- Speaker #0
« Hello à toutes et à tous et bienvenue, nous sommes le 7 mai 2026, vous écoutez votre podcast favori, le café de l'e-commerce, c'est la saison 7 et c'est l'épisode 265. Je suis Laetitia et je suis accompagnée d'Adrien. »
- Speaker #1
« Bonjour à tous, coucou Laetitia, bonjour à tous les auditeurs, poditeurs. Encore un nouvel épisode, on est en mai mais pas de repos pour les braves, on va continuer à vous faire la revue de presse en France et à l'international de l'e-commerce. » Au sommaire, Laetitia, de quoi on va parler ?
- Speaker #0
Et au sommaire de cette émission, Meta qui copie OpenAI avec son agent IA TikTok qui claque 25 milliards de dollars pour dominer son infrastructure. Et Shopify qui fait sauter le back-office avec ChatGPT et Claude.
- Speaker #1
Laetitia.
- Speaker #0
Adrien. Prêt. Synchronisation des montres. Les news simples et funky pour celles et ceux qui n'ont pas le temps de faire leur veille.
- Speaker #1
Meta développe Hatch. Un agent IA destiné au grand public est directement inspiré d'OpenClaw, le système d'open AI que Zuckerberg a tenté d'acquérir en vain plus tôt dans l'année. L'agent sera testé en interne d'ici fin juin et devra accomplir des tâches complexes comme remplir des formulaires, passer des commandes ou naviguer sur des services en ligne en comprenant les objectifs de l'utilisateur. Alors qu'OpenClaw fascine mais intimide avec des débordements documentés, suppression involontaire des boîtes mail chez les collaborateurs de Meta par exemple, Hatch vise à démocratiser cette technologie pour des utilisateurs non technophiles en la rendant. aussi intuitive qu'un assistant personnel.
- Speaker #0
Le slip français inaugure une troisième usine pour sa branche B2B qui va se spécialiser dans la gamme du slip, la gamme Fierté, après ses deux premières unités lancées en 2023 et en 2024. Donc gros focus pour la marque qui allait mal mais qui va mieux et qui s'est vraiment focussée sur le B2B. Cette multiplication d'usines vient révéler la logique d'hyperspécialisation. Chaque site optimise une chaîne de production et de distribution. pour maximiser l'efficacité et la qualité sur des segments bien distincts.
- Speaker #1
Les premières données sur la publicité dans le chat GPT montrent des performances élevées avec des taux de clics annoncés jusqu'à 2 à 3 fois supérieurs au format display classique. Ces résultats proviennent des tests exploratoires relayés par la rue du digital. Ils sont basés sur des expérimentations menées par des acteurs du marché et des partenaires early adopters sur la publicité conversationnelle avec des taux d'engagement pouvant dépasser les 10%. On en avait déjà parlé ces dernières semaines quand ça avait été lancé. Attention, ce sont des tests early stage. Pas encore des standards marchés, mais ils confirment le potentiel d'un nouveau canal stratégique, la pub conversationnelle plus contextuelle et intentionniste, susceptible de redistribuer les budgets aujourd'hui captés par le search et le social, avec des coûts de CPM qui sont très élevés, mais tout ça va se standardiser.
- Speaker #0
Shopify permet désormais de piloter sa boutique depuis ChatGPT ou depuis notre ami Cloud. La plateforme ouvre ses API et ses outils pour permettre aux marchands d'automatiser des actions clés, la gestion des produits, le service client, l'analyse, directement via des interfaces conversationnelles. Shopify accélère ainsi vers un modèle de commerce piloté par l'IA où l'interface ne sera plus le back-office mais le langage, redéfinissant la manière dont les marchands opèrent au quotidien.
- Speaker #1
Cloudflare révèle que plus de 50% des bots circulant sur son réseau servent désormais à entraîner des IA, tandis que les sites web commencent à s'adapter timidement aux agents IA et aux moteurs de réponse. Vous avez un lien qui vous donne toutes les stats, c'est vraiment très intéressant, notamment le site... radar de Cloudflare. On apprend que 32% du trafic mondial, ce sont des bots. GPT bot est le bot qui est le plus souvent bloqué dans les robots.txt. L'adoption des standards AI ready reste encore marginale. Seulement 5% des sites supportent l'UCP de Google et moins de 0,1% expose des briques comme MCPA2A ou des catalogues d'appli pour des agents. Vous avez le lien et vous avez tous les détails à l'intérieur. C'est passionnant.
- Speaker #0
TikTok investit 25 milliards de dollars en Thaïlande pour développer ses infrastructures numériques. C'est son plus gros engagement dans la région et dans le pays, la région Asie du Sud-Est. Le groupe va déployer des data centers, renforcer ses capacités cloud et soutenir l'écosystème digital local avec l'ambition de faire de la Thaïlande un hub régional pour ses opérations. Cet investissement confirme donc que TikTok ne se positionne plus seulement comme une plateforme sociale. C'est fini le bon vieux réseau social où on venait faire des lolcats et des danses. Mais maintenant, c'est plus un acteur clé des infrastructures technologiques, en Asie pour le moment, et en concurrence directe avec des géants du cloud et de l'e-commerce.
- Speaker #1
On continue encore plus géopolitique, Letizia. Je pense que tu n'as pas vu passer cette news et pourtant, elle va te faire rebondir ou réagir. C'est Microsoft, Google et XAI qui accordent au gouvernement américain un accès anticipé à leurs nouveaux modèles d'IA avant leur lancement commercial. Et tout ça, c'est afin que les autorités fédérales détectent des risques de sécurité nationale. Le Centre pour les standards et l'innovation en IA, rattaché au département du commerce, pilote ces évaluations et a déjà réalisé plus d'une quarantaine de tests sur des modèles de pointe en recevant des versions volontairement dépourvues de garde-fous pour mesurer les capacités réelles et les vecteurs de risque. Est-ce qu'on est dans Big Brother ? Je ne sais pas, mais en tout cas, le gouvernement est en train de tout vérifier les modèles avant que ce soit disponible au grand public.
- Speaker #0
LVMH envisagerait de céder plusieurs marques de son portefeuille, comme Marc Jacobs, Kenzo ou encore Off-White. Le groupe étudierait donc la vente d'actifs jugée moins stratégique afin de se recentrer sur ses maisons les plus rentables dans un contexte de ralentissement du luxe et la pression sur les marges. Ce mouvement illustre un tournant. Même les géants du luxe passent d'une logique d'expansion à une logique d'optimisation avec une exigence accrue de performance par marque.
- Speaker #1
La petite news gossip de la semaine, c'est Mira Murati, ex-directrice technique d'OpenAI, qui a témoigné sous serment que Sam Altman lui avait menti sur les procédures de sécurité d'un nouveau modèle DIA. Selon sa déposition dans le procès opposant Musk à Altman, le PDG aurait affirmé qu'un modèle n'avait pas besoin de validation du comité interne de sécurité. Une information qu'elle a vérifiée auprès du directeur stratégique est trouvée fausse. Murati décrit aussi une gestion interne chaotique, avec des obstacles permanents à l'exécution de ses missions, révélant une gouvernance défaillante au cœur d'une entreprise censée représenter l'IA responsable. Ces accusations arrivent au moment où Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission initiale pour des intérêts commerciaux, fragilisant davantage la crédibilité interne et externe du laboratoire. Financement, acquisition et performance financière de la semaine.
- Speaker #0
On vous en parlait il y a déjà quelques épisodes, la marque de sneakers américaine Allbirds qui avait décidé de faire un gros focus sur l'intelligence artificielle, elle vient définitivement de vendre sa division chaussures pour 39 milliards de dollars. Et surtout, la grosse news, c'est qu'elle se rebaptise Newbird AI.
- Speaker #1
Batch, plateforme française de CRM, réalise sa première acquisition en 11 ans en rachetant Moonfish AI. spécialiste parisien des algorithmes prédictifs pour le marketing client. Cette acquisition renforce le pilier Predict de Batch, visant à automatiser la prise de décision marketing via des modèles capables d'anticiper les comportements clients, tandis que ces 350 marques clientes en Europe bénéficieront d'une IA générative plus sophistiquée.
- Speaker #0
GameStop lance une OPA hostile à 56 milliards de dollars sur eBay, avec Ryan Cohen qui est prêt à transformer l'euro à déchu des enchères en concurrent direct d'Amazon. Roi des chuches, je ne suis pas certaine, parce que j'ai lu un article qui expliquait qu'il y avait un rebond d'eBay, surtout de la part des consommateurs, et que la plateforme commençait vraiment à aller beaucoup, beaucoup mieux. Le distributeur gaming propose 125 dollars par action dans une offre mix cash action, plus de 1% de prime, finance déjà 20 milliards de dollars de dette et promet 2 milliards de dollars d'économie grâce à la combinaison du réseau physique GameStop et la marketplace eBay autour de l'arbre vente, l'authentification et le live commerce. C'était une OPA qui n'est pas désirée par eBay. C'est drôle, eBay a réagi en expliquant qu'ils n'étaient pas du tout courants et que pour le moment, ils n'allaient pas y répondre favorablement.
- Speaker #1
Refi Buy lève 13,6 millions de dollars pour devenir l'un des pures players de l'âge. Un petit commerce optimization avec un tour réunissant les fonds les plus influents du commerce tech américain. Cette startup a été fondée par des anciens de Channel Advisor. Et elle veut optimiser les parcours d'achat pilotés par des agents IA via son Commerce Intelligence Engine lancé fin 2025. Bon, la raison pour laquelle j'en ai parlé, c'est parce qu'il s'agit d'un des hosts du podcast de Jason Scott Shaw, un podcast e-commerce américain qui existe depuis, je crois, une petite dizaine d'années et qui est très connu. Et puis, donc voilà, donc derrière, c'est une personnalité qui est derrière EFI Buy. Donc, félicitations à lui et à toutes ses équipes. Et on le voit souvent quand on va aux US, à l'NRF, etc. Il y a toujours son petit stand. Donc, bravo à lui.
- Speaker #0
Rakuten France cherche un repreneur pour sa marketplace. La direction a prévenu 180 salariés après une décennie de déclin, avec un trafic qui est descendu jusqu'à moins 42%, moins 33% de clients. La fermeture est prévue au troisième trimestre 2026 sans pour l'instant de repreneur.
- Speaker #1
LinkedIn enregistre une croissance de 12% de ses revenus au premier trimestre avec une base de 1,3 milliard de membres. Un chiffre stable depuis janvier, donc ça y est on est arrivé au plateau. En Europe, la plateforme compte 172 millions de membres, mais seulement 55 millions d'utilisateurs actifs mensuels, soit 32% d'activation, ce qui permet d'estimer environ 416 millions d'utilisateurs actifs dans le monde. Laetitia, tu es sur LinkedIn ? tous les jours.
- Speaker #0
Oui, et je suis un membre actif, mais pas plus que toi, Adrien. Je pense que toi, tu l'as tous les records d'activité.
- Speaker #1
Malheureusement, malheureusement, c'est mon TikTok. Je ne sais pas TikTok, mais j'ai LinkedIn et ça, je m'en sers. Il faudrait peut-être que je désinstalle LinkedIn parce que ça devient n'importe quoi. Tu vas nous parler d'un autre réseau social que tu adores.
- Speaker #0
C'est Pinterest qui est enregistré sur une croissance solide au premier trimestre 2026, portée par une hausse de ses revenus et de son nombre d'utilisateurs. La plateforme dépasse les 570 millions d'utilisateurs actifs mensuels, dont moi, et améliore sa monétisation grâce à ses formats publicitaires et à quoi ? l'intelligence artificielle, notamment sur la recommandation de produits et sur le... Shopping ! Pinterest confirme sa transformation en plateforme d'intention d'achat, capable de capter les budgets retail face à qui ? Les géants, Meta, TikTok. Et grâce surtout à un positionnement plus transactionnel que social.
- Speaker #2
Je suis choc-bar de malade !
- Speaker #0
La news choc-bar de la semaine, quelle est-elle Adrien ?
- Speaker #1
Bah écoute, elle est incroyable, mais on va voir si elle est si incroyable que ça. C'est Amazon qui lance Amazon Supply Chain Services. C'est son réseau logistique qui est désormais accessible à toutes les entreprises. Donc le petit surnom, l'acronyme c'est ASCS, propose le fret Air, Mer, Route, Train. La distribution, le fulfillment et la livraison de colis via une console centralisée. Donc on parle bien ici d'Amazon qui industrialise sa supply chain à la manière d'AWS et donc qui va le permettre à n'importe qui d'utiliser sa plateforme logistique. Il le préparait déjà depuis des années et là il l'ouvre enfin et ça va être un autre vecteur de... de croissance pour Amazon. Je trouve ça juste incroyable qu'Amazon se lance là-dessus, ou en tout cas le propose à tout le monde.
- Speaker #0
Toujours émerveillé par Amazon, 30 ans après, c'est beau.
- Speaker #1
Qui va racheter le monde et qui va être la World of Company par...
- Speaker #0
Peut-être pas.
- Speaker #1
Non, peut-être pas. Je ne sais pas.
- Speaker #0
T'as Open AI quand même, dans la balance. Et puis les Chinois.
- Speaker #1
C'est quoi les bails ? Qu'est-ce qui s'est passé chez nous ces derniers jours ? Laetitia, cette semaine a été plutôt remplie, voire très remplie, j'ai l'impression. Qu'est-ce qui s'est passé ? Semaine courte,
- Speaker #0
mais semaine remplie. On a rencontré la communauté mardi à l'occasion du lunch du Café de l'e-commerce. On est toujours ravis de vous avoir parmi nous, toujours ravis d'avoir des fidèles et des nouvelles têtes. On avait notamment Rachel qui nous écoute et qui était présente pour ce lunch. On a revu même des... de tête qui était présent au lunch, mais le soir pour notre événement WIRE, WIRE Happy Hour, c'était bien, c'était full house comme on dit si bien et on se redonne rendez-vous pour un prochain WIRE ouvert à toutes le 30 juin prochain.
- Speaker #1
Oui, les clients pour la soirée WIRE t'as eu une keynote, le thème de la keynote c'était Future is Now tu peux nous parler un peu des trois régions que t'as évoquées ?
- Speaker #0
Ma keynote que je me suis octroyée moi-même. Ce qui est bien, c'est quand on organise ses propres événements, on prend la parole autant de temps qu'on veut. On avait décidé d'ouvrir cette keynote en parlant du monde, l'état du monde d'un point de vue e-commerce, commerce et géopolitique. Et bien évidemment, on s'est arrêté sur les États-Unis, puisque je revenais des États-Unis, donc j'en ai fait mention. Et puis, on a parlé aussi de notre précédent voyage au Moyen-Orient. On avait été pour un événement, j'y étais retournée en plein milieu de la guerre. Quel est l'impact de cette crise qui semble perdurer ? C'était l'un des sujets qu'on a évoqués. Et puis enfin, on a bien évidemment parlé de l'Asie, de l'Asie et de son plan quinquennal qui court jusqu'à 2030. Et puis, on s'est surtout demandé où est-ce qu'on allait quand on arrivait au mois de juin, quand on était e-commerçant. Qu'est-ce que ça voulait dire encore de faire de l'e-commerce à l'heure du commerçage antique et de toutes ces crises géopolitiques ?
- Speaker #1
C'était chouette, il y a eu des retours très positifs et notamment j'ai eu un feedback d'une auditrice qui est venue me voir et qui m'a dit je vous écoute chaque semaine, les sujets que vous avez évoqués je pensais que je connaissais déjà parce que vous en parliez, et bien non en fait c'était même pour les personnes qui nous suivent et qui s'écoutent chaque semaine, ils ont pu découvrir, on a pu aller plus en détail sur certaines choses, donc bravo encore à toi Laetitia pour cette superbe keynote.
- Speaker #0
De ton côté Adrien, que s'est-il passé ?
- Speaker #1
De mon côté, j'étais avec toi pour le lunch et pour le wire. Peut-être le petit teasing, c'est qu'hier soir, j'ai eu la chance d'enregistrer un petit Paye ta tournée avec Julien. Je ne vous en dis pas plus. Ça devrait être diffusé d'ici…
- Speaker #0
Avec Julien, ça ne dit rien du tout. Il faut que tu dises un autre indice.
- Speaker #1
Alors, Julien qui est dans l'e-commerce depuis plus d'une dizaine d'années, il travaille dans un… Il n'a pas voulu donner l'annonceur, alors qu'on va mettre son… Enfin, pas l'annonceur dans la tech, alors qu'on va mettre son LinkedIn. Vous allez pouvoir le voir. Il tient en quelques lettres. Il fait partie des 4-5 gros mondiaux dans l'e-commerce. Donc, j'étais vraiment super content. Et il a un poste d'avant-vente. Donc, on a parlé de business, de marché, d'IA. C'était vraiment chouette. Et ça devrait être publié dans une ou deux semaines, je pense. On va voir. On va essayer de le caler en mai, quelque part en mai. Voilà pour mon actualité. Laetitia, c'est le moment de l'auto-promo. Qu'est-ce qui se passe dans la communauté, chez le Café de l'e-commerce dans les prochaines semaines ?
- Speaker #0
le café de l'e-commerce chez Butterfly, chez Wired, chez STP, chez Brands to Buyers. Il se place plein de choses. Auto-promo, on continue, on continue, on continue avec e-commerce session 2 en partenariat notamment avec l'agence DND. Ça aura lieu le 19 mai prochain. Nous serons pas speakers mais modérateurs avec Adrien. On est en pleine préparation de cet événement. Il y aura déjà 13 marchands qui seront on stage et qui répondront à tout. toutes nos questions. On parlera de Customer Experience, on parlera bien évidemment d'automatisation, de data, d'IA, mais aussi d'images de marques. On vous donne donc rendez-vous. Le 19 mai prochain, ça se passera à Paris, dans le centre de Paris, et c'est uniquement ouvert aux marchands. On continuera le 21 mai avec un petit déjeuner 100% AI, avec Shopify, Google et la marque Seagal. Pareil, c'est uniquement réservé aux marques. Début juin, nous serons à NRF à Pâques et on vous proposera un live exceptionnel le 4 juillet. 4 juin sur LinkedIn. Ensuite, il y a le colloque annuel de la Confédération des Arts de la Table. Nous serons avec Adrien, invité à parler de cette bascule, ce monde qui chavire, qui est complètement bousculé. Et on viendra donner notre point de vue d'un point de vue commerce, e-commerce. Et on finira le 25 juin avec notre quatrième édition de Brands to Buyers. Ça se passera à Paris. On vous donne rendez-vous.
- Speaker #1
On passe au Bang Girl de la semaine. Le Bang Girl de la semaine, c'est l'actualité qu'il ne fallait surtout pas louper. Et en l'occurrence, c'est une actualité qui nous concerne, nous Français. Nous Français, ça fait très patriote. Laetitia, il s'est passé quelque chose d'incroyable. En fait, ça a pris la news. Quand c'est des news comme ça qui sont reprises, pas juste par des médias spécialisés, mais par des médias mainstream, on sent que c'est quelque chose qui touche tout le monde. Laetitia, tu vas nous parler d'Amazon.
- Speaker #0
Et oui, tu as raison, Adrien. Quand ce sont des news qu'on pourrait croire... de notre écosystème. Mais quand vous avez des journaux et que vous avez TF1 qui vous appelle pour leur expliquer exactement ce que ça veut dire, vous comprenez l'impact de cette news, de ce géant américain, Amazon, qui décide hier de balancer son petit pillard et de nous dire j'investis 15 milliards d'euros en France entre 2026 et 2028. Ça, c'est la méga-annonce, cette annonce d'investissement en France. Ça va concerner 7000 emplois qui vont être créés. Mais derrière ce chiffre très impressionnant, il y a surtout une bascule stratégique du géant américain qui n'est plus du tout dans une logique d'optimisation, mais j'ai envie de dire dans un ancrage territorial, politique. Et surtout, c'est un mouvement qui arrive à un moment très précis, celui où il y a des nouveaux acteurs, des acteurs chinois, qui eux s'attaquent férocement au marché européen et surtout au marché français.
- Speaker #1
Et ça, c'est quand on a cette lecture ici en 2026, on peut ne pas très bien comprendre pourquoi Amazon investit qu'un autant en France. Mais déjà, il faut peut-être revenir à ce qui s'est passé en France quand ils se sont implantés il y a quelques années et l'historique d'Amazon en France.
- Speaker #0
La love story d'Amazon. Est-ce que tu as des moments clés d'Amazon, Adrien, et son arrivée en France ou pas ? Déjà,
- Speaker #1
tu dirais qu'Amazon est là depuis combien de temps ? Les débuts, c'était très polémique. Et puis, les conditions de travail, je ne sais pas. Non, mais c'est ça,
- Speaker #0
c'était la polémique. C'était la polémique. Moi, je dirais quand ils sont arrivés et qu'il y a eu cette polémique sur les livres. Ils sont arrivés fin des années 2000. Parce que moi, déjà, j'étais en Angleterre, j'achetais déjà tous mes livres sur Amazon. Et puis après, quand je suis arrivée en France, j'ai voulu continuer et ce n'était pas encore ouvert ce service. Puis après, quand le service est ouvert, c'est là qu'il y a eu la grosse polémique, notamment avec les libraires. Ça fait plus de 20 ans qu'il y a une histoire d'amour ou de désamour. Je ne sais pas trop comment on peut l'appeler. Amour, haine, voilà, entre Amazon et la France. Donc, ça a commencé avec les livres. Et puis après... très vite l'électronique et puis après, on a eu toutes les catégories. Ça, c'est quand on se plaque d'un point de vue consommateur, mais il y a tout le reste derrière. Quand on parle de logistique, mais aussi du cloud, moi, j'aime bien rappeler qu'Amazon, ils font quand même leur beurre sur leur infrastructure cloud, sur AWS. Donc, ils sont arrivés avec tout ça en France. Au début, on se disait ça ne va pas prendre. Finalement, ça a beaucoup, beaucoup pris. Amazon a construit sa force, la logistique, mais surtout l'expérience client. On va en parler de ça. C'est eux qui ont révolutionné. La livraison rapide, les retours gratuits, le service ultra fiable. Quand vous avez un problème, on résout votre problème dans la seconde qui suit. Et puis en parallèle, tous ces investissements qui ont été faits en France. Et aujourd'hui... En France, c'est quand même 35 000 emplois, une vingtaine de sites logistiques et une présence massive, comme je vous le disais tout à l'heure, avec quoi ? Avec AWS. Donc, on ne parle pas d'un nouvel entrant, on ne parle pas d'une nouvelle stratégie sur la France, on parle juste d'une continuité, à mon sens, et la continuité d'un acteur qui est déjà bien bien implanté.
- Speaker #1
Tu parlais de la haine, tu te souviens dans les années 2010 où quand tu répondais à des appels d'offres d'annonceurs, la première chose qu'ils disaient, on ne veut pas travailler sur Amazon, sur AWS. Du FOS4Horse, 15 ans plus tard, c'est plus le cas parce qu'en fait, ils se rendent compte que l'ennemi, c'est l'Américain, ce n'est pas forcément Amazon. Enfin, s'il y a un ennemi et puis maintenant, on a changé d'ennemi, c'est même la Chine. Donc finalement, tu vois, pour revenir sur ce que tu disais, tu as raison. Au départ, c'était l'ennemi juré et puis maintenant, comme il y a tellement d'ennemis, on a peut-être changé de focus et puis on pourrait se dire quand on voit cette news, ouais, 15 milliards, ce n'est pas grand-chose pour Amazon. Ben non, si, c'est grand-chose et c'est ça, je pense que la grosse surprise, c'est l'ampleur. C'est les 15 milliards qu'a investi Amazon. derrière, tu l'as dit, c'est 7000 CDI. C'est le plus gros plan d'Amazon Investissement dans le pays. Donc, c'est un message clair. La France n'est pas un marché comme les autres. C'est un pilier stratégique.
- Speaker #0
C'est un pilier stratégique. Rappelle-toi aussi, pendant le Covid, Amazon était l'un des premiers acteurs à poursuivre les livraisons. On était bien contents quand on savait le truc. On était contents et ils avaient mis à l'honneur tout un service de vendeurs locaux, même dans la food. Moi, je l'avais même utilisé. Et vraiment, ils avaient mis des choses en place. Effectivement, 15 milliards, c'est énorme. Mais la polémique, c'est déjà autour de ce montant. Et c'est aussi, oui, pourquoi Amazon investit sur un territoire français ? Est-ce qu'il y a un acteur français qui le fait ? Non, en fait, on n'a pas d'acteur français dans le commerce, j'entends. Bien sûr, parlez-moi de Total Energy ou de LVMH, bien sûr qu'ils investissent. Mais parlez-moi d'un acteur aussi pluriel. Je ne dis pas qu'un acteur e-commerce, parce qu'encore une fois, il n'y a pas que de l'e-commerce chez Amazon. qui investissent autant et qui créent de l'emploi. Moi, je n'en connais pas, en fait. Donc, on peut leur taper sur les doigts. Et je vais peut-être me faire pour une fois l'avocate du diable. Et Dieu seul sait que c'est souvent toi qui le fais. Mais moi, en tout cas, je ne vois pas d'annonce dans ce milieu-là. J'attends qu'il y ait des C-discounts ou d'autres plateformes de ce type qui fassent le même type d'investissement. Ce n'est pas possible. Ça ne se passe pas. Donc, on se réjouit qu'il y ait quand même un acteur qui est certes américain. mais qui s'est quand même beaucoup francisé, qui s'est adapté au marché français, qui fasse des investissements dans cette période très compliquée.
- Speaker #1
Et on pourrait se dire du coup, pourquoi la France ? Alors tu vois, quand c'est la France, c'est souvent la France versus l'Allemagne ou alors la France versus l'Angleterre. Là, moi j'aurais même dit Hollande, parce que la Hollande, pour le réseau de distribution, les entrepôts, c'est beaucoup mieux de les avoir ici quand tu veux aller livrer. Mais en fait, si tu regardes celui qui coche le plus de cases, c'est quand même la France avec un marché e-commerce encore en croissance. La position géographique centrale en Europe, une forte demande sur la livraison rapide. Et puis, tu vois, le taux d'adoption d'Amazon qui est extrêmement fort en France. C'est une base de consommateurs solides. Et puis, la haine ou tous les haiteurs, ça y est, ça s'est un petit peu calmé. Et surtout, la concurrence s'intensifie. Donc, Amazon, il sent aussi que le marché est en train de basculer. Il faut sécuriser sa position.
- Speaker #0
Tu as raison, ça se durcifie. Il y a quand même de la concurrence et c'est de la concurrence chinoise. on va quand même... parler des acteurs chinois comme Joybuy, Shein ou même Timu. Alors, ces acteurs-là, ils ont une stratégie très forte. Pendant longtemps, eux, ils nous expédient beaucoup de choses depuis la Chine. Un acteur comme Joybuy a dit, moi, je ne vais rien expédier depuis la Chine. Je vais avoir mes propres entrepôts en Europe et de préférence en France et de préférence très proche des grandes métropoles qui sollicitent énormément l'e-commerce. Donc, finalement, Amazon est peut-être même un peu en retard. Non, pas en retard, parce qu'ils ont quand même déjà beaucoup d'entrepôts. Mais en tout cas, ils commencent à se faire distancer par des acteurs chinois. Alors, je vous parle de Zhai Bai, parce que c'est ceux qui ont fait les gros titres de la presse. Mais si on parle d'autres acteurs comme Chine ou Timu, c'est la même chose. Chine et Timu ont des stratégies d'implantation via des entrepôts en France, en Europe, notamment pour contourner la taxe Petit Colis. Donc finalement, la France, oui, axe stratégique, mais c'est aussi un terrain de bataille. du commerce international et de cette OPA qui est lancée par les acteurs chinois.
- Speaker #1
C'est un investissement finalement, quand on le lit, investir en France, en fait ils investissent sur l'Europe et ils ont choisi la France pour ça, donc c'est une bonne nouvelle. On aurait été dégoûté si c'était en Allemagne ou en Pologne ou peu importe ou en Belgique. Exactement. Et donc il faut s'en réjouir. Ils auraient pu.
- Speaker #0
Ça aurait été moins contraignant parce qu'ouvrir des CDI en France, c'est compliqué. Parce que quand tu veux te séparer surtout des salariés. Et je précise que sur les 7000 CDI, il n'y a pas que des jobs dans les entrepôts à moins de valeur ajoutée. Il y a aussi du marketing et d'autres postes.
- Speaker #1
Et vous le savez sûrement, on connaît des gens qui travaillent chez Amazon et qui mettent toute leur énergie et tout leur cœur pour faire le meilleur boulot du monde. Donc en fait, il ne faut pas... Oui, tout en haut, tu as un multimilliardaire, mais au niveau local, ça ne peut qu'être des bonnes nouvelles. Et ça fait du bien quand, depuis des mois, on parle de suppression de postes, d'avoir des nouvelles comme celle-ci. Bon, après, il faut les allonger, les 15 milliards. C'est sur plusieurs années. On va voir si dans six mois ou dans un an, ça sera toujours là.
- Speaker #0
Oui, peut-être que ça réduira, mais en tout cas, on n'a aucun autre acteur qui fait dans notre secteur autant d'investissements. La minute B2B by Rudy, la minute B2B by Rudy. Rudy c'est notre ami, c'est notre ami du B2B. Et Rudy,
- Speaker #1
il nous parle aujourd'hui de B2B. Et nous accueillons notre ami Rudy, Rudy at Bitball, pour la rubrique D-Rudy, D-Rudy,
- Speaker #0
c'est la rubrique qui nous parle du B2B, enfin du B2B. Rudy, comment ça va ?
- Speaker #2
Ça va super et toi Laetitia ?
- Speaker #0
Bah ça va bien, toi là c'est le matin pour toi là, il est 11h à Chicago.
- Speaker #2
Il est midi à Chicago. Midi, ah là là. Il fait toujours 6 degrés. Il fait toujours 6 degrés. Il vante la réputation de Chicago.
- Speaker #0
Windy Chicago. Ah ouais, j'y étais il y a deux semaines. J'ai eu du beau temps quand même. T'as l'habitude du temps frais et même de la neige.
- Speaker #2
C'est sûr, c'est celle-là.
- Speaker #0
Puisque Rudy, tu nous viens d'où ? Au
- Speaker #2
Canada de Montréal.
- Speaker #0
Canada de Montréal. Alors, s'il te plaît, il y a un auditeur en particulier qui nous a demandé que tu fasses un effort sur ton français. Il faut lui rendre hommage. cet auditeur n'est autre qu'Adrien. Et moi, j'ai l'honneur aujourd'hui de t'interroger sur un événement auquel tu as participé qui s'appelle B2B Online à Chicago. Tu fais tous les B2B, ceux qui sont dans l'hémisphère nord, l'hémisphère sud, en Europe aussi. Et là, comme tu es en direct depuis Chicago, moi, j'ai envie de te poser la première question. Un, c'était comment cet événement ?
- Speaker #2
Alors, B2B Online, justement, hello Adrien. Donc, B2B Online, ça s'est bien passé, très bien. Chaque année, Ça grandit toujours un peu plus. C'est vraiment la conférence autour de tout ce qui se passe pour les manufacturiers, les distributeurs. En Amérique du Nord, beaucoup, beaucoup de compagnies majoritairement américaines, mais quelques compagnies internationales aussi qu'on connaît. Schneider Electric et bien plus encore.
- Speaker #0
Et bien plus encore. Alors, comme tu parcours tous les B2B online, le dernier que tu as fait, il me semble que c'était en Floride. C'était il y a quelques mois. Est-ce qu'il y a quelque chose qui se distingue ? un concept, un petit mot qui se distingue par rapport aux conférences et aux événements habituels.
- Speaker #2
T'avoues que pour une fois...
- Speaker #0
On a parlé de AI depuis les deux, trois dernières années. Tout le monde nous présentait un peu leur sauce, un peu leur espoir ou un peu leur vision. Et des fois, on sentait un peu beaucoup de biais, donc de bullshit. C'est sûr que vous n'avez jamais implémenté ça, mais ça reste une bonne idée. Merci. Mais pour la première fois, il y a vraiment des marques, notamment SAP, qui a fait une présentation concrète. d'un outil qui intègre vraiment l'IA dans un parcours de vente classique. Donc, extrêmement intéressant comme présentation.
- Speaker #1
C'était simple et efficace. Est-ce qu'on peut se dire qu'un acteur comme SAP est capable de faire simple et efficace ?
- Speaker #0
En tout cas, l'écran, ça l'était. Le reste, je ne sais pas. Mais en tout cas, la présentation, elle est allée vraiment passer le parcours sur un achat où la demande, donc tout simplement la soumission, était envoyée au vendeur directement. Pour l'achat, la personne demandait un rabais de 12%. Le vendeur a reçu tout de suite une alerte en indiquant voilà comment on peut faire pour faire matcher le prix, notamment parce que le client se trouvait dans des rabais, etc. Donc, il avait étudié selon la donnée de SAP les ententes de prix du client, les rabais possibles. Donc, les optimisations étaient quasiment toutes faites. Pas la peine pour un vendeur d'aller demander si on peut avoir un rabais extra, etc. Tout était déjà mis en place. Il suffisait d'approuver et d'envoyer pour approbation à son boss. Tout ça intégré parfaitement et visuellement d'une simplicité. Optimisation complète. Oui.
- Speaker #1
Ruzi, moi, j'ai envie que tu nous parles aussi d'un sondage. Alors, sur ce genre d'événement, tu assistes à plein de conférences. Et puis, c'est souvent le moment où des acteurs du B2B révèlent des études ou des sondages. Il y a un sondage qui t'a heurté.
- Speaker #0
Oui, Shopify, évidemment.
- Speaker #1
Évidemment. Est-ce qu'il y avait Arlay ? Est-ce que tu as fait la photo avec Arlay ?
- Speaker #0
Non, tonton, il est encore à Montréal. Oh ! Donc, il habite Montréal, en fait, depuis quelques années. Mais plus précisément, côté Shopify, ça fait deux ans maintenant qu'ils viennent, parce que c'est devenu leur nouvelle priorité. Évidemment, si on parle croissance, ça doit passer par le B2B pour eux. et ils sont venus avec pas mal de petites nouveautés. Ils ont indiqué qu'en tout cas en Amérique du Nord, 40% des revenus B2B viennent du digital. On était à 30% il y a quelques années, 40% ça monte vite. Ça montre aussi que l'adoption en Amérique du Nord, c'est très rapide pour le digital. Ça inclut, et je tiens à le préciser vraiment, ce qu'on appelle le self-serve, ça veut dire que le client arrive sur le site, ce log est true euh euh et trouve ses prix, etc. On ne parle pas de la technologie d'EDI spécifiquement ici, mais très, très bonne nouvelle. Ça montre que de plus en plus de personnes ont adopté ces plateformes et pour la majorité d'entre elles, plus de 31%, je cite, utilisent une plateforme custom. Ce qui est surprenant parce qu'on s'attendait, surprenant oui et non, mais on s'attendrait à ce que les gens adoptent des plateformes déjà toutes faites, surtout pour... autant de complexité. Shopify qui dit qu'ils sont deuxième à 18%, c'est à peu près ce qui a été mesuré et puis les autres suivent un peu avec SAP Cloud Commerce à 17%, etc. Mais en tout cas, une bonne surprise et on voit et on comprend pourquoi toutes les plateformes e-commerce vont se concentrer là-dessus parce qu'il y a un gros potentiel à 31% de custom de plus en plus. Les gens vont vouloir se débarrasser de ça pour être... plus flexibles et surtout diminuer leurs coûts au quotidien de maintenance.
- Speaker #1
Aurélie, j'y croyais pas quand on préparait cette émission. C'est le retour du PIM. C'est l'année du PIM. Qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #0
C'est un vrai ping-pong.
- Speaker #1
Mais complètement.
- Speaker #0
Le jeu de mots. Tout s'est sorti. Mais oui, en fait, oui et non. C'est une surprise, oui et non. Tout le monde est en train de revoir leurs datas avec l'impact du GEO. On va en parler tout à l'heure. Mais donc cette optimisation pour les engins de recherche AI, pourquoi tout le monde en parle ? Parce que la plupart des décisions, aujourd'hui on parle de trois acheteurs sur quatre, vont passer par un outil d'intelligence artificielle pour aller prendre leurs décisions. Donc si on ne se retrouve pas là-dedans, on n'y est pas. Et ce qui se passe, c'est que la façon d'aller présenter des produits, donc oui, un chat GPT va aller faire une recherche web, Donc, il va utiliser un peu cette base de SEO qui existe, mais il y a toute cette fonctionnalité, cette mise en place. On en parle trop souvent du FAQ, etc. Donc, de plus en plus de compagnies réalisent. On n'a aucune structure. Et Akeneo et d'autres partenaires l'ont bien compris où ils proposent justement d'optimiser la structure du produit à l'intérieur du PIM. pour l'intelligence artificielle. Donc, gros focus. Ce qui est indiqué pour cette année, c'est que 59% des compagnies vont se concentrer sur le product data et l'enrichissement. Et 58% à peu près disent qu'ils vont aussi se concentrer sur les paiements et la modernisation de leur checkout. Ce qui est un peu le cheval de bataille de Shopify. Bizarrement, et ça, ça m'a surpris également, c'est qu'on parle encore de headless commerce. comme architecture.
- Speaker #1
C'est vrai que ça fait longtemps que je n'ai pas entendu parler de ça.
- Speaker #0
C'était l'ancienne mode et puis ils en parlent encore. Je pense que ce que les gens comprennent très souvent, c'est qu'ils veulent se débarrasser des gros monolithes, de ces plateformes qui sont trop dépendantes, plus que vraiment headless à
- Speaker #1
100%. Et toi Rudy, tu accompagnes justement ces grosses structures, notamment sur l'implémentation, déjà le choix, et ensuite l'implémentation d'une solution PIM. Je crois que tu es certifié même sur une certaine plateforme. Sur une certaine plateforme ? Sur une plateforme, oui. Mais tu peux, c'est ton instant, tu peux faire ta pub.
- Speaker #0
C'est le moment, c'est le moment. C'est l'instant promo.
- Speaker #1
Vas-y, Ruth. Alors,
- Speaker #0
jingle. Oui, ça fait à peu près plus de 3-4 ans que je fais ça, notamment implémenté pour des gros manufacturiers ou des distributeurs qui veulent aller structurer leurs produits. La raison principale, c'est... Très difficile d'aller chercher à l'intérieur du site et surtout d'aller qualifier, d'assigner les produits correctement. On sait que de plus en plus dans ces compagnies, chez ces distributeurs ou chez ces manufacturiers, les acheteurs qui viennent sont de plus en plus jeunes. Ils s'attendent à trouver des résultats complets. Ils ne connaissent pas les SKUs comme les anciens un peu le faisaient ou ils achetaient au code produit. Donc, ils retournent et ça, c'est devenu une nouvelle façon d'acheter qui est essentielle. notamment, évidemment, aujourd'hui avec la présence et l'importance du D.I.O.
- Speaker #1
Rudy, j'ai envie de te poser ma dernière question en commençant comme ça. Dis Rudy, c'est quoi le nouveau terme que tu as entendu, le terme à la mode que tu n'avais jamais entendu sortir de nulle part ?
- Speaker #0
D.I.X.O.
- Speaker #1
On dirait un nom de DJ. Et mince, ça aussi, tu es capable de le faire.
- Speaker #0
Ça aussi, ça aussi.
- Speaker #1
C'est quoi le D.I.X.O. ?
- Speaker #0
Le D.I.X.O. et on va le dire à la façon d'Adrien, D.I.X.O. D.I.X.O. mais c'est cette combinaison en fait. des aspects SEO, GEO et SEM. En fait, on peut travailler tout ça en silo. Et c'est Schneider Electric qui a eu un excellent point en précisant ça. C'est qu'en travaillant, le SEO n'est pas mort, évidemment. Donc, il faut continuer à améliorer son SEO parce que c'est une base aussi pour les LLM. Mais il faut à tout prix le combiner avec des efforts GEO et surtout centraliser ses campagnes en supportant le SEM. Tout ça. C'est le Decision Experience Optimization. Donc vraiment faire en sorte que la décision se fait à travers les chat GPT et compagnie. Et pourquoi elle se fait comme ça ? On l'a vu, l'adoption marche extrêmement bien. Shopify n'a pas cessé d'en parler. Le protocole de Google, également le UCP si je ne me trompe pas. Donc ça bouge énormément et tout le monde veut aller se placer. Donc cette combinaison d'EXO et des efforts au niveau du PIM, c'est le mélange du moment, on va dire.
- Speaker #1
Rudy, est-ce que tu penses que dans les jours qui suivent, il va y avoir des nouveaux job titles sur LinkedIn avec Chief Decision Experience Optimization ? C'est sûr qu'il va y avoir du bullshit comme ça.
- Speaker #0
Ça va surtout couper. Ça, j'en doute pas. En tout cas, ce que je remarque, le feedback un peu des compagnies, c'était personne ne veut investir énormément. Tout le monde est sur une position un peu de Merci. Wait and see, on va voir un peu les plateformes qui commencent à se distinguer au niveau de leurs solutions. Donc, tout le monde est en train de faire des annonces d'un peu partout. On l'a vu à Adobe il y a quelques semaines. À Keneo, on a fait aussi lors de leur événement en mars. Tout ça, les gens vont commencer à regarder, voir comment c'est digéré, voir les prochaines implémentations et surtout voir un peu les case studies pour aller prendre leurs décisions au niveau de leur replatforming. Donc très peu d'investissement en tout cas à mon avis. Par contre, il va y avoir une grosse utilisation de la data pratique. Je n'ai jamais vu autant de personnes parler technique à un endroit. D'habitude, les VP e-commerce ou les VP marketing, tu leur sortais des mots de programmation, etc. Ils étaient perdus. Là, ils ont parlé de MCP. Ils veulent savoir quel système est capable de se connecter. Tout est de plus en plus. Ils absorbent des responsabilités qu'ils n'avaient pas avant.
- Speaker #1
C'est tant mieux.
- Speaker #0
Oui, c'est tant mieux sur le côté pratique. C'est aussi parce que les compagnies, c'est difficile en ce moment pour tout le monde. Et aux États-Unis, on sait ce qui se passe au niveau économie.
- Speaker #1
Dyrudi, j'ai envie de te dire merci de nous en apprendre davantage sur le B2B. Tu reviens dans ta rubrique prochainement parce que tu ne nous as pas tout dit sur B2B Online Chicago.
- Speaker #0
Il y a encore plein de surprises. Il y a encore plein de choses. Et ce que je vais vous proposer la prochaine fois, on va aller un peu plus en détail sur le GEO. Ah, j'adore ! Il y a encore beaucoup de discussions à avoir. Et je vais vous partager quelques éléments que j'ai partagés durant ma présentation de lundi, qui est, on va utiliser un anglicisme, un playbook des neuf pratiques à faire une fois qu'on a lancé son portail. Donc, ça va être très concret. Et on se revoit très, très bientôt.
- Speaker #1
On se revoit bientôt. Rudy, avant qu'on se revoie très bientôt, j'aimerais bien que tu nous expliques que tu seras avec nous à Paris pour un superbe événement. que tu co-hostes avec le Café de l'e-commerce. C'est quoi cet événement, dit Rudy ? C'est quoi cet événement qui aura lieu le 25 juin prochain ?
- Speaker #0
C'est le Z-Event !
- Speaker #1
C'est Z-Event !
- Speaker #0
Après le PSG, il y a le Brands to Buyers, ça c'est sûr. Master Poulet peut bien se tenir. ça va être encore plus gros. Le Brands to Buyer, c'est un peu notre chouchou depuis... C'est comme ça qu'Adrien et moi, on s'est rencontrés en fait, en en parlant autour d'un verre à Montréal. Donc, on va se retrouver le 25 juin pour Brands to Buyer à Paris. Ça va être l'événement plus gros que jamais. On va parler B2B sur des choses très concrètes, les invités et tout. On va vous annoncer plein de nouvelles surprises. Et vous allez voir, on a beaucoup, beaucoup de contenu à vous partager.
- Speaker #1
Dyrudi, à bientôt. Et bon courage, bon retour chez toi.
- Speaker #0
A toute, merci
- Speaker #1
Laetitia. Salut Rudy !
- Speaker #2
Au micro, on fait notre reco, écoutez l'ailico presto, retrouvez toutes les reco sur notre site lecafédelivecommerce.fr dans la rubrique ressources et mis à jour automatiquement. Vous pouvez filtrer par difficulté, par langue, par thème et vous avez toutes les recommandations. Cette semaine, Laetitia a une reco très particulière, c'est un benchmark on peut dire ?
- Speaker #1
Oui, c'est surtout un rapport, le rapport annuel Tomorrow's Commerce. C'est le 2026 et c'est surtout VML, on en parle tout le temps ici. C'est une analyse qui est très complète des mutations du commerce avec un focus cette fois-ci sur trois bascules majeures. L'IA qui devient une interface d'achat, la fin des parcours linéaires au profit d'expériences fragmentées et puis l'émergence des nouveaux points de contact transactionnels en dehors des sites e-commerce. C'est assez drôle parce que généralement c'était très très très e-commerce mais là on va aller en dehors du site e-commerce. Alors ce qu'il faut retenir c'est que le commerce ne se joue plus seulement sur les plateformes, mais il est partout. Et surtout, il est en dehors du site. Dans les conversations, les contenus, les écosystèmes, les marques doivent désormais penser présence, visibilité, comment je vais être sélectionné par le GIO par exemple, plutôt que par canot de distribution. Je vous invite à le lire. Adrien va me poser la question, est-ce qu'il faut remplir des informations ?
- Speaker #2
Il faut. Donc là déjà, c'est le carton rouge. Mais le carton vert, où je ne sais pas comment c'est le bon truc, c'est que... Sur la page, ils te font un petit teasing. Ils te donnent des trucs exactement comme moi. Pour te donner envie, on te balance quelques tendances, etc.
- Speaker #1
Le gros carton vert, c'est que c'est toujours des belles études. Et des belles images. Et des belles images. Moi, il me faut des images.
- Speaker #2
Je ne lis pas le texte. Je regarde juste les dessins.
- Speaker #1
Merci à tous et à toutes de nous avoir subis tout au long de cet épisode 265. Déjà, j'espère que vous nous écouterez pendant ce long week-end du 8 mai. Si vous avez aimé cet épisode, le meilleur moyen de le faire vivre, c'est de le noter, de le partager, de le commenter. Parlez-en et puis surtout, revenez-nous avec tous vos feedbacks. Adrien, on se retrouve la semaine prochaine, c'est encore férié.
- Speaker #2
Je serai en plein mariage dans ma famille. On enregistre pour la semaine prochaine, ça sera pas mal, c'est un exploit.
- Speaker #1
Que tu sois depuis le mariage.
- Speaker #2
On a déjà enregistré sur des continents différents. Donc oui, on sera là et on enregistrera. Je suis sûr qu'il y aura plein de news. On sera là. A très vite, à la semaine prochaine. Ciao,
- Speaker #1
ciao. Adrien, tu es toujours assez critique avec le Virtual Tryon ? Parce que là, il se passe quand même des trucs bilingues, je trouve.
- Speaker #2
Ça s'est un peu calmé, je trouve, les annonces de VTO, Je pense qu'il y a surtout des boîtes confirmées. Oui, il y a ça aussi. Il y avait le truc de Google, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, qui vient de tomber quand même, ce matin.
- Speaker #2
Ce qui est intéressant dans l'approche, c'est qu'on connaît le Virtual Tryon et là, c'est mis à disposition pour les magasins. Donc, l'omni-canal du Virtual Tryon. Pas mal, ça. Pas mal, pas mal.
- Speaker #1
Et surtout, il y a un vrai cas d'étude avec Google, qui a mis ça en place avec le groupe OTB. OTB, c'est la société mère de Diesel, Gilles Sander, Maison Margiela, Marnie, Victor & Rolf. Grosse association, grosse collab, avec Google Cloud. Ils ont donc annoncé aujourd'hui cette collaboration stratégique pour lancer une nouvelle expérience d'achat personnalisé en utilisant l'API des sites virtuels de Google Cloud. Franchement là, tu peux pas dire que le Virtual Try-On, c'est un peu démodé ou quoi.
- Speaker #2
Tu peux avoir les grosses tablettes et tout ça old school, mais quand tu te dis qu'en magasin tu vas avoir du Nano Banana, la dernière version qui va te faire du Google et en temps réel, ça va te montrer comment tu peux avoir tel ou tel habit, là franchement, ça peut être vraiment pas mal d'amener ces derniers modèles en magasin. Oui,
- Speaker #1
il y a l'hyperpersonnalisation aussi qui vient vraiment pimenter tout ça. C'est ça qui manquait surtout dans les outils de Virtual Try-On, c'est l'hyperpersonnalisation.
- Speaker #2
Je crois que je ne l'ai jamais vu. Peut-être que tu l'as vu mieux que moi. Le virtual trainer dans le magasin, tu l'as souvent vu ? Je crois que je ne l'ai jamais vu. Ah si, je l'ai déjà vu. Il est un peu bidon, non ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, déjà quand ça marche, parce que souvent ça ne fonctionnait pas. Et après, hyper long, hyper lent. On l'a vu. Alors, je l'ai vu.
- Speaker #2
C'est sur des lunettes ou des trucs comme ça ? Des produits un peu bidons ? Non,
- Speaker #1
je l'ai vu vraiment sur des vêtements.
- Speaker #2
Non, mais quand tu vois Nano Banana, ce qu'il produit, et tu te dis que tu vas l'appliquer. pour des fiches produits, pour du virtual try-on, etc., tu écoutes, tu tends l'oreille et tu dis, ah ouais, ça peut être pas mal. Donc, il y a pas mal Google d'ouvrir leur API et de permettre ça. Mais ce que je sens, et d'ailleurs, tu l'as interviewé, on ne peut pas trop en parler, mais tu as interviewé cette semaine une enseigne qui développe des trucs sur Google. Et ouais, en fait, quand tu as les outils et que tu as le bac à sable, tu peux faire des trucs de fou furieux quand même.
- Speaker #1
Tu peux t'amuser, oui. Parce que là, franchement, au-delà du virtual try-on et de l'essayage un peu virtuel, je pense que les clients, ils peuvent quand même utiliser... l'édition d'images, qu'on suit par l'IA, c'est ce que tu disais, avec Nano Banana. Tu vois, tu as quand même une dimension un peu plus... Tu t'immerges un petit peu plus et puis tu t'amuses plus, je trouve.
- Speaker #2
Oui, et toujours dans ce truc de tu n'as peut-être pas besoin d'une solution dédiée, mais tu vas pouvoir la développer. Alors, ce ne sera pas accessible à tout le monde, mais ce sera de plus en plus accessible et surtout, tu as accès au dernier modèle, le plus puissant qui évolue très, très vite. Oui, vraiment pas mal. Bon, quand c'est dit,
- Speaker #1
Google nous épatte de plus en plus. Franchement, depuis janvier, la Google, ils sont quand même pas mal. Ils ne se lâchent plus.
- Speaker #2
Mais tu te souviens, il y a quelques années, quand on disait que Google a lâché l'affaire avec le commerce, ils sont revenus en force. C'est super, ça drive l'innovation, ça drive la concurrence, etc. Donc vraiment pas mal ce qu'ils font.