Speaker #0Un jour, j'ai fait un test pour savoir comment je respirais.
J'ai coché oui à toutes les questions qui m'étaient posées, et je peux te dire que j'étais fière de moi.
Je me suis dit « Ouais, je suis trop forte, j'ai réussi ce test.
Si je coche oui, c'est que j'ai tout bon. »
Au final, il n'y avait ni réussite ni échec à ce test, juste une énorme prise de conscience.
Bienvenue dans Lâche-toi la grap'!, le podcast qui t'invite à te remettre au centre.
Moi c'est Stéphanie, coach et formatrice en écologie personnelle, pour les femmes qui se sont oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure.
Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont osé switcher, on parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle et surtout... d'apprendre à se lâcher la grappe, parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi.
Allez, installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour.
Avant de t'en parler plus en détail, je te propose qu'on prenne 5 minutes pour faire ce test ensemble et que tu saches toi aussi d'où tu pars. Comme ça, on sera un peu sur le même plan, je trouve que c'est plus sympa.
Alors, si tu es chez toi au calme... tu peux noter tes réponses sur un papier.
Si tu es en promenade, en train de cuisiner, que tu es active, ne t'inquiète pas, il y a une dizaine de questions. Assez simple, donc tu devrais t'y retrouver.
Par contre, si tu es en voiture, ce n'est peut-être pas le meilleur moment. Donc tu peux écouter la suite, voir un peu comment ça se passe, mais je te propose d'y revenir quand tu seras à l'arrêt.
Alors on y va.
Pour réaliser ce test, déjà, regarde... droit devant toi et fais deux respirations naturelles comme tu as l'habitude de faire sans forcer.
Puis baisse la tête, regarde vers le bas et refais les deux mêmes respirations.
Maintenant redresse-toi. Comment tu te sens ?
Je vais te poser une dizaine de questions. Réponds juste par oui ou par non à chacune.
Est-ce que ta vue s'est légèrement brouillée ? Oui ou non ?
As-tu inspiré l'air avec la bouche ouverte ?
As-tu senti tes épaules se soulever ?
Est-ce que ta poitrine s'est gonflée ?
Ton ventre est-il resté immobile ?
Ta langue est-elle toujours collée au palais ?
Tes mâchoires sont-elles serrées ?
Est-ce que tu sens les battements de ton cœur ?
Est-ce que tu as froncé les sourcils ?
As-tu une sensation d'oppression au niveau de la poitrine ?
Alors, n'hésite pas à revenir en arrière. Si tu as besoin de reprendre les questions une par une ou mettre en pause entre chaque pour prendre le temps.
Sur un livre, on peut prendre le temps, lire à son rythme, là comme on est sur un audio.
À toi de faire au mieux pour toi et ce qui est confortable.
Alors avec ce test, je t'ai dit que j'avais eu une énorme prise de conscience.
En fait, moi ce que j'ai découvert ce jour-là, c'est que finalement je ne savais pas respirer. Je suis un peu tombée de ma chaise, parce que pour moi, respirer, c'est naturel. Et là, je me suis dit, wow, ok.
Donc, par rapport au test, si tu as une majorité de non, c'est que tu respires de manière relativement fluide, que c'est conscient et que c'est sans tension, surtout. Et là, bravo, c'est vraiment un super point de départ. Plus tu as de non, et mieux tu sais respirer.
Après, on verra que la respiration, c'est un muscle qui s'entraîne et qu'on peut développer pour renforcer son bien-être.
Si tu as une majorité de oui, c'est que tu respires sans y penser. Et ça, c'est comme la plupart des gens.
Alors, respirer, c'est un processus qui est naturel et inconscient. C'est ce qu'on appelle un phénomène automatique. Tu n'as pas besoin d'y faire attention. C'est comme quand tu conduis, c'est comme marcher. Et heureusement d'ailleurs, parce que respirer, c'est un peu ce qui nous garde en vie. Donc, heureusement qu'on ne s'en rend pas compte. Mais ce n'est pas parce que c'est naturel qu'on le fait bien. La preuve avec ce test.
Et voilà, moi je vais te partager ce qui m'a révélé. C'est déjà, ça m'a fait du bien de l'entendre quand même, c'est que je suis comme la majorité des gens, je respire sans y penser. Donc là-dessus, tranquille, on se lâche la grappe, on est comme tout le monde. En tout cas comme la majorité du monde. Le problème, c'est que j'avais une respiration courte, superficielle, et donc c'est ce que tu as si tu es plutôt dans la majorité du oui. Et donc j'emmagasinais peu d'air. Et les conséquences de ça, en tout cas pour moi, c'est que j'avais beaucoup de maux de tête, voire pas mal de migraines, parce que mon cerveau n'était pas assez oxygéné. J'avais également des tensions dans les épaules et les clavicules, avec souvent cette sensation d'être coincée et d'avoir de l'air bloqué entre mes clavicules et mon sternum. Et donc moi pour ça, je devais souvent voir un ostéopathe pour débloquer ça. Pour dire que je me suis même déplacé des côtes à cause de cette respiration qui n'était pas fluide. Donc c'est dire jusqu'où ça peut aller quand tu as du mal à respirer profondément. Et donc cet ostéopathe m'aidait à débloquer tout ça et puis surtout à décoller mon diaphragme.
Alors le diaphragme quesaco, si tu n'en as jamais entendu parler, je t'explique. Je ne sais pas si tu connais, mais c'est le muscle principal de la respiration. Pour te le situer, parce que souvent c'est bien de savoir où ça se trouve. Il se trouve entre le thorax, donc ta poitrine, et l'abdomen, le ventre. C'est cet espace souple où se rejoignent tes côtes au centre, sous la poitrine. Tu utilises un ou deux doigts, tu vas pouvoir aller sentir ce qui se passe là, justement. Quand tu as une respiration courte et rapide, en fait, tu ne l'utilises pas ou pas assez. Et à force, il devient paresseux, voire il peut même devenir douloureux. Et c'est là que se trouve le problème. Son rôle, c'est vraiment de faire circuler l'air jusque dans ton ventre, pour aller oxygéner tous tes organes et masser tout cet espace. Il n'est pas là pour faire joli, il n'y a pas grand-chose qui est là pour faire joli dans le corps. Et ça, ça favorise de fait ta digestion et puis surtout un équilibre global. Quand tu ne respires pas profondément, tu n'oxygènes pas toute cette zone correctement. Et tu ne permets pas non plus l'élimination des toxines. pour que tu puisses visualiser ce qui se passe.
Et pourquoi c'est important ? Je te détaille ce processus de la respiration. On va aller regarder tout ça d'un petit peu plus près. À l'inspiration, tu vas amener de l'air riche en oxygène jusqu'à ton sang via tes poumons. À l'expiration, ce qui ressort, c'est cet air un peu vicié par le dioxyde de carbone. C'est là où, justement, on fait ressortir toutes les toxines. En gros, ce que tu fais, là, c'est un nettoyage interne quand tu respires. C'est vraiment quelque chose d'essentiel, au-delà du côté oxygène. Il y a l'oxygène, mais il y a aussi le nettoyage. C'est double fonction positive. Donc, quand tu respires profondément jusqu'au fond de ton ventre, tu permets à cet échange de se faire de manière optimale.
Quand tu as une respiration courte et rapide, comme celle que j'ai découverte à l'époque pour ma part, tu le fais très peu. Et donc, souvent, tu vas être en manque d'oxygène. tu n'oxygènes pas assez ton corps.
Est-ce que ça t'arrive parfois d'avoir un peu la tête qui tourne quand tu respires ? Tu te souviens, c'est la première question du test qu'on a fait ensemble. En fait, ce petit vertige, il peut arriver quand justement ta respiration est trop rapide, trop superficielle. Ton corps n'a pas vraiment le temps de faire le bon équilibre entre justement l'oxygène et le dioxyde de carbone. Et du coup... ça peut créer cette sensation d'étourdissement, entre autres. Et c'est pour ça que ralentir et respirer plus profondément peut vraiment aider. Moi, ça m'arrivait souvent et je ne comprenais pas ce qui se passait. C'est mon fameux ostéopathe que j'allais voir régulièrement qui m'avait expliqué ça. Alors bon, ce n'est pas parce qu'il me l'avait expliqué que j'avais compris que ça me faisait mal, que je me suis dit que j'allais changer ma manière de faire tout de suite. Je suis un peu bornée, moi je fais partie de ces gens, je comprends vite, mais il faut m'expliquer longtemps. Et puis surtout, j'avais juste pas le temps pour ça. J'avais pas le temps de respirer, c'est ballot quand même. Donc voilà, là il y a vraiment eu quelque chose qui s'est joué moi à cet endroit-là. Et moi à cette époque-là, j'avais toujours la sensation d'être en apnée. Mais je me suis jamais questionnée vraiment profondément. Pour moi c'était normal, quand bien même cet ostéo m'avait dit « point de vigilance » . Oui, c'est comme ça qu'on respire et pis c'est tout.
J'ai vraiment compris tout ça quand j'ai commencé à prendre soin de mon écologie personnelle. Donc ça m'a pris du temps, mais il y a un moment où, c'est comme toujours, il y a un déclic, il y a quelque chose qui se passe. Moi, pour le coup, quand j'ai commencé à prendre soin de mon écologie personnelle, j'ai commencé à lire des livres, à m'intéresser à tout ce qui se faisait justement autour de la méditation, du yoga. Tu ne peux pas méditer ou faire du yoga si tu ne comprends pas la base de la respiration. Et donc c'est là, moi, que c'est venu toucher à quelque chose où je me suis dit, ok, à un moment donné, Il est peut-être temps de réapprendre à respirer.
Alors pourquoi on ne sait plus respirer aujourd'hui ?
Parce que la question fondamentale, elle est là quand même. Pour pouvoir bouger, je dis toujours que ça peut être intéressant d'aller comprendre les causes du problème, pour surtout apprendre à ne pas les reproduire. On ne va pas aller déconstruire, comprendre, passer son temps dessus, mais juste on identifie les causes et on se dit ok, peut-être que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire, donc tiens. Il serait peut-être temps de faire différemment. Alors, ce que je dis, c'est pas là où on va agir, mais quand on a conscience d'eux, on commence déjà le premier travail. Moi, je dis toujours que la prise de conscience, c'est 50% du chemin de résolution du problème. Après, il faut agir et se mettre en mouvement. Mais c'est le premier pas. Et on commence toujours par un premier pas.
Alors aujourd'hui, pourquoi on ne sait plus respirer ?
Eh bien parce qu'on va trop vite. On est dans une société quand même un peu dingo, et aujourd'hui tout va très vite. On court après nos tout doux, nos obligations, nos injonctions, et à force de vouloir tout faire, on oublie juste d'être. On vit en apnée, sans s'en rendre compte, on retient notre souffle pour tenir, pour gérer, pour avancer, coûte que coûte. Là, moi, rien qu'en te racontant tout ça, j'en ai le souffle coupé. Je me raccroche à cette partie de ma vie et je sens que ça revient. Comme quoi, c'est des mécanismes qui, quand ils ont été ancrés longtemps, ça ne disparaît pas. Par contre, on apprend à les identifier et à les reconnaître. Je le dis souvent ici dans ce podcast, mais parce que c'est la réalité. On ne sait plus respirer parce qu'on oublie d'être tout simplement. On est coincé dans le faire.
Une fois qu'on s'est dit ça, par quoi on commence ?
Par changer sa vie, travailler sur les causes ou réapprendre à respirer ?
Alors, raisonnablement, et parce que ça prend moins de temps et qu'il y a moins d'enjeux. Perso, moi j'ai bien envie de te proposer de commencer par déjà réapprendre à respirer. Après, il n'y a que toi qui sais ce qui est bon pour toi et là où tu as envie d'agir. Ici, ça n'est qu'une proposition. Sache que quand tu respires, tu remets du mouvement dans ton corps. Et grâce à ce mouvement, tu vas pouvoir faire face à toutes les situations qui se présentent. Stress, émotions fortes, actions difficiles à réaliser. La respiration, elle permet surtout de sortir de la sidération. Cet état dans lequel tu peux te retrouver quand tu ne sais plus par quel bout prendre la situation qui est face à toi. Tu sais, c'est un peu comme le lapin pris dans les phares de la voiture, ça te parle ? Donc, en travaillant sur ta respiration, tu ouvres un nouvel espace, une nouvelle manière d'être qui peut avoir un effet sur les causes. C'est pour ça que je dis, des fois, c'est pas toujours le meilleur... On n'est pas obligé de travailler que sur les causes. Des fois, on peut prendre le sujet à l'inverse, et ça peut revenir et nous aider, en tout cas, à soutenir, une fois qu'il y a la prise de conscience. Réapprendre à respirer réellement, ça peut commencer par 5 minutes de respiration consciente par jour. Voir même des fois, je propose à certaines de mes clientes de commencer par 1 minute par jour. Et dans un premier temps, tellement elles n'ont pas le temps, et tellement elles se sont oubliées, ce sera déjà un grand pas. Ensuite, allez, souvent j'aime bien dire ça, mais on fait preuve d'audace. Et on va doubler ce temps. On passe à deux minutes. Et avant que ça devienne une charge colossale, on a le temps, tout va bien. J'ai fait partie, moi, vraiment, de cette histoire où une minute, c'était trop pour moi. Donc, je sais vraiment à quel point c'est difficile. Et donc, il faut vraiment savoir commencer doucement. C'est pour ça que je dis toujours, on se lâche la grappe. On nous dirait qu'il faudrait tout le temps respirer bien, qu'idéalement, c'est au moins une demi-heure par jour. OK, quand on ne sait pas le faire. Si on fait déjà une minute, c'est très bien. Donc, cette minute, ces deux minutes que tu t'accordes, c'est l'amorçage. L'idée au démarrage, c'est vraiment que tu puisses prendre conscience que ça ne te prend pas tant de temps que ça. C'est souvent une histoire que tu te racontes. Et comme je te le disais, moi, cette histoire-là, je me la suis déjà racontée, donc je sais de quoi je parle. Elle est vraiment coriace, elle colle. Mais il y a un jour où le sparadrap, tu l'enlèves. Et là, c'est cool. Donc, cette minute, ça ne veut pas dire que tu vas tout révolutionner. mais ça va permettre de te mettre en mouvement. Et ça, c'est déjà énorme. Et on se l'est dit ensuite, tu peux allonger ce temps et puis surtout choisir les moments où ça te fera le plus de bien.
Alors, c'est quoi respirer en conscience ?
Eh bien déjà, c'est de ne pas être dérangé par l'extérieur pour pouvoir être avec toi. Parce que quand ce n'est pas quelque chose que tu fais naturellement, tu arrives à créer les conditions. où tu vas pouvoir prendre un temps juste toi avec toi. Donc pour ça, tu peux choisir un lieu tranquille ou mettre un casque qui réduit ou coupe le bruit, mais sans musique. Tu coupes les notifications, tu te mets en ne pas déranger. Tu coupes l'extérieur pour mieux être présente à l'intérieur. Ensuite, installe-toi confortablement. Comme c'est confortable pour toi, il n'y a pas de problème. pas de bonne manière de faire hormis toi où tu vas te sentir bien. Et pose ton attention sur ton nez ou ta bouche, selon ce qui est bien pour toi.
D'abord, ton objectif ça va être de ressentir l'air froid qui entre et plus chaud qui ressort. Je ne sais pas déjà si c'est quelque chose sur lequel tu avais porté ton attention, ou l'air quand il rentre, il est froid, même en été. Et donc quand il ressort, il est plus chaud. Déjà tu le fais 5-6 respirations, juste réussir à rester concentré sur cet aller-retour de l'air, soit avec ton nez, soit avec ta bouche, ça on s'en fiche. Respire comme c'est bien pour toi.
Et là, à toi de choisir si tu t'arrêtes là pour cette fois ou si tu as envie de continuer.
L'idée, c'est pas de pression, un pas à la fois.
Le deuxième pas, ce sera de ressentir l'air circuler dans ta gorge. puis sous tes côtes, puis jusqu'au fond de ton ventre, et d'arriver à te concentrer sur les allers-retours de l'air dans ton corps. L'idée là, c'est vraiment juste ressentir, c'est pas forcé, tu peux essayer de l'accompagner, mais c'est vraiment juste voir ce qui se passe. Tiens, c'est marrant, moi mon air, je le sens plus passer dans ma gorge, je le sens plus dans mon ventre. Tiens, je ne l'avais jamais senti dans mon ventre. Ça fait ça quand on respire dans le ventre ? C'est vraiment ça, c'est sortir du pilote automatique pour se rendre compte du processus qui se passe. Pour pouvoir le reproduire, il faut déjà voir comment ça se fait. Et je disais, la respiration c'est un muscle, donc il va falloir lui redonner le mouvement pour que ça revienne naturellement conscient. Je vais poser un truc ici, parce qu'on entend beaucoup de choses par rapport au fait de se concentrer et de méditer.
Dans cet exercice, il va se passer quelque chose. Tes pensées, elles vont s'inviter. Elles vont s'emballer et vouloir prendre toute la place. C'est normal en fait, là tu es en train de te poser, tu es au calme et donc c'est trop bien. Elles en profitent pour se faire entendre. C'est comme les gosses, hop, dès qu'il y a une opportunité, elles s'en saisissent. C'est ok. Ces pensées, je t'invite à leur foutre la paix. Et allez laisser exister. On ne va pas se battre. contre ses pensées. Moi, je ne sais pas faire. Pour te dire, ça fait 6 ans que je médite mes pensées. Je ne sais pas lutter contre et ce n'est pas l'objectif. Donc, tu ne perds pas ton temps à chercher à les contrôler, tu n'y arriveras pas. La seule chose que tu peux faire ici, c'est d'essayer, et je dis bien essayer, pas d'enjeu, de ne pas leur donner d'importance, les laisser glisser. Et même ça, des fois, c'est dur. Alors, je le redis, pas de pression. Ce qui compte, en fait, c'est juste de respirer. Parce que si tu commences à te mettre la pression, rebelote, tu repasses en mode tu ne sais plus respirer parce qu'en gros, tu vas te stresser. Donc là, juste, c'est sentir ce qui se passe. Les pensées, elles sont là. Eh bien, on les laisse et ce n'est pas grave, ça va bien. Un jour, tu verras, il pourra se passer des choses différentes. Mais dans un premier temps, on les laisse. Elles ont besoin de s'exprimer. Elles s'expriment. Ce n'est pas grave. Ça ne t'empêche pas de te concentrer. L'objectif, quand tu sens que tu as été appris. par tes pensées, tu ramènes ta concentration juste sur ton nez ou ton ventre ou là où tu ressens le plus ta respiration. Il faut que ce soit un endroit où ça te permette de te ré-ancrer.
Et puis surtout, quand tu veux te lancer dans cet exercice-là, dans ce temps pour toi, à toi de choisir le moment le plus propice pour ça aussi. Est-ce que toi, c'est plutôt le matin au réveil ou le soir au coucher ? Il n'y a pas de bon moment, hormis celui qui va être confortable pour toi. Ça peut être dans le train, avec un casque, ça se fait très bien. Pas besoin de respirer fort, juste d'être attentive. Tu peux le faire en marchant, en prenant ton café. Tu peux même le prendre caché dans les toilettes, si c'est le seul endroit où tu peux être tranquille. Je fais souvent cette proposition à mes clientes et ça nous fait bien rire. Alors des fois on se le propose parce qu'il y a l'histoire des enfants, mais il n'y a pas que l'histoire des enfants. Quand au boulot, tu es happé en permanence, quand ton téléphone sonne tout le temps, quand tu es toujours à droite, à gauche, en train de faire douze mille trucs. Le seul endroit où tu te poses vraiment, c'est souvent les toilettes. Alors autant s'en servir. Ça se fait beaucoup. En tout cas, moi, c'est là que j'ai commencé. Et ça marche. Et surtout, teste, essaye, échoue, retente et ajuste pour voir ce qui se passe pour toi. Moi, j'aime bien toujours dire qu'il n'y a pas d'échec. Tant qu'on apprend et qu'on s'ajuste, le seul échec, c'est d'abandonner et de ne pas apprendre. Après, abandonner un temps pour mieux revenir plus tard, c'est OK aussi. Parfois, ce n'était pas le bon moment et on ne force pas. Mais vraiment, c'est de se dire « Ok, tiens, et si j'essayais, qu'est-ce que ça pourrait m'apporter ? »
La respiration, c'est vraiment un super pouvoir. Au-delà de te faire vivre, c'est la base qu'on se le dise quand même, elle t'aide à habiter pleinement ton corps, à être pleinement présente et ancrée. Ça ne coûte rien, ça ne demande aucun matériel, ça peut se pratiquer partout, tout le temps, en toutes circonstances. Et surtout, ça permet de faire face à bien des situations désagréables. Pourtant, aujourd'hui, on a oublié comment respirer. Ce que j'aurais envie que tu retiennes de cet épisode, c'est ça. Tu n'as pas besoin de transformer ta vie pour recommencer à respirer. Tu as juste besoin de t'offrir un espace, un rendez-vous avec toi-même. Une minute ou deux, à toi de voir. et de refaire connaissance avec ton corps. Parce que respirer, c'est revenir à toi, c'est t'ancrer, c'est t'offrir exactement ce dont tu as besoin pour faire face à ce qui t'attend. Et si aujourd'hui tu sens que tu as envie d'aller plus loin, d'apprendre à ralentir, de faire la paix avec ton rythme, et de nourrir ton écologie personnelle, alors mon accompagnement est peut-être l'espace qu'il te faut. Je t'y apprends à respirer autrement. à t'écouter pour de vrai et à avancer un pas après l'autre sans t'épuiser. Tu trouveras toutes les infos dans la description de l'épisode. Et comme toujours, prends soin de toi doucement.
Dans le prochain épisode, on restera sur le thème de la respiration. Parce que c'est la base de ton équilibre, de ton ancrage, de ton énergie. J'ai envie d'aller un petit peu plus loin avec toi en fait, de te parler des bénéfices profonds. d'une respiration consciente, et de te partager les pratiques que j'ai testées, celles qui me soutiennent vraiment au quotidien.
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Très belle semaine et à très vite dans le prochain épisode.