- Speaker #0
Le leadership du vivant pour vous accompagner, vous former et vous inspirer. Bonjour Marion.
- Speaker #1
Bonjour Daniel.
- Speaker #0
C'est un grand plaisir de te recevoir aujourd'hui. Dans ces podcasts, je varie, mais le thème c'est donc le vivant, le leadership du vivant et puis notre métier. Et j'ai eu envie de ce podcast parce que j'ai vu quelque chose que tu avais posté sur internet, sur un atelier musique, et je me rappelle que c'était il y a je ne sais pas combien d'années ton MBC, mais...
- Speaker #1
Il y a 7 ans. 7 ans. non,
- Speaker #0
8 ans un cycle, déjà à l'époque j'étais vraiment très touchée par ce que tu as amené de différent autour de l'art et de la musique et donc ça me fait très plaisir que tu reprennes ça dans ces temps troublés donc on va passer à un podcast entre échange et musique.
- Speaker #1
Et vivant et art.
- Speaker #0
Vivant et art. Et puis, donc en général, je demande au moins une musique pour commencer, un poème, un film, pour te présenter aussi autrement. Mais dans notre échange, on en fera plus des morceaux de musique pour que je puisse avec toi explorer toute la qualité de ton approche. Ça te va ?
- Speaker #1
Très bien. Et merci à toi de cette invitation qui me fait plaisir. Ça me fait plaisir de venir dans ces nouveaux locaux. loco de Mosaïque. Et puis, en effet, c'est une offre que tu m'as souvent poussée à développer. Et voilà, je le fais aujourd'hui. Je suis ravie de la présenter aussi.
- Speaker #0
Je crois beaucoup que tout ce pas de côté avec l'art, et la musique qui m'est particulièrement chère, mais pas que cet art-là, on peut faire beaucoup pour créer quelque chose de l'ordre de l'unisson dans une équipe, en tout cas, une expérience vivante extraordinaire. Mais avant qu'on aille un peu plus loin dans cette offre, j'aimerais que tu te présentes. Alors, qu'est-ce que tu as choisi pour te présenter ?
- Speaker #1
Alors, j'ai choisi deux choses. Après... Première, tout de suite, j'ai pensé à un film itinéraire d'un enfant gâté de Claude Lelouch. J'aime beaucoup Lelouch, tous ses films. Et pourquoi ce film-là spécifiquement ? Déjà itinéraire, la vie c'est un chemin, un cheminement. En tant que coach, on accompagne. vers de nouveaux itinéraires. Il y a un itinéraire, deux nouveaux itinéraires. Ce qui caractérise ce film aussi, pour moi, c'est le vivant. On a le personnage principal, donc Sam Lion, qui a été trouvé par un forain élevé dans le cirque. Voilà, le vivant du cirque. Moi, j'adore le cirque. Le cirque est très présent dans ce film. dans ce film, c'est joué par Belmondo qui est génialissime. Et puis il monte un gros business de service à la propreté. Et puis, crise, il part faire la traversée de l'Atlantique en bateau et puis il décide de quitter et donc de voyager. Donc je dirais ce qui me caractérise, c'est le vivant. j'aime la vie le voyage parce qu'il part voyager dans tous les pays et puis il se rend compte que le lien à sa famille lui manque donc il revient et voilà le lien le lien aux autres, le lien à la personne le lien aux amis est aussi quelque chose qui est important pour moi et la musique est très présente chez Lelouch la musique est toujours très présente il a un vrai compagnonnage avec Francis Lay euh Voilà, donc ça fera le lien aussi avec la musique. Et puis, enfant gâté, itinéraire d'un enfant gâté. J'ai été gâtée par la vie, mon environnement familial, d'où je viens. Et puis, il y a aussi des moments où on découvre des crises. On traverse des crises où on apprend la vulnérabilité. les difficultés et comment on va dépasser tout ça et c'est aussi ce qu'on fait en coaching. Donc voilà pour ce premier film. Super, ça te ressemble effectivement.
- Speaker #0
Donc on reviendra sur ton amour de la musique et comment il s'est construit, comment tu as eu la chance d'y être exposée, qu'est-ce que tu en as fait dans une première partie, puis une deuxième, peut-être aujourd'hui dans une troisième partie ?
- Speaker #1
Peut-être que le lien, on peut le faire tout de suite, je dirais la deuxième œuvre que j'ai choisie est le Prélude de Lordurin, qui est un opéra de Richard. Wagner, j'ai grandi, mon père était un grand wagnerien, donc j'ai grandi avec Wagner. Et donc c'est un prologue de trois opéras qui s'appellent la Tétralogie. Et ce prélude est juste magnifique, ça commence très doucement. C'est un nouveau commencement. Alors je ne vais pas raconter l'histoire parce que le mythe germanique c'était complexe. Et moi j'ai eu la chance d'aller à Bayreuth quand j'avais 7 ans. avec Pierre Boulez qui était à la direction et Patrice Chéreau. Et à la fin de cette tétralogie, il y a eu une heure d'applaudissements. Et moi, j'avais pas vu le troisième acte du Crépuscule des Dieux, qui est l'acte final. Mais j'ai pu rentrer avec mes sœurs pour les applaudissements. Et là, c'est là où j'ai eu mon choc. Je me suis dit, mais comment le spectacle vivant... On peut donner cette émotion au public pour en faire une heure d'applaudissements, ce qui est énorme. Je n'ai jamais reconnu, je passe ma vie dans des salles de concert, jamais eu cette émotion-là,
- Speaker #0
ce choc-là.
- Speaker #1
Et voilà, après j'ai fait le conservatoire et la musique m'a toujours accompagnée, suivie. Je voulais être chef d'orchestre à l'issue, à 8 ans, et puis je me suis rendue compte que c'était beaucoup de travail et que je n'avais pas ce talent. Mais quand on me répond en coaching connectif que j'orchestre ça, je me dis voilà, j'ai trouvé ma façon d'être chef d'orchestre.
- Speaker #0
Donc je propose qu'on écoute quelques mesures de cette ouverture. Tout à fait. Donc déjà, cet amour de la musique très tôt. Très tôt. Peut-être nous donner quelques éléments de ton histoire, de ton itinéraire, avant d'arriver à Coach, et aujourd'hui peut-être, juste quelques éléments que tu as envie de partager, qui jalonnent aussi ce que tu proposes aujourd'hui.
- Speaker #1
Moi j'ai commencé dans le monde de l'entreprise, école de commerce, je travaillais six ans en marketing, communication. Avec toujours l'envie quand même de travailler dans le spectacle vivant. Mais c'était un peu, ça n'allait pas entre guillemets dans ce chemin familial. Je viens d'une famille entrepreneur. Et moi la question du sens est chez moi primordiale. Je me suis toujours beaucoup posé de questions. C'est quoi mon implication sociétale ? Qu'est-ce que je veux apporter au monde ? Et ça a vraiment été une espèce de rupture quand je travaillais en agence de com' et puis un client qui me demande pour une campagne dans les magazines Elle, Figaro, Madame, on ne peut pas mettre un peu plus de vert et puis un peu moins de jaune dans ce teint ? Et là je me suis dit mais ce n'est pas ça que je veux quoi. Et donc j'ai décidé de quitter là où j'étais, j'ai fait un bilan de compétences pour aller travailler dans le spectacle vivant. Je passe les détails parce que ça a pris un peu de temps. Et puis, j'ai eu la chance de travailler à l'Opéra de Paris pendant un an pour un projet qui permet à des classes de banlieue de monter des projets en lien avec l'opéra. Donc voilà, moi, permettre l'accès à la culture à ceux qui n'ont pas accès, c'est quelque chose qui m'anime. Et après, je suis rentrée dans une très belle institution, qui est une des plus belles institutions dans la musique, qui était la cité de la musique. et ensuite qui est devenue la Philharmonie de Paris lorsque la salle de la Philharmonie de Paris a été ouverte. Et là, j'ai travaillé pour les concerts pour le jeune public et ensuite on m'a demandé de monter un dispositif de formation pour le développement de carrière des musiciens. Donc s'appuyant sur mes compétences entrepreneuriales, marketing, communication, se vendre, se promouvoir, il y a plus de 15 ans les musiciens On joue de la musique, mais le rêve, on ne sait pas faire. Or, aujourd'hui, il y a vraiment ce côté entrepreneurial pour les artistes qui est essentiel. Et j'ai développé de l'accompagnement. Et c'est dans ce cadre-là que j'ai commencé les fondamentaux il y a plus de 13 ans. Pas du tout pour être coach. Pour moi, c'était professionnaliser ma pratique d'accompagnement. Et puis par la suite, j'ai fait il y a 7 ans le master. Toujours pour professionnaliser ma pratique, je venais d'avoir des jumelles. Et voilà, je me suis dit, c'est important aussi de continuer à se former. Et puis moi, je voulais faire l'excellence. Donc le master, c'est l'excellence, individuel, collectif, coaching, d'organisation. Je suis retournée à la Philharmonie de Paris. Et puis j'ai fait le choix de quitter la Philharmonie pour développer mon activité de coach, dans le secteur plus spécifique. de la culture et du spectacle vivant, sachant que comme tout secteur, il y a ses spécificités, mais c'est vraiment un secteur, on est un service public, il y a des politiques culturelles, il y a le régime de l'intermittence, c'est quand même une spécificité, c'est vrai qu'on vient me chercher aussi, parce que j'ai une connaissance des réseaux, des financements, des politiques, etc. Voilà, donc ça fait cinq ans, ma boîte s'appelle Prélude, en rapport avec la musique. Prélude, c'est le début d'une œuvre comme d'un opéra, mais c'est aussi une œuvre en tant que telle, les préludes de Bach. Et puis, il y a un S à Prélude, parce que quand on est accompagné, c'est un nouveau commencement ou des nouveaux commencements. On parle beaucoup. prototype chez Mosaïque. Voilà, donc c'est cette ouverture. Et ça fait cinq ans, début janvier, et on fait un bilan, un retour d'expérience. Et aussi, quelle est ma vision à trois ans pour Prélude, de quoi j'ai envie de faire aussi, j'aime bien créer, monter des choses. Et vient cette offre que je lance. Pour les entreprises, alors tu le disais en préambule, on vit un contexte extrêmement noir, compliqué, on va de crise en crise, politique, économique, quête de sens, et j'avais envie d'apporter du beau aussi dans l'entreprise, du lien, du beau, au service des équipes, au service d'une meilleure coopération. Donc comment la musique va révéler ? l'équipe et comment la musique va être un levier de transformation. C'est vrai que toi, c'était quelque chose qui m'a poussée, c'est vrai que je faisais beaucoup d'expérimentations chez Mosaïque avec la musique, tu m'as toujours poussée à ça, donc voilà ! Il faut du temps, je prends du temps !
- Speaker #0
C'est quelque chose que j'aime bien faire, semer des graines et faire confiance à la vie, parce qu'il n'y a pas d'urgence en fait, et quand tu es prête, c'est... Mais tu ne l'as jamais lâché.
- Speaker #1
Je ne l'ai jamais lâché. J'utilise souvent la musique.
- Speaker #0
Ce qui est vraiment très chouette, en tout cas dans ce que j'ai lu de ton atelier et ce que j'ai vécu avec toi déjà dans des expérimentations, c'est qu'il y a les deux volets. À la fois la révélation de ce qui est déjà là. derrière le sombre, la lumière qui est déjà là, j'ai envie de dire. C'est vraiment quelque chose que je sens chez toi. Et en même temps, quelque chose qui peut être un nouveau commencement, à partir de ce qui est révélé, de façon concrète, tout en faisant un détour. C'est la simplicité, pour moi, du détour par la musique, tu vois. Il y a des tas de... Enfin, je suis en contact avec des coachs formidables qui ont des super outils, mais des fois, c'est très complexe. il faut presque une valise pour expérimenter ce côté révélation, expérimentation. Je me rappelle les boutons de laudor où il fallait des barils et tout. Mais il y a quelque chose là dans le son qui peut aller aussi, et ça j'y tiens, parce qu'avec les équipes de tout âge et de toute santé physique. Parce que des fois, il faut pouvoir bouger, danser, sauter, et ce n'est pas tout le monde qui est à ce niveau-là en ce moment. Donc je trouve que c'est assez inclusif. Voilà pourquoi je n'ai pas voulu qu'on ne parle pas de cette... nouvelle offre parce qu'elle est et bien sûr c'est parce que tu connais ces oeuvres à fond que tu peux les offrir autrement et passer peut-être le préjugé par rapport au classique que c'est élitiste que c'est alors que voilà tu fais écouter en ce moment moi j'ai un petit fils qui a 4 ans Pierre et Leloup c'est adorable il faut identifier le timbre des instruments c'est ce qu'il y a de mieux il y a quelque chose qu'on avait depuis l'enfance et puis peut-être qu'on l'a oublié et donc voilà ce que tu proposes est-ce que tu aurais envie de parler d'un autre morceau qui t'aide justement dans ces moments découverts Ce que tu proposes, parce que j'ai entendu que tu proposais soit quelque chose de... Comment on appelle ça ? Une ouverture ?
- Speaker #1
Un prélude ? Alors justement, en fait, tu parlais... Le langage de la musique, c'est universel. Ça parle au monde entier, le théâtre. Et qu'on le joue en France, dans son langage. Là, la musique est universelle. Chaque pays, chaque culture a ses traditions. Merci. Et on a tous un lien avec la musique, qui va nous rappeler des choses de notre enfance, qui va nous rappeler un moment spécifique. C'est ce lien-là. Et oui, je vais m'appuyer sur la musique classique. On a pu grandir dans une famille mélomane, on a pu jouer d'un instrument, et c'est vrai que la musique classique, il y a... ce côté préjugé, où il y a il faut faire du solfège pour comprendre la musique, mais pas du tout. Pas du tout. On entend beaucoup dans des films de la musique classique et les personnes sont touchées. Ils ne connaissent pas forcément l'oeuvre. Donc, moi, je vais partir pour ces ateliers, on va toucher l'émotionnel et le corps, parce que ça vibre aussi. La musique va vibrer dans notre corps, dans nos tripes. Au revoir. Et donc tu parles de détour, c'est vraiment ça, comment la musique est un levier pour faire différemment. Et il y a plein de choses qui se passent quand on va écouter de la musique, et puis on connaît un peu les comparatifs entre musique et entreprise, donc l'interdépendance, le tempo, le rythme. le silence dans la musique, le silence c'est très important, puis il a duré, aujourd'hui dans une société de zapping, on dit la musique est l'art du temps, disait Stravinsky, devant une œuvre, un tableau. tu peux y rester 3 secondes comme 3 minutes si tu veux écouter une oeuvre ça te prend une oeuvre voilà tous ces parallèles le jouer ensemble évidemment je vais te prendre j'avais envie de donner 2-3 exemples on verra combien de temps ça dure je vais te prendre un exemple du bourgeois gentilhomme qui... À la base, c'est un opéra-ballet, écrit par Molière. Aujourd'hui, la pièce se joue au théâtre Molière, mais mise en musique par Lully. Il y a un extrait qui s'appelle La marche turque, où Cléonte, qui est l'amoureux de la fille de M. Jourdain, se fait passer pour le fils d'un grand Turc et va adouber M. Jourdain comme Mamamouchi. Donc, il y a une marche, la marche turque, qui est une marche très riche. Donc je propose aux personnes de se mettre dans la salle, d'écouter.
- Speaker #0
On va l'écouter.
- Speaker #1
Donc je mets les personnes dans la salle et je leur demande, la première des choses, la première séquence dans ce que je propose, c'est l'écoute. Et donc de marcher en rythme. C'est une marche, donc c'est très... Et très souvent, parce que je l'ai fait à plusieurs reprises, extrêmement compliqué de marcher collectivement en rythme. Donc évidemment, après on fait le débrief. Qu'est-ce que vous avez ressenti ? Je vais toujours commencer par le ressenti, ce que les personnes ont vécu. Et après, qu'est-ce que le pont vers ce qui fait leur collectif ? Qu'est-ce qui fait vous, ce collectif ? Quand est-ce que vous arrivez à marcher ensemble sur tel ou tel projet ? Et qu'est-ce qui fait que vous ne marchez pas ensemble ? Voilà, donc ça c'est vraiment le pont. Et qu'est-ce qu'on pourrait faire différemment ?
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et ensuite on réitère l'expérience. Ok. Et évidemment, écoute de la musique, écoute entre chacun.
- Speaker #0
Donc dans un premier temps, ça joue, enfin ils y vont, un peu dans le désordre. Tu fais un peu sur ce qui se passe. Et donc en quoi ça ressemble à ce que vous faites sur le terrain quand vous n'y arrivez pas ou quand vous y arrivez ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc le pont, c'est... un mot plus symbolique que notre fameux reflet systémique.
- Speaker #1
C'est le reflet systémique en fait.
- Speaker #0
C'est un sens que ça révèle de façon très simple des choses qui se passent dans leur vie de tous les jours même en dehors de la musique sur un projet, quand ils ont à être ensemble. C'est bien ce que j'ai entendu.
- Speaker #1
Exactement, et c'est comme on fait dans un reflet systémique,
- Speaker #0
on émet l'hypothèse que ce qui se passe est une hypothèse et c'est eux qui débriefent.
- Speaker #1
Voilà ce que j'ai retrouvé.
- Speaker #0
Ça c'est le premier temps.
- Speaker #1
ça c'est la séquence j'écoute, on débriefe et le pont le parallèle avec ce qui se passe dans l'équipe et qu'est-ce qu'on décide de faire autrement et puis l'idée c'est que ce soit ludique parce que c'est assez drôle de voir que tu remets la musique à ce moment là et après je peux refaire l'expérimentation et souvent je remets aussi un peu de rythme parce que
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
pour faire entendre vraiment. Déjà, c'est une marche, mais je remets un petit peu de tempo.
- Speaker #0
Parce que c'est qu'une audio, tu tapes, tu le fais aussi avec tes doigts.
- Speaker #1
Pourtant, on l'entend.
- Speaker #0
Qu'ils aient aussi le visuel du rythme.
- Speaker #1
Voilà. Deuxième expérimentation, on va être sur le Bolero de Ravel, qui est une des œuvres les plus connues au monde quand même.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Qui a la base... Alors, je vais toujours recontextualiser. aussi l'oeuvre qui a été c'était un ballet qui a été commandé par une chorégraphe russe qui voulait aussi avec inspiration Espagne donc c'était écrit en 1928 et l'Espagne était très à la mode donc Ravel compose ce boléro Tout le monde connaît la musique, on le remettra peut-être, mais tout le monde connaît la musique. C'est une œuvre qui dure quand même entre 15 et 17 minutes, selon le tempo du chef qui décide de son tempo. Et donc on a, je dirais, trois phases. La première phase, c'est quand même la cymbale qui va donner le rythme. Et puis petit à petit, chaque instrument va arriver jusqu'à arriver au grand orchestre complet. Et puis à six notes à la fin, ça dégringole. Et donc l'idée, c'est de mettre en trois groupes l'équipe. Un groupe qui va jouer la cymbale, un groupe qui va jouer les cuivres, et un groupe qui va faire le thème. Et donc l'idée, c'est de les faire chanter ensemble.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord.
- Speaker #1
Ce boléro.
- Speaker #0
C'est pas juste l'écoute là.
- Speaker #1
Ah non, là c'est l'expérimentation. On a souvent l'écoute, juste la simple écoute, ou l'écoute et l'expérimentation. Et qu'est-ce qui se passe alors ? Qu'est-ce que tu... Et alors, là je les mets quand même dans un contexte qui n'est pas simple de chanter. D'abord... Est-ce qu'il y a le rythme ? Il y a le chant ? Il y en a qui disent toujours, ah non, mais moi, je chante faux. Donc déjà, c'est face à quelque chose qui est différent, comment chacun va réagir. Et puis, comment on fait, donc le pont, toujours, vers comment ça fonctionne dans leur équipe. Comment on fait équipe ensemble, avec chacun ses spécificités, le marketing, le commercial, la technique, etc. Et comment on fait quelque chose de beau ensemble. Donc, voilà. Et qu'est-ce qu'on peut faire différemment ? Toujours.
- Speaker #0
D'accord. Donc, expérimentation, débrief, qu'est-ce qu'on peut faire autrement ?
- Speaker #1
Voilà. Et ça repart. Et ça repart.
- Speaker #0
Donc, ça, c'est plus impliquant. C'est combien de personnes, en fait, par groupe pour que ça fonctionne ? Trois, quatre, ça suffit ? Ou il faut plus ?
- Speaker #1
Après, je... Je dirais qu'il y a des équipes de 8 jusqu'à 30 personnes. On peut faire avec 30 personnes, évidemment. Plus il y a de monde, plus c'est compliqué d'expérimenter ensemble. Voilà. Et puis, j'avais envie de donner une troisième expérimentation.
- Speaker #0
Je ne dois pas.
- Speaker #1
Voilà, qui est plus... d'actualité puisque nous allons avoir la finale de la Champions League avec le PSG dans 15 jours. Et pour ceux qui regardent le foot, mais qui vont au moins regarder la finale, il y a un hymne, l'hymne de la Champions League. Et en fait, cet hymne a été créé dans les années 80, au moment où le foot avait vraiment mauvaise réputation. C'était au moment des Hooligans, etc. Donc, il a été demandé à un compositeur anglais de créer cet hymne. qui, quand vous l'écoutez, la prochaine fois que vous allez l'écouter, avant chaque match de la Champions League, donne un peu des frissons. En fait, il s'est inspiré d'une œuvre de Handel, que Handel, c'était une commande, a écrite, donc ça s'appelle Zadok the Priest, qu'il a écrite pour le couronnement du roi Georges II. Et cet hymne est repris à chaque couronnement du roi ou de la reine d'Angleterre. Et donc, il s'est vraiment inspiré. On va pouvoir l'écouter aussi, une partie de l'extrait de Handel, et puis avec la correspondance avec l'hymne. de la hauteur par rapport à ce qui se passait dans le foot, et puis une reconnaissance de tous les supporters du foot de cet hymne. Et on ne décrète pas que le foot a pris de la hauteur, etc. Non, c'est un rituel. Avant chaque match, on met cet hymne.
- Speaker #2
Nous sommes les meilleurs des châteaux.
- Speaker #1
Et donc, je vais travailler avec ça sur quels sont vos rituels. dans vos équipes ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous mettez en place pour recréer cette...
- Speaker #1
Reconnecter, comment vous faites ?
- Speaker #0
Il y a à la fois la hauteur par rapport au beau et... Moi j'ai envie de dire au bio Marion. C'est vrai. Parce qu'il y a des beaux froids et il y a des beaux qui réchauffent. Je sens que ça réchauffe. En tout cas j'adore quand tu parles des œuvres que tu aimes. Est-ce qu'il y en a une petite dernière ?
- Speaker #1
Des expérimentations ? Que tu as envie de partager. Alors, peut-être, pour faire un peu le parallèle avec le boléro, je peux prendre aussi... Alors, c'est comme les équipes, on connaît les étapes de formation des équipes. Donc, au début, on apprend à se connaître. Forme.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Storm. Storm. Performe. Et le dernier, j'ai oublié, dans le cycle des équipes.
- Speaker #0
Je ne sais pas. À un moment donné, ça se passe bien. Parce que moi, c'est le genre de truc qui m'a... J'adore les équipes, je les prends comme elles sont. Et la plupart du temps, c'est Storm. Il faut reconnaître que c'est plutôt ça.
- Speaker #1
C'est plutôt ça.
- Speaker #0
À un moment donné, on est dans une autre façon de vivre les conflits, dans une équipe avec la confrontation, qui permet de remettre du vivant et pas du fake. Donc, on va dire que le dernier, ça va être de l'authentique. Ça te va ?
- Speaker #1
Ça me va très bien. De l'authentique. et donc en effet ça va illustrer le storm et le perform donc c'est un extrait de la symphonie numéro 9 de Shostakovich qui s'appelle Leningrad donc Shostakovich qui est un compositeur russe qui a écrit cette oeuvre au moment du siège de Leningrad au moment où l'Allemagne voulait envahir l'URSS Et pareil, dans ce premier mouvement, au milieu du premier mouvement, c'est un air qui va être repris petit à petit. Donc pareil, il y a la cymbale et petit à petit les instruments qui vont rentrer sur cet air qui est lancinant. Et on est... Il faut se recontextualiser. Il y a les Russes qui sont à l'intérieur de Leningrad et les Allemands qui sont autour. Cette œuvre va venir réunir tous ces Russes qui sont face aux Allemands. Cette œuvre va être jouée. Entre-temps, il y a des musiciens qui ont été morts. Il y a des sièges vides qui représentent ceux qui ne sont plus là. Elle va être créée pendant ce siège. en 1942. Et c'est vraiment fort comme œuvre. Donc c'est comment on se bat contre l'ennemi, à savoir qu'il y a une double lecture, il y a aussi dans les équipes une double lecture, parce que Shostakovich l'a écrite au service des Russes, et en même temps il était contre le régime qui était en train de s'installer. Donc c'était le dedans-dehors. voilà donc et cette écoute et souvent aussi là je fais écouter je fais pas expérimenter donc je fais écouter 5 minutes 5 minutes c'est long et évidemment moi je regarde ce qu'il se passe chez chacun parce que voilà vous écoutez une minute mais 5 minutes c'est long et bah voilà qu'est-ce que ça dit toujours aussi de Et... Des confrontations qu'il peut y avoir, qui viennent de l'extérieur, qui viennent au sein des équipes. Et qu'est-ce qu'on en fait d'une œuvre qui est très forte ? Voilà, un autre exemple.
- Speaker #0
Je trouve ça vraiment très pertinent aussi dans le contexte actuel, où il y a des agressions extérieures, mais qui viennent révéler des fois des choses qu'on ne s'est pas encore dites. Une menace extérieure peut permettre de révéler des choses à l'intérieur, que là, on a la capacité à traiter, avec humanité portée par cette musique. C'est fascinant.
- Speaker #1
Voilà, quelques exemples.
- Speaker #0
Je me régale. On écoute un peu. Bon ben Marion, on va bientôt aller au bout, on pourrait passer plusieurs heures et j'espère que ça donne envie à tout le monde et peut-être par rapport à certains préjugés, est-ce que tu as des équipes où c'est passé difficile, qu'est-ce que tu as comme retour en fonction de... de la culture musicale des différentes personnes dans une équipe ? Est-ce qu'il y a des surprises, il y a des rejets, il y a quoi ?
- Speaker #1
Alors, je suis au début et donc j'expérimente et j'ai déjà fait des expérimentations. J'avais d'ailleurs fait un phosphore sur... Alors moi, la thématique de mon mémoire était le temps, un allié du changement. Et donc j'avais... Au travers de cette thématique du temps, j'avais pris des extraits, comme on le fait aujourd'hui, d'œuvres, et j'avais pris un extrait d'une œuvre contemporaine. Et alors là, la musique contemporaine, c'est ce qu'il n'y a de plus. choquant inaudible dissonant et le parallèle et je ne m'étais pas rendu compte de ça surtout en écoute puisque c'était en visio donc à l'écoute, voir un concert de musique contemporaine, je vous invite à aller voir un concert de musique contemporaine, c'est extraordinaire mais à l'écoute c'est vrai que c'est compliqué et en fait les personnes qui écoutaient cet extrait Merci. n'étaient pas rentrés dans le truc parce que tellement ils étaient choqués, ils disaient, mais c'est quoi, c'est du bruit, etc. Et ils n'avaient pas pu, entre guillemets, faire le lien que j'avais envie de faire travailler. Donc voilà, ça c'était un apprentissage. Il faut quand même faire attention à qui l'équipe allait comment et de ne pas aller trop loin. trop rapidement.
- Speaker #0
C'est ça, il y a un apprivoisement et puis il y a des œuvres qui sont, qui vont parler au cœur plus vite, en tout cas.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et ce que connu, il y a cette idée de l'inconnu qui nous prend à rebrousse.
- Speaker #1
Et ça peut être un peu trop rapide, justement, ce décalage. Mais sachant que, moi, ce que j'aime, c'est aussi m'adapter. Là, j'ai donné quelques exemples, mais par rapport à la problématique du client. Là, je vais intervenir pour une entreprise qui est dans le paiement en ligne, donc système bancaire, très cadré, avec des process évidemment. Et puis, le manager. disait, moi, mes équipes, elles sont dans des process et ne prend plus d'initiatives. Donc, j'ai cherché des œuvres qui allaient répondre, donc les bacs, les préludes de bacs, où il y a cette rigueur. et en même temps, il va y avoir justement des notes qui vont...
- Speaker #0
Donc ça, tu fais avec tes mains, mais ça... Voilà, on écoute. Je vois tes mains qui font comme des papillons ou des oiseaux. Il y a la rigueur et il y a la créativité.
- Speaker #1
Il y a la rigueur et puis il y a la créativité, exactement. Et donc, voilà, pour dire aussi que je vais m'adapter à la problématique, à la demande du client.
- Speaker #0
Tu construis ton choix d'œuvre en fonction de ce qu'ils ont à redécouvrir.
- Speaker #1
qui peuvent faire les deux exactement une dernière chose que tu as envie de partager ce podcast s'appelle le leadership du vivant et je te remercie vraiment de m'avoir permis d'exprimer en tous les cas cette nouvelle offre parce que le cœur de tout ça, c'est quand même le vivant.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Voilà, je clôture sur ce vivant et sur l'interdépendance, l'interconnexion et comment chaque individu va nourrir le collectif. Comment le collectif va faire grandir l'individu, comme dans une pièce d'un orchestre, chaque instrument a sa place. Il n'y a pas ceux qui sont au fond de l'orchestre et le premier violon. Pour faire œuvre, on fait œuvre ensemble.
- Speaker #0
Ça me fait penser à un documentaire sur Arte récemment qui a été vraiment un travail à l'intérieur d'un orchestre et qui permet de sentir tout ce qui vibre entre eux. aussi donc voilà, on est vraiment dans le monde du vivant voilà et juste pour je ne sais pas si j'ai été claire, donc c'est soit une introduction à un séminaire plus classique que tu peux aussi animer de façon plus classique avec des réunions sans musique on va dire ou tu peux faire un atout sur un jour ou deux, où ça va être le fil continu.
- Speaker #1
Là, c'est vraiment un atelier de deux heures en introduction au séminaire pour faire des managers qui ont envie de faire différemment ou justement faire des prises de conscience sur des équipes qui ne vont pas très bien en termes de communication, coopération. Ça peut être une demi-journée prise comme ça. Je développe aussi une conférence. parce que ces ateliers, c'est pour des équipes jusqu'à 30 personnes. Et après, quand il y a des grands routes, entre guillemets, sur un format conférence, qu'est-ce que l'orchestre révèle de vos équipes, les lois invisibles de l'orchestre. Très joli. Là, ça peut être 100, 200. Là, ça peut être 100, 200. Le Zénith. Le Zénith. La Cora Arena. Le Stade de France.
- Speaker #0
Bon, ben écoute, j'espère que, voilà, tous ceux qui aiment la musique se sont régalés et ceux qui se demandaient si ont trouvé un moment de joie dans ce partage. En tout cas, c'est ce que j'ai vécu avec toi.
- Speaker #1
Merci,
- Speaker #0
Marion.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Daniel, de cette invitation.
- Speaker #0
Et puis comme tout à l'heure tu nous as parlé de ce film et de cette très belle musique qui était dans l'itinéraire d'un enfant gâté, on s'offre quelques minutes de joie et de bonheur avec la musique de Francis Lé.
- Speaker #3
Qui me tiendra, conduira des poches et toutes les étoiles ?