Didie, Magicienne des Mots"Je me suis faite toute seule", le sortilège foireux de l'indépendance à tout prix. "Je me suis faite toute seule". Cette phrase-là, ma petite chouquette à la crème fouettée, elle a quand même une sacrée bonne réputation. Ah bah oui, parce qu'elle est prononcée avec énormément de fierté. Que dis-je, très chère, on s'en gargarise ! Oh bah j'ai tout construit toute seule. Personne m'a aidé, je ne dois rien à personne, je suis partie de rien et regarde où j'en suis aujourd'hui ! Et tu sais quoi ? Bah oui, peut-être que oui, peut-être que t'as bossé comme une dingue, que t'as traversé des trucs pas franchement cool, ni sympa, que t'as pris des baffes, parfois même des très grosses baffes, que t'as dû recommencer encore et encore, que t'as porté des projets même à bout de bras. Mais, et oui, il y a des "mais" aussi dans le chaudron, est-ce que tu t'es vraiment faite toute seule ? Parce que derrière cette simple petite phrase qui semble parler de force, d'autonomie et de réussite, il y a parfois un truc beaucoup plus ancien, celui qui te fait croire que reconnaître ce que tu as reçu, c'est aussi diminuer ce que tu as pu accomplir. Et là ? Bordel de licorne, ça se sentirait pas un peu le sortilège foireux, non ? Bienvenue dans le Chaudron Bavardeur, le podcast sans filtre, haut en couleurs, où on démonte les sortilèges foireux et les certitudes toxiques. Ici, on remet l'ego à sa juste place. En bref, on met les mains dedans. On va aller chatouiller là où t'en as besoin et parfois même là où ça pique. On va parler de ce qui te freine, de ce que tu ressens, de ces histoires que tu te racontes parfois même sans t'en rendre compte. Moi, c'est Didie, la magicienne des mots. Alors accroche bien tes petites antennes, on va regarder les choses autrement et ça commence maintenant ! "Je me suis faite toute seule" Alors ça marche aussi pour vous messieurs, "je me suis fait tout seul". Vous pouvez aussi le conjuguer au masculin, c'est très bien aussi comme ça. D'ailleurs je pense tout particulièrement à un homme qui écoute tous mes épisodes et qui est un fidèle du chaudron et qui me l'avait transmis. Donc spéciale dédicace à toi papa, tu sais que c'est que de l'amour et que je te fais des grosses bises. Parce qu'aujourd'hui, toi comme moi, on a bien compris que tu faisais de ton mieux avec les outils que t'avais à l'époque en ta possession. Et puis de toute façon, tu sais que je t'aime. Parenthèse refermée. Tu sais ce qui est intéressant avec ce sortilège foireux je me suis faite toute seule ? Bah c'est qu'il est pas forcément faux à 100%. Je vais pas me la jouer à la Edouard Baer, tu me connais, mais ouais, il est pas complètement inexact. C'est justement pour ça que c'est encore plus vicieux. Parce que oui, tu as fait ta part. Personne n'a vécu à ta place ce que t'as vécu. Personne n'a pris tes décision à ta place. Personne n'a traversé exactement les mêmes épreuves que toi à ta place. Mais, mais, mais, oui, oui, je te dis, de temps en temps, il y a des "mais" dans le chaudron. Est-ce que ça veut dire que tu n'as rien reçu du tout ? Est-ce que ça veut dire qu'à un moment ou à un autre, quelqu'un ne t'a pas tendu la main ? Ne serait-ce que pour un conseil, un encouragement, un hébergement, un repas offert ? Juste une écoute ? Une opportunité, même toute petite ? Un contact pour agrandir ton réseau et qui t'a fait te développer après ? Une présence. Ou juste un petit mot d'amour au bon moment, même s'il était maladroit. Et parfois même, quelque chose d'aussi simple que « Vas-y, je crois en toi moi. Vas-y, continue d'avancer. » Des fois, y'a pas besoin de plus. Le problème avec le « Je me suis faite toute seule » ou « Pour vous messieurs, je me suis faite tout seul » c'est qu'il transforme une véritable histoire collective en une victoire individuelle. Et oui, il faut bien alimenter sa légende personnelle. Donc si tu as lu Paolo Coelho, tu vois de quoi je parle. Comme si tu avais construit ta maison avec tes petites mains, tes deux petits bras musclés, sans personne autour, non, sans aucune aide. Alors, pour prendre un autre exemple bien connu du sport co, on encense toujours le buteur au foot. D'ailleurs, on le récompense de ballon d'or chaque année. Mais sans le reste de toute son équipe, les coachs, les soignants et autres, tout le staff inclus. Il aurait fait quoi ce mec tout seul avec son petit ballon, hein ? Soyons honnêtes deux secondes, voilà. Donc voilà, quand le sortilège foireux « je me suis faite toute seule » s'active, c'est qu'il en oublie tout le reste du collectif. Même si parfois certains membres du collectif ne sont plus là. Parce que, qui t'a appris à lire ? Qui t'a appris parfois même à travailler ? Qui t'a transmis Ce savoir-faire ? cette logique ? qui t'a permis d'étudier ? ou qui t'a donné cette astuce que tu ne connaissais pas au début de ton parcours ? Qui t'a appris quelque chose, même involontairement, et qui d'un coup t'a fait percuter pour solutionner un problème sur lequel tu butais depuis des jours, voire même des semaines ? Et même dans l'absolu, les personnes qui t'ont blessé. Parfois, elles ont laissé dans ton parcours une empreinte, même minuscule, qui a participé à la personne que tu es devenu et qui t'a permis, même si ça fait mal au cul de le reconnaître, de construire tes projets tels qu'ils sont aujourd'hui. Alors attention, attention, attention, attention. Je vais mettre un bémol. Ça veut pas dire qu'il faut remercier toutes les personnes qui nous ont fait mal, hein, avec un petit bouquet de fleurs, des chocolats et des bougies parfumées, hein. On se détend de la galettine, bichette, c'est pas ce que j'ai dit, hein. Voilà. Reconnaître une influence, c'était pas excuser des comportements Toxiques, attention, pas du tout, on n'est pas comme ça dans le chaudron, donc je tiens à remettre les choses au clair. Ce que je veux essayer de t'offrir aujourd'hui, c'est la possibilité de reconnaître que ce que tu as reçu ne retire absolument rien à ton mérite d'avoir réussi, d'avoir abouti ton projet. Yep, Mister Ego, viens par là, Faut qu'on cause deux secondes ! Viens ici ! Oui ! Viens par là ! Viens là ! Aproche toi ! Approche toi ! Parce que cette croyance-là, avoue, oui, tu l'aimes beaucoup ! "Je me suis faite toute seule" Après, je te comprends ! Bah oui, ça te donne de la puissance, de l'autonomie, et puis une très belle sensation de maîtrise ! Oh, et ça, punaise ! Qu'est-ce que tu kiffes ! Ah, c'est presque orgasmique pour toi ! Et puis, ça permet de te dire, je dois rien à personne ! Ah la fameuse phrase, "je ne dois rien à personne". Ça te parle bichette cette phrase ? Parce que si tu ne dois rien à personne, tu n'es redevable de rien. Ben oui, le compteur des dettes est à zéro. C'est tout aussi jouissif. Tu n'es donc vulnérable vis-à-vis de personne et forcément tu n'as besoin de personne non plus. Et donc... devine la suite, bah tu contrôles ! Eh oui ! Oh le control freak, you love it ! Et tu sais ce que ton ego adore ? Bah le contrôle justement, oui Donc pour lui, ce sortilège foireux, c'est Jackpot ! Feux d'artifices cumulés, enfin bref, c'est fête nationale quoi ! Derrière cette indépendance affichée, bah il peut parfois y avoir une peur beaucoup plus profonde, eh oui ! Parce que si j'ai besoin des autres, est-ce que je suis encore forte et résistante ? Parce que si je reconnais que quelqu'un m'a aidé, est-ce que ma réussite est encore mienne ? Et puis, si je reçois, est-ce que je vais devoir rendre quelque chose à quelqu'un, un jour ou l'autre ? Et parfois même, si je reconnais tout ce que j'ai reçu et tout ce qu'on m'a donné et offert. Qu'est-ce que ça dit de moi, vraiment, au fond ? Alors, pour éviter toute surchauffe excessive de ton mental, pas ton égo, qu'est-ce qu'il fait ? Il préfère une histoire beaucoup plus simple. Bonjour les raccourcis, tu sais comme il adore ça. Oui, c'est si bien faire. Donc, en mode Hollywood, tu te souviens. Et là, il te sort son plus beau scénario. Et hop, silence sur le plateau, ça tourne. Et là... On te retrouve, toi, toute seule, contre le reste du monde. Imagine la posture en mode poing sur les hanches et le déguisement de super-héroïne qui va bien. Of course, sinon ça serait pas drôle. Et là, tu avances, triomphante, cheveux au vent. Imagine le truc, parce qu'il faut imaginer aussi avec la musique qui va bien en fond sonore, parce que sinon ça rend pas pareil du tout l'image, d'accord ? Donc même au milieu de la nuit, toute la lumière n'est que sur toi. Les gens ne voient que toi. Et tu peux enfin le dire. Sourire aux lèvres, ultra bright, maquillage impeccable. "Regarde comment j'ai réussi". Sauf que bichette, l'autonomie n'est pas du tout un synonyme d'isolement. Parce qu'être capable de se débrouiller seule ne signifie pas qu'on doit tout faire toute seule. Tu peux être, attention ça va piquer. parfaitement autonome et, et oui, et, accepter de recevoir un coup de main quand tu en as besoin et quand tu le demandes. Ah oui, parce qu'il y a ça aussi, hein, Bichette, hein, parce que tu peux être forte et demander de l'aide. Bah oui, c'est pas interdit, c'est pas contradictoire, voilà, voilà. Tu peux être fière de ton parcours et reconnaître les personnes qui ont contribué à le rendre possible. Et là, je vais te raconter quelque chose vraiment de très personnel, donc voilà. Comme je te l'ai expliqué déjà dans d'autres épisodes, chaque sortilège foireux que je te partage dans le chaudron, je les ai moi-même vécu, expérimenté et digéré. Et donc, ce sortilège foireux, je l'ai beaucoup entendu dans la bouche de mon père à l'époque où il était en activité. Il avait une entreprise individuelle, mais il bossait rattaché à un dispatch au Havre qui lui permettait d'avoir des conteneurs, etc. Mais sinon, officiellement... il était ce qu'on appelle un entrepreneur individuel, un EI pour ceux et celles qui connaissent. Et notamment lorsqu'il parlait de son entreprise à d'autres personnes, que ce soit des amis, des collègues, enfin bref, il disait « Oh bah moi, tu sais, (avec toute l'humilité qu'il savait avoir) je bosse seul et je me suis fait tout seul. » Voilà, ça c'était une phrase que j'entendais et qu'on entendait avec ma mère très souvent. Alors oui, mon père, c'est un putain de sacré bosseur. Ça, je vais le reconnaître, et c'est pas parce que c'est mon père et que je veux lui passer de la pommade parce qu'il écoute cet épisode. Je vais avoir beaucoup d'émotions en faisant cette partie-là. Parce qu'il a une putain de force physique et une résilience que peu d'hommes que j'ai connus dans ma vie ont eues. Et crois-moi, je te dis pas ça, mais c'est vrai, c'est pas parce que c'est mon père. Mais j'ai entendu le fait que c'était un sacré bosseur, qu'il était super fort et super résilient dans la bouche de bon nombre de personnes que j'ai pu croiser depuis mon enfance. Et d'aussi loin que ma mémoire me permet de me le rappeler, c'est quelque chose qui est assez récurrent et qui lui colle à la peau comme une fringue un peu trop moulante. Et puis un jour, forcément, j'ai commencé à cheminer à mon rythme. J'ai vécu des expériences différentes de celles de mon père et j'ai pris conscience de certaines choses. Et puis un jour, je sais pas pourquoi, cette phrase que j'avais entendue 100 fois, bah elle est plus passée. Elle est devenue indigeste, elle m'est carrément sortie par les trous de nez. Donc un jour, j'ai eu le courage de lui répondre, lors d'une très grosse dispute, parce que oui, souvent je te l'accorde, c'est pas forcément le meilleur moment pour dire les choses, mais il faut savoir aussi accepter que lorsque nos émotions sont exacerbées, elles ont pour avantage de nous permettre de libérer certains poids. qu'on n'aurait pas eu le courage de faire dans d'autres circonstances. Et là, dans toute l'énergie et le courage que j'avais, je lui ai dit, "ben non papa en fait, tu t'es pas fait tout seul. Parce que derrière toi, il y a toujours eu maman. Et moi." Et oui, toutes les deux, on a toujours été présentes. Pour te seconder, pour t'aider, pour te soutenir. Alors oui, certes, c'est en fonction de nos possibilités, elles ne sont peut-être pas équivalentes aux tiennes, mais ça n'en retire rien, au fait. que nous aussi, on était là, nous aussi, on a participé à ça. Et ce jour-là, sans te mentir, il y a quelque chose qui s'est remis à sa juste place. Alors d'abord à l'intérieur de moi, en tant que femme, en tant que jeune femme, et puis ensuite, il y a quelque chose qui s'est remis à sa juste place, dans la relation que j'ai avec mon père et que j'avais à l'époque, et qui n'a fait qu'évoluer et grandir depuis. C'était pas pour lui enlever le mérite qu'il avait à sa réussite, pas du tout. C'était plus pour remettre en place la partie de l'histoire qu'il ne racontait pas vraiment, qu'il laissait un peu sur le tapis. Parce que parfois, notre égo raconte une histoire qui est tellement centrée sur nous, auto-centrée, qu'il en oublie tous les personnages secondaires de l'histoire. Et puis sans eux, sans ces personnages secondaires, le scénario n'aurait certainement pas été le même, voire même il n'aurait peut-être jamais eu lieu. Donc oui, merci papa, je te le dis du fond de mon cœur pour cette expérience. Et puis je vais te dire un truc, je vais te le dire là maintenant, parce que j'ai la chance que tu sois encore vivant. Oh putain, j'ai beaucoup d'émotions. Parce que tu m'as offert beaucoup plus que tu ne le penses, parfois même, sans le savoir. Voilà, je referme la parenthèse parce que là, on va reprendre le cours de l'épisode. Oui, vous savez, le chaudron, c'est ma sauce, c'est ma came, c'est mon lieu d'accueil. Comme je vous l'ai dit, c'est une... taverne où j'invite les gens qui veulent y venir. Et voilà, donc vous partagez et vous partagerez encore d'autres moments très personnels comme ça. Donc on en revient à notre chaudron. Qu'est-ce que vous en pensez ? Donc maintenant qu'on a vu l'ampleur de ce sortilège foireux et jusqu'où il pouvait avoir un impact ? C'est le moment que j'aime beaucoup. Dans chaque épisode, on va retourner un peu la caméra. On va tenter de basculer son regard. Et si la phrase, la vraie phrase, n'était pas « Je me suis faite toute seule » , mais qu'on essayait un truc du style, bon c'est un peu plus long, je te l'accorde, on peut essayer « J'ai construit ma vie, mon projet, avec tout ce que j'ai eu la chance de recevoir et que j'ai su transformer en une sacrée bonne recette. » Et là, ça change tout, parce que ça ne t'enlève rien, au contraire, ça te rend encore plus consciente de ta capacité de transformation, de ta magie intérieure. Tu reçois, tu expérimentes, tu choisis, tu transformes, tu bonifies, tu updates. Et puis ensuite, si tu le veux, tu peux transmettre à ton tour. C'est ça aussi la circulation d'un point de vue purement énergétique. C'est ça qui est super intéressant et puissant. Parce que recevoir et donner font partie du même mouvement, de la même boucle. C'est la même médaille, tu vois ? C'est un équilibre. Un peu comme le yin et le yang. Si tu refuses systématiquement de recevoir parce que tu dois prouver que tu peux tout faire toute seule, tu bloques une partie de cette circulation, de cette énergie. Alors, si tu regardes la roue des saisons, par exemple la roue de l'année, Pour ceux qui connaissent un peu les croyances celtiques, etc. La roue de l'année, ni plus ni moins, c'est la roue des saisons. 4 saisons, ça tourne, etc. Ça fonctionne par cycle. La terre reçoit, que ce soit la graine, l'eau, etc., le soleil. Elle transforme, elle fait pousser, elle donne, elle rend quelque part, puis elle se repose. Elle rentre, on va dire, la sève re-rentre en terre au moment de l'automne, c'est la descente de sève, on appelle ça, Pour... pouvoir se reposer en hiver. Puis, elle recommence le cycle. Et la nature, elle ne se dit jamais « Regarde comment je me suis faite toute seule ! » bah non, Elle est connectée à tous les autres éléments, à tout ce qui l'entoure, à tout ce qui fait ce qu'elle est. L'air, l'eau, la lumière, du soleil, l'énergie qui est feu. Toi aussi, tu es un être humain connecté quelque part. Avec une histoire, des rencontres, des transmissions, des soutiens, des blessures, des apprentissages, des opportunités, des choix. Tu es tout ça à la fois. Et surtout, il y a ta capacité à transformer tout ça, tous ces outils, en quelque chose qui est unique, qui t'est propre, ta propre vision. C'est là que réside... ton pouvoir. Pas dans le fait de n'avoir besoin de personne, non, dans le fait de savoir quoi faire de ce que la vie t'envoie et t'offre. Alors aujourd'hui, je ne vais pas te proposer d'écrire trois pages d'écriture intuitive, tu connais le chaudron, laisse glisser ta plume, etc. Non, non, non, non, non, ni de journaling pour incrémenter ton journal de bord, non. On va se la jouer autrement aujourd'hui. Je vais te proposer d'aller remercier tes soutiens invisibles. Parfois même tes soutiens oubliés. Alors tu vas prendre 5 minutes. Ouais, 5 minutes. Ouais, j'ai décidé aujourd'hui, c'était 5 minutes. Alors tu peux fermer les yeux si tu veux ou pas. Tu vois. Et puis, observe-toi aujourd'hui. Là, toi, là. Celle qui est là où tu es maintenant. Celle qui est telle qu'elle est aujourd'hui. Peu importe comment t'es coiffée, maquillée, habillée, on s'en tamponne le coquillard, ma chouquette. Non, observe-toi, sans jugement. Cool, respire, pète un coup, tu connais la musique, s'il faut. Puis demande-toi, qui a rendu possible la personne que je suis aujourd'hui ? Et laisse venir, ça monte, ça infuse gentiment. Et là, tu continues de respirer. Qui te vient à l'esprit en tout premier ? Quelle est la personne qui arrive en image dans ta tête de suite ? Un parent ? Une amie ? Un ami ? Un compagnon ? Peut-être même un professeur ou une prof ? Ça peut être un collègue ou une collègue. Ça peut aussi être un auteur ou une autrice, au travers d'un livre, d'un extrait qui te revient comme ça, ou même un extrait de film avec une phrase qui t'a plus impacté à un moment donné de ta vie qui a été comme un cadeau quelque part. Ne te juge pas, accueille tout ce qui vient, tu t'en fous. Et puis surtout, continue de respirer. Ça peut aussi être une épreuve, une opportunité, ou même un lieu qui te vient. Ne cherche pas à faire une liste parfaite et exhaustive. Laisse simplement les visages, les souvenirs venir à toi. Et pour chacun, demande-toi, qu'est-ce qu'ils m'ont offert ? Qu'est-ce que j'ai reçu ? Et maintenant, tu peux finir par un "merci", tout simplement. Tu vois la différence, bichette ? Reviens avec moi deux minutes. Je sais que des fois, ça peut être un peu... bouleversant parce qu'il y a des personnes qui sont plus forcément là. On aurait voulu leur dire merci de vive voix, de leur vivant et puis on n'a pas eu le courage ou pas eu l'occasion enfin bref que sais-je de le faire mais ça c'est pas grave donc remercie-les, il est jamais trop tard pour le faire. Donc là tu vois la différence tu ne t'es pas vraiment faite toute seule tu vois tu n'es pas non plus simplement le résultat et le produit de tout ce que les autres t'ont offert non tu es la personne qui a fait quelque chose de tout ce qu'elle a reçu. Et ça, c'est énorme ! Alors peut-être qu'aujourd'hui, tu peux déposer un petit peu cette phrase, ce sortilège qui n'est plus vraiment foireux, on va dire, après l'écoute de cet épisode, enfin tout du moins je l'espère. Tu peux ne pas le jeter au feu, enfin pas forcément, t'en fais ce que tu veux. Mais en tout cas, tu n'as plus besoin d'effacer les autres pour reconnaître ta propre valeur, ta propre réussite. Et peut-être même qu'un jour, Tu pourras appeler, regarder quelqu'un droit dans les yeux ou lui envoyer un message, quelqu'un qui t'a soutenu, qui t'a apporté ce petit rien dont t'avais besoin à ce moment-là et lui dire simplement « bah tu sais quoi, merci parce que t'as compté dans mon histoire » . Et ça aussi, c'est réveiller ta magie intérieure bichette. Parce que parfois, le plus grand acte d'indépendance, C'est justement d'accepter qu'on n'a jamais eu à tout porter seul, sans pour autant perdre ton mérite, ni tes efforts, ni ton estime. C'est ça quand la magie éclaire le réel. Et ça c'est pas mal différent, hein ma petite chouquette à la crème, qu'est-ce que t'en dis ? C'était Didie, la magicienne des mots, derrière le micro du Chaudron Bavardeur. Si ton égo a râlé et qu'il a même un peu saigné du nez, mais que ton cœur a dit oui, c'est que t'as eu un déclic. Et si tu sens que c'est le moment d'aller plus loin, retrouve-moi sur les réseaux ou sur mon site magicienne-des-mots.fr pour découvrir tous mes accompagnements. Abonne-toi pour ne rien manquer de la suite des aventures du Chaudron Bavardeur. En attendant, je te fais des bizouilles et prends bien soin de toi. Je te dis à très vite dans le Chaudron Bavardeur, le podcast qui remet ton ego à sa juste place et qui réveille TA magie intérieure !