- Speaker #0
Hello à toutes et à tous et bienvenue dans le café des femmes de l'e-commerce, le podcast qui donne la parole à celles qui construisent, transforment et réinventent le commerce. Pendant longtemps, les marques pensaient avoir compris leurs consommateurs. Elles leur posaient des questions, elles réalisaient des études, elles organisaient des focus groupes. Elles analysaient des milliers de verbatimes, puis les algorithmes sont arrivés. TikTok comprend ce qui retient notre attention. Netflix semble savoir ce que nous allons regarder avant même que nous le sachions nous-mêmes et que nous ayons terminé la première saison de notre série préférée. Spotify devine parfois notre humeur. Et demain, avec le commerce agentique, des intelligences artificielles pourront comparer, sélectionner et acheter des produits à notre place. Alors une question se pose, mais qui décide vraiment de nos achats ? Notre cerveau, nos émotions, notre estomac, les marques, les algorithmes, notre portefeuille ou bientôt les intelligences artificielles ? Mon invité du jour travaille précisément sur cette frontière fascinante entre neurosciences, intelligences artificielles et compréhension du comportement humain. Docteur Re, en neurosciences et confondatrice d'Igonogo, elle aide les entreprises à comprendre ce que les consommateurs ressentent. même lorsqu'ils ne le disent pas. Aujourd'hui, j'avais envie d'aller plus loin, parce que derrière, les neurosciences cachent une question beaucoup plus vaste. Et oui, comment les marques continuent-elles à créer de la préférence lorsque les décisions d'achat sont de plus en plus influencées, voire même prises par des algorithmes ? Allez, installez-vous avec votre café, et c'est parti pour une conversation du Café des Femmes de l'e-commerce avec Candice François. Hello Candice !
- Speaker #1
Hello Laetitia !
- Speaker #0
Comment tu vas ?
- Speaker #1
Bien et toi ?
- Speaker #0
ça va je suis ravie de te revoir ça fait à peine deux semaines qu'on se connait et déjà on se revoit on peut dire que c'est un match plein de points communs je crois plein de points communs dont un autre point commun qui est le vert tu adores le vert c'est les couleurs de son entreprise tu es vêtue vraiment de vert et d'un super vert pastel et j'ai apporté un micro vert pour toi j'ai même envie d'y être ravie t'as presque des yeux verts presque ça se joue à un petit chouille et on voit pas mon sac qui est un peu vers bouteille. Candice, comment tu vas ?
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Très bien. Je le disais, on s'est rencontré il y a deux semaines à la Confédération des Arts, des Métiers de la Table. Petit coup de cœur, on s'est dit qu'on aimait bien raconter les mêmes choses, mais toi, avec un petit peu plus de recul et d'analyse puisque tu es docteur en neurosciences. Candice, tu n'es pas que docteur en neurosciences. En neurosciences, présente-toi s'il te plaît.
- Speaker #1
Mieux que moi. Alors, je ne vais pas raconter tout le parcours, sinon ça va être beaucoup trop long. Mais en quelques mots, en fait, moi, j'ai une double casquette à la fois, comme tu l'as dit, docteur en neurosciences, parce que je viens des labos de recherche universitaires à Grenoble, parce que j'adore les montagnes. Et à côté de ça, en fait, moi, j'avais toujours quelque chose qui m'a motivée le matin à me lever. C'est de me dire la recherche qui est faite dans les labos, elle doit être utile aux entreprises pour avoir un impact. Et finalement, j'ai travaillé à me dire... Comment ce qu'on fait en neurosciences, en psychologie, comprendre les décisions, comprendre les émotions, comment fonctionne une perception, tout le côté non pathologique de comment fonctionne le cerveau humain, c'est très utile pour les entreprises, pour qu'ils puissent nous créer les meilleurs produits, les meilleures expériences, nous faire vivre justement des émotions. Et donc dans ce parcours, j'ai fait une thèse chiffre en institut d'études de marché, et là je me suis rendu compte du gap entre ce qui est dit dans les études et la réalité du comportement. Et donc, les neurosciences sont une brique qu'on peut venir mettre pour réduire ce gap et mieux comprendre le client. Donc, on a créé Aigo Nogo avec Florian en 2021.
- Speaker #0
Florian, c'est ton associé ?
- Speaker #1
Florian, c'est mon associé.
- Speaker #0
Lui aussi est docteur en neurosciences.
- Speaker #1
On s'est rencontrés sur les bancs de la fac, même parcours, pareil, psychologie, test-siffres en institut d'études. Et lui, son dada, c'est les émotions aussi, mais la partie aussi data. comment aller modéliser, si tu veux, les émotions qui ont un enjeu dans est-ce que je vais accepter ou pas une innovation. Et moi, ma spécialité, c'était d'aller mesurer ces émotions. Donc, on s'est dit, d'un côté, on les mesure, de l'autre, on les analyse. Et si on mettait ça dans un logiciel pour le rendre accessible aux entreprises, ce serait merveilleux. Donc, voilà, ce qui fait que je me lève le matin, c'est finalement me dire, rendre accessible la recherche, la neurosciences aux entreprises grâce à la tech. Et c'est ce qu'on fait avec IgoNogo pour les aider à mieux comprendre leurs clients consommateurs.
- Speaker #0
Candice, j'ai parfaitement compris que vous aviez une appétence pour ce qui était non pathologique. D'ailleurs, j'aime bien ce terme parce que c'est vrai, tu as raison, généralement les analyses vont porter sur des pathologies, sur quelque chose d'un peu déviant ou anormal. Et toi, tu vas aller sur des choses plus, j'ai envie de dire, communes aux humains. Donc ça, c'est la première chose. Déjà, bravo. ou de t'intéresser à quelque chose qui... Luma qui va bien. Luma qui va bien, un truc qui fait sourire.
- Speaker #1
Heureusement, il y en a plus que ceux qui vont mal. Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Mais la brique logicielle, vous venez de la tech tous les deux ou pas ? À quel moment on se dit, mais on va mettre tout ça dans une machine, puis on va le vendre ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'on n'est pas du tout dev à la base. On vient des science malls, comme ils disent. C'est un long débat, on ne va pas rentrer dans celui-ci. Mais du coup, je pense qu'on a toujours eu quand même cette appétence à la base et on pourra y revenir. La techno à Egonogo, c'est... une manière de collecter les émotions à partir d'un smartphone ou d'un ordinateur ou d'une tablette pendant les enquêtes en ligne. C'est un Google Form augmenté, on va dire. On vient capter comment les personnes répondent. Donc, si tu veux, il y a cette composante technologique qui est nécessaire pour aller collecter les émotions. Après, dans le fil de l'histoire, un de nos clients historiques, c'est Salomon, l'équipementier sportif, qui a commencé à dire, ce qu'on observe, c'est génial dans vos résultats. Donc, on le faisait au format prestation. Et au final, ils nous ont dit qu'on aimerait pouvoir le faire beaucoup plus souvent, sauf qu'on n'a pas les moyens de payer à chaque fois une étude de marché avec vous, etc. Comment on peut faire ? Et donc là, on s'est dit qu'on va automatiser une partie de l'analyse des données et donc faire un dashboard. Donc, on avait la collecte, le dashboard. Puis, un an plus tard, ils nous ont dit que c'était génial, mais on aimerait pouvoir programmer nos propres études. Comment on peut faire ?
- Speaker #0
Vous avez grandi avec le client.
- Speaker #1
On a grandi beaucoup avec Salomon. Et d'ailleurs, on prend souvent la parole ensemble, etc. J'aime... J'aime bien dire quand même qu'honnêtement, Egonogo, je pense, aurait démarré moins vite sans eux ou cette volonté d'aller sur le logiciel. Parce qu'on s'est dit, si un client a ce besoin-là et la capacité d'internaliser finalement les études, parce qu'il y voit une vraie valeur ajoutée sur comment aller capter les émotions et comment ça l'aide au quotidien dans le développement de son produit et de son offre, pourquoi il n'y en aurait pas d'autre ? Et donc, on s'est fait accompagner d'une équipe tech et Egonogo a labellisé Deep Tech. par des pays France. Donc, on a cette composante très scientifique et technique, historique.
- Speaker #0
Mais ça a été facile d'aller trouver ces personnes tech et de formuler avec des mots et de le transformer en une technologie, de se faire entendre. C'est quand même l'opposé des deux mondes.
- Speaker #1
Oui. Alors, Florian est très bon là-dessus sur faire le brief pour les équipes tech parce que je pense qu'il a une composante très technique aussi et donc il arrive à parler le même langage qu'eux tout en ayant l'expertise terrain et métier. Et dans le fun fact, parce que ça fait partie de l'histoire et on assume complètement l'histoire, Florian s'est rencontré sur les bancs de la fac, mais on avait aussi deux enfants et un crédit maison ensemble. D'accord. Et en fait, le premier tech est mon beau-frère.
- Speaker #0
D'accord, une histoire familiale.
- Speaker #1
Une histoire familiale qui s'est passée à l'océan où on était tous ensemble en vacances avec mes parents. Bref, et on était là avec ce sujet Salomon à dire OK, comment on fait un dashboard ? Et on a cherché à s'accompagner de tech, de dev, etc. Et en fait, on a découvert qu'il développait. Alors à l'époque, il était encore dans ses études, il était en master. Et donc, on disait oui, c'est bon. Tu sais, un peu ce côté, on n'a pas besoin d'un stagiaire. On a besoin de quelqu'un qui peut dev un produit. Un vrai CTO. On ne parlait même pas de CTO à l'époque. Et en fait, pareil, c'est un petit génie aussi. Et du coup, il a sorti un truc. hyper vite, qui a été notre première version mise en prod pour le client.
- Speaker #0
Et c'était il y a combien de temps tout ça ?
- Speaker #1
2021.
- Speaker #0
2021, très bien.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, maintenant, on est 30, on a une équipe technique, un CTO, des data science, d'autres PhD, chercheurs en neurosciences, une équipe commerciale, marketing, bref. Génial.
- Speaker #0
Donc vous commencez à 3, 4, j'ai envie de dire, avec Salomon, le client, qui est quand même très, très important et qui vous fait grandir. À quel moment tu te dis, il y a un vrai business model, et puis surtout, il y a un vrai cas d'usage ? Il faut que j'aille plus loin.
- Speaker #1
Oui. En fait, dans notre historique, on a, avant, à Egonogo, travaillé dans le milieu des études. Donc, si tu veux, moi, j'avais cette composante, où, par exemple, j'ai découvert, chez Chanel, sur tous les aspects, sensorialité du produit. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils travaillent de manière très, très fine, à savoir, quelles émotions tu ressens quand tu appliques ta crème de jour, par exemple. mais en faisant varier des paramètres comme l'odeur, la texture, la couleur, le bruit du packaging quand tu l'ouvres. Il y a tout un tas de paramètres dont on ne se rend pas compte évidemment quand on consomme le produit, mais qui vont influencer ce qu'on ressent et notre expérience. Et ça, ils ont un vrai besoin d'aller chercher les émotions. Et donc, je me suis rendu compte que ce n'était pas un cas isolé. C'est pareil dans l'agroalimentaire, c'est pareil dans l'automobile, c'est pareil dans l'hôtellerie.
- Speaker #0
Oui, parce que tu ne fais pas que du retail. Non, pas du tout. C'était tout secteur.
- Speaker #1
Tout secteur. On va dire tous ceux qui s'intéressent à faire vivre une expérience produit ou service unique à son client. Donc, j'allais te dire, il faudrait que ce soit tout le monde.
- Speaker #0
C'est tout le monde. Ça peut être la SNCF ici, le lobby d'hôtel où est-ce qu'on est. Ça peut être ton cordonnier.
- Speaker #1
Complètement. Et en fait, si tu veux, nos clients aujourd'hui, c'est ceux qui généralement sont très bons techniquement en termes de performance et qui ont compris. ou conscience en tout cas, que les émotions, c'est ce qui va faire la différence demain face à la concurrence, c'est ce qui va faire que... Ton client va rester. C'est ce qui va faire que finalement, tu vas créer une vraie ADN, un vrai attachement à la marque, une vraie fidélité. On le sait, ça coûte moins cher de fidéliser des clients que d'aller faire de l'acquisition.
- Speaker #0
Alors, qui vient à toi ? C'est une direction marketing, une direction produit, ou toi, à l'inverse, qui est-ce que tu vas aller chercher ? J'ai un peu de mal à comprendre qui s'intéresse à ça, et puis où est-ce qu'il y a l'argent, en fait ? Qui est-ce qui va payer pour ça ?
- Speaker #1
En fait, on est... On va dire qu'on a 3-4 grands profils. On a tout ce qui est direction et innovation. Tous ceux qui travaillent sur quelle expérience je veux faire vivre demain à mon client, que ce soit lié à un produit ou une offre de service, peu importe. Parce qu'aller anticiper les tendances de demain ou tester des produits qui n'existent pas, toi en tant que client consommateur, c'est très dur de te projeter. C'est normal, ton cerveau est limité pour ça. Donc nous, on va apporter une forme de spontanéité et d'authenticité dans la réponse qui va venir décoder le niveau de fiabilité de la réponse. Donc ça, c'est plutôt les équipes innovation qui travaillent sur les futures offres. On a aussi les équipes marketing, évidemment, parce que tu as tout le côté positionnement produit, ADN de la marque, image de la marque, valeur que je veux transmettre, comment je le traduis en images, en mots, en vidéos, en spots publicitaires, peu importe. Et on a également la partie expérience client, sur tout ce qui est satisfaction client, par exemple dans l'hôtellerie. Un client qui te dit, oui, oui, bien sûr que je suis satisfait, je vais revenir du coup. Tu te dis, oui, OK, il m'a mis 9 sur 10, tout va bien. Mais ce n'est pas pareil s'il met 9 sur 10 tout de suite ou s'il commence à hésiter avant de mettre 9 et qu'il va sur 4, 5, puis 9. Et nous, on va avoir ce niveau de finesse d'analyse. Et c'est ce qui va nous permettre d'aller accompagner aussi les équipes expérience client. dans l'anticipation des actions à mettre en place pour faire rester leurs clients. Et le dernier volet qui est un petit peu moins développé, mais qui est aussi chez nous, c'est la partie bien-être collaborateur RH.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Pareil, on s'intéresse à un humain et finalement faire vivre une expérience à nos collaborateurs pour qu'ils restent et qu'ils soient bien. Notamment, on a travaillé par exemple sur la sous-déclaration des... pathologie chez les vétérinaires avec la G2R, c'est très spécifique mais en gros c'est de dire je suis une femme vétérinaire parce que c'est une filière très féminine est-ce que pour le coup une pathologie que j'ai qui est souvent invisible va impacter mon bien-être au travail je vais déclarer que non, mais non on va détecter que oui, le but c'est pas d'aller dire à cette personne ça va pas c'est d'aller dire ok vous pouvez mettre en place des webinaires de prévention Merci. pour libérer la parole sur ces sujets et que les personnes se sentent libres de vous en parler. Donc, tu vois, c'est d'aller détecter à la fois ce côté émotionnel qu'on ne peut pas verbaliser, mais aussi des choses qui font que les conventions sociales ne te permettent pas de le dire.
- Speaker #0
Mais tu peux aller très, très loin avec ça. Tu peux peut-être même détecter des violences, des choses très personnelles. Parce que là, tu dis des choses invisibles. Moi, je pense, je ne sais pas, de l'endométriose, par exemple. Tu dis que c'est très féminin dans le secteur vétérinaire. Une femme qui souffre d'endométriose, ça ne se voit pas, mais elle, elle le ressent.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et ça peut avoir des conséquences quand elle est au bloc opératoire en train d'opérer un crocodile.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
D'accord. Donc, tu peux aussi rentrer dans du très, très personnel et améliorer ça d'un point de vue RH.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Mais notre plus gros marché, c'est quand même le consommateur, le client. Et comprendre. Qu'est-ce qu'il recherche ? C'est quoi ses attentes que lui-même n'arrive pas à dire ? On va être très concret. Là, on est en train de boire un café. Tu achètes une marque de café. Ça va être très dur de te dire pourquoi tu aimes cette marque de café plutôt qu'une autre. Pourquoi tu l'achètes depuis 5 ans plutôt qu'une autre ? Peut-être que c'est juste parce que c'est le café que ta grand-mère a acheté, que le packaging te fait penser à ta grand-mère que tu adores, et donc tu vas plutôt acheter ce café.
- Speaker #0
Parce que grand-mère fait du bon café. Voilà,
- Speaker #1
grand-mère fait du bon café. Et donc... Les gens vont te dire, c'est pour le prix, c'est pour l'origine du café, c'est pour la qualité du café, le goût. Mais jamais ils vont te dire parce que ça me rappelle ma grand-mère.
- Speaker #0
Moi, j'ai un truc avec les pâtes. J'adore acheter des pâtes dont la marque a une consonance italienne. Mais je sais très bien que ça n'a jamais été fabriqué au fin fond des pouilles. Mais c'est l'imaginaire que la publicité ou juste le nom, parce que je ne regarde même pas la télé, me vend. Exactement. Je préfère ça. Moi, je ne comprends pas. Le sucre, ça sonne très français. Quel moment je vais faire des pâtes archi-françaises ? On va aller chez Barilla, tu vois.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Barilla qui a beaucoup travaillé d'ailleurs sur les émotions, avec la playlist, je ne sais pas si tu te souviens, il y avait une playlist spéciale pour la cuisson des pâtes qui durait le temps des pâtes.
- Speaker #1
Complètement. Tu vois, si on prend le cas Salomon, qui est pareil, qui est toujours notre référentiel, mais il y en a d'autres. Il y a cinq ans, quand je venais à Paris, les gens ne connaissaient pas ou peu Salomon. Ceux qui connaissaient Salomon, c'était ceux qui faisaient du sport haute montagne. performance technique. Aujourd'hui, et ça fait 2-3 ans que ça explose, j'envoie tout le temps des photos à ma cliente. Maintenant, plus, parce que tout le monde en a. Mais j'ai vu le boom dans le métro avec les Parisiens qui vont au bureau avec des chaussures Salomon. Ils sont allés sur cette composante très émotionnelle, lifestyle.
- Speaker #0
C'est génial parce que t'as accompagné cette marque qui a fait une remontada extrême, vraiment. Il y a une semaine, j'étais dans le Marais, je ne sais plus pour quel événement, et Salomon, dans son pop-up store, organisait un événement. Il y avait la... que littéralement. Et c'était à la fois des influenceurs, mais aussi des gens lambda et ça prenait toute la rue. Mais tu as raison et je crois qu'ils ouvrent même, je crois qu'il y a une boutique qui va ouvrir à New York, j'ai lu ça passer la semaine dernière, un pop-up qui va ouvrir à New York. Enfin, c'est exactement ce que tu dis, comment une marque qui est à la base et très technique a réussi, on en parlera, à conquérir la Gen Z via d'autres leviers. J'ai une dernière question. Ce n'est pas une dernière question, mais en tout cas sur ce chapitre. Toi, tu as vu l'évolution des émotions des consommateurs depuis que tu as créé I Go No Go et I Go No Go, Laetitia. C'est quoi cette transformation ? Qu'est-ce qui s'est passé en six ans désormais ?
- Speaker #1
En fait, les émotions, c'est un sujet qui intéresse depuis des dizaines d'années. Par exemple, le parfum. Parce que le parfum, de base, est émotionnel. Il n'y a pas de débat. Quand tu es dans le milieu des assurances et que tu dis Bonjour votre consommateur. En fait, il cherche des émotions. Non, il cherche un contrat fiable. Non, il y a de l'émotion. La confiance, par exemple. Comment tu génères le niveau de confiance ? C'est quoi qui va faire que ton client, quand tu lui dis « alerte canicule, restez chez vous » , va écouter ton message ? En fait, tout ça, c'est des processus automatiques, c'est des émotions. Donc si tu veux, en France, je trouve que... Dans tout ce qui est sensorialité produit, les exemples que j'ai donnés, on est assez mature sur l'intérêt des émotions, mais dans les autres domaines, hormis le luxe, ça reste encore un petit peu... Nous, on a vraiment besoin d'aller démocratiser ce sujet, de dire une décision, ce n'est pas forcément rationnel. D'ailleurs, toute décision est émotionnelle. Et donc, il faut le prendre en compte, parce qu'il y a des choses automatiques qui se passent dans la tête de vos clients. Donc, le marché... Enfin, toutes les filières n'ont pas forcément conscience de ça. Là où tu parlais des Etats-Unis, moi, ça m'a marqué. Alors, j'avoue que je n'ai pas beaucoup voyagé dans ma vie, mais je suis allée aux Etats-Unis dans un salon professionnel et tout le monde parlait émotions clients et le lien avec les ventes et le ROI business. En France, quand tu associes émotions à ROI business, au début, on te regarde un peu bizarrement. Mais c'est quoi cette fois ? Non, avec du chiffre d'affaires. Ah bon ? Alors maintenant, on commence à le voir. et avoir plus conscience de ça. Mais je trouve qu'on est très en retard par rapport à des marchés comme aux US où tout était pensé émotion, tout.
- Speaker #0
C'est vrai, tu as raison. Au Moyen-Orient aussi, beaucoup d'émotions sur l'hospitalité, les loisirs aussi. Et ça reste des sociétés aussi qui notent beaucoup. Tu le parlais tout à l'heure, la note que tu vas mettre à ta chambre d'hôtel, c'est systématique, c'est même quasiment instantané dans certains pays. Il faut que tu notes tout de suite. Moi, je me souviens qu'en Asie, t'as vraiment la serveuse qui te met sa tablette et qui dit « Laissez-moi un avis tout de suite » . Là, l'émotion tout de suite, moi, je suis prise d'assaut. Je ne sais pas quoi penser parce que je n'ai même pas encore réfléchi, tu vois. Mais du coup, ma réaction à chose, c'est de dire « Oui, oui, c'est bon, tout va bien » . Mais tout va bien parce que j'ai envie que tu partes et que tu me laisses tranquille.
- Speaker #1
Et pas parce que tu vas revenir.
- Speaker #0
Pas parce que je vais revenir. Et aux États-Unis, et c'est propre au pays, mais il y a quand même un truc dans le service qui est que c'est une société de service, on est là pour te servir. Mais là, tu vois, dans le café dans lequel on est, si on interrompt une fois et encore, elle va s'excuser la serveuse. C'est le max. Aux États-Unis, c'est toutes les 30 secondes que tu es interrompue parce que justement, on va chercher une espèce de perfection des émotions.
- Speaker #1
connexion émotionnelle avec toi.
- Speaker #0
Mais qui, moi, va me perturber parce qu'en fait, non, ne viens pas me déranger, je ne t'ai pas sollicité. Et on va plutôt, moi, me solliciter pour être pas dans un truc passif, mais complètement actif. Bon, est-ce que tu dirais que pendant 30 ans, le marketing de la consommation s'est un peu trompé, justement, en mettant de côté les émotions et en disant mais tout ça, ça n'existe pas ?
- Speaker #1
Ouais. Alors, je ne serais pas aussi caricaturale. J'ai des parties prises assez fort, mais on va modérer le discours. On va dire qu'en tout cas, à mon sens, ils n'y ont pas accordé assez d'importance. Évidemment que le marketing veut faire vivre des émotions. Enfin, tu vois, c'est pas Aigo Nogo qui a dit « Coucou, le marketing, il faut faire vivre des émotions » . Quand tu t'intéresses aux émotions, je pense qu'il y a eu un effet où on sait qu'on doit faire vivre des émotions, mais il y a un challenge sur... « Ok, mais comment je mesure mon impact émotionnel en fait ? » Parce qu'on me dit que je dois en faire vivre, mais comment je vérifie que j'en ai fait vivre ? Et c'est là où jusqu'ici la technologie te permettait d'aller mesurer, certes des émotions, mais il fallait des capteurs, des électrodes sur la tête, des électrodes pour aller mesurer le rythme cardiaque, une caméra pour avoir les réactions de ton visage. Ça existe toujours ça ? Ça existe toujours, ça existe toujours. s'est fait... en labo, mais aussi dans des univers recréés. Mais tu es assez loin du consommateur, ça coûte cher, il faut des experts.
- Speaker #0
Tu l'as fait pendant tes études ? C'est quelque chose que tu as expérimenté ou analysé ?
- Speaker #1
Je l'ai fait, mais pour aller comparer par rapport à ce que j'avais développé.
- Speaker #0
D'accord. Génial.
- Speaker #1
Tu vois, en benchmark, parce qu'en fait, c'est un peu considéré comme la référence de la mesure des émotions. Sauf que la réalité, c'est que c'est très bien dans des labos de recherche. Mais dans le monde de l'entreprise, en sortant de l'hôtel, on ne va pas venir te mettre un casque sur la tête pour te dire bonjour, qu'avez-vous ressenti ? C'est très bizarre. Et donc, je pense qu'il y avait cet enjeu de dire je sais que je dois faire vivre des émotions, donc j'essaye d'en faire vivre dans mes éléments de communication, etc. Mais je n'ai pas forcément cette mesure d'impact des émotions ou de comprendre quelle émotion est la plus importante pour mon client et mon consommateur. Là où, justement, c'est ce qu'on a voulu résoudre avec Aigonogo, c'est de pouvoir aller mesurer les émotions n'importe où simplement. Donc je pense qu'ils s'y intéressaient, mais qu'ils n'avaient pas forcément les outils pour l'opérationnaliser, pour prioriser quelles émotions faire vivre et comprendre l'impact qu'ils avaient sur leurs clients.
- Speaker #0
Candice, il y a quand même un truc qui est arrivé et dont on ne peut pas faire l'impasse, c'est l'arrivée des écrans, les smartphones, les tablettes, les ordinateurs. Tout ça, ça a aussi contribué à la perception des émotions différentes. Aujourd'hui, si je pense à nos réactions qu'on peut avoir avec nos smartphones, c'est parfois très basique. Je mets un pouce, un petit cœur, je commente, je partage. Ça, c'est mesurable parce que derrière, oui, il y a des outils. Mais toi, quand tu étais étudiante et que tu as vu tout ça arriver, j'imagine que tu étais étudiante, tu t'es dit, il se passe un truc. Qu'est-ce qui s'est passé dans ton esprit à ce moment-là ? Je pense que ça devait être hyper excitant de se dire « Oh là là, les marques, il faut qu'elles prennent un tournant, elles ne sont pas prêtes. Moi, je vais venir, je vais tout développer, je vais vous expliquer comment ça se passe. »
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est une bonne question.
- Speaker #0
Les réseaux sociaux,
- Speaker #1
les smartphones. Les écrans, si tu veux, après, j'ai un petit peu regardé en termes de recherche, d'ailleurs, c'est ce qu'on discutait à la CAT, de l'impact des écrans sur la Gen Z, c'est euh c'est Les réseaux sociaux, c'est un petit peu comme une machine à sous. Ça crée de l'imprévu, c'est jamais la même chose. Et donc en fait, ton cerveau en redemande, parce que ça crée d'ailleurs cette forme d'addiction des réseaux sociaux. C'est parce que ton cerveau aime. C'est la surprise des nouveautés. Donc ça joue sur nos émotions. Je pense que les réseaux sociaux permettent de communiquer les émotions aussi beaucoup plus rapidement. Aujourd'hui, avec Insta, avec TikTok, etc., on partage le quotidien. En fait, partager son quotidien, c'est partager ses émotions et une forme d'authenticité. Alors qu'il est plus ou moins travaillé, mais peu importe. En tout cas, la volonté, c'est de partager une forme d'authenticité. Pareil avec les réactions, les pouces, les cœurs, les likes, etc. En fait, c'est de l'authenticité, de la spontanéité qu'on recherche. Donc, on est dans un monde où on cherche cette émotion, quelque part. Je pense que... Une émotion, ça a aussi une fonction de simplifier tes décisions. C'est ce qui va te faire passer à l'action. Et notre cerveau, de base, est feignant. Il fonctionne à l'économie. On ne se rend pas compte du nombre de décisions qu'on doit prendre par jour. Heureusement. Et c'est d'ailleurs là qu'interviennent les biais cognitifs, les raccourcis. Et les émotions sont une forme de raccourci. Mais donc, par définition, on fonctionne comme ça. Et les réseaux sociaux ont été un moyen de le rendre, quelque part, accessible à tous. Oui, accessible,
- Speaker #0
et c'est un amplificateur de décision. Parce que tu le dis tous les jours, on doit prendre des décisions. À quelle heure je me lève ? Comment je m'habille ? Je vais à droite, à gauche ? Je prends un café latté, un macchiato, tout ce que tu veux. Mais quand tu es face à ton écran, tu n'es pas du tout en mode repos, finalement. C'est que de la décision qui est liée aux émotions. Ça me raconte de la joie, de la colère, de j'ai envie de partager. complètement. Ça pompe de l'énergie quand même.
- Speaker #1
Ah ben ça pompe de l'énergie. Et j'irais même plus loin. C'est que tu parles de décision sur les réseaux sociaux et c'est ce que tu parlais pendant la conf aussi à la 4. C'est qu'en fait, aujourd'hui, on achète sur les réseaux sociaux. Donc les réseaux sociaux vont nous faire passer à l'action d'achat en tant que consommateur. Alors moi, à titre d'exemple, et c'est là où je me dis, moi je suis peut-être pas si boomers que ça. Je ne suis pas boomers, mais voilà. C'est qu'en fait, maintenant, quand je... Et j'ai conscience de ce biais. Le biais de la preuve sociale, je sais qu'il existe, je sais qu'il est là et qu'il me joue des tours tous les jours. Mais c'est plus fort que moi. Quand je veux vérifier un produit ou une marque, maintenant, je ne vais plus sur le site. Je vais voir ce qui est dit sur les réseaux sociaux avec des vrais gens qui en parlent. Parce que je me dis que c'est plus fiable et plus authentique qu'une marque qui en parle. Et c'est là où tu te dis, mais le mode de consommation est... tellement en train de changer lié à ces réseaux sociaux. C'est dingue. Justement, les marques que tu accompagnes, elles en ont conscience ? Ou parfois, tu leur mets des uppercuts et tu leur dis, « Eh, mais en fait, tu as diminué de la réalité, là ! » Non, je ne mets pas des uppercuts au marre qu'on accompagne. En fait, derrière, c'est comment tu traduis ça en action, les recommandations qu'on apporte. OK, mon client, il veut ressentir de la liberté. Comment je traduis ça ? On va aller tester les visuels pour aller vérifier que ça génère bien de la liberté, etc. Et derrière, c'est finalement de pouvoir... le communiquer simplement sur les réseaux sociaux. Et ça, après, c'est aussi leur expertise. Tu vois, moi, je ne suis pas directrice marketing. Je n'ai pas fait d'école de marketing. Par contre, on va donner les pistes possibles pour nos clients pour qu'eux, avec leur créativité, avec leurs équipes design, etc., puissent mettre en place ça, notamment sur les réseaux.
- Speaker #0
J'aimerais qu'on poursuive Candice sur la Gen Z et puis toujours les réseaux sociaux. Tu en as beaucoup parlé justement lors de la 4. Et puis, on a ce point commun, c'est qu'on parle beaucoup ensemble de l'économie de l'attention qui va devenir l'économie de l'intention avec les LLM. Qu'est-ce que les neurosciences permettent d'expliquer sur ce phénomène TikTok ?
- Speaker #1
Oui. Alors tu parles d'économie de l'attention, dans la littérature je vais faire un parallèle et ça a été tout le sujet de ma thèse, je me suis basée sur la théorie de l'économie comportementale.
- Speaker #0
Est-ce que ta thèse est accessible ? Normalement oui. Oui, elle est en ligne.
- Speaker #1
Pour le coup, en termes de discours, si avec un... demandez à Alia de faire un résumé de ma thèse, ça sera mieux, honnêtement, que de lire 100, 200, 300 pages sur votre table de chevet le soir.
- Speaker #0
Et combien d'années ? 3, 4, 5 ans pour émuler ta thèse ?
- Speaker #1
Ouais, 4 ans. Tu as 3 ans et tu nous dis « Allez, foutez ça dans l'IA » . Aujourd'hui, il faut vivre avec son temps. Il faut être un peu lucide. Si vous êtes chercheur, ça vous passionne, allez la lire. Si vous voulez juste en tirer quelques éléments, franchement,
- Speaker #0
vous pouvez retrouver un bon prompt. Et comme tu es très forte, à mon avis, il suffit juste qu'on te tape ton nom sur l'LLM et on la retrouve directe à ta thèse.
- Speaker #1
Écoute, je n'ai pas fait le test. Ce sera intéressant de voir.
- Speaker #0
C'est un beau GEO.
- Speaker #1
Voilà. en tout cas dans cette thèse sur l'économie comportementale, c'est une théorie qui existe depuis très longtemps en neurosciences et en psychologie qui dit que justement c'est ce qu'on disait en fait ton cerveau fonctionne à l'économie et donc tu vas percevoir le monde en fonction des ressources que tu as de disponibles, par exemple alors bon c'est une étude qui a été discutée mais elle illustre très bien c'est tu vas pas percevoir les pentes en montagne De la même manière, si tu as un sac à dos lourd ou moins lourd. Parce qu'en fait, ça te prend de l'énergie. Ton corps sait que ça va te demander plus d'énergie. Et donc, tu vas percevoir les distances comme plus grandes ou la pente comme plus pentue. Alors que c'est un fait objectif que non. Et donc, les émotions sont un moyen de limiter ses ressources et d'économiser tes ressources pour faciliter ta décision. Et c'est pour ça que l'économie comportementale, c'est de se dire, mon cerveau de base est feignant. Comment je lui simplifie ? une décision d'action. Et donc, les émotions sont un très bon moyen pour le faire. Et c'est pour ça qu'on...
- Speaker #0
Avec Descartes, on sépare le corps et l'esprit. En fait, la théorie de la cognition incarnée dit que de base, sans émotions et sans corps, tu ne peux pas agir dans le monde. Ça a même un peu plu. Et j'ai perdu le fil de ta question. On parlait de TikTok matin.
- Speaker #1
J'aimerais revenir. Je crois me souvenir dans mes cours peut-être de philosophie que les émotions et le langage, c'est quand même ce qui nous différencie des animaux.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc, c'est la preuve qu'on est vivant. Déjà qu'on n'est pas des animaux, même si on a certains comportements qui pourraient laisser croire que nous sommes des animaux. En tout cas, c'est ce qui nous différencie. Et le fait de verbaliser aussi nos émotions. Bon, je n'ai pas tout oublié. L'économie de l'attention avec TikTok. Toi, tu as beaucoup étudié TikTok et la Gen Z. Qu'est-ce que tu peux nous en dire ? Et puis après, on peut parler aussi de l'acte d'achat désormais avec TikTok Shop.
- Speaker #0
En fait, je pense que c'est... L'endroit nécessaire pour faire vivre de la désirabilité et jouer aussi sur, ou en tout cas mettre en faveur des marques, les biais cognitifs et les mécanismes automatiques qui font que cet effet de preuve sociale, de référence, ça permet aussi à ton cerveau de se dire, quand tu vois sur une vidéo TikTok une personne qui utilise une crème, ton cerveau va avoir l'impression d'utiliser cette crème. Ça va activer le système moteur. Et donc, vu que ça active ton système moteur par effet miroir, ça te donne envie d'utiliser ce produit. Et donc, ça te donne envie de l'acheter. Donc, si tu veux le fait de mettre en... J'allais dire en musique, de mettre en image des personnes qui utilisent les produits, etc., ça contribue nécessairement à l'envie d'acheter et de tester. Par contre, ce que j'aime bien souligner quand même, c'est que, OK, ça te donne envie d'acheter, mais si derrière, ton expérience avec le produit, elle est pourrie, les gens ne vont pas réacheter.
- Speaker #1
donc il y a une grosse différence entre l'achat et le réachat et donc l'expérience il faut la penser certes d'un point de vue digital comment je donne envie la désirabilité pour le premier achat mais derrière comment je poursuis cette expérience émotionnelle alignée et cohérente avec ce que j'ai proposé au départ pour que les gens restent je suis assez d'accord avec toi je trouve que TikTok TikTok Shop en l'occurrence est très fort dans les premières secondes tu te projettes et t'achètes en trois clics même pas en revanche est-ce que je vais réacheter je suis pas certaine parce qu'il y a rien il se passe plus rien après c'est un peu une boîte noire Merci. même si c'est un écosystème e-commerce on travaille pas beaucoup le réachat la fidélité puisqu'on est sur du volume et sur du one shot et t'as raison sur l'effet miroir moi je dis toujours que TikTok c'est pas l'esthétique ce qui compte c'est le produit et puis dans les 3 premières secondes il faut que ton client se projette et c'est hyper difficile pour les marques parce qu'elles, elles ont pas été éduquées comme ça elles ont été éduquées au bon vieux spot publicitaire qui coûte beaucoup d'argent avec une esthétique léchée. Finalement, parfois même un produit qui se cachait derrière les géris. Et là, c'est complètement différent. Donc, ces marques-là, quand toi, tu leur expliques, il y a cette plateforme, c'est comme ça que ça fonctionne et c'est comme ça que le consommateur attend et il y a des exigences sur la plateforme, je pense que la marque, elle est un peu perdue quand même.
- Speaker #0
Oui, après... J'aime bien dire que tout n'est pas noir et tout blanc. Il y a un peu de gris. Et du vert aussi. Il y a du vert aussi, tout à fait. Surtout avec Aïga Nogo. En fait, tu vois, cet effet dégérit, par exemple, ça fonctionne encore très bien parce que ça permet de véhiculer tes valeurs et donc de l'émotion. Mais il faut penser une expérience globale. Tu vois, c'est quelque chose de nouveau ou de différent à intégrer pour prolonger cette expérience émotionnelle dès le début, en l'occurrence, pour une plateforme comme TikTok. Donc, tout est assez complémentaire. L'idée, c'est vraiment d'aller compléter cette expérience à chaque étape. En fait, c'est de se dire, je dois faire vivre une expérience à mon consommateur et client du début jusqu'à la fin, en continu.
- Speaker #1
Et tu travailles beaucoup sur la Gen Z. Qu'est-ce que tu pourrais nous dire sur cette génération à laquelle je n'appartiens pas ?
- Speaker #0
Moi non plus. Ce que je peux dire, c'est que... Comme... Toute génération, mais il y a des études qui montrent que, par exemple, on dit oui, la Gen Z, c'est des générations qui sont beaucoup plus portées sur les co-responsabilités. Pas tant.
- Speaker #1
Pas tant.
- Speaker #0
On en revient à cet écart entre ce qui est dit et ce qui est fait. Donc, en fait, c'est de se dire, il faut réussir à les écouter ou à capter au-delà de ce qu'ils disent leurs vraies attentes. Et leurs vraies attentes, quelque part, ou en tout cas, nous, c'est notre conviction, c'est que... Tout être humain a besoin d'émotions, et la Gen Z aussi.
- Speaker #1
Et un petit peu plus que d'autres générations ou pas ? Non, en fait, ça se fout. Non,
- Speaker #0
je dirais que... Alors, je n'ai pas fait d'études, ça c'est ma casquette scientifique, tu vois, pour comparer précisément, etc.
- Speaker #1
Mais si tu te fies à tes émotions.
- Speaker #0
Mon instinct me dirait que c'est renforcé parce que l'offre est beaucoup plus grande qu'avant, beaucoup plus accessible de par Internet, les réseaux sociaux, etc. Ça fait que tu as une multitude d'offres qui est beaucoup plus grande. Et donc, ce qui va orienter leur comportement, c'est ce qui va être réellement différencié en termes de désirabilité. Donc forcément, l'émotion va devenir un indicateur un peu différent. Là où tu avais peut-être trois offres au même prix, maintenant tu en as 20. Ce qui fait la différence, c'est l'émotion.
- Speaker #1
Oui, c'est l'émotion et la prise de décision. Moi, j'ai quand même le sentiment que, on en parlait tout à l'heure, tout doit aller très très vite et j'ai quand même l'impression que la Gen Z, elle a grandi avec ça, cette prise de décision quasi immédiate. C'est difficile, c'est lourd quand même à porter. Alors, c'est lourd. côté acheteur, consommateur, mais côté marque. Finalement, la marque, moi, je me dis toujours, elle a cet enjeu notamment sur TikTok et TikTok Shop de comment je peux continuer à être désirable et comment est-ce que je peux continuer à produire constamment en volume, quitte parfois à rogner sur ma marge. Et on le voit avec des marques. Je pense notamment aux marques de skincare coréennes qui sont arrivées sur le marché comme Medicube, en se disant, moi, ma strata, c'est d'aller sur un canal, c'est TikTok Shop, je l'inonde. Je ne prends pas des jéris. Tout ce que j'ai fait dans les autres marchés, je ne le veux pas. En Europe, il n'y a pas des jéris. Par contre, j'inonde. Je prends des créateurs de contenus qui ne sont absolument pas connus. Mon vrai prix, on ne le connaîtra jamais parce qu'il est toujours barré de toute façon. Mais du coup, désirabilité de la marque, en fait, moi, je ne la désire plus, cette marque. Et au contraire, avant, je l'attendais beaucoup sur le marché avec beaucoup d'impatience. Voilà, c'était les émotions que j'avais. Maintenant qu'elle est arrivée, qu'elle a... inonder le marché, je m'en détourne.
- Speaker #0
Je ne suis pas Genzy. Oui, en fait, c'est un autre élément qui est connu en psycho qui est que ce qui est rare est précieux. L'effet de rareté va contribuer à la désirabilité. En effet, c'est trouver le juste curseur entre une marque où tu inondes pour être visible, mais où quelque part, tu gardes ce côté rareté pour être désirable. Et donc, c'est trouver le juste milieu entre les deux, je dirais.
- Speaker #1
J'aimerais qu'on parle désormais qu'en 10 d'algorithmes. Tu ne peux pas faire d'études consommateurs sans parler d'algorithmes. Alors, tu le dis, tu es dans les neurosciences, mais tu as cette partie très technique. Savoir à quoi les algorithmes dans votre métier chez IgoNogo ?
- Speaker #0
Oui. Alors, en fait, les algorithmes, on a toute une équipe de data science, etc. dessus. Nous, ça nous permet quoi ? concrètement ? En fait, quand on parle d'algorithme, déjà souvent on pense à IA générative. Nous, on parle plutôt d'IA prédictive, ce que fait la météo depuis des dizaines d'années. Qui est de dire, j'ai une base de données et mon but c'est de prédire ce qui va passer ensuite en se référençant à cette base de données. Nous, notre base de données, c'est le comportement pendant les enquêtes. Donc, il y a plus de 30 paramètres qu'on va capter du temps et du mouvement. Par exemple, Combien de temps tu mets pour démarrer ton mouvement avant de répondre à une question sur ton échelle de 0 à 10 ? Combien de fois tu vas lever ton doigt, reposer ton doigt ? Combien de fois tu vas hésiter ? Quelle trajectoire tu vas faire ? Tout ça, c'est des éléments qu'on capte. Et évidemment qu'on ne peut pas restituer 32 paramètres à nos clients. Parce que notre but, on le rappelle, c'est quand même l'accessibilité des neurosciences. Donc s'il faut un neuroscientifique de l'autre côté pour analyser la data, on n'a pas réussi notre challenge. Donc c'est... Deux choses, déjà c'est dans ces algorithmes de réussir à mettre le bon niveau de chaque paramètre pour pouvoir prédire un comportement et en sortir un score qui permet d'aller évaluer finalement ton potentiel marché, ton écart entre ce qui est dit et ce qui est fait, d'aller recouper à la fois ce qui est dit et comment la personne a répondu et donc ses émotions pour avoir la donnée la plus complète et la plus précise possible. Ça, c'est une première manière d'utiliser, nous, les algorithmes et derrière, d'avoir une capacité à aller prédire le comportement ou en tout cas d'optimiser la capacité à prédire le comportement par rapport à de la donnée unique. Donc nous, on est vraiment sur le lia prédictif et pas sur le liage génératif. Et en effet, pour ça, je ne sais plus si je l'ai dit au début, mais on a été labellisé Deep Tech par BPI France pour ces algorithmes-là. Il y a toute une équipe qui travaille là-dessus et c'est ce qui fait notre... Notre unicité aussi, c'est qu'on a une grosse base de données là-dessus.
- Speaker #1
Candice, on a beaucoup parlé des humains, de leurs émotions, de leurs réactions, de leurs intentions. On est obligé de parler de commerçage antique, de ces petits LLM et de ces petits robots qui peut-être demain vont les agents. faire toutes ces choses-là à notre place ? Quelle est la place de l'émotion, justement, quand demain, on te parle d'un monde agentique, de délégation de commerce ?
- Speaker #0
C'est une très bonne question. C'est hyper intéressant, je trouve. En fait, on va partir dans le world's case. OK, demain, finalement, on se dit j'ai plus besoin de travailler ma désirabilité sur TikTok parce que finalement, les personnes vont dire... Quel est le produit qui est le plus efficace pour mon antiride et le plus responsable ? Très bien, d'accord. C'est ton IA qui va te recommander le produit, voire même te l'acheter automatiquement et tu vas le recevoir dans ta boîte aux lettres. Mais on en revient à ce qu'on disait avant. Ton expérience, si derrière elle est naze, même si l'IA t'a dit que c'était bien, toi tu vas vivre quelque chose qui n'a pas l'effet waouh attendu, et donc tu ne le rachèteras pas. Donc je pense qu'il y aura besoin de renforcer d'autant plus le travail de l'expérience qui suit l'achat, lié au produit, lié à justement quand tu viens sur place, si tu demandes à l'IA quel resto manger ce soir, qui choisit pour toi, derrière l'expérience, elle doit être d'autant plus renforcée. Et c'est ce qui fera que tu n'auras plus besoin d'IA derrière pour racheter le produit. Parce que c'est quand même coûteux de demander à chaque fois que tu vas à un resto, dans quel resto je vais. Si tu vas au même endroit, autant aller toujours dans le même resto. On aime quand même la simplicité et l'habitude. Donc, je pense qu'il va y avoir un besoin de renfort, de travailler l'expérience émotionnelle du produit et de l'offre et du service et du lieu où on va. Tout à l'heure,
- Speaker #1
tu expliquais que l'être humain était feignant. C'est quelque chose que je dis toujours. Je dis qu'on rentre en plus dans une espèce d'économie de la flemme où finalement, on délègue et puis on n'a plus rien envie de faire. Sauf que... Je me rends compte que quand on fait confiance à un agent, à un élève, à qui tu veux qui n'est pas humain, il y a quand même du travail à faire. Par exemple, un bon prompt, ça demande quand même des capacités cognitives. Je ne dis pas que tout le monde ne les a pas, mais en tout cas, ça demande un certain entraînement du cerveau. Et moi, je pense que c'est aussi la même chose. Quand tu veux que ton agent effectue un achat à ta place, il a fallu l'entraîner, lui donner tous les bons éléments, le contexte. « Waouh, il ne faut pas être flémard pour faire ça ! » Et du coup, je pense que justement, la relation et les émotions, elles vont peut-être être biaisées par justement cette intermédiaire, cet agent qui va faire que ton achat va être bof parce que ton agent a fait n'importe quoi, ou alors ça va être waouh parce qu'il a capté tout de suite. Je trouve que oui, économie de la flemme, et donc là, c'est moi et tous mes paradoxes, on est des flémards, mais ceux qui vont s'en tirer le mieux, c'est ceux qui... auront passé plus de temps justement à éduquer leurs agents.
- Speaker #0
Ouais. Et du coup, on en revient au réussir à mettre des mots sur ce que tu penses.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, moi je dis quand... Pardon, c'est toi qui es mon invité, mais les LLM, quand on me dit que c'est un langage naturel, il n'y a rien de naturel, les gars. Mais oui, je comprends pourquoi on dit que c'est un langage naturel, mais non, c'est exactement ce que tu dis.
- Speaker #0
Ouais. Et c'est là toute la difficulté. C'est qu'en fait, de base, l'être humain a du mal à mettre des mots sur ses émotions. Donc, un humain, demain, qui va prompter pour dire « je cherche tel produit » , mettra peut-être quelque chose. Et encore, tu te vois dire à ton LLM « je veux une crène cosmétique qui me fait ressentir libre » . Et pourtant, c'est ce que tu vas rechercher quand tu vas la mettre. Donc, la probabilité que tu sois déçu par le produit va être élevée. Mais pourquoi ?
- Speaker #1
Parce qu'on manque de vocabulaire ? Parce que c'est difficile cet exercice, comme tu le dis, d'exprimer ses émotions dans la précision ?
- Speaker #0
ça demande des heures chez le psy en fait c'est ce qu'on appelle la limite introspective qui dit qu'on n'a pas accès à tout ce qui se passe dans notre cerveau, j'aime bien dire pour l'illustrer je sais mais je ne sais pas je ne sais pas que je ne sais pas en fait c'est vraiment ça même avec la meilleure volonté du monde je ne peux pas avoir conscience de tout ce qui se passe dans mon cerveau point, c'est comme ça c'est comme ça que notre cerveau fonctionne il faut l'accepter,
- Speaker #1
même si on est aidé même si on est assisté
- Speaker #0
Ah oui, on peut faire des thérapies, etc. Mais là, tu vois, on re-rend dans le côté pathologique, mais au quotidien, pour savoir qu'est-ce que j'aime dans une crème cosmétique, est-ce que tu as vraiment envie de faire une thérapie, quoi ? Tu vois ? Je ne suis pas certaine. Ah,
- Speaker #1
il y a peut-être un business model. Ah,
- Speaker #0
il y a peut-être un business model. Tiens, on va noter l'idée sur un bout de papier. Enfin, voilà. Donc, tu vois, je pense que ça va être un vrai enjeu. Et en tout cas, ça se jouera au moment de l'expérience derrière.
- Speaker #1
Moi, Candice, tout ce que tu me racontes, j'ai l'impression que le cerveau humain, c'est quand même un grand terrain de jeu marketing. Il y a du bis-et-ce-faire dans le cerveau.
- Speaker #0
Alors, complètement. Et d'ailleurs, quand tu parles de neurosciences et de cerveau humain, on se trimballe un petit peu, je vais dire, des casseroles. Je ne sais pas si cette expression s'utilise encore en 2026. Moi, je le dis.
- Speaker #1
Je le dis tout le temps.
- Speaker #0
mais en tout cas il y a eu aussi un effet en fait le marketing si tu comprends l'humain tu vas influencer tu vas faire des choses mauvaises tu vois t'as cette image là on va venir te manipuler les marques vont te manipuler nous on est vraiment à dire on va venir on va venir on va venir on va venir on va venir on va venir on va venir on va venir on va venir on va venir on va venir Si on comprend mieux ce que toi, consommateur, tu veux, les marques vont faire ce qui est de mieux pour toi. Alors certes, le but, c'est d'acheter plus et de vendre plus. On est bien d'accord, on est dans un monde qui fonctionne comme ça. Mais au moins, tu auras quelque chose qui te conviendra réellement. Donc oui, je pense que c'est comme ça qu'on devrait fonctionner en tant que marque.
- Speaker #1
Candice, une dernière question. Tu es une femme, tu es une scientifique. Je pense que tu as évolué quand même dans un milieu où tu avais pas mal d'hommes. En plus, tu es à la croisée de la tech, aussi beaucoup d'hommes. Le podcast s'appelle Le Café des Femmes de l'e-commerce. Comment tu te sens, toi ? C'est quoi ta position de femme ? Est-ce que tu penses qu'elle est facile, difficile ? Tu penses qu'il y a assez de femmes, surtout toi, dans les neurosciences, liées au comportement des consommateurs ? C'est quoi ton ressenti ?
- Speaker #0
Ton émotion ? Mon émotion ? Alors moi, je suis un peu à contre-pied de... Alors je prends beaucoup la parole, évidemment, pour les femmes dans la tech, etc. Mais si tu veux, moi, en tant que personne, en tant que femme, j'ai pas toujours vécu ce qu'on me raconte. Ou en tout cas, peut-être que ça me passe au-dessus. Je pense qu'évidemment qu'il y a des biais, des femmes, etc. D'ailleurs, on lance un baromètre avec Orange sur les biais des femmes dans la tech.
- Speaker #1
Ah génial !
- Speaker #0
Là, on pourra peut-être partager le sujet. Donc évidemment qu'il y a des biais, qu'il y a des inégalités dans les financements quand tu lèves des fonds, etc. Je veux dire, il y a des chiffres, c'est des faits. Je ne remets pas du tout ça en cause. Par contre, moi, je suis un peu de la philosophie. Quand on veut, on peut. que peut-être que finalement, tu es une femme, tu innoves dans la tech et tu as besoin de vendre un produit et en face, tu n'as que des hommes parce que tu vends dans une industrie très masculine. Eh bien, tant pis. Tu mets un mec en face et ce n'est pas grave. Tu vois ? En fait, je trouve qu'il faut choisir ces combats. Par contre, moi, je crois très, très fort dans la diversité, l'inclusivité, mais au sens large. Donc, tu as évidemment hommes et femmes, mais tu as aussi... culturel, domaine d'expertise. Oui, les sciences molles pour l'entreprise, ça peut fonctionner. Donc, tu vois, je suis convaincue de ça. Évidemment que j'ai vécu des situations où quand on était tous les deux avec mon cofondateur, quand les gens commencent à parler business et chiffre d'affaires, ils le regardent naturellement. Non, les gars, la partie commerciale à l'époque, c'était moi. Donc, en fait, tu as évidemment des biais. Mais je pense que c'est aussi des histoires de tempérament et de mentalité, tu vois. Enfin, de personnalité.
- Speaker #1
Et puis toi, tu as cette capacité de pouvoir les analyser et de ne pas le prendre personnellement, puisque tu sais comment le cerveau fonctionne.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Je ne vais pas me vexer parce qu'il y a tel truc. Je vais me dire, oui, son cerveau qui fonctionne comme ça, donc c'est chiant. Comment on met en face des actions pour aller au-delà de ça et le dépasser ? Par contre, c'est hyper intéressant de comprendre pour pouvoir mettre en place des actions ou des recommandations d'action en face. Je trouve qu'être une femme dans la tech, ça peut aussi par moments être une force. Honnêtement, nous, ça nous a, on ne va pas se mentir, ça nous a aidé en termes de visibilité à Egonogo. Parce que, vu qu'on est un peu l'anomalie, comme ils disent, etc. Oui, on a levé des fonds, on est dans la tech, on a un développement, etc. Donc, en fait, les gens veulent te rendre visible pour ça.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Là où si Aigonogo a été confondé par deux hommes, je pense qu'on n'aurait pas eu autant d'opportunités de visibilité. Peut-être que ça se serait évolué différemment. Donc je pense qu'il faut prendre le pour et le contre, qu'il faut réussir à avancer en ayant conscience des biais en face et de ce qui se passe dans la tête des gens, et finalement de pouvoir avancer comme ça. Oui,
- Speaker #1
avancer.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Candice, tu le sais dans ce podcast, Podcast, on ne vient pas les mains vides. Et quand on l'écoute, on ne repart pas les oreilles vides. Est-ce que tu souhaiterais partager quelque chose ? Ça peut être n'importe quoi, une recette, une adresse, une marque que tu accompagnes ou un baromètre que tu voudrais nous partager. Ta thèse.
- Speaker #0
On va faire un sujet d'actu. Alors, justement, on parlait de... vulgariser, mettre en avant les sujets, faire en sorte que les gens aient conscience, que les émotions, ça peut avoir un vrai ROI business. On a lancé notre podcast Aigo No Go qui s'appelle Aigo Micro. J'adore ! En fait, ce qui est bien avec Aigo No Go, c'est que tu peux mettre Aigo partout. Tu peux le mettre partout. L'Aigo Team, tu vois. J'adore. Avec Aigo No Go, on a lancé notre... de podcast qui s'appelle Aigo Micro et qui a pour but d'aller décrypter finalement comment les émotions sont utilisées pour aider à la prise de décision des entreprises. Donc, mieux connaître ses clients, ses consommateurs, ses collaborateurs.
- Speaker #1
C'est toi qui pars inviter... Non, qui pars à la rencontre de tes clients qui sont tes invités. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Pas que des clients d'ailleurs, mais en tout cas de décideurs et dirigeants qui ont compris que les émotions pouvaient faire la différence dans leur marché. et qui nous partagent pourquoi et comment ils le font. Et c'est vraiment tout récent puisqu'on a lancé le premier épisode hier avec IFF. On peut vous retrouver partout.
- Speaker #1
Vous êtes sur toutes les plateformes.
- Speaker #0
Sur toutes les plateformes, tout à fait.
- Speaker #1
Tu nous rappelles le nom du podcast. Aigo Micro par Aigo No Go très bien mais tu sais qu'il faudra que t'en fasses un livre parce qu'au bout d'un moment t'auras une centaine de dirigeants à interviewer t'en feras un livre et les gens l'auront peut-être plus facilement que la thèse est-ce
- Speaker #0
que j'aurais vulgarisé le sujet qui est mon combat de fond finalement
- Speaker #1
Candice, merci beaucoup comment est-ce qu'on fait pour te suivre ? tu l'as dit, il y a le podcast mais sinon t'es présente sur LinkedIn j'imagine ?
- Speaker #0
Sur LinkedIn, beaucoup. Vous pouvez suivre Candice François sur LinkedIn, mais aussi I gonna go. On a évidemment notre site web. On lance un petit peu Instagram, mais c'est encore un peu timide. Le podcast. Et puis, on est aussi dans pas mal d'événements. Oui, ce que j'allais te dire.
- Speaker #1
C'est quand ton prochain événement ou ta prochaine conférence ? À la rentrée ou il y en a encore ?
- Speaker #0
un petit peu là cet été le prochain gros événement pour nous si on a Eurosense et on a aussi le printemps des études qui est en France et qui est en septembre alors printemps septembre ouais voilà oui parce qu'avant c'était au printemps et il y a eu le Covid qui est passé par là c'est vrai que maintenant je suis même plus attention tu vois moi l'émotion là tout de suite j'ai pas le même ressenti tu vois je me dis mais c'est bizarre incohérence incohérence et c'est notamment ce qui s'est passé avec tous les sujets Chine etc avec le BHV bah oui incohérences dans le cerveau des consos. Ils n'ont pas compris ce qui se passait. Et donc, ça a eu des grosses conséquences quand même sur eux. Et ce n'est pas un secret de polichinelle.
- Speaker #1
On pourrait en parler des heures parce qu'effectivement, Chine dégagée du BHV Marais à Paris. En revanche, ils existent toujours en province et on peut toujours retrouver. Mais on s'en fiche de la province. Et donc, moi, quand je vois, ça y est, Chine dehors, pas totalement. Tout à fait.
- Speaker #0
Et voilà, c'est comment créer une cohérence.
- Speaker #1
Mais donc le printemps, j'ai oublié des neurosciences. Non,
- Speaker #0
le printemps des études. Tout ce qui est études de marché. D'accord. Donc tu retrouves tous les annonceurs. Ça se passe à Paris. À Paris, très bien. Et oui, si vous voulez voir comment finalement on aide à décrypter les émotions des clients simplement. Parce que tu as dit que je t'analyserais sur un canapé. Mais non.
- Speaker #1
Même pas. Non,
- Speaker #0
il me faut le logiciel. pour ça et donc je ne pourrais pas le faire,
- Speaker #1
je n'analyse pas les gens comme ça au quotidien c'est le logiciel qui le fait pour nos clients tu m'as analysé tout le long de l'interview en tout cas, merci chers auditeurs et chères auditrices, vous allez pouvoir retrouver toutes les références de cet épisode mais également la thèse de Candice dans les notes du podcast Le Café des Femmes de l'e-commerce à très bientôt pour un prochain épisode, Candice avant toute chose, je te souhaite un bel été parce que là on enregistre début juillet et puis un beau printemps j'ai oublié encore le nom des études voilà, mais tu vois ça marche pas il faut leur dire que d'un point de vue marketing il y a un truc qui va pas on dit à bientôt ? à bientôt !