Didie, Magicienne des MotsPersonne m'écoute. Un désenchantement sacrément agaçant. Ouais. Personne m'écoute. Alors si t'es là aujourd'hui, en train de m'écouter, enfin d'écouter cet épisode pour le coup, c'est que tu l'as déjà pensé. Ou tu l'as même dit à voix haute. Ouais. T'as expliqué, t'as répété, t'as détaillé même, t'as même pris le temps de bien choisir tes mots, ben oui. Et l'autre en face, ton mec, ta mère, ton collègue, ton ado, il a regardé ailleurs. Ouais, il a changé de sujet, il a répondu à côté. Ou alors, le pire de tout, il a rien dit du tout. T'as déjà ressenti ce truc-là ? C'est un mélange un petit peu particulier, tu vois, c'est un petit goût un peu amer de fatigue, d'agacement, de frustration et souvent le tout associé au petit goût acide de l'injustice. Hein ? Oui ? Ça te parle ? Oui ! Parce que toi, tu fais l'effort, tu parles, tu t'exprimes. Ça suffit pas ! Bah non ! Alors aujourd'hui, on va regarder ce sortilège-là. En face, droit dans les yeux. Pas pour te dire que t'as tort. Pas pour défendre non plus les autres. Non, pas du tout. Ou dire qu'ils ont tort, non plus. Mais pour voir ce qui se joue vraiment sous la surface, derrière ça. Tu vois ? Parce que comme d'hab ici, ça se joue rarement là où l'on croit. Hein ? Avoue, ça commence à te parler. Bienvenue dans la saison 2 du Chaudron Bavardeur, le podcast sans filtre, haut en couleurs, où on démonte les mythes, les sortilèges foireux, on calme l'ego, on réveille ta magie intérieure. Ici, on parle vrai. de ce qui te freine, de ce que tu ressens, de toutes ces histoires que tu te racontes très souvent et de ces sortilèges foireux qui t'empêchent parfois d'oser être pleinement toi. Alors retrouve-moi un jeudi sur deux, je t'invite à écouter, à ressentir et peut-être même à changer ton regard. Donc pour rien manquer, abonne-toi, accroche bien tes petites antennes et reste connecté, ça commence maintenant ! Le sortilège agaçant du jour donc, personne m'écoute. Ce qui est un peu paradoxal pour une nana qui a vécu ce sortilège et qui s'est lancée dans un podcast. C'est un peu antinomique, vous allez me dire. Ouais, alors pourquoi je trouve ça un peu agaçant ? Parce que sur la durée, c'est pas agaçant. Non, franchement, on va se le dire clairement, c'est même sacrément chiant, avoue ?! Hein, ouais. Et alors celui-là, ce sortilège-là foireux, il a ses petits moments de prédilection pour débarquer. Il débarque souvent quand t'as l'impression de te répéter en boucle. Tu sais quand tu répètes toujours la même chose. Tu le vois ce petit vinyle rayé là ? Oui, ça y est. Quand tes besoins, ils semblent invisibles au reste du monde. C'est le moment aussi où tu parles et que tu sens. que tes mots, ils atterrissent nulle part dans une sorte de trou noir, de truc béant là, ouvert face à toi et que pouf tu sais pas où ça va, voilà mais ce sortilège ce qu'il te dit pas clairement, c'est qu'il parle pas vraiment des autres, on va s'l'avouer, bah oui, il parle surtout de ta relation à toi-même de ta relation et de la reconnaissance surtout. Ouais. Parce que dans ces moments-là que tu vis ça, bah t'as pas envie qu'on te donne un conseil. T'as pas envie non plus qu'on règle ton problème à ta place. Non. T'as juste envie d'être entendu, mais je veux dire vraiment entendu, vu, reconnu. Et quand cette reconnaissance-là, bah elle fait défaut, c'est là que le sortilège, il s'installe. Je dirais même mieux. Il s'imprime Oui, tranquillement, en fond, comme ça, là, ouais. Tout doucement, comme dirait la vieille chanson pour celles qui ont la rêve. C'est presque sournoisement, hein. Donc c'est une petite musique de fond, comme ça, un peu agaçante, qui te reste en tête toute la journée, hein. C'est vraiment un disque rayé, c'est vraiment ça. Alors toi-même, tu sais de quoi je veux parler, bichette. Et voilà mon moment préféré de l'épisode, le moment où... On va parler en direct à ton ego ! Oui ! Mister Ego ! That's your time ! Passé sur le devant de la scène, on va se dire un truc franchement maintenant, hein, sans détour, comme d'hab. Parce que dans le chaudron, on parle magie, mais magie, made in Didie ! Et oui ! Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il n'y a pas de sucre ajouté ! Et non, je te l'ai déjà dit, si tu veux du sucré, tu vas chez ton pâtissier ! Donc ton ego, pourquoi il adore ce sortilège foireux bah parce que ça lui donne un coupable tout désigné et bah oui les autres toujours les autres bah c'est surtout que lui ton ego ça lui évite de regarder de son côté tu vois de balayer devant sa porte comme on dit parce que se regarder dans le miroir lui il déteste ah oui oui oui je te rappelle ton ego c'est le roi des excuses parfaites et oui tu commences à la connaître celle là Ça lui donne aussi une raison de rester sur le qui-vive, tu vois ? De garder les murs bien dressés, bien solides. Tu vois, il a une citadelle dans laquelle il t'enferme quelque part, lui et toi, tout ton staff, voilà. Et lui, bah, il a des murs, des tourelles bien solides, bien dressées, bien ancrées. Parce que si les autres t'écoutaient vraiment, Si le lien La connexion se faisait réellement. Bah, il faudrait peut-être qu'il lâche certaines choses. Et ça, ton ego, c'est vraiment pas son truc préféré. Lâcher, c'est vraiment pas son truc. Et puis ce sortilège foireux, personne m'écoute. Ça lui offre quoi ? Bah, ça lui offre une posture hyper confortable. Celle de la personne qui n'est pas comprise. En gros, seule contre tous. Tu sens le petit arrière-goût de la victime ? Le petit caliméro ? C'est pas juste. Tu le sens ou pas ? Peut-être que ça vaut mieux d'être seule que d'être mal accompagnée. Tu connais ça ? Surtout quand les compagnons de route seraient là pour contredire nos mécanismes de base qui, eux, sont bien ficelés, et rodés. par Mister Ego, notre ami d'être toujours ! Eh oui ! Alors voilà, c'est le moment où tu vas préparer les mouchoirs pour ton ego. C'est là où il va commencer un petit peu à saigner du nez, à friser un peu de la moustache, parce que je vais te dire quelque chose qui va le piquer. Oui, parfois tu parles, attention, roulements de tambour, sans vraiment t'écouter toi-même ! Eh oui, bichette ! C'est toi ou c'est ton égo qui vient de manger le mur ? J'ai entendu un boom là, j'ai... Oui, hein ? Oui, ça pique. Oui, bah T'es là pour ça un peu aussi, hein, avoue ?! Quand tu doutes de ce que tu ressens, quand tu minimises ce qui est vraiment important pour toi, quand tu n'accordes aucune valeur à ta propre voix, VOiX, bah l'énergie de tout ce qui sort de ta bouche, ça devient flou. Et les autres, bah ils le sentent. Tu vois, consciemment ou inconsciemment, on s'en fout, mais ils le ressentent. Je vais t'expliquer un truc simple. C'est un schéma que j'aime bien expliquer aux gens que j'accompagne. En énergétique, on est tous des animaux. Bon, physiquement aussi, on l'est, c'est factuel, c'est scientifique. Mais en énergétique, on est encore plus des animaux. On est un peu comme des chiens qui nous reniflons le cul à longueur de journée. On n'en a pas l'air, comme ça. Mais en fait, on fait ça pour identifier si on vibre ou pas sur la même fréquence que l'autre. des gens qu'on croise, tu vois. Donc, toi, quand t'attaches aucune importance, aucune valeur, ou que sais-je encore, à ta propre voix en ne t'écoutant pas toi-même, au pire, en n'écoutant pas tes envies, tes désirs, tes propres besoins, comment veux-tu fournir le bon mode d'emploi aux autres ? Non mais je te pose la question, sincèrement. Tu commences à piger le truc, bichette, là ? Ça va ? T'as eu assez de mouchoirs pour le saignement de nez ou pas ? C'est l'hémorragie nasale ou pas ? Allez, viens, on va changer un peu de point de vue. On va faire pivoter ta caméra deux secondes. Être entendue, c'est pas parler plus fort, c'est pas se répéter non plus sans cesse, non. C'est pas non plus mieux argumenter ou trouver les mots plus adaptés ou plus parfaits, j'y mets des guillemets, hein. Non, être écoutée, être entendue, c'est quoi ? C'est être aligné avec ce que tu dis, avec les mots qui sortent de ta bouche, qui sortent du plus profond de ton être. Quant ta parole, elle est habitée. Tu vois, ta parole, c'est comme une maison. Si elle est vide, bah, les vibrations, pas ouf. Par contre, si elle est habitée, pleinement aménagée, quand tu parles depuis cet endroit en toi qui est réellement relié à ce que tu ressens, bah, ta voix, tes mots, en fait, bah, ils portent quelque chose de différent. Ça porte autrement. J'irais même plus. Ta voix emporte. Je vais te la faire, celle-là elle est cadeau, ta voix transporte les autres. Donc si ton autoroute vocale, on reste dans le thématique, elle est dégagée, qu'il n'y a aucun embouteillage à l'horizon, et ben l'écoute commence. Et l'écoute elle commence rarement à l'extérieur, elle commence où ? A l'intérieur ! Et oui bichette ! Donc... Non, ça ne veut pas dire que tu dois tout accepter. C'est pas ce que je suis en train de te dire. Ça veut pas dire non plus que tu dois te taire, en gros fermer ta gueule. Non, c'est pas ce que je suis en train de te dire. C'est encore moins faire semblant que tout va bien alors que ça va pas bien. C'est pas ce que je suis en train de te dire. Ça veut juste dire que ta voix a besoin d'un peu plus de présence. Mais pas de n'importe quelle présence. De ta présence d'abord, de la tienne. Pas de celle des autres, de la tienne. Pas de ta performance, pas de tes explications bien construites, hyper bien ficelées, non. De ta présence à toi, celle qui vient de tes tripes, comme je te disais, de ton cœur. Parce que ta voix, elle n'a pas besoin de plus de combat, elle a besoin de plus de toi. Alors, comme à chaque épisode, je te propose une petite expérience toute simple à mettre en place, ou pas, ça c'est ton choix. La prochaine fois que tu penses ou que tu ressens, personne m'écoute. Arrête-toi, prends 5 secondes. Pas façon j'ai coché la case sur ma to-do liste de ce que j'ai à faire. Non, arrête-toi, 5 secondes, 1 minute, 30 secondes, c'est toi qui vois, tu juges, tu fais comme ça te chante, comme ça te parle. Mais fais-le, arrête-toi vraiment. Respire. profondément. Ouais, je dis toujours de respirer profondément parce que l'air, c'est essentiel. C'est essentiel à ton équilibre et c'est même vital, j'ai envie de te dire, parce que si tu ne respires plus, ta vie y'a plus non plus. Donc, respire profondément. Va chercher l'air et emplis ton ventre de cet air nouveau qui rentre. Et demande-toi ça. Est-ce que je m'écoute moi-même là, tout de suite, maintenant ? Et là, t'observes. Pas pour te juger. Donc, comme d'hab', tu ranges ton joli costume de juge de la cour martiale. On n'en a toujours pas besoin ici. D'ailleurs, celui-là, je pense que tu pourrais le vendre. Je pense qu'on n'en aura pas besoin dans toute la saison du Chaudron. On n'en aura pas besoin. Tu peux le vendre. Vraiment, mets-le sur Vinted, c'est pas utile. Donc, tu observes. Regarde ce qui se passe au-dedans. Et tu pourrais être surprise de ce qui change quand tu te donnes... Cette écoute que tu demandes à l'extérieur mais que tu te la donnes à toi en premier, ouais, tu oublies souvent ça. Alors parfois cette écoute, on peut avoir besoin d'un espace pour apprendre à le faire, d'un petit éclairage extérieur qui aide à trouver une petite béquille, une petite astuce tu vois, pour la retrouver. Et ça peut s'entendre. Parce que quand ça touche à la voix, VOIX, ça touche souvent aussi à ta voie, VOIE. À la place que tu prends, à la reconnaissance que tu cherches, ça vient souvent remuer des couches un peu plus profondes. Là, tout en profondeur. Ouais, c'est dans ton millefeuille énergétique. Et ça, c'est exactement là qu'on travaille avec les personnes que j'accompagne. Pas pour tout régler en une séance. Tu vois, non, c'est pas le deal. C'est pas ce que je te dis. Non, pas du tout bichette. Je te l'ai déjà dit, si tu cherches des recettes miracles ici, tu t'es gouré d'adresse. Vraiment. Les personnes que j'accompagne, souvent, c'est que leur voix arrête de chercher la permission à l'extérieur, et c'est ce que je te propose aussi aujourd'hui. C'est que tu commences à trouver à l'intérieur ce que tu demandes aux autres à l'extérieur, tout simplement. Switch ça, switch ça, arrête d'attendre des autres. Alors non, le monde n'est pas devenu sourd autour de toi. Bon, peut-être, mais la majorité du temps, c'est pas ça le problème. Parfois, il attend juste que tu t'accordes avec toi-même, tu vois, un peu comme une guitare. Tu vois ? Si tu veux qu'une guitare elle sonne juste, t'as besoin de l'accorder régulièrement. Surtout si tu joues souvent de la guitare. N'importe quelle musicos se te dira. Tu vois ? Mais avant, faut que la guitare, elle résonne dans sa zone de répétition avant de vouloir remplir une salle de concert. Tu vois où je veux en venir ? Donc comme d'hab, dans le chaudron, y'a pas d'obligation. Y'a rien à forcer aujourd'hui. T'as rien à prouver, bichette. Non ? Juste laisse infuser, tranquillement, ça va mijoter en douceur. Un sort qui agit en silence, tu vois, je te donne une clé quelque part pour déverrouiller ça. Là tu viens de semer une nouvelle graine qui demande juste à être arrosée. Mais tu peux ne pas le faire aussi. Mais comme d'hab, ça c'est ton choix. Avec cet épisode, je te propose juste de passer de « personne m'écoute » à « ma voix a de la valeur » et je commence par m'écouter moi-même. Est-ce que ça serait pas ça au final la véritable alchimie, hein ? C'était Didie, la magicienne des mots derrière le micro, pour la saison 2 du Chaudron Bavardeur. Si ce que tu viens d'entendre résonne pour toi, si ton égo a un peu râlé, voire même qu'il a saigné du nez, mais que ton cœur, lui, a dit oui... Ce n'est pas un hasard si ça te parle. Ce genre de déclics, je le vois aussi naître chez les personnes que j'accompagne. Alors retrouve plus de magie en me suivant sur les réseaux bien sûr, ou alors viens découvrir mes accompagnements sur mon site web magicienne-des-mots.fr quand tu sentiras que c'est le juste moment pour toi bien sûr. En attendant, je te fais des bizouilles, prends bien soin de toi, et je te dis à très bientôt pour la suite des aventures du Chaudron Bavardeur, le podcast qui remet ton égo à sa juste place et réveille ta... Magie intérieure !