- Andréa
Choisis un milieu, et ensuite, l'oiseau à qui le nid appartient. Une seule bonne réponse.
- Solène
Le Fil de la Mer, le podcast de la Fresque Océane qui part à la rencontre des scientifiques, des personnes engagées et du grand public pour sensibiliser sur les enjeux de l'Océan.
- Andréa
Dans les troncs, tu penses que... Oui. Peut-être que t'as déjà vu ça. Je pense que ça serait qui ?
- Solène
Dans cet épisode, nous partons en immersion dans la réserve naturelle du Bagnas, situé à quelques kilomètres de Marseillan et de l'étang de Thau, où se déroulait l'épisode précédent. Deux lagunes voisines, mais pourtant très différentes. Là où l'étang de Thau est fortement salé et largement ouvert sur la mer, le Bagnas est une petite lagune alimentée surtout par les eaux douces. Résultat, une faune et une flore singulières qui témoignent de la diversité remarquable des lagunes méditerranéennes.
- Andréa
Tu le connais ? Trop beau !
- Orateur #3
Il est beau, mais non !
- Andréa
C'est le guépier de Rampu.
- Solène
Gérée par l'ADENA, une association de préservation des milieux naturels, cette lagune protégée révèle un autre visage du littoral et de ses enjeux. Nous retrouvons Andréa, éducatrice nature et chargée de communication de l'association, à l'endroit qu'elle préfère dans la réserve, l'observatoire qui surplombe la roselière.
- Andréa
C'est un ponton qui est un peu suspendu. C'est assez rigolo, on a l'impression de flotter juste au-dessus de la roselière. Je trouve ça vraiment magique. Donc on est entouré de grands tiges de roseaux. Elle est un peu en transition, donc on a encore des fleurs, des inflorescences. Et puis on a le jeune roseau qui pousse, qui est bien vert. Donc on a un mélange de jaune et de vert. Juste après, on a une rangée d'arbres qui sont des tamaris. Et c'est sur ces tamaris que les hérons vont faire leur nid aussi. Pour la nidification, c'est vraiment des endroits très très importants. On voit quelques hirondelles voler là. Ils mangent les moustiques, c'est bien pratique. Et juste derrière, on a une vue imprenable, sur l'étang du Bagnas, l'eau est bien bleue, parce qu'il fait très très beau aujourd'hui. Et tout au fond encore on a un élément du patrimoine, de Agde. On a le Mont-Saint-Loup, l'ancien volcan de Agde. Donc c'est chouette, on est vraiment ancré au quart du territoire et vraiment on est au coeur de la végétation, une nature entourée d'urbanisation un peu plus loin et de champs. Mais on a vraiment un écrin naturel assez remarquable ici. On est vraiment très très bien.
- Solène
C'est vrai qu'on entend un peu la route.
- Andréa
Alors c'est vrai que quand on est à l'aire d'observation, on entend la route. Mais quand est au coeur de la réserve, c'est le silence complet. On a l'impression d'être au bout du monde alors que... On est au milieu des roseaux, mais les roseaux donnent cette impression-là. Mais c'est vrai que notre réserve, elle est scindée en deux. Donc même quand on regarde, parfois, sur le côté, on voit le train qui passe. Donc le train assemble la réserve en deux. Et du coup, c'est réfléchir à cette urbanisation. En fait, si on ne s'était pas battu pour cette zone il y a 40 ans, mais ici, il y aurait des bâtiments, ça serait super urbanisé. Et donc on n'aurait pas toute cette biodiversité, ni tous ces écosystèmes-là.
- Solène
Le combat dont parle Andréa est à l'origine de la création de l'ADENA en 1976. Julia, la directrice de l'association, revient sur la naissance de cette mobilisation citoyenne qui a duré 7 ans avant de porter ses fruits.
- Julia
Il y avait un projet de parc d'attraction sur la partie sud et les citoyens en avaient marre de voir leur littoral se bétonner et donc se sont battus contre les élus de l'époque qui étaient pour le projet de parc d'attraction, qui allaient créer des emplois, etc. Et donc c'est grâce à la richesse, notamment en oiseaux, avifonistiques, qu'on a pu protéger ce site sur le long terme, parce qu'une réserve naturelle derrière, c'est un décret ministériel qui classe à vie un espace. Historiquement, la réserve a été classée pour ses enjeux oiseaux, mais aujourd'hui, c'est vraiment une richesse en biodiversité de tout type, que ce soit pour les végétaux, pour les reptiles, les amphibiens.
- Solène
Le combat est toujours d'actualité, parce qu'il y a toujours des menaces sur ces réserves dans cette zone très touristique.
- Julia
Le combat a évolué, il y a toujours des choses à préserver et le besoin de se faire entendre. Mais je pense sincèrement qu'aujourd'hui les décideurs locaux sont fiers d'avoir cet espace naturel sur leur territoire. Et qu'au contraire, ils sont maintenant aujourd'hui sensibles aux questions paysagères, du beau, du bien-être. On sait aussi qu'on a besoin de la nature pour se sentir bien. Je pense que l'enjeu qu'on a avec les collectivités, il est plutôt de comment justement accueillir le public, accueillir les touristes sans dégrader la réserve. C'est vrai qu'aujourd'hui, on a un site qui est fermé au public. Il y a certains points de vue et accès qu'on laisse ouverts au grand public avec des points de vue magnifiques sur la réserve. Mais ensuite, c'est vrai que pour vraiment pénétrer au cœur de la réserve, il faut être accompagné par les guides de la réserve.
- Solène
Dans la réserve naturelle du Bagnas, la sensibilisation passe aussi par l'expérience. Guillaume, Gislaine et Eric participent à un jeu de pistes imaginé pour découvrir la réserve autrement.
- Speaker #4
Mais son grimoire qui contient des informations sur les bâtiments a tombé dans le marais. L'eau a effacé ses notes. Heureusement, des coffres cachés sur le domaine contiennent de précieuses informations sur les bâtiments. Réussirez-vous à les retrouver afin de compléter le plan avant l'arrivée des animaux. Gislaine, feu ?
- Solène
Alors, c'est quoi ?
- Lauriane
C'est le jeu de pistes, en fait. On fait autour du domaine du Grand-Glavelet.
- Solène
Lauriane, chargée d'accueil de la réserve.
- Lauriane
Le but du jeu, c'est de retrouver ses coffres et de trouver des informations. Ça va nous permettre de découvrir l'historique du domaine, puisqu'on est sur un ancien domaine viticole. Et à travers ce jeu de pistes, on a aussi des informations sur la biodiversité.
- Solène
Ok, super. Sauf que là, ils sont partis.
- Lauriane
Eh bien là, ça y est, ils sont partis.
- Solène
Je vais essayer d'aller les retrouver.
- Speaker #5
C'est le 3. T'as des numéros déjà ? Ah d'accord, le 3, le 8.
- Speaker #6
Le 9.
- Speaker #5
Et le 9.
- Speaker #6
C'est ça ? Alors, à travers les fenêtres creusées par les soldats pendant la seconde guerre mondiale on peut observer côté sud ouest la cheminée de... La cheminée de ?
- Speaker #5
La cheminée de... c'est marqué de Maraval ! Maraval. Alors après, qui servait pomper l'eau pour les vignes. Côté nord on distingue le vieux bâtiment où l'on produisait du sel. Aujourd'hui c'est une roselière qui sert d'abri à de nombreux animaux comme la... ?
- Speaker #4
La roselière ? Ah oui, il y avait pas de roselière ?
- Speaker #6
Non, d'abri à de nombreux animaux, comme la... ? Sultane ou taleve ?
- Speaker #4
Ah, c'est vrai qu'il y avait la sultane ! C'est taleve ou tale... Ah voilà, c'est ça, taleve.
- Solène
C'est quoi la sultane ?
- Speaker #4
C'est une poule d'eau, en fait, très colorée, qui est vachement reconnaissable.
- Solène
Pour l'ADENA, transmettre la connaissance du lieu, c'est aussi donner envie de s'y attacher. Michel, le doyen des bénévoles, se souvient de sa première visite.
- Michel
C'est une ville d'oiseaux. On était avec ce monsieur qui était l'animateur. J'étais comme tout le monde dans un groupe où on devait être une dizaine, je ne me souviens plus très bien. Découvrir les oiseaux comme moi je les voyais, d'entendre, de respirer un peu l'odeur de la mer, de l'eau, de la vase. D'entendre les oiseaux chanter et tout, j'étais aux anges quoi. Et cette première visite, un samedi matin, m'a emballé, donc j'ai adhéré tout de suite à l'association. J'ai appris à connaître les gens de l'ADENA et j'ai commencé à faire des travaux avec eux, des travaux de comptage d'oiseaux, d'écoute d'oiseaux, et puis de fil en aiguille, je suis devenu un fervent bénévole.
- Solène
Et après, vous avez vous-même eu l'envie de partager cette passion et d'accueillir du public dans cette réserve.
- Michel
J'avais ça en moi. J'ai fait des visites, beaucoup de visites. Je demandais d'abord qui est venu dans la réserve. Ah donc, il y en a qui connaissent, il y en a qui ne connaissent pas. Donc, on essaye d'apporter un maximum d'attention à ceux qui ne connaissent pas pour justement les faire aimer. Venez voir ça. Et puis alors, je leur montrais l'image de l'oiseau avant de regarder dans la lunette. Donc, ils voyaient que je m'intéressais. Comme beaucoup me disaient, mais vous, vous êtes un passionné. J'ai toujours la même passion, je vous dis, depuis 24 ans, c'est jamais la même chose chaque jour. Ici, là, en ce moment, vous allez dans la réserve, là, vous entendez les oiseaux dans la roselière, il y a les nids. Ça s'agite de beaucoup, les papas, mamans, ils vont chercher à manger pour les petits. Bientôt, ça va être magnifique parce que vous allez avoir des cygnes, alors l'image formidable du cygne, c'est la maman cygne qui est devant, et derrière, ploum, ploum, ploum, ploum, ploum, vous avez 4, 5, 6 petits cygnes. Alors s'il y en a un qui est fatigué, il est monté sur le dos de la maman, il est dans ses ailes coincées, et puis le papa qui surveille derrière, la tête en l'air, et qui regarde s'il n'y a pas des rapaces.
- Solène
Et vous espérez quoi pour l'avenir de la lagune ?
- Michel
Alors, pour l'avenir, là on nous annonce quand même une montée des eaux, mais enfin bon, je ne serai plus là pour la voir, si elle a lieu, mais qui risque de détruire le biotope de la réserve. Dans une eau salée, la roselière, elle ne résiste qu'à un certain moment, jusqu'à un taux exagéré de 18 grammes par litre, elle crèvera. Donc si ça devait arriver, alors là, ça serait bien triste. Parce que tout ce qui se passe actuellement de la réserve aurait tendance à vouloir disparaître pour faire une mer interne. Donc avec quoi dessus ? Il y aura une autre faune, il y aura une autre flore. Mais ce ne sera plus celle que l'on a connue depuis toujours.
- Solène
Michel n'est pas le seul à s'interroger sur l'avenir du site. L'ADENA doit aujourd'hui composer avec de nombreux enjeux pour limiter l'impact sur la biodiversité.
- Antoine
Oui, il y a le changement climatique qui nous impacte déjà fortement. On a des arbres qui sont de plus en plus dépérissants.
- Solène
Antoine, garde technicien de la réserve.
- Antoine
On n'a pas trop d'aménagement à faire par rapport à cette lutte contre le changement climatique, à part au niveau du nerf. On essaie de garder cette dune au maximum pour nous faire une barrière par rapport à la montée du niveau de la mer. Sinon, on est obligé de laisser la nature faire. C'est sûr, le paysage change d'année en année et il change de plus en plus rapidement, je pense. Ça ne fait que trois ans que je suis ici, mais on a déjà des photos qui montrent l'évolution du paysage, en très peu de temps. En termes de données exactes que je peux fournir, on a une mare qui était à 2-3 grammes de sel par litre en 2013, qui maintenant est passée ici en 2025 à 30 grammes par litre. Vous mettez ça dans votre assiette, vous le sentez directement. Sur la végétation, les batraciens, cette mare a complètement changé. La réserve qu'on connaît actuellement n'est déjà plus la réserve qui était comme ça il y a 10 ans. Et d'ici 10 ans, je pense que ce ne sera plus pareil non plus.
- Xavier
On a déjà eu une victime du changement climatique sur le Bagnas, si je devrais dire, parce qu'on avait un amphibien qu'on appelle Pélobate cutripène, qui est un petit crapaud qui se reproduisait dans une mare.
- Solène
Xavier, conservateur de la réserve.
- Xavier
Sauf que cette mare s'est salinisée avec la remontée du niveau marin, et donc on a perdu l'espèce sur le Bagnas. Or c'est une espèce extrêmement rare, de plus en plus menacée, et c'est un site en moins pour elle. L'espèce est perdue. On a des marges de manœuvre qui sont relativement faibles. Par contre on peut encore jouer, sur notre alimentation en eau, on a encore des leviers pour pouvoir amener des eaux, pour pouvoir gérer notre eau de manière plus fine. C'est ce sur quoi on a travaillé. On a fait une étude depuis 2018. C'est une très longue étude qui va vraiment beaucoup changer notre fonctionnement hydraulique. Là, on se lance. On va essayer encore de maintenir le site en état.
- Solène
Avec l'idée de ralentir le fait que ça devienne de plus en plus salé.
- Xavier
Évidemment, on ne pourra pas tout arrêter. On ne va pas arrêter la montée des eaux. On sait très bien qu'on est confronté. Simplement, on va essayer de temporiser un petit peu. Le temps peut-être de trouver des solutions alternatives. Notamment, une des solutions qui a été évoquée, c'est le repli stratégique. C'est-à-dire qu'en fait, comme les milieux vont disparaître du fait de la montée des eaux, ça va être peut-être de reporter une partie des milieux à l'intérieur des terres. Évidemment, sur ces territoires-là, il y a déjà des activités. Donc, ça demande toute une concertation à l'échelle des territoires pour savoir qu'est-ce qu'on va prioriser. Tout ceci est que nous, on peut imaginer qu'une partie de biodiversité va disparaître, mais va être remplacée.
- Solène
Et vous, votre attachement au lieu, est-ce que vous avez grandi ici ? Qu'est-ce qui vous a amené à faire ce métier ?
- Xavier
Moi, je n'ai pas grandi ici. Je suis importé. Je descends des montagnes plutôt. Donc non, c'est une opportunité professionnelle qui m'a fait venir ici et qui me fait maintenant rester ici, tout simplement. Se sentir utile, ça serait peut-être un peu pompeux de dire ça. Mais en tout cas, l'idée qu'on peut se faire d'avoir une action un peu utile sur un environnement, sur un périmètre bien donné, c'est ça qui me motive à rester ici. Et auquel forcément on s'attache petit à petit. Voilà, c'est ça. C'était nos rencontres et maintenant on continue.
- Solène
Andréa est, elle aussi, arrivée au Bagnas par opportunité professionnelle. Et elle a appris à aimer cet endroit.
- Andréa
Je me souviens la première fois que je suis venue ici. Je venais d'être embauchée, je n'avais jamais vu le coin parce qu'à l'époque j'étais sur Toulouse. Et quand je suis arrivée ici, la roselière, ces milieux-là, ça ne me parlait pas. Je ne les connaissais pas du tout. Quand on voit ces roseaux, on se dit, voilà, c'est des tiges, qu'est-ce qui peut s'y passer ? En fait, il suffit de prendre dix minutes, d'observer toute la vie qui grouille à l'intérieur, tous ces sons, et plus on y va, plus on tombe amoureux quand on voit toutes ces espèces d'oiseaux. Donc c'est une totale découverte. Et du coup, je comprends les gens qui passent et qui se disent « Oui, il y a une zone, mais je ne comprends pas très bien. D'un côté, je ne vois pas grand-chose. Ici, à l'aire d'observation, je vois qu'il y a beaucoup d'eau, je vois qu'il y a des roseaux, mais je ne vois pas forcément beaucoup d'oiseaux. Et en fait, on ne se rend pas compte de la richesse qu'il y a. Et c'est dingue. Et pour s'en rendre compte, il faut venir à l'intérieur pour se rendre compte. Et on se prend tous une claque. Vraiment, moi, je suis prise de claque phénoménale. Et je me suis dit, mais en fait, c'est absolument génial ici ! Et je pense que tous les bénévoles, c'était ça aussi. Se dire, waouh, mais en fait... J'ai mis les pieds dans quelque chose d'incroyable.
- Solène
Et comme les autres bénévoles tombaient amoureux de la roselière et de ses trésors, Andréa n'a qu'une seule envie, faire découvrir ce lieu au plus grand nombre, en commençant dès le plus jeune âge.
- Andréa
On passe beaucoup, beaucoup de temps en intérieur, on ne passe plus assez de temps à l'extérieur, tout simplement même juste de sortir de chez soi. Et je préfère vraiment me concentrer sur ça, surtout avec les plus jeunes, de se dire voilà, il y a tout un monde à découvrir ailleurs et il n'est pas si loin que ça. Et en fait, en ouvrant les yeux et juste en observant, on peut voir plein de choses. Et moi, ça me fait plaisir quand j'ai des jeunes qui ne sont jamais sortis dehors, qui sont dans des quartiers prioritaires, des choses comme ça. Je travaille en aire éducative avec ces enfants-là, un public qu'on dit difficile aussi, et qui n'ont pas cette chance. Ils ont la mer à côté, et ils ne vont même pas à la mer. Et en fait, ça n'a pas de prix d'avoir un enfant qui dit, depuis qu'on a fait cette sortie ensemble, ou qu'on est allé juste dans la nature à côté de l'école, et qu'on a utilisé des jumelles, j'ai demandé à mes parents d'acheter une paire de jumelles, et de l'emmener partout. Et d'être demandeur, j'ai des enfants qui disent, moi je veux que mes parents m'emmènent ailleurs, parce que je trouve ça génial. Et d'avoir cette démarche-là, juste d'ouvrir sur du vivant, et passer un bon moment, je me dis qu'ils vivent sans souvenir, je pars de ce principe-là, et que de toucher un petit peu par cet affect-là et par cette découverte du vivant. C'est vraiment une première porte d'entrée vers "ça m'émerveille", donc j'ai envie de le protéger. Ça nous motive, ça nous donne bon espoir et on continue dans ce sens-là.
- Solène
Un grand merci à l'association ADENA pour cette immersion dans la réserve du Bagnas avec leurs salariés et bénévoles passionnés. Le Fil de la Mer est un podcast porté par la Fresque Océane, une association qui sensibilise aux enjeux liés à l'océan à travers des ateliers ludiques et collaboratifs. Ce podcast est réalisé par Solène Desbois, également animatrice de la Fresque Océane et financée par le Ministère de l'Enseignement et de la Recherche. N'oubliez pas de vous abonner au Fil de la Mer sur votre plateforme d'écoute préférée et pour nous soutenir, vous pouvez partager l'épisode autour de vous et nous suivre sur les réseaux sociaux de la Fresque Océane.