelles sont mes tâches. Pourquoi là, je me sens que ça ne va pas et j'ai l'impression que je n'arrive à rien faire. » Et en fait, des fois, il y a plein de trucs finalement qu'on a noté en superflu. Ou des fois, il y a juste plein de choses dans notre tête. Mais en fait, plein d'idées qui se regroupaient. Donc finalement, ça ne donne pas tant de tâches que ça. Et on relativise. Et de garder le cap de l'objectif. C'est quoi ton objectif ? Et après, tu te refocuses. Ok, bon, en fait, j'avais tout ça en tête. Mais ça, ce n'est pas du tout essentiel pour le moment. Ça non plus. Donc, on va se fixer sur qu'est-ce qui va m'amener à l'objectif. C'est ça. Ok, on regarde là-dessus.
- Speaker #1
Oui, Marie. Excellent, merci parce que je trouve que c'est des pépites que tu partages là, parce que c'est des choses qu'on entend, que c'est des choses qu'on voit, on entend beaucoup de choses sur ce qu'il faudrait faire pour que ça marche. Je trouve que ce que tu viens illustrer, c'est que comme tu as bien compris comment tu fonctionnais, tu te connais sur un certain nombre de plans et ce n'est pas que tu te connais, c'est venu à toi comme ça, un jour tu t'es réveillé et tu t'es dit tiens je suis comme ça. Non, tu as appris, tu as appris de tes expériences, tu as appris de quand ça marchait, tu as appris de quand ça ne marchait pas. Et ça t'a permis de mettre en place des choses qui fonctionnent pour toi. Ça ne veut pas dire que ça marche pour tout le monde. En tout cas, pour toi, ça marche. On sent que c'est fluide. On l'a dit plusieurs fois, Alain, mais la manière dont tu le mets en place, dont tu en parles, on sent que c'est hyper fluide, que ça te correspond. Et je trouve que c'est chouette, c'est que ça montre vraiment que quand on prend le temps d'être à son écoute, de faire attention à ce qui fait du bien, à ce qui fait du mal, il y a la possibilité justement d'avoir les bonnes actions ajustées. cohérence et alignée. C'est vraiment ça, en cohérence et alignée pour se sentir bien. C'est pas magique, c'est pas de la chance, c'est du boulot, c'est de l'expérience, tu l'as dit, c'est des moments parfois qui sont difficiles, mais au bout du bout, ça permet de se poser, et effectivement, cette histoire de poser les choses, on a l'impression que ça part dans tous les sens, déposer ce qu'on a dans la tête. Alors, je suis pas forcément excellente en organisation, par contre, je sais qu'à un moment donné, quand ça fourmille, je le dépose sur le papier. En fait, ce qui est déposé, ce qu'on a dans la tête et qu'on pose sur le papier, ça permet de l'enlever. Il y a vraiment une action de ça libère le cerveau et ça permet de faire ces fameux regroupements où finalement, ça répond à l'objectif, ça part, ça va ensemble. Et surtout, garder pourquoi je suis là. Moi, je dis toujours, c'est se rappeler de son pourquoi. Pourquoi je suis là ? Pourquoi je le fais ? Qu'est-ce que j'aime ? Qu'est-ce qui m'anime ? Où je veux aller ? Et quand on reste connecté à ce feu-là, finalement, tout devient possible. Ça ne veut pas dire que c'est simple. ça veut juste dire que tout devient possible et c'est super chouette parce que là ce que tu vas nous illustrer moi je trouve que c'est tellement en adéquation avec ce que je veux porter partager voilà on est en plein dedans apprendre à se connaître c'est vrai en fait finalement on pourrait le faire plus le
- Speaker #0
synthétiser comme ça ça parlerait peut-être à plus de monde que le côté très organisé qui moi me convainc bien en fait apprendre à se connaître ça c'est accessible à tout le monde qu'on soit organisé ou pas et Merci. pour savoir comment travailler. Et justement, moi, j'étais trop à foncer, foncer, aller, et pas réfléchir, et tant pis, j'ai plein de choses à faire, je vais les faire, et machin. Et du coup, j'ai appris à me dire, non, en fait, il faut mieux se stopper, prendre le circul, tout. Et des fois, je fais des notes, mais de trucs stupides, même une micro-tâche, un mini-truc, mais au moins, c'est plus dans ma tête, et puis ça sera fait, et voilà.
- Speaker #1
Et ça prendra son chemin au moment où ça devra le prendre, mais c'est ça, c'est plus dans ta tête. Donc ça vient plus brouiller tous les capteurs et les pensées là où elles doivent aller.
- Speaker #0
Oui, c'est clair, c'est ça.
- Speaker #1
C'est top, c'est top. Merci Cathy, c'était super chouette cet échange. En tout cas, j'espère que ça trouvera sa résonance, un écho. Je suis sûre que ça parlera à un grand nombre de nos auditrices. Chacune va attraper ce qui lui convient, ça fera des résonances avec les parcours. Mais merci en tout cas, parce que c'était hyper généreux et très agréable d'entendre ton histoire et la manière dont tu nous l'as... partagé et dont on a cheminé ensemble là-dessus.
- Speaker #0
Merci à toi Stéphanie de m'avoir laissé échanger et de donner les petits conseils que je peux donner.
- Speaker #1
C'est top, ça fait toujours du bien et je trouve que c'est chouette quand ça vient de la vraie vie. Le monde a vraiment besoin, je trouve, d'entendre des histoires qui sont différentes, des histoires qui sont vraies. Il y a ces histoires magiques qu'on entend partout. À un moment donné, la vraie vie, c'est un chemin qui n'est pas linéaire. Ce n'est pas pour ça qu'on n'est pas heureux, ce n'est pas pour ça qu'on ne réussit pas. Par contre, effectivement, la ligne droite, elle n'existe pas beaucoup ou alors souvent elle est un peu froide. Moi, j'ai une ligne droite de 17 ans, elle n'est pas très joyeuse. Donc, des fois, la ligne droite n'est pas mieux que le chemin qui est un peu tortilleux.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est clair. Il fait peur, mais les bonnes baskets, c'est bon.
- Speaker #1
Exactement, il faut juste être bien équipé. C'est exactement ça. Voilà, comme les sportifs le savent, il faut juste avoir le bon équipement.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Excellent. Merci beaucoup, Cathy. On va vous quitter sur cette dernière conclusion. En tout cas, un grand merci à toi d'être venu à nous. Un grand merci pour votre écoute et à très bientôt dans la suite du podcast.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
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