Speaker #1Hello ! J'espère que vous allez bien. Je suis ravie de vous retrouver pour ce tout premier épisode du Jijicho. Le vrai, le vrai premier. Ok, on s'est fait un épisode d'intro, j'ai posé le décor. Là on va pouvoir rentrer dans le jeu. Aujourd'hui, on va commencer par le commencement. J'avais envie de vous parler du business model de salon privé. J'ai envie qu'on puisse réfléchir par rapport à ce business model. En fait, j'ai envie de vous dire... Est-ce que le business model du salon privé est le meilleur business model ? On va tenter de répondre à cette question, en tout cas vous allez pouvoir vous faire un avis. Je ne sais pas dans quelle configuration vous êtes, peut-être que vous êtes déjà coiffeur privé, peut-être que vous êtes coiffeur dans un salon classique, peut-être que vous êtes coiffeur en freelance, peut-être que vous êtes coiffeur à domicile, peu importe. Ici, je vais te parler de ce modèle, je vais te parler de comment déjà moi, sur quelle base, pourquoi j'ai fondé un salon de coiffure privé. Et puis, je vous ai posé des questions sur Instagram, je vous ai fait un petit sondage hier, pour savoir un petit peu, selon vous, quels étaient les points positifs et les points négatifs du salon de coiffure privé, et plus généralement, quels sont les plus du métier de la coiffure et quels sont les moins. Et du coup, on va en parler un petit peu ici, c'est le moment où on va un peu poser tout ça à plat. Il n'y a pas de vérité absolue, je vous le répète, en tout cas dans ma vision. Il n'y a pas de vérité absolue. Moi, je vais vous donner ma vision, mon ressenti, mon expérience et puis aussi tout ce que je connais à travers les échanges que j'ai avec d'autres coiffeurs. Mais ce qui compte, c'est que vous soyez alignés, vous, avec ce que vous proposez. Mais peut-être qu'à la fin de cet épisode, vous allez vous dire « Ah, j'ai peut-être bien envie d'ouvrir un salon de coiffure privé » . Peut-être, sait-on jamais. C'est parti donc pour cet épisode, on s'installe dans son bain, dans sa voiture, sur sa barre de métro, on s'installe confortablement, le plus confortablement possible. D'ailleurs, dites-moi où vous êtes dans les commentaires, vous savez on peut mettre des commentaires dans les podcasts, déjà ça me ferait super plaisir que vous puissiez mettre un petit avis, me faire un petit coucou dans les commentaires de la plateforme sur laquelle vous écoutez ce podcast, et vraiment dites-moi où vous êtes, j'ai trop envie de savoir. À quel moment vous écoutez ce podcast ? Est-ce que vous l'écoutez plutôt le matin, en démarrant, dans la voiture, en allant au boulot ? Est-ce que vous êtes en train de faire la cuisine ? Vous êtes peut-être en train de ficeler un rôti, on ne sait pas. Ou est-ce que vous êtes dans votre bain, tranquille ? J'aimerais bien savoir, venez me dire dans les commentaires. Donc je vous ai dit qu'on allait commencer par le commencement, c'est-à-dire 2015. Je vais vous projeter dix ans en arrière, dix ans en arrière. Donc je suis enceinte de sept mois, nous sommes en septembre et je me dis ok, ça y est. je veux réellement être entrepreneur de la coiffure, je prends donc un numéro sirète. Je me déclare donc en auto-entrepreneur à l'époque, puisque ça reste un statut qui est vraiment chouette pour démarrer. Et maintenant quand j'y repense, je me dis que c'était quand même de l'inconscience, parce que du coup j'ai dit adieu à mon congé match, j'ai dit adieu à plein de choses, en m'installant comme ça juste avant d'accoucher, mais... C'était le moment en fait, il fallait le faire. Moi j'avais ce goût de liberté. Vous allez voir, on va en reparler de la liberté. J'avais ce goût de liberté. Je voulais surtout faire quelque chose de carré. Même si je bossais sur un coin de table de salle à manger, je voulais vraiment avoir un numéro sirète, être réellement entrepreneur, avoir un truc dans les clous. Donc je prends mon numéro sirète en septembre 2015. Premier numéro sirète. Ça s'appelle déjà Julliard Studio je crois. où il y avait peut-être mon nom de famille de l'époque, puisque j'ai changé entre deux. Mais voilà, ça s'appelait déjà comme ça. Et donc ça ressemblait à quoi ? Eh ben à rien ! C'était chez moi, dans ma salle à manger, sur un coin de table. Dans quel état d'esprit j'ai démarré mon activité de coiffeuse ? Je savais dès le départ qu'il y avait des contraintes quand on était entrepreneur et quand on était coiffeur. Je le savais. Et je me suis dit... « Ok, quelles sont les contraintes indispensables dont je ne peux pas me passer parce que c'est ce qui va faire que mon activité fonctionne ? » « Et quelles sont les contraintes communes, un petit peu, que je pourrais remettre en question et dont je pourrais éventuellement me passer ? » Alors, la contrainte numéro 1. La vitrine. Moi je voulais pas de vitrine. Je voulais pas qu'on rentre dans mon salon pendant que je travaille n'importe quand, que n'importe qui. C'était clair pour moi. Je voulais vraiment être focus sur ma cliente. Je voulais ce moment de proximité, d'intimité. Je voulais travailler au calme. De toute façon, moi je sais pas faire. Je sais pas faire deux choses en même temps. Je vous raconterai, mais moi je sais pas discuter avec mes clientes pendant que je travaille. Donc je voulais être au calme. Donc de la coiffure privée, solo, pas de vitrine. Ensuite, contrainte suivante, je voulais choisir mes horaires et je ne voulais pas m'enfermer. Il y a toujours cette notion de liberté, vous allez voir, qui va planer tout au long de l'épisode. Je ne voulais pas m'enfermer dans des horaires imposés. C'est-à-dire me dire que quoi qu'il arrive, toute mon année, je suis bloquée du lundi au vendredi de 9h. à 18h ou 19h et que quoi qu'il arrive il faut que ce soit de la coiffure. Non, ça c'est pas possible, moi j'avais besoin de flexibilité. A l'époque, celui qui allait devenir mon mari travaillait dans un rythme qui s'apparente un petit peu à du 3-8. Donc il faisait des matins, des après-midi, des nuits. J'allais accoucher, je vous le répète. Donc il était hors de question que j'ai des horaires fixes, ça collait pas. Moi, je voulais vraiment cette liberté d'horaire. On a éliminé aussi la contrainte des horaires fixes. La contrainte de la vitrine. Qu'est-ce que j'ai éliminé aussi dans les horaires ? J'ai tout de suite éliminé le travail le samedi. Moi, je ne voulais pas travailler le samedi. La famille, pour moi, c'est important. Et il se passait beaucoup de choses en famille le week-end. Et déjà, avec mon mari, on n'avait pas tous nos week-ends en famille puisque lui travaillait un week-end sur deux. soit de matin, soit d'après-midi, soit de nuit, donc clairement impossible de se déplacer dans la famille pour des réunions familiales ou des choses comme ça. Moi j'habite à 300 km de mes parents, du reste de ma famille, donc voilà, ça nous coupait déjà pas mal dans notre vie sociale familiale. Et du coup je ne voulais absolument pas travailler les samedis, je voulais vraiment mes deux jours consécutifs avec ma fille. Enfin voilà, c'était un schéma en tout cas qui était important. pour moi. Il n'y a jamais trop de café, excusez-moi. Il fallait que je prenne une petite gorgée. Donc, j'ai éliminé la clé trine, la contrainte des horaires, la contrainte du samedi. En fait, c'était ça l'histoire. Je me suis dit... Donc, je voyais à l'époque un petit peu sur les réseaux sociaux, plutôt Facebook. À l'époque, ce n'était pas trop Insta, 2015. Mais je voyais que dans d'autres pays, des coiffeurs travaillaient dans des petites loges tranquillement avec leurs clientes. J'aimais ce... côté privé. J'ai aimé ce côté privé aussi parce que moi, je suis issue du studio. J'ai été coiffeuse, maquilleuse studio avant de devenir coiffeuse. Et il y avait ce côté loge, ce côté privatif, ce côté VIP pour qui on travaille. Enfin voilà, on met les gens en posture de VIP quoi. Et ça me plaisait beaucoup de chouchouter quelqu'un comme ça. Et donc, je voulais recréer ce contexte. J'ai vraiment voulu recréer ce modèle dont est né Julliard Studio. Chez moi, en coiffure privée. Il y a une autre dimension aussi qui fait que j'ai choisi ce business model, c'est que moi, je voulais vraiment incarner l'entrepreneuriat. Donc je voulais avoir une liberté de concept, je voulais avoir une liberté d'essayer des choses, de changer d'avis, de changer de direction, et je trouvais que c'était plus simple, en étant seule et en privatif, de pouvoir faire changer mon concept, mes horaires, mon format, à ma guise. plutôt que d'avoir une vitrine, parce que ça coûte plus cher de faire des ajustements, parce qu'il y a une certaine visibilité de l'extérieur qui fait que si tu changes ta vitrine, ta déco, toutes les trois semaines, ça va interpeller, ça va se voir, moi je n'avais pas forcément besoin que ça se voit de l'extérieur. Donc je voulais quelque chose que je puisse modeler au fur et à mesure de mes humeurs, de mes envies, de mon évolution, de ma croissance, et ça me paraissait être le bon point de départ. Ce qui m'a séduite aussi, c'est ce côté cocon, bulle de confiance. Moi, je sais qu'en tant que cliente, dans des prestations de service, peu importe, je me suis toujours sentie plus à l'aise dans des choses individuelles que dans des choses de groupe. Et pour avoir, moi aussi, été cliente en salon de coiffure, je me sentais toujours plus à l'aise si, par exemple, dans le salon, j'étais vraiment dans le fauteuil le plus loin de la vitrine, un petit peu à l'écart, dans un environnement plutôt calme. Alors des fois on peut aimer, on peut aimer l'effervescence d'un salon, plein de gens qui parlent, des gens qui rient, du rythme et tout ça, je le comprends parfaitement. Mais moi, en tant que cliente, c'était pas ce que je venais chercher quand j'allais me faire coiffer. Et en tant que coiffeuse, c'est pas dans cette ambiance-là que je donnais le meilleur de moi, clairement. Ensuite, dans ce business model, ce qui m'a séduit aussi, c'est la maîtrise. Voilà, j'ai besoin de maîtriser les choses, peut-être comme vous. J'ai besoin de sentir que je maîtrise mon concept, mon temps, mon... voilà. Et le salon de coiffure privé permet ça, clairement. Il permet de... de maîtriser chaque détail de l'expérience, l'ambiance, le temps que tu prends, le temps de parole, le conseil, le temps de silence aussi. Je voulais vraiment une expérience intime. Je savais que je voulais faire aussi du haut de gamme et mettre vraiment de l'expertise. Donc ça, c'est ce qui me paraissait à l'époque être le plus aligné avec mes standards et puis mes valeurs. Donc voilà un petit peu le contexte dans lequel j'ai démarré. J'avais besoin de flexibilité par rapport à ma vie de famille. J'avais besoin de liberté, liberté de créer, liberté de changer d'avis, liberté d'évoluer au rythme que je voulais. J'avais besoin d'être tranquille, j'avais pas envie qu'on me regarde, j'avais pas envie qu'on me dérange. Et puis à cette époque-là j'en prenais pas la mesure parce que c'était vraiment pas... Enfin, essayez de vous remettre en 2015, salon de coiffure privé, c'était pas du tout un modèle qu'on envisageait en France. T'étais soit coiffeur dans un salon, soit coiffeur à domicile. Même les coiffeurs studio, on n'y pensait pas. Ça n'existait pas vraiment dans l'esprit commun. Déjà, les coiffeurs studio, c'était un truc un peu abstrait, un ovni. Donc, un coiffeur privé dans une loge sans vitrine, où tu dois Sony... Enfin, vraiment, non. Ce n'était pas du tout un modèle étendu. Et d'ailleurs, au début, dans ma communication et tout ça, ça a été un petit peu... Il y a eu quelques... Quelques déboires, et même dans des clientes qui sont venues au début, qui étaient très surprises d'arriver devant une maison, en fait. Qui me cherchaient, qui me cherchaient, qui m'appelaient, mais je ne trouve pas, c'est où, c'est bizarre, c'est machin. Oui, mais c'est une maison, il ne faut pas chercher une vitrine. Et ça, au début, ça n'a pas été forcément facile à intégrer, il y a dix ans. Aujourd'hui, beaucoup plus. En tout cas, de l'autre côté de l'océan, Ils avaient déjà bien compris que ce modèle était performant, donc ils l'ont intégré avant nous. On a profité aussi un petit peu de cette vague en France, de ce qui est arrivé d'ailleurs, pour que ça rentre un petit peu plus dans les mœurs. Mais voilà, la savoie de coiffure, la coiffure privée à l'époque, c'était pas le truc le plus répandu et ça n'inspirait pas forcément confiance. Je vous ai donc demandé sur Instagram pour vous ce qui était les plus et les moins du métier de coiffeur. Alors déjà, on va commencer par ça. Et c'est là-dessus, c'est à travers ça que je veux vous emmener vers ma réflexion par rapport à la coiffure privée. Donc je vais reprendre vos petites réponses. D'ailleurs je vous remercie, vous êtes toujours hyper nombreux à participer à mes sondages et tout ça. Il faut savoir que pour vous donner une idée des résultats dans mon audience, donc là je vous l'ai demandé sur mon compte client, donc sur le compte Julia Studio, vous êtes beaucoup de coiffeurs. il y a déjà une petite communauté dans mes stories privées de plus de 700 coiffeurs et puis il y a ceux qui ne sont pas encore dedans parce qu'ils n'ont pas vu passer l'info ou qui arrivent et je ne sais pas que c'est des coiffeurs bref, donc il y a quand même pas mal de coiffeurs sur ce compte dans les réponses, je vous ai demandé quelle était votre configuration déjà, vous êtes 58% être dans un salon classique, vous êtes 27% être dans un salon privé 10% être à domicile et 6% à être. freelance donc bon je pense que c'est tout à fait tout à fait à l'image de la répartition actuelle de la coiffure il ya quand même globalement beaucoup plus de salons classiques les salons privés commencent à se développer le domicile est toujours là et le freelance effectivement ça représente très peu de coiffeurs alors pour moi freelance ça va être vraiment les coiffeurs qui font du remplacement les coiffeurs qui font de la saison les coiffeurs qui font de la location de fauteuil et encore pour moi On est un peu entre les deux la location de fauteuil parce que tu peux louer un fauteuil dans un truc privatif, mais tu peux louer un fauteuil à l'intérieur d'un grand salon. Donc bon, je pense qu'on peut les mettre dans les freelance aussi, je pense qu'ils se sont identifiés comme ça. Et puis on a les coiffeurs studio. Ensuite, je vous ai demandé ce qui était pour vous les plus du métier de coiffeur. Alors, qu'est-ce qu'on a comme réponse ? Alors, on a beaucoup le côté artistique qui revient, le côté métier de passion, expression. expression artistique, être en création perpétuelle. Il y a le côté humain aussi qui ressort sur le métier de la coiffure. C'est vrai qu'on est sur un métier humainement très riche, que ça soit, je pense, au contact de la clientèle, mais entre nous, entre coiffeurs, il y a énormément de rencontres, on brasse beaucoup de monde. Il y a le fait de se sentir utile et d'apporter du bien-être, du plus, du glow-up à nos clients, de la confiance. On sait qu'on leur apporte quelque chose de positif. Le fait aussi d'avoir un métier qui est très différent. On ne s'ennuie pas, aucune journée se ressemble, les prestations sont multiples, les possibilités d'évolution sont multiples. Voilà, donc je vous ai résumé un petit peu vos points positifs du métier de coiffure. Dans les points négatifs, on a aussi le relationnel. C'est-à-dire que le relationnel, c'est positif quand ça marche bien. mais le relationnel ça peut aussi être quelque chose qui marche moins bien. Quand on est très empathique, par exemple, et qu'on est une éponge émotionnelle, c'est pas évident de brasser autant de monde, autant d'émotions différentes, autant de clients. Vous avez aussi relevé, dans les points négatifs, le salaire, les horaires, les conditions de travail. Vous doutez bien que ça, on va en reparler juste après. Le côté un petit peu physique du métier, le fait de piétiner, d'être tout le temps debout. Et puis, là, ça revient encore, un métier qui est trop peu reconnu à sa juste valeur, manque de reconnaissance. métier physique, horaire, ça revient à gérer l'humain. Donc, si je récapitule dans les points moins positifs, on va dire, il y a la rémunération, l'humain, le relationnel, qui n'est pas toujours facile à gérer, et le manque de reconnaissance, les conditions de travail. Et ce qui va être intéressant, c'est de faire le comparatif, justement, dans ce business model de la coiffure privée. Qu'est-ce qu'on a dans les... plus de la coiffure privée, et bien justement, au niveau de l'humain, je dirais qu'on, pour moi, en tout cas, j'y trouve un certain équilibre. C'est-à-dire que j'ai tous les avantages de l'humain sans les inconvénients. J'ai l'humain dans le sens où j'ai un super relationnel avec mes clientes parce qu'il y a ce côté intime, il y a ce côté proximité. Et puis j'ai l'humain aussi, j'ai la qualité humaine, j'ai la qualité du relationnel... Je vais y arriver, excusez-moi. Attendez, je reprends une gorgée de café. J'ai la qualité du relationnel humain parce que les clientes qui arrivent sur mon fauteuil, comme c'est du privatif, elles n'arrivent pas par hasard. Elles arrivent parce que soit c'est le bouche-à-oreille, soit c'est les réseaux sociaux. Il n'y a que deux manières d'arriver chez moi, vu que je n'ai pas de vitrine. Et donc elles arrivent entre guillemets déjà conquises, acquises, à ma cause, à ma personnalité, à ma vision, d'une certaine manière si vous voulez. Donc... Il y a une espèce de sélection naturelle qui s'opère, en fait. Quand on travaille en salon de coiffure privé, on attire vraiment les clientes qui nous ressemblent. Vraiment, je le vis au quotidien. J'ai que des clientes que je kiffe. Voilà. Il n'y a pas de... J'ai aucun souci relationnel avec les clientes. Alors oui, parfois, il y a des clientes qui sont dans le mal. Parfois, il y a des clientes qui pètent le feu. Parfois, effectivement, dans leurs émotions, elles arrivent dans des états différents. mais En termes de valeur et tout ça, il y a toujours quelque chose de commun qui se dégage et quelque chose de très fort. Et moi, du coup, ça me fait moins peur, ça me met en confiance. Et du coup, ça me donne le sentiment d'avoir vraiment un relationnel très privilégié avec chacune de mes clientes et c'est super agréable. Donc, dans le business model privé, je trouve que c'est un excellent modèle entrepreneurial pour faire de la coiffure avec un relationnel qui est sain. avec la clientèle. Ce qui est ressorti aussi dans les points positifs pour vous, c'est le côté tranquillité. Oui effectivement, on n'est pas interrompu toutes les deux minutes, surtout que moi j'ai supprimé complètement le téléphone. Enfin voilà, vous ne pouvez pas rentrer pour prendre rendez-vous, pour prendre des infos. Tout se fait, tout le parcours est fait pour que vous ayez tout ce qu'il faut sur les réseaux sociaux et sur la réservation en ligne. Donc je réponds plus au téléphone et donc je suis vraiment tranquille. Les seules personnes qui nous dérangent à la limite, c'est les livreurs. Mais voilà, je suis tranquille. Et en plus, moi, je prends vraiment les clientes en one-to-one. Donc, quand une cliente est sur mon fauteuil, je ne m'occupe que d'elle. Même pendant les temps de pause, je ne vais pas courir sur une autre cliente. Je fais souvent plus de l'administratif, du rangement et tout ça. Mais je focus sur ma cliente pendant tout le rendez-vous. Dans les autres points positifs, les services personnalisés, unique, l'exclusivité, la liberté. Ça, c'est vraiment... Je suis hyper en accord avec ça parce que c'est tout ce que je ressens, moi, au quotidien. Le côté ultra personnalisé du service, c'est-à-dire que vous savez, oui, on parlera des bénéfices pour la cliente, mais vous savez, je ne sais pas si vous allez être d'accord avec moi, mais tu vois, quand tu es passionné par ton travail, que tu aimes faire les choses bien, que tu aimes être précis dans ta technique, que tu aimes aller à fond de A à Z dans un service et juste être focus sur le résultat et mettre tout en œuvre pour que le résultat soit à la hauteur de ce que tu attends, le salon de coiffure privé me permet de faire ça. Je peux aller au bout en fait, je peux faire ce que je veux, comme je veux, dans le sens où je veux, j'ai le temps de le faire, j'ai les moyens de le faire, j'ai les conditions pour le faire et j'ai la cliente qui attend ça et ça c'est extrêmement jouissif en tant que pro quand t'es... Je ne trouve pas le mot. Quand tu es précis dans ton travail, quand tu es exigeant dans ton travail, du coup, tu es beaucoup moins frustré parce que tu peux aller au bout des choses. Et ça, pour nous, en termes de qualité au quotidien, de qualité de confort de travail, je trouve que c'est vraiment exceptionnel. Il y a ce côté unique et exclusif. Ça, c'est vraiment pour la cliente. Ça, c'est dans les bénéfices pour elle. Elle est vraiment... Elle est comme une VIP, quoi. Enfin, je veux dire, avant la coiffure privée. C'était réservé aux gens qui avaient d'énormes moyens. Les coiffeurs privés, c'est ceux qui se déplaçaient vraiment dans les hôtels, dans les villas. Qui pouvait se payer un coiffeur privé avant ? Enfin, je veux dire, on ne se rend pas compte. Pour moi, c'est vraiment... La coiffure à domicile, même combat. La coiffure à domicile, pour moi, c'est un service de luxe. Tu as l'opportunité d'avoir un professionnel qui se déplace chez toi, pour toi, dans ton environnement. Voilà, il faut vraiment remettre les choses dans leur... Dans leur contexte et à leur juste place, pour moi tout ça c'est du luxe, c'est du haut de gamme, c'est du premium. Donc ça, voilà, c'est vraiment ce qui est ressenti par la cliente selon moi. Et vous avez aussi beaucoup parlé de liberté et voilà, je suis tout à fait d'accord avec ça. La liberté, pour moi, comment ça se traduit dans mon concept privatif ? Ça se traduit partout. En fait, la liberté, je pense que c'est le maître mot pour moi. si on devait choisir un mot à associer au salon de coiffure privé, c'est la liberté. La liberté de ton concept. Tu choisis ce que tu veux faire comme prestation. Tu ne veux pas faire les enfants, tu ne fais pas les enfants. Tu ne veux pas faire les hommes, tu ne fais pas les hommes. Tu ne veux pas faire les couleurs, tu ne fais pas les couleurs. Tu fais ce que tu veux. Tu te fais un concept sur mesure. Il y a la liberté d'emploi du temps, c'est-à-dire que tu es là quand tu veux. moi, mes clientes ne savent pas quand je suis au salon ou quand je ne suis pas au salon. Si je ne veux travailler que deux jours dans la semaine, je ne travaille que deux jours dans la semaine. Si je veux être derrière le fauteuil le dimanche, je suis derrière le fauteuil le dimanche. Si je veux être derrière le fauteuil jusqu'à 23h, je suis derrière le fauteuil jusqu'à 23h. Je fais absolument ce que je veux. Je n'ai pas besoin d'afficher des horaires sur ma vitrine et de me cantonner à ça. Je travaille les jours où je veux travailler. Je travaille dans les heures que je veux travailler. On est bien d'accord que ça ... Ça n'a rien à voir avec l'énergie qu'il faut mettre dans son travail. C'est-à-dire que j'ai une liberté de choisir, maintenant on est bien d'accord, qu'il faut être un minimum d'heures derrière le fauteuil pour faire rentrer du chiffre, pour payer ses charges, pour vivre sa vie. C'est indépendant du nombre de charges de travail qu'il faut fournir, mais en tout cas, on est flexible à ce niveau-là. Moi, j'ai bientôt le spectacle de mes enfants à l'école en pleine après-midi. Bon, ben c'est tout. hop, je ferme mon planning, j'ai rien à dire à personne, j'ai pas besoin de mettre un mot sur la vitrine, j'ai pas besoin de faire une annonce générale, attention, je ne suis pas là tel vendredi à partir de machin, non, c'est tout, hop, ma dernière cliente s'en va, je ferme le salon, je m'en vais, je fais ce que je veux. Et puis, une autre liberté aussi, qui est pas négligeable, c'est quand même la liberté de salaire, de fixer ses prix, donc ça, ça va avec le reste bien sûr, ça va avec la liberté de créer son expérience client, son concept, d'avoir le positionnement qu'on veut. On a le positionnement qu'on veut, ok, c'est pas parce que vous avez décidé d'être coiffeur privé que vous devez faire des balayages à 700 euros et que vous ne devez faire que des prestations avec des budgets plus élevés que la moyenne. C'est pas ce que je dis. On a le droit de se positionner comme on veut, c'est ça que je vous dis en fait. C'est que moi j'ai choisi de me positionner sur un segment premium et de considérer qu'être coiffeur privé c'est du luxe et que la cliente vit une expérience vraiment hors norme. Donc ça justifie un tarif hors norme, au-dessus de la moyenne. Après chacun fait ce qu'il veut. Le principal c'est que le salon privé, en fait tu peux le modeler à ta vie, à tes ambitions et à tes aspirations. Je pense à une coiffeuse que je suis sur les réseaux, qui est passionnée par la danse, qui est passionnée par l'humain, qui est passionnée par plein de choses. Ça c'est au centre de sa vie. Son business du coup vient autour. C'est-à-dire que... Elle fait en sorte, et là en plus elle prend des virages, elle fait en sorte que son business soit au service de ses passions. Donc en fait, elle pose d'abord son emploi du temps de ses passions et après elle travaille autour. Pour moi, c'est ça la coiffure privée. Le business doit être au service de ta vie et c'est vraiment ce que ça permet, c'est cette liberté. Cette liberté aussi de, donc comme je disais, désolé je reprends un petit peu le fil, mais vous avez bien compris que je suis tellement enthousiaste et passionnée par... mon business model, que ça part un peu dans tous les sens. J'essaye vraiment de me cadrer dans les podcasts, de me canaliser et tout, mais je vous le dis, des fois, on n'est pas à l'abri, ça va partir dans tous les sens. Des fois, vous allez peut-être perdre le fil, peut-être que moi aussi, je vais perdre le fil, mais c'est pas grave, le message est là, l'enthousiasme est là. Là, je vous dis ce que j'ai vraiment au fond des tripes. Pour moi, il n'y a pas, si j'ai créé ce business model et si je l'ai perfectionné et si je l'ai fait croître pendant autant d'années, 10 ans quand même, 10 ans en septembre cette année, c'est que vraiment on est sur quelque chose qui est parfaitement modulable, adaptable, personnalisable et que l'idée c'est que ce soit le business qui travaille pour moi et pas moi qui travaille pour ce business. Je le fais évoluer comme je veux, je fais évoluer mes charges comme je veux et j'ai la liberté de mon salaire en fait. C'est-à-dire qu'avant de plafonner, il va falloir du temps. Ok, mes journées feront toujours 24 heures comme les tiennes, voilà, ok. Mais par contre, ce que je peux faire à l'intérieur de ça, en ayant un salon de coiffure privé, les possibilités, alors je ne vais pas dire qu'elles sont illimitées, peut-être pas, mais on est quand même sur quelque chose, enfin il y a énormément de choses à explorer, de challenges à mener, de prestations à tester, de configurations, de positionnements que tu peux tester tout au long de ta carrière. avant de te dire merde j'ai fait le tour quoi. Donc voilà, la liberté. La liberté, en tout cas si je veux que vous reteniez quelque chose du salon privé, c'est la liberté. Je vais quand même reprendre vos petites réponses, les moins du salon privé, parce qu'il y avait des choses qui étaient intéressantes et pour lesquelles je n'ai pas forcément de réponse, mais c'est important si toi tu es en train d'envisager d'ouvrir ton salon privé, c'est peut-être important d'y penser aussi. Dans les moins du salon privé, il y a un truc qui est beaucoup revenu. Alors il y a des choses avec lesquelles moi je suis pas d'accord, donc je vais vous en parler, et il y a quelque chose qui est beaucoup revenu. Les choses avec lesquelles je suis pas d'accord... Attendez, on fait un petit retour en arrière. Déjà, il y a beaucoup de personnes qui m'ont mis « pour l'instant j'en vois pas » , des inconvénients. Il y a beaucoup de personnes qui m'ont mis « bah écoute, j'arrive pas à avoir d'inconvénients de salon privé » . Et je vous avoue que moi non plus, j'en vois pas parce que même ce qu'on va citer là, pour moi, il y a une solution, il y a plein de choses. Un truc avec lequel je suis pas trop d'accord... qui est revenu, c'est que le salon privé ne permet pas de se challenger et d'évoluer. Franchement, je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Mais pas du tout. Au contraire, moi j'ai le ressenti complètement inverse. Le salon privé m'a permis de me challenger déjà personnellement. J'ai énormément grandi, j'ai énormément appris sur moi-même, j'ai appris à me créer de la force, à me créer de la puissance. Parce que voilà, il faut déployer toujours... plus de force, plus de puissance. Il faut faire face à... On est seul, on est solo à la barque, vous avez bien compris. Donc ça veut dire qu'il faut déployer quand même de la force, de l'énergie pour tout ça. Ça veut dire beaucoup de travail sur soi, beaucoup de développement personnel, et ça, ça a été extrêmement enrichissant tout au long de mon parcours, et ça l'est encore aujourd'hui, et ça ne cessera d'évoluer à ce niveau-là. Et se challenger, au contraire. Moi je trouve que j'ai une liberté de me challenger et d'évoluer qui est bien plus grande que ce que j'entends de mes confrères en salon. parce qu'en salon, si tu es avec une équipe, déjà, tu ne peux pas partir tout seul dans un sens ou dans l'autre. Tu es obligé à chaque fois d'emmener ton équipe avec toi. Enfin, je veux dire, par exemple, tu as décidé d'ouvrir un concept barbeur. Demain, tu as envie de te mettre à faire du balayage. Il faut que tu enlèves ton équipe là-dedans. Tu ne peux pas partir tout seul dans n'importe quelle direction. Tu es obligé d'emmener du monde avec toi. Et quand tu te challenges, tu as plus de charges. pour moi un système, le salon c'est un système qui est beaucoup plus lourd et du coup moins flexible moins flexible même dans le challenge, moi je me challenge encore énormément aujourd'hui depuis 10 ans, j'ai pas arrêté de me challenger et j'ai pas arrêté d'évoluer j'ai pas arrêté de faire évoluer ma rémunération, mon emploi du temps, mon expérience client, ma clientèle, ma déco, mon concept voilà, les projets il y en a toujours 10 000 par seconde, il y en avait déjà il y a 10 ans, mais il y en a toujours aujourd'hui donc à ce niveau là tu vois je suis Je ne suis pas vraiment d'accord, je ne vois pas où est-ce que je pourrais être limitée dans les challenges ou dans l'évolution. Vraiment pas. La chose qui est revenue beaucoup, et ça on peut ouvrir la question là-dessus et la réflexion, c'est le fait, la solitude. Le fait de se sentir seule, de ne pas avoir de collègues avec qui échanger, et le fait d'avoir moins d'échanges, d'échanges, d'échanges, trop. Je suis d'accord avec vous. Quand on est coiffeur solo
Speaker #0Dans un salon privé, on n'a pas de collègues, c'est le but. Mais ce n'est pas pour ça, je dirais, qu'on a moins d'échanges professionnels. En tout cas, je dirais que les échanges sont juste différents. Moi, aujourd'hui, je ne me sens pas seule. Je ne me sens pas seule du tout. J'échange avec des dizaines de coiffeurs. C'est des échanges qui sont vachement sains. On se partage plein de choses. On se partage nos expériences, nos retours de nos difficultés, nos galères. J'essaye de vous en partager un peu sur les réseaux sociaux aussi. Et donc j'ai des échanges. Après c'est sûr que j'ai pas quelqu'un dans mon quotidien tout le temps avec qui rigoler et tout. J'ai eu, j'ai fait l'expérience d'avoir des salariés. Voilà, ça a été une expérience. Je regrette absolument pas de l'avoir fait. Je l'ai fait à un moment où j'avais besoin de le faire parce que justement je me sentais seule, je voulais être dans cette émulsion, dans cet échange. Et quand je l'ai fait, je me suis rendu compte qu'en fait j'en avais pas besoin. En tout cas ça allait pas m'apporter ce que je pensais qui me manquait. Je me sentais seule, mais ça n'a pas comblé cette... Ça a donné un peu plus de rythme dans les journées, ça je vous l'accorde, le fait de pouvoir échanger avec quelqu'un. Mais en fait, ça n'a pas amené de valeur ajoutée spécialement sur mon business ou sur ma façon de grandir ou d'évoluer. Ça ne m'a pas... Voilà. Moi, en tout cas, je n'y ai pas forcément trouvé mon compte. Par contre, je ne pourrais pas me passer d'avoir des échanges avec d'autres coiffeurs. J'ai des échanges avec des coiffeurs à domicile, sur les réseaux, j'ai des échanges avec des... des coiffeurs qui ont des gros salons, j'ai des coiffeurs avec des échanges avec des coiffeurs, enfin voilà, avec plein de types de coiffeurs, plein de types d'entrepreneurs, ça me nourrit. Après, moi, je me déplace, je vais dans les événements, quand on m'invite, là je vais aller par exemple au brunch bi-blond au mois de juin, je vais dans les événements, je vais à la rencontre des autres, mais quand je travaille, pour moi, il y a un temps pour travailler, et il y a un temps pour brainstormer, il y a un temps pour échanger, il y a un temps... pour se détendre et rigoler. Et moi, je dissocie vraiment ça. Le temps où je travaille, je travaille. En fait, je n'ai pas le temps dans mes journées d'accorder du temps à quelqu'un d'autre que moi parce que je suis focus, quand c'est le moment de bosser, je suis focus sur mes projets, soit sur ma cliente. Et quand je ne suis pas focus sur ma cliente, je suis focus sur le fait de faire avancer mes projets. Et je ne peux pas me laisser parasiter à l'extérieur par les autres à ce moment-là. Je ne peux pas laisser les autres prendre de mon temps ou de mon énergie pour ça. Donc il y a un temps que je donne à mes clientes, un temps que je donne à mon business. Et quand c'est le moment de donner du temps aux autres, je décide que là, c'est le moment de donner du temps aux autres. Par exemple, à ce brunch chez Dublon, je vais donner tout ce que j'ai aux autres autour de moi parce que ce sera le moment d'avoir des interactions sociales. Alors, c'est peut-être quelque chose qui ne vous parle pas du tout. Peut-être que vous ne sentez pas que vous avez besoin d'une effervescence quotidienne et tout. Mais moi, en tout cas, ça me va très bien cet équilibre. j'aime avoir des interactions sociales j'aime être au contact mais il ya un temps pour ça et j'ai appris au fur et à mesure des années à cloisonner et avoir un temps pour moi à me faire passer en premier à faire passer mon business mes projets la création de contenu tout ça ça prend du temps la stratégie business ça prend du temps la gestion enfin vous savez c'est pas moi qui vais vous l'apprendre et je me suis rendu compte que quand je cloisonner du coup bas j'étais beaucoup plus efficace j'avance et beaucoup mieux beaucoup plus vite donc voilà C'est pour ça que... Seul, oui et non. Je dirais que c'est plus intimiste, ça nous renvoie plus face à nous-mêmes aussi, parce qu'on est seul maître à bord, je le disais, seul face à nos responsabilités, mais niveau social, franchement, je le ressens pas comme ça. Donc voilà, aujourd'hui, c'est vraiment ce que je voulais vous partager, c'était ce qui fait pour moi l'ADN d'un salon privé, c'est la liberté. Aujourd'hui, si en tout cas tu es dans le doute, Si tu as un salon privé déjà, je vais commencer par là. Aujourd'hui si toi tu es en salon privé et que tu te demandes s'il y a des limites quelque part ou si c'est le bon endroit pour toi, je te dirais que l'avantage dans le business model que tu as choisi, c'est qu'en fait tu peux en permanence le remettre en question. Et si tu veux le remettre en question quatre fois dans l'année, tu peux le remettre en question quatre fois dans l'année. Si tu veux changer de trajectoire, tu changes de trajectoire, tu es libre et tu as le droit de vouloir plus. Tu as le droit de vouloir créer ton propre modèle. Tu n'as pas besoin d'un grand local ni d'une équipe de 10 pour avoir réussi dans la coiffure. Et aussi, tu peux absolument bâtir un business rentable, aligné, parfaitement kiffant sur chacune des journées avec une clientèle adorable. La rentabilité en salon de coiffure privé, elle est réelle. Elle est là. Je le vis tous les jours. Il n'y a pas de souci avec ça. Je vous rappelle. Parce que souvent, c'est oui, mais les grandes villes, les machins, non. Non, s'il vous plaît, arrêtez avec cette croyance limitante de la zone géographique. C'est non. J'ai démarré, j'étais dans une ville de moins de 3000 habitants, au fin fond du Loiret, à Poililégien. Vous connaissez Poililégien ? Non, vous ne connaissez pas Poililégien et c'est normal parce que c'est au fin fond de la campagne du Loiret, ok ? Depuis, j'ai déménagé, il y a trois ans, je suis à Montargis. Alors c'est... Pas beaucoup mieux, il y a peut-être un peu plus d'habitants, mais on est quand même dans quelque chose, on est bien loin de Lille, de Paris, de Bordeaux, de Marseille, de Lyon, de tout ce que vous voulez, d'Orléans même. Et pourtant ça fonctionne. Vos clientes vous trouveront. En salon privé, vraiment dites-vous ça, c'est vraiment le truc que je suis moi depuis dix ans. Mes clientes me trouveront, ok ? Celles qui adhèrent à ce que moi je fais, celles qui se retrouvent dans mes valeurs, dans ma personnalité, dans ce que j'apporte. elles me trouveront, peu importe où je serai, même au fin fond de la Creuse. Pardon ici s'il y en a qui habitent au fin fond de la Creuse, mais bon, vous serez d'accord avec moi pour dire que c'est pas l'endroit le plus peuplé de la Terre et le plus attractif de la Terre, je suis sûre que là-bas, il n'y a pas de problème non plus. Et j'ai même envie de vous dire qu'en grande ville, il y a un truc auquel on ne se confronte pas dans des zones où moi je suis, c'est la concurrence extrême. Je veux dire, moi là, dans la zone où je suis, il n'y a pas de coiffeur privé, ou alors je ne les connais pas. On n'a même pas le temps de s'observer, de se voir, de se préoccuper des autres. Et les coiffeurs qui existent dans ma ville, je ne les connais même pas. Il n'y a même pas de... Vous savez, c'est deux univers parallèles qui ne se touchent pas. On ne touche pas la même cible, on ne touche pas la même clientèle, on ne travaille pas de la même manière. Je ne dis pas que mon modèle est mieux que le leur. Attention, ce n'est pas du tout ce que je dis. Je dis qu'ils ont un modèle, que j'en ai un, et qu'on est dans deux secteurs complètement différents. C'est comme dans les métiers de bouche, le traiteur... et le chef dans un restaurant trois étoiles. Enfin, on est... Ok, on fait de la bouffe, on fait à manger pour les gens, mais on est dans des secteurs complètement opposés. Et moi, c'est comme ça que je vois les choses. C'est-à-dire que le salon de coiffure standard, il a tout à fait sa place, il a tout à fait son intérêt, il a son public, il a... Voilà. Il a son modèle de business aussi. Mais le coiffeur privé, il est tout autant légitime. Mais par contre, je ne me frotte pas à la concurrence. Vraiment, il n'y a pas de concurrence qui existe, en fait. Un salon privé, c'est quelque chose qui part de vous, c'est vous accoucher dans un salon privé, c'est votre bébé, c'est votre ADN que vous mettez à l'intérieur. Donc en fait, je trouve qu'on est beaucoup moins sujet à la concurrence finalement en tant que coiffeur privé que dans un salon traditionnel avec vitrine et standard. Alors vous me direz ce que vous en pensez, vous avez parfaitement le droit de ne pas être d'accord, j'ai aucun problème avec ça, entendez-le bien. à partir du moment où on reste... Cool, constructif, détente. Ouais, il n'y a pas de problème. Moi, je tape sur personne. Je suis juste... Je voulais juste vous dire que le salon de coiffure privée tel que moi je le vis depuis 10 ans amène des possibilités qui sont extraordinaires, amène une qualité de vie qui est extraordinaire, des conditions de travail, un confort relationnel qui sont le top, qui sont hyper épanouissants. Voilà, je ne veux pas que vous en doutiez. si là, tu es dans le... T'es dans l'hésitation de te dire « Ah, j'aimerais bien et tout » . Ben voilà, mon expérience, c'est celle-là. Moi, c'est ce que je veux transmettre. Alors bien sûr, pour faire évoluer tout ça, il faut de la méthode. Ok, on ne s'improvise pas. Entrepreneur, roi du business, ça ne s'improvise pas. C'est du travail, c'est de la méthode. Ça se fait step by step. Mais voilà, c'est aussi beaucoup de fun. C'est que du kiff, vraiment. Moi, en tout cas, ben... Ouais, je suis fière de ce que j'ai construit avec mes petites mains jusqu'à aujourd'hui. Moi, je ne suis pas celle qui rêve aujourd'hui de travailler tous les jours dans un salon avec 10 personnes. Moi, ce n'est pas ma sensibilité, ce n'est pas là où je vais, ce n'est pas mon ambition. Et voilà, je vous ai emmené avec moi dans un salon privé. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires. Venez me faire un petit coucou sur Insta. Et aussi, surtout, mettez s'il vous plaît un like et... Un avis sur l'épisode, quelle que soit la plateforme, ou vous l'écoutez pour que ça puisse donner de la force à ce podcast. J'ai absolument pas l'intention de vous lâcher. Je ne peux pas encore vous dire à quelle fréquence vont sortir les épisodes, parce que ça c'est vraiment du feeling, c'est vraiment une part de moi, c'est voilà, il y a un truc qui se passe, je prends le micro et on en discute. Donc je vais pas vous promettre une régularité pour le moment. Je n'ai rien à vous promettre. La seule chose que je peux vous garantir, c'est qu'ici, on n'est pas fermé, on est ouvert, on peut parler de tout. Il n'y a pas de sujet tabou pour moi et j'accepte l'échange et la critique avec grand plaisir. Voilà, je vous remercie d'avoir passé ce temps avec moi. Waouh, je crois que ce podcast est assez long en vrai, donc si vous avez passé tout ce temps avec moi, merci infiniment, j'espère que vous avez... que ça vous a plu, que vous avez passé un bon moment. Encore une fois, n'hésitez pas à me dire d'où vous avez écouté ce podcast, où est-ce que vous étiez et ce que vous étiez en train de faire. Et mes DM restent ouverts. Voilà, je vous souhaite une excellente journée.