Speaker #0Vous pensez qu'une bonne coiffeuse doit tout savoir ? J'ai bien peur que ce soit l'une des croyances qui fait le plus souffrir notre métier. Deux coiffeuses peuvent avoir les mêmes connaissances techniques et pourtant obtenir des résultats complètement différents. Je crois que la différence ne se trouve pas toujours là où on le pense. A tout de suite dans cet épisode ! Le cheveu fil de l'âme Ce podcast s'adresse aux coiffeuses qui sentent que la coiffure commerciale ne répond plus à leurs besoins de sens. Je suis Marie-France, coiffeuse depuis plus de 40 ans. J'ai longtemps pratiqué la coiffure de transformation, avant de réaliser que les cheveux ne demandent pas toujours à être changés, mais à être écoutés. A travers mon parcours, j'ai compris que les cheveux parlent, qu'ils racontent l'histoire intérieure des femmes, leurs émotions, leur passage de vie, leurs besoins inconscients. Et que dans notre posture de coiffeuse, soit on peut rester à la surface, soit devenir un véritable espace de rencontre humaine. Alors, pourquoi poser des questions est devenu plus important que d'avoir les réponses ? Parce qu'il y a parfois la jeune coiffeuse qui va chercher la bonne formule, la bonne technique, le protocole avec toutes les réponses qui vont avec. Puis avec les années, on va découvrir quelque chose de plus déroutant. C'est, on aura beau avoir la bonne technique, on peut obtenir un très mauvais résultat. Pourquoi ? Parce qu'il vous manque des informations. Parce que la cliente, elle ne dit jamais tout. Et parfois même volontairement. Parce qu'elle, elle n'a pas idée que c'est vraiment important pour ce que vous allez lui faire en tout cas. Et puis peut-être que parfois, elle a simplement oublié, franchement. Personnellement, il m'est arrivé une situation où un jour, je reçois une cliente. À l'époque, j'étais encore dans les transformations capillaires avec les produits chimiques. Une cliente vient, elle me demande donc un résultat spécifique. Et je vois dans son cheveu, je le voyais tout de suite, pour celles qui ont connu les fameux sprays éclaircissants. Donc c'était carrément de l'oxydant en spray et puis vous aspergez ça et au bout de quelques heures votre cheveu devient tout blond. La clientèle elle trouve que c'est anodin parce que c'est en spray. Elle ne se voit pas qu'on lui met un produit décolorant ni quoi que ce soit. Donc pour elle ça reste anodin. Donc cette cliente me demande un certain résultat. Je vous avoue je ne sais même plus c'était quoi à l'époque mais je savais qu'à cause de ce spray éclaircissant sur ses pointes ça allait vraiment poser problème. Parce que son cheveu n'avait plus du tout la même structure et encore moins la même couleur. Et on voyait que ce n'était pas sur toute la longueur, il y avait une petite repousse. Donc je lui demande, je lui dis, tiens, c'est quoi l'historique de votre cheveu ? Oh ben rien, pas grand-chose, la dernière fois que j'ai fait une couleur, il y a quelques années, donc là franchement, je n'ai plus rien. Je lui dis, vous êtes sûr ? Il n'y a pas eu quelque chose qui a éclairci, un produit que vous auriez mis, même que vous pensez à Nodin, je ne sais pas, un shampoing ou autre ? Non, Je lui dis, vous n'auriez pas mis un spray éclaircissant par hasard ? Oh ça ! Oui mais il y a longtemps, il n'y a plus rien maintenant. Voilà la croyance des clients qui ne connaissent rien aux produits qu'elles utilisent. Vous, vous êtes le praticien, celle qui connaît les produits, alors on ne connaît pas tout non plus. C'est ça le problème. Là, moi j'ai bien pu percevoir qu'effectivement il y avait trace du spray éclaircissant. Donc je le lui dis et je lui explique que ce qu'elle me demande, ça risque de poser problème à cause de ce spray éclaircissant. Donc là, moi je suis claire. Je me protège, entre guillemets, dans le sens où je lui explique qu'on va peut-être faire autrement, mais on va obtenir un résultat qui n'est peut-être pas exactement celui qu'elle voulait. Et tant pis pour elle, dans le sens où moi, je ne suis pas magicienne. Ce qui est dans le cheveu, il est là, je ne peux pas l'enlever. Et c'est là où je veux en venir à ça aujourd'hui. Parce que même sur les réseaux sociaux, je vois encore bien des coiffeuses qui postent des photos en mettant la photo de la cliente avant et le résultat de ce qu'elle voudrait après. Et elles demandent des conseils. Et c'est très bien. Quand on ne sait pas, c'est très chouette de le demander, c'est intéressant. La problématique, c'est que bien souvent, sur les X réponses que je lis derrière, parfois, il n'y en a pas deux ou trois qui se ressemblent. Et je ne dis pas que c'est faux. Je dis juste qu'on a chacun sa perception du problème. Et qu'en plus, comme beaucoup le disent aussi, c'est que bien souvent, le problème, c'est que ça part d'une photo. La personne, elle n'a pas le cheveu dans les mains. Elle n'a pas la qualité. elle n'a pas l'histoire de la femme, elle n'a rien. Et même la coiffeuse qui dit je n'ai fait que ça, ça ou ça, il faudrait l'historique aussi de la personne. Donc toutes celles qui répondent gentiment pour l'aider. Je ne suis pas toujours sûre que ça peut être aidant. Parce que je pense que dans certaines de vos formules, si elle devait l'appliquer, je ne suis pas sûre qu'elle aurait non plus le résultat qu'il fallait. Mais ce serait quand même elle qui serait en cause. Donc donner une réponse toute faite, ce n'est vraiment pas évident. Mais on a cette croyance dans le métier que quand la cliente vient vous voir, elle s'attend à ce que vous sachiez tout. Que vous sachiez tout vert. Que quand elle vient avec une photo pour elle, il n'y a rien d'irréalisable. Ça, c'est comme ça. Je voudrais ça. Merci, au revoir. Euh, oui. Alors, il y a des coiffeuses qui sont assez mal à l'aise et qui ne veulent pas reconnaître qu'elles n'ont pas cette capacité, cette compétence, ou même simplement d'oser dire à la cliente que non, son cheveu ne le permet pas. Et elles préfèrent quand même se lancer dans l'aventure en se disant, chouette, c'est une cliente acquise et elle me fera ma pub. Ouais, sauf que si c'est foiré, elle va vraiment la faire votre pub. Et pas qu'un petit peu, croyez-moi. Alors, posez les questions. Je sais que vous êtes nombreuses à en poser. Mais quelles sont les questions que vous posez réellement ? À part connaître l'historique capillaire et quand je vous dis qu'en plus les clientes bien souvent, elles ne disent pas toujours la vérité et de nouveau, volontairement ou pas. Volontairement dans le sens où c'est comme des petits-enfants, elles ont peur de se faire agrandir. Ou simplement parce qu'elles ne se rendent pas compte de l'impact que peut avoir le produit qu'elles ont utilisé face à ce que vous allez leur faire ce jour-là. Et les clientes qui croient que, ah mais moi j'ai mis ce produit-là il y a au moins trois mois. Ok, mais vu la longueur des cheveux, trois mois, c'est toujours là. Donc quand vous n'avez pas le réel historique, vous êtes vraiment embêté parce que le résultat, et il y en a plus d'une qui l'a déjà vu au shampoing, quand vous rincez la première application de ce que vous décidez de faire, waouh ! Et là vous vous rendez compte que ça va être vraiment, vraiment la course contre la montre pour essayer d'avoir un résultat correct dans le temps qui vous était imparti parce que la cliente suivante va débarquer. Alors les bonnes questions c'est quoi en fait ? Alors, moi je ne vous dis pas qu'il y a une liste de bonnes questions toutes faites, parce que d'une personne à l'autre, sincèrement, ça va changer. Alors, soit c'est vos clientes habituelles, vous les connaissez suffisamment et vous êtes aptes à leur poser des questions, même parfois peut-être un peu plus directes ou plus intimes. Et puis quand c'est une nouvelle cliente, moi j'ai presque envie de vous dire, c'est avec elle qu'il va falloir en poser le plus, parce que vous ne la connaissez pas du tout, vous ne savez pas comment elle vit, comment elle est et ce qu'elle va vous raconter. Donc l'observation déjà vous du cheveu, c'est certain. Vous le lavez dans les mains, vous le sentez, vous sentez sa qualité. Alors parfois ce que je trouve dommage, c'est que c'est vrai quand on applique une couleur, on le fait sur le cheveu sec. Et que parfois le cheveu, même s'il n'a pas été tout à fait propre tout de suite, on le laisse tel quel. Ce que je trouve dommage, c'est quand le cheveu est mouillé, qu'on va vraiment mieux sentir sa qualité. Parce que si la cliente débarque chez vous, qu'elle a fait son shampoing la veille avec un super soin, kératine ou autre, le cheveu est magnifique. Mais une fois que vous allez appliquer, par exemple, votre décolorant ou autre chose, qui soit un peu plus agressif, au moment du rinçage, là aussi, vous risquez d'être surpris, mais pas dans le bon sens. Donc, avoir les mèches mouillées dans les mains, ça permet quand même de connaître réellement leur texture. Et encore, de nouveau, tout dépend du produit que la personne utilise. Si en plus, c'est quelqu'un qui a subi, si c'est quelqu'un qui a reçu un soin kératinique pour lisser. Donc, de nouveau. Ça, c'est vos connaissances. Là, je ne dis pas. Là, vous n'êtes pas censé tout savoir, mais de connaître à fond votre technique et vos produits quand vous les utilisez. Alors, il y en a beaucoup, je vois aussi, qui changent de gamme. Donc, au départ, c'est vrai qu'on tâtonne. Faites des essais. Entraînez-vous sur des mèches. Mais ne prenez pas vos clientes comme cobaye. Et ne prenez pas pour argent comptant les commentaires des autres sur les réseaux sociaux qui vous disent, le produit est génial, moi j'adore, j'ai des super résultats. Ce n'est pas comparatif. Je pense que vous êtes assez consciente pour comprendre que ce qui marche chez l'une ne va pas marcher spécialement chez l'autre. Et ça, c'est là où peut-être je trouve qu'à l'école, évidemment, on ne nous l'enseigne pas non plus. Et je le répète, et je le répète, et je le répète des centaines de fois dans mes podcasts, on a un humain dans nos mains. On n'a pas une tête malléable. Ce n'est pas un crin de cheval qu'on détruit, qu'on reconstruit comme on a envie. Non. Il y a un vécu là-derrière, il y a les émotions là-derrière qui entravent aussi la qualité du cheveu. C'est là où moi en décodage c'est assez facile parce que moi je ne fais pas de transformation capillaire. Donc mon principe c'est de poser des questions à la cliente en lien avec l'état de son cheveu. Mais là on est dans une dynamique d'aller, on va dire, toucher une problématique de vie pour elle aujourd'hui. Donc on n'est pas là pour de la coiffure, on est là pour un accompagnement personnel. Mais ça reste la même chose au niveau capillaire quand vous faites de transformation de produit. Parce que c'est le genre de questions que je posais déjà à mes clientes. Quand je faisais encore de la transformation capillaire ? C'est quoi votre hygiène de vie ? C'est quoi votre alimentation ? C'est quoi les produits que vous utilisez régulièrement ? A quelle fréquence ? Comment ? C'est important ! L'observation extérieure du cheveu est bien, mais de comprendre ce qu'il y a à l'intérieur, c'est encore mieux. Parce que quand le résultat va être là, de nouveau, je vous le dis, si le résultat n'est pas celui que la cliente attendait... elle ne va pas vouloir savoir qu'après vous lui diriez « Ah mais oui, mais vous ne m'aviez pas dit que vous alliez à la piscine et qu'il y avait plein de chlore dans vos cheveux. » « Ouais, non, non, c'est comme si tu disais « Ouais, mais c'est de ta faute, madame, tu n'avais qu'à me le dire. » « Oui, mais la cliente, elle n'est pas là pour raconter sa vie à la base. Elle arrive, elle montre une photo, je veux ça, point barre, le reste, ça t'appartient. » Alors c'est là où je dis qu'on n'a pas toutes les réponses. C'est là où il faut en tenir compte et pouvoir exprimer à la cliente « Euh, oui, mais bon, moi, là, j'ai besoin de savoir ça, ça, ça. » Et si elle ne sait pas répondre, Il faut toujours mettre les petits guillemets et de dire, on va faire pour un mieux. Si tu sens que c'est vraiment peut-être compliqué, préviens-la que le résultat ne sera peut-être pas tout à fait à la hauteur de ce qu'elle attend. Et lui expliquer aussi pourquoi. Et quand tu es honnête avec ça, tu passes beaucoup plus pour quelqu'un de professionnel que quelqu'un qui fait genre, je sais tout, je vais te le faire, mais qu'en fait je ne l'ai pas fait, puis qu'en plus après tu l'accueilles parce que c'est elle, la cause. Pas très professionnel ça. Alors je ne dis pas que vous le faites, mais j'en reviens vraiment à ces questions. Parce que toutes ces questions que je vois passer sur les réseaux sociaux, c'est chouette. Mais à travers un biais comme ça de vidéos ou de photos, ça ne représente en rien la réalité. Personnellement, plus j'avance dans mon métier, moins je cherche les réponses et plus je cherche les bonnes questions. Parce que ça revient au même mois avec le décodage. Je questionne, je regarde ce qui résonne, je regarde ce qui ne résonne pas, j'avance avec la personne, mais je n'arrive pas avec une réponse toute faite. Je n'arrive pas avec une vérité, ni même un diagnostic qui va donner la réponse à la personne. Non, la réponse que vous, vous devez lui donner en transformation capillaire, c'est le résultat qu'elle attend. Mais pour ça, il vous faut poser un diagnostic sain et qui soit... correctes, en gardant toujours à l'esprit, comme je vous disais, que vous n'aurez jamais toutes les réponses. Donc c'est ça, de garder une marge d'erreur, de ne pas se lancer en se disant, ouais c'est facile en plus, là machin, je ne déciderai pas les noms des produits mais on sortit un nouveau truc qui est génial, qui donne des super résultats et waouh, non. Et même eux, on ne va pas leur jeter la pierre, ils créent un produit qui va d'une certaine sorte mais Est-ce que réellement c'est testé sur tous les types de cheveux, de tous les types de personnes, avec leur vécu différent ? Non ! Donc gardez toujours cette marge d'erreur. Alors il y en a certaines qui vont me dire, oui mais attends, à un moment donné les questions, je veux bien moi, mais je ne vais pas commencer à les creuser dans sa vie et savoir, je suis désolée, mais quand tu poses un diagnostic, c'est lui qui va te donner ton résultat final. Donc c'est lui qui va te prendre le plus de temps au départ, peut-être. Alors plus de temps, soyons clairs, quand j'entends qu'il faut parfois 5 heures pour faire un... l'application de vos, alors qu'on n'appelle plus ça des balayages, soyons clairs, mais je ne suis plus dans la course. Même là, vos résultats ne sont pas toujours probants, parce que justement, le diagnostic à la base n'a pas été fait correctement. Ça par contre, c'est une base qu'on apprend à l'école, mais pas sur les mêmes bases, pas sur les mêmes questions. De savoir ce que la cliente pratique comme produit, utilise et tout, c'est une chose. Savoir ce que vous, vous allez appliquer. Et l'interaction que ça peut avoir, c'est encore autre chose. Mais connaître sa vie, c'est important. Mais il y a une différence évidemment entre être curieuse et être intrusive. Parce que je sais que beaucoup d'entre vous ne vont pas oser poser certaines questions parce qu'elles ont peur d'entrer dans la vie privée de la cliente. En réalité, ces certaines questions sont indispensables. Comment est-ce que vous entretenez vos cheveux ? Qu'est-ce que vous mettez dessus ? Comment vous les coiffez ? Est-ce que vous prenez un traitement ? Je parle d'un traitement médicamenteux. Est-ce que vous avez vécu un changement important ces derniers mois dans votre vie ? Parce que ça, ça peut avoir une interaction au niveau hormonal et autre. Qui peut avoir cette interaction aussi au niveau du capillaire ? Ce ne sont pas des questions pour satisfaire une curiosité, non. Ce sont des questions pour comprendre quelle est la personne qui est devant vous. C'est un peu comme le médecin qui va poser des questions avant de prescrire un médicament. Vous allez me dire, la comparaison est forte. Je suis désolée, non, pas du tout. Vraiment pas. Dans n'importe quel domaine, dès l'instant où on va... appliquer ou apporter un changement à la personne, il faut quand même qu'on sache sur qui on le fait, et comment et pourquoi, à partir de quoi on démarre. Alors une belle comparaison, si vous voulez, c'est comme le jardinier qui va regarder la terre avant de pouvoir mettre ses plantes. On ne mettra pas n'importe quelle plante à n'importe quel endroit. Vous allez me dire, ok, elle est où la comparaison ? C'est tout le temps la même chose. Connaître. Alors, son produit, oui, mais son, alors j'ai envie de dire sa cliente. Parce qu'elle, de nouveau, comme je disais, ce n'est pas une tête maléable, c'est un être humain qui, à l'intérieur, il y a une physiologie dans le corps qui amène des transformations naturelles au niveau capillaire, dont vous n'avez pas conscience. S'il y a un traitement médicamenteux, ça peut énormément interagir. Vous savez, il y a une époque, alors vous, il y en a peut-être d'entre vous qui sont trop jeunes pour s'en souvenir, mais ou l'avoir même déjà entendu. À une époque, on disait les femmes qui étaient enceintes, les femmes qui étaient réglées, ménopausées ou autres, ça posait problème au niveau de la prise de la permanente ou d'une couleur ou même de la tenue d'un brushing. Des excuses ou pas, des arguments réels ou pas, j'en sais rien, mais ce qui vous prouvait quand même que tout le monde en tenait compte. Je ne sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui. Mais on disait même que monter une mayonnaise quand on a ses règles, ça ne marche pas. On ne cherche pas à savoir pourquoi, mais toujours est-il que la physiologie du corps a une interaction à l'intérieur et votre cheveu est en lien direct avec l'intérieur du corps. Donc vous ne pouvez pas dire qu'il n'y aura pas d'interaction. Gardez bien ça en tête. Dites-moi ce que vous en pensez, est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce que pour vous le fait de connaître simplement ces produits c'est suffisant ? Est-ce que vous avez déjà eu des situations où vous étiez persuadé d'avoir le résultat voulu parce que vous connaissiez votre produit ? Mais qu'en fait, ça ne s'est pas du tout avéré comme ça. Est-ce que vous avez déjà eu des cas où le cheveu a réagi d'une manière totalement inattendue ? Et plus encore, avez-vous été assez responsable pour comprendre que l'erreur venait de vous et non pas de la cliente ? Parce que c'est comme je vous dis, la cliente, quand elle arrive, elle ne va pas vous donner toute son étendue de vie. C'est vous qui devez poser les questions. Elle n'a aucune idée qu'il puisse y avoir un lien interactif entre ce qu'elle a pu faire, ce qu'elle prend, ce qu'elle n'a pas fait et le résultat voulu. C'est votre responsabilité. Et c'est là où je dis, une coiffeuse n'est pas obligée de tout savoir. Et elle ne peut pas tout savoir. Parce qu'elle n'est pas seule à décider et tout ne dépend pas que de vous. Vous êtes deux personnes en lien, deux personnes qui devaient apprendre à se connaître. afin d'obtenir un résultat optimal. Si vous voulez partager vos expériences, ce serait avec plaisir et ça pourrait en faire grandir d'autres aussi. Et puis ce n'est pas une question de jugement, ce n'est pas la peine de dire « Ah ouais, tu vois, tu as foiré ton coup, tu aurais dû, tu aurais dû... » Non ! J'espère juste qu'aujourd'hui, alors je ne dis pas que je détiens la vérité, la solution, mais je sais que c'est un point hyper important dans notre métier. Vraiment. Après, faites-en ce que vous voulez. A bon entendeur. Au plaisir. Merci de m'avoir écoutée. A bientôt.