Speaker #0Bienvenue dans le Moodboard, un podcast qui explore la créativité à travers celles et ceux qui la vivent, la cultivent, la cherchent et la ressentent. Je suis Charlotte et je vous accueille dans ce podcast pour parler de ceux qui inspirent, de ceux qui aiment, de ceux qui nous poussent à créer. Prenez place dans ce Moodboard sonore et laissez-vous inspirer. Bonjour, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode solo. Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler de ces parcours qui ne ressemblent pas vraiment à une ligne droite. J'en parlais un petit peu dans mon prologue de ce que j'appelais mon parcours pas linéaire. Souvent, on nous demande de nous définir par ce que l'on fait, de choisir une case, une étiquette. Mais quand on est multipassionné, comme je peux l'être, c'est une question qui peut vite devenir angoissante. Et je me suis dit, si au lieu de chercher une direction unique ou une réponse unique, on regardait plutôt notre parcours comme une composition, vous voyez certainement où je veux en venir, un peu comme si, sans le savoir, on était déjà en train de composer notre mood board, le mood board de notre vie. Quand j'interview mes invités, d'ailleurs, je ne leur pose jamais la question, je ne sais pas si vous avez remarqué, je ne leur demande jamais « qu'est-ce que tu fais dans la vie ? » Déjà parce que je trouve qu'on ne répond à cette question que par notre métier. Alors qu'on fait tellement de choses dans la vie qu'on pourrait répondre par notre hobby, répondre par le rôle qu'on tient dans notre famille, enfin voilà, ce qu'on a fait ce week-end, au lieu d'uniquement répondre par notre métier. Et ensuite, cette question, elle m'angoisse. En tout cas, ça a été longtemps le cas, maintenant j'essaye de travailler là-dessus. Et donc voilà, quand on me la pose, je panique, j'arrive pas à répondre de façon concise, parce que je fais mille choses à la fois. Et je trouve ça dur de me définir. Et j'en avais également parlé un petit peu dans le premier épisode. Donc, j'ai un parcours qui n'a pas toujours été linéaire. Et jusqu'à assez récemment, je voyais ça comme un échec ou par des erreurs de parcours. Souvent, j'enviais ceux pour qui c'était une évidence et qui choisissaient un métier, qui restaient dedans. ou qu'il y avait une entreprise et que c'était fluide. Et moi, je voyais un petit peu mon parcours comme une succession d'échecs. Aujourd'hui, j'ai vraiment envie de prendre ce recul avec vous dans cet épisode et de regarder avec un peu plus d'indulgence les détours que j'ai pris et voir comment chaque expérience est en réalité une pièce maîtresse qu'on vient juste ajouter à notre vision globale. Est-ce que vous avez déjà entendu parler du discours de Steve Jobs qui s'appelle « Connecting the dots » , « Relier les points » . C'est un discours qu'il a fait en 2005 à l'université de Stanford. Vous pouvez aller voir les vidéos, elle est notamment dispo sur YouTube. Où il explique comment on peut, a posteriori, relier les points entre nos accidents de parcours. C'est vraiment hyper intéressant, c'est une vidéo qui m'a beaucoup marquée. Et du coup, j'ai eu envie de retracer un petit peu mon parcours et de voir où ça me mène aujourd'hui et comment je peux moi aussi relier les points. Alors, si je prends ma première expérience, on va dire ma première vraie expérience professionnelle, j'ai été formée au métier de graphiste, puis de directrice artistique. J'ai d'abord fait, après le bac L, une mise à niveau en art appliqué. à l'Ensama Olivier de Serres, donc une école d'art appliqué à Paris. D'ailleurs, c'était une des quatre écoles qui était publique, donc gratuite. Et je m'étais dit que c'était soit... Soit j'étais prise là, soit je faisais autre chose. Je crois que je m'étais inscrite dans une fac de langue, enfin voilà, ou une fac d'art plastique. Mais voilà, je voyais... En fait, c'était ma seule option et je me suis vraiment donné tous les moyens pour y arriver. Ensuite, après l'année de mise à niveau, on expérimente plein de médiums. On fait de la photo, du modelage, beaucoup de dessins, de la peinture. On fait un petit peu de design d'espace, on commence à regarder le design d'objets. On apprend à dessiner des perspectives, etc. C'est une année très riche parce qu'on touche à plein de... plein de domaines et on voit du coup vers quelle voie on veut se diriger par la suite. Et moi, ça a été un coup de cœur avec tout ce qui était visuel, images, collage, écriture, typographie, etc. Donc naturellement, je suis allée en BTS de communication visuelle. J'ai fait deux années de BTS et ensuite j'ai obtenu une bourse pour avoir un stage à l'étranger. Je suis partie à Stockholm et là j'ai fait pas mal de choses dans cette agence-là, mais notamment j'ai un petit peu commencé le web et donc ça m'a vraiment donné envie de me former. Une fois rentrée en France, je me suis formée à ce qu'on appelait au multimédia à l'époque. Et voilà, et puis dans ma tête, j'imaginais vraiment un avenir tout tracé. D'abord graphisme, ensuite directrice artistique, et un jour directrice de création. Pour moi, c'était vraiment la suite logique. Et donc, je suis d'abord arrivée en agence, puis petit premier, on va dire, détour. Je pensais rester à Paris pendant plusieurs années, et mon mari a été muté à Avignon. Donc, j'ai décidé de me mettre en freelance et de le suivre. Et voilà, j'ai continué pendant presque une dizaine d'années comme ça, en agence et en freelance, ce métier autour de l'image, de l'identité visuelle et de la communication. Ça me plaisait beaucoup. Deuxième expérience, c'est en 2018, j'ai décidé de quitter l'entreprise dans laquelle j'étais directrice artistique digitale. Mais ça ne me plaisait plus. Je ne me sentais plus alignée avec les projets, les clients. Je trouvais que ça n'avait plus trop de sens. Donc à ce moment-là, je me suis lancée à mon compte en tant que paper artist. Je réalisais des vitrines en papier pour des boutiques. Et à la fois, j'ai créé ma marque d'objets de décoration en papier découpé. C'était des petits tableaux qui... Je représentais principalement des animaux. Après, il y en avait aussi avec des célébrités. Il y en avait un de Frida Kahlo, notamment. Et j'animais des ateliers créatifs. Donc là, j'étais vraiment dans une période très, très riche en créativité. Je testais plein de choses et ça commençait à bien se structurer, à bien me plaire. Je préparais d'ailleurs un salon qui s'appelait Kids, etc. pour présenter toutes mes créations. Mais l'année 2020 arrive et là, j'ai été violemment stoppée par deux choses. Donc, le confinement et, simultanément, l'arrivée de mon deuxième enfant. Donc voilà, ça a été un peu dur de survivre à tout ça. Pendant la période Covid, par contre, un des... Un des avantages, c'est que j'ai été en contact avec Julien, qui travaillait dans la radio locale France Bleu Vaucluse. Et j'ai été invitée pour un format court, dans lequel je donnais chaque semaine des idées d'activités créatives à faire, vu qu'on était tous bloqués chez nous. Et ensuite, j'ai continué pendant quelques mois à donner tous mes coups de cœur du moment. C'était une fois par semaine. Donc ça, c'est une chose que je relis maintenant au podcast. J'avais adoré cette expérience en radio, même si c'était à distance, soit en vidéo, soit par téléphone. C'était vraiment quelque chose qui m'a marquée et donc que j'ai gardée dans un coin de ma tête. Fin 2020, j'avais eu mon deuxième enfant qui était tout bébé. À nouveau, confinement. moralement c'était compliqué, je n'avais plus du tout l'énergie d'être à mon compte. Et à ce moment-là, je faisais même presque un rejet du graphisme. Je ne voulais plus en entendre parler, c'était fini, je ne voulais plus avoir de clients à gérer. C'était bizarre parce que c'était comme si je ne me reconnaissais plus du tout dans ce métier que j'avais pratiqué pendant presque 10 ans, une dizaine d'années. Donc voilà, c'était un petit peu compliqué. Et à ce moment-là, j'ai eu envie de me former dans un tout autre métier, très différent de ce que je faisais à l'époque. C'était le métier de doula. Donc on dit doula ou accompagnante à la naissance. C'est une personne qui est là surtout pour accompagner les familles pendant toute la période de la grossesse, parfois pendant l'accouchement et ensuite pendant le postpartum. Donc j'ai fait des formations. adoré. J'ai adoré ce contact avec l'humain, le lien intime qu'on pouvait créer avec les familles qu'on accompagnait, et tout ce que j'ai appris autour de l'empathie, de l'écoute active, etc. Et là encore, ce que j'en garde, c'est vraiment la qualité de l'écoute, l'empathie, le contact humain que je retrouve dans mes entretiens de podcast. Donc même si j'en ai pas fait mon métier, ça reste vraiment une expérience humaine incroyable. que je ne regrette pas du tout d'avoir fait et qui m'a appris des très très belles valeurs. Et d'ailleurs, pour le projet de fin d'études de ma formation de doula, on était plusieurs élèves à réaliser un projet et on a choisi de faire un épisode de podcast où on allait interviewer des personnes de la génération au-dessus de nous pour qu'elles nous racontent comment s'était passé leur grossesse, accouchement, etc. Et encore une fois, ça me marque parce que j'adore faire ce projet. Je m'y suis consacrée vraiment. J'y ai consacré beaucoup de temps. Je l'ai vraiment pris à cœur. Et voilà, ça encore une fois se met une petite graine dans ma tête. Troisième expérience en 2021. Mon amie Cindy, qui a d'ailleurs été l'invité de l'épisode numéro 7, m'a proposé de travailler avec elle. dans son concept store pendant quelques mois pour dépanner, pour que l'équipe puisse partir en vacances, etc. J'ai accepté, mais ça n'a pas été facile pour mon égo, parce que j'avais l'impression de devenir juste, entre guillemets, je mets des gros guillemets, vendeuse, alors que j'avais fait des études complètement différentes et que j'avais travaillé dans un tout autre domaine, donc j'avais l'impression que j'avais... je ne sais pas comment dire, pas gâchée ces années-là, mais qu'en gros, ça ne m'avait pas vraiment servi pour construire quelque chose de durable. Mais quand même, j'y suis allée, parce qu'à ce moment-là, j'avais vraiment besoin de stabilité, j'avais besoin de retrouver des horaires, un cadre, un salaire, tout simplement. Et aussi, j'avais besoin de ne plus avoir à penser au travail quand je rentrais chez moi. J'avais vraiment besoin d'avoir, voilà, que ce soit deux choses bien distinctes. et j'avais à ce moment-là aucune énergie d'entreprendre un projet. Donc voilà, maintenant avec le recul, je me dis que j'ai bien fait et qu'en fait j'en avais besoin et que je me suis écoutée à ce moment-là. Et vous savez quoi ? Je devais rester 5 mois et j'y suis restée 4 ans finalement. Je me suis bien prise au jeu et j'ai aimé travailler là-bas. Déjà c'était très proche de chez moi, donc très pratique. Le lieu est absolument magnifique, donc on travaille comme si on était dans un magasin où il y a beaucoup d'objets de décoration, d'objets du quotidien très très beaux. Donc en fait, être entourée de beaux, ça me faisait du bien. Et en plus, avec une équipe superbe, humainement parlant, là encore, je pense que j'avais besoin de retrouver des collègues, une ambiance, etc. Et il y avait aussi plein de projets créatifs, notamment les 10 ans de la boutique. Avec Cindy, on a créé tout l'événement de AZ, on a créé des produits en collaboration avec les marques, avec ensuite toute la communication visuelle qu'elle est avec, le logo des 10 ans, l'événement, etc. Donc ça, c'était un très chouette terrain pour s'exprimer. Il y a aussi eu toute la réalisation des vitrines, où chaque mois, on les dessinait, on les imaginait, on faisait un mood board autour d'une couleur, donc ça, c'était vraiment très chouette. Et j'ai appris aussi des choses comme la gestion, la gestion d'une équipe notamment, des plannings, comprendre les prix, comment les choses sont fabriquées, à quel prix on les revend. Et puis j'ai adoré travailler en duo, notamment avec Cindy. Donc c'était des années très agréables. Et l'an dernier, j'ai senti à nouveau que j'avais cette envie et cette énergie d'entreprendre. Et j'avais vraiment envie de renouer avec ma créativité un peu plus au quotidien. En tout cas, plus souvent qu'on peut le faire dans une boutique. Donc, j'ai fait un bilan de compétences et me voilà à nouveau à mon compte. Donc, si on relie les points, aujourd'hui, je lance mon entreprise. Je suis dans une couveuse d'entreprise qui est un super moyen pour justement tester tout son projet. comprendre comment on gère une entreprise, comment on la construit, être plus serein. Donc ça, c'est un très chouette support qui m'accompagne et qui me permet de structurer très bien mon projet parce que vraiment, j'ai envie que cette fois, ce soit un peu plus à long terme et que ce ne soit pas un projet qui tombe à l'eau dans deux, trois ans. Donc j'ai envie de prendre le temps de... de bien construire tout ça, et la couveuse, ça m'aide beaucoup. Et donc, dans ce projet, on retrouve... Un mélange de plusieurs choses, mais on va dire qu'il y a trois grands axes. Il y a toujours la direction artistique, avec qui finalement j'ai toujours une histoire d'amour, qui est revenue, donc je refais des identités visuelles, la communication pour les entreprises, même du conseil, la direction artistique, tout ce qui est lié à l'image, la photo, la vidéo aussi, c'est des choses qui me plaisent beaucoup. Et toute mon expérience passée, même s'il y a eu un pont de 4 ans, on va dire, où je n'ai pas vraiment exercé ce métier-là, c'est toujours là, en fait. Ça a été appris pendant les années BTS et en fait, c'est solidement ancré en moi. Et voilà, comme je disais, la créativité, après, ça se travaille, mais ça se retrouve. Donc, j'ai eu besoin de me rassurer avec des premiers projets ces derniers temps pour voir si j'étais toujours capable. Et oui. Ça revient et les bases sont solides, donc il n'y a pas d'inquiétude. Et surtout, je prends toujours autant de plaisir à travailler là-dedans. Donc, je me sens à nouveau connectée à ce que je suis vraiment. Et ça, c'est important. En deuxième, il y a évidemment ce podcast qui me trotte dans la tête depuis un moment, que j'avais commencé à imaginer en 2020 ou 2021. Je n'en ai pas parlé, mais... Au moment où j'étais un peu entre deux, avant de faire la formation de Doula, justement, j'avais commencé une formation sur le podcast, que j'avais commencé à écrire, et vraiment, le pilote ressemblait pas mal à celui d'aujourd'hui, mais avec quelques petites différences. Et puis, le manque d'énergie et d'envie a fait que j'avais rangé ce dossier, vraiment, littéralement rangé au fond d'un placard, et je l'ai retrouvé il n'y a pas très très longtemps, et je me suis dit, bah tiens, c'est... C'est marrant ce truc que je n'avais pas achevé, j'ai vraiment envie de le reprendre et d'aller au bout et de le sortir et puis on verra bien ce que ça donne. Et le troisième grand axe de mon projet actuel, c'est tout ce qui retouche aux ateliers créatifs. Pour l'instant, ça prend la forme d'un club tricot que j'ai monté il y a quelques mois. Ça a commencé en tout petit comité avec deux copines. Tous les vendredis midi, on se retrouvait pour faire du tricot ensemble parce que j'avais appris un peu toute seule. Enfin, j'ai repris toute seule. C'est ma mère qui m'avait appris il y a longtemps. Et elles avaient envie de savoir comment concrètement on suit un patron, comment on peut créer un pull de A à Z. Et du coup, on s'est réunis pour le faire ensemble. Et maintenant, ça prend la forme d'un atelier un petit peu plus grand. Une fois toutes les deux semaines à peu près, avec entre 6 et 12 filles. Pour l'instant, c'est que des filles, même si ce n'est pas fermé aux hommes. Mais je retrouve ce plaisir de transmettre que j'avais dans mes ateliers il y a quelques années. Et ensuite, j'ai pour projet de proposer d'autres formes d'ateliers. Donc ça, j'en parlerai peut-être un peu plus tard. Mais en tout cas, c'est pareil, c'est quelque chose avec lequel je renoue et que j'adore, qui me procure beaucoup de joie. Le fait de transmettre et de faire des choses créatives vraiment concrètement avec mes mains, c'est vraiment quelque chose que j'ai envie de garder. Donc si on fait un petit peu la synthèse de tout ça, aujourd'hui finalement je n'utilise pas une compétence, je ne suis pas experte en un domaine, mais j'ai l'impression de toutes les utiliser. Et donc quand je regarde en arrière, je vois que rien n'est perdu. que chacune de mes petites expériences a nourri la suivante et que tout se relie finalement. Même les expériences qui semblaient hors sujet, les moments où je me suis dit mais qu'est-ce que je fous là ? Est-ce que je fais le bon choix ? Non, ça a du sens aujourd'hui. En tout cas, moi, je fais le choix de voir ça comme une valeur ajoutée pour ce que je fais aujourd'hui et d'en garder tout le meilleur. Et peut-être que la créativité, c'est aussi ça. C'est de savoir mélanger tous ces parcours, de ne pas suivre une ligne droite, mais de faire des détours, de tester, de se tromper, de revenir, repartir, réessayer, retenter. Voilà, je pense que c'est un petit peu un mélange de tout ça. En tout cas, c'est intéressant de faire ce pas de côté et de trouver des liens entre nos expériences passées et nos projets actuels. Et je pense que ça peut aussi aider à écouter. nos intuitions et à prendre peut-être des décisions, même si c'est des mini-décisions, c'est j'avais pensé à je ne sais rien, à la céramique, je vais tester, je vais prendre un cours, je vais juste voir ce que ça me fait. Et puis de là, il y avait peut-être une autre idée qui va partir et voilà, ça peut permettre de s'écouter et de... de tester des choses. On nous apprend souvent, et d'ailleurs c'est souvent au sortir des études, même si ça a peut-être un peu changé, qu'il faut choisir une seule voie, mais la vérité c'est que notre richesse, elle se cache précisément dans ces petits pas de côté. Donc voilà, il faut accepter de les faire, même si parfois ça nous paraît complètement incohérent. Et voir chacune de ces expériences, même les plus inattendues, comme autant d'images, du tout. textures, de moments précieux qu'on pourrait venir épingler sur notre propre moodboard. C'est la fin de cet épisode. Merci beaucoup de l'avoir écouté. J'espère qu'il vous a inspiré, questionné ou peut-être donné envie d'explorer votre propre chemin créatif. Si cet épisode vous a plu, vous pouvez le partager autour de vous ou lui laisser une note sur votre plateforme d'écoute. Ça aide vraiment le podcast à se faire connaître. 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