- Speaker #0
Le leadership du vivant pour vous accompagner, vous former et vous inspirer.
- Speaker #1
Alors bonjour, bonjour
- Speaker #2
Omeline. Bonjour Daniel.
- Speaker #1
Omeline de La Vénère, c'est un très joli nom. Et tu m'as contactée il y a un peu plus d'un an, parce que tu étais dans ce projet d'écriture. Et nous allons à la fois parler de ce bouquin, de toi, et peut-être d'autres choses. Ça te va ? Très bien. On se fasse des surprises ?
- Speaker #2
J'adore les surprises.
- Speaker #1
D'accord. Alors le titre, c'était « Se transformer pour durer, une approche vivante du changement » , qui a été édité chez Rhapsody Conseil, ton cabinet actuel. Tu as envie de m'en dire un peu plus sur qu'est-ce qui a fait que tu as produit ce très bel ouvrage, avec plein d'illustrations.
- Speaker #2
L'idée du livre. Alors j'ai un manager qui sait que j'aime bien les challenges et qui lui avait écrit pas mal de livres blancs. Il m'a dit ça pourrait être sympa que tu écrives quelque chose autour des transphobes d'orgas, éventuellement celles qu'on a déjà réalisées ensemble, pourquoi pas. Je lui ai dit que c'était une excellentité et comme j'aime bien regarder l'amour est dans le pré, je me suis dit pourquoi pas faire un peu à l'instar de cette émission. Que sont-ils devenus trois ans après ? Voilà, donc de regarder un petit peu en hauteur les transfos d'orgas réalisés, et puis de regarder ce qui s'était bien passé, et puis ce qui pouvait être amélioré, ou en tout cas ce qu'on pouvait en retenir comme apprentissage. Et c'est comme ça finalement que l'écriture est arrivée. Donc j'ai choisi 3K d'abord, et puis après je me suis dit, ça pourrait être sympa d'en avoir un quatrième et un cinquième, et puis c'est venu comme ça à la file en fait. Trois situations d'entreprise que tu avais accompagnées avec cette très belle approche. Exactement. Et c'est en écrivant le livre que finalement, je ne sais pas si c'est des concepts, mais en tout cas, les ingrédients qui fonctionnent bien pour faire des transphobes d'orgas me sont apparus. Et en l'écrivant, je me suis dit, ah mais tiens, c'est marrant, je vois un triangle. La symbolique du triangle, que ça veut dire. Et puis, je voyais les trois P. Et puis, je voyais structuration et évolution. Et puis, voilà.
- Speaker #1
Entre systémie vivant et approche de Amblin, ça a donné ce très joli projet. J'adore l'histoire de l'amour dans le pré. Je t'ai dit qu'on allait le garder parce que c'est l'amour dans le champ des organisations où ça ne rigole pas tous les jours, apparemment, mais où il peut y avoir. Parce que c'est quand même l'enjeu. Les trois ans après, j'ai trouvé ça une idée géniale. C'est un peu l'enjeu des transfo qui servent à quelque chose. Donc on est bien dans durable et en même temps évolutif. Parce qu'on verra que le process ne s'arrête jamais de transformation, telle que tu l'as décrit.
- Speaker #2
Il est vivant en fait. Il sème des graines, il apprend.
- Speaker #1
Donc j'espère qu'on a semé la graine qui va donner à tout le monde l'envie d'en savoir plus. Mais avant d'aller dans toutes les... belles approches qui sont dans ce livre, je voudrais qu'on te connaisse un peu mieux, et donc tu as un CV impressionnant, j'avais envie que tu te présentes à travers une musique un film, une oeuvre une poésie, qu'est-ce que tu as choisi ?
- Speaker #2
Comme musique j'ai choisi la chanson Messie de Lola Young tu vas me demander pourquoi, bien sûr J'ai choisi parce qu'elle met en lumière quelque chose de profondément humain. C'est une contradiction. Quand elle chante « Would you want me to be, cause I'm too messy and I'm too fucking clean » , elle dit tout. Cette sensation d'être tiraillée, de devoir répondre à des injonctions opposées, d'avoir l'impression qu'on nous demande d'être quelqu'un qu'on n'est pas. Et sa voix, elle est brute, vibrante, presque à vif. Elle porte cette tension. La mélodie est dépouillée, elle laisse résonner la vérité, cette vérité qui est de se montrer sans filtre, même quand ça déborde. D'accord. Ça me fait penser justement à ce livre blanc, qui finalement, que toute transformation solide, elle n'est pas du glissage ou de la conformité, mais bien de l'authenticité, de cette capacité qu'on a tous à reconnaître nos contradictions, nos limites et nos vérités profondes. Et c'est ce que Messie me rappelle, que pour durer, que ce soit à l'échelle de l'intime ou de l'organisationnelle, il faut trouver un nouvel équilibre entre ça, la structuration, et puis comment arriver à évoluer par l'expérimentation.
- Speaker #1
En acceptant qu'il y ait des moments, Messie. Comment on pourrait le traduire en français ? Le bazar. Le bazar. Mais si, je ne suis pas bien en ordre. C'est ça quelque chose. Je ne sais pas s'il y a vraiment un mot français, je chercherai. Mais ça dit bien ça. Et donc c'est vrai qu'une organisation, ça, elle est rationnelle comme ça, mais c'est un peu le bazar, n'est-ce pas ?
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Donc toi, tu en as rajouté, non ? Oui.
- Speaker #2
J'en ai rajouté du bazar ?
- Speaker #1
Oui, qu'est-ce que tu en penses ? quand tu les approches avec le vivant.
- Speaker #2
Hors d'eau, hop, chaos, je dirais que c'est du bazar que naît l'ordre. Donc c'est peut-être juste un constat de, effectivement, ça ne fonctionne pas, et comment est-ce qu'on pourrait faire différemment pour...
- Speaker #1
Et puis peut-être que c'est pour ça qu'il y a quelque chose qui va émerger, c'est parce qu'il y a un moment où c'est confus, embrouillé.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Nous allons l'écouter pendant quelques minutes. Ça se fait, mon bébé. Qu'est-ce que t'as choisi d'autre pour te présenter ? T'as pris un film ou une poésie ?
- Speaker #2
Ouais, j'ai pris un film. Un air de famille de clapiche avec Bakri et Fro. Je trouvais ça hyper drôle à l'époque. Tout se passe dans un bar, rien ne change depuis des années, toujours le même décor, les mêmes habitudes, les mêmes réflexes. Et pourtant... il suffit d'un anniversaire, un collier un peu raté, trois phrases mal placées, et là toute la famille elle explose en beauté. Et c'est ça qui m'a amusée. Quand je regarde ça, je me dis qu'il y a des organisations, c'est un petit peu la même chose. Ils tiennent debout avec du scotch, des habitudes, deux, trois illusions réconfortantes, puis un jour il y a le détail qui gratte, et le petit truc qui était repoussé depuis des mois et qui finit par tout renverser. Et voilà, il n'y a pas de grand soir, pas de révolution. Mais à ce moment, on se dit, comme pour les Ménards, en fait, dans un air de famille, là, il va falloir arrêter de faire semblant.
- Speaker #1
C'est un de tes mots-clés, l'authenticité. Sortir de la surface et de la superficialité. Très joli film et un air de famille. Et je me rappelle, quand je travaillais avec Malarevic, où il disait qu'il fallait être très formé à la thérapie familiale. Pouvoir travailler avec certains codires. Parce que c'était un peu des rituels de famille qui se reproduisaient. Donc c'est pas si facile à bousculer mais quand ça éclate, ça éclate.
- Speaker #2
Ah ça me fait marrer parce que ce que tu dis là et le... il y a des gens, ils attendent le drame pour réfléchir, c'est leur méthode.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai, c'est vrai. Personnellement, c'est... J'ai rarement travaillé avec des dirigeants un peu visionnaires qui anticipent le drame. C'est-à-dire qu'avant que ça soit la grosse crise, préparent leurs équipes et leur organisation. En général, on intervient quand il y a une fracture. C'est jamais trop tard parce qu'il vaut mieux faire que rien. C'est vrai qu'on serait meilleur si on pouvait anticiper. Donc je t'ai dit qu'on ne ferait pas un CV complet, mais quand même, si les gens veulent te connaître, qu'est-ce que tu as envie de reprendre ? Merci. de ton histoire ?
- Speaker #2
J'ai été coachée à un moment de ma vie où j'en avais assez de travailler en grande distribution. J'avais travaillé cinq ans chez un fournisseur en étant à la fois commerciale en grande distribution, ensuite au marketing, au merchandising, responsable grand compte. Après, je suis partie chez un distributeur à l'étranger. C'était très, très riche d'expérience. au niveau des achats et du marketing produit. Et puis, en rentrant, j'ai trouvé un job à la Banque de la Sécurité Sociale. Et c'est là que j'ai eu la chance d'être accompagnée par un coach qui m'a impressionnée par la puissance des questions posées. Et j'ai trouvé que c'était un métier formidable. Ma demande de coaching a fait que j'ai été prise dans un cabinet de conseil dans l'informatique et pour travailler dans le secteur bancaire. trois environnements que je ne connaissais pas du tout et qui du coup véatisaient ma curiosité, mais tout en gardant dans le fond, dans un coin de ma tête que le métier de coach, c'était un coach un métier qui me passionnait en fait. Et donc, je suis rentrée chez Rhapsody, dans ce cabinet de conseil et puis petit à petit, j'ai eu la chance de me faire financer en 2010 et en 2011, une formation de coaching à l'Academy du coaching avec François Delivret et toute son équipe à l'époque. Et c'est comme ça que j'ai commencé. Après, mes missions de coaching chez Rhapsody Conseil se sont transformées en posture de coach. Et c'est comme ça que j'ai atterri dans le coaching.
- Speaker #1
En faisant beaucoup d'accompagnement d'organes.
- Speaker #2
D'organisations. D'organisations. Et d'individuels.
- Speaker #1
Et d'individuels aussi. Et dans le cabinet, il y avait des méthodes agiles aussi.
- Speaker #2
Et la méthode agile est arrivée exactement à peu près au même moment.
- Speaker #1
D'accord. Parce que tu as fait une approche unique qui est un coach qui utilise les méthodes agiles et la posture et le questionnement.
- Speaker #2
Et la posture et le questionnement professionnels, exactement.
- Speaker #1
Et nous, on s'est croisés au moment où tu t'es formée à la supervision et où tu as eu envie d'une autre aventure.
- Speaker #2
Absolument.
- Speaker #1
D'accord. Alors, dis-moi. Trois ans après, tu es allée revoir tes clients, du coup ? C'est comme ça que tu as procédé ?
- Speaker #2
Je suis allée revoir mes clients, je les ai interviewés. Et puis, au fur et à mesure de l'écriture des différents cas, je me suis rendue compte que pour qu'une transformation d'organisation fonctionne, il y avait un certain nombre d'ingrédients à mettre en place. C'était aussi surtout selon les apprentissages et les écueils de ces dirigeants et des apprentissages qu'ils en avaient eus post-transformation. Il y a des transfo qui ont plus ou moins fonctionné. Ce qui était intéressant de garder en exergue, c'était vraiment les conditions de succès. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Il y a beaucoup de générosité, j'ai envie de dire, aux futurs lecteurs. Les cinq situations sont vraiment présentées à fond et avec les différentes étapes, les différents apprentissages et aussi les conditions du succès quand ça a marché, avec une approche traitée par l'expérience. Et alors il y a cette histoire des saisons qui m'a énormément plu. C'est venu à quel moment de ton écriture ça, de repérer les saisons ?
- Speaker #2
Le fonctionnement en saison, c'est le fonctionnement agile, hyperlatif et incrémental.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
C'est le fait d'y aller pas à pas, petit pas par petit pas, de tester, d'expérimenter, de voir ensuite, de faire un bilan. Est-ce que ça fonctionne ? Si ça fonctionne, qu'est-ce qu'on a envie de garder ? Qu'est-ce qu'on a envie d'arrêter de faire puisque ça ne fonctionne pas ? Et qu'est-ce qu'on a envie d'expérimenter ? Ça, c'est l'approche agile.
- Speaker #1
D'accord. Chez nous, on appelle ça l'approche prototype. Mais c'est du test. Tout à fait ça. En pensant au débrief. Et est-ce que tu as vu une différence avec les débriefs agiles habituels et les débriefs de la même méthode mais en coaching ?
- Speaker #2
Alors, les débriefs, c'est difficile de répondre à ta question parce que généralement maintenant les organisations que j'accompagne, je mets en place l'animation déléguée. Donc dans chacun des ateliers, dans chacune des réunions, quand ça fait sens, quand il y a des décisions à prendre.
- Speaker #1
Oui, tu fais donc un débrief. Eh bien,
- Speaker #2
il y aura de toute façon le débrief systémique du méta.
- Speaker #1
Plus profond que le débrief habituel.
- Speaker #2
Et ça n'enlève en rien qu'il y a des rétrospectives. Mais dans les rétrospectives, on peut aussi le faire avec l'animation déléguée et avec un méta qui fait son débrief.
- Speaker #1
Formidable. Ça fait toute la différence. Parce que ça gagne en quoi, en fait ? Qu'est-ce que ça leur apporte quand tu mets en place ces missions déléguées ?
- Speaker #2
À la fois le fait de gagner du temps, de savoir tout de suite de quoi on parle, de ne pas parler de sujets qui n'étaient pas dans l'intention de l'atelier, avec le « à quoi on verra qu'on a réussi cet atelier » . Et puis, c'était quoi la question ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça leur apporte de pratiquer cette approche ? que tu les accompagnes avec les missions déléguées ? Qu'est-ce que ça leur donne en plus par rapport à quand tu ne les mettais pas ?
- Speaker #2
Ça leur permet d'apprendre à apprendre à faire différemment.
- Speaker #1
Ensemble,
- Speaker #2
oui. Et d'avoir les ingrédients par eux-mêmes pour pouvoir... développer leur capacité d'apprendre et de réussir à expérimenter des choses sans coach. Parce que l'intérêt, c'est vraiment de les rendre autonomes.
- Speaker #1
Voilà, c'est ce que je voulais vérifier, que c'était un grand mot pour moi, l'autonomie, c'est important. Et donc, trois ans après, qu'est-ce que ça donnait ? Ils continuent à les pratiquer ?
- Speaker #2
Pas forcément tous, pas forcément tout le temps. en revanche Le fait de faire un pas de côté, de prendre du temps pour regarder ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et de se dire comment est-ce qu'ils peuvent faire pour améliorer les situations. Le fait de co-construire, le fait d'être co-responsable de la réussite de tel ou tel sujet, déjà c'est énorme.
- Speaker #1
Et donc à ce moment-là, à quel moment est arrivé pour toi dans l'écriture les lois du vivant ? Tu as composé tout le début avec les cinq... Je reviendrai sur les cinq lois, mais à quel moment c'est arrivé pour toi ? Ça a émergé de tes entretiens ?
- Speaker #2
Les lois du vivant ont émergé lors de l'écriture du bouquin.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
C'est là que je me suis rendue compte que, systématiquement, en fait, avant de commencer, je posais le cadre de fonctionnement, qui est sur la base de structuration-évolution. Et avec l'intention qui était posée, dans le sens de la vision, les critères de succès. Et donc le fait d'abord de bien poser tout ce commencement finalement avec les sponsors était déjà un gage de réussite pour la Transpo. Donc je me suis dit en fait tiens ça c'est un commencement.
- Speaker #1
D'accord, un nouveau commencement. Un nouveau commencement. Une première grande loi. Donc pour ceux qui ne connaissent peut-être pas l'approche structure et évolution, c'est pour aller avec l'homéostasie, c'est de poser des choses qui vont structurer l'accompagnement et des principes qui vont lui permettre d'être vivant et d'évoluer. On est d'accord ? C'est bien pour ça que je mets ça dans le pack de départ. Ok, et donc première loi pour toi, c'est tout ce qui se passe au début.
- Speaker #2
C'est comment on pose le cadre, on voit qu'on est content, etc.
- Speaker #1
Tu as appelé ça inspiration ?
- Speaker #2
Inspiration, j'ai appelé ça inspiration, oui.
- Speaker #1
Donc c'est une très belle loi, tout est au commencement. Est-ce que tu peux me dire si ça a perduré ? C'est-à-dire quand tu as fait tes entretiens, est-ce qu'il continue à faire vivre cette loi du commencement ?
- Speaker #2
Ce qui perdure, c'est qu'en effet, l'intention de pourquoi on fait les choses, le sens... reste là, posé, et surtout, on verra qu'on y a répondu. Aligné avec la vision et avec le comment est-ce qu'on va faire pour y aller ensemble, ça, ça reste maintenant.
- Speaker #1
D'accord. Donc, deuxième loi que j'ai... Tu me diras si je me trompe. Il me semble que c'était le tout-élien de faire quelque chose sur ce qui les relie entre eux, ce qui... Et toi, ça t'a fait quoi de les revoir trois ans après ? Parce que tu avais l'impression de retrouver quoi ? Des amis ? Des clients ? Comment ça se passait, le fait de retourner ?
- Speaker #2
C'est marrant, oui. C'est des gens avec qui nous avons cheminé ensemble.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Donc, le tout est lien, oui. C'est comment on arrive à faire alliance ensemble, les uns avec les autres, entre les équipes, comment est-ce qu'on met du lien entre les équipes, entre les projets.
- Speaker #1
Oui. Donc là, c'est tout un parcours que je pense les coachs connaissent, mais qui est fort intéressant puisque tu racontes cinq situations différentes de comment ces liens ont été posés.
- Speaker #2
Oui, et puis comment ils arrivent à se faire confiance ou nourrir la confiance, comment ils arrivent à s'engager, c'est ça.
- Speaker #1
Est-ce que tu as quelque chose que tu peux me raconter sans donner le nom et en gardant la confidentialité d'un moment clé de confiance partagée qui est arrivé dans une de ces situations ?
- Speaker #2
Pour créer l'alliance et la confiance qui fonctionnent bien, c'est quand les équipes, de manière individuelle, arrivent à se connaître. Quand les personnes arrivent à bien se connaître eux-mêmes. Et bien, arrivent à comprendre les comportements de chacun, dans sa façon de se motiver et dans sa façon de se planter. Et je trouve que l'outil systémique et la boîte à outils process communication aide pas mal.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et j'aime bien... généralement pas trop longtemps après le début d'une transfo de faire un séminaire ou un coaching d'équipe de un ou deux jours avec de la ProcessCom pour que les personnes arrivent à vraiment se connaître. se parler et donc se faire confiance. Après, il n'y a pas que ça, il y en a d'autres aussi.
- Speaker #1
En tout cas, c'est une approche que tu aimes bien, pour permettre ça. Alors, les liens, tu as pu t'apercevoir qu'ils duraient dans le temps. C'est l'histoire de l'intrication quantique, ça c'est pour faire vachement sérieux dans ce point. On se rend compte que deux particules qui se sont connues, même il y a des millions d'années, bougent en même temps. Donc le fait d'y retourner... Moi je te dis ça parce que j'ai eu des jolies expériences comme ça, de retrouver dix ans après une équipe ou une organisation et d'avoir l'impression que je les avais quittés la veille en fait. Et eux, tellement heureux de partager des choses. Ah oui, ils ne partagent pas toujours leurs turpitudes, les trucs. Est-ce que tu as un exemple d'endroit où ça n'a pas marché ou un plantage que tu as envie de raconter ? Parce que quand on plante dans l'approche du vivant, des fois ça sème autrement pour après.
- Speaker #2
J'ai planté plein de fois, mais là, dans le fait de planter, ça a sans doute planté pas comme je voulais que ça plante, mais c'est planté et finalement, ça rejoint un peu le tout est juste ou tout est matière, en fait.
- Speaker #1
Ça a pris ce que la vie donnait.
- Speaker #2
Ce que la vie donnait,
- Speaker #1
oui. D'accord. Oui, ça arrive. Mais parfois, moi, je sais que j'ai des souvenirs d'une séance où je pense que c'est une catastrophe et que tout est fini. En fait, non, c'est une nouvelle opportunité qui arrive. On verra. Alors, qu'est-ce qu'on a après ? On a tout évolué.
- Speaker #2
Tout évolué. Alors là, c'est vraiment comment on fait adapter l'approche prototype.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Accepter que tout ne soit pas parfait tout de suite. pratiquer le droit à l'erreur avec le devoir d'expérimentation.
- Speaker #1
Le devoir d'essayer.
- Speaker #2
Comment on questionne ses certitudes pour se permettre de sortir de sa zone de confort, de faire un pas de côté, tout en s'appuyant sur ses bases et ce qu'on sait faire, d'aller tester autre chose.
- Speaker #1
Il n'y a pas une approche qui s'est passée exactement. Comme c'était prévu, j'imagine.
- Speaker #2
A priori, non.
- Speaker #1
Et pourtant, tu arrives à en sortir une structure. C'est ça qui va beaucoup rassurer ceux qui vont le lire. Ils vont avoir l'impression qu'on peut maîtriser la bête. Mais en même temps, il y a toute la souplesse qui va avec, et l'inconnu.
- Speaker #2
Les illustrations du livre blanc sont très bien réalisées grâce à Jean-Pierre.
- Speaker #1
C'est Jean-Pierre Bonafou qui a contribué à ça. Il disait qu'il était coach agile avant.
- Speaker #2
Coach agile, il est facilitateur graphique, dessinateur. Et je crois même qu'il a inventé une association de facilitation graphique. C'est quelqu'un de très subtil, de très généreux et qui a très bien montré. À travers cette sensibilité,
- Speaker #1
ces illustrations. Alors on est en son, mais sur la première page, on voit qu'il y a un jardinier qui a un arrosoir, hop, ça c'est en triangle, on va y revenir, et une danseuse, très jolie danseuse. C'est vous qui l'avez choisie ensemble, le mixte, parce qu'on la retrouve la danseuse tout au long des chapitres, dans des postures acrobatiques, mais très gracieuses. Vous avez choisi ça ensemble, les deux métaphores ?
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Alors ce jardinier, tu peux m'en parler du manager jardinier ? On reviendra au loi juste après.
- Speaker #2
Le manager jardinier, il va prendre soin des personnes qui l'accompagnent comme il prend soin de ses plantes. C'est-à-dire qu'il ne va pas tirer sur les feuilles pour qu'elles poussent, mais faire attention à lui créer un environnement qu'il soit adapté. adapté à chacun des individus de ses collaborateurs.
- Speaker #1
Et donc, on le retrouve tout au long des pages, dans différentes situations. En train d'arroser, il y a des arbres. C'est plutôt des arbres qu'il a mis.
- Speaker #2
C'est l'organisation qui commence avec un bloc un peu cylindrique. Voilà.
- Speaker #1
Petit à petit, il devient une forêt.
- Speaker #2
C'est ça. C'est comment faire...
- Speaker #1
le truc à choper pour se transformer hop à choper on va laisser encore un petit zing sur le hop parce que voilà c'est la clé et donc quelle loi tu as envie d'évoquer maintenant on a vu le lien,
- Speaker #2
le commencement le tout évolue tout est juste il est un petit peu difficile à appréhender Ensuite, si tu veux, je te laisserai...
- Speaker #1
Oui, comme d'hab. Mais comment tu le présentes, toi ?
- Speaker #2
Moi, je dis tout est matière, parce qu'en fait, tu vas représenter avec une feuille qui tombe de l'arbre. Tout est apprentissage, ça veut dire. C'est comment est-ce qu'on arrive à transformer chaque expérience en apprentissage ? Comment est-ce qu'on arrive à prendre du recul sur ce fameux vide fertile ? Comment est-ce qu'on arrive à cultiver une organisation apprenante dans le méta ? Qu'est-ce qu'on va faire de différent pour évoluer ? Qu'est-ce qu'on a appris durant les rétrospectives sur chacune des réunions qu'on a faites ?
- Speaker #1
C'est tout ce qu'on retire de la matière du vécu qu'ils ont vécu ensemble.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Et je suis assez curieuse parce que très souvent, les coachs actuels me disent on a du mal parce qu'on n'a pas le temps. Tu as le temps pour faire tout ça ? C'est prévu dans ton accompagnement et les équipes. Combien de temps ?
- Speaker #2
Alors, euh... Il y a beaucoup de questions dans ta question, par laquelle, Justine, c'est-il que je commence ?
- Speaker #1
Comment tu fais ? Parce que voilà, ce débrief de toutes les matières, c'est ça qui est fascinant. Je veux dire, si on ne le fait pas, à quoi ça sert d'avoir mis en plan tout ça ? Parce que ça va partir dans les mémoires, ça ne va pas rester. Le vieux va revenir.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Donc il faut prendre ce temps.
- Speaker #2
Exactement. C'est pour ça que dans mon cadre de fonctionnement, il y a l'animation déléguée dans chacun des ateliers et des réunions, pour lesquelles c'est utile de la voir. Et comme dans chaque saison d'accompagnement, il y a des rétrospectives. Généralement, moi je travaille avec le métier et l'IT, les sponsors ont fait ces rétrospectives.
- Speaker #1
Justement, des plages de temps. C'est une demi-journée, c'est plusieurs demi-journées, c'est deux heures, c'est quoi ?
- Speaker #2
C'est des réunions qui durent une demi-heure, il y aura cinq minutes de méta, systématiquement après chaque réunion. Les rétrospectives de saison peuvent durer une heure, il y aura dix minutes de méta. Demi-heure, en fait, c'est un temps.
- Speaker #1
C'est insécré dans chaque phase de l'accompagnement.
- Speaker #2
Chaque phase de... D'accord.
- Speaker #1
Ce n'est pas comme un REX qu'on fait quelques semaines après pour regarder tout ce qui s'est passé. Ou on prend une journée pour faire le recul sur l'ensemble ?
- Speaker #2
On fait le recul sur le... On prend ce temps pour prendre du recul sur ce qui s'est passé. Et en même temps, on va aussi regarder les processus d'intégration et féliciter ce qu'on a... Célébrer ce qu'on a déjà réussi à faire. Se féliciter de l'avoir fait. Et puis après, se donner des options d'amélioration.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Systématiquement.
- Speaker #1
C'est une très belle approche. Alors on en vient à ce fameux hop, alors HOP, qui est le triangle qui soutient aussi en circulaire, ce n'est pas linéaire mais c'est circulaire, tu peux m'en parler un peu, comment il a émergé ce hop qui fait bouger ta danseuse ?
- Speaker #2
Oui, je me suis rendue compte qu'ils étaient interconnectés finalement, c'est-à-dire que quand on touche à un des axes, Humain, organisation, processus, les deux autres vont être impactés systématiquement par l'envers, c'est obligé.
- Speaker #1
Donc le H c'est humain, le O c'est organisation et le P c'est les processus. Et ils sont reliés en interaction, c'est ça ?
- Speaker #2
Ils sont en interdépendance.
- Speaker #1
Interdépendance.
- Speaker #2
D'ailleurs c'est en interdépendance, c'est toujours actif et c'est ce qui fait la force et la complexité des transpo. C'est qu'il faut veiller à chaque fois les impacts que l'un produit sur l'autre. Je donne un exemple. Quelqu'un qui appelle pour dire qu'on a un problème d'état d'esprit. Donc on va regarder, sans doute, s'il va y avoir une cristallisation des symptômes vis-à-vis d'une personne ou de deux personnes qui va bloquer tout le système. On se rend compte après que finalement, ce n'est qu'une... Un symptôme, et le vrai sujet, il est plutôt au niveau des contraintes de l'organisation ou bien du processus. Quand on va traiter un truc, il va y avoir un effet de gage sur les deux.
- Speaker #1
On ne regarde jamais par un petit bout, c'est ça que je dis. On regarde les autres axes.
- Speaker #2
Toujours, oui.
- Speaker #1
Et c'est là qu'on trouve des portes qu'on peut ouvrir pour le prétendu problème relationnel.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Ok, donc... On a ces quatre lois et la cinquième, c'est quand on utilise tout ensemble, c'est ça ?
- Speaker #2
La cinquième, c'est tous tes rythmes.
- Speaker #1
Ah oui. C'est tous tes rythmes. Tu sais pourquoi je me trompe ?
- Speaker #2
Mais oui.
- Speaker #1
Parce que tu n'as pas mis la polarité.
- Speaker #2
C'est parce qu'elle est partout.
- Speaker #1
Quand j'ai lu pour la première fois, j'ai dit mais attends, où est-ce qu'elle a mis ma loi ? Toutes les rythmes sont une loi fabuleuse. Chaque fois, je la rajoute quand je présente mes polarités.
- Speaker #2
Polarité, elle est... Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Ça compte moi.
- Speaker #2
Ce n'est pas ce qui s'est passé. C'est tout. Tout est tellement... Oui, c'est polarité.
- Speaker #1
Parce que tu en parles du début à la fin, du tiraillement.
- Speaker #2
Eh bien, voilà, c'est peut-être un deuxième ouvrage.
- Speaker #1
Un deuxième, sur la loi manquante.
- Speaker #2
Le tome 2.
- Speaker #1
Faire un tome 2. Tu as dû bosser comme un dingue pour faire tout ça. Alors, c'est passé comment ? Tu écrivais la nuit, tu ne travaillais plus, c'était le Covid. C'était quand ?
- Speaker #2
Non, non, c'était en... en août 2024 que j'ai commencé à l'écrire.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Je sortais d'une période un peu compliquée chez Rhapsody Conseil, ou alors j'étais vraiment en plein dedans, je ne sais plus. Et je me suis dit que plutôt que de transformer cette énergie-là en une énergie négative qui risquait de me bouffer la santé, je l'ai couché sur papier. pour pouvoir penser à autre chose je crois et en fait c'est ce qui a donné ce truc là.
- Speaker #1
Ah oui moi je trouve que c'est une jolie dérive pour rester en santé. C'est une bonne... tout le monde va pas se lancer dans un bouquin mais ça peut aider. Donc ça a joué ce rôle ? Ça t'a permis d'avoir un lieu d'exploration et de créativité ?
- Speaker #2
Ça m'a complètement permis de penser à autre chose de ce que je vivais et... Et me mettre le focus, l'intention, l'attention, vers l'intuition que j'avais d'écrire quelque chose d'intéressant, en tout cas à transmettre à d'autres.
- Speaker #1
Oui, donc c'est des valeurs de transmission en ce moment qui t'habitent aussi ?
- Speaker #2
À l'époque où je l'ai écrit, oui. Et maintenant, je me dis que je suis très contente que ce soit un livre blanc, parce que comme ça, il est... N'importe qui peut l'utiliser, le prendre ou pas, expérimenter ou pas.
- Speaker #1
Donc il a été édité dans le cabinet. C'est facile de le commander ?
- Speaker #2
En version papier, je ne sais pas s'il en reste beaucoup d'exemplaires. En revanche, je peux envoyer le PDF.
- Speaker #1
Tu peux envoyer le PDF ? Donc on mettra en lien tes coordonnées, comme ça tu peux... Ah oui, parce que c'est une édition limitée en fait. Oui, c'est ça. Et l'idée de l'illustrer, parce qu'elles sont très très belles, c'est tout ?
- Speaker #2
Les illustrons, j'avais fait des illustrations en fait, avec un papier et un crayon, mais c'est pas ma tasse de thé le dessin malheureusement. Et j'ai rencontré Jean-Pierre complètement par hasard, par une amie commune qui s'appelle Sylviane, et qui m'a dit, écoute Jean-Pierre... Si ton projet l'intéresse, le fera avec grand plaisir. Et de vos échanges, peut-être, naîtront quelque chose d'intéressant. Et c'est exactement ce qui s'est passé.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
C'est-à-dire qu'en fait, c'est relativement conceptuel. Quand on regarde comme ça, surtout la première et la troisième partie. Et le fait de le dessiner, ça permet de tout de suite comprendre et de prendre un petit peu de hauteur par rapport à... Tout ce qui est écrit, parce que là vous voyez, page 32, tu vois les saisons, le cycle naturel des saisons avec automne, le temps de la récolte et de maturation, hiver, pause fertile, un moment de réflexion, printemps, le moment du renouveau, été, le temps de la croissance. Et finalement on l'a dans chacune des saisons. Une saison peut durer entre 6 et 8 semaines. On se dit bon, ça va vite.
- Speaker #1
Oui, dans la réalité de l'accompagnement. Et vraiment, comme tu dis, c'est peut-être conceptuel. Moi, je ne trouve pas parce que c'est très structuré et pragmatique. Mais les illustrations amènent du symbolique, amènent un peu de légèreté, amènent autre chose qui fait partie de toi aussi. Et cette idée de transformer un bloc de béton en forêt, c'est quand même une très jolie métaphore de la loi de la forêt plutôt que la loi du béton.
- Speaker #2
Exactement, oui. pour mettre un petit peu de durabilité là-dedans.
- Speaker #1
Puis on voit évoluer la danseuse au fur et à mesure. En tout cas, c'est ce qui est le plus délicat à faire passer, je vois, puisque moi je suis beaucoup dans la transmission de qu'est-ce que ça peut être un coaching d'organe. Je trouve que ça rend bien. à travers toute sa générosité, cette idée qu'on est sur plusieurs axes à la fois et que les lois du vivant nous permettent d'avoir des repères. Et donc, j'aimerais savoir, tu arrives à leur en parler facilement, des lois du vivant ? Quand tu prends aujourd'hui une organisation, une nouvelle mission, j'imagine que tu...
- Speaker #2
Je ne leur en parle pas, je leur fais vivre.
- Speaker #1
Tu leur fais vivre.
- Speaker #2
Et après, une fois que l'Alliance est là ? Une fois que la confiance est instaurée, je leur dis, vous voyez, finalement les ingrédients, ces inspirations, l'eau du vivant sont là en fait. On les met au niveau de la transfo de l'organisation, mais aussi dans chaque petit élément qui la compose. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
À chaque phase. D'accord. Donc tu leur fais vibre et après tu décryptes et puis ils l'ont. Ils n'ont pas à l'avaler tout cru, quoi.
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
Ils l'ont vécu. Je suis en train d'ouvrir au hasard le K3, entreprise leader en Europe dans le domaine du cloud et de la cybersécurité, qui avait à mettre en place une évolution, parce qu'ils étaient en croissance rapide et ils fonctionnaient tous de façon indépendante. C'est un peu là. D'accord, donc un bel accompagnement. Que sont-ils devenus trois ans après ? Donc l'amour est dans le pré ou dans l'organisation. Est-ce que tu continues à pratiquer cette approche ou est-ce qu'elle a évolué depuis l'écriture ?
- Speaker #2
Je pense qu'elle va évoluer, comme toute approche a priori. C'est jamais la même façon de faire à chaque fois, puisque chaque organisation est différente. En revanche, je préfère fonctionner par saison, même si c'est des petites itérations, plus ou moins grandes en fait.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et avec, toujours pareil, avec un cadre de fonctionnement. Vraiment, je suis...
- Speaker #1
Et dans ce cadre, tu poses que vous allez travailler sur les trois axes, l'humain, l'organisation et le procès. Exactement. Dès le début.
- Speaker #2
Dès le début ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
tout était au commencement.
- Speaker #1
Je suis contente, enfin j'ai vraiment envie que les gens aillent voir ton PDF, puisque tu me dis, parce que très souvent en ce moment c'est coaching humain, moi je suis bien d'accord, Dieu sait si je suis pour que les humains aient leur place, mais c'est pas que ça, il y a aussi à travailler sur l'organe, et sur les process qui vont permettre à cette transformation de se mettre en place, et surtout de continuer après. Et on ne peut pas vivre que sur un être humain qui se sent bien, parce que très très vite ça va lui échapper, si l'organisation et les process ne suivent pas.
- Speaker #2
Exactement, oui. Qu'est-ce qui fait que l'humain est motivé et engagé et a confiance dans ce qu'il fait ? Quelle structure organisationnelle permet, en fonction des droits et des devoirs des uns vis-à-vis des autres, des missions, des responsabilités, des périmètres, faire en sorte que ce soit ? clair pour tout le monde. Et puis après, quels sont les modes de fonctionnement, que ce soit agile ou pas, en fait, leur cadre de fonctionnement, enfin, pas leur cadre, mais leur méthode, leur processus, qui feront que ils seront plus ou moins dans l'évolution et ils vont réussir à s'épanouir et à apprendre à apprendre ensemble, en fait. Dans le sens de la vision qu'ils se sont donnés.
- Speaker #1
Pour avoir une idée comme ça et se projeter dans le temps, par exemple, une mission que tu commences en ce moment, tu es partie sur un accompagnement de combien de temps ?
- Speaker #2
Je suis partie sur trois saisons de huit semaines.
- Speaker #1
Trois saisons de huit semaines. Donc, la première saison, c'est l'état des lieux.
- Speaker #2
Alors là, j'ai commencé il y a quelques jours. J'interview chaque personne individuellement deux heures. que ce soit à la fois l'IT ou le métier, pour essayer de comprendre au niveau du système comment ça se passe, ce qui se joue, etc. Je me suis déjà mis d'accord avec les sponsors quelle était l'intention de l'organisation avec les critères de succès.
- Speaker #1
D'accord, il y a eu déjà cette phase.
- Speaker #2
Il y a déjà eu cette phase. Je leur ai expliqué ma façon de fonctionner, mon cadre de fonctionnement, que je pose avec structuration et évolution, que tu connais bien et que tu as bien expliqué tout à l'heure. J'entends par évolution le fait que chacun doit pouvoir questionner ses certitudes, accepter de ne pas comprendre tout de suite, de ne pas être dans le jugement, en tout cas d'être en empathie avec soi-même et avec les autres. Je vois ces principes-là en fait, qui me permettent de les confronter, donc de faire front avec eux, s'il y a quoi que ce soit, que ce soit au niveau... des équipes dirigeantes, des sponsors et des équipes opérationnelles IT et métiers que j'accompagne. Je n'accompagne pas une équipe en particulier, mais bien l'intention de l'accompagnement. Donc c'est l'organisation qui va faire que ça fonctionne.
- Speaker #1
Donc tout ça a été posé et après il y a ces trois saisons ?
- Speaker #2
Je vais faire un kick-off dans lequel j'explique comment ça va fonctionner. fonctionner de manière un peu plus globale.
- Speaker #1
Le lancement, avec toutes les équipes.
- Speaker #2
Exactement. Et puis après, comme en agile en fait, un saison backlog, dans lequel on va prioriser des actions sur les trois axes à choper. Il faut que ce soit ambitieux et à la fois raisonnable, donc smart. Et puis, à la fin de ces huit semaines, on fera une démonstration des travaux réalisés sur chacun des axes, avec une rétrospective pour se dire qu'est-ce qui a bien fonctionné, sur quoi on veut capitaliser et qu'est-ce qu'on a envie de faire évoluer. Sachant que chacun des ateliers qu'on fera dans le cadre de cette transfo seront avec les animations déléguées, avec mes copains Chacal et Giraffe. il y aura Un temps de coaching d'équipe avec de la process com pour arriver à mieux se connaître, se comprendre et comprendre surtout comment ça se fait que certaines personnes fonctionnent différemment. Pourquoi est-ce que les gens...
- Speaker #1
C'est quand même bizarre qu'ils ne soient pas tous comme moi, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #2
Étonnant.
- Speaker #1
Étonnant.
- Speaker #2
Et puis apprendre à s'apprécier en fait aussi.
- Speaker #1
Donc ça c'est toute la première saison.
- Speaker #2
Voilà et puis la deuxième saison, on va fonctionner toujours pareil avec un... Un saison backlog, on va co-construire ce backlog, prioriser tous ensemble. C'est vraiment comme en méthode agile en fait. Sauf que là, c'est très concret puisque ça parle de l'accompagnement en tant que tel.
- Speaker #1
Oui, c'est pas toi qui amènes les sujets, ça émerge de tout ce qu'ils ont réalisé et tu les suis pas à pas.
- Speaker #2
On est en co-construction, on regarde des petits pas qui permettent de vraiment ancrer l'évolution en fait.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et bien sûr, dans un but de les rendre autonomes et co-responsables de la réussite de leur...
- Speaker #1
Parce qu'il y a ce vide fertile entre chaque saison, que j'aime beaucoup. C'est le concept qu'on a repris de la courbe de Gestalt. Le vide fertile, c'est super important. Le moment où on laisse reposer et on voit ce qui va venir après.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Et la troisième saison, alors, c'est ?
- Speaker #2
Troisième saison, plutôt en ancrage, en fait. En ancrage. Après, c'est un petit peu comme un petit page. Au début, ils ne savent pas du tout. Après, ils expérimentent. Et toi, on est vraiment... Moi, je suis vraiment plus dans le retrait.
- Speaker #1
J'interviens de moins en moins. Oui, c'est ça. Mais tu es quand même là.
- Speaker #2
Je suis.
- Speaker #1
On va l'idée que ça se passe. Très, très joli programme. Bon, qu'est-ce qui te donne encore l'envie de te lever le matin pour aller faire ça ? Même les jours où c'est intense, comme j'ai compris que ça l'est encore aujourd'hui.
- Speaker #2
Ça l'est parce que j'ai beaucoup de voyages en province, à l'étranger.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ça prend sur la vie privée aussi.
- Speaker #2
Un peu.
- Speaker #1
Alors, l'envie, est-ce qu'elle est encore là ? Puisqu'on est dans l'approche vivante.
- Speaker #2
Ce qui est assez dingue, en fait, c'est le fait d'agir donne envie d'en faire encore plus.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et moi, ce qui m'anime le plus, c'est de voir les personnes être justement de plus en plus vivantes, contentes, heureuses. d'être là, de travailler, de faire ce qu'ils ont à faire. Je ne sais pas comment le dire différemment.
- Speaker #1
Oui, ça donne de la joie. En tout cas, je peux sentir ça. Moi, j'ai envie de célébrer ça et de te remercier encore une fois. Merci à toi. Et vraiment, on va mettre tes coordonnées pour que tu puisses... Moi, j'ai la chance. Donc, il y a un bel ouvrage qui va rester à Mosaïque. Ce qui m'est gardé, c'est le mien. D'accord ? Merci à toi, Jambline. Et puis à la prochaine pour un tome 2. Merci, Pans. Sur la polarité. J'y pense.
- Speaker #0
Le leadership du vivant pour vous accompagner, vous former et vous inspirer.