Didie, Magicienne des MotsA la rentrée, je change tout. Le sortilège foireux de la fausse promesse de septembre. Les vacances sont finies, la valise est rangée, enfin normalement. Les serviettes de plage, elles sont lavées et sont retournées au placard. Quant à ton bronzage, il commence doucement à foutre le camp. Et oui, septembre est là, et bien là, et avec lui cette phrase qui revient comme une vieille ritournelle. Un peu comme un invité qui tape l'incruste chaque année à la même période pour squatter ton canap' hein ? À la rentrée, je change tout ! À la rentrée, je me remets au sport, je mange mieux, je prends soin de moi... Je range toute la maison ! À la rentrée, je change de boulot, je pose des limites... À la rentrée, je quitte cette relation qui pourrit ma vie ! À la rentrée, ça y est, je deviens organisée ! Enfin bref, je prends du temps pour moi ! Hein ? À la rentrée, je change tout ! Oui, tout ! Huuuuum, rien que ça, t'es sérieuse ? Parce que visiblement, ton agenda de septembre n'était déjà pas assez chargé comme ça, alors tu t'es dit que tu allais rajouter une petite transformation existentielle complète à tout ça, hein ? À vous, Bichette, tu la sens bien, la petite excitation de rentrée ? Ce sentiment de nouveau départ, comme à chaque mois de septembre, hein ? Cette impression que ce mois de septembre aussi pourrait être différent des autres années précédentes. Hein ? Que cette fois-ci, ça y est, tu vas t'y tenir. Sauf que si on est vraiment honnête, deux minutes. Combien de fois tu t'es déjà promis tout ça ? L'année dernière ? Celle d'avant ? Peut-être même celle encore avant ? Alors les vacances sont terminées, la rentrée est en ligne de mire pour certains, déjà faite pour d'autres, et l'automne, lui, commence doucement à pointer le bout de son nez. Alors je te propose qu'on regarde de plus près ce qui vient nous chatouiller le potager intérieur en ce mois de septembre, parce que derrière cette jolie promesse de rentrée, il y a un truc bien ficelé que tu commences à connaître si tu fréquentes le Chaudron depuis quelques temps. Et donc, aujourd'hui, pour cette rentrée, si tu veux tout changer, on va... peut-être commencer déjà par regarder ce sortilège foireux droit dans les yeux. Qu'est-ce t'en dis ? Bienvenue dans le Chaudron Bavardeur, le podcast sans filtre, haut en couleurs, où on démonte les sortilèges foireux et les certitudes toxiques. Ici, on remet l'ego à sa juste place. En bref, on met les mains dedans. On va aller chatouiller là où t'en as besoin et parfois même là où ça pique. On va parler de ce qui te freine, de ce que tu ressens, de ces histoires que tu te racontes parfois même sans t'en rendre compte. Moi, c'est Didie, la magicienne des mots. Alors, accroche bien tes petites antennes. On va regarder les choses autrement et ça commence maintenant ! A la rentrée, je change tout. C'est quand même un sortilège sacrément séduisant celui-là, hein ? Ah bah oui, parce qu'il n'est pas vraiment négatif, hein ? Il ne dit pas que t'es nulle, il ne dit pas que tu vas échouer, au contraire, il te promet une version améliorée de toi-même, hein ? Tu sais ce que j'adore dans le dev perso à outrance, hein ? Ce qui me sort par les trous de nez, hein ? Foutue injonction de meilleure version de toi-même, que ça en devient prégnant pour ne pas dire toxique, hein ? Tout ce que j'adore, enfin tout ce qu'on adore dans le chaudron, hein ? Tu sais, cette version de toi, plus disciplinée, plus organisée, plus sportive, plus productive, plus épanouie. Oui, tout ça à la fois ! Bref, une version updatée et premium de toi-même. Oui, oui, oui ! Alors tu ajoutes à ça une meilleure alimentation, une routine matinale à 5h30, du yoga, 3 litres d'eau par jour, les 10 000 pas quotidiens, les 3 sessions de sport hebdomadaires indispensables et une capacité miraculeuse à répondre à tous tes mails dans les temps. Enfin bref ! Ça fait rêver, hein ? Et dans ta tête, le scénario, il est parfait. Le changement est là, propre, linéaire, maîtrisé. Et tu sais exactement ce que tu vas faire. Tu sais quand tu vas le faire et surtout comment tu vas le faire. Par contre, concrètement, t'as encore rien commencé. Et c'est précisément là que le sortilège devient intéressant. Parce que tant que le changement reste dans le futur, il est parfait par essence. Tu peux... tout imaginer, tout planifier, tu peux te raconter que cette fois, ce sera différent. Parce que cela relève encore de l'ordre du projet et donc de l'hypothétique. Parce qu'en fait, tu n'as pas encore rencontré la partie beaucoup moins glamour du changement. Et non ! C'est celle où tu doutes, où tu fatigues, où tu fais un pas en arrière, où tu dois renoncer à certaines habitudes, où tu dois apprendre ou dire non. Celle où tu dois peut-être décevoir quelqu'un, parfois même toi-même. Et celle aussi où tu dois reconnaître que quelque chose ne te convient plus. Et parfois aussi, celle où tu dois admettre que le problème... n'est pas ton organisation, mais que tu n'as tout simplement plus envie de certaines choses. Ça, bichette, ça n'a pas la même saveur. C'est une autre histoire. T'es d'accord avec moi ? T'es toujours là ? Allez, on continue. Parce que parfois, on ne veut pas vraiment tout changer. On veut juste arrêter de ressentir ce qu'on ressent. Et ça, c'est pas tout à fait pareil. Donc, ton mois de septembre devient alors une magnifique salle d'attente. On y dépose ses problèmes, ses frustrations, ses décisions, voire ses indécisions, les inconforts. Et à ce moment-là, tu leur dis « Attendez-moi là, je reviens à la rentrée ! » Sauf que le problème, à la rentrée, tu reviens aussi avec tes vieux mécanismes qui, eux, ne sont pas restés sur le lieu de tes vacances. Bah non, ils sont revenus avec toi dans tes valoches. Parce que tu te les trimballes partout et tout le temps avec toi dans ton sac à dos énergétique, eh oui ! Celui-là, c'est non-stop. Donc, c'est le moment préféré de Mister Ego. C'est maintenant, Mister Ego. C'est ton moment. Je sais que tu l'attendais. Parce que, franchement, à la rentrée, je change tout. Bah, c'est un petit bijou pour toi. Ah oui, t'adores le porter, celui-là, hein ? C'est même probablement l'un de tes sortilèges chroniques préférés. Pourquoi ? Bah, parce qu'il te permet de donner l'impression que tu avances. Oui, sans avoir à bouger vraiment tout de suite. Et puis alors ça t'adore, tu peux faire des listes longues comme le bras pour ne pas dire des fucking to-do list, des tableaux Excel, des plannings, imaginer des nouvelles routines, créer des vision boards super jolis, télécharger voire même des nouvelles applis qu'on a pu te recommander ou acheter des jolis petits carnets pour tout bien noter. Même si le carnet est hors de prix car lui, il va enfin te permettre de devenir la femme parfaitement organisée que tu rêves d'être. Hein ? tu commences à piger le truc ? Tu peux préparer le changement pendant des heures, voire même des jours, sans faire le moindre pas, ni même le premier pas. Et ton égo, lui, il est ravi. Il kiffe tellement ça, c'est presque jouissif. Parce qu'il reste dans une zone qu'il connaît. Il maîtrise, il contrôle, il anticipe. Et surtout, tant qu'il prévoit, il évite l'inconnu. Il reste dans cette jolie illusion de maîtrise absolue qu'il te renvoie, hein ? Parce que ton égo, rappelons-le, son leitmotiv principal, ben c'est ta sécurité, hein ? Je vais pas te le répéter. Alors forcément, quand il lui annonce « En septembre, je change tout » , il ne pense pas « Oh génial, quelle belle opportunité d'évolution ! » Non, non, pas du tout. Il ouvre son petit bureau de crise, il ressort, voire même il sort des dossiers, Oui. Il vérifie et estime les risques et il commence à te poser des questions. Du style, et si tu n'y arrives pas ? Et si tu commences et que tu abandonnes ? Et si les autres ne comprennent pas ce que tu fais ? Et si ça changeait tes relations ? Et alors, là, la dernière question, et si tu réussis ? Oh là Alors celui-là, il est vicieux. Parce qu'on parle beaucoup de la peur d'échouer, mais parfois, bichette, on a juste peur de réussir. Parce que si tu réussis vraiment à initier et à mettre en place, ne serait-ce que le début de l'ombre d'un changement, tu ne pourrais plus revenir exactement à la même place. Et non, tu vas devoir assumer ce nouveau toi. Et ça implique parfois de faire des choix et donc de laisser tomber certaines parties, on va dire, entre grosses guillemets, de toi. certaines habitudes, certains réflexes que tu ne veux plus. Alors, ton égo préfère parfois te faire patienter. Il te dit, "on verra en septembre". Et puis quand septembre arrive, il te dit, "bon, et si on remettait ça aux vacances de la Toussaint ? Après tout, il n'y a rien qui presse." Et devine quoi, en novembre, tu sais ce qu'il te dit ? "Bon, et si on voyait ça au mois de janvier avec les nouvelles résolutions de la nouvelle année ?" Et puis en janvier... Je te laisse deviner la suite, enfin bref, ça n'en finit pas. Et hop, la spirale infernale commence ! Nouveau cycle, nouvelle promesse, nouveau carnet, nouvelle résolution, même mécanisme ! C'est génial ! Et si aujourd'hui, tu osais lui dire "STOP" et que tu arrêtais de lui donner autant de pouvoir ? Parce que le problème n'est pas forcément que tu manques de volonté, non. Tu n'as peut-être pas besoin d'une nouvelle méthode, d'une énième appli. Et crois-moi si je te dis que tu n'as vraiment pas besoin de devenir une... « Punaise de bordel de licorne, meilleure version de toi-même ! » Parce que ça, quel putain de fucking bullshit ce truc ! Bon, je sais, je suis vulgaire, mais là, il fallait que ça sorte. Je l'ai tellement entendu, cette phrase, et depuis des années, que quand je l'entends, quand je la prononce, là, tu vois, pour le bien, en fait, et pour la structure de cet épisode, bah, ça me file la gerbe. Mais littéralement, un vomito spirituel et physique, hein, c'est littéral, hein. Donc, je fais une petite parenthèse pour t'expliquer pourquoi. Selon moi, On est déjà la meilleure version de nous-mêmes à chaque instant de nos vies. Ce n'est pas un truc de perché que je suis en train de t'expliquer, c'est quelque chose de factuel. À chaque période de ta vie, tu vas découvrir des nouveaux outils, tu vas apprendre des nouvelles connaissances, tu fais des nouvelles rencontres. Tout ça fait la personne que tu es à l'instant T. Et ça, ça vient enrichir ta version de toi à l'instant où on parle, à l'instant où tu écoutes cet épisode. Donc la version que tu es à l'instant T. Elle est déjà optimale avec les outils que tu as dans l'immédiat. Et puis aussi, c'est en fonction de ton environnement relationnel, financier et aussi de ton état émotionnel, ça n'en parle pas assez. Donc ce truc de « je vais t'aider à devenir la meilleure version de toi-même » , ça me fait littéralement gerber. Et j'ai envie de répondre à ces gens-là, " mais ta gueule !" Voilà, c'est très vulgaire, je ne sais pas si ça va être squeezé, mais ce n'est pas grave. parenthèse refermée, je me sens mieux, ça fait du bien, pas toi ? Donc, t'as la spirale infernale, le nouveau mécanisme, les nouvelles résolutions, enfin bref, les nouvelles promesses, qui recommencent, et puis c'est pas pour rien. Peut-être que t'as juste besoin, enfin t'as surtout besoin, d'arrêter de te fuir. Et oui, Mr Ego, tu commences à saigner du nez un petit peu ou pas ? Alors prends un mouchoir, parce qu'on n'a pas fini ma petite chouquette à la crème. Maintenant, On va retourner la caméra à deux secondes. Tu sais bien, c'est le moment que j'aime bien, c'est un peu la bascule du regard. On va regarder ce mois de septembre autrement. Qu'est-ce qui représente vraiment ce mois de septembre ? Qu'est-ce qu'elle représente cette rentrée ? Elle représente un retour au quotidien, une reprise de rythme ou un changement de rythme par rapport à l'été quelque part. Alors j'ai plus envie de te le proposer comme un seuil, un passage. Et un seuil, qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas un bouton reset pour devenir instantanément quelqu'un d'autre. Non, un seuil, c'est quelque chose que tu traverses, où tu observes, et tu ajustes, et tu laisses, souvent, et la plupart du temps, certaines choses derrière toi. En gros, tu fais du tri. Et tu gardes ce que tu veux vraiment emmener avec toi dans le prochain chapitre. Et ça, c'est complètement différent. Parce qu'avec l'automne qui arrive, ça nous rappelle Quelque chose de très simple. Dans la nature, il n'y a personne qui panique parce qu'un arbre perd ses feuilles à l'automne. Et l'arbre lui-même ne se dit pas « Merde, putain, j'ai raté ma rentrée là ! » « Oh, il faut que je garde toutes mes feuilles, je me suis fait chier tout le printemps à faire des bourgeons et tout, et sinon je vais perdre mon identité ! » Ben non, en fait. Les arbres, ils ne se disent pas ça. Ils laissent tomber, ils laissent partir ce qui n'a plus besoin de rester, ce qui n'est plus utile à être nourri. Et ils préparent tranquillement la suite. Ça aussi, c'est du changement. Le changement, c'est pas toujours ajouter quelque chose. Parfois, c'est juste enlever, faire du tri, arrêter, dire non, laisser de la place. Et peut-être que ta rentrée ne devrait pas commencer par « qu'est-ce que je dois devenir ? » mais plutôt essayer un truc du style « qu'est-ce que je ne veux plus continuer à être ou même à portée. Là, on peut commencer à causer et surtout à creuser. Tu sais qu'on adore ça dans le chaudron. Parce que la transformation réelle ne consiste pas forcément à empiler de nouvelles habitudes sur un quotidien qui est souvent déjà assez plein comme ça. C'est pas toi qui va me contredire, Bichette. La transformation, ça consiste parfois à enlever ce qui t'épuise, ce qui te pèse, ce qui ne t'appartient plus. Tout ce que tu peux faire uniquement Parce que "ça se fait". Alors là, tu ne le vois pas, mais j'y mets des guillemets. Ou parce que "tu l'as toujours fait comme ça". Là aussi, j'y mets des guillemets. Ou alors, à enlever tout ce que tu portes pour être aimé et rester aimable. Ce que tu maintiens parce que tu as peur, peur de te décevoir notamment. et ça Bichette, C'est vachement plus courageux qu'une énième résolution de rentrer au sens stricto sensu du terme. Que tu vas encore te rajouter comme une autre pression. Alors oui, tu peux appeler ça "challenge" si tu veux activer ta motivation par le levier de la guerrière. Il n'y a pas de problème, je ne te reproche rien car moi aussi j'utilise ce levier dans ma vie. La seule différence... C'est qu'il est bon de se demander si c'est le juste moment pour utiliser le levier de la guerrière. Est-il réellement nécessaire pour toi maintenant ? Je veux dire au sens d'un vrai besoin pour toi. Je ne te parle pas de date, de calendrier. Là, je te parle de ressenti par rapport à toi. Alors si c'est oui, vas-y, fonce, utilise le levier de la guerrière, relève ton challenge, vas-y. Par contre, si tu as un doute, une hésitation. Alors cherche pas, t'as déjà ta réponse. Parce que là tu as peut-être juste besoin d'arrêter de jouer à devenir quelqu'un d'autre. Ce quelqu'un que les autres veulent voir en toi, mais qui en fait, bah c'est pas vraiment toi. Et que tu commences, doucement mais sûrement, à percevoir tout ça, tout ce mécanisme. Et tu commences aussi, au fur et à mesure, à redevenir ou à devenir toi-même. Et c'est là que la magie éclaire le réel. Pas pour te raconter que l'univers va régler tous tes problèmes pendant que tu bois ton thé via la loi de l'attraction et je sais pas quoi et je sais pas quoi. Oh, tu sais bien, moi, dans le chaudron, on vit dans la terre du milieu. On a la tête dans les étoiles mais les deux pieds sur terre. Donc non. La magie ici, et dans mes accompagnements, elle sert à regarder ton monde, intérieur et extérieur, autrement, sous un nouvel angle. À écouter ce qui se passe vraiment en toi. Et à remettre de la conscience là où tu fonctionnais. en mode robot, en mode automatique quelque part. Tu vois ? C'est ça les vieux mécanismes. Et donc, l'idée, c'est que tu puisses choisir, pas tout, pas en même temps, pas maintenant, une chose, une vraie qui te fait vibrer. Alors aujourd'hui, je ne vais pas te proposer une liste de 15 résolutions. Certainement pas, non ? Parce que ton égo, lui, avec la rentée qui approchait, il en a déjà fait une longue comme le bras, donc je pense que t'en as déjà assez comme ça. On va faire beaucoup plus simple. Je vais te proposer un petit rituel de rentrée. Si tu veux, tu fais. Si tu veux, tu ne fais pas. Tu connais la loi du chaudron. "Dans le chaudron, il n'y a pas d'obligation." Pas forcément besoin de pêler de lune non plus, ni de tambours chamaniques. Je pense qu'au mois d'août, on en a assez pris dans la tronche. Je t'évite aussi les 3 kilos de sauge à faire brûler pour purifier ton espace. Bon, même si tu me connais, j'adore la sauge, le romarin et que je suis une gardienne de la lune pour ceux qui me fréquentent à l'extérieur du podcast. Mais aujourd'hui, on va faire simple, laisse tomber tout ça, pose tes deux pieds sur terre, prends une feuille et tu traces deux colonnes, tout simplement. Dans la première, tu vas écrire en titre « Je veux changer » trois petits points et dans la deuxième « Je veux arrêter de porter » trois petits points. Ok ? Ça c'était deux titres de colonnes. Et surtout, quand tu vas remplir les colonnes, l'idée c'est de ne pas réfléchir. Tu laisses venir ce qui vient sans te juger. Tu connais l'histoire, tu poses ton costume de juge de la cour martiale ou de la cour pénale. Et tu commences à faire ton petit rituel. Ok ? On n'est pas dans un tribunal, donc fous-toi la paix. Donc dans la première colonne, tu vas probablement avoir ta petite liste habituelle de rentrée. Sport, travail, organisation, relation, alimentation, temps pour moi, très bien. Mais maintenant, on va se concentrer un peu sur la deuxième colonne. Parce qu'elle est peut-être beaucoup plus intéressante pour poser les fondations de ton prochain chapitre. Celui que tu es en train d'écrire et que tu commences d'écrire. en écoutant cet épisode. Et tu vas répondre aux questions suivantes. Et peut-être d'autres qui te viendront intuitivement quand tu vas remplir cette colonne. Qu'est-ce que tu es fatiguée de porter ? Une obligation ? Une culpabilité ? Une relation ? Une image de toi ? Une petite pression que tu te mets depuis déjà longtemps et que tu as déjà senti mais que tu n'as pas osé nommer ? Une peur ? Une habitude ? Une manière de fonctionner ? Une croyance ? comme ce sortilège foireux de tout changer à la rentrée par exemple. Et ensuite, une fois que tu sens que la liste est complète, selon ton ressenti intérieur, tu vas aller en choisir une dans cette deuxième colonne. Pas dix, une. Une seule. Et tu vas te poser peut-être cette question si ça peut t'aider pour la sélectionner. Si je n'avais rien à prouver à personne, qu'est-ce que je choisirais vraiment de changer maintenant ? Voilà. Donc tu laisses infuser, tu connais la musique, et surtout, tu transformes pas ce rituel en nouveau projet à performer, à organiser ou je ne sais quoi d'autre. Non parce que je te vois déjà venir en train de réfléchir à la couleur des stylos que tu vas utiliser, au meilleur moment pour le faire, à la playlist parfaite que tu vas écouter et à la petite routine de 27 minutes qui va avec. Alors respire, on se calme, tu te fous la paix, tu pètes un coup avant de commencer s'il faut, mais tu te fous la paix, tu sais ce qu'on dit, c'est cool, ça va bien se passer. Quelle que soit la façon dont ça se passe, ça sera ok. Parce que le chaudron, c'est pas une usine à bonnes élèves. Même si on est très nombreuses, autour du micro et derrière le micro, à avoir ce foutu syndrome de la bonne élève. Alors aujourd'hui, bah non, t'as rien à réussir. T'as juste quelqu'un à écouter. Et pour une fois, ce quelqu'un, bah c'est toi, bichette. Alors, peut-être qu'aujourd'hui, ton changement de rentrée ne sera pas aussi spectaculaire que tu l'avais imaginé cet été. Peut-être que tu ne vas pas révolutionner toute ta vie, tout ton quotidien. Et franchement, tu veux que je te dise un truc, juste entre nous ? Eh ben, tant mieux ! Parce que tu n'as peut-être pas besoin d'une révolution, en fait. T'as juste besoin d'un ajustement. Et un ajustement et une révolution, ça n'a rien à voir. Surtout au niveau de la quantité d'énergie déployée. Parce qu'un petit pas de côté, ça peut tout enclencher. Ça peut même déclencher quelque chose. Donc t'as pas besoin d'un marathon pour changer les choses. Tu vois ? Ou d'escalader une montagne. T'as peut-être juste besoin de prendre cette petite décision que tu repousses depuis des mois, voire même des semaines ou des années pour ne pas dire. D'une limite que tu n'as toujours pas osé poser. D'un simple non que tu n'as toujours pas osé prononcer. Ou peut-être de ce oui que tu n'as toujours pas écouté. Oui. Ou simplement d'arrêter de te raconter que tu commenceras à vivre autrement et pleinement. Quand les conditions seront parfaites et toutes réunies, hein ? Parce que, spoiler, bichette, elles ne le seront jamais ! Septembre n'est pas plus spécial que novembre ou janvier. Il est magique et transformateur parce que l'on décide qu'ils sont ainsi. Parce qu'on décide de les voir ainsi. Alors, à cette rentrée, plutôt que de te promettre "à la rentrée, je change tout", si tu essayais un truc du style, "cette rentrée J'arrête de me fuir et je fais un véritable pas vers moi. Un seul, mais un vrai." Parce que le changement ne commence pas quand le calendrier te donne l'autorisation. Il commence quand tu arrêtes d'attendre une date idéale pour t'écouter. Ça bichette, c'est une sacrée belle alchimie pour amorcer ton automne. Qu'est-ce que t'en penses ? C'était Didie, la magicienne des mots, derrière le micro du chaudron bavardeur. Si ton égo a râlé et qu'il a même un peu saigné du nez, mais que ton cœur a dit oui, c'est que t'as eu un déclic. Et si tu sens que c'est le moment d'aller plus loin, retrouve-moi sur les réseaux ou sur mon site magicienne-des-mots.fr pour découvrir tous mes accompagnements. Abonne-toi pour ne rien manquer de la suite des aventures du Chaudron Bavardeur. En attendant, je te fais des bizouilles et prends bien soin de toi. Je te dis à très vite dans le Chaudron Bavardeur. podcast qui remet ton égo à sa juste place et qui réveille ta magie intérieure.