- Speaker #0
Je suis Julie Denis et tu écoutes la psy des entrepreneuses. La solidité mentale, c'est l'un des leviers les plus sous-estimés quand on entreprend. Ici, on parle moins de ce qu'on fait et plus de qui on est. Les doutes, l'incertitude, la pression, la fatigue, les moments de bascule, c'est de ça qu'on parle. Et surtout, qui on décide de devenir pour les traverser. Bonne écoute. Cet épisode est proposé en collaboration avec Feeling Great by Parthena Professional. Feeling Great, c'est LA plateforme incontournable sur la santé mentale et le bien-être mental des indépendants. On y retrouve articles de blog, baromètres bien-être, webinaires et ateliers, tout ça proposé gratuitement par Feeling Great pour vous aider et vous soutenir au niveau de votre bien-être mental. Parce qu'on le sait, entreprendre, c'est cardio. Je ne peux que vous conseiller la plateforme, puisque ça fait deux ans que je collabore avec Partena Professional pour mettre en place ce projet. Le lien vers la plateforme est dans les notes de l'épisode ou rendez-vous directement sur feelinggreat.be.
- Speaker #1
Bonjour Clémence et bienvenue pour la deuxième fois,
- Speaker #0
du coup pour le deuxième épisode dans le podcast La Psy des Entrepreneurs.
- Speaker #1
Salut Julie, merci beaucoup pour ton invitation.
- Speaker #0
Tiens. Alors, en intro, si on enlevait... le titre, le métier, les différentes casquettes que tu peux porter. Qui es-tu au fond, en trois mots clés ?
- Speaker #1
Oh là là ! Trois mots, c'est vraiment pas facile. Ça fait déjà trois, mais amoureuse de la vie. Je pense que ça me définit bien. Je ne suis pas créative. C'est passionné.
- Speaker #0
Ok, génial, merci. C'est dur trois mots, on est tellement plus que juste trois mots.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Alors, si on reprend la casquette métier, est-ce que tu peux expliquer en quelques mots ce que tu fais ?
- Speaker #1
Oui, donc moi je suis psychologue, psychothérapeute de formation. Je me suis spécialisée dans le sommeil, donc j'ai suivi une formation à Paris en 2018-2019. Et j'ai travaillé pendant dix ans en milieu hospitalier, dont cinq ans dans un laboratoire du sommeil, avant de passer par la case Burnout en 2022. Et suite à ça, j'ai démissionné. Je me suis lancée à mon courant et j'ai créé Bien dans mon climat, qui est donc mon activité où j'ai accompagné des centaines de personnes à retrouver un sommeil de qualité. Et depuis 2024, j'ai aussi créé, lancé une formation à destination des professionnels de l'accompagnement parce que je me suis rendue compte que je me sentais bien seule à parler du sommeil et que c'est une thématique qui est extrêmement vaste et qui est très très peu comprise et surtout prise en charge par les professionnels. Donc voilà, et donc là, ça fait quelques semaines maintenant. pas très longtemps, ça fait même pas un mois, que j'ai pris la décision d'arrêter moi-même d'accompagner pour me focaliser à 1000% sur la formation des professionnels et aussi le fait de transmettre le message parce que vraiment mon objectif, c'est que le sommeil retrouve une place centrale dans les accompagnements et que tout professionnel ose questionner, interroger, prendre en charge le sommeil dans ses accompagnements.
- Speaker #0
Ose et je fais une parenthèse, ce n'est pas l'objet du podcast aujourd'hui, mais ose, mais aussi connaisse, parce que finalement, on connaît très peu de choses sur le sommeil. Quand on prend le triptyque alimentation, mouvement, sommeil, qui est un peu la base, l'alimentation, on connaît un petit peu, même si c'est dans les grandes lignes, tout le monde connaît un peu, on apprend ça à l'école. Le mouvement, l'activité physique, pareil, le sommeil, très peu.
- Speaker #1
exactement oui et quand je dis ose je sais bien que c'est une conséquence parce que du fait de manque de connaissances on n'ose pas en parler donc on préfère contourner totalement le sujet que de poser les questions quitte à ne pas savoir comment faire mais déjà ne plus que poser la question moi je trouve que c'est déjà un premier pas parce qu'au moins les personnes qui dorment mal peuvent se sentir écoutées et puis après on peut avancer quoi oui oui c'est ça c'est ça alors
- Speaker #0
Je ne sais pas quel épisode sortira en premier, mais on enregistre aujourd'hui deux épisodes avec un épisode spécifiquement autour du sommeil. Donc, si ça vous intéresse, allez voir. Soit il sortira bientôt, soit il est déjà sorti, mais vraiment spécifiquement autour du sommeil, comment ça fonctionne, ce qui se passe, quelles sont les implications, quel est l'impact pour les entrepreneurs. Ici, cet épisode-ci... J'avais envie de te poser des questions concernant quelque chose que tu as partagé sur les réseaux aussi dernièrement, puisque tu es psychologue, comme tu le disais, mais aussi entrepreneuse, ce qui est un combo qu'on ne voit pas hyper souvent non plus.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Et tu as parlé dernièrement de ta vision, de la vision que tu avais, et du fait que cette vision, tu l'avais atteinte. Oui. Et du coup, une première question que j'ai envie de te poser, c'est aujourd'hui, quand on regarde ton parcours, on peut dire que tu as réussi. En tout cas, tu as réussi à atteindre la vision que toi, tu avais. Tu as réussi. Toi, tu vis ça comment ?
- Speaker #1
Je ne réalise pas encore vraiment. Je t'avoue qu'on me dit bien plus souvent que j'ai réussi, que je ne me le dis à moi-même. Ok. Alors, je pense que peut-être pour comprendre ma réponse. Il faut aussi comprendre que moi, je fonctionne beaucoup, beaucoup, beaucoup dans le futur. Je suis toujours dans le futur. Je suis rarement à repenser au passé. Et j'essaye de m'ancrer dans le présent, mais c'est qu'on parle toujours évident non plus. Donc, je suis toujours au next step. Je suis toujours à voir ce que je peux faire en plus de mieux aussi. On ne va pas se le cacher. Et donc, oui, c'est vrai que ça me fait forcément, évidemment, Très plaisir ce que tu me dis. Et c'est même de temps en temps, des amis ou des personnes de mon âge qui disent « Mais tu te rends compte de ce que tu as fait ? » Je dis « Oui, non, c'est vrai que parfois, je ne me rends pas vraiment compte de ce que j'ai fait. » Et c'est vrai qu'en fait, ça m'a beaucoup aidée de relire une vision que j'avais écrite avec mon coach à l'époque et de me dire « Mais c'est génial ! » Je l'avais écrite, ma vision, pour 2030. Et en fait, on est en 2026. et Et j'ai coché quasiment toutes les cases. Waouh ! Vraiment, j'en ai eu les larmes aux yeux quand j'ai relu ça. C'était assez fou. Merci pour cette notion de réussite. Je trouve que ce n'est pas une définition facile non plus à se donner à soi. C'est quoi la réussite au final ? J'essaye justement de me poser pour ne pas... courir à toujours plus sans fin et sans but et sans raison. Donc j'essaie justement de par toutes ces réflexions-là de définir ma propre définition de la réussite. Bon ok, celle que j'avais définie en 2024, visiblement on y est. Et c'est quoi ma prochaine réussite ? Ça va être quoi la prochaine clémence ? C'est quoi la prochaine version de moi-même ? Oui,
- Speaker #0
c'est déjà la prochaine version. C'est quoi la prochaine version ? Oui, c'est ce que tu disais, c'est le futur.
- Speaker #1
je célèbre j'essaye vraiment de célébrer parce que justement c'est intéressant justement on en parlait un peu en off je suis dans tout ce travail là parce que j'arrive pas encore vraiment à voir quelle va être ma prochaine parce qu'en fait je suis toujours en train de célébrer il faut que je célèbre encore mon accomplissement de maintenant est-ce que toi tu le vois comme une réussite ? hum Mouh ! C'est une très bonne question. Mais tu vois, c'est pas un oui franc. Oui, bien sûr que quand on me le dit, j'ai un ami qui me l'a dit pas plus tard qu'il y a deux jours, qui m'a dit, attends Clément, tu te rends compte ? Tu fais autant de serre, tu vis là en Thaïlande, t'es mariée, t'as une maison. Oui, je travaille pas beaucoup aussi. Moi, je travaille en moyenne 3-4 heures par jour. Ménu. ah oui oui ça aurait été dit comme ça c'est assez impressionnant mais je sais que je peux faire tellement je vais faire encore tellement que oui c'est une étape de réussite je vais le formuler comme ça,
- Speaker #0
c'est une étape de réussite c'est ça et l'un n'empêche pas l'autre il y a aussi ce je sais pas comment le nommer mais Et... Ce truc un peu dans l'inconscient collectif que quand on est content de quelque chose, c'est comme si on allait se satisfaire de ça et ne plus aller vers le next step. Alors, je ne sais pas si il y a ça ici, mais tu vois, on peut être satisfait et content de ce qu'il y a aujourd'hui, célébrer ce qu'il y a aujourd'hui et pour autant vouloir aussi autre chose pour la suite.
- Speaker #1
Voilà, et je pense que c'est ça. qui a été utile en fait de rechercher ma vision de 2024. Parce que très honnêtement, depuis début janvier, je sentais que je devais y aller mollo, quoi. Tu vois, depuis janvier, j'étais là, oui, ça va, piano, piano. Je n'avais pas le fuego comme j'ai l'habitude d'avoir habituellement. J'ai mis ça d'abord sur le compte de l'hiver et puis je suis partie en Thaïlande, donc ce n'était plus une excuse. Et puis, je me suis dit, oui, je suis en Thaïlande, c'est au début. Donc, j'en profite. C'est plutôt mon autre vacances et tout machin. Et puis, je n'avais pas envie de travailler plus que ça. Et en fait, je pense que c'est parce que je n'y mettais plus de sens. Je suis arrivée là où je voulais arriver. En fait, si je ne redéfinis pas d'autres objectifs, pourquoi continuer ? Tu vois, ce n'est même pas des objectifs. C'est au-delà des objectifs. c'est vraiment je dis la prochaine vection de moi-même parce que je pense qu'il va y avoir aussi une transformation identitaire qui va s'accompagner de mon prochain de ma prochaine étape mais pourquoi travailler plus puisque bon je suis frédération et pas suis quoi j'y suis je travaille oui je travaille peu je suis je suis au soleil what else quoi
- Speaker #0
Il y a cinq onglets qui se sont ouverts là avec ce que tu viens de me dire. Peut-être d'abord, à quoi ressemblait la vie que tu voulais construire à l'époque ? Cette vision qui a été décrite en 2024, tu me dis. À quoi est-ce qu'elle ressemblait ?
- Speaker #1
Écoute, elle ressemblait… Ce qui était vraiment important pour moi, c'était d'avoir, d'un point de vue privé, des bonnes relations avec mon mari, ma famille, etc. Bon, ça, c'était déjà OK. À l'époque, c'est toujours OK. Mais c'était aussi d'avoir un équilibre pro-perso, de pouvoir, en fait, que mon pro puisse soutenir mon perso dans les voyages. Voilà, moi, j'ai toujours rêvé de voyager. Et là, en l'occurrence, j'ai vraiment voyagé énormément les derniers mois. Je suis allée au Canada, je suis allée plusieurs fois à Paris, je suis allée à New York. pour me célébrer toute seule fin d'année dernière. Là, je vis trois mois en Thaïlande pour le moment. Et en plus de ça, je permets à mon mari de pouvoir prendre une pause carrière parce qu'il est salarié pour m'accompagner. Mais ça, c'est le goal ultime, quoi, afin de dire, mais je peux prendre la charge financière, je peux être le pilier financier de notre couple temporairement et pour pouvoir lui permettre, lui, de se dégager d'une situation enfin on plutôt de lui permettre de vivre des expériences qu'il avait envie de vivre avec moi. Donc, voilà. Et qu'est-ce qu'il y avait d'autre encore ? Je pense qu'il y avait une notion de chiffre d'affaires quand même, un montant à attendre. Et d'avoir du temps pour mes loisirs, pour apprendre l'anglais. J'ai pris des cours d'anglais pour apprendre l'espagnol, j'apprends l'espagnol pour apprendre. En fait, comme je suis très curieuse, j'ai beaucoup besoin de me nourrir. Moi, c'est très important pour moi que mon travail ne prenne pas 100% de mon temps dans mon quotidien. Et j'avais noté aussi de créer une académie pour former les professionnels. Et je me suis dit, waouh, c'est fou, quoi.
- Speaker #0
Donc, tout est coché, tout ce que tu viens de dénumérer ?
- Speaker #1
Il y a juste une chose, c'est que je voulais avoir un van et je ne l'ai pas encore.
- Speaker #0
En même temps, Belgique, Thaïlande, en vanne, voilà. C'est pour ça.
- Speaker #1
C'est un grand pays qui n'est pas très populaire pour le moment, donc c'est pas facile.
- Speaker #0
Quand tu as écrit cette vision-là, tu pensais que ça allait changer quoi pour toi, intérieurement, le fait d'atteindre cette vision ?
- Speaker #1
Mais en fait, j'étais vraiment un baby-hound. preneur à ce moment-là. Donc, en fait, ça changeait tout, quoi. Ça changeait tout en termes de stabilité, en termes de... Je ne me l'imaginais pas à ce moment-là. Je pense que... En fait, je le voyais comme un accomplissement. Tu vois, un peu comme une réussite. Ouais, mais un peu comme le point final, quoi. Tu vois, ben, ok, c'est bon, j'ai mon académie, j'ai un bon chiffre d'affaires stable, tout va bien. Enfin, tout va bien. C'est bon, c'est un goal, quoi. C'est vraiment un accomplissement. C'est l'objectif. Et vraiment, il y a cette notion d'équilibre quand même, de stabilité, d'équilibre, parce que vraiment, je n'ai pas envie de retomber dans le burn-out. Parce que j'ai compris mes erreurs et voilà. Mais ouais, c'est très intéressant comme question, parce que c'est comique, parce que maintenant, je ne le vois plus du tout quand on a connu ce mois, évidemment. Heureusement. Ouais, je crois que je le voyais vraiment comme la ligne d'arrivée.
- Speaker #0
C'est ça. Qu'est-ce qui t'a permis d'y arriver et d'y arriver aussi vite ? Parce que j'entends que tu t'étais mis ça comme vision pour 2030, donc six ans. Et là, en deux ans, c'est bon, à part le 20.
- Speaker #1
Ouais. Qu'est-ce qui m'a permis ? Je pense que s'il y avait un livre à lire pour tout le monde, c'est le livre The One Thing. Moi, il y a un acronyme qui m'anime. Je crois qu'un jour, je vais me le faire tatouer. C'est l'acronyme WIN. J'adore parce que c'est WIN comme gagné. Mais c'est What's Important Now. Voilà.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'est pour ça que je ne travaille pas beaucoup. Je me focalise que sur ce qui est important.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Franchement, s'il y avait une réponse à donner, ce serait celle-là.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Tu me vois processer. Alors, je connais le livre. Je ne l'ai pas encore lu, moi. Mais forcément, quand on est entrepreneur, je crois que tout entrepreneur a déjà entendu parler de ce livre. What's important now ? Mais du coup, on dévie un petit peu. Mais tu dis que tu as fait un burn-out.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Sans vouloir mettre… J'en parle uniquement.
- Speaker #1
Il n'y a pas de problème, moi.
- Speaker #0
C'est ça. Ok. Mais du coup, sans vouloir mettre dans une case, les personnes qui ont fait un burn-out, sans vouloir te mettre dans une case, mais généralement, les personnes qui font un burn-out, forcément, c'est lié au contexte, mais c'est aussi lié à son propre fonctionnement, d'en faire beaucoup, parfois d'être un peu perfectionniste, etc. Comment est-ce qu'on passe de 2022, je fais la nuit du temps, 2022, burn-out, 2024, j'écris cette vision, entre 2024 et 2026, c'est quand même court comme laps de temps, c'est ça que je veux dire. Oui, oui. Quatre ans plus tard, être à un point où ce qui t'a aidé à arriver à ce point-là, c'est « What's important now ? » Je travaille trois, quatre heures par jour. J'arrive à déterminer très clairement ce qui est important, ce qui ne l'est pas. Pour quelqu'un qui a fait un burn-out trois, quatre ans plus tôt, c'est… C'est un gap immense.
- Speaker #1
Je ne vais pas vous montrer. Je suis toujours perfectionniste, d'accord ? Je suis toujours perfectionniste, mais j'ai une forme de... En fait, il m'a fallu longtemps pour l'admettre, pour le reconnaître que j'étais perfectionniste parce que je n'ai pas un perfectionnisme qui me bloque dans l'action. Moi, je suis quelqu'un qui passe très facilement l'action parce que je me me sens si je fais une faute d'orthographe. Mon perfectionnisme, il ne va pas se jouer comme ça. Moi, mon perfectionnisme, il va s'alimenter du regard des autres. c'est pas très sain non plus ça se travaille mais du coup en fait mon perfectionnisme m'a permis d'arriver là parce que la reconnaissance des autres m'aide, m'alimente, me drive tu vois, bon je travaille ça honnêtement mais moi j'ai pas du tout un perfectionnisme qui me fait procrastiner à outrance pas de chose vraiment ouais, moi mon perfectionnisme il se joue dans le regard des autres et dans le fait de... Justement, en fait, ça s'est un peu inscrit dans une spirale positive de plus ça marche, plus j'ai des feedbacks positifs, plus ça me drive, plus ça marche, plus j'ai des feedbacks positifs, plus ça me drive. Et donc, en fait, c'est un... Voilà, c'est un perfidium qui peut te tirer et en plus de ça, c'est pas que ça. Le burn-out est arrivé quand je travaillais à l'hôpital. dans un contexte très compliqué où j'ai subi des gros conflits d'équipe pendant des années. Il y a eu le Covid. J'ai perdu mon papa dans mon hôpital. Ma maman est tombée malade. Je pense que ça aussi, je vais parler deux minutes de la maladie de ma maman parce que c'est super important. C'est que ma maman a la maladie d'Alzheimer et elle a été diagnostiquée à 63 ans. Donc, autant de pires qu'elle n'était pas encore retraitée, n'était pas encore pensionnée, elle était retraitée parce qu'elle était malade. Et donc, j'ai eu une urgence de vie. Vraiment, je me souviens très bien, le jour du diagnostic de ma maman, j'étais au boulot, j'étais à l'hôpital, et j'ai fendu en larmes. J'étais à la chef, je me suis dit, si vous croyez, je vais continuer à me faire chier. Pardon, mais moi... Enfin, voilà, il y a des choses plus urgentes. Et plus grave, potentiellement, il y avait une suspicion aussi de génétique dans la maladie qui était exclue depuis, parce que mes grands-parents ont eu aussi la maladie d'Alzheimer. Donc, j'avais un peu ce truc, cette épée de Damoclès, de dire, mais punaise, si potentiellement, je risque de tomber malade d'une maladie irréversible, incurable et non... non anticipables à 60 ans, ben go, en fait, c'est maintenant, quoi. Donc, je pense que tout, mis l'un dans l'autre, ça fait un petit cocktail où je n'ai plus envie de m'embêter à me tracasser pour des petits... Je ne dis pas, ça m'arrive encore, évidemment, mais moi.
- Speaker #0
Oui, ben oui, c'est le genre de situation
- Speaker #1
expériences ou événements dans la vie qui font qu'on relativise tout le reste parce qu'à côté de ça c'est tellement peanuts quoi c'est rien du tout j'ai fait mon burn out après ça je me suis beaucoup culpabilisée aussi de me sentir moins bien, de perdre du temps j'ai beaucoup culpabilisé de perdre du temps à être pas bien alors qu'il faut vivre maintenant alors qu'il faut vivre maintenant, exactement j'ai pas le temps d'aller mal, je venais d'avoir 30 ans Alors... Est-ce que c'est censé être mes bonnes années ? Et alors, pour être tout à fait complète dans ma réponse aussi, comment est-ce que j'ai fait en ces peu de temps ? C'est que moi, je n'ai aucun problème à déléguer, ce sur quoi je ne suis pas bonne. Moi, tout ce qui est pages de vente, tout ça, je n'aime pas. Donc, je délègue.
- Speaker #0
Tu délègues ?
- Speaker #1
Oui. Génial. Je préfère payer quelqu'un que de prendre mon temps.
- Speaker #0
Oui, si tu peux le faire, oui. Comment est-ce que tu as... C'est ça, tu l'as fait dès le départ ?
- Speaker #1
Non, non, pas dès le départ. Non, j'ai commencé à déléguer certaines choses. Il y a quand même déjà un petit moment. Enfin, si, avec le lancement de la Marmotte Académie, donc avec le lancement de ma formation, donc novembre 2024. Ah oui, donc tu vois, ça m'a aidée quand même.
- Speaker #0
Oui, oui, c'est ça. Tu en as parlé un petit peu, j'imagine que c'est au début de cette année quand tu es arrivée en Thaïlande, mais à quel moment est-ce que tu réalises que tu y es, cette vision que tu avais imaginée, tu y es, et qu'en fait, ça ne fait pas exactement ce que tu pensais ?
- Speaker #1
Ben oui, honnêtement, c'était en Thaïlande. C'était, bien sûr, quand j'arrive, je me dis, waouh, mais honnêtement, je me suis comme dit, waouh, la chance, quelle chance on a de vivre ça, d'être ici, c'est incroyable. Et puis, j'ai eu un petit moment de « Ok, maintenant quoi ? » « Maintenant quoi ? » « C'est quoi le truc ? » « Est-ce que je me repose sur mes lauriers ? » Mais ce n'est pas du tout dans mon caractère. Ou bien, est-ce que je travaille la suite ? Et puis après, justement, évidemment, j'ai toujours des peurs, j'ai toujours des insécurités qui sont là, l'insécurité financière. on pourrait en parler mais la envie de me dire oui le fait de ressortir la vision et de dire oui bon ça va quoi tu es sorti de bien pire ça
- Speaker #0
permet aussi de relativiser quoi oui c'est ça c'est ça est-ce que du coup il y a ce double sentiment de contente mais en même temps un peu un vide ? Est-ce que c'est plutôt du vide, de la confusion, de la déception ? C'est quoi, à ce moment-là ? À côté du « je suis contente d'y être arrivée » ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est pas de la déception, c'est plutôt... C'est intéressant, c'est pas de la curiosité, parce qu'effectivement, c'est un chouï plus négatif que ça. Peut-être un peu de la frustration. C'est un sentiment que je connais beaucoup, ça. Je passe en réciprocation. De dire, OK, j'en suis déjà là, mais il me manque encore quelque chose. Tu vois ?
- Speaker #0
Et c'est quoi qui te manque ? C'est quoi que tu recherches ?
- Speaker #1
Eh bien, c'est ça que j'ai dû vraiment me poser sur ma prochaine visio pour pouvoir m'identifier. Parce qu'en fait, maintenant, je me suis rendue compte que c'est plus... la liberté enfin si si je suis toujours très très attachée à ma liberté géographique bien sûr il faut qu'elle se maintienne mais voilà c'est plus ces objectifs financiers etc. qui me drivent maintenant c'est l'impact j'ai réussi vraiment à identifier le fait que même si j'avais 10 millions sur mon compte qu'est-ce que je voudrais continuer à faire tu vois qu'est-ce que je continuerais qu'est-ce que j'arrêterais
- Speaker #0
J'entends liberté, stabilité. J'ai la pyramide de Maslow qui me vient parce que maintenant, tu parles d'impact. Tu vois, c'est un petit peu, il faut d'abord la base de la pyramide. C'est d'abord une sécurité intérieure, la liberté soit. Et puis après, l'impact, enfin après l'impact pour les autres, on s'entend, il y a quand même toujours une partie d'impact même à la base. On peut impacter les autres quand on entreprend le feu. C'est pour ça.
- Speaker #1
Pas de la même manière. Au début, je pense qu'il faut être égoïste. On peut se le dire. Au début, on a besoin d'argent, on a besoin de vivre, on a besoin de... Et ça, c'est de l'égoïsme, mais dans le sens positif du terme. Et je pense que c'est une très bonne chose. On peut être égoïste en aidant les autres, mais il faut être égoïste. Et je pense que même, surtout quand on aide les autres, il faut aussi être égoïste. Et que maintenant, je me dis, je pourrais même le faire pas pour l'argent. Tu vois ? C'est une de mes amies qui m'a posé la question. Elle me dit, il y a une question que j'aime bien me poser, c'est si tu avais 10 millions sur ton compte, qu'est-ce que tu ferais ? Tu vois ? Qu'est-ce que tu ferais ? Là, du coup, je me dis, même sans être payée, moi, je pourrais parler. Là, je suis dans mon kiff total. Faire des podcasts. Voilà. Moi, j'adorerais parler du sommeil à la télé. Voilà, et je pense que c'est ça qu'on parlait un peu en off d'énergie, c'est qu'à partir du moment où j'ai formulé cette nouvelle vision et où aussi j'ai assumé, j'ai accepté de potentiellement décevoir en arrêtant d'accompagner moi-même, en fait, il y a des opportunités de dingue qui se sont présentées. Donc, c'est hasard de dingue, comme dirait l'autre. C'est quand même beau.
- Speaker #0
OK. Attends, on va y revenir. Mais peut-être pour vraiment comprendre ce moment de bascule entre la vision qui est atteinte et... Voilà, entre-temps, tu as une nouvelle vision, mais au moment où tu es entre deux...
- Speaker #1
Je me suis foutue la tête totale. Honnêtement, je ne me suis pas mis la pression. Je me suis dit, OK, j'ai atteint. Il s'était passé une semaine ou 15 jours. Honnêtement, il ne s'est pas passé plus que ça parce que je suis vite. dans le futur, comme je le disais. C'est pas passé beaucoup plus longtemps que ça. Et j'ai profité. En fait, j'ai rien changé de ce que je faisais avant, puisque de toute façon, depuis le début, genre, je faisais pas grand-chose. Je me dis, OK, là, je mûris, je processe.
- Speaker #0
Qui tu es quand t'as plus de direction claire comme ça ? Quel impact est-ce que ça a sur ton identité ?
- Speaker #1
Ah, c'est une super bonne question, ça. qui est-ce que je suis quand je n'ai plus de... En fait, je pense que je me ressens sur d'autres choses, sur d'autres projets perso. Toujours, j'ai besoin d'apprendre quand même. Je me dis, ok, je laisse ça de côté. Je sais que ça travaille en fond, que le processeur est là. Mais j'apprends les échecs. Je vais marcher, je fais des sports. Et en fait, j'ai d'autres choses dans ma vie qui me satisfont, surtout ici, quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et puis, en plus, ça arrivait à un moment où tu étais dans un nouvel environnement. Donc, ça te permettait peut-être aussi de te focaliser sur ces nouvelles choses qui étaient présentes dans le contexte, quoi.
- Speaker #1
Oui, en fait, j'étais quand même toujours dans ma nouvelle routine, etc. Dans le fait de découvrir des nouvelles choses, des nouveaux endroits. Et je pense que du coup, je ne me suis pas mis de pression à ce moment-là. Disons, OK, j'ai sorti une fois ma vision, je l'ai lue à mon mari. Et puis après, je n'ai pas de souvenirs précis de ce qui s'est passé. Ça a duré 10 jours, honnêtement, entre les deux. Et puis, à un moment donné, je me penche, je prends mon carnet et je réfléchis un petit peu à qui je vais être de ma suite.
- Speaker #0
C'est ça. Donc la manière, comment toi tu as traversé cette zone de flou là, c'est en t'autorisant quelque part à être, enfin ce flou, ce sont mes mots évidemment. C'est ça, le flou c'est la direction et la vision qui devient flou puisque tu avais un objectif et tu y es. Donc il y a plus de cap plus lointain. Donc dans ce sens-là, flou, vers où est-ce que je vais maintenant ?
- Speaker #1
en fait comme je suis très créative ma prochaine vision il m'a pas fallu très très longtemps pour la construire c'est ça deux heures c'était fait franchement même pas par contre là où j'ai plus de mal maintenant c'est quand je pratique la visualisation ou la manifestation je sais pas comment t'appelles ça j'ai du mal à m'imaginer à me voir physiquement dans l'étape d'après donc c'est là que je pense que je suis encore dans ce process là c'est ça parce qu'avant ça t'arrivais à le faire
- Speaker #0
avec la vision que tu as déjà.
- Speaker #1
Je prenais moins le temps de le faire. Je prenais moins le temps de visualiser. Là, je pense que c'est vraiment quelque chose que j'ai remis en place depuis que je suis ici.
- Speaker #0
OK. Oui, c'est ça. Et donc, la manière dont tu as géré cet entre-deux, c'est en te focalisant sur d'autres choses qui te nourrissaient aussi, en te foutant la paix un petit peu par rapport à cette vision. Et puis, à un moment, tu t'y as mise et j'entends, en deux heures, c'était fait. Oui,
- Speaker #1
oui. Et en fait, je me suis fait coacher l'année dernière. Et en fait, j'avais cette phrase de ma coach qui tournait un peu, il faut que tu réapprennes à être débutante. Et en fait, cette phrase m'a été un peu centrale, je pense, pendant ce moment-là, maintenant que j'y repense, parce que je me suis dit, OK, là, j'ai fini une étape, je vais me lancer dans une étape d'après, mais qui va me demander d'être en posture de débutante. Et c'est quelque chose qui est très, très difficile pour moi, de me mettre dans cette position de débutante nulle. Et donc, en fait, j'ai fait des activités où j'étais débutante.
- Speaker #0
OK, comme quoi ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai testé le e-foil. en Thaïlande. C'est quoi ? Tu vois, c'est une planche, comme une planche de surf, mais avec un moteur. OK. Et donc, en fait, il faut... Je n'ai jamais fait de surf, ni de snow, ni... Je n'ai jamais fait de sport de planche, de ma vie. Et donc, en fait, quand tu te mets sur la planche et que tu gênes la vitesse, elle décolle même de l'eau. Ah, wow. Ouais. C'est très perturbant pour ton cerveau quand tu as l'impression de voler au-dessus de la mer. Spoiler alert, j'ai été vraiment nulle.
- Speaker #0
Et ça, c'était comment, du coup, pour toi ? Extrêmement inconfortable.
- Speaker #1
Horrible. Maintenant, j'en rigole parce que j'en garde un bon souvenir, parce que je suis contente de moi, de m'être challengée à aller dans quelque chose dans laquelle je ne le connaissais pas et potentiellement visiblement que j'étais nulle. Mais non, extrêmement inconfortable. C'est ça. Comme j'ai ce petit côté parfumiste, je dois être la meilleure, je dois être la meilleure aux yeux des autres, etc. Et que l'on voit que je réussis. Voilà, très, très, très inconfortable, mais très, très instructif.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça t'a appris ?
- Speaker #1
Que j'ai le droit de ne pas être bonne du premier coup. Et qu'en fait, ça j'en suis, mais j'en suis. Ma tête en est convaincue que c'est ceux qui échouent qui apprennent le plus.
- Speaker #0
Oui. Oui, c'est clair.
- Speaker #1
C'est ce qui est chou, qui n'a rien de plus.
- Speaker #0
Et tu as continué, du coup ?
- Speaker #1
Non, c'était une heure d'essai. Mais en fait, honnêtement, j'ai envie de retourner, mais je pense que ce n'est pas pour les bonnes raisons. J'ai envie d'en refaire pour me montrer que je ne suis pas si mauvaise que ça.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ce sont les bonnes raisons.
- Speaker #0
Pas tant parce que ça t'a plu ou parce que tu as envie d'en refaire.
- Speaker #1
Pas parce que j'ai envie. d'apprendre et de m'améliorer. J'ai envie de montrer que c'était une erreur et que ça va aller. C'est pas une bonne raison.
- Speaker #0
Et du coup, qu'est-ce que tu en as retiré ? Comment est-ce que tu as transposé cette expérience-là à l'entreprenariat ? Puisque tu disais qu'il faut accepter d'être débutante. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Il faut accepter, il faut se remettre en posture de débutante. Mais je pense que Je vais seulement tout le temps me confronter à ça. Tu vois ? C'est le début de ma confrontation à mon statut de débutante. Et tu vois, exemple, hier, j'ai envoyé un devis parce que j'étais contactée par une grosse boîte pour faire un call, enfin pour faire une keynote sur le sommeil. J'ai envoyé mon plus gros devis ever. Je n'ai jamais demandé autant. Et j'ai repensé, je me suis dit... Au revoir. c'est bon j'envoie on verra si ça passe et mais en fait je me suis dit oui c'est c'est la nouvelle moi qui apprend à demander plus et et à facturer plus et et voilà et donc en fait je pense que ça ce n'est que le que le commencement et j'espère me souvenir tout le temps de ce e-foil où j'ai sangloté dans la mer quand même vraiment j'étais ridicule là. Mais de me souvenir de ça, c'est pas grave, il ne se passe rien, tu peux juste commencer, te lancer et voir et apprendre et perfectionner.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, c'est ça, l'action.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
C'est commencer, y aller et puis voir.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
C'est ça. Comment est-ce que cette nouvelle vision, elle a émergé ? Parce que tu dis en deux heures, j'imagine qu'il y avait quand même déjà des morceaux qui devaient être là, mais en deux heures, tu as écrit ta vision, enfin tu t'y es mise, mais comment est-ce qu'on passe de, OK, j'avais une vision sur laquelle je suis focalisée pendant deux ans, qui est court, mais deux ans quand même. Pendant deux ans, je suis focalisée là-dessus. À un moment, je me rends compte que j'y suis. Et puis, deux semaines plus tard, je simplifie, mais deux semaines plus tard, je m'assieds, j'écris pendant deux heures et voilà, ma nouvelle vision, elle est là.
- Speaker #1
Oui. Honnêtement, tout à fait. Honnêtement, l'IA aide quand même un peu beaucoup pour formuler des questions. Évidemment que quand tu demandes à Claude aide-moi à travailler ma nouvelle vision, il te fait un process pour te le sortir de ton cerveau. Et voilà. Mais oui, tu as tout à fait raison. La matière était déjà là. Oui. Parce qu'en fait, La décision d'arrêter d'accompagner, je l'ai prise très rapidement. Et dès que je l'ai prise, je l'annonçais. Par contre, tu vois, dès que je l'ai prise, je l'annonçais.
- Speaker #0
Le passage à l'action.
- Speaker #1
Voilà. Et j'essayais vraiment de sonder aussi beaucoup plus mon corps. J'ai hésité à dire, tiens, est-ce que je proposerais que pour la dernière fois, j'accompagne... Enfin, si tu veux vraiment te faire accompagner par moi, dernière opportunité, dernière chance. Puis en fait, j'avais un... j'avais un signal dans mon corps qui disait non, je ne suis pas OK, non, alors, voilà, non, mais je vais juste dire que j'ai hâte d'accompagner. Et puis, en fait, de là, c'est à découler, en fait, je vais faire un listing de mes clientes et je vais diffuser les clientes que j'ai formées, les professionnels que j'ai formés. Comme ça, en fait, ça assoie et ça alimente ma vision d'impact et de leader d'opinion. Et en fait, oui, après ça, les actions, elles découlent d'elles-mêmes.
- Speaker #0
Comment ? parce que ça je rencontre pas mal quand on parle de vision ici c'est encore une fois je simplifie mais c'est une deuxième vision entre guillemets surtout chez des entrepreneurs débutantes tu vois c'est une première vision c'est parfois compliqué et alors ce que j'entends aussi beaucoup ce sont des doutes, oui j'ai une vision mais en fait je sais pas si ça me correspond vraiment et du coup ça aussi ça freine et ça bloque Merci. Comment est-ce que toi, tu étais sûre que c'était ta nouvelle vision, ta nouvelle direction, quoi ?
- Speaker #1
Ah oui, super bonne question. Pour ma nouvelle vision, je pense que c'est les signaux que j'ai eu envie de bosser comme une folle, quoi. Tu vois ? J'ai retrouvé le feu, quoi. Ah, punaise, tu saches, je pourrais vraiment ne pas compter mes heures, quoi. Comme au tout début de l'entreprenariat. Au tout début de l'entousiasme. Ah oui, vraiment, le truc, génial, ça va être trop bien. Ça m'enthousiasme d'avoir envie de chercher, de créer. Comme au début de l'entreprenariat, je me souviens très bien, quand je me suis lancée dans l'entreprenariat, j'ai suivi une formation pour vraiment m'apprendre à être entrepreneur, puisque moi, j'avais juste appris à être psy. C'est ça. C'est ça. Et la nana, dans sa formation, disait... Oui, parce que moi, au début, quand je me suis lancée, je travaillais 80 heures par semaine et tout. Et puis, je lui envoie un message. Je dis, mais dis-moi, dis-moi, qu'est-ce que tu sais pour travailler 80 heures par semaine ? Parce que moi, je suis prête. Je peux travailler 80 heures par semaine parce que j'ai la niaque, quoi. Mais dis-moi ce que tu faisais. Elle me dit, mais justement, je n'avais pas de formation comme la mienne, donc j'ai dû tout apprendre par moi-même. Et c'est ça qui m'a pris du temps. Et après, je l'ai vue plusieurs fois en vrai. Après, elle m'a dit... Mais toi, tu es une parée, Clémence. Elle dit, je pense que tu es la seule à m'avoir écrit pour dire que ce n'était pas assez. La formation, elle durait trois mois hyper intense. Elle dit, tu es la seule. Les gens, ils se sont débordés et tout. Et toi, tu me dis, allez, trois plus. Qu'est-ce que je peux faire pour travailler plus ? Je dis oui, parce que l'entreprenariat, déjà, en tant que telle, j'adore ça. J'adore l'entreprenariat. Je crois même que je préfère l'entreprenariat à mon métier de base, honnêtement. J'adore ça. Et donc... Donc oui, là, j'ai trouvé un nouveau terrain de jeu, si tu veux, pour entreprendre des nouveaux... Et ça, ça me nourrit. Ça, c'est vraiment... Ça m'anime, quoi.
- Speaker #0
Oui. Est-ce que tu peux nous expliquer ta nouvelle vision ?
- Speaker #1
Ma nouvelle vision ? Eh bien, voilà. Donc du coup, j'ai vraiment envie de passer au niveau supérieur. Quand je dis au niveau supérieur, c'est que... C'est un peu comme si, à l'heure actuelle, j'étais dans l'empérationnel, quoi, si tu veux. J'accompagne les gens pour dormir, je forme déjà, mais... Je suis encore même dans mon quotidien, comme j'accompagne de manière très rapprochée mes patientes, je les suis par WhatsApp, etc. Donc ça, ça me prend quand même du temps. Et là, de me dire, OK, j'arrête ça, j'arrête d'accompagner, j'arrête de suivre WhatsApp tous les jours avec mes patientes. Et là, je me concentre juste sur diffuser un message énorme. Ma mission, c'est vraiment que le sommeil... En fait, si tu veux, je vais être... Tu vas rire. Je veux être la Thibaut Inchip du sommeil, quoi. Tu vois ? Thibaut Inchip, il parle des protéines. Et moi, je veux ça avec le sommeil. Je veux que quand tu penses sommeil, tu te dises, bah oui, c'est Clémence, quoi. C'est bien dans le climat, tu vois ? Et que, au-delà de mon égo qui dit, oui, le sommeil, c'est Clémence. Bon, là, c'est très égocentré. Mais c'est aussi tout professionnel qui dit, bah oui, comme tu le dis très bien, il y a l'alimentation. Ça, OK, on en parle. Il y a le mouvement. Il y a la gestion du stress, mais il y a le sommeil. Et qu'en fait, le sommeil ne soit plus relégué au Xe plan. Et que ça devienne vraiment central. Parce que déjà, c'est central. Et puis d'autant plus, les patients eux-mêmes sont tellement peu accompagnés sur le sujet qu'ils sont convaincus que c'est le problème. C'est ça, c'est la réalité.
- Speaker #0
Oui, ça identitaire. Exactement. Oui, oui, c'est ça.
- Speaker #1
mais oui parce que quand ils en parlent à des professionnels, ils n'ont pas de retour soit c'est nié soit c'est banalisé et ça c'est problématique et donc voilà, ça c'est mon grand message, et donc en fait cette grande vision, ce grand objectif, en fait je peux plus être dans l'opérationnel je suis leader d'opinion je prends mon bâton de pèlerin, je prends mon guélophone et je diffuse la parole et c'est ça mon message Merci. Donc forcément, ça passe par d'autres actions.
- Speaker #0
Oui. Et alors, ça passe par d'autres actions. Quelles sont ces nouvelles actions ? Parce que j'imagine que du coup, la partie...
- Speaker #1
Tu veux le spoiler, hein ? Oui. Ah oui.
- Speaker #0
Il y a la partie... Ah bah écoute, oui, on a la partie...
- Speaker #1
Il s'est repas en ton épitome.
- Speaker #0
Je ne sais pas encore, mais pas dans les deux semaines qui viennent.
- Speaker #1
Si ce n'est pas dans les deux semaines qui viennent, alors je peux déjà en spoiler un. C'est que oui, je vais lancer un podcast et une chaîne YouTube. ça c'est déjà parce qu'il n'y en a pas il n'y en a pas sur le sommeil donc oui j'ai la chance d'être interviewée sur beaucoup de podcasts oui mais du coup là je vais vraiment aller en profondeur sur les sujets du sommeil quoi sur tous les sujets du sommeil qui
- Speaker #0
sont tous enfin oui toutes les choses auxquelles c'est relié comme on le disait comme on le disait avant oui et donc j'imagine que la partie académie ça tu la maintiens oui oui bien sûr puisque ça ça aide aussi à diffuser puisque toutes ces personnes que tu formes vont pouvoir dans leur pratique exactement sur le sommeil c'est ça ça c'est mon effet papillon si tu veux mon académie c'est mon effet papillon c'est pour chaque professionnel formé bah
- Speaker #1
en fait je change des dizaines et des dizaines de vies tu vois oui je le dis en mode très égoïste mais en fait oui ok j'arrête d'accompagner en one to one mais le fait de former des gens bah pfiou Ça fait effet papillon. Oui, c'est génial. Ça, même chose. C'est vraiment, en termes de développement, c'est mon objectif de développer à fond l'académie.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Parce qu'en termes de, si on revient du trait business et entrepreneuriat, justement, arrêter tes accompagnements, toi, ça veut dire aussi dire non à une partie de ton chiffre d'affaires. Oui. Du coup, comment est-ce que... Alors, ma question est double, tu vois, mais c'est et pratico-pratique, comment est-ce que tu vois les choses dans ta vision au niveau business aussi, parce qu'on en a déjà tous croisé, des entrepreneurs qui ont des très belles visions mais qui n'ont pas réfléchi concrètement à ce que c'est réalisable au niveau business. Enfin, je t'ai déjà...
- Speaker #1
d'abord poser cette question très bonne question parce que c'est vrai qu'il suffit pas d'avoir une vision pour se dire tout va bien c'est vrai j'ai choisi de renoncer à une part quand même non négligeable de mon chiffre d'affaires avant que mon chiffre d'affaires relatif à l'académie n'atteignent, enfin remplacent si tu veux, mon chiffre d'affaires global. Donc ça c'est important.
- Speaker #0
Merci pour cette précision-là parce qu'il y en a beaucoup des entrepreneurs qui veulent d'abord faire monter un truc mais du coup se retrouvent coincés, bloqués et ont l'impression que ce soit d'ailleurs par un mi-temps salarié, un mi-temps alimentaire, même si c'est en tant qu'indépendant.
- Speaker #1
Oui, c'est là qu'il faut avoir la foi. C'est là qu'il faut avoir la foi de dire « Ok, j'ai peur, mais j'y vais. Je relance à quelque chose pour me laisser de la place. » Et je l'ai expérimenté l'année dernière dans un tout autre domaine qui sont mes amitiés, mes relations amicales, où à un moment donné, j'ai dû faire de la place pour faire rentrer des nouvelles personnes qui en valaient peut-être plus la peine. Donc, j'ai expérimenté ça d'un point de vue privé. Et du coup, maintenant, en fait, je crois que c'est ça aussi qui m'a aidée. à me dire que je fais de la place parce qu'en fait, quand je dis mes accompagnements one-to-one, je les ai tous les jours. Je ne les vois pas en visio tous les jours, mais je les ai tous les jours en suivi. Mais en fait, ce n'est pas cohérent. Ce n'est pas cohérent avec la vision que j'ai. Donc, je ne peux pas continuer à quotidiennement mettre des actions en place qui me prennent du temps et qui me bloquent dans ma vision plus large et plus globale. Donc oui, je n'ai pas attendu. Donc là, ce mois-ci, j'ai une réduction de mon chiffre d'affaires. Oui, c'est ça. Oui, tout à fait. Bon, ça va, ce n'est pas un cata. Et surtout, moi, je pense que c'est aussi un moteur. Je me suis déjà retrouvée, quand tu es en burn-out et que tu tombes sur la mutuelle, franchement, tu payes. Moi, j'ai perdu par moment 1 000 euros par mois. Tu apprends. Ça a bien travaillé mon money mindset, mine de rien. Et tu apprends qu'en fait, Merci. Il y a pire. Il y a pire que là, perdre, je ne sais pas, 30 % de mon chiffre d'affaires. Oui, c'est ça. Oui. Donc, mon objectif, c'est vraiment de développer. Et donc, je mets des actions en place pour développer mon chiffre d'affaires par la meilleure mode d'académie. Donc, ça va me dire plus de masterclass, me focaliser à 100 % sur cette communication-là, mettre les bonnes actions au bon endroit, dans le bon timing. Et puis, je pense aussi que les actions plus larges comme la chaîne YouTube, le podcast... vont alimenter ça. Parce que quand tu as l'occasion d'écouter un épisode de 30 minutes sur le sommeil, tu vois un petit peu plus l'expertise de la personne comparée à un réel sur Instagram. C'est pas ça, je m'éclate sur Instagram, mais ça a quand même ses limites. Oui,
- Speaker #0
bien sûr, bien sûr. Oui, c'est ça. Mais donc, l'objectif, c'est faire monter la Marmotte Académie pour remplacer la partie de chiffre d'accès. Oui, en termes de chiffre d'accès. Pour remplacer par autre chose.
- Speaker #1
Non, ah Je ne vois surtout pas. Enfin, non, justement, je ne voulais pas tomber dans ce piège-là. parce que je pense qu'il faut que je reste focus et que le plus pertinent et le plus win, c'est d'avoir notre académie et essayer de me focaliser là-dessus. Ça peut faire peur parce que c'est mettre tous les deux dans le même panier, mais au final, il y a toujours des compléments. Comme je disais hier, j'ai envoyé mon plus gros devis ever, qui a été revu un petit peu à la baisse, mais qui est quand même toujours mon plus gros devis ever.
- Speaker #0
il y a quand même toujours des choses comme ça qui se passent quand on est aligné quand on diffuse aussi ça visiblement il y a des opportunités qui se présentent aussi oui c'est ça tu disais le fait de déjà lâcher une partie avant même que l'autre partie augmentée ça te demande de travailler ta foi, ta confiance tout ça comment tu fais pour la travailler justement ?
- Speaker #1
Je pense que l'effet Thaïlande, ça aide, honnêtement, de relativiser. Je pense très honnêtement que si j'avais été dans ma routine sans rien changer, sans être dans un environnement exceptionnel où je me sens chanceuse d'être là, etc., je ne suis pas sûre que j'aurais vécu de la même manière, honnêtement. Parce que là, on parle un peu de la partie rose, mais évidemment, j'ai les doutes. J'ai des moments de stress, d'angoisse, c'est comme tout le monde, c'est évident. J'ai peur du manque aussi, c'est évident. Mais je pense que ça m'a vraiment aidée d'être ici. Vraiment. De quelle manière ? C'est une bonne question. Mais peut-être déjà de ne pas me focaliser tout le temps sur mon travail. Parce que même si je travaille que 3 heures par jour, mine de rien, j'y pense tout le temps. Enfin, je suis une entrepreneuse. Donc, quand je promène mon chien, je prends des notes dans mon téléphone des super postes que je vais pouvoir faire. Mais oui, je pense que le fait de relativiser, d'avoir vraiment des moments off, vraiment, vraiment off, puisque le décalage horaire, ça aide. Pour ça, moi, j'adore le décalage horaire. Pour ça, ça veut dire que tous mes matinées sont totalement libres parce que l'Europe dort. Je pense que ça m'a vraiment aidée. Et puis... Et puis, mes expériences. En fait, je pense que mon histoire entrepreneuriale et le fait d'avoir alimenté depuis deux ans maintenant au journaling et tout ça, je crois que ça m'aide quand même parce que je me souviens plus des étapes par lesquelles je suis passée. Comme je ne suis pas quelqu'un qui réfléchit au passé, moi, le journaling, ça m'aide pour ça, pour ancrer un peu les étapes passées, de dire, OK, tu as déjà eu peur de ça, tu es passé où ? Tu as déjà eu peur de ça, tu es passé où ? Tu as déjà... Voilà. Et donc, je pense que c'est en partie pour ça.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est ancrer les compétences et les ressentis et le processus de j'ai déjà eu cette peur-là, la peur du manque, le doute, etc. Et j'y suis arrivée quand même. Je suis passée outre. J'ai fini par trouver des solutions pratiques dans tous les cas.
- Speaker #1
Oui, un mois plus tard, ça ne te paraît pas aussi traumatique, quoi. Tu vois ?
- Speaker #0
Oui. aussi, aussi. Parfois, il n'y a pas de solution, mais juste notre vision sur le truc a changé, donc du coup, c'est OK, en fait.
- Speaker #1
Oui, oui, exactement.
- Speaker #0
C'est ça, donc le journaling, oui, OK. Et le fait d'être en Thaïlande, est-ce que c'est aussi le... J'entends un décalage horaire, des choses un peu pratico-pratiques, mais est-ce que c'est aussi le fait que peut-être là, il y a une autre... Je ne suis jamais allée en Thaïlande, je ne sais pas, mais... qu'il y a une autre vision sur la vie, sur le monde et que ça, ça te détend un petit peu sur toi ?
- Speaker #1
Je pense que mes émotions, en règle générale, sont assez apaisées ici. Déjà, je suis quelqu'un qui ressent beaucoup de colère. Beaucoup de... Je ne fais pas des crises de colère, mais je peux vite m'énerver sur le comportement des gens, etc. Et c'est pas du tout ici. Et c'est vrai que ça, je pense que oui, être dans une veille un peu bouddhiste, en fait, ça aide. Quoique, il y a... Il y a les Thaïlandais, mais il y a aussi, là où je suis, il y a beaucoup d'ex-Papriquais, il y a beaucoup de touristes et il y a beaucoup d'ex-Papriquais aussi. Donc, tu as un peu différentes choses. Et d'un autre côté, oui et non, parce que les Thaïlandais sont des bourreaux de travail. Ils travaillent énormément. C'est difficile de sympathiser avec des Thaïlandais en dehors que sur leur lieu de travail, parce qu'ils travaillent tout le temps. Donc, voilà. Donc, je ne sais pas. Moi, je dirais peut-être plutôt la reconnaissance d'être là, le fait de couper plus et de consacrer mon temps à d'autres choses que durant le travail. Et plutôt les choses du passé. Je dirais plutôt ces trois choses-là, l'ancrage du passé.
- Speaker #0
Oui, donc c'est vraiment cette combinaison entre… L'image qui me vient là, c'est cette combinaison entre le… le passé et le fait d'ancrer le passé permet la vision du futur.
- Speaker #1
Ben oui, parce que comme je disais, en fait, moi, je suis tout le temps dans le futur. Si je ne m'arrête jamais sur ce que j'ai déjà fait, potentiellement, je ne suis jamais contente. Je ne suis jamais satisfaite. Ça, c'est un peu le revers de la médaille que j'ai, honnêtement. On doit souvent me rappeler de me célébrer et tout ça. C'est un gros travail aussi en coaching. Mais oui, donc du coup, le fait d'ancrer et d'ancrer les émotions aussi, de dire, OK, à ce moment-là, tu as cru que tu étais une grosse merde. Et maintenant, en fait, ces émotions-là sont passées et ça n'a rien dit de toi. Il n'y a rien de mal qui s'est passé. Enfin, voilà. Je pense que du coup, ça permet, avec la répétition et la répétition, d'atténuer certaines émotions, quoi.
- Speaker #0
Oui. Aujourd'hui, réussir, ça veut dire quoi pour toi ?
- Speaker #1
Réussir, ça veut dire, pour moi, trois gros points. Avoir un impact sur quelque chose de positif. Je n'irai jamais travailler pour Philippe Maurice, quoi. Avoir la liberté géographique et la liberté financière. Vraiment, pour moi, c'est trois. avoir la liberté financière de préparer sa retraite, d'avoir des investissements. Maintenant, tu vois, quand je t'ai dit tout à l'heure, oui, parfois, ça fait un peu peur d'avoir tous les œufs dans le même panier. Maintenant, je le vois différemment. C'est que je vais mettre tous mes œufs dans le même panier business, bien dans le climat, dans la marmotte académique. Mais je veux avoir d'autres œufs dans d'autres paniers, investissements, des choses comme ça. Et ça, c'est ce que je suis en train aussi de travailler. Et la liberté géographique, c'est ce que j'ai déjà pas mal et qu'on va continuer.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ce que j'entends, c'est que les trois sont déjà là en partie, mais que dans ta vision, du coup, l'impact... il est déjà là, tu le veux plus grand. Et la stabilité financière, enfin, ou la partie finance, est un peu, justement, pour arriver à ce... Enfin, tu recules pour mieux sauter, quoi. Donc, il y a un petit recul maintenant, mais il y a quand même cette base financière qui est déjà là.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, c'est ça. Je peux me permettre de reculer un petit peu. C'est ça. J'ai un coussin, évidemment. Mais oui, moi, quand je parle vraiment de ma prochaine... ma nouvelle définition de la réussite financière, c'est de pouvoir m'arrêter de travailler et que rien ne change. Tu vois, ça, c'est le graal.
- Speaker #0
Grâce à ces investissements hors business, du coup.
- Speaker #1
C'est en réflexion, effectivement. Oui,
- Speaker #0
oui. Ok.
- Speaker #1
Mais ça passe. Le premier point, c'est le business. C'est le premier levier d'enrichissement, de toute façon.
- Speaker #0
Il faut générer d'argent. Bien sûr. C'est ça. C'est ça. Ok, donc liberté géographique, finances stables, sécurisantes et impacts.
- Speaker #1
Exactement. Ça, c'est ma définition de la réussite en tout cas. De quoi tu es fière ? Honnêtement, je suis fière de ce que je fournis. Je suis fière d'avoir changé la vie de plus de 250 personnes. Et je suis très fière quand je suis en call avec mes clientes, comme hier soir, par exemple, j'étais en live avec la Marmotte Academy. Je suis super fière, je suis tellement fière. Je suis fière de ça et je suis fière aussi de la vie que j'ai créée. Mais c'est plutôt les autres qui me le disent. Mais une fois qu'on me le dit, je me dis ouais, ouais. C'est vrai que je peux être fière.
- Speaker #0
J'adore. Je trouve qu'on n'est pas assez fiers de soi dans la vie. Et je trouve ça, ça peut paraître bateau, mais c'est un sentiment tellement... Moi, j'adore quand je vois quelqu'un, j'ai les yeux qui pétillent pour l'autre. Quand je vois quelqu'un qui est fier de soi, je trouve ça génial.
- Speaker #1
Oui, et pour la petite anecdote, le pote qui m'a dit il y a deux jours, mais tu te rends compte Clémence, t'es hyper successful, machin. J'étais en peur de... La fille est rougie, quoi, tu vois. Oui, mais bon, tu sais. Et il me dit, mais c'est fou, vous les femmes, vous doutez tout le temps alors que t'as vu un peu ce que t'accomplis. Ouais, C'est vrai, t'as raison, mais un peu modestie, quoi. Oui,
- Speaker #0
oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est chaud.
- Speaker #0
Modestie, et puis en Belgique aussi, il y a un peu cette culture, enfin, tu vois, d'être... C'est vrai que c'était un Français qui disait ça. C'est un ami français, effectivement. Pour ne citer qu'une.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
J'ai une dernière question pour toi. Pour celle qui court après une vision aujourd'hui et qui aurait du mal à la trouver, ou pas dans la trouver, mais à la créer, qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire ?
- Speaker #1
La question, c'est est-ce qu'elles ont du mal à créer la vision ou est-ce qu'elles ont du mal à atteindre la vision ?
- Speaker #0
À la créer.
- Speaker #1
À la créer.
- Speaker #0
Ceci dit, l'autre question pourrait être intéressante aussi.
- Speaker #1
Oui. C'est très dur parce qu'en fait, c'est tellement facile pour moi. Oh, du coup, c'est très, très dur. En fait, non, peut-être que le B.A.B.A., c'est peut-être de s'autoriser à... à mettre dans sa vision même des choses qui nous paraissent soit inatteignables soit qui nécessiteraient que qui sont associées à la croyance de je devrais changer pour atteindre cette vision là et donc en fait de s'autoriser à dire en fait si je veux beaucoup d'argent, en fait je peux juste dire que je veux beaucoup d'argent et que je m'achèterais des loups de teint, tu vois c'est ton délire, ben autorise-toi en fait, ça fera pas toi une mauvaise personne.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Ça impliquera qu'il faudra changer. C'est ce que tu disais tout à l'heure aussi que ça implique du changement aussi de qui je suis.
- Speaker #1
Oui, mais en fait, on a bien sûr qu'on change et l'entrepreneuriat nous change beaucoup. Toi, on change tout le temps en fait. Mais si tu as la croyance que par exemple, prenons l'exemple de l'argent, c'est le plus facile, que avoir, je ne sais pas, on a gagné 50 000 euros par mois Ça fera de toi une personne pingre, égoïste, qui doit, je ne sais pas moi, que pour atteindre 50 000 euros par mois, tu dois ne pas être éthique.
- Speaker #0
en fait si tu nourris ces croyances là tu peux pas la mettre dans ta vision enfin si tu peux la mettre dans ta vision mais tu dois d'abord travailler les croyances oui oui c'est ça il faut changer pour souvent atteindre sa vision passe par un changement d'identité
- Speaker #1
et de qui on est mais ça ne veut pas forcément dire qu'on devient quelqu'un qu'on aime pas et c'est là, c'est souvent on associé à certaines choses qu'on ne veut pas, enfin il y a déjà des trucs
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
C'est une croyance préexistante.
- Speaker #0
C'est super intéressant. Oui, ça, c'est super intéressant. Tout à fait. On est obligé de changer pour arriver à une prochaine étape de soi. Si on reste à jouer petit, par exemple, on ne peut pas grandir, forcément. Mais si on nourrit ça de croyances limitantes ou de croyances négatives, on ne va pas l'atteindre. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
De gagner 50 000 euros par mois, ça voudra d'office dire refaire un burnout. Moi, si je nourris ça qu'en croyance, je ne vais pas.
- Speaker #1
Non, bien sûr. Oui, c'est ça. Donc, pour celles qui veulent créer une vision, c'est s'autoriser à viser plus grand.
- Speaker #0
À viser grand. Même si vous avez actuellement la croyance que cette étape-là impliquerait des trucs négatifs. Parce que ce ne sont que des croyances, ça c'est facile à déconstruire.
- Speaker #1
Ça, ça se travaille. Ça,
- Speaker #0
ça se travaille.
- Speaker #1
Oui. Est-ce qu'il y a quelque chose qu'on n'aurait pas couvert et que tu voudrais encore ajouter ?
- Speaker #0
Non, je ne pense pas. C'était très intime comme épisode et très réflexif, donc très, très chouette. Je suis sûre que je vais y repenser. Après, je vais me dire, j'aurais peut-être pu dire ça, désolée. Mais non, j'espère que ça plaira.
- Speaker #1
Oui, j'en suis sûre. Merci en tout cas.
- Speaker #0
pour ton temps. Merci à toi. Merci à toi. A bientôt.
- Speaker #1
Ciao, ciao. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il t'a parlé, touché ou fait réfléchir, tu peux m'aider à faire vivre ce podcast par une note, un commentaire, un partage à quelqu'un à qui ça pourrait être utile et abonne-toi si tu veux continuer ces conversations ensemble. Prends bien soin de toi et à bientôt. Toi aussi, tu utiliserais bien un petit coup de pouce pour ton bien-être mental ? Je te conseille la plateforme Feeling Great by Partena Professional, avec qui je collabore pour cet épisode. Tu y trouveras gratuitement toute une série de ressources, des articles de blog, un baromètre bien-être, des webinaires et des ateliers. Ça fait deux ans que je travaille avec eux et je peux vraiment te les recommander. Toutes les infos et le lien vers la plateforme sont dans les notes de l'épisode ou rendez-vous directement sur feelinggreat.be