Didie, Magicienne des MotsJe dois être forte. Et si c'était le sortilège le plus lourd que t'as jamais porté ? Je dois être forte. Laisse ce mot infuser une seconde en toi. Forte. Tu sens sa vibration ? Son énergie ? Sa puissance ? Forte ! Combien de fois tu te l'es déjà dit bichette ? Combien de fois tu t'es relevé, t'as serré les dents, t'as rangé tout ce que tu ressentais dans un tiroir bien fermé à clé ou parfois même sous une grosse chape de plomb ? Combien de fois ? Dis-moi combien de fois ? Réfléchis là, tout de suite maintenant. Je suis sûre que tu as plein d'exemples qui te viennent en tête. Alors ça peut être pour différentes raisons, tu n'avais pas le temps. Alors celui-là, ce sortilège-là, je te renvoie à l'épisode numéro 3, c'est cadeau, c'est pépite. Ou alors, bah les autres raisons ça peut être parce que les autres, bah ils avaient besoin de toi, et ouais ! Ou parce que t'as appris très tôt, parfois trop tôt, que s'effondrer, bah c'était pas vraiment une option dans ton clan, dans ta tribu, dans ta famille, hein ? Et surtout pas pour toi, hein ? Alors, je dois être forte, c'est peut-être la phrase la plus répandue, la plus silencieuse, pour ne pas dire la plus pernicieuse que je connaisse. Alors on l'a dit souvent à voix haute, un peu comme un mantra de motivation. On la vit, on la respire, on l'incarne, on la performe même. C'est comme si c'était une compétition qui était en cours ou à venir, tu sais, t'es en prépa, tu vois, un peu comme un training. Et pour pas perdre l'entraînement, bah on sait jamais, tu te la répètes très souvent et puis t'y crois. Voilà, et puis pour le mot croire, crois-moi que moi, ce petit sortilège foireux-là... Je sais de quoi je parle, oui, comme beaucoup. Mais alors celui-là, il est dans mon top 3 des sortilèges foireux qui sont parfois toujours actifs en moi. Et oui, merci fondation, merci famille, merci héritage familial. Alors aujourd'hui, ce sortilège foireux, on va le regarder en face, droit dans les yeux. Parce que la force, bichette, la vraie, elle ressemble pas forcément à ce qu'on t'a appris. Et non ! Bienvenue dans la saison 2 du Chaudron Bavardeur, le podcast sans filtre, haut en couleur, où on démonte les mythes, les sortilèges foireux, on calme l'ego, on réveille... ta magie intérieure. Ici, on parle vrai de ce qui te freine, de ce que tu ressens, de toutes ces histoires que tu te racontes très souvent et de ces sortilèges foireux qui t'empêchent parfois d'oser être pleinement toi. Alors, retrouve-moi un jeudi sur deux. Je t'invite à écouter, à ressentir et peut-être même à changer ton regard. Donc, pour rien manquer, abonne-toi, accroche bien tes petites antennes et reste connecté. Ça commence maintenant ! Alors, le sortilège foireux du jour, je dois être forte. Il est particulièrement vicieux celui-là, hein, avoue, et oui. Tu sais pourquoi ? Bah parce qu'il se déguise en qualité, of course, eh oui. Tu sais, c'est ce genre de point d'effort ou de défaut, hein, que quand t'es en entretien d'embauche, tu le vends comme une qualité, hein, ouais. C'est comme le perfectionnisme, c'est pareil. Je suis forte, je suis robuste, je suis résistante, hein, tu vois de quoi je parle ou pas ? Eh oui, parce qu'être forte, bah c'est... bien vu. C'est courageux, c'est admirable. Les gens te respectent pour ça. Oui, elle, c'est une nana qui est bien costaud. Oui, elle est forte. Ta famille, elle compte sur toi. Je ne te parle même pas de tes amies, ton entourage, qui t'appellent quand tout s'effondre chez elles. Oui, parce que toi, tu gères, tu tiens, tu rassures, comme on dit. Tu as les épaules larges. À vous, ça te parle, bichette. D'ailleurs, pour certaines d'entre nous, je fais une petite aparté, cette expression va même au-delà de la vibration, de juste « t'as les épaules larges » . Oui, bah oui, parce que ça semble anodin dit comme ça, mais en fait, j'ai les épaules larges à force que ce soit ancré dans ta lignée familiale, dans ton ADN. Bah, tu le vis même physiquement. Ouais, regarde-toi dans le miroir, tu vas voir de quoi je te parle. Et puis, pendant que tout le monde te trouve forte, résistante et qu'il compte sur toi, bah toi tu tiens, oui, coûte que coûte, même quand ça te coûte cher, parfois même très cher, hein ? Oui, tellement cher que t'en arrives à être complètement épuisée de "tenir". Alors là, tu le vois pas, mais j'y mets des grosses guillemets. Oui, et puis tu finis à découvert. Elle est bonne celle-là. Je me la garde, je me la valide toute seule ce petit jeu de mots. Oh, il est bon celui-là. Ah oui, on le garde. Alors ce sortilège, il ne vient pas de nulle part. Il est né quelque part. Comme dirait la vieille chanson. C'est une phrase, comme je te disais, que t'as entendu. Tôt. parfois même un peu trop tôt dans cette vie-ci. Oui, donc rappelle-toi quand t'étais une petite fille, une jeune fille et que t'entendais des phrases du style, des affirmations. Pleure pas, c'est pas grave, oh t'es grande maintenant. Oh, puis les autres ont besoin de toi. Allez, faut pas se laisser aller ma fille. Hein ? Avoue, je suis sûre qu'il y en a même d'autres qui te viennent quand tu les entends celles-là. Oui ? Alors, qu'est-ce que t'as fait ? Bah toi, t'as intégré profondément que montrer. ta vulnérabilité, c'était dangereux ! Et oui ! Et attends, j'en ai d'autres que demander de l'aide, c'était une faiblesse, et que s'effondrer même une toute petite fois, minuscule, c'était risquer de ne plus être celle sur qui on pouvait compter. Et oui ! Donc, CQFD, c'était exclu. Bien sûr ! Alors, qu'est-ce que t'as fait ? Bah, t'as construit une forteresse. Oui, tu sais, ces forteresses là, belles, solides, impressionnantes, oui. Bah et depuis lors, bah tu l'habites, oui. Et puis tu l'habites depuis tellement longtemps, bah que tu sais plus très bien si c'est toi qui portes cette forteresse comme un joli costume, hein, ou si c'est elle qui te porte... Sur les nerfs, deuxième jeu de mots, attention, je suis très en forme aujourd'hui, c'est pas fini. En bref, si elle te porte ou si tu la supportes. Tu commences à voir le truc, Bichette, ou pas ? Hum ! À vous, tu commences à voir venir le truc. Alors, je vais refaire une petite parenthèse, parce que tu sais bien, de temps en temps, dans le Chaudron, j'aime bien faire des petites parenthèses. Et celle-là, elle est dédiée aux femmes qui écoutent cet épisode et qui sont en surpoids, alors, en "surpoids", j'y mets des guillemets, selon les critères et les standards de notre jolie société dans laquelle nous vivons. Merci Instagram et les réseaux sociaux ! Parce que ce sortilège foireux, je dois être forte, peut avoir un double sens en fonction de votre lignée familiale, de votre héritage. Ça peut être un héritage ADN, mais ça peut être aussi un héritage de croyances. Et oui, donc là c'est un peu Inception, tu vois, mais version sortilège foireux. Alors pour celles qui ont la ref cinématographique, on est le sortilège foireux dans le sortilège foireux. Vous voyez où je veux venir ou pas ? Donc l'idée c'est qu'être forte, bah cela ça peut aussi avoir un impact. comme je te le disais donc sur l'effet d'avoir des épaules là, je mets sur ton corps physique dans son volume, dans le sens d'être forte, d'être costaud quoi, tu vois, d'être en surpoids, d'être "hors normes" quelque part. Et là j'y remets des grosses guillemets parce que pour moi la norme n'existe pas. Mais ça c'est un autre débat qui fera peut-être l'objet d'un autre épisode. On en reparlera plus tard. En gros, je fais cette parenthèse pas pour te dire que c'est LA réponse à tes problèmes de surpoids. Non, pas du tout. Je te dis juste que c'est une piste à pas écarter. Parce que des fois, ça peut être juste un verrou par-dessus d'autres couches, tu vois, et ça vient encore renforcer ce que tu crois sur toi et renforcer le fait que tu perdes toujours pas de poids malgré tes efforts, malgré tes régimes, malgré le sport, malgré tes privations, etc. Parce que tu le sais bien, et je pense que tu commences à le comprendre, qu'avec mon petit chemin de chamane, Toutes les expériences que je te partage dans le chaudron, c'est des expériences de ma vie à moi, et c'est aussi ça, la magie, made in Didie. Donc oui, il y a quelques années maintenant, j'ai compris que ce sortilège foireux, être forte, ça avait aussi un impact sur ma carrure. Donc il n'y a pas de hasard si je te dis ça, je pense que ça va parler à certaines auditrices qui écoutent cet épisode. Alors quand j'ai commencé à comprendre ça, j'ai creusé, et j'ai commencé à faire des liens avec ma lignée de femmes, J'ai pu poser des mots là où ça avait fait mal, non pas qu'à moi, mais à d'autres femmes avant moi et depuis bien longtemps, crois-moi. Donc oui, aujourd'hui, si tu me croises dans la rue au détour d'un quartier, d'un pub ou je ne sais quoi, bah je suis encore une femme qu'on va appeler voluptueuse, tu vois, ce genre de femme qui a des formes mais qui est en forme et qui le porte plutôt pas mal ça dépend des jours crois moi mais pour l'instant je le vis plutôt bien alors ce que je sais c'est que le sortilège foireux aujourd'hui je dois être forte bah il pèse beaucoup moins sur mon corps physique donc voilà je voulais t'offrir cette autre petite piste comme une petite graine cadeau supplémentaire tu vois que tu peux planter et arroser mais ça c'est comme toujours dans le chaudron bah tu connais mais la chanson, y'a pas d'obligation. Donc revenons à nos moutons, oh là là t'as vu c'est rime mais je suis en forme aujourd'hui, on va passer à mon moment préféré de l'épisode et toi aussi tu commences à le connaître, c'est le moment où on parle à ton égo ! Et oui tu connais la maison c'est bien, c'est l'heure du parler authentique donc on va préparer les cotons pour ton égo parce que bien sûr il va saigner un peu du nez, t'es prête ? Alors pourquoi ton égo il adore la forteresse que t'as construite ? Je te laisse réfléchir. Allez, il l'adore parce qu'elle lui donne une identité. Béton ! Béton, forteresse. Troisième jeu de mots, je t'avais prévenu, je suis très en forme aujourd'hui. Je crois que la pause m'a fait du bien. Je dois être forte, c'est pas juste une posture. Ni un costume que t'enfiles de temps en temps, tu vois ? Bah non ! Non, non, celui-là, il est tellement imprégné en toi que c'est une seconde peau. Oui, t'arrives plus à faire la différence. Ben non, c'est devenu qui tu es. Eh oui. Et ton égo, qu'est-ce qu'il fait ? Ben, il s'accroche à ça, comme une sangsue à sa proie, mais avec les deux mains bien serrées, bien vissées, parce que si t'es plus la femme forte, ben, bordel de licorne, t'es qui alors ? Ah ! et c'est exactement là que ça coince. Ta forteresse protège d'une peur très précise. La peur d'être vue dans ton humanité, dans ta vulnérabilité et la peur d'être jugée, abandonnée, rejetée, enfin je't'épargne, oui tu commences à les connaître ces petites blessures-là. D'ailleurs je te renvoie sur les réseaux, j'ai fait des petits posts un peu sympas qui parlent des 5 blessures émotionnelles que Lise Bourbeau. nous a révélés il y a quelques décennies de cela maintenant et je les ai transposés avec les personnages de Bridgerton. Fais-toi plaisir, c'est du caviar et je pense que ça va te parler. Donc t'as peur que si les autres voient que tu portes toi aussi des trucs lourds dans ton sac à dos énergétique, oui oui parce que tu l'as toujours avec toi celui-là, c'est normal on l'a tous, je te rassure t'es pas toute seule, bah ils veulent plus de toi tout simplement ou alors qu'ils ne t'aimes plus qu'il te rejette totalement Alors, Mister Ego, qu'est-ce qu'il fait ? Comme d'hab, il fait son taf Eh oui, je te l'ai déjà dit dans les autres épisodes Son leitmotiv, à lui, c'est ta sécurité Et ce, quel que soit le prix énergétique que ça te coûte Parce qu'avec le "je dois" en plus Bah oui, je dois être forte Ce petit je dois, ces deux petits mots Bah ça, ça rajoute une petite pression Un peu sympa Au cas où t'en es pas assez dans ta journée Bah ouais Eh bah le gars il se dit tiens un petit "je dois" par là, on rajoute un petit coup de pulse, ça va faire du bien. Voilà, une petite pression inconsciente en plus. Voilà, et c'est les pressions inconscientes qui mènent à une dépression montante et à une énergie descendante. Voilà, je t'entends là, continue à respirer bichette, ça va bien se passer. Donc ton ego, son taf, c'est de maintenir les murs de ta forteresse bien solide. Donc qu'est-ce qu'il fait ? Il active tous les radars, il surveille la moindre fissure qui pourrait apparaître sur des murs, tu vois, on sait jamais. Et il répare avant que quiconque ne voit quoi que ce soit, on sait jamais. Et lui, il appelle ça de la force. Mais t'as bien compris que dans le chaudron, bah on aime parler vrai, hein ? Donc c'est le moment où ton ego, il va friser un peu de la moustache. Ce que t'as appris ! A appeler force, en fait, c'est souvent une armure ! Allô bichette ? C'est ton cerveau qui vient de partir en balade ou il a fui ? Hein ? Non ? Oui, c'est ça ? Donc une armure, t'as bien compris, c'est pas de la force, c'est de la protection, c'est un bouclier ! Eh oui ! C'est pour ça que ce sortilège foireux, il pèse aussi lourd dans ton sac énergétique ! C'est le poids de ton armure ! Et voilà ! Tu commences à comprendre ? Donc la vraie force, elle ressemble à autre chose. Elle ressemble plutôt à quelqu'un qui ose dire « je suis épuisée » et sans s'excuser, qui pleure sans se juger. qui demande de l'aide, qui ose demander de l'aide sans se sentir diminué ou inférieur, et qui ose même poser un truc lourd par terre, tu vois, et qui ne le reprend pas immédiatement, parce qu'il veut juste prendre le temps de souffler, de respirer. T'as le droit de faire ça, la vraie force c'est aussi avoir ce courage-là. Alors ? Si on changeait de regard un peu sur ce mot-là, la force. La force, c'est pas juste soulever des haltères, aller à la salle et soulever aussi lourd que ta voisine, ton voisin, que sais-je ou quoi ou qu'est-ce. C'est aussi ça, si tu veux, la force physique. Mais la force dans le sens de la résilience, dans le sens d'être forte dans ce que la vie nous demande d'affronter, on va le dire ça comme ça pour faire le lien avec la petite série sur l'ego est un boxeur, hein ? Ça va te parler ? Donc la force, c'est pas l'absence de vulnérabilité. Non. La force, c'est ce qui te permet de traverser ta vulnérabilité, mais sans te noyer dedans, sans te perdre. Tu vois ? C'est une sorte de Waze au milieu de ton humanité. Et ça, ça fait une différence énorme. Dans le premier cas, tu construis des murs pour ne jamais rien ressentir. Mais quand je te dis rien, c'est que chi, que dal, nada. Et dans le deuxième, tu te fais confiance pour ressentir les choses, pour les renifler un peu. Mais sans que ça te détruise, sans que ça te submerge. Parce que ce n'est pas un bulldozer qui a pour but de tout ratiboiser. Et non, la différence aussi, c'est que cette confiance-là, elle ne se construit pas en serrant les dents. Petite parenthèse pour celles qui portent des gouttières contre le bruxisme la nuit. Je sais que ça va vous parler, croyez-moi, ça me parle aussi. Non, cette confiance-là, elle se construit en apprenant à t'écouter. Et tu vas me dire, bah ouais, mais tu me dis toujours la même chose Didie, bah oui. Mais parce que c'est la base en fait, c'est la base. C'est là que tout se passe. En t'autorisant à avoir des jours où tu tiens, entre guillemets, "moins bien". Tu sais, on a souvent l'habitude de dire des jours "sans". Mais t'as le droit toi aussi à ces jours-là. En te donnant la même douceur que tu donnerais à une pote qui vient te dire qu'elle est à bout, qu'elle n'en peut plus. Tu lui dirais quoi à elle ? Sois forte, t'as pas le choix, tiens bon ? Bah non. Tu lui préparerais un petit thé avec des biscuits, alors pour ceux qui aiment la version soft, ou un truc un peu plus costaud, c'est en fonction des circonstances. Puis tu l'écouterais. Et puis tu lui dirais qu'elle a le droit de se laisser aller, de laisser sortir ce qui lui pèse, à commencer par ses larmes, à laisser couler, à évacuer. Tu pourrais aussi lui dire que c'est ok, on l'entend beaucoup cette expression, moi-même je l'utilise. Et tu pourrais même lui dire, et ça je sais que ça va te parler, qu'elle peut se libérer, qu'elle peut se lâcher avec toi, qu'elle peut même tout lâcher en ta présence. Alors pourquoi tu le fais pas pour toi-même bichette ? Alors je vais te spoiler un petit truc là vite fait. Énergétiquement une forteresse ça bloque tout. Et quand je te dis tout, c'est tout. Même le bon ! Ça bloque l'élan, ça bloque la légèreté, ça bloque la joie spontanée, ça bloque les connexions vraies. Parce que recevoir, pour que tu reçoives vraiment, eh ben, faut que t'aies quelque chose qui soit un peu ouvert. Donc dans ta forteresse, soit faut que t'aies une fenêtre, soit faut que t'aies une porte. Et si tu veux pas l'ouvrir en entier, tu peux l'entrouvrir. Mais s'il n'y a pas une ouverture... Bah ta forteresse, par définition, désolé de te spoiler le truc bichette, mais elle est imprenable, elle est fermée, hermétique, et hermétique à tout ! Allez, ça va aller, continue d'éponger le sang, c'est rien, c'est juste une hémorragie nasale de ton égo, allez, on continue ! Donc comme d'hab, dans les épisodes du Chaudron, vient le moment où je te propose un petit rituel, tu vois, un petit exercice un peu sympa que tu peux faire ou pas. Ça c'est toi, c'est comment tu le sens, des fois juste écouter l'épisode ça peut suffire. Enfin au vu des retours que j'en ai, des fois ça suffit. Alors aujourd'hui, comme d'hab tu sais, y'a pas d'obligation dans le chaudron, je t'invite à repérer un endroit dans ta vie où tu portes quelque chose que t'as pas ou que t'as plus besoin de porter toute seule. Hum. Un truc concret, pas un truc symbolique, un truc vraiment concret, tu vois. Une décision, par exemple, que tu prends toujours toute seule, alors que tu pourrais demander un avis à un partenaire, un ami, peu importe. D'accord ? Ou alors, une émotion que tu ranges au fond de ton fameux tiroir, là, sous ta chape de plomb. Tu sais, le gros truc, là. Et puis, t'arrêtes pas de te dire, non, mais je dois être forte. C'est pas le moment. Tu la connais, cette expression ? "C'est pas le moment". Je la connais un peu celle-là aussi. Ou alors que t'as une fatigue que tu ressens et que tu taies. Parce que les autres, ils ont l'air d'avoir plus besoin de toi que toi de toi-même. Puis qu'eux aussi, ils ont leurs problèmes. Donc tu veux pas les enquiquiner avec les tiens. Bah oui. Alors la prochaine fois que tu ressens ça, demande-toi juste qu'est-ce qui se passerait si je posais ce truc-là. Juste pour un moment, t'es pas obligé de le poser pour toujours si tu le sens pas, tu vois ? Mais juste, tu le prends, tu le poses. Quelques instants, quelques heures, quelques jours, quelques semaines, on sait jamais, tu vois ? Juste, c'est pas pour devenir quelqu'un d'autre. C'est juste pour voir ce que ça fait d'abaisser deux secondes la forteresse, le temps d'une respiration d'une journée, d'une semaine. Tu vois, tu l'entrouves un peu. Je te dis pas d'abattre les murs de suite. Non, non, c'est pas l'idée. Je te dis juste de... de créer une ouverture. D'accord ? Alors comme d'hab, tu connais le truc dans le chaudron. Soit tu peux te l'écrire si ça te parle, dans tes petits carnets, des petits trucs un peu sympas. Soit tu peux en parler dans ton journal de bord que tu as sur ton smartphone. Ou tu peux juste le faire mentalement. Ça, c'est ton choix. Tu commences à connaître la chanson ici. Parfois, apprendre à distinguer la force de l'armure, apprendre à s'autoriser à ressentir sans se noyer. Bah ça se fait plus facilement dans un espace dédié, sécurisé, où tu peux être là, avec juste ce qui est en toi, sans performer, sans te sentir jugé ou quoi ou qu'est-ce, tu vois ? Et c'est souvent ce que je propose et ce qu'on explore dans mes accompagnements. On va faire un tour dans ton sac à dos énergétique, dans tes fondations. C'est pas pour te réparer, je te l'ai déjà dit bichette, t'es pas cassée, non. On va y faire un tour pour te permettre de te déposer ce qui est trop lourd, ce que t'as plus besoin d'avoir. avec toi et de transporter en permanence avec toi. De repartir plus légère. Plus toi. C'est ça, faire du ménage dans son foutoir énergétique. Alors, je voulais pas te la faire. Comme j'étais très en forme tout au long de cet épisode, je vais te la faire. En gros, après un accompagnement, bah t'es libérée, délivrée. Oui, voilà, je te la laisse, celle-là. Comme ça, je sais que tu vas l'avoir dans la tête toute la journée après avoir écouté l'épisode. Hein ? et puis au moins, ça t'aura fait sourire, vu que t'as saigné du nez jusque-là. Donc voilà, je dois être forte. C'est peut-être l'un des sortilèges foireux les plus épuisants et les plus puissants. Je te le dis, moi, je l'ai classé dans mon top 3. Parce que celui-là, il se voit pas, il se porte, il est transparent, c'est en silence et en plus, tu le portes avec le sourire le plus souvent. Alors aujourd'hui, avec cet épisode, t'as semé une jolie graine, bichette. Donc si tu basculais de « je dois être forte » , à " j'ai le droit d'être moi, humaine et entière » . Parce que la force qui te ressemble vraiment, elle n'a pas besoin de mur, elle a besoin de racines. Et des racines, ça ne pousse pas dans une forteresse hermétique, sans eau ni air, non. Ça pousse dans un terreau, un sol fertile, où tu acceptes de mettre les mains dedans, même quand ça pue un peu, que c'est un peu boueux, tu vois. Même quand c'est pas parfait. Alors bichette, laisse infuser doucement, sans te forcer. C'était Didie, la magicienne des mots derrière le micro, pour la saison 2 du Chaudron Bavardeur. Si ce que tu viens d'entendre résonne pour toi, si ton égo a un peu râlé, voire même qu'il a saigné du nez, mais que ton cœur, lui, a dit oui, ce n'est pas un hasard si ça te parle. Ce genre de déclics, je le vois aussi naître chez les personnes que j'accompagne. Alors retrouve plus de magie en me suivant sur les réseaux bien sûr, ou alors viens découvrir mes accompagnements sur mon site web magicienne-des-mots.fr quand tu sentiras que c'est le juste moment pour toi bien sûr. En attendant, je te fais des bizouilles, prends bien soin de toi, et je te dis à très bientôt pour la suite des aventures du Chaudron Bavardeur, le podcast qui remet ton égo à sa juste place et réveille ta magie intérieure.