Speaker #040 ans de métier, et il m'en aura fallu au moins 30 pour comprendre que ce n'était pas que mes ciseaux qui faisaient la différence. Alors ok, 30 ans, ça fait long, j'en reviens. Mais là, j'avais envie de vous partager justement ce que toutes ces années m'ont appris. Alors, en faisant la liste, je me suis rendu compte qu'il y en avait quand même pas mal et que pour un épisode, c'était un peu beaucoup. Alors aujourd'hui, je vais commencer par 5 choses que mes clientes m'ont apprises. Pas sur la technique, non. Sur ce qui se passe vraiment quand une femme s'assied dans mon fauteuil. Alors je vous dis à tout de suite. Le cheveu fil de l'âme. Ce podcast s'adresse aux coiffeuses qui sentent que la coiffure commerciale ne répond plus à leurs besoins de sens. Je suis Marie-France, coiffeuse depuis plus de 40 ans. J'ai longtemps pratiqué la coiffure de transformation, avant de réaliser que les cheveux ne demandent pas toujours à être changés, mais à être écoutés. A travers mon parcours, j'ai compris que les cheveux parlent, qu'ils racontent l'histoire intérieure des femmes, leurs émotions, leur passage de vie, leurs besoins inconscients. Et que dans notre posture de coiffeuse, soit on peut rester à la surface, soit devenir un véritable espace de rencontre humaine. La première grande chose, c'est que les cheveux ne mentent pas. Alors, vous avez peut-être déjà eu l'occasion de m'entendre dans d'autres épisodes où je parle de ce fameux décodage capillaire émotionnel. Et bien au-delà de ça, vous savez bien qu'on dit toujours que les cheveux sont le baromètre de la santé. Et quoi de plus vrai, vous qui avez des cheveux dans les mains toute la journée, vous avez déjà certainement remarqué le nombre de fois où vous sentez que la cliente n'est pas en grande forme parce que son cheveu lui-même, c'est exactement ce qu'il dévoile d'elle. alors même s'il y a eu de la transformation chimique à répétition ou non un cheveu entretenu ou non on ne peut pas toujours mettre la cause sur ce produit là parce qu'au départ on aurait tendance à dire oui mais c'est normal il a l'air fatigué parce qu'il a eu reçu trop de coloration ou trop de décoloration oui mais ça je peux vous garantir qu'il y a des clientes qui ont des cheveux hyper résistants comme elle et puis il y a celles pour qui ça va être très fragile Merci. Soyez très attentive à toujours ressentir le cheveu dans son état, qu'il soit de nouveau naturel ou pas. Je suis sûre que vous savez dire à la cliente à un moment donné, non, là votre cheveu il ne va pas supporter. Et puis peut-être si vous êtes sur un cheveu totalement naturel, vous allez surtout prendre conscience que, oula, peut-être que là la cliente elle n'est pas en grande forme non plus. Vous pouvez vous permettre de le lui dire, parce que quelque part c'est lui rendre aussi service. C'est de comprendre que dans son cheveu, on peut voir qu'effectivement, là, il y a quelque chose qui n'est pas au top chez elle. Et ça peut être dans beaucoup de directions différentes. Parce que le problème du cheveu qui va être terne ou sec ou gras, ça peut être aussi une mauvaise alimentation, ça peut être quelque chose d'émotionnel, ça peut être climatique, ça peut être plein de choses. Peut-être qu'elle couvre une maladie à ce moment-là, enfin. En tout cas, soyez vigilante et je suis sûre que vous avez déjà pu rencontrer ce genre de situation et venez me le partager en commentaire, je serai vraiment contente d'en parler avec vous. Le deuxième point, c'est la cliente ne vient jamais que pour ses cheveux. Et ça, je l'ai appris au fil du temps aussi, mais avec un grand plaisir et une énorme satisfaction. Tu as des clientes qui sont là depuis, on va dire, des années. Alors bien sûr qu'elles aiment ta façon de couper, qu'elles aiment ton approche, qu'elles aiment le fait que tu prennes soin d'elles, et puis que bien souvent elles se disent « Oh, ma coiffeuse me connaît tellement que je n'ai même plus besoin de lui dire ce que je veux. Elle connaît mon cheveu, elle sait ce qu'elle doit faire. » Oui, mais tu entends ? Au-delà de ça, c'est en toi qu'elle fait confiance. Mais pas seulement dans ton geste, je suis sûre que c'est aussi dans tout ce que tu partages avec elle depuis autant d'années. Il y a beaucoup de coiffeuses qui connaissent la vie de leur cliente, mais vraiment leur vie. Parce qu'à un moment, on a beau dire, il y a des liens qui se tissent. Au-delà d'une cliente avec sa coiffeuse, il y a alors, si pas deux amis en tout cas, deux femmes qui communiquent et qui partagent, et qui se comprennent, et qui ont envie même de se confier. Parce que même la coiffeuse, parfois, elle peut trouver une écoute attentive auprès de sa cliente. Et ça, c'est magnifique. C'est pour ça, je te dis, regarde bien. Si ça peut te rendre beaucoup d'assurance, c'est que ta cliente qui vient régulièrement, elle ne vient pas que pour ton coup de ciseau. qui vient pour toi avant tout, en tant qu'être humain. Et ça, je trouve que c'est très valorisant. C'est vraiment un point à relever parce que souvent on se dit, on a l'impression de ne pas être connu, que les gens abusent, que les gens nous prennent pour de l'acquis ou ainsi de suite. Non, non, pense à ces femmes qui viennent, et qui viennent pour toi, pour qui tu es, et pour ce que tu leur apportes au-delà de la coiffure. Ne serait-ce qu'une, en priorité à qui tu vas penser, ça peut déjà te conforter, vraiment. Alors le point 3, le plus beau compliment, ne parle jamais de la coupe. Là, on va parler plutôt de ta posture à toi. C'est-à-dire que lorsque tu as terminé ton travail, la cliente, au lieu de te dire simplement « Oh c'est joli, c'est cool » , Ça va être plutôt le « Waouh ! Ah, tu m'as fait du bien là ! » « Ah là, mais c'est waouh ! » Tu vois ce retour où la cliente elle-même, quand elle se voit dans le miroir, au-delà de la coupe qui est sûrement bien faite et dans laquelle elle trouve que tu as super bien bossé, c'est… « Waouh ! Oh, qu'est-ce que je me sens bien ! » Tu sens la différence au-delà de la beauté extérieure ? C'est le ressenti, le bien-être que tu as apporté à cette cliente. Et je suis sûre qu'il y en a qui sont aussi expressifs que ça. Il y a évidemment toutes celles qui te diront « Ah oui, c'est beau, c'est chouette. Ah oui, c'est beau, c'est sympa. Oui, j'aime beaucoup, merci. Ah, c'est un beau travail. » Tu vois, ça reste le superficiel. Pas de jugement. Il y en a pour tous les goûts. Mais tu as vraiment celle où, même au-delà de la... coupe, ça veut dire aussi que tout ce temps que tu lui as consacré à la coiffer, c'est aussi l'oreille attentive que tu as portée. C'est peut-être un soutien que tu lui as apporté aussi à ce moment-là. Quelque chose dont toi-même tu n'as pas conscience mais qu'elle va t'exprimer elle-même avant de partir. En te disant là tu m'as fait du bien parce qu'avant d'arriver, je n'étais pas au top mais là je viens de passer un super moment en ta compagnie. Et ça dépasse totalement ce que tu viens de lui faire au point de vue coiffure. C'est vraiment de nouveau dans le lien, dans l'humain, dans ce que tu lui as apporté en tant que personne à personne. Et ça, de nouveau, ça n'a pas de prix. Le point 4, une cliente qui pleure au bac n'a pas besoin de solution. Est-ce que ça t'es déjà arrivé ça ? Alors peut-être pas seulement au bac, peut-être même directement au fauteuil. Bon, moi il faut savoir, je l'ai toujours dit, quand une cliente arrive, elle vient au fauteuil avant même d'aller au bac parce que j'ai besoin de la voir, j'ai besoin de toucher son cheveu et de le sentir tant qu'il est dans son état naturel avant d'être lavé. Je demande même aux clientes si c'est possible de rester au moins deux jours sans se laver les cheveux. Si c'est plus, c'est très bien aussi. Il n'y a que comme ça que je peux vraiment voir comment son cheveu réagit au fil du temps après un shampoing. Il suffit d'avoir ce côté, je suis sûre que ça t'est déjà arrivé, de ressentir quelque chose. C'est comme si tu sentais d'un coup que tu devais être plus attentive à elle. Alors ne serait-ce que de poser tes mains sur ses épaules, de lui apporter une écoute de nouveau. Comme tu peux l'entendre, on parle beaucoup du lien. Parce que notre métier, je suis désolée, mais au-delà de la coiffure, c'est surtout du lien. Et puis là, d'un coup, tu sens que il y a comme une sensibilité, elle va se mettre à pleurer, on ne sait même pas pourquoi. Parce que là, tu es venu toucher à ce moment-là quelque chose dont elle avait besoin. Peut-être qu'elle était dans un état de stress, de grande tristesse, de fatigue ou je ne sais quoi. Et le fait que quelqu'un fasse attention à elle peut suffire à la déclencher. Alors, tu n'as pas spécialement besoin de lui amener une solution à ce moment-là, non. Juste là. Être là, près d'elle, comme un soutien. Juste l'écouter, dépose tes mains si tu veux, montre-lui un geste attentionné, mais sans commencer à lui dire « mais enfin, mais qu'est-ce qui ne va pas madame ? Oh, c'est triste, mais qu'est-ce que je peux faire pour vous ? » Non, non, là elle est en train de se déposer. Elle est juste en train de vider quelque chose qui l'encombrait. Laisse-la faire. Si après, elle a besoin de t'expliquer ou de te poser des choses, OK, mais d'emblée, n'en profite pas pour rentrer dedans, j'ai envie de dire. Juste sentir que tu peux l'apaiser. Et de nouveau, je dis, soit en posant tes mains sur ses épaules, autour de ses bras, n'importe, et lui donner un regard bienveillant. Peut-être juste lui dire... Laissez-vous aller. Ne soyez pas gênés, vous pouvez pleurer. Tendez-lui un mouchoir. Demandez-lui si elle veut un verre d'eau. Ça reste une attention, juste ça. Et rien que ça, c'est précieux pour elle. Dis-moi aussi si tu as pu déjà vivre ce genre de situation. Alors le cinquième point de cet épisode, ça va être la cliente que tu crains te montre souvent quelque chose de toi. Je m'explique. Alors quand on craint une cliente, c'est peut-être un terme un peu fort, je ne sais pas, mais il y a ces clientes qui parfois tu sais qu'elle va venir et que tu n'as pas envie de la voir. Mais pourquoi tu n'as pas envie de la voir ? Qu'est-ce qu'elle éveille en toi ? Qu'est-ce qu'elle vient provoquer ? En quoi elle te dérange ? Alors moi, je l'ai déjà raconté dans plusieurs épisodes, j'ai des cas de figure très différents. J'en ai une, alors je ne vais pas rentrer à chaque fois dans le détail, mais je sais que j'en avais une qui, par exemple, je ne sais pas pourquoi, mais elle me déstabilisait, elle m'impressionnait. C'est une personne qui était une belle grande femme, mais vraiment, elle a une posture, un charisme impressionnant. Et moi, je me suis toujours sentie petite et nulle à côté d'elle. C'est con, hein ? Mais ça, c'est très personnel. C'est chacun déjà comment on se voit et on se ressent. Et donc, cette femme qui chaque fois venait, je m'écrasais à chaque fois. Mais vraiment, quand je dis que je m'écrasais, je ne parle pas en parole, mais je me sentais encore plus petite. Mais j'avoue que c'est jusqu'au jour où on a pu discuter, j'ai même pu l'exprimer. Mais je me suis aperçue qu'en fait, au-delà de son apparence ou de ce qu'elle m'en tout cas me renvoyait, je faisais totalement fausse route. Quand elle m'a dit elle-même, mon Dieu, comment tu fais pour me voir comme ça ? Elle me dit, je me sens moi-même si petite, si insignifiante. Donc tu vois, là, c'est on va dire le côté peut-être extérieur qui en tout cas moi me renvoyait ça, parce que je me suis toujours sentie insignifiante aussi de fait que je suis petite. Donc ça a été vraiment comme un complexe d'infériorité pendant des années. Le fait d'en avoir parlé avec elle, je me suis dit, wow ! Ce n'est pas parce qu'elle est grande, belle et que tout lui va, et qu'elle a l'air d'avoir un charisme extraordinaire, qu'en fait, quand on gratte un peu, derrière, il n'y a plus grand-chose. Alors, ce n'est pas péjoratif, ce n'est pas méchant, c'est qu'en fait, ça reste une personne hypersensible qui ne se sentait pas du tout avoir l'impression de donner autant d'assurance d'elle-même parce qu'elle ne se sentait pas du tout là-dedans. Et puis il y a la cliente qui va venir en sachant qu'elle croit qu'on lui fasse. Elle rouspète. Mais j'en ai eu une comme ça. Pendant des semaines, enfin même des mois, parce qu'à chaque fois qu'elle revenait, c'était pour sa couleur et sa coupe. Et elle trouvait toujours à redire à ma coupe. Et quand je te dis toujours, c'est toujours. Donc à chaque fois qu'elle venait, je me disais, oh non, ça va encore être des complaintes, ça va encore être une critique. Et ça te met en tension, parce que tu essaies à chaque fois de te dire, je vais faire mieux cette fois-ci. Mais je crois que tu ne peux pas faire mieux. Parce que quoi que tu fasses, de toute façon, ça ne va pas aller. Mais il m'a fallu aussi le temps de le comprendre. Ce qui fait qu'un jour, j'ai mis le haut là. J'ai dit, écoute, parce qu'on se tutoyait, je dis, je vois bien qu'à chaque fois que je te fais ta coupe, tu me compares avec le coiffeur d'avant. Mais pourquoi tu n'y retournes pas ? Je ne serai pas vexée, je ne serai pas choquée, je serai même bien contente pour toi et même pour moi. Parce que quelque part, chaque fois que je te coiffe, de toute façon, tu trouves à redire. Jamais je ne te coifferai comme lui. Parce que je n'ai pas sa patte. Ce n'est pas que c'est mieux, moins bien ou mauvais, c'est que c'est différent. Mais pour toi, en tout cas, ça paraît moins bien. Donc, retourne-y. De ce jour-là, ça a été fini. Elle n'y est pas retournée. Elle est restée chez moi, mais elle n'a jamais plus critiqué. Alors, est-ce pour autant qu'elle n'en pensait pas moins ? Je ne sais pas. Mais en attendant, elle m'a fichu la paix et elle ne m'a plus jamais jugée sur ma coupe. Et puis, cette fameuse cliente, celle-là, je vous en ai déjà parlé. Celle qui débarquait au milieu de nulle part et qui me dit j'ai besoin d'un rendez-vous maintenant sinon je vais chez un tel. Et qui moi au début je me dis oh non et elle me met toujours en porte à faux. Je la prends, je la prends pas, je la rejette, mon dieu qu'est-ce que je vais faire ? Non là c'est de fameuse peur de manquer d'argent, de perdre une cliente et ainsi de suite. Donc je la prenais et à chaque fois je l'intercalais jusqu'au moment où je réalisais que ben non. Tout ça pour contenter une cliente, ben j'allais en gêner plusieurs autres parce que j'allais dérégler complètement mon horaire. J'allais prendre du retard. Et puis cette cliente-là que j'intercalais, je l'expédiais parce que je n'avais pas beaucoup de temps pour elle. Donc je ne trouvais pas ça honnête ni pour elle ni pour moi. Donc, de nouveau, pour la xième fois, elle débarque. Et là, je lui dis, écoutez, allez-y. Parce que là, moi, aujourd'hui, je ne peux pas vous prendre. Ah bon, ok, et quand est-ce que tu pourrais ? Et je lui donne un jour ou deux plus tard, je ne sais plus. Elle me dit, ça va, ok, je reviendrai. Mais voyez comme quoi, c'est dingue. C'est ces clientes-là, celles-ci, comme toutes les autres que je vous ai expliquées avant, qui vous apprennent en même temps qui vous êtes, qui vous montrent un peu quelle coiffeuse vous voulez être, ou ne pas être, ou ne plus être. Parce qu'au départ, on rentre dans un moule, celui dans lequel on a été formaté à l'école, celui peut-être qu'on... On a été formaté avec des patrons. Celui qu'on a été formaté par un système parce qu'on s'attend à ce que la coiffure c'est comme ça, Non. Moi je vous dis, après autant d'années, la coiffure c'est quoi ? C'est une relation d'humain à humain avant une transformation capillaire. C'est prendre connaissance de la personne qui est dans votre fauteuil. C'est pas juste de lui faire une image copier-coller d'une photo qu'elle vous apporte. Je voudrais bien ça. Ok, je vous le fais. Merci, au revoir. Il y a des clientes à qui ça va convenir. Et il y a des coiffeuses à qui ça va convenir de travailler comme ça. Très bien, j'ai toujours dit, il en faut pour tous les goûts. Moi, je vous parle personnellement, j'ai appris au bout de X années que tout compte fait, ce n'était pas ça qui me plaisait dans ce qu'on m'a appris au départ dans la coiffure. Ce côté, pour moi, alors je dis, j'ai toujours peur de choquer quand je dis artificiel. Oui, parce que c'est artificiel. Dites ce que vous voulez, c'est artificiel dès l'instant où on transforme quelque chose, au départ naturel et beau, mais qu'on veut, sous prétexte d'embellissement, rajouter ou transformer. Et puis, tous ces photos, évidemment, tous ces médias qui passent et qui montrent des personnes avec un style, il y en a plein qui veulent leur ressembler. Mais est-ce que pour autant, c'est quelque chose qui leur convient ? Ça ! Elles-mêmes le savent ou pas. Et donc il y a ces coiffeuses qui vont simplement faire ce coquet collé et d'autres qui vont inspirer, qui vont proposer, qui vont creuser aussi un peu pour savoir qu'est-ce qui se passe là derrière. C'est quoi la demande ? C'est quoi la recherche ? Parce que lorsque vous êtes dans une transformation totale d'une femme qui arrive, qui a les cheveux bruns, qui est même de couleur naturelle ou pas, puis d'un coup qui arrive avec sa photo et qui dit non, non, là je vais être blonde platine, Alors il y a cet effet de mode, parce qu'à un moment quand c'est la mode, tout le monde prend la même teinte, même si tout le monde ne la porte pas bien. Et puis il y a ce côté où j'ai peut-être envie d'un gros gros changement dans ma vie qui fait que là j'ai besoin d'un truc radical, visible, pour que je puisse en prendre conscience. Et donc ce questionnement, il est important. C'est ça que j'ai mis au fil du temps aussi en place dans mon salon, c'est de parler avec la cliente. Vraiment d'aller déjà l'écouter, comprendre qu'est-ce qui se joue en elle à ce moment-là. Et de nouveau, oui, ce même tempo où on me dit « Oui, mais moi je ne suis pas là pour écouter les clientes, je ne suis pas psy, je me fiche de leurs complaintes. Je ne m'adresse alors pas à toi. » Et c'est très bien, il n'y a pas de souci. De toute façon, ce n'est pas le genre de choses que tu vas venir écouter. Mais toutes celles qui sont déjà venues me voir et qui ont ce besoin d'aller créer ce lien, Là, j'aimerais savoir, est-ce que tu te reconnais dans tout ce que je viens de dire ? Est-ce que ça te parle ? Est-ce qu'aujourd'hui, tu es peut-être dans ce questionnement de... Maintenant, je comprends mieux aussi pourquoi je fais coiffure ou pourquoi je ne me plais plus dans ce que je fais. Parce qu'on a cette croyance que ce qu'on nous a appris à l'école, c'est la coiffure pure et dure. Mais non, il y a tellement d'autres choses. Et c'est là où j'en reviens à tout ce qui est manuel. Tout ce qui est manuel, on a du lien avec les gens avant tout. Que ce soit le menuisier, le plombier, le chauffagiste, n'importe qui. Quand il va trouver la personne pour savoir de quoi elle a besoin, on prend un premier contact humain. On discute. Et puis c'est là qu'on apprend aussi à qui on a affaire et qui nous permet, comme je l'ai dit tout à l'heure, à nous-mêmes nous repositionner. Parce qu'on n'est pas au service d'eux. Non, non, non. On est l'un et l'autre au service de l'un et de l'autre. On a besoin des uns et des autres. Il n'y en a pas un qui est supérieur sous prétexte qu'il vient te payer pour le faire. Non. Parce que s'il te paye pour le faire, c'est qu'il n'est déjà pas capable de le faire lui-même. Donc, respect. Bon, je vais encore pousser mon coup de gueule si ça continue comme ça. Mais tu vois, c'est en t'exprimant tout ça que tout ça me vient toujours à l'esprit dans ce côté de non reconnaissance, de pas de considération pour le manuel et ainsi de suite. Et nous, dans notre métier, pour communiquer beaucoup avec vous, c'est ce qui revient régulièrement et je trouve ça dommage. Donc, j'ai envie de vous dire, faites abstraction de ça. Il y aura toujours des gens pour juger. Mais je suis persuadée que dans votre clientèle, Il y a bon nombre de femmes qui vous considèrent fortement. Prenez juste conscience de ces femmes-là, c'est le plus important. Et bien voilà, c'était ces cinq premiers points que je voulais vous partager ici dans ce premier épisode. Ce sont ces points qui parlent vraiment donc des clientes. mais qui en vrai parle beaucoup de vous aussi. Alors, toi là-dedans, qu'est-ce que tes clientes t'ont appris ? Est-ce qu'il y en a une qui t'a marqué plus qu'une autre ? Écris-le-moi en commentaire, je ferai un plaisir de te répondre. et puis la semaine prochaine je vais te parler des cinq autres celle là elle parle moins des clientes et beaucoup plus de nous alors prends soin de toi et vis ta vie de coiffeuse en créant du lien je te dis à bientôt merci