Speaker #1Hello, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui ici, c'est une journée ensoleillée et je sais pas vous, mais moi, la vitamine D a un impact direct sur mon énergie. Ce matin, je voulais commencer par vous remercier déjà pour les retours suite à l'épisode de la semaine dernière. D'ailleurs, je vais vous lire un petit retour. Je pense d'ailleurs qu'à chaque fois qu'on va démarrer un épisode, je vais vous lire un petit retour sympa parce que vous prenez la peine de laisser des commentaires, de m'envoyer des messages. et voilà, c'est ma petite manière à moi de vous remercier. Et je vais vous lire le message de Marie-Laure qui m'a écrit « Bravo Julie, juste à vous écouter, ma journée commence bien. Je vous souhaite de continuer à vivre pleinement professionnellement et personnellement aussi bien entendu, de dépasser vos propres attentes. Le quotidien doit parfois être difficile, mais c'est aussi ça la magie, comme c'est si bien dit. » Merci beaucoup Marie-Laure, ça me fait super plaisir de pouvoir avoir des... Des retours comme ça, si je fais ce podcast, c'est pour qu'on puisse échanger ensemble. Donc quand vous prenez la peine de m'écrire, ça favorise l'échange et c'est exactement tout ce que je veux. Donc comme Marie-Laure, je vous invite à laisser un avis sur la plateforme d'écoute sur laquelle vous écoutez ce podcast ou à m'envoyer un petit DM Instagram. Et d'ailleurs, j'aime bien savoir où êtes-vous en ce moment en train d'écouter cet épisode. Voilà, je suis curieuse et je trouve ça très drôle. Cette semaine... Je discutais avec une coiffeuse, qui est aussi d'ailleurs une de mes clientes dont j'ai le plaisir de m'occuper. Elle a participé à ma dernière masterclass sur le thème de la rentabilité et elle m'a parlé d'un truc que j'entends souvent et que j'aimerais qu'on explore aujourd'hui. Alors encore une fois, je vous donne ma vérité, ma vision, mais vous avez tout à fait le droit de ne pas être d'accord. Néanmoins, on va quand même soulever un sujet qui me semble important. On va parler du sujet des formations en tant que coiffeur. Ah, les formations ! Je pense que c'est important de se questionner parce que je me rends compte, moi, au bout de dix ans, que les formations, j'en ai fait beaucoup déjà, vraiment beaucoup, elles m'ont pas toutes servies. J'y suis pas non plus toujours allée avec les bonnes intentions, je les ai pas toujours très bien choisies, mais quand même, au bout de dix ans, c'est indéniable, je suis la somme de toutes ces formations. Et d'un côté, c'est totalement ça aussi qui crée mes compétences, mon expertise, et c'est ce qui a façonné ma vision aussi au fur et à mesure du temps. Mais du coup, j'aimerais savoir, parce que je ne pense pas être la seule dans ce cas-là à avoir consommé vraiment beaucoup de formation, j'aimerais savoir pourquoi on continue de se comparer, même quand on est en train de se former, qu'on travaille avec exigence, et qu'on donne tout, qu'on donne juste le meilleur de nous. Pourquoi est-ce qu'on continue de se comparer ? Pourquoi est-ce qu'on pense qu'on vaut pas mieux que le coiffeur à côté ou que ce qu'on va déterminer comme être notre concurrent ? Pourquoi est-ce qu'on pense que nos clients ne paieraient pas plus cher chez nous, même quand on donne le meilleur encore une fois ? Et puis surtout, pourquoi est-ce qu'on continue de croire que le problème vient d'une technique ou d'un prix, alors que souvent c'est une question de posture ? Je vous raconte un petit peu la conversation que j'ai eue, donc... Avec cette coiffeuse, et elle a fait écho en plus à d'autres choses que j'ai vu passer sur les réseaux sociaux, enfin vraiment. Depuis une semaine, ce sujet revient beaucoup à moi. Donc je pense que c'est quelque chose qui préoccupe un petit peu tout le monde. Cette coiffeuse, elle me dit, voilà, moi je comprends pas grand chose aux chiffres, franchement j'ai jamais rien compris, je m'en préoccupais même pas en fait jusque là. Mais là, c'est son comptable en fait qui commence à tirer la sonnette d'alarme parce qu'en fait elle a mangé toute sa trésorerie. Et elle me disait que, ah oui, mais moi, donc moi, Julie, voilà, elle admire ma façon de me positionner avec mes tarifs et tout ça. Et puis, elle commence à se comparer. Ouais, mais moi, je ne pourrais pas faire ça. Et puis moi, machin. Et donc, elle doute. Elle doute. Elle se dit, mais elle me dit, pourquoi les clientes iraient payer chez moi plus cher que chez la voisine ? Parce que bon, moi, j'offre aussi un café. Mon salon, il est aussi sympa en termes de déco. me Mais pourquoi est-ce que la cliente allait y payer plus cher ? Et franchement, à ce moment-là, j'avais envie que d'une chose, une seule. J'aurais aimé qu'elle ait mes yeux pour se voir comme moi je la vois. Parce qu'en fait, c'est une coiffeuse qui est adorable, qui est investie, qui est hyper pro, qui se forme beaucoup. D'ailleurs, on se croise souvent dans les mêmes formations. Mais elle ne voit pas sa valeur. Pour elle, malgré tout ça, malgré toutes ses années d'expérience, malgré toutes les formations qu'elle a faites, malgré les résultats qu'elle obtient auprès de ses clientes et les retours positifs qu'elle a, elle ne voit... toujours pas sa valeur. Donc j'en arrive à la conclusion que c'est pas d'une énième formation technique dont elle a besoin. C'est pas de peaufiner son contouring, de peaufiner sa neutralisation, sa correction de couleur, sa théorie. Ce qu'elle a besoin c'est de travailler sur elle, à l'intérieur. Elle a besoin de comprendre comment passer de coiffeuse talentueuse à entrepreneur. Parce qu'au fond, ça sert à quoi en fait ? À quoi bon faire 10 formations techniques supplémentaires si personne ne voit la différence ? Si tu ne gagnes rien de plus, ça sert à quoi ? Je pense qu'au bout d'un moment, quand tu as atteint un certain niveau, il faut savoir capitaliser sur ses acquis et rentabiliser son savoir-faire. Il faut apprendre à le vendre. C'est vraiment une question de posture. Et du coup, j'aimerais que... Toi qui écoutes ce podcast, tu te poses la question en fait, les dernières formations que t'as faites, et puis celles peut-être que t'as déjà bookées sur l'année 2025, tu les fais dans quel objectif ? Qu'est-ce que ça va apporter à ton salon ? Parce que moi j'ai été comme ça, j'ai été la nana qui a pu dépenser sur une année 27 000 euros de formation, mais en fait ça n'a pas impacté significativement et directement mon chiffre d'affaires. Je me suis payée une colo. Vraiment je le dis, je me suis payée une colo. Je suis allée en formation pour assouvir, moi, mon besoin d'exigence, de perfectionnisme et tout ce qui va avec. Mais je ne l'ai pas fait avec intention de développer derrière quelque chose de nouveau ou de renforcer mon expertise. Alors, tu vas me dire, oui, on apprend toujours quelque chose, ça sert toujours et tout ça. Oui, bien sûr, évidemment que je suis toujours sortie de mes formations. avec une vision qui a été renforcée ou une expertise qui avait upgradé. Oui, bien sûr. Mais si on n'est plus factuel, si on est dans les chiffres, 27 000 euros de formation, ça, c'est ce que j'ai dépensé pour y aller. Mais il y a en plus toute la perte de chiffre d'affaires parce que j'étais immobilisée en formation au lieu d'être en salon en train de coiffer des clientes. Donc l'impact financier, il est au moins double. Allez, on va partir sur 40 000 euros. 40 000 euros, ça m'a coûté. Aujourd'hui, franchement, quand j'en parle, ça me semble lunaire d'avoir dépensé cette somme en formation. Et en même temps, je me souviens très bien de mon sentiment, je sais très bien pourquoi je l'ai fait. C'est vraiment que j'avais envie d'aller au contact. J'avais l'impression que les autres détenaient des recettes et des secrets que je n'avais pas. Et puis, c'était aussi une manière de me sentir légitime. dans ma tarification, dans mon positionnement envers mes clientes. Mais à un moment donné, ce qu'on oublie, c'est que la cliente elle-même n'a même pas les outils pour avoir la lecture de ce qu'on va apporter en plus. Je vous donne un exemple. Le vin. Je ne sais pas qui boit du vin ici, mais moi je bois du vin. J'aime le vin, ok ? J'aime bien boire du bon vin, c'est-à-dire du vin qui a un bon goût au moment où je le bois. Donc Oui, effectivement, je vais peut-être pouvoir faire la différence entre une bouteille à 10 balles et une bouteille à 100 balles. Oui, entre un vin de Cubie, la villageoise, et un Sancerre. Bon, je vais pouvoir faire la différence. Mais après, entre la bouteille à 100 balles et la bouteille à 1000 balles, moi, je n'ai pas la lecture. Je n'ai pas les outils en ma possession pour pouvoir apprécier ce niveau de qualité, en fait. Il n'y a que vraiment les amateurs de vin beaucoup plus aguerris ou les sommeliers qui vont pouvoir apprécier une bouteille à 1000 euros, 2000 euros, 4000 euros. Ce n'est pas que je ne vais pas l'apprécier, mais c'est que je ne vais pas pouvoir en prendre la mesure. Tu vois ce que je veux dire ? Et en fait, je trouve qu'on oublie que nos clientes, c'est pareil. La cliente, elle a la lecture pour voir que... tu lui as fait un beau balayage parce que t'as respecté ce que t'avais dit, t'as dit ce que tu ferais t'as fait ce que t'as dit t'as dit que t'allais lui mettre de la lumière autour du visage, t'as dit que t'allais lui faire un beige neutre et encore entre doré, beige caramel, miel, machin elle va faire un peu la différence, mais pas plus que ça. Elle, elle va voir le contouring, mais le contouring, grosso modo, et je caricature, d'accord, mais que t'aies fait trois mèches de plus sur le devant, ou que tu te sois cassé la tête à faire tout un dégradé de blond avec une racine extrêmement fondue et tout ça, elle va pas avoir la lecture au bout d'un moment donné pour apprécier l'exigence supplémentaire que tu vas mettre. C'est-à-dire qu'elle, entre ton niveau excellent et ton niveau parfait, elle ne prend pas la mesure. C'est qu'entre professionnels qu'on va avoir cette lecture. Et donc du coup, je pose la question. Est-ce qu'à un moment donné, on n'est pas en train de se perfectionner pour le regard des autres coiffeurs ? Franchement, on a le droit d'avoir le goût du travail bien fait. J'ai le goût du travail bien fait, du travail excellent, du travail comme vous, j'ai envie que mon travail soit parfait. Mais est-ce que finalement tout ça, c'est pas aussi un peu pour la fame, pour les caméras, entre guillemets ? C'est-à-dire qu'on sait très bien qu'on va prendre une photo de notre travail à la fin, on sait qu'on va la poster sur Instagram et qu'on va être jugé par des centaines de pères dieux, dont des coiffeurs. Je n'ai pas la réponse à cette question, mais juste posez-vous la question, posons-nous la question. La énième formation que je fais, le énième geste que je fais sur ma cliente au moment du balayage pour aller peaufiner et peaufiner et peaufiner et peaufiner et perdre du temps, est-ce que je le fais réellement ? dans l'intérêt de la cliente ? Est-ce que ça va être visible ? Est-ce que ça va être perçu par la cliente ? Ou est-ce que je le fais pour ce que les autres coiffeurs vont penser de moi ? Est-ce que je le fais juste pour moi et assouvir une pseudo-quête de perfection ? Voilà, c'est vraiment ça que je voulais vous amener ce matin, parce que là, voyez cette coiffeuse que j'aime beaucoup, je vois qu'elle a un profil que je vois beaucoup sur les réseaux. C'est-à-dire vraiment la coiffeuse qui a fait les choses bien, franchement qui a fait les choses bien. On lui a dit voilà, il faut te former, il faut évoluer, elle s'est formée, elle a évolué, on lui a dit il faut créer un cocon pour les clientes, un truc différenciant, quelque chose qui te ressemble et tout. Elle a fait quelque chose de beau, elle a investi dans sa déco, elle a créé vraiment une ambiance. Et pour moi, c'est bon en fait, c'est acté en termes de compétences, il n'y a pas besoin d'aller plus loin, je ne dis pas. qu'à un moment donné dans sa carrière, il faut arrêter net de se former. Je pense qu'il faut tenir à jour ses compétences et qu'il faut qu'on continue d'aller en formation. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais je pense qu'il faut savoir se dire à un moment donné, c'est bon, j'ai des compétences pour avoir une bonne prise en charge de ma clientèle, ça, ça a une valeur. Et après, je mets à jour régulièrement, quelques fois dans l'année ou une seule fois, faites comme vous voulez. Mais en tout cas, il faut assumer que ces formations-là, elles sont pour nous. pour nous rassurer, pour nous consoler, pour nous renforcer, mais elles ne sont pas pour nos clientes. Et ça reste quand même une problématique, parce que si elles ne sont pas pour nos clientes, ça veut dire que ces formations-là, elles ne sont pas amorties, elles ne sont pas rentabilisées. Et c'est là où ça devient problématique, parce que du coup, ça, ça grignote notre trésorerie inutilement. Clairement, c'est du gâchis. Au lieu d'aller mettre notre énergie à mettre en valeur nos compétences, on va en chercher d'autres et de nouvelles. Ça ne sert à rien. Donc, Non, et je sais que tu vas écouter ce podcast, non, tu n'as pas besoin d'une énième formation technique. Tu as besoin d'un plan, d'une méthode et de compétences pour savoir mettre en avant toutes ces années d'expérience et d'expertise, tout ce joli savoir-faire, toute cette vision et tout ce que tu as envie d'apporter à tes clientes. Tu as besoin de savoir le mettre en valeur dans une tarification, dans une communication. Et c'est ça qui va t'amener à l'étape suivante, et c'est ça qui va faire que tu vas te sortir la tête de l'eau. Parce que la réalité, elle est là. Je sais qu'énormément de coiffeurs souffrent de voir leur trésorerie fondre comme neige au soleil. Et donc du coup, forcément, quand t'arrives à ce moment-là, t'as envie d'attirer plus de clients, des nouvelles clientes, de faire plus de chiffres. Donc tu te dis, et c'est ce qu'on nous a toujours appris, je suis d'accord avec vous, donc tu te dis, il faut que j'augmente mes compétences pour augmenter mon savoir-faire, pour justifier un prix. plus important ou pour attirer de nouvelles clientes et ainsi de suite, mais tu t'épuises et ça ne fonctionne pas. Et je vous l'accorde, on nous a jamais appris à mettre en valeur nos compétences. On nous apprend la technique, alors ça, il n'y a pas de problème. Des formations techniques, on en trouve partout, à tous les budgets, de tous les niveaux, pour tous les goûts, toutes les exigences, tous les types de visions. Je pense que l'offre aujourd'hui technique est assez complète. Enfin voilà, on ne peut pas ne pas trouver son bonheur. De temps en temps, en formation technique, le sujet de la rentabilité, de la tarification est évoqué. de temps en temps. Il va être évoqué pendant 10 minutes, une demi-heure à la fin de la formation, ce qui est déjà pas mal, je vous l'accorde, parce que ce n'était pas le cas il y a encore quelques temps. Mais à quel moment on nous a appris à avoir une stratégie de mise en valeur et de tarification, de savoir comment annoncer et assumer une augmentation de prix auprès de sa clientèle, comment la gérer, et ne serait-ce que même à quel moment on a appris à calculer la rentabilité d'un tarif. J'aimerais bien savoir, parmi ceux qui... qui écoutent ce podcast, combien d'entre vous savent exactement leur rentabilité ? Combien d'entre vous savent exactement calculer un tarif pour qu'il soit rentable ou faire le calcul pour savoir si un tarif déjà posé est rentable ? Dans le détail, au centime près, qui sait le faire ou qui s'y intéresse vraiment tout le temps ? Le réajuste, fait un suivi de ce genre de chiffres. Donc voilà, c'est cette réflexion-là que je voulais vous apporter cette semaine. Et j'aimerais que vous vous posiez la question, en fait. Est-ce que tu as vraiment besoin d'une formation de technique supplémentaire cette année ? Ou est-ce que ce ne serait pas enfin le moment de savoir monétiser et valoriser ce que tu sais déjà faire ? Je vous laisse sur cette réflexion de bon matin. Et je vous remercie pour votre attention sur cet épisode. N'hésite pas à le partager à une coiffeuse qui se forme et qui est au top, mais qui doute toujours d'elle. Tu sais, la coiffeuse où t'aimerais bien qu'elle se voit comme toi tu la vois, comme une personne qui est compétente et qui a plein de choses à offrir. N'hésitez pas à venir discuter avec moi sur Insta, sur le Jijicho, sur Julliard Studio. Envoyez-moi tout ce que vous voulez, un DM, un vocal, peu importe, une story pour me dire où vous êtes. Et voilà. Et si vous voulez creuser le sujet, vous pouvez vous inscrire sur le lien pour être informé des prochaines masterclasses et de tout ce que j'ai créé qui tourne autour de la valorisation du savoir-faire dans la coiffure. Je vous souhaite une excellente journée et on se dit à très vite.