Didie, Magicienne des MotsLe OU est un trou et désolé de te l'apprendre bichette mais t'es tombée dedans. Ola, qué tal todo el mundo ? Et oui aujourd'hui j'avais envie de me la jouer avec un petit air exotique. C'est pas parce qu'on est en automne qu'on n'est pas obligé d'avoir un peu de soleil en nous. Et oui il se met un peu à pleuvoir. Donc voilà, aujourd'hui on va parler de ça. Donc, dis-moi, des fois... T'es généreuse, vraiment. Et puis il y a des jours, t'en as ras le bol d'être généreuse, donc tu penses qu'à toi. Et là, ta petite voix intérieure te dit « Je suis égoïste ? C'est pas bien ! Vilaine Fifille ! » Ou alors, t'es bienveillante, sincèrement. Mais t'es aussi directe, franche, parfois même cash, faut se le dire ! Et quelqu'un te le fait gentiment remarquer, alors tu te mets à avoir honte. "Oh là là, je suis trop dure, je manque de douceur." #douceurcaterpillar. C'est cadeau, c'était le surnom que mon acupuncteur m'avait donné, voilà. Ou alors, t'as aussi l'exemple de t'es courageuse, t'avances et puis... Il y a des matins, franchement, tu voudrais juste rester sous ta couette et puis rien branler de ta journée. Et même voir personne. Mais alors quand je te dis personne, c'est personne. Pas un coup de fil, rien du tout, nada, quetchi. Oui, et là, t'as le retour du jugement. "Oh, je suis faible. C'est pas comme ça que je vais avancer ni progresser." Alors bichette, bienvenue dans le sortilège du jour ! Et que le sort te soit favorable ! C'est le système du "OU". Eh oui, tu le connais, on le connait tous ! C'est ce truc binaire, bien propre, bien carré, dans lequel on t'a appris à rentrer. En bref, à te définir. Même si ça se fait aux forceps. Soit t'es l'un, soit t'es l'autre. et t'es surtout pas les deux en même temps. Sauf que ma petite chouquette a la crème. Bah en fait, t'es déjà les deux. Spoiler, tu l'as toujours été. Et aujourd'hui, clairement on va aller déboulonner ce truc-là. Enfin ce truc-là. Ce trou-là. Oh je suis en forme, ça va être long. Bienvenue dans le Chaudron Bavardeur, le podcast sans filtre, haut en couleurs, où on démonte les sortilèges foireux et les certitudes toxiques. Ici, on remet l'ego à sa juste place. En bref, on met les mains dedans. On va aller chatouiller là où t'en as besoin et parfois même là où ça pique. On va parler de ce qui te freine, de ce que tu ressens, de ces histoires que tu te racontes. Parfois même sans t'en rendre compte. Moi c'est Didie, la magicienne des mots. Alors accroche bien tes petites antennes, on va regarder les choses autrement. Et ça commence maintenant! Le système du "OU", c'est le sortilège du jour. Et celui-là, dans nos vies, c'est l'un des plus anciens. Enfin, depuis ma fenêtre. Parce qu'il n'est pas arrivé un matin avec ses petites valises dans ta tête, il a débarqué par hasard, il a vu de la lumière, il s'est dit "tiens je vais rentrer", tu vois ?! Non non, il n'est pas arrivé là comme ça, non non, ni par mauvaise volonté d'ailleurs. Ah non parce que celle-là aussi, elle a le dos large, voilà. Non, et puis il t'a été offert en quelque sorte, il t'a été transmis par ton éducation, ta culture, ton environnement, par un système aussi qui adore les cases. Ah bah oui parce que les cases... OUH ! C'est rassurant, tu vois, c'est rangé, c'est classifiable, c'est gérable. Alors, on t'a appris à te définir en "OU". Alors, pour les rois et les reines de l'orthographe, c'est le "OU", pas le "Où" avec un accent. Non, parce que celui avec l'accent, c'est quand tu cherches un lieu, ça n'a rien à voir. Voilà, petite parenthèse refermée. Alors oui, on t'a appris à te définir dans ce système du OU. Je suis forte ou fragile . Je suis ambitieuse ou épanouie . Bah non, pas les deux, sinon ça serait bordel, tu vois. Je suis une bonne mère ou une bonne professionnelle . Voilà. Et alors, une de mes préférées, je suis spirituelle ou pragmatique et lucide . Eh dis donc, ça te rappelerait pas un truc ça ? Hein, oui, hein. Et alors, un qui m'a inspiré l'épisode du jour je suis authentique ou bienveillante mais qu'est ce qu'on l'aime celui là ! et à chaque fois que tu débordes une case un tu sais c'est un peu comme le coloriage "surtout faut pas dépasser maintenant soit pas un artiste on t'a dit de rester dans les lignes reste dans les cases voyons bah oui alors" donc voilà quand tu décides de dépasser un peu, de déborder de ta case et que tu montres une facette qui contredit "l'étiquette", entre guillemets, donc là tu ne vois pas, mais j'ai des grosses guillemets, qu'on t'a collé, eh ben tu as toujours quelqu'un, une sorte de chevalier servant, une bonne âme quoi, sur ton chemin, qui vient te dire, "tu vois, ça ne va pas là, qu'est-ce que tu fais ?" Ou pire, cette remarque-là, elle vient de toi-même. Oui, oui, je te jure, ça marche aussi comme ça. Parce que t'as si bien intégré le système, donc du OU, que t'es devenue quelque part ta propre gardienne des cases, tu vois. Un peu comme un maton, un gardien de prison. Hein ? Eh, tu sens le truc venir ou pas là ? Allez bichette, respire, ça va bien se passer. Donc ce sortilège foireux, en plus le truc c'est qu'il vient pas tout seul. Il vient un peu avec sa clique, sa famille, tu vois. Parce qu'il a une cousine, on va pas se le cacher. elle est particulièrement toxiques, hein, celles-là. Voilà. C'est la positivité à tout prix. Alors, je vais pas te chanter le truc, mais bon, ma meilleure amie. Voilà, pour ceux qui ont, et celles qui ont la réf, bien sûr, on la garde. Alors, la positivité à tout prix. Tu vois de quoi je te parle ? Les contenus tout roses sur les réseaux qui débordent de paillettes et de bonnes intentions. Tu sais, les citations qui brillent, les « Good vibes only » , plaqué or, hein, que tu vois un peu partout. Et qui sont comme un vernis sur une grosse fissure. Tu sais le « Sois positive, choisis la joie et pas la tristesse, transforme tes peurs en opportunités » . Welcome to the pays des bisounours ! Youhou ! Wonderland, Wonderland. Ah, youpi ! Voilà, t'as tout compris ? Ça y est, tu commences à voir où on se situe ? Oui, oui, toi-même tu sais de quoi je parle. Donc si tu te mets à ressentir autre chose, d'autres émotions, comme potentiellement un peu de colère, de la tristesse, du doute, tu vois, des trucs normal... quoi, ben t'as le sentiment, quelque part, d'avoir raté quelque chose. Comme si t'étais dans le mauvais camp, la mauvaise équipe." Oh merde, je me suis gourée de maillot ! Attendez-moi ! Attendez-moi ! Remenez par là !" Oui, parce que dans ce système-là aussi, soit t'es positive, soit t'es négative, hein ? Comme ils disent, soit t'es dans la lumière, soit t'es dans l'ombre. Ouh, bah, pas beau. Tu connais le truc, tu dois avoir la ref d'un vieux film qu'on a connu un peu tous, je pense que c'était dans les années 90, "le bien, pas bien". Hein, ça, tu vois ? Bah, c'est exactement la même chose. Et puis, je vais te dire un truc. Quelque part, ce fonctionnement, bah, ça te met une petite pression. Hein ? Une petite pression, elle n'est pas anodine, parce qu'elle te coûte cher à la longue, voire même très cher. Et donc là, on en arrive au moment de l'épisode que je kiffe, et que tu commences très bien à connaître, c'est le moment où on va parler à Mister Ego ! Oui, oh oui Ego ! Alors, comment tu vas depuis le dernier épisode Mister Ego, ça va bien ? Allez, vas-y, sors les paquets de mouchoirs, c'est à ton tour. L'ego, il adore le système du OU, parce que c'est lui le grand architecte. de tout ça ? Bah oui, parce que le OU, ça fait quoi ? Bah ça donne des règles claires, des cases nettes, propres, impeccables, tu vois ? Et dans les cases nettes, il sait exactement comment te protéger ton ego. T'es comme ça, pas comme ça. T'as le droit d'être ça, mais surtout pas ça. Et si t'es les deux ? Non mais ça va pas, non ? Tu vrilles, t'es complètement folle, ma pauvre Lucette, tu deviens incohérente. Et l'incohérence pour ton ego, c'est quoi ? C'est dangereux, eh oui, parce que je te le rappelle, le leitmotiv principal de ton égo, si tu commences à être un ou une fidèle du chaudron, c'est ta sécurité. donc il est là pour faire son taf. Donc je vais ouvrir une petite parenthèse, donc comme je te disais un peu plus haut dans l'épisode, je vais te partager quelque chose qui m'est arrivé sur Instagram, comme je te parlais des réseaux sociaux juste auparavant, parce que le chaudron c'est aussi ça, c'est de te partager des bouts de mon chemin, des choses qui m'ont inspirée, qui m'ont souvent fait rigoler une fois que j'ai percuté et que Mr. Ego, mon Bobbie, que tu commences à connaître, a un peu vrillé et saigné du nez. Donc voilà, je vais te partager cette petite anecdote, donc en fait un jour j'ai, il y a pas si longtemps que ça là, cet été, une personne qui me contacte en fait, et elle me contacte en DM sur Instagram. Bon, jusque là, rien d'exceptionnel, et elle m'invite à un événement bien-être. Bon, encore là, "jusqu'ici, tout va bien" pour celles qui ont la ref. Et là, à son invitation, je pose une question. Tu vois, j'ai mon flair qui s'active, et je pose une question simple, honnête, une précision en fait. que je demande en toute authenticité, en tout cas l'authenticité qui pour moi, de ma personne, est la plus brute, est la plus pure. Et cette personne, suite à ma question, plutôt que de me répondre, eh ben, elle me dit, je trouve votre réponse très directe, vous manquez de bienveillance. Ah ! Alors là, bon bah voilà, c'est à peu près la réponse que j'ai eue, je suis pas tombée du canap' quand j'ai lu le message, mais pas loin. Donc j'ai vraiment eu envie de lui répondre, alors je peux être authentique en posant une question franche et bienveillante en même temps, hein, je t'explique. L'un n'exclut pas l'autre, hein, dingue, c'est fou quand même la vie. Et alors j'avais envie de lui dire, chose que je n'ai pas dit, parce que... Contrairement à son analyse, j'aime à croire que je suis quand même un peu mignonne, tu vois, bienveillante. Donc j'avais envie de répondre à Madame la praticienne bien-être qui m'invitait à son événement bien-être. Bah ma cocotte, si ma question est venue te chatouiller là où tu voulais pas regarder, bah c'est pas mon problème. Ça sort de ma zone d'intervention. En fait, c'est ton problème, pas le mien. Et puis... Je vais te dire un truc, madame la praticienne du bien-être," je t'emmerde avec tout mon amour et toute ma bienveillance", voilà ! Parenthèse refermée. Alors, maintenant qu'on a bien rigolé de mon anecdote, ou tout du moins souri, on va aller faire redescendre un peu ton ego d'un étage. Hein, parce qu'on est un peu là pour ça aussi. Donc, ce que ton ego fait avec le système du ou, c'est qu'il vient te convaincre que tes "contradictions", donc toujours je te mets des grosses guillemets à contradictions, ben en fait c'est des défauts. Que tes paradoxes, quelque part, sont des preuves d'incohérence. Que si t'es pas 100% dans une seule case, t'es donc 100% dans le problème. Hein ? Bah oui, c'est des raccourcis, bah oui, c'est ton ego, on n'a pas dit qu'il était... Hein ? Alors, on va se dire un truc, hein, juste entre toi et moi. Mister Ego ? Ouvre bien tes oreilles, voilà. Tes contradictions ne sont pas des défauts. Non, ce sont des preuves de ton humanité. T'es généreuse et égoïste par moments. T'es courageuse et terrifiée. Ben oui, tu peux être morte de trouille. T'es lumineuse et sombre à la fois. Tout ceci sont les deux faces d'une même médaille. Oui ! Et alors la dernière qui me correspond pas mal, c'est pas mon barbu qui te dirait le contraire, tu peux être chiante et attachante en même temps. Et pour les fans de la ref que tu dois très certainement avoir, attachiante. J'ai même une ancienne collègue qui m'a d'ailleurs offert un porte-clés marqué dessus, que je me trimballe tous les jours avec ma clé de bagnole. "Madame Attachiante", c'est le petit surnom qu'elle m'a donné. Mais elle m'adorait donc je l'adore. Silou, je t'embrasse. Et donc en fait... Si tu renie tes ET, pour les rois de l'orthographe, tu renie quelque part qui tu es vraiment. Donc pendant ce temps, toutes ces injonctions à la positivité permanente, ces pressions invisibles qui arrivent comme ça en sous-marin, à aller bien, à rayonner, et attention, ma préférée, à vibrer haut ! Oui, bordel de licorne, celle-là, qu'est-ce que je la kiffe. Ah ouais, je crois que vraiment, celle-là, elle est dans mon top 3. Oui, oui, non, mais vraiment. Un petit secret de la magie des mots que je vais te confier tout de suite maintenant, que j'ai déjà dû t'expliquer et que si tu m'as rencontré dans la vie, j'ai déjà dû te dire. Quand on se met soi-même des pressions en deux mots, D-E-S, plus loin pression, ça conduit à la dépression en un mot. Et la dépression, elle ne débarque pas un matin, hein ? Quand tu es en boule sous ta couette en train de pleurer 28 litres de larmes et de serrer tout ce que tu peux serrer tes dents, ton corps et te contracter. Non, ce n'est pas comme ça ! Elle ne débarque pas à l'improviste. Non, Elle arrive bien avant, en silence. Elle est en mode furtif, la meuf. Mais oui, la dépression est un peu vicieuse. Oui, alors le OU, ce système du OU, ce n'est pas juste un sortilège agaçant qui vient de casser les pieds une fois de temps en temps. Non, non, ce sortilège-là, c'est avant tout un sortilège épuisant qui vient t'éroder à l'intérieur. Oui, Alors, je vais essayer de t'imager le truc, pour bien que tu comprennes le système du OU. Si tu connais un peu le Sud-Ouest, donc moi je suis basée dans les Landes, je t'invite à ouvrir une carte et à revoir ta géographie. Ici, on a ce qu'on appelle des écarteurs dans les courses landaises. Alors, rassurez-vous, de ce que je sais en tout cas, les vachettes ne souffrent pas. Moi, je vois plutôt ça comme une sorte de capoeira avec une vachette, c'est une sorte de danse, où les écarteurs vont sauter par-dessus la vachette, c'est des choses, des sortes d'acrobaties. C'est très joli à regarder et c'est très galvanisant. Après, c'est chacun sa came et je conçois qu'on peut ne pas aimer ça. Bref, en tout cas, c'est pour t'imager le truc, donc va voir des vidéos sur YouTube si tu connais pas, écarteurs, courses landaises, ça va te parler. Donc, à vouloir rester quelque part dans cette jolie case, dans ta jolie boîte qu'on t'a attribuée, Bah quelque part, tu joues à l'écarteur, bah avec ta propre humanité. Oui, c'est comme si de ta boîte tu disais « Alors moi je suis une fille gentille", oups là ! Esquive la méchanceté ! Non, non, non, non ! » Ou alors « Moi je ne suis que partage et bonté", et hop ! Esquive l'égoïsme, l'hédonisme ! Non, non, non, non, tu ne m'auras pas ! » Tu vois ? Eh dis donc bichette, tu serais pas un peu en train de te mentir à toi-même là ? Non ? Hein ? Oui, avoue, un peu. Non, parce que que tu te mentes à toi-même, c'est une chose. Mais que tu te renies, mais ça, ça n'a rien à voir. On passe un level up, là on est au-dessus, tu ne crois pas, non ? Bichette, tu es toujours là ? Ça va ? Oui, tu restes avec moi ? C'est ton ego qui vient de se casser la gueule dans les escaliers ou quoi ? Allez, on va changer de lunettes deux minutes. On va aller regarder les choses autrement, c'est maintenant. Le « ou » est un trou et t'es tombé dedans. Ouais, ça fait mal. Ouais, ça pique. Je sais, je sais, je sais, je sais. Je te comprends. Surtout quand tu commences à piger le truc, hein, parce que la prise de conscience, c'est ça en fait qui te fait mal au cul. C'est pas le sortilège en lui-même, c'est quand tu commences à comprendre que c'est un sortilège. Bah oui, parce que quand t'étais petite et que t'apprenais à marcher, que t'apprenais à faire du vélo, rappelle-toi, t'as pu tomber, c'est ok, tu vois, et ça T'as pu pleurer, t'as pu même gueuler de douleur parfois, on est d'accord, mais ça t'a jamais empêché de te relever. Que tu l'aies fait seul ou avec un coup de main, tu vois, c'est ok, les deux sont valables. Mais au final, t'as repris ta marche, t'es remontée sur ton vélo. Donc quelque part, tomber dans le trou du ou, piger le truc, prendre conscience de ce sortilège foireux qui est en toi, ben c'est pas une condamnation à mort. Quelque part, c'est une étape dans ton processus d'apprentissage de comment tu fonctionnes vraiment. Je veux dire, comment tu fonctionnes vraiment en tant qu'humaine, pas en tant que machine addicted à la positivité toxique et à tout ce bullshit du bien-être à tout prix. Hein ? Tu commences à connaître la came du chaudron ? Alors voilà, ce que j'essaye de t'offrir avec cet épisode et de t'expliquer surtout, c'est que le OU rétrécit. Le ET agrandit. Le OU aveugle. Le ET accueille. le ou juge le et respire. et énergétiquement vivre dans le système du ou permanent c'est vivre dans une tension constante une sorte d'hyper vigilance entre ce que tu es et ce que tu crois devoir être et ça c'est épuisant. pas parce que tu es trop ceci et pas assez cela. parce que tu te bats contre ta propre nature. Le système du « et » , cette cohérence énergétique du « et » , lui, il ne te demande pas de rentrer dans une case, non, ni de ne voir qu'une seule face des médailles qui composent la personne que tu es, non, non, non, pas du tout. Lui, il vient juste te dire, "t'as le droit d'être tout ça en même temps, c'est même exactement ce qui te rend humaine, intéressante et puissante". Eh ouais ! Et ton humanité, que certains jugeraient complexe, n'est plus un problème. Justement, tu comprends que c'est ça qui fait ta richesse. C'est même ça qui fait ta souveraineté. Alors oui, bichette, je vais te le dire, t'es une queen, meuf ! T'es la Beyoncé, donc fais-la parler, cette Beyoncé qui est en toi. Yes, my dear, come on ! Laisse-la se réveiller, laisse-la sortir, c'est maintenant ! Profite de cet épisode pour le faire. Ambiance-toi dans ta bagnole si t'écoutes cet épisode. Vas-y, monte le son. Et oui, parce qu'au moment de l'apparition de cet épisode, on est début octobre, et clairement, t'as bien compris, si tu regardes par ta fenêtre et que tu écoutes cet épisode au moment de la parution, l'automne, lui, est bien présent. Donc, quelque part, la nature nous donne l'exemple de cette bascule naturelle entre la légèreté de l'été et quelque chose de plus posé, de plus intérieur. Et c'est le moment idéal. pour un peu d'introspection. C'est même toute l'essence de cette saison qu'est l'automne. Donc je t'invite, comme d'hab, tu connais la maison maintenant, le chaudron, je t'invite à faire un petit jeu, un petit rituel, que je vais appeler le tri des cases. Alors voilà comment ça marche. Tu trouves un moment calme, dehors si tu peux, dans la nature. En ce moment, comme je te dis si tu écoutes l'épisode au moment de l'automne, la nature... est exactement en train de faire ce qu'on essaye de faire ici. Elle lâche ce qui ne lui appartient plus. Les feuilles commencent à tomber, à partir, sans drama, tu vois, sans résistance. Juste parce que c'est le moment. Alors, dans la nature, je t'invite à aller prendre trois feuilles. Alors des feuilles d'arbre, pas des feuilles de ta ramette de papier de ton imprimante, d'accord, ni de ton cahier. Voilà, histoire de recader le truc un peu, tu vois. Donc, celles que tu vas aller ramasser dehors, durant une balade, dans un parc, dans ton jardin et si tu n'as pas la chance d'avoir un jardin, sur un trottoir, devant chez toi, peu importe. Et sur chacune des feuilles que tu auras ramassées, mentalement, en la tenant dans ta main, tu peux même y mettre un papier dedans si tu veux, tu associes une case dans laquelle tu as appris à te définir et que t'en as marre de porter très clairement. Donc moi j'en ai choisi trois, tu prends celle qui te parle, si celles-là te parle pas, choisis-en d'autres. Tu connais la maison, dans le chaudron, il n'y a pas d'obligation. Donc moi j'ai choisi, "je suis trop sensible", "je ne suis pas assez disciplinée" et "je suis trop authentique". Une case, une feuille. Et ensuite, tu vas aller lâcher ces cases, physiquement, pas symboliquement. Tu vas ouvrir la main et tu vas les laisser partir. Alors si t'as pas mis de papier en plus quelque part et que t'as mis tes cases dans les feuilles de manière mentale et que tu les as visualisé et qu'il y a un peu de vent, bah tu les laisse s'envoler au vent. Moi perso c'est pas trop ma came. Moi je préfère écrire et j'ai la chance d'avoir une cheminée et donc je vais les brûler. Et pour celles qui ne peuvent pas le brûler tu peux le faire aussi dans ton barbecue si t'as pas encore rangé tout ton matos d'été ou alors il y a une solution que j'aime beaucoup Parce que t'es pas obligé d'avoir un jardin, tu peux aller le faire en pleine nature. Tu peux aller enterrer cette feuille dans la terre, dans la nature. Pourquoi ? Parce qu'en fait, tu vas demander à la terre d'emmener avec elle tout ce que ça implique de lâcher cette case et tout ce que tu portais déjà en toi comme poids qui était rattaché à cette case dans laquelle tu t'étais enfermé ou dans laquelle on t'avait enfermé. Et en fait, le fait de l'enterrer, ça va aller nourrir... La terre, donc l'élément terre, est donc quelque part notre humanité collective. Ce n'est pas un truc de perché. Enfin, je veux dire, la terre, elle nous nourrit. Je veux dire, tes légumes, ils ne sortent pas d'une imprimante 3D. On est d'accord ? Ni ta viande, ni tout ça, ni tout ce que tu as dans ton frigo en général. On est d'accord ? On n'en est pas encore là . Merci beaucoup. Donc, en les lâchant quelque part, ces trois feuilles, je te conseille de dire à voix haute ce que je vais te proposer. Après, c'est comme d'hab. Tu n'as pas d'obligation. Je vais rester sur les trois exemples que j'ai choisis pour moi. Ça te parle, ça te parle pas comme d'hab. Tu prends ce qui vibre pour toi." Je suis sensible et forte. Je suis rigoureuse et insoumise. Je suis authentique et bienveillante. Je suis tout ça à la fois. Les deux coexistent en moi et j'ai le droit d'être comme ça." Un point, c'est tout. Ça, c'est presque une prière, une incantation. Mets le mot que tu veux là-dessus. Quelque part, tu poses ton intention. Tu vois, dans ce petit jeu, dans ce petit rituel. Simple, c'est concret, c'est ancré en plus dans la saison. Quelque part, pour celle à qui ça parle, c'est ancré dans la roue de l'année. Parce que l'automne, c'est la saison du lâcher naturel. Tu sais ce fameux lâcher prise . Oui, tu sais de quoi je parle forcément. Donc utilise cette énergie-là. Quelque part, fais comme les surfers, prends la vague. Surfe sur cette énergie-là. Observe les arbres autour de toi, si cela peut même t'aider. Et laisse partir les cases. comme les arbres laissent tomber leurs feuilles. Comme je te disais, sans drama, juste sens, ressens le moment. C'est ton propre automne intérieur qui commence. Et si en faisant ce rituel, tu réalises qu'il y a des cases qui sont particulièrement gluantes et collantes, parce que ça arrive des fois, celles que tu n'arrives pas à lâcher, même en essayant très fort et avec toute la meilleure volonté de ton corps, tu peux les noter dans un petit cahier. Tu vas aller... Ouais, je sais, je reviens avec mon cahier, mon petit journal de bord intérieur, mais je pense que vraiment, l'écriture intuitive... Je te parle pas de journaling, je te parle de laisser glisser ta plume pour laisser sortir tout ce qui est associé à cette case gluante quelque part. Et ça, note-le, tu vois, parce que c'est important. Les mots que tu vas libérer en écrivant vont t'alléger intérieurement. Donc, parce que souvent, c'est aussi... en faisant cet exercice d'écriture et de lâcher les cases, que le travail, le véritable travail, alors j'aime pas ce mot-là, mais que le véritable travail commence, c'est exactement ça aussi qu'on vient démanteler ensemble durant les accompagnements que je peux proposer. Donc voilà, c'était le sortilège du jour. Le « ou » est un trou et t'es tombé dedans. Celui-là, il a une saveur particulière. Avoue... Ouais, bah oui, t'es tombé dedans. Mais rassure-toi, hein ! Comme tout le monde, hein ? Bah oui, hein ? Parce que on a tout appris à penser en ou. C'est pas de ta faute, c'est juste un héritage. Mais aujourd'hui, t'as un nouvel outil. T'es pas obligé de choisir entre authentique ou bienveillante, hein ? On est d'accord ? Entre forte ou fragile, entre lumineuse ou sombre. Tu es déjà tout ça à la fois, en même temps ! Dans des proportions qui changent bien évidemment selon les jours, selon les saisons, selon l'environnement, le contexte, peu importe. Et c'est pas de l'incohérence bichette, c'est de l'humanité. C'est pas le même mot, c'est pas la même vibes. Une humanité pure, authentique, pas la version filtrée et édulcorée des réseaux sociaux. Non, je te parle dans le chaudron comme je te le dis, on fait pas dans le sucré. Sinon va chez ton pâtissier, t'es pas au bon endroit meuf. Non, là je te parle de ton humanité, la tienne, la plus pure, la plus authentique. Parce que ces contradictions et ces paradoxes, c'est tout ce qui te rend vivante et vibrante. Alors si aujourd'hui, avec cet épisode, tu décidais de sortir de ce trou du OU, pas forcément en sautant d'un coup, tu vois, mais juste en commençant à regarder tout tes ET avec un peu plus de douceur. plus de rondeur. Tu vois dans cette énergie de l'automne qui vient fredonner un nouvel air à ton potager intérieur. Et si tu passais du « ou » qui rétrécit au « et » qui libère ?! En basculant de « je dois choisir cette case pour définir qui je suis » à « je suis toutes ces cases à la fois et c'est très bien comme ça ! » Et ça, c'est une sacrée belle alchimie, bichette, qu'est-ce que t'en penses ? Hein ? Ma petite chouquette à la crème. Je te dis à la prochaine ! C'était Didie, la magicienne des mots, derrière le micro du chaudron bavardeur. Si ton égo a râlé et qu'il a même un peu saigné du nez, mais que ton cœur a dit oui, c'est que t'as eu un déclic. Et si tu sens que c'est le moment d'aller plus loin, retrouve-moi sur les réseaux ou sur mon site magicienne-des-mots.fr pour découvrir tous mes accompagnements. Abonne-toi ! Pour ne rien manquer de la suite des aventures du Chaudron Bavardeur, en attendant, je te fais des bizouilles et prends bien soin de toi. Je te dis à très vite dans le Chaudron Bavardeur, le podcast qui remet ton égo à sa juste place et qui réveille ta magie intérieure.