Speaker #0Vieillir dans un métier où l'on parle constamment d'apparence. Peut-on être coiffeuse sans suivre tous les codes de la beauté ? C'est une question que je me suis souvent posée. Personnellement, bientôt 58 ans, pas de coloration, pas de maquillage, habillée de la façon la plus simple qui soit. On m'a souvent dit que je n'avais pas l'air d'une coiffeuse. Mais c'est quoi l'air d'une coiffeuse ? Et passé un certain âge, à quoi doit ressembler la coiffeuse ? On en parle tout de suite dans cet épisode. A tout de suite ! Le cheveu fil de l'âme. Ce podcast s'adresse aux coiffeuses qui sentent que la coiffure commerciale ne répond plus à leurs besoins de sens. Je suis Marie-France, coiffeuse depuis plus de 40 ans. J'ai longtemps pratiqué la coiffure de transformation, avant de réaliser que les cheveux ne demandent pas toujours à être changés, mais à être écoutés. À travers mon parcours, j'ai compris que les cheveux parlent, qu'ils racontent l'histoire intérieure des femmes, leurs émotions, leurs passages de vie, leurs besoins inconscients. et que dans notre posture de coiffeuse, soit on peut rester à la surface, soit devenir un véritable espace de rencontre humaine. Alors c'est vrai qu'on est dans un métier qui demande quand même de côtoyer la beauté, l'apparence, l'esthétique, tout ce qui joint à l'embellissement de la femme. Et ça je le dis encore bien souvent, pourquoi embellir quelqu'un qui est déjà belle ? En fait, aujourd'hui, j'aurais envie de m'adresser à toutes ces coiffeuses de passé 45-50 ans, il y en a encore beaucoup, même à 60, qui coiffent encore, et connaître leur point de vue sur l'apparence extérieure de la coiffeuse aujourd'hui. Alors, maintenant vous connaissez mon âge, donc j'avoue que moi, dans les années 80, c'était peut-être un peu péjoratif, mais on savait qui était coiffeuse. Elle avait une apparence terriblement extérieurement... profondément esthétique. Ce n'est pas un jugement, ce n'est pas une dégradation, c'est juste une constatation. Hyper bien coiffée, hyper maquillée, hyper sapée à la dernière mode, c'était la coiffeuse. Alors c'est peut-être, oui, si, ça peut vous paraître pejoratif, mais moi c'est ma constatation que j'ai faite lorsque j'étais à l'école de coiffure, où je me souviens que toutes mes copines de classe, elles avaient réellement l'allure pure et dure de la coiffeuse. Nickel sur elles. C'est là où moi déjà dès le départ je me disais mais qu'est-ce que je fais dans cet univers ? Ce n'est pas du tout mon style, mais vraiment pas. Et encore plus aujourd'hui, mais c'est totalement assumé. Donc voilà, ces femmes qui vieillissent et qui sont dans le monde de la beauté, de l'esthétique, de l'apparence, est-ce qu'elles sont obligées d'avoir une image extérieure parfaite pour montrer à leurs clientes qu'elles sont de bonnes coiffeuses et qu'elles sont à la pointe de la mode ? Ben moi je ne crois pas. Alors, personnellement, je ne coiffe plus dans le côté esthétique, dans le sens où je ne fais plus de transformation capillaire, je suis dans le décodage, mais ça n'empêche, je suis dans les coupes. Je suis quand même dans la transformation capillaire, autre qu'avec des produits. Donc, effectivement, connaître la dernière mode. Mais je ne coiffe pas en fonction de la mode. Personnellement, dans mon salon, je coiffe en fonction des émotions et en fonction de la personne, dans ce qu'elle vit et dans ce qu'elle veut vivre. Donc moi, mon allure, en fait, elle a toujours été pratiquement la même. Même s'il y a eu une phase dans ma vie où j'ai essayé de rentrer dans un moule esthétique, mais voilà, je ne me sentais pas spécialement à l'aise. Aujourd'hui vous arrivez dans mon salon, si vous ne savez pas que c'est un salon de coiffure, déjà parce qu'il ne ressemble pas vraiment à un salon de coiffure à part le bac à shampoing, je n'ai pas l'allure de la coiffeuse proprement dite non plus. Après aujourd'hui j'ai plein de collègues qui n'ont pas spécialement l'air d'une coiffeuse non plus. Mais de nouveau, j'en reviens avec l'idée de la coiffeuse qui vieillit. Comment vieillit-elle dans ce métier ? Est-ce qu'elle se sent à l'aise face à ce monde artificiel ? Est-ce qu'on a vraiment besoin de se montrer sous une image parfaite pour avoir l'impression de rendre ce côté pratique parfait aussi ? Je ne pense pas. Surtout passé un certain âge, on se doute bien que derrière, il y a, comme on dit, de la bouteille. Il y a des gens qui sont là depuis des années. Ils n'ont franchement rien à prouver. Alors évidemment, c'est d'avoir suivi quand même une évolution, bien sûr, parce que dans ce monde, il y a beaucoup de choses qui changent, qui évoluent. Même si c'est un éternel recommencement dans les effets de mode, il y a quand même de la technique, de la pratique et des choses qui changent en permanence. Ça pourrait être sympa aussi parce que ça pourrait montrer à nos propres clientes qu'on n'a pas besoin d'avoir une image esthétique parfaite pour avoir l'impression de moins vieillir. Parce que je suis désolée, mais la vieillesse, elle s'installera de la même manière. On aura beau la camoufler à l'extérieur, dans le corps, on ne va pas pouvoir y faire grand-chose. Alors je peux comprendre que ce soit une problématique pour certaines femmes de se montrer sous son meilleur jour et encore. Moi, personnellement, je vois des femmes vieillissantes, tout à fait naturelles, tout à fait bien dans leur peau. Et ça, je trouve que c'est leur meilleur jour. Elles ont l'air tellement en accord avec elles qu'elles le vivent totalement bien. Alors, c'est valable pour celles qui ne se maquillent pas et qui ne se coiffent pas exceptionnellement à la dernière mode, tout comme pour ces femmes qui se coiffent et se maquillent à la dernière mode, bien sûr. Il y a la manière, j'ai envie de dire, de le transpirer, la manière de l'exprimer. On le sent quand la personne est à l'aise avec elle-même, quand elle est en accord, quand elle est sereine, quand elle n'a pas à jouer une image qui n'est plus elle. Donc l'image que vous renvoyez, elle est ce qu'elle est, c'est d'aller voir si vous essayez de mettre un masque sur quelque chose qui de toute façon est là et que vous ne pouvez rien y faire. Alors on a eu ces années où je disais, on repérait facilement une coiffeuse. Aujourd'hui, je pense que ça passe un peu... À la trappe, entre guillemets, on a chacun son style et ce n'est pas du tout absolument la dernière mode. Mais ce serait l'idée qu'aujourd'hui, on puisse faire passer ce message à ces femmes, qu'il n'y a pas besoin de se transformer pour bien vieillir. Et ce n'est pas parce qu'une coiffeuse n'est pas hyper bien coiffée, maquillée ou sapée à la dernière mode, qu'elle est mauvaise coiffeuse. Mais on est dans une société où on a quand même tendance à juger à la base sur quelque chose d'extérieur, de ce qu'on renvoie. Mais de nouveau, la femme, qu'est-ce qu'elle renvoie, elle, à travers ce qu'elle est ou ce qu'elle pense ou ce qu'elle ressent ? Est-ce que dans sa tête, elle suit juste une idée de ce que la société nous renvoie aujourd'hui et donc elle rentre dans un moule, même si à l'intérieur, ce n'est pas ça qu'elle vit mais qu'elle veut faire partie de ce moule, ou bien elle est totalement à l'aise ? et elle porte et elle se comporte comme elle le sent. Alors de nouveau, j'ai déjà vu des coiffeuses hyper coiffeuses. Je suis désolée, ce n'est pas pour autant que la compétence, elle est là derrière. Parce que de nouveau, c'est un peu le reflet de la personne qui veut se montrer autre que ce qu'elle naît. Alors oui, même si elle a choisi son métier, mais c'est comme dans n'importe quel métier. Ce n'est pas parce que le métier, on le choisit. qu'on le réussit, on est d'accord. Et il y en a, même après un bon nombre d'années, on dirait qu'elles n'ont toujours pas réussi à capter la technique ou l'approche, je ne sais pas, mais la compréhension de quelque chose. Et donc tout le monde ne pratique pas son métier à la perfection. De nouveau, la perfection reste très subjective. Alors je repose ma question. à ces fameuses coiffeuses qui ont entre 45, 50, parfois même 60 ans ? Comment vieillissez-vous dans un métier où l'on parle constamment d'apparence ? Ce métier dans lequel l'image est partout. De nouveau, comme je disais, dans les cheveux, la couleur, la coupe, la mode, les tendances. surtout celles qui ont cet âge-là aujourd'hui, elles viennent donc d'une génération où, je vais dire, on commençait déjà à coiffer dans les années 80, quoiqu'il y a des femmes qui ont commencé sur le tard, on est d'accord, mais disons que celles qui ont commencé dans les années 80-90, on avait cette injonction, je pense, de devoir être impeccable, à la dernière mode, d'avoir un style, une allure. Et encore, on avait chacun son style et son allure, soyons clairs. Mais on sentait qu'il y avait cette approche Hum... de la mode qui était très présente. Et j'en reviens à ma situation où je vous dis, moi, je n'ai jamais vraiment réussi à rentrer dans cette mode-là. Et le peu de temps que je l'ai fait, ça n'a pas du tout collé à ma peau, vraiment. Donc aujourd'hui, pas de couleur, pas de maquillage, des habits très simples, et moi, ça me va très bien. Alors des fois, je me dis peut-être que la cliente, quand elle rentre dans le salon, elle s'attend à voir quelqu'un de... Ah ouais, on voit bien que c'est une coiffeuse. Non, aujourd'hui, je ne pense pas qu'elle cherche ça. Je crois que vraiment aujourd'hui, elle cherche la compétence. Elle cherche vraiment la personne en qui elle peut avoir confiance, qui a peut-être une réputation, qui a quelque chose où on sait qu'on peut y aller. suffisamment en confiance. Parce que ce n'est pas mon allure extérieure qui va lui démontrer ce que je vais être capable de lui apporter. Ce n'est pas parce que j'ai la dernière coupe à la mode que je vais lui faire un truc super chouette. Je vous dis de nouveau, ça ne définit pas vos compétences. Vraiment. Aujourd'hui, on n'a rien à prouver. On ne fait qu'éprouver. Et le faire éprouver à la personne. Alors quand elle vient, Et quand elle ressort et qu'elle se dit juste « Waouh ! » Là, elle a senti que quelqu'un avait la compétence dans les mains. Ce n'est pas ce que je porte qui va lui apporter un plus. Ce n'est pas ma couleur de cheveux aujourd'hui qui va l'aider. Quoiqu'aujourd'hui, mes cheveux gris pourraient justement l'influencer à se dire « Ah oui, elle assume. Il serait peut-être temps que j'assume aussi. » Alors le « il serait peut-être temps » , soyons clairs, ce n'est pas pour tout le monde non plus. On est d'accord. On a envie ou on n'a pas envie, ça c'est encore très personnel. Ce n'est pas non plus mon maquillage qui va l'accompagner dans sa démarche, encore moins ma tenue, franchement. Là où vous excellez, c'est dans votre présence, dans votre écoute, votre expérience, la dextérité dans vos mains, votre observation, l'accueil que vous allez réserver à votre cliente, déjà là. J'en ai déjà parlé dans des épisodes, l'accueil de la cliente est primordial, qu'elle se sente déjà suffisamment à l'aise. Et face à vous, que vous soyez jeune, moins jeune, plus âgé, ce n'est pas ça qui compte. C'est ce que vous allez dégager, c'est ce que vous allez créer tout de suite comme lien avec cette personne. Je pense que c'est une réflexion qui mérite d'être posée aujourd'hui parce qu'il y a beaucoup de femmes, de coiffeuses ou de clientes justement, qui vivent difficilement ce fait de vieillir. Alors je l'entends plus moi dans mes clientes, évidemment. Vieillir, ce n'est pas un problème à corriger, non. Ce n'est pas comme si on pouvait cacher toutes les rides. Alors oui, à moins d'une chirurgie esthétique, mais et encore. Elles sont tellement représentatives de votre vécu. Et soyez fiers de votre vécu. Que vous soyez cliente, que vous soyez coiffeuse. Vos cheveux blancs, c'est la même histoire. Et en même temps, c'est une toute autre histoire. Parce que je sais que pour certaines, c'est très compliqué. Là aussi, il y a des épisodes que j'ai consacrés totalement aux cheveux blancs et même des interviews, donc je vous invite à aller les écouter et vous les retrouverez facilement sur la page grâce au titre. Alors, même si on vit dans cette société qui valorise énormément la jeunesse de par ce qu'il nous montre à travers les magazines, je trouve que quand notre métier tourne autour de l'image, on peut facilement se laisser embarquer dans cette ligne-là. Et pourtant... À quel moment est-ce qu'on essaye de préserver notre propre image ? À partir de quel moment on essaye de lutter contre une réalité qui est simplement en train d'arriver ? Parce que vieillir, c'est naturel. Il y a tout qui va changer en vous. Vos cheveux, votre peau, votre énergie. Il y a plein de choses qui changent. On change soi-même. Et l'accueillir, c'est beau. Parce que vous n'avez pas d'autres possibilités. Et vouloir combattre quelque chose de naturel, c'est épuisant. Vouloir conserver une image, je ne vais peut-être pas dire de nos 20 ans, mais peut-être même de nos 30, n'importe, mais ça épuise. Et retenir le temps, c'est juste impossible. J'aime cette phrase quand on peut dire que la personne qui essaye de montrer une jeunesse qui n'est plus là, elle pourrait simplement montrer la beauté de ce qu'elle est devenue. Alors ça peut être très sensible, je le rencontre aussi moi avec mes clientes qui ont parfois ce mal dans ce qu'elles ont vécu, parce qu'elles se souviennent de leurs souffrances, de leurs blessures et que parfois ça peut plomber. Mais en fait ça fait qui vous êtes aujourd'hui, dans votre force, dans votre résilience, dans ce que vous avez été capable de mettre en place pour être toujours là aujourd'hui. Alors pourquoi vouloir camoufler tout ça derrière des apparences pseudo enjolivantes et rajeunissantes ? Alors je ne vous dis pas d'arrêter les colorations, ni d'arrêter de vous maquiller ou de bien vous habiller, non. De nouveau, c'est toute la conscience qu'on va y mettre derrière. Qu'est-ce que je veux montrer de moi ? Une femme encore jeune et parfaite à l'extérieur, mais qui à l'intérieur est complètement démontée, détruite ou abîmée. Ou bien juste de pouvoir montrer aussi votre faiblesse par moment. Vous savez, moi les clientes, quand elles arrivent, des fois, on m'a déjà dit « Waouh, t'as pas ta tête des bons jours » . Ouais, ça arrive, je suis désolée. Je suis désolée. Alors on nous a appris qu'en tant que commerçant, on devait toujours avoir le sourire, mettre nos problèmes de côté et accueillir la cliente. Je ne suis pas Wonder Woman, moi. Il y a des matins où oui, je préférerais fermer boutique que d'ouvrir la boutique. Mais non, je ne peux pas systématiquement, parce que ça peut m'arriver tout un temps, d'avoir mauvaise humeur, quelque chose que j'ai du mal à traîner derrière moi. Mais est-ce que je dois fermer le salon pour autant ? Non. Et puis le vivre avec les clientes, parfois, alors je ne leur dépose pas tous mes problèmes, mais vivre au contact de ces clientes me permet justement de me donner une diversion, de penser à autre chose et de requinquer mon énergie. Alors je ne dis pas que c'est facile, mais ça fait du bien. Et la fin de la journée, des fois je me dis, j'ai bien fait d'avoir travaillé aujourd'hui. Et puis les rencontres en général, elles viennent là pour vous booster. Elles viennent là peut-être juste pour vous écouter. Elles viennent là avec de l'empathie, avec de l'écoute, avec tout ce que vous avez besoin ce jour-là. Faites confiance. Et ce n'est pas une histoire d'âge. Et pour même ces personnes qui sont vieillissantes, ces coiffeuses qui comme moi vont passer déjà un certain cap, on sait déjà tout ça. Et puis on connaît notre clientèle. Limite, vous pouvez même peut-être décider de qui vous allez recevoir ce jour-là et pas un autre, ou de modifier un rendez-vous si ça vous plaît. Écoutez-vous, respectez-vous. C'est quoi cette intention que l'on met derrière nos actes ? À quel âge que nous ayons ? Et dans quel métier que nous soyons ? Mais là oui, je m'adressais à ces collègues coiffeuses qui... qui ont déjà un certain âge et que j'entends parfois dire « je suis fatiguée du métier et je me réjouis d'être à la pension » . Et on sent que ces dernières années-là, elles vont être vraiment difficiles et ça va être tirailler, tirer la corde jusqu'au maximum et peut-être qu'elle va craquer même avant la pension. C'est dommage. Alors je ne dis pas que c'est dans le fait de ne pas montrer qu'on vieillit et de donner son apparence, là non. On parle vraiment aussi du métier dans ce que l'on vit tout au long de notre carrière. dans ce domaine, parce que je trouve qu'on le donne beaucoup. On entend toute la journée les complaintes ou pas. Ce n'est pas tout le temps, bien sûr, mais c'est souvent. On se met des pressions. On peut vieillir avant l'âge dans ce métier-là, c'est certain, comme dans beaucoup d'autres métiers, soyons clairs. Ce qui est sympa dans notre domaine, puisqu'on est justement dans ce domaine de la mode, de l'apparence, c'est de privilégier l'être au lieu du paraître. Parce que je pense que même justement les clientes ont besoin de ça aujourd'hui. Elles ont besoin de voir des femmes vraies. Des femmes qui prennent soin d'elles mais sans se battre contre elles-mêmes. Des femmes qui s'acceptent et qui montrent qu'il est possible de vieillir sainement. Parce que finalement quand on se sent bien avec nous-mêmes, ça, ça se voit aussi. Je vous dis, ce n'est pas en mettant des masques de couleurs et autres qu'on va camoufler vraiment notre mal-être. Et puis vous, collègues de la coiffure, évidemment, vous l'avez déjà certainement ressenti dans les cheveux des clientes. Parce qu'elles auront beau vouloir essayer de cacher un certain âge, le cheveu, lui, de nouveau, il ne ment pas. Il est l'expression extérieure de ce qui se passe à l'intérieur. Donc un corps qui vieillit, ça va se ressentir aussi dans le cheveu. Mais de manière différente pour chacune. Parce qu'évidemment, après... Tout dépend de ce qu'elle met dans son corps, comme on dit. Si elle a un bon entretien d'hygiène alimentaire, d'hygiène de vie, son cheveu vieillira bien aussi. Donc il n'y a pas besoin d'aller camoufler quoi que ce soit. Mais ça reste un avis personnel. Alors vous, collègues de la coiffure, celles qui ont déjà un grand âge, qui ont déjà derrière elles un bagage depuis de longues années, ou même peu, parce qu'aujourd'hui l'âge il est quand même là, qu'on ait du bagage ou pas. Comment est-ce que vous vivez ces instants-là pour vous ? À part que ça représente peut-être une fin de carrière, sans parler aussi de celles qui attendent quand même la fin pour se retrouver vraiment à l'arrêt complet parce qu'elle sature, c'est comment vivez-vous votre âge dans ce domaine de l'apparence, face à vos clientes et surtout face à vous-même ? Est-ce que vous vous sentez vous-même enfermé dans un système sociétal qui nous renvoie sur l'image ? de la coiffeuse parfaite. Je serais curieuse de vous lire. Aujourd'hui, personnellement, je ne cherche plus à paraître. Je cherche juste à être. Et franchement, c'est un vrai soulagement. Merci de m'avoir écoutée et je vous dis à bientôt dans le prochain épisode. Merci.