Speaker #0Aujourd'hui, j'ai envie de te raconter comment j'ai réussi à reprendre ma juste place dans ma vie, et des trois points qui vont te permettre de l'appliquer. Mais avant de te parler de ces points, il fallait que je te parle de mon parcours. Parce que si aujourd'hui je suis plutôt de nature tranquille, posée, je n'ai pas toujours été comme ça. Bienvenue dans Lâche-toi la grap'!, le podcast qui t'invite à te remettre au centre. Moi c'est Stéphanie. coach et formatrice en écologie personnelle pour les femmes qui se sont oubliées en prenant soin des autres. Diplômée en pratique narrative, j'accompagne mes clientes à réécrire leur histoire et à rallumer leur lumière intérieure. Deux fois par mois, on explore ensemble des histoires inspirantes de femmes qui ont osé switcher, on parle de croyances à déconstruire, d'écologie personnelle et surtout d'apprendre à se lâcher la grappe. Parce qu'en rallumant ta lumière, tu éclaires aussi le monde autour de toi. Allez ! Installe-toi confortablement et bienvenue dans l'épisode du jour. Il y a 6 ans, j'étais une cadre dynamique avec un agenda de ministre. J'ai 3 enfants, 3 ans, 9 ans, 10 ans, mes 2 Ausha, un mari et une maison à tenir. En résumé, j'étais partout, mais j'étais surtout nulle part. Tu sais, coincée dans l'injonction de la femme parfaite. Celles qu'on nous rabâche partout, qu'on voit dans les films, les magazines. Celles qu'on pense que la société attend de nous. Que la société attend de nous quand même, qu'on se le dise un peu. Alors qu'en fait, moi j'étais complètement à côté de mes pompes. Je faisais ce que je croyais que l'on attendait de moi, en mode pilote automatique, sans jamais me mettre en pause et me demander si j'étais heureuse. Tu sais, ce fameux métro-boulot-dodo, dans lequel il n'y a plus de joie, on n'est que dans le faire. En tout cas, pour moi, à cette époque-là, c'est ça. Absence de joie, du faire, du faire tout le temps. Et quand tu n'es que dans le faire, en mode survie, à ce moment-là, il faut juste tenir. Et moi, vraiment, c'est ce que je vivais à cette époque. Côté boulot, j'étais engagée à 200%. J'étais super exigeante avec moi et avec les autres. Je comptais pas mes heures, je faisais beaucoup de déplacements, je courais partout, j'étais mal payée, sous pression, cerise sur le gâteau. J'étais en hyper-anxiété permanente. Alors tu vois le tableau, pas de joie, de l'hyper-anxiété, un joli combo gagnant. Forcément, j'ai fini par être en épuisement. Et pour moi, ce sera l'alerte juste avant le burn-out. À ce moment-là, j'ai toqué à la porte du burn-out. Alors, je dis toqué parce que, pour ma part, je suis restée sur le palier. J'ai eu la chance de ne pas aller voir de l'autre côté ce qui s'y passait. Bref, chouette tableau qui fait rêver. C'était ce moment de la vie où tu sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Sauf qu'en fait, vraiment grâce à cette alerte, même si elle n'est pas sympa, ça m'a permis de me faire aider. Je ne suis pas restée seule et j'ai démarré une thérapie. C'est vraiment à cette époque-là, ce qui va me permettre de revenir dans mon corps, c'est le début du retour à la maison. Et là, je fais vraiment un petit coucou, mais c'est merci à ma maman, qui à cette époque, en fait, m'a un peu botté les fesses, qu'on se le dise. Et je la revois me glisser le numéro de téléphone d'une personne sur la table et me dire, tu l'appelles maintenant et tu prends rendez-vous. C'est pas oui, c'est pas non, c'est juste tu le fais tout de suite. Le soutien de ses proches dans ces moments-là, il est vraiment vital. Donc ça, c'est le côté pro. Côté famille, j'étais aussi au bout du rouleau. Sinon, ce n'est pas drôle, bien évidemment. Moi, à cette époque-là, je suis vraiment dans un état d'esprit, je l'ai dit, enfin vraiment, je suis complètement, enfin je vais le dire, stratosphérisé, c'est un mot que j'aime bien parce que c'est vraiment illustrant. Donc comme je suis stratosphérisé, il n'est pas facile ce mot, je pense que mes enfants sont horribles. bruyant, insupportable, ingérable, fatigant. J'arrête la liste ici, si t'as des enfants, tu me comprends, mais tout ce vocabulaire, on peut aller en chercher beaucoup d'autres. Bref, ils m'écoutent pas, ils font pas ce que je veux quand je veux. Non, mais ils sont vraiment pas sympas, ces enfants. À cette époque-là, c'est vraiment ce que je pense. Avec ma grande, je suis dans un combat permanent. Notre relation, elle est difficile, problématique. Et moi, je passe mon temps à chercher des solutions pour qu'elle change. Et oui, le problème, c'est elle, c'est pas moi Pardy. C'est vraiment mon état d'esprit. Mais quand t'es à côté de tes pompes, eh bien tes enfants, t'es jamais vraiment avec eux. Je te l'ai dit, moi j'étais partout, mais j'étais surtout nulle part. Donc en fait, les pauvres loulous, qu'est-ce qu'ils font ? Il cherche juste par tous les moyens à attirer ton attention. Et ça, je n'ai pas la capacité à l'époque à m'en rendre compte, mais c'est vraiment ce qui se passe. Sauf qu'à un moment quand même, je me suis dit que ça ne pouvait pas continuer. Je sentais que tout ça ne s'était pas aligné. Alors, un jour, j'ai une copine qui me parle d'une conférence, d'une soirée sur l'éducation positive, la parentalité positive. Je me dis, allez, pourquoi pas ? Et donc, je participe à une conférence d'Isabelle Filosa. Je ne sais pas si c'est quelqu'un que tu connais, mais je trouve qu'elle fait des vidéos encore aujourd'hui qui sont très chouettes. Et c'est vraiment intéressant de voir l'approche qu'elle propose. Sauf qu'à ce moment-là, je ne suis pas forcément prête à ce qu'elle dit. Et ce qu'elle proposait, ça me paraissait tellement compliqué. Et puis surtout, il y avait un truc qui venait me gêner. Pourquoi c'était à moi de changer ? C'était mes enfants le problème, pas moi. Donc ça vient faire poil à gratter. Et en règle générale, quand ça gratte, c'est que t'es souvent au bon endroit. Qu'on se le dise. Donc il y a un truc à aller chercher. Et puis ce jour-là, Isabelle parle d'un bouquin que je choisis d'acheter. Car au point où j'en suis, j'ai plus rien à perdre. C'est mon tout premier livre de développement personnel. J'ai 38 ans. Il est jamais trop tard pour bien faire, tu me diras. Ce livre, en fait, il a tout simplement changé ma vie. Il s'agit de « Faites votre 180° » d'Emmanuel Piquet. Si tu ne connais pas, je t'invite à aller regarder, il est très chouette. En tout cas, sur la couverture, il y a ces quelques mots qui résument très bien ce que j'ai vécu jusque-là. « Vous avez tout essayé, et si vous tentiez l'inverse ? » À l'époque, ça me percute vraiment. Et j'adore cette phrase, parce qu'elle illustre vraiment comment, dans ta vie, tu t'évertues à faire toujours un peu plus de la même chose. Donc ça ne change rien, ça ne solutionne rien. Ce livre, il m'a permis de comprendre que j'attendais que le changement vienne des autres. Bien évidemment, une entreprise vouée à l'échec systématiquement. C'est à partir de là que j'ai commencé à changer doucement, à bouger les lignes une par une. Aujourd'hui, je suis tellement heureuse d'avoir entamé ce chemin de réconciliation avec moi-même. Parce qu'à ce moment de ma vie dont je te parle, je me suis retrouvée face à un choix. Le choix, le fameux choix le plus crucial, en fait, à ce moment-là dans ma vie, qu'on se le dise. Soit je reste dans ma position, et donc là, je décide que le monde, il est dur, que j'ai un mauvais karma, que tout le monde m'en veut. Bref, je reste dans ma position de victime, et là, je reste dans ma course à la femme parfaite, qui s'oublie. qui n'a aucun bonheur au quotidien, bref, une vie sans joie, et puis je m'épuise. Qu'on se le dise, si je ne bouge pas dans cet espace-là à l'époque, ce qui m'attend au bout, c'est le burn-out. Et là, c'est le burn-out complet, c'est le parental, c'est le pro. Bref, j'explose en plein vol, c'est sûr. Au point où j'en suis quand je reprends et que je repense un peu à là où j'en étais, c'est le burn-out. J'avais tous les signes, j'avais tous les signes physiques, j'avais tous les signes mentaux, on était vraiment dans cet espace-là. Donc, je suis face à ce choix-là, je reste, je ne change pas, ou je saisis ce qui m'arrive comme une opportunité. Et j'aime bien toujours dire, ça c'est vraiment quelque chose que j'aime bien pouvoir rappeler, parce que souvent on se coince dedans, là je suis dans une crise, et la crise, en fait, c'est une opportunité. Et donc là, soit je saisis ce qui m'arrive comme une opportunité, Et je me dis, tiens, c'est peut-être le moment de bouger, de bouger à l'intérieur et de reprendre ma responsabilité. Alors moi, je sais que je suis quelqu'un de plutôt battante. Par contre, il faut souvent que j'atterrisse dans le fond pour pouvoir repartir. C'est comme ça. Mais j'ai un élan de vie qui est quand même assez fort. Vous allez voir qu'à ce moment-là, ce n'est pas la première fois que j'ai un élan de vie. J'en ai eu un premier à l'époque où je me suis séparée. Donc là, c'est quand même la deuxième fois. Je sais que j'ai cet élan de vie qui me dit, ça ne... un peu plus durer. Donc, en fait, à ce moment-là, le choix, il est déjà fait. Mon corps, en fait, lui, il sait déjà. Mon esprit, il est un petit peu plus lent. Mais mon corps, lui, il sait déjà que c'est plus possible. Mon cœur, il sait déjà vers quoi il a envie. Par contre, bien évidemment, il va falloir y aller et se donner les moyens d'y aller. Alors, il y a des fois, on se dit, peut-être que j'aurais pu faire autrement si j'avais vu... Moi, sincèrement, quand je repense à l'histoire... J'aurais pas pu anticiper ni faire autrement. J'étais noyée, j'étais coincée dedans. Et je peux me dire que j'aurais dû voir, j'aurais dû, j'aurais pu, c'est de la flagellation. Donc, stop. Ça, j'ai fini par l'accepter et me dire, j'ai fait comme j'ai pu, j'ai fait du mieux que j'ai pu. Et on s'arrête là. Par contre, j'en ai appris des choses qui sont fondamentales et que j'ai envie de partager ici. Parce que vraiment, c'est ça pour moi qui est important. La première chose déjà, c'est que quand tu commences à sentir que tu es dans un espace comme celui-là, c'est se faire aider, se faire aider par un pro le plus vite possible. Vraiment, il y a ces petites alertes-là qu'on se le dit. Ma première alerte burn-out avec l'accompagnement de la pro, on va se le dire, c'est ce qui fait que j'ai pu avancer et commencer à écouter les signes. C'est trop dur tout seul. C'est vraiment trop dur. Moi, je dis toujours, et ça, c'est vraiment quelque chose que j'aime beaucoup, c'est une question d'hygiène. Tous les jours, quand tu rentres chez toi, ou le matin, peu importe ton rythme, tu prends une douche. Tu prends une douche parce que tu transpires, parce que tu vas dehors, il y a de la pollution, parce que tu es exposé à plein de choses qui ne sont pas super propres. Donc tu prends une douche pour nettoyer ton corps. C'est exactement la même chose avec ton mental. Tous les jours, tu es exposé à des trucs qui ne sont pas propres, à des trucs qui ne vont pas. Et donc c'est important d'aller prendre des douches mentales, d'aller nettoyer ton cerveau. Et ça, tout seul, ça ne marche pas. Donc, se faire aider, aller faire du tri, aller nettoyer un peu tout ce qu'on nous projette, c'est essentiel. Donc, se faire aider, c'est aussi une question d'hygiène mentale. Et moi, aujourd'hui, c'est un sujet sur lequel je ne fais plus l'impasse. Parce que vraiment, c'est tous les jours, on est exposé à des trucs qui ne vont pas. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, et là, ça va faire le lien avec le titre de mon podcast, parce que pour moi, ça aussi, c'est énorme. Mais c'est se foutre la paix, qu'on soit clair, on fait du mieux qu'on peut. On est dans une société qui est quand même pas facile, où on a énormément d'injonctions, donc il faut se dépatouiller avec ça. Donc c'est vraiment de se dire qu'on fait du mieux qu'on peut avec ce qu'on a. Et les erreurs, c'est ok. Ce qui n'est pas ok, c'est de rester dans l'erreur, de ne pas apprendre et de ne pas bouger. Et c'est là où il faut vraiment avoir la conscience qu'à un moment donné, ça ne va pas. prendre le temps de s'arrêter et dire « Ok, je fais quoi de ça ? » C'est vraiment là que tout se passe. Donc, on ne se flagelle pas. L'autoflagellation, merci, mais ça fait du mal. On se fout la paix. Et juste par contre, ok, on prend le temps de s'arrêter et de se dire « Qu'est-ce que je fais maintenant ? » Et puis, le troisième que j'avais envie de te partager, et celui-là, il est important, j'en ai déjà un peu parlé, si tu me suis sur les réseaux, c'est « Le bonheur, ça se choisit » . C'est tellement fort que celui-là, j'en ferai un épisode spécial parce que si c'était si simple que ça, on serait tous heureux. Et puis, il y a beaucoup de choses derrière le bonheur. Mais quand même, c'est fondamental. Moi, à ce moment-là, j'aurais pu ne rien faire. Quand j'ai le bonheur, ça se choisit. Je t'ai dit, j'avais un choix juste avant, qui était de se dire, est-ce que je reste ou est-ce que je choisis de bouger ? Donc, le bonheur, ça se choisit. Parce qu'à un moment donné, tu peux choisir d'aller mieux. Tu peux choisir d'aller vers toi. Moi, à cette époque-là, j'ai choisi de me choisir. Et ça, ça a été le premier pas, finalement, vers ce fameux bonheur. Alors, qu'est-ce que ça m'a permis de me choisir ? Qu'est-ce que ça m'a apporté ? Eh bien déjà, le premier, qui est vraiment le plus important, je pense, c'est de ne plus attendre que le changement vienne des autres. J'en parle souvent quand je suis en séance de coaching ou même en formation. À un moment donné, ce qui compte, c'est à l'intérieur. Ce n'est pas à l'extérieur. Et donc, c'est vraiment pouvoir faire ce mouvement. C'est passer du dehors au dedans. Et donc, c'est ce que j'appelle vraiment reprendre son pouvoir d'agir, reprendre sa responsabilité. J'arrête d'attendre que ce soit les autres qui viennent faire les choses à ma place. Je sors de ma posture de victime. Alors qu'on se le dise, c'est long, c'est pas facile, mais c'est tellement satisfaisant. Et tout ce que tu fais, tu le dois vraiment plus qu'à toi. Tu sors de l'attente, sortir de l'attente. C'est un chemin exceptionnel. Mais c'est long. C'est long parce que ça demande du boulot, puis ça demande de déconstruire des choses. Et qu'on se le dise, plus tu commences tard, plus c'est long, parce que plus t'as à déconstruire. Moi, j'ai commencé vraiment, je dirais fondamentalement... à vraiment le déconstruire, donc à partir de 2017-2018, donc j'ai 38-39 ans, donc j'ai quasiment 40 ans de mode de fonctionnement à aller bouger. Aujourd'hui, on est en 2025. Ça va, j'ai réussi à avancer sur quelques points, mais je me loupe encore, en fait. Et c'est OK. La différence, c'est que je m'en rends compte beaucoup plus vite et que je bouge beaucoup plus vite. Mais les erreurs, j'en fais encore. Et heureusement, en fait, ça montre que je suis humaine. Donc, tout va bien. Donc, trompe-toi, c'est pas grave. En revanche, effectivement, ce qui est important, c'est de commencer le chemin et d'être consciente. d'être consciente à chaque étape de ce qui se joue, de ce qui se fait. Et surtout, sur ce chemin-là, on ne cherche pas la perfection. Sinon, on retombe dans les mêmes injonctions, on retombe dans la même histoire. Et ce n'est pas le but. Donc, à ce moment-là, hop, je fais du mieux que je peux. Je me lâche la grappe. Je suis là pour apprendre, pour cheminer. Je suis comme l'enfant qui apprend à marcher. Je vais tomber. Mais plus je tombe, plus je me renforce. Et plus j'apprends à faire attention et à me sentir bien dans ce que je fais. Ce n'est pas parce que j'ai appris à marcher que je ne tombe plus. Je tombe encore aujourd'hui. Il y a un trottoir qui glisse, une marche que je n'ai pas vue. Si je ne suis pas consciente, quand je ne suis pas dans mon corps, je me prends une racine. Quand je vais marcher, je bute, je suis née à genoux. Ce n'est pas pour ça que je ne sais pas marcher et que je suis devenue subitement nulle ou pas parfaite. Je suis juste humaine. Il y a des fois, j'y arrive. Il y a des fois, je n'y arrive pas. C'est quelque chose qui est important à garder. Et puis, ce switch, au-delà de ne plus attendre que les autres bougent, ce que ça m'a amené, je vous ai parlé de ma relation avec ma grande, avec Olivia, j'ai appris à faire autrement, j'ai commencé à faire différemment, j'ai commencé à la voir différemment. Et puis, on a travaillé aussi sur ma relation avec elle en thérapie. Donc, j'ai commencé à bouger ma manière d'être, j'ai fait bouger les lignes. Je vais te le partager, mais le plus beau cadeau qu'elle ait pu me faire, je me souviens, je la revois. Je suis quelqu'un de très, très visuel. Donc, à chaque fois que j'ai un souvenir, il est toujours très puissant au niveau émotionnel pour moi parce que je le revois. Et un jour, on est dans une de nos disputes parce qu'on se le dit, c'est pas parce que j'ai changé qu'on se dispute plus. C'est juste que j'ai changé dans ma manière de gérer les disputes. et donc on est dans une de nos disputes comme on en a à cette époque là elle est adolescente, elle doit avoir 12-13 ans donc on est dans le On est dans le dur. Et donc, elle se met à hurler, elle s'énerve, qu'elle me déteste, que je lui pourris la vie. Bref, du langage d'adolescent juste classique. Mais parce que j'ai changé et que j'ai travaillé sur moi, ça n'a plus de prise. Donc, elle a ce discours-là. Je la regarde, je l'entends, j'accueille, j'accepte. Et je lui dis, t'as raison, t'as le droit de penser ça. C'est OK, t'as le droit de penser ça. Je dis en revanche, là, moi, je ne suis pas OK avec ce que tu dis. Je ne rentre pas dans ton jeu. Donc, exprime ta colère, c'est d'accord. Par contre, j'attends. Et je me pose, et donc elle commence à monter dans les escaliers. Je reste en bas et j'attends. Elle s'en va, puis elle revient cinq minutes après. Et puis, elle reste dans ses escaliers et me regarde et elle dit « Maman, t'as changé. » Je dis « C'est-à-dire ? » Elle me dit « Avant, tu m'aurais hurlé dessus. » Elle me dit « Aujourd'hui, tu bouges plus, tu dis plus rien. » Elle dit « Aujourd'hui, on n'arrive même plus à se disputer. » C'est pas génial. Et là, moi... à ce moment-là, à l'intérieur, j'ai un élan du cœur. Je me dis, mais c'est pour ça que j'ai fait tout ça. C'est tellement magique, ce moment. C'est un merci qu'elle me dit de manière déguisée. Et je me souviens, à l'époque, ma première thérapeute, en 2016, 2016-2017, qui me dit, vous savez, aujourd'hui, elle ne peut pas comprendre, mais un jour, elle vous remerciera. Et à ce moment-là, je me suis reconnectée à ce souvenir-là. Et je me suis dit, oui, alors c'est pas pour ça que ça a été facile, on en a eu d'autres derrière. Mais à ce moment-là, j'ai compris que j'ai fait le chemin qu'il fallait, que je suis dans la bonne direction et que ça va aller, que ça va pas être simple encore, qu'on en aura d'autres. Mais c'est pas grave, je suis au bon endroit. Juste ça, c'est un cadeau hyper précieux. Juste pour ça, je le referai et je ne changerai rien. Le deuxième effet de cette transformation, Et celui-là, forcément, à un moment donné, il fallait s'y attendre. J'ai commencé à poser des limites, à vivre pour moi, à dire non au niveau professionnel. Donc, je partais à des heures qui étaient pour moi juste vitales. J'ai commencé à faire un peu de télétravail à une époque où ça se faisait peu. J'ai commencé à arrêter de vivre pour mon boulot et à vivre pour moi. Et puis, il y a un jour, mon patron, il me demande quelque chose et il me dit « C'est bien tout ce que tu fais, c'est génial, on adore ton service, bravo. Mais ce n'est pas ce qu'on attend de toi. » Alors cette petite phrase-là aussi, elle a changé ma vie. Elle est d'un tout autre ordre, mais elle est hyper violente. On est un mardi soir à 19h, je suis avec ma collaboratrice et on se prend ça dans les dents. Autant dire que le dossier, je l'ai posé sur le bureau de mon patron, qui était mon DG à l'époque. Et je lui ai dit stop. J'ai dit stop. J'arrête là. Je peux plus. Et donc, ça m'a obligée à me dire, c'est bien d'avoir dit stop, mais tu veux faire quoi ? Et donc là, j'ai commencé à devoir réinventer mon histoire. Je veux faire quoi de ma vie ? Je me vois où ? Qu'est-ce que j'aime ? Mon équipe m'a aidée à l'époque. Ils m'ont dit, Steph, en fait, ce qui est chouette avec toi, c'est que... c'est que t'es super à l'écoute, t'adores transmettre, t'adores nous faire grandir. Je leur avais partagé le fait qu'il fallait que je bouge et elles avaient senti. Et elles m'ont dit, mais pourquoi tu ferais pas un métier autour de la transmission, coaching, formation, on te voit bien là parce que c'est ce que tu fais avec nous tous les jours. Et ça, ça a été un beau cadeau aussi parce que ça signifiait que mes valeurs humaines, elles étaient quand même là, elles étaient bien présentes, elles étaient ressenties et que je pouvais peut-être en faire quelque chose. Et donc, c'est tout naturellement que j'ai commencé à me questionner et à ouvrir cet espace-là, cet espace pour aller plutôt vers l'autre. Et finalement, aller chercher un peu ce qui était déjà là en moi tout le temps et de se dire que je pouvais en faire une force, un métier et surtout quelque chose qui me ressemblait plus. Donc, cette transformation, elle a ouvert ça, qu'on se le dise. Parfois, ça ouvre des espaces auxquels on ne pensait pas. Je ne viens pas d'une famille d'entrepreneurs. Si un jour on m'avait dit que je monterais ma boîte, je n'y aurais jamais cru. D'ailleurs, quand je l'ai fait, tout le monde m'a fait « Mais pourquoi tu fais ça ? » « Mais ça ne va pas, tu es folle, tu quittes un CDI. » Bref, le laïus classique, j'étais connectée à quelque chose de tellement plus fort et de tellement plus essentiel que ça n'a pas été un sujet. Et je peux t'assurer que six ans plus tard, je ne regrette pas du tout, je suis au bon endroit. Mais c'est pareil, ça demande du temps, ça demande du soutien, ça ne se fait pas tout seul. Ce qui a été fondamental, vraiment fondamentale pour moi dans ce processus. c'est de me faire accompagner, c'est de commencer à bien me connaître. Ça, c'est quelque chose que je dis toujours quand je parle d'écologie personnelle. Parce que finalement, je ne suis pas beaucoup allée sur ce terrain-là, mais je vais faire le lien à ce moment-là. En gros, je n'étais pas du tout écologique avec moi-même. On ne mangeait pas bien, on ne dormait pas, j'étais dans le dur, dans le stress. Donc, ça ne fonctionne pas. Il n'y a pas d'écologie ici. Mes activités, elles, n'étaient pas du tout centrées sur la passion ou le plaisir. C'était que dans le faire et dans la performance. Donc, ça ne peut pas fonctionner. Donc, me faire accompagner m'a permis de comprendre fondamentalement qui j'étais, de quoi j'ai besoin, qu'est-ce qui est important pour moi, qu'est-ce qui me ressource, comment ça fonctionne. Donc vraiment de tout replacer. Juste tu refais une cartographie de ce qui est essentiel, de ce qui est vital. Et donc une fois que tu es rentré dans cet espace-là, que tu commences à faire bouger ces lignes-là, à commencer, tu prends du recul sur le tableau et tu commences à y voir plus clair et à voir qu'il n'y a pas ce petit bout que ce petit bout que tu regardes, il y a plein d'autres choses autour. Donc, apprendre à bien me connaître, ça a permis de commencer à prendre soin de moi, trouver des vraies stratégies, des vraies astuces qui m'ont fait du bien et qui m'ont permis de me sentir bien. Le troisième pilier dont je parlais dans l'écologie personnelle, quand je parle d'écologie personnelle, je replace un peu les éléments. Il y a pour moi trois piliers qui sont fondamentaux. Apprendre à bien se connaître, prendre soin de soi et avoir une relation apaisée avec soi. La relation apaisée à soi, à l'époque, elle a pris un peu plus de temps. Parce que c'est un chemin qui est long. Et puis, quand on a un parcours qui n'est pas toujours évident, on a chacun nos histoires. La relation apaisée à soi, elle peut... Je dirais qu'elle, elle va vraiment demander... Enfin, en tout cas, pour moi, elle demande un travail un peu plus profond. Là, on est en 2025. Je sens que je vais dans le bon sens et que j'avance. On va se le dire. Si je suis là aujourd'hui devant ce micro à te parler, c'est parce que j'ai vraiment bien cheminé sur ce point-là et que je suis bien soutenue. et que je commence à avoir vraiment une relation plus douce, plus authentique et plus confiante avec moi-même. Et donc ça, c'est un chemin aussi. S'il y avait une chose que j'avais envie que tu retiennes de tout ce qu'on vient de se dire, de tout ce que je viens de te partager, c'est celle-ci. Se choisir, c'est vraiment un acte de courage. C'est un acte fou. fort. Et clairement, ça demande de faire des efforts. Et puis surtout d'aller regarder là où ça fait mal et là où c'est inconfortable. En fait, on croit souvent que c'est plus simple de mettre sous le tapis, d'être dans le déni, mais c'est faux. C'est juste que ça devient une douleur diffuse avec laquelle, tu sais, on commence à apprendre à vivre. Ces fameuses transformations silencieux, ça s'installe doucement. puis tu t'en rends plus compte. T'es dans la douleur permanente. Et puis surtout, la difficulté, c'est que tu commences à force, tu te persuades que tu peux rien y faire et que c'est comme ça. Cette phrase-là, mine de rien, elle n'est pas neutre. J'y peux rien, c'est comme ça. Alors ça, c'est la phrase typique quand on est dans une position de victime. C'est pas grave, c'est juste d'avoir conscience que si tu te répètes un peu trop souvent que c'est comme ça, j'y peux rien, c'est une alerte. Moi, quand je commence à me le dire, ça m'arrive aujourd'hui de me le redire encore, c'est ma balise. C'est « hop hop, warning » . J'ai le petit flash lumineux qui s'allume sur le côté et qui me dit « va falloir que t'ailles creuser ça » . Et comme je suis suivie en thérapie, je le dépose et je reste pas coincée dedans. Et donc il est là l'effort, il est là le courage. Écoutez cette petite voix qui nous crie que ça ne va pas et qu'on a droit à autre chose. Ce fameux warning, cette balise. C'est ta petite voix qui vient dire « c'est pas normal ça » . Et quand tu commences à écouter cette voix, il faut que tu saches que c'est difficile de revenir en arrière. Et c'est là que l'aventure commence, que le début du travail s'initie. À ce moment-là, ne reste pas seul et fais-toi aider. Partage tes pensées. Une amie, une pro. La vigilance que je pose, c'est quelqu'un qui t'écoutera, te validera et t'accueillera. Parce que l'idée, ce n'est pas de se faire enfoncer, parce qu'il y a des gens qu'on va aller voir. Notamment quand on va avoir des amis, on peut avoir des gens qui vont nous dire « ouais, mais bon, t'as quand même une belle vie, t'as quand même… » Ok. Là, à ce moment-là, quand ça ne va pas, ce dont tu as besoin, c'est juste qu'on t'accueille et qu'on t'écoute. Après, à toi de fixer les règles. Ce dont j'ai besoin, c'est d'un conseil. ok, et là tu sais que tu vas aller attraper ce qui va t'être dit et à toi de voir si t'achètes ou pas. Là, ce que j'ai besoin, c'est d'écoute. Mais si tu fixes les règles du jeu, ça facilitera en tout cas la relation avec la personne que tu vas voir, auprès de laquelle tu sollicites de l'aide. Ce chemin, c'est le chemin d'une vie. Mais une vie qui peut être tellement belle quand tu décides que c'est ce que tu veux. Et surtout, quand tu choisis de te foutre la paix. Mais tu sais vraiment te foutre la paix de ne plus être celle que tu penses devoir être pour les autres. Cette fameuse injonction de ressembler à tout ce qu'on voit partout, dans les magazines, sortir de ces injonctions. Tu te fous la paix quand tu t'autorises enfin à être celle que tu as envie d'être. Je te remercie pour ton écoute et je suis ravie d'avoir partagé ce temps. et ce bout d'histoire avec toi. Si cet épisode résonne pour toi, abonne-toi pour ne rien manquer. Laisse une note 5 étoiles et n'hésite pas à partager Lâche-toi la grap'! autour de toi. C'est ce qui m'aide le plus à faire grandir ce projet et puis à rallumer encore plus de lumière. Et je pense que ce monde en a bien besoin. Je te souhaite une très très belle semaine et on se dit à dans 15 jours.