Speaker #0Il y a quelques semaines, j'ai vécu une expérience qui m'a bouleversée.
En participant à un atelier dans lequel je ne connaissais quasiment personne, j'ai pris conscience que je n'étais pas invisible, et même que je pouvais être choisie.
C'était tellement fort que s'est venue balayer, d'un seul coup, une vieille croyance poussiéreuse dont je n'arrivais pas à me défaire.
Dans cet épisode, Je t'emmène avec moi dans un bout de mon histoire pour te faire découvrir comment une croyance peut t'enfermer dans un schéma limitant et quelles sont les étapes pour la déconstruire et s'en libérer.
Bienvenue dans Lâche-toi la grap' !, le podcast qui t'invite à te remettre au centre. Moi c'est Stéphanie, coach et formatrice en écologie personnelle pour les femmes qui se sentent oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure. Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont osé switcher, on parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle, et surtout d'apprendre à se lâcher la grappe. Parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez, installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour.
Depuis fort, fort longtemps... Je vis avec une croyance qui a la peau dure. Je crois que je suis invisible pour les autres. Alors ça, c'est une croyance qui date vraiment de très très longtemps.
Comme je te le disais en intro, en janvier, j'ai participé à un atelier un peu particulier. C'était un atelier danse, un atelier corporel sur le thème de la femme et de la métamorphose. C'était un atelier pour découvrir une exposition dans un lieu assez exceptionnel, l'abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l'Aumône. C'est un très beau lieu chargé d'histoire et avec une énergie très spéciale. Lors de cet atelier, la chorégraphe qui l'animait nous a fait faire un exercice ultra intéressant et complètement inattendu pour moi. Pour le coup, on n'était pas sur de la danse, elle nous préparait à la danse. Et donc, lors de cet exercice, elle nous fait nous promener dans une pièce et on doit découvrir l'exposition en suivant des instructions assez strictes. Et à un moment donné, elle nous en donne une vers la fin de l'exercice et elle nous dit, pour gérer vos déplacements, vous allez le faire en fonction d'une personne. Vous allez choisir une personne dans la pièce qui sera votre étoile. Donc, je choisis une personne et je commence à me déplacer en fonction d'elle. Et puis, elle nous rajoute une difficulté. Elle dit, dorénavant, vous allez choisir une deuxième personne. Et ensuite, elle nous rajoute une troisième personne. Et donc, chacun, chacune, on avait trois personnes à suivre. Donc, autant dire qu'on était à peu près une vingtaine. Chacun suivant ces trois personnes. Donc, on a commencé à être dans un mouvement d'énergie assez chouette, parce que tout le monde devait se coordonner pour bouger. Et puis, elle nous dit, voilà, l'exercice est terminé. Gardez bien en tête vos étoiles. Et elle dit, je vais vous inviter à aller poser la main sur votre étoile. Et donc là, moi, je me dirige vers mon étoile, la première personne que j'avais identifiée. Et je vais pour pouvoir aller vers cette personne. Et là, je me rends compte que je ne peux pas avancer. Je ne peux pas avancer parce qu'en fait, dans le moment où moi, j'y suis allée, tout d'un coup, j'ai des mains qui se sont posées sur moi. Et à ce moment-là, je prends conscience que j'ai été l'étoile de une, deux, trois. Alors, je crois que pour cette première étoile, j'ai été choisie par cinq ou six personnes. Autant dire que quand on croit qu'on est invisible... C'est assez surprenant, ça a été inconfortable au départ. Je me suis dit, mince, qu'est-ce qui se passe ? Donc voilà, on a eu cet exercice-là, puis elle nous a demandé d'aller rechercher notre deuxième étoile. Puis là, j'étais de nouveau sélectionnée par une ou deux personnes. Et puis ensuite, il faut aller toucher sa troisième étoile. Et là, rebelote. En fait, je prends conscience que j'ai été l'étoile de près de la moitié du groupe, voire peut-être un peu plus. Je crois que c'est tellement flou, tellement c'était inattendu et très très fort. Ça m'a... complètement dépassé. Ça m'a dépassé parce que tout d'un coup, je me suis dit, je ne suis pas invisible. Comme je le disais en intro, voire même, j'ai été choisie. Pour moi, c'est vraiment quelque chose que je ne m'étais jamais figurée à ce point-là. Je sais qu'on peut me choisir, je le découvre avec mon métier, c'est des choses qui se font, mais à ce point, c'est vraiment venu. percuter très très fort cette croyance-là et remettre en cause de manière très positive les choses et surtout me faire mettre en conscience que cette croyance-là elle a plus sa place dans ma vie.
Pour t'en dire un peu plus sur les croyances, parce qu'effectivement, il y a ce moment où on se dit « cette croyance, elle a plus sa place dans ma vie, c'était le bon moment, c'est ok » , il faut savoir déjà qu'en psychologie, une croyance, c'est une représentation mentale que nous tenons pour vraie. Et elle repose sur des faits ou pas. on est sur une représentation mentale.
C'est l'histoire qu'on se raconte qui prévaut. C'est important de préciser ça. Et cette croyance, elle peut concerner soit notre identité. Par exemple, je suis maladroite, je suis timide. Je m'identifie à cette croyance. Ça peut concerner les autres. On peut faire confiance à personne. Ça peut aussi concerner le monde en général. On n'arrive à rien sans diplôme. il faut souffrir pour être belle, ces espèces de grandes généralités qu'on va trouver. Les croyances, en fait, elles se développent à travers nos expériences, notre éducation, notre culture, et parfois une simple interprétation. Il va se passer un événement, on va l'interpréter d'une certaine manière, et ça va développer une croyance autour de ça. Si c'est quelque chose de très fort, ça va devenir une croyance très rapidement forte. Si c'est quelque chose d'anodin, c'est la répétition. qui va finir par en créer une croyance.
Moi, ma croyance, elle me vient de mon enfance. Quand j'étais petite, j'étais plutôt d'une nature timide, voire timidité maladive. Alors quand on me connaît aujourd'hui, on a du mal à se dire que c'est possible. Je fais souvent rire. Je peux t'assurer qu'étant petite, pour aller parler aux gens et pour pouvoir être en interaction avec les autres, ça me demandait un effort. inhumain. Donc, j'étais d'une timidité maladive et puis j'aimais pas être marquée. J'avais vraiment très peur du regard des autres, j'avais peur de leur jugement. Globalement, moi, je sais pas comment t'étais quand t'étais petite, mais moi j'essayais de tout faire pour ne pas être vue.
Alors comment ça se matérialisait ? C'est toujours... C'est vraiment des choses dont je me remémore quand j'étais seule. Les souvenirs que j'ai, c'est surtout à partir du collège. Quand je rentrais de l'école, je regardais mes pieds. Je regardais mes pieds et je marchais droit devant moi. Je levais juste assez pour voir devant moi, mais je faisais en sorte vraiment de ne pas me cacher du reste du monde. Dans la vie de tous les jours, par exemple en classe, je faisais en sorte de me fondre dans le décor, qu'on ne me voit pas. Donc j'étais toujours dans un coin. J'essayais d'être le plus... Si j'avais pu me fondre avec la tapisserie, je l'aurais fait. Et c'est pareil dans les couloirs. Je rasais les murs. J'avais vraiment ce besoin de ne pas être vue. En gros, mon objectif principal, c'était de passer sous les radars. Ça allait tellement loin que dans mes notes, je faisais en sorte d'avoir 10 de moyenne. C'est-à-dire que je n'étais pas remarquée pour le fait d'être bonne, je n'étais pas remarquée pour le fait d'être pas bonne. Voilà, la moyenne, on ne s'intéresse pas à moi, c'est parfait.
Et donc, en gros, à force de faire ce genre de choses, j'ai développé mon talent d'invisibilité. Et c'est venu de fait travailler ça dans tous les espaces de ma vie.
Alors, une croyance, au départ, elle n'est pas là pour nous pourrir la vie. C'est important de pouvoir aussi déposer ça. Les croyances, elles ont une utilité, elles ont une fonction. D'autant qu'il faut savoir qu'il y a des croyances... limitantes, mais il y a aussi des croyances aidantes. Et heureusement d'ailleurs, on oublie souvent cette partie-là. Il n'y a jamais qu'une seule version de la pièce ou une seule version de l'histoire. C'est de se dire que déjà, les deux existent. C'est ni bien ni mal. Elles sont juste là et elles sont issues d'une histoire.
Si je crois qu'il y a toujours à apprendre de toutes les expériences, en fait, je vais être beaucoup moins touchée par les échecs que quelqu'un pour qui l'erreur n'est pas admise. Là, on sera dans de la croyance aidante. On est dans quelque chose de soutenant. Je vais pouvoir plus facilement faire face aux situations parce que j'ai quelque chose qui m'aide à ça.
Après, les croyances limitantes, elles se sont mises en place pour une bonne raison. Souvent, ça a été pour se protéger d'une expérience qui a été vécue, qui a été désagréable, voire potentiellement qui a été dangereuse. Et c'est ce qui va ensuite guider nos actions. Notre cerveau, en fait, il met en place des choses vraiment pour nous protéger.
Pour te donner un exemple, un exemple perso, parce que vraiment, c'est celui qui me vient quand je parle de ce sujet-là. Typiquement, ma petite dernière, il va falloir un jour que j'arrête de dire ma petite dernière, parce que quand même, elle grandit. Mais ce sera toujours la dernière. Ma petite dernière, quand elle a commencé à apprendre à faire du vélo, je me souviens, nous, on est dans une résidence où, à l'époque, il y avait beaucoup d'enfants, un peu tous dans les mêmes âges. Donc, à chaque fois qu'il faisait beau, c'était le week-end, tout le monde était dehors. Et donc là, elle sort pour apprendre, pour faire du vélo. Elle fait du vélo comme d'habitude. Elle a 5 ans, 6 ans, peut-être un peu moins. Et elle fait son vélo avec ses roulettes. Et à ce moment-là, il y avait un groupe d'enfants qui étaient dehors. Et elle passe avec son vélo à roulettes. Et là, les enfants rigolent et se moquent d'elle. Ah là là, Emma, elle fait du vélo et elle a les petites roulettes. C'est un bébé. Ça a été hyper violent pour elle. Ce qu'elle a injecté comme information, je suis nulle. Je suis nulle au vélo, j'y arriverai jamais, c'est trop la honte, donc j'aime pas ça. Et aujourd'hui, elle va avoir 12 ans, elle fait pas de vélo, ça l'intéresse pas, elle a pas envie d'y retourner. Parce qu'en gros, elle a inscrit le fait qu'elle ne savait pas faire du vélo. On s'est moqué d'elle un jour, elle s'en est protégée pour pas renouveler l'expérience désagréable, et elle a complètement verrouillé le sujet. Donc, voilà ce qui va se passer. Aujourd'hui, c'est plus actualisé, mais c'est resté ancré et donc, de fait, c'est quelque chose qui nous poursuit.
Le problème avec une croyance limitante, c'est que tant qu'on n'a pas conscience qu'elle existe, qu'elle nous limite, en fait, on va vivre des expériences qui vont venir la renforcer.
Pourquoi ? Parce qu'il va se jouer ce qu'on appelle le biais de confirmation. Celui-là, généralement, c'est celui dont on entend le plus parler. Le biais de confirmation... En fait, je vais aller regarder que les éléments qui vont venir confirmer que j'ai raison de penser ce que je pense. Et je vais aller éliminer ou minimiser les éléments qui pourraient invalider cette croyance. Je me focalise sur ce qui m'intéresse. Et en fait, à ce moment-là, le cerveau, ce qu'il veut, c'est nous protéger. Nous protéger de l'expérience initiale désagréable qu'il a vécue. Il n'est pas méchant, il nous protège. Le souci. c'est qu'il n'est pas capable de faire une mise à jour. On n'est plus la même personne entre le moment où on a vécu l'expérience pas sympa et celle qu'on vit aujourd'hui. Et il est là le problème. Alors qu'en fait, certainement, je pourrais gérer la situation. Globalement, j'ai grandi, j'ai évolué, j'ai appris, il y a plein de choses que je sais faire. Sauf que là, je me suis conditionnée à ne pas savoir y faire face. Donc, hop, je prends le raccourci, celui de mon cerveau, je sais pas faire. Pour preuve, tac, tac, tac, et je me liste toutes ces expériences qui viennent confirmer que j'ai raison de surtout pas y aller.
Moi, je me jouais tellement bien mon rôle d'invisibilité que les gens, ils se souvenaient jamais de moi. C'est-à-dire que de cette croyance que j'ai développée au départ, la conséquence a été que j'ai confirmé ça. Au travail, quand on avait les grands séminaires annuels, J'avais toujours des gens pour me demander si j'étais nouvelle, dans quel service j'étais. Alors que des fois, j'avais déjà travaillé avec eux sur des projets. Alors autant dire que ça, c'est douloureux. Ça pique l'ego. Vraiment, je me souviens de ressentir ce « non mais ils sont pas sérieux quoi » . Donc ça me blessait, ça venait confirmer que j'étais invisible, et puis ça me donnait encore plus envie de l'être. Car je me disais, j'ai beau faire des efforts, j'ai beau travailler avec les gens, en fait, ils s'en fichent de moi, je ne les intéresse pas. Je ne suis pas intéressante. Et hop, on développe une autre croyance derrière qui vient s'accrocher à tout ça. Donc en gros, je me disais, pour être heureuse, vivons cachés, ne nous montrons pas trop.
Ce qui était mon armure à l'école est devenu une prison dorée lors de ces séminaires et dans mon quotidien pro, tout simplement.
Quand je me suis lancée dans l'entrepreneuriat il y a 7 ans, Je peux te dire que cette croyance, elle m'a bien mis des bâtons dans les ronds. J'avais ma petite voix qui passait son temps à me raconter « t'es invisible, t'auras jamais de client, personne te connaît, en plus t'es pas intéressante » . Je te laisse imaginer le bon gros boulet attaché fermement à mon pied. Donc au départ, je me suis sabotée. J'ai créé inconsciemment, bien sûr, les situations qui confirmaient à ma petite voix qu'elle avait bien raison de dire ce qu'elle disait. Et puis quand même, il y a un jour où j'ai dit stop. Ça me va pas. J'aime ce que je fais. Je veux être visible. J'en ai besoin pour mon métier. Je dois avancer. J'ai envie d'avancer. Et c'est à ce moment-là que j'ai pu bouger. J'ai choisi de me faire aider pour aller déconstruire mes croyances limitantes une par une. Il faut savoir que c'est un vrai travail de fond qui se fait progressivement. Je l'ai dit au début, une croyance limitante, elle n'est pas là par hasard. Elle est venue construire une armure pour protéger. L'objectif, ce n'est pas de se mettre à nu en deux temps trois mouvements. Cette protection, elle a une raison d'être. Si je l'enlève d'un coup d'un seul, ça va faire mal et ça va me mettre en insécurité si je fais ça. Donc l'intérêt de pouvoir se faire aider à ce moment-là, en tout cas pour moi, c'est de pouvoir le faire en sécurité. Parce que j'allais toucher à des croyances qui étaient profondes. Il y a des croyances qui sont simples, qu'on arrive à déconstruire tout seul. Et il y a des croyances qui sont plus dures. Quand on a des croyances qui trouvent leur origine vraiment dans notre histoire, c'est bien de prendre le temps de le faire étape. par étape et de le faire soutenu.
Pour pouvoir commencer à travailler sur ces croyances, la première chose à faire, c'est déjà de les identifier. C'est d'en prendre conscience, de savoir qu'elles existent. On en a rarement une, on en a souvent plusieurs qui se sont construites sur différentes situations. Et puis, il faut pouvoir avoir conscience qu'elles sont là. L'idée, à ce moment-là, c'est de se poser quelques questions. Quelles sont les pensées automatiques qui me traversent l'esprit quand je suis confrontée à une difficulté ? Si je reprends mon exemple, moi quand je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, c'était tout de suite, on ne va pas te voir, tu n'es pas visible, tu n'es pas intéressante, c'est tout ça qui sort. Ça, c'est les choses qui m'empêchent d'avancer. Donc là, c'est vraiment d'aller écouter ce que te raconte ta petite voix face aux difficultés. L'idée, c'est aussi d'aller voir, parce qu'il y a des choses qu'on se raconte qui sont limitantes, mais il y a des choses qu'on se raconte qui sont aidantes. Donc, on fait la liste de ce qu'on se dit de positif et de ce qu'on se dit de négatif. Ok, je ne suis pas visible, je ne suis pas intéressante. Par contre, je suis soutenue, j'ai des gens qui m'aiment, j'ai des gens qui croient en moi. Donc ça, je me le note, c'est important, parce que ça va venir équilibrer la balance. Et puis, il faut dire qu'on n'est pas qu'un paquet de négativité. Pour une grande optimiste comme moi, c'est important de pouvoir le préciser. Donc, on liste un peu ce discours intérieur qui ressort.
Après, soyons honnêtes, l'identification, c'est vraiment l'étape la plus dure. Parce que par définition, on ne voit pas ce qu'on a biologiquement appris à masquer. C'est vraiment quelque chose qui est internalisé, intégré depuis longtemps. C'est souvent là que tu peux avoir besoin d'aide. pour initier ce travail de fond.
Ensuite, une fois qu'on a identifié ces croyances, on va regarder d'où elles viennent, une par une, d'où elles viennent, c'est quoi son origine, pour pouvoir un peu comprendre où elle prend sa source, sur quoi elle repose aussi, est-ce qu'il y a des faits concrets, est-ce que c'est une croyance qui se base vraiment sur des choses concrètes et répétitives, ou est-ce que c'est plutôt des interprétations ? C'est là qu'on va pouvoir aller déconstruire justement les choses importantes.
Moi, quand je croise quelqu'un que je connais et qui ne me reconnaît pas, j'interprète son absence de réaction par « les gens ne me calculent pas » . Tout de suite. En fait, à ce moment-là, je n'imagine pas une seconde que cette personne est peut-être simplement dans mes pensées. Enfin, plutôt dans ses pensées à elle, pas dans les miennes. Si elle était dans les miennes, elle me rêvait. Ce qu'on a du mal à imaginer, c'est qu'il peut se jouer autre chose. Moi, je l'ai vue, cette personne. Mais est-ce qu'elle, elle était en condition de me voir ? Ça, j'en sais rien. Tout ce que je mets derrière, c'est de l'interprétation. J'ai aucun moyen de répondre à ça. L'interprétation est plus forte que les faits, surtout quand c'est quelque chose qui est installé depuis longtemps. C'est vraiment là que la croyance, elle a du poids.
Quand on travaille sur ses croyances, une fois qu'on a posé tout ce qu'on vient de se dire, sans jugement, Je vais ouvrir juste une petite parenthèse par rapport à ça. Sans jugement, c'est vraiment important. Je sais que c'est dur, mais c'est essentiel. Car l'objectif dans ce travail, c'est de s'apporter de la douceur et de comprendre pour ne plus reproduire. C'est pas de se flageller. Je l'ai posé ça. Je referme la parenthèse.
Donc, on a posé les premières étapes. On identifie et on essaye de comprendre ce qui s'est passé, d'où ça vient, quels sont les messages que l'on se raconte, est-ce que c'est factuel, est-ce que ce sont des interprétations. Maintenant, on va aller chercher des exemples qui contredisent la croyance. Alors au début, on peut en trouver, mais parfois c'est compliqué. Car notre biais de confirmation, quand il a bien fait son job, on rame un peu. Dans ce cas, ce qu'on peut faire, quand on n'arrive pas à retrouver des souvenirs ou des éléments qui viennent contrecarrer la croyance, comme on est en conscience qu'elle existe, on peut faire autrement.
On va apprendre à être attentif à notre petite voix. et à déjouer ses tours dans le quotidien. C'est-à-dire qu'on ne va pas aller regarder dans le passé souvenirs de choses qui vont nous aider. On va aller en construire dans le futur, dans le demain. On va utiliser l'expérience à venir.
Moi, je me souviens de cette fois où je me suis dit « Waouh, il m'a vu ! Il m'a même fait un signe ! » J'en croyais tellement pas à mes yeux que j'ai cramé ma petite voix en train d'aller me dire « Non, mais en fait, là, il ne t'a pas vu. » C'est juste une coïncidence, il a fait un signe, mais à quelqu'un d'autre, pour autre chose. Voilà, le petit message classique automatique. Hop, tout de suite, elle vient me dire, stop, non, non, t'es invisible. Avant, j'aurais acheté cette remarque. Je l'aurais validée. Sauf que ce jour-là, j'ai pris le temps. J'étais dans cette posture de, j'ai besoin d'aller raconter une autre histoire à cette croyance. Je te replace juste le contexte. Très tôt, un samedi matin, sur une route vide, je suis seule. Je suis à pied. Je croise une voiture avec un gars que je connais bien dedans. On se croise souvent dans nos réseaux pros. On ne se parle pas souvent, on n'est pas méga proche, mais on se connaît. Après, à ce moment-là, je ne suis pas à 100% sûre qu'il me remette bien. Ça, c'est ce que je me dis. Sauf que là, factuellement, il n'y a personne d'autre. Il n'y a que moi sur cette route, il n'y a que lui. Il m'a regardé droit dans les yeux avec un sourire, il m'a fait un signe que je lui ai rendu. Donc, pas d'erreur, pas d'histoire. Ce jour-là, la croyance, elle est fausse. Et je valide pas le message qu'on m'envoie. Et surtout, ce que je fais, c'est que je le note, je l'ancre. Je le garde précieusement, ce moment, pour m'en souvenir et me renforcer. Et avancer dans ma déconstruction, pierre à pierre. C'est drôle que j'ai posé ce mot-là, parce que la personne que j'ai rencontrée ce jour-là s'appelait Pierre. Voilà, je me fais des petites blagues en live.
Ensuite, une fois qu'on a trouvé des expériences positives qui viennent contrecarrer la croyance, l'idée, c'est d'aller chercher une alternative possible et crédible. C'est-à-dire que pour éviter que la croyance perdure, il va falloir la remplacer par quelque chose d'autre, une idée soutenante.
Pour moi, c'est de retenir que quand je crée du lien avec les gens, que je prends le temps de les rencontrer, ils se souviennent de moi. Et là, à force d'oser aller vers les autres, à force de m'exposer, à force de m'exprimer, j'ai créé tout plein d'exemples qui viennent valider cette nouvelle idée, cette nouvelle croyance que je suis visible. C'est ce qui m'a permis, le jour de mon atelier dansé, d'accepter que je pouvais être visible, reconnu et choisi par les personnes qui m'entourent.
Un petit pas pour l'humanité, mais un pas de géant pour moi.
Et si je te partage ce bout d'histoire aujourd'hui, c'est pour te rappeler cette vérité essentielle. Tes croyances, elles ne sont pas gravées dans le marbre. Rien n'est figé à tout jamais. On est de la matière vivante qui évolue à chaque instant. Et tes pensées, c'est un peu comme des logiciels que tu peux choisir de mettre à jour. L'objectif, c'est pour qu'elles servent enfin tes aspirations et non plus tes peurs.
Alors, la question que j'ai envie de te poser, c'est de refermer cette... parenthèse, c'est celle-ci. Es-tu prête à reprendre la plume et à devenir l'autrice de ton propre récit ?
Parce qu'on va se dire les choses en toute transparence, identifier ses propres angles morts, quand on a la tête dans le guidon, c'est un défi titanesque. Je sais de quoi je parle. On finit souvent par buter contre le même mur, parce qu'on ne peut pas voir ce qu'on a appris à masquer pour survivre. C'est humain.
Et c'est justement pour ça que j'ai créé mon accompagnement Rallume ta lumière. C'est un espace de 5 mois, rien qu'à toi. Pour les femmes qui, comme moi il y a quelques années, se sont oubliées en prenant soin des autres. Ensemble, on ne va pas juste discuter de tes blocages. On n'est pas sur une discussion de comptoir. On va aller appliquer ma méthode Reprendre. Pour ralentir, déconstruire ces vieilles histoires limitantes. Et surtout... te permettre de rayonner à nouveau, à ton rythme et sans culpabilité. Si tu sens que ce que je te raconte aujourd'hui résonne, si tu sens que c'est le moment de passer de l'écoute à l'action, je t'offre un appel découvert de 15 minutes. On prendra le temps de faire le point sur ton écologie personnelle et de voir surtout si on est fait pour faire ce bout de chemin ensemble. Pour moi, c'est essentiel de poser ça. T
u trouveras le lien pour réserver ton créneau directement dans les notes de l'épisode.
Avant de nous quitter, si cet épisode t'a aidé, S'il a fait bouger une ligne ou allumer une petite étincelle, j'ai besoin de toi. Si tu pouvais prendre une minute pour donner 5 étoiles au podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, la plateforme d'écoute que tu utilises, et me laisser ton avis, ce serait très chouette. C'est essentiel pour moi. Et c'est ce qui permet à ces messages aussi d'aller éclairer d'autres femmes qui, elles aussi, ont peut-être besoin de s'autoriser à exister.
Et puis si tu as envie de prolonger la discussion, de me partager ton propre déclic ou simplement de me faire un petit coucou, retrouve-moi sur Instagram, ce sera avec grand plaisir. En tout cas, c'est mon espace préféré pour échanger avec toi au quotidien.
D'ici là, n'oublie pas un point essentiel, en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez, lâche-toi la grappe autant que tu en as besoin et à très vite !