Speaker #0Est-ce que tu t'es déjà dit une de ces phrases dans ta vie ?
« Je suis une arnaque. » « Non mais là j'ai eu de la chance. » « Je suis pas à la hauteur. » « Les autres sont vraiment meilleurs que moi. » « Non mais à un moment, ils vont bien finir par découvrir que je suis pas celle qui croit. »
Si tu as dit oui au moins une fois, tu es au bon endroit.
Dans ce nouvel épisode, on va parler du syndrome de l'imposteur. Au féminin. le syndrome de l'impostrice. Ouais, c'est pas beau, donc on va rester sur l'imposteur, mais ça se dit. Tu sais, cette pensée qui surgit dans ta tête pour te dire que t'es pas à la hauteur, pas qualifiée, pas compétente pour réaliser la tâche, le poste, le sujet sur lequel tu es. Cette petite voix jugeante qui te chuchote à l'intérieur de toi, des messages limitants, désagréables, et que t'acceptes sans broncher. voire même, en fait, tu les valides régulièrement.
Pour ce sujet, j'ai envie de te proposer un format un peu différent de d'habitude, si tu me suis ici depuis quelques temps. J'ai envie de prendre mon temps, de pouvoir vraiment le traiter en profondeur, sans te faire des épisodes d'une heure et demie, pour t'apporter une vraie valeur. J'ai donc décidé de créer une mini-série en quatre épisodes pour te faire vivre... un peu comme un mini coaching sur ce mois de juin. Entre chaque épisode, comme ça, tu pourras prendre le temps de réfléchir, de laisser infuser ce que tu as entendu aussi, et puis d'expérimenter les propositions que je te ferai et si tu as envie de travailler sur les supports que je te mettrai à disposition. Voilà, c'est une proposition et c'est une expérience que j'ai envie de tenter avec toi. J'espère que ce format te plaira. N'hésite pas justement à me donner ton avis ou à me faire un retour d'expérience, c'est une grande nouveauté. Et que ce soit sur ta plateforme d'écoute habituelle ou sur Instagram, ça serait vraiment super chouette. Et puis si tu penses que cette série peut être utile à une copine, ta soeur, ta voisine, ta collègue, que sais-je, partage-lui l'épisode. Ça peut toujours servir.
Aujourd'hui, j'ai envie de t'emmener avec moi et de te présenter Maurice, mon syndrome de l'imposteur. et te raconter son histoire.
Bienvenue dans Lâche-toi la grappe, le podcast qui t'invite à te remettre au centre. Moi c'est Stéphanie, coach et formatrice en écologie personnelle pour les femmes qui se sont oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure. Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont osé switcher, on parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle, et surtout d'apprendre à se lâcher la grappe. Parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez, installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour.
Alors, tu dois te demander, mais pourquoi Maurice, ça sort d'où ce nom ?
Ouais, il n'est pas commun et il n'est pas arrivé tout seul. Pour te la faire courte, enfin je vais essayer. Quand je me suis lancée dans l'entrepreneuriat en 2019 et que j'ai créé ma boîte, j'ai dû passer du statut de salariée au statut indépendante. Sur le papier, ça s'est bien fait. Mais dans ma tête, autant dire que c'était beaucoup plus complexe. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, moi j'ai été 17 ans salariée. Donc pour m'aider à faire le switch, j'ai choisi de démarrer une formation d'un an pour développer mes compétences entrepreneuriales. Je ne les ai pas, donc je vais les chercher. Et je me souviens encore d'une des toutes premières visios. Alors, on était en plein Covid à cette époque-là, donc distanciel obligatoire. Et donc, dans cette toute première vidéo, dans laquelle Cécile, une de nos intervenantes, elle est là et elle nous parle d'un sujet, mais dont je n'avais, moi, jamais entendu parler jusque-là. Donc, je te situe, j'ai 40 ans et je découvre le syndrome de l'imposteur. Oui, c'est possible. Et elle raconte son histoire, celle de Maurice, son syndrome à elle. Et là, ça fait tilt chez moi. Ce que je me dis ce jour-là, c'est exactement ce que je vis depuis si longtemps. C'est pour ça que j'ai toujours peur d'être démasquée, que je ne me sens jamais assez bien. C'est pour ça que je navigue sous les radars et que je ne me fais pas remarquer. Grosse prise de conscience. Sauf que là, je ne peux plus. Je me suis lancée, je suis seule, donc je ne peux plus naviguer sous les radars. Ce n'est pas possible. Sinon, mon activité, elle ne se développe pas. Donc, Maurice, il va falloir le dompter et lui demander de la ramener un petit peu moins. Parce qu'il est gentil, le garçon, mais je ne vais jamais me développer s'il reste aussi fort. Alors pourquoi Maurice ? Parce qu'en fait, j'ai trouvé que ça lui allait tellement bien que je l'ai gardé. Je crois que pour moi, ça a été une telle prise de conscience que Maurice, il s'est ancré dans ma tête. Et puis, comme c'est devenu une private joke aussi avec ma copine Corinne, on a décidé de le garder, on l'a adopté.
Alors revenons à nos moutons. Le syndrome de l'imposteur, c'est quoi ?
Parce que si on est là, c'est pour se raconter un peu ce qu'il y a derrière. C'est cette petite voix à l'intérieur de toi. qui va te balancer des messages négatifs, limitants, désagréables. Maurice, il va prendre plusieurs formes. Déjà, tu peux avoir un sentiment d'infériorité. Je suis moins compétente que les autres. Tu peux avoir aussi un doute de toi permanent. Je ne vais jamais réussir. Ce que je fais, ce n'est pas assez détaillé, pas assez travaillé. Qu'est-ce qu'ils vont en penser ? Ça peut aussi se présenter sous la forme de la peur d'être démasqué. Ça, je le disais tout à l'heure, ils vont se rendre compte que je suis une arnaque. Ils vont bien finir par voir que je ne suis pas à la hauteur. Donc, c'est tout ce qu'il va y avoir de cet ordre-là. On va aussi trouver le manque constant de légitimité. Et là, ce que tu peux te dire, c'est « je n'ai pas assez d'expérience » , « je ne suis pas assez formé » , « je me lancerai quand j'aurai ci, ça » . C'est cette espèce de liste à l'après-vers où, en gros, ça peut durer longtemps. il n'y en aura jamais assez et potentiellement, de fait, tu ne te lanceras jamais. Et il peut y avoir aussi la crainte d'échouer. Si je me trompe, je me fais virer ou je vais passer pour une nulle. Ils ne vont jamais retenir mon profil. Donc ça, c'est vraiment tous les petits messages que tu peux te raconter associés à ces différentes situations.
Moi, je me souviens, pendant ma formation de coaching, j'avais un copain qui n'arrêtait pas de me faire des compliments sur ma technique, mon approche. Il me listait souvent les qualités dont je faisais preuve dans ma pratique. Et pour être honnête, ça me gênait mais terriblement. Je ne comprenais pas en fait. Pour moi, c'était difficile. Et je me disais, mais il est aveugle. Il veut me faire plaisir, il est juste gentil. Mais c'était impossible que ce qu'il dise soit vrai. Et un jour, je lui ai dit, et il m'a répondu que c'était vraiment sincère, le bougre. Et là, je lui ai répondu quelque chose qui m'a beaucoup touchée, qu'il l'a touchée aussi, et puis avec le temps, ça m'a fait bouger. Je lui ai dit, j'adorerais... me voir avec tes yeux, être à ta place, parce que moi, en fait, là, je suis incapable de penser ça de moi et d'être d'accord avec toi. Je ne sais pas si tu as déjà pensé ce genre de choses, mais ce jour-là, quand je lui ai dit ça, j'ai senti que c'était hyper dur. C'est vraiment difficile de poser ça. Ça demande à la fois beaucoup d'honnêteté et c'est que tu commences à prendre conscience qu'il y a un truc qui ne va pas. Mais à ce moment-là... Je ne savais pas qu'il y avait un mot pour décrire ce que je ressentais et ce qui se passait en moi. Je n'avais pas encore rencontré le syndrome de l'imposteur, je n'avais pas encore rencontré Maurice. Le syndrome de l'imposteur, en fait, c'est un processus double. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est que d'un côté, j'externalise mes réussites. En gros, tout ce que je fais, ce n'est pas grâce à moi quand je le réussis. J'ai eu la chance, c'est parce qu'il y avait d'autres personnes sur le poste ou sur le dossier. C'est parce que l'autre en face m'a facilité les choses. Tu vois, quand mon copain me faisait des compliments, pour moi, si j'y arrivais bien, c'est parce que j'avais des gens sympas en face de moi. Ou c'est parce que le contexte, il était positif. Je n'ai pas le mot qui me vient. Mais voilà, en fait, si ça marchait, ce n'était pas moi, c'était extérieur à moi. C'était tout ce qui était autour de moi qui fonctionnait. De l'autre côté, j'externalise mes réussites. Tout ce que je réussis, ce n'est pas moi, c'est grâce à. Par contre, partout où je me plante mes erreurs, mes échecs, je les internalise bien comme il faut. Tout ce que je loupe, c'est de ma faute. Je suis nulle. J'aurais dû faire ça. Je n'étais pas assez formée, pas assez préparée. Donc, tout ce que je ne réussis pas, c'est de ma faute. Tout ce que je réussis, c'est grâce à l'autre. Tu vois un peu le schéma qui se place. Donc finalement, ça ne fonctionne pas. Donc là, il y a vraiment un sujet de redonner sa responsabilité à chacun. Un projet, il ne peut pas réussir sans moi. Donc je dois reprendre la responsabilité sur cette réussite. Un échec, ça ne veut pas dire que je vais l'externaliser complètement et le redonner à l'autre. Mais je donne à l'autre ce qui lui appartient quand même. C'est important de pouvoir faire la part des choses dans chacun des sujets. Le problème de ce processus-là... c'est que t'es jamais satisfaite. Forcément, t'es jamais contente de toi, puisque comme tes réussites ne t'appartiennent pas et que tu te plombes avec tes échecs et tes erreurs, ça peut pas marcher. Donc pour compenser, qu'est-ce que tu fais ? Eh ben tu te surinvestis tout le temps. partout pour te sécuriser. Mais comme tu ne valides pas tes réussites comme les tiennes, en fait, tu ne peux pas te sécuriser. Et là, ça va t'enfermer dans un cercle vicieux qui va donner lieu à un perfectionnisme exacerbé ou à une procrastination insurmontable. Je ne sais pas si ça te parle, mais moi, je sais que je suis experte en la matière quand je suis avec un Maurice bien chaud patate avec moi. Il y a un élément aussi qui renforce ce syndrome, surtout dans notre société actuelle. les réseaux sociaux. Honnêtement, ça n'arrange rien. Parce que quand tu scrolles et que tu vois que les gens ont l'air heureux et de réussir avec le sourire, ton Maurice, il se frotte les mains. Il se dit « Ah, t'as vu les autres ? Ils n'y arrivaient pas toi. » Parce que la comparaison, c'est son carburant préféré. Donc ça aussi. Et aujourd'hui, on a accès à plein d'espaces dans lesquels on peut se comparer. Mais les gens ne montrent que ce qu'ils ont envie de montrer. Et ça, Maurice, il s'en tape. Ce qui est l'intérêt, c'est ce qu'il voit. Maurice, il peut même te conduire à t'auto-saboter. Quand tu choisis d'abandonner un projet, un poste, ou que tu n'as pas envie de prendre de risques et que tu restes dans ta zone de confort, alors même qu'elle est inconfortable, là, il y a un processus d'auto-sabotage. Moi, je me souviens, à une époque, je voulais quitter mon job. C'était il y a une dizaine d'années. Et je m'étais mise à postuler ailleurs. Après chaque entretien qui se passait, plutôt bien. J'avais l'expérience, je venais d'un secteur similaire, j'étais disponible, je n'avais pas un salaire de fou, donc généralement on arrivait facilement à gérer mon enveloppe. Bref, je Ausha les cases, mais ça ne transformait jamais. Je me questionnais bien, mais je me disais qu'ils ont choisi quelqu'un d'autre, et puis de toute façon je ne suis pas assez ceci, je ne suis pas assez cela, donc je me racontais un peu tout mon discours de en gros, je ne suis pas assez bien. Et un jour, j'ai une RH qui m'a fait un feedback à la fin de l'entretien. Ça, c'était vraiment une pépite. Et j'ai compris bien plus tard ce qui s'est joué. En fait, en entretien, je ne parlais que de ma super boîte, de mes super collègues et de mes projets passionnants au quotidien. Ce qui n'était pas vrai puisque je voulais partir. Mais voilà. Et je revois cet RH qui me demande « Pourquoi vous voulez partir puisque vous vous éclatez dans votre poste ? » Voilà, voilà. Je n'ai pas su répondre ce jour-là. J'ai bafouillé, j'ai clôturé l'histoire et puis j'ai plus jamais postulé nulle part. Ça m'avait réduite à néant. J'étais en pleine auto-sabotage. J'enchaînais échec sur échec que je provoquais. Je faisais en sorte qu'on ne me prenne pas. Mon Maurice, qu'est-ce qui se passait ? Il avait tellement peur que je me plante dans un nouveau job qui faisait en sorte que ça capote dès le départ. En soi, son objectif, il était de me protéger. mais finalement de quelque chose qui n'existait pas réellement. Et ça, je me suis vu le refaire avec des nouveaux projets que j'ai voulu lancer dans mon activité actuelle. Des projets que j'ai arrêtés dès le départ en me disant « Non mais ça ne marchera jamais. Tu ne l'as pas lancé. Comment tu peux savoir ? » C'est Maurice. Sache que si tu te reconnais ici, tu n'es pas seul. Il faut savoir que le syndrome de l'imposteur, il touche 70% de la population. Déjà... C'est pas mal, ça rassure. C'est quelque chose qu'on retrouve un peu quand même chez beaucoup de monde. Et dans ce 70%, il y a des hommes et des femmes. Bon, même si on est traditionnellement plus touchés, mesdames, il y a des hommes qui doutent. Et oui, ce sont des êtres humains, oui. Et moi, perso, j'ai même un exemple à la maison. Mais c'est important de poser ça là, c'est quelque chose qu'on va retrouver chez beaucoup de personnes. Ce qui est assez dingue avec Maurice, c'est qu'on va le retrouver majoritairement chez les personnes les plus compétentes. Plus tu apprends et plus tu te formes, plus tu réalises ce que tu ne sais pas encore. C'est ce fameux projet que tu dois lancer, mais pour lequel tu n'es jamais assez prête. Donc en fait, plus tu progresses, plus Maurice y sent à l'aise. C'est un peu pervers comme logique, on est d'accord. Ouais, Maurice, j'ai pas dit que c'était quelqu'un de super sympa. On va voir qu'il a quand même son utilité. Mais c'est pas le type le plus sympa du monde. D'où l'importance d'en prendre conscience pour sortir de ce cercle vicieux. Important à te partager ici, quelque chose que j'ai envie de te glisser là entre deux aussi. Le syndrome de l'imposteur, c'est ni un trouble mental, ni une maladie. Le mot syndrome peut porter à confusion, c'est pour ça que je prends le temps quand même de le poser là. Il y a eu plusieurs consensus autour de ça, finalement il y en a qui l'ont appelé le cycle de l'imposteur, le syndrome de l'imposteur, il est connu sous ce mot là. mais on le décolle. Ce n'est pas un trouble mental, ce n'est pas une maladie. C'est vraiment lié à un déficit d'estime et de confiance en soi. Et il est souvent associé à des croyances limitantes très fortes. Et oui, il est conditionné par un certain nombre de choses que tu as construites de toute ta vie. C'est si tu as été enfant et qu'on n'a pas valorisé ce que tu faisais justement, tes réussites. si on ne t'a pas laissé la place pour que tu puisses expérimenter. Si tu as grandi dans une famille où on a des croyances limitantes très fortes autour de la réussite, tout ça, ça va venir conditionner, renforcer ton syndrome de l'imposteur. Après, on va être clair, il arrive souvent à des moments clés de la vie. On ne l'a pas tout le temps, tout le temps. Quand tu vis un grand changement ou de la nouveauté, dans les périodes où il y a beaucoup d'incertitudes ou d'insécurités, ça va faciliter sa présence parce que tu es dans l'instabilité, tu es dans l'inconfort. Donc à ce moment-là, ta confiance, ton estime, elle est plus fragile. Donc là, Maurice, pour lui, c'est « pump it up » . Et là, il arrive et il dit « je suis le plus fort » . Mais bonne nouvelle, avec l'âge et l'expérience, il y a des domaines où Maurice, il est quand même moins présent. Parce que forcément, avec le temps, tu arrives plus facilement quand même à valider tes réussites comme étant les tiennes. Et heureusement, le syndrome de l'imposteur, globalement, on le retrouve beaucoup quand même chez les jeunes. On va le retrouver chez les jeunes sortis d'école avec le premier travail. C'est là où il est le plus fort. Et puis tout doucement, on apprend quand même à le diminuer. Mais il se réveille dans ses fameux moments clés de vie. Non, parce que bon, quand même. T'imagines si tu devais vivre avec Maurice tout le temps H24 7 sur 7. C'est quand même un gros rabatageois. Alors merci, mais non merci. Moi, perso, j'aime bien lui donner des congés. C'est pour moi, c'est cadeau. Après, on va se le dire, douter, c'est normal. Maurice, c'est ce qui l'amène aussi. On le disait, c'est du doute. Donc douter, c'est normal et ce n'est pas un signe d'incompétence de douter. Au contraire. Et puis c'est sain. C'est sain tant... que ça ne t'empêche pas d'avancer. C'est là où c'est important. Parce que Maurice, il vient finalement te questionner. Tiens, et si t'étais pas assez ? Et si tu te trompais ? Lui, il amène ça. En fait, ce qu'il permet, c'est de te remettre en cause de temps en temps et de rester humble. Si tu as développé la capacité à ne pas acheter ce qu'il te dit du premier coup et à pouvoir lui dire, là, oui, t'as raison, on va se questionner parce que là, c'est pas bête que tu viennes te réveiller. Peut-être on s'est un peu emballé. ou « là t'es gentil mon gars, mais en fait, circule, y'a rien à voir » , c'est ok. Quand on choisit de travailler sur son syndrome de l'imposteur, on ne cherche pas à le faire disparaître. On cherche à l'apprivoiser. On lui offre des séances de spa, de psy, on lui apprend à respirer et à se détendre, pour ne pas pointer le bout de son nez tous les quatre matins et pour tous les sujets. Mais pour ça, tu vas déjà devoir apprendre à le reconnaître. à le nommer. C'est ce que j'appelle démasquer sa petite voix. Parce que tant que t'as pas fait ça, déjà, en fait, c'est quelque chose d'automatique qui t'arrive dans ta tête. Donc déjà, c'est sortir du pilote automatique et tiens, j'ai une petite voix qui me raconte ces histoires-là. Et de pouvoir aller écouter. Qu'est-ce que cette petite voix, elle te dit ? Ensuite, la confronter à la réalité. À la vraie. La réalité factuelle. Pas les histoires subjectives que ton Maurice y te raconte. Et puis allez trouver les réponses à lui apporter pour renforcer ton estime de toi et ta confiance, puisque c'est la clé pour pouvoir justement ramollir, diminuer ton Maurice et te renforcer toi. Une fois que tu as passé cette première étape, il y aura ensuite un travail pour transformer ton dialogue intérieur. On parlait de petites voix négatives. Eh bien, il va falloir trouver une petite voix positive, une petite voix soutenante pour aller remplacer celle de Maurice. C'est le préalable pour pouvoir passer à l'action. Et l'action, c'est l'antidote du doute. Donc l'action, elle va être hyper importante dans cette histoire-là. J'ai envie de te partager cette citation de Sénèque où pour moi, tout est dit. Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. Et oui, à un moment donné, c'est dans l'action qu'on arrive à dépasser tout ça. Et la dernière étape, ce sera d'entraîner ton cerveau à reconnaître ta légitimité. Oui, on l'a vu, ce qu'il veut, c'est toujours se focaliser sur les échecs. Donc, il faut changer ça. Le cerveau, c'est comme un enfant. Plus tu lui apprends ce qu'il doit faire, plus il le fait. Alors, éduque-le à te rendre service. Et tout ça, c'est ce qu'on verra dans les trois prochains épisodes de cette mini-série. Alors, avant de te laisser, j'ai une question à te poser et une proposition à faire pour que tu puisses... Laissez un peu déposer tout ça entre cet épisode-là et le prochain. Est-ce qu'il y a un endroit dans ta vie, au boulot, chez toi, peu importe, où tu sais au fond de toi que t'es légitime, mais où ton Maurice, il s'incruste quand même régulièrement comme un invité non désiré ? Pose-toi juste cette question cette semaine, sans juger, sans analyser. Juste observe-le. Parce qu'on ne peut pas apprivoiser quelqu'un qu'on ne voit pas encore vraiment. Et si t'en as envie, je te propose, et c'est sans obligation, de lui trouver un prénom. Tu verras, ce sera plus facile pour la suite. Et puis quand t'as commencé ce processus-là, déjà, c'est que t'as bien avancé sur la prise de conscience. On se retrouve lundi prochain pour l'épisode 2 de cette mini-série. Oui, exceptionnellement... je vais te partager un épisode par semaine sur le mois de juin. Comme ça, t'auras ton syndrome de l'imposteur, tu pourras travailler dessus sur ce mois directement. Et je te promets qu'on va commencer à lui parler sérieusement à ton syndrome. Et si tu lui as trouvé un prénom, je suis vraiment curieuse de le connaître. Et si t'es ok, je t'invite à le partager sur Instagram en me taguant ou de me faire un message perso. Ce serait super chouette. D'ici là, si cet épisode t'a parlé, partage-le autour de toi. Tu dois bien connaître quelqu'un à qui il rend la vie durant ce moment. Allez, à très vite pour la suite !