- Speaker #0
Ce qui me définit, ce n'est pas la peur, mais c'est la décision que je prends lorsque la peur m'envahit. En général, c'est toujours de faire un pas de plus. Le rêve et la réalité, il y a un gap. Et en général, ce gap-là, il est comblé par le boulot. Il y a des ennemis qu'on ne combat dans la vie qu'avec le temps. Quant au lieu de mon caractère, ma manière de parler, on peut naturellement avoir envie de me faire du sale. Tu vois, tu arrives à une table, fort de tes exploits déjà accomplis par le passé, on te respecte. Bien sûr. Voilà, en fait, il ne faut pas chercher le respect des gens. Il faut le gagner, c'est ça la réalité. L'humour, c'est une arme qui a été inventée par les faibles pour rire légalement du fort. Le seul moyen d'être libre, c'est d'avoir le courage de ses pensées et de son ressenti. Ne cherchez pas à tout coup à réussir votre vie. Par contre, faites en sorte de réussir votre vie. C'est ça qui est important.
- Speaker #1
Offshow ! Hello, hello les incroyaux, la team incroyable ! J'espère que vous allez bien. Bienvenue dans un nouvel épisode du Offshow. Épisode un peu spécial parce que vous le voyez, on n'est pas dans le décor de d'habitude. Je suis actuellement à Paris et aujourd'hui, je reçois un invité... Donc je suis fan. Je reçois un athlète dans son domaine. Je reçois quelqu'un qui nous fait rire, qui nous fait réfléchir. Je reçois quelqu'un qui n'a pas sa langue dans sa poche. Je reçois quelqu'un qui a des grands objectifs. Je reçois M.
- Speaker #0
Edgar Hill dans le off-show. Merci frérot. Merci pour l'accueil, c'est chouette, j'apprécie. Merci frérot.
- Speaker #1
Comment tu vas ?
- Speaker #0
Ça va, écoute, ça va. C'est censé être les vacances, mais a priori, on bosse quand même.
- Speaker #1
Oui, comme il est gentil, il est sur son temps de vacances. Il a quand même pris le respect de venir s'asseoir, nous voir, discuter avec nous. Non,
- Speaker #0
mais moi, je suis proche justement de mes frères. On est tous de la même communauté africaine. Et j'étais en Italie pendant deux semaines. En fait, je fais escale ici et je repars au Bénin dans deux semaines. Donc, ton créneau correspondait avec le mien. Donc, je suis ravi de passer. J'avais vu en plus ton show déjà sur les réseaux et tout, parce qu'on a un ami en commun. de Brutafrique qui m'avait chanoté, donc chanoté Edouard. Et puis, je suis toujours ravi de venir, moi, ça me fait plaisir.
- Speaker #1
Un grand plaisir parce que il n'y a pas beaucoup de gens dont je dis ça, mais vraiment, je suis très, très fan de ton travail. C'est pour ça que, pour moi, c'était important de te recevoir. Les gens qui suivent un petit peu le podcast vont voir que le format est un petit peu différent aujourd'hui parce que tu es quelqu'un qui fait beaucoup de podcasts, qui travaille beaucoup à diffuser et à échanger, en tout cas avec ta communauté. D'habitude, je vais sur le parcours des gens en commençant par l'enfance et tout et tout. Mais c'est des sujets que tu as déjà beaucoup abordés.
- Speaker #0
Je crois que le parcours est quand même pas mal connu de ceux qui me connaissent. Parce que c'est quelque chose dont je ne me suis jamais départi. Je pense que quand je suis arrivé en France et notamment dans le monde de l'humour, je suis arrivé avec qui j'étais, j'ai toujours composé avec ça. Et je pense que c'est un truc qui est important. Je pense ne plus jamais oublier qui on est, d'où on vient. Donc, c'est la raison pour laquelle... Les gens ont beaucoup entendu mon parcours, mais c'est parce que c'est qui je suis, je ne vais pas inventer autre chose. Et donc l'histoire est restée cohérente, elle est restée la même dans chaque podcast. Elle a pas mal évolué, mais je pense qu'on sait qui je suis. On sait que je suis fils d'homme politique africain, que mon père ne voulait pas que je fasse du stand-up, que je l'ai fait contre la vie partenale, que je me suis retrouvé à la rue, que je me suis battu pour arriver là où je suis aujourd'hui, que mon père ne m'a pas adressé la parole pendant 14 ans. On a perdu beaucoup de temps. On a commencé à se reparler un peu sur la fin. Je payais un peu ses soins médicaux parce qu'il était vieux. Et puis, je l'ai perdu il n'y a pas longtemps. Donc, je parle aussi moins de mon histoire parce que forcément, au contenu du décès de mon père, c'est une partie de ma vie que j'essaye d'aborder aussi différemment maintenant. Et on le comprend. Parce que c'est tout à fait normal. Mais il n'y a rien que, comme d'habitude, il n'y a rien que je cache. Mais mon père, il est mort il n'y a pas si longtemps. Mon père est mort en avril. Alors, toi et moi, on parle, nous sommes seulement en outre. Oui, bien sûr. Donc, c'est assez frais. Et la raison pour laquelle je rentre au Bénin, c'est pour gérer la succession de mon père, aider mes petits frères sur place, mes soeurs sur place, ma famille sur place. Donc, j'ai de nouvelles responsabilités maintenant. Comme on dit chez nous, maintenant, il n'y a que toi. Oui,
- Speaker #1
maintenant, il n'y a que toi.
- Speaker #0
Maintenant, il n'y a que toi. Donc, je dois gérer ça. Ça ouvre un nouveau champ dans ma vie. Ça ouvre de nouvelles choses. Ça m'a donné envie d'avoir un enfant. Ah oui ? Oui.
- Speaker #1
Exclusivité. Vous l'avez entendu ?
- Speaker #0
Oui, parce que, à partir du moment où moi je parle, il y a toujours de l'esprit, parce que je parle par rapport au moment où je suis. Je suis quelqu'un qui ne cache rien et qui livre tout. J'ai ressenti ce besoin-là un peu d'hérédité, de transmission. Et donc, on va dire que je m'attends à la tâche,
- Speaker #1
quoi. Non, même pour les gens qui te suivent, on le voit que ce voyage au Bénin, dernièrement, t'as beaucoup touché. Même dans ta direction, tu vois. Parce que, moi, je me suis toujours posé une question par rapport à toi. Est-ce que tu étais sponsorisé Jordan Brand ?
- Speaker #0
Ah ah ah ah ah !
- Speaker #1
Je me suis plus bien pensé ! Je suis un fan de basket ! Je suis un fan de basket ! Mais oui, je le sais ! Il y a des détails que tu vois, je le vois dans ta DA depuis longtemps, je dis mais attends, mon gars là, c'est soit il est fan de Jordan à fond, soit il est sponsorisé, c'est pas possible !
- Speaker #0
La première option, c'est que tu es fan de Jordan à fond. D'abord j'aime beaucoup les fringues, d'abord je suis un ancien joueur de basket, donc je suis fan de basket. Joueur, fan... Je me lève la nuit pour regarder les playoffs. Bien sûr. Les vrais matchs, je me lève pour les regarder. On a suivi OKC cette année, Boston l'année d'avant. Je crois que c'est Golden State qui avait fait un… Non, c'était les Lakers ou Golden State ? C'était les Lakers dans le Covid, là ?
- Speaker #1
Les Lakers, oui.
- Speaker #0
C'était les Lakers et Starcourt avant. Et je crois que c'était… On verra d'ailleurs, parce que j'espère qu'ils pourront en avoir un avec Don Cich. Ça m'a un peu hypé quand il est arrivé aux Lakers-Don Cich, mais finalement ils ont rien fait ces deux là Bon, ça reste un bon bref. Je suis fan de basket et donc je suis fan de la mentalité. J'aime beaucoup la mentalité de Michael Jordan. Je l'aimais bien avant de voir The Last Dance sur Netflix. Mais ça m'a encore plus hypé. Lui, Mamba. Voilà, lui, le Mamba, le Black Mamba. Kobe Bryant, pour ceux qui ne connaissent pas Black Mamba. Donc voilà, je suis assez fan de la mentalité, de ce que c'est qu'être un sportif de haut niveau. Et je transfère ça, en fait, dans mon art. Je transfère ça dans ma vie, dans ce que j'ai à faire. C'est mon éthique. C'est comme ça que je... Mon Nindo, comme on dit pour les fans de Naruto, ma voix est du ninja. C'est la voix que je me trace et j'essaye de m'identifier à ces icônes-là qui m'ont beaucoup inspiré. Michael Jordan, c'est une icône qui m'a beaucoup inspiré. Donc je m'inspire beaucoup de lui dans ma mentalité, dans la manière de gérer les haters, les naysayers, ceux qui veulent te pourrir la vie, ceux qui disent que tu ne pourras pas le faire. De me doper, de me motiver. Je m'invente des défis, je m'invente des ennemis. J'essaye de dépasser tout ça.
- Speaker #1
Parce que moi, c'est la raison. Je veux dire principale de la raison pour laquelle...
- Speaker #0
C'est vrai qu'après, quand je suis arrivé au Bénin, pour répondre à ta question, c'est vrai que quand je suis arrivé après au Bénin, l'énergie était complètement différente. D'abord, je suis Béninois, je suis resté au Bénin jusqu'à tard. Moi, je suis parti après, je ne sais plus, la seconde ou un truc comme ça. J'ai fait la seconde là-bas encore, donc je suis resté jusqu'à tard là-bas. J'ai été à Victor Ballou à Porte-Novo, à Monseigneur Isidore de Souza à Ouida, à Père-aux-Pieds à Cotonou. Donc moi, je suis un vrai béninois.
- Speaker #1
C'est un vrai béninois.
- Speaker #0
Un vrai béninois. Et comme j'étais parti du Bénin un peu fâché avec mon père, j'avais laissé un peu mon pays et ma culture derrière moi. Je n'avais pas remis un boomba depuis très longtemps. Et je l'ai remis. En fait, quand je suis arrivé chez moi au Bénin, j'étais arrivé avec une valise remplie de Jordan. Un petit défilé de mode là. Mais en fait, jamais je ne l'ai mis. Parce que je venais aussi pour faire l'enterrement de mon père. Et en fait, je me suis habillé en boomba, en djellaba et en hakbada. Absolument. Tout mon séjour.
- Speaker #1
Et on l'a vu sur tes réseaux. Tu expliquais aux gens.
- Speaker #0
qu'est-ce que c'était oui parce que je voulais partager avec ces gens qui me suivent depuis le départ de ma culture qui me semblent quand même avoir à évoquer j'ai pas fait semblant de pas être béninois j'ai en jeté que français je pense que j'ai toujours dit franco-béninois je pense que j'ai toujours chatte-out et proclamé ma culture béninoise je l'ai toujours fait mais je pense que je peux faire plus je peux faire mieux et j'essaye de faire plus et de faire mieux de m'habiller en tel lieu traditionnel et de proclamer plus mon héritage culturel qui est un héritage culturel béninois Tant qu'au Béninois, je suis fier d'être français et de vivre en France. Mais je trouve que j'ai beaucoup plus parlé de ma culture française que de ma culture béninoise. Et maintenant, je suis un peu plus là-dedans. Mais je suis un vrai bêtise culturelle. Et c'est assumé, ça.
- Speaker #1
Non, c'est assumé. Et de toute façon, je pense qu'on va y venir dans la discussion. Parce que dans tes projets à venir, tu as commencé à aborder des pistes dans ton dernier vlog. Je vous invite à aller voir ces vlogs. Ils sont extraordinaires. Et moi, justement, la raison pour laquelle je voulais te recevoir, qui est pour moi le gros axe de notre discussion, c'est... Tu es quelqu'un qui a subi beaucoup d'épreuves. Tu as affronté beaucoup d'épreuves, que ce soit, comme tu l'as dit rapidement, être dans la rue, tu as commencé l'humour, tu es monté vite haut dans des sphères où beaucoup de gens voudraient aller. Tu t'es séparé de ça. Tu as toujours eu des épreuves, mais tu as un mental, justement. Et c'est ça, moi, le truc, c'est comment toi, Edgar, tu définis, comment tu as réussi à construire ? ce mental ? Et comment tu pourrais aujourd'hui, si on a des jeunes qui nous écoutent, quel truc tu pourrais leur dire pour construire et arriver à construire un mental aussi fort, aussi solide face aux épreuves ?
- Speaker #0
Bon, d'abord, moi, je ne suis pas dénué de peur. Pas du tout. Je suis quelqu'un d'excessivement peureux à bien des égards. Et c'est la raison pour laquelle je suis quelqu'un de courageux. Parce que ce qui me définit... Ce n'est pas la peur, mais c'est la décision que je prends lorsque la peur m'envahit. En général, c'est toujours de faire un pas de plus. Toujours. J'ai ce moment de... Ah, bien sûr, j'ai ce moment-là. Mais je ne le montre pas déjà parce qu'on a de bons acteurs. Ah ben attends, il ne faut jamais montrer à la personne en face qu'il y a un tremblement au niveau de la cheville. Il faut rester gainé un maximum, tu vois. Il faut essayer de rester gainé un maximum. Et puis après, je me dis, bon écoute frérot, c'est comme d'habitude. On fait un pas, on avance et on voit ce que ça donne. Mon raisonnement, il est très simple. jeudi j'ai 38 ans J'ai un petit temps de parcours sur la Terre et j'ai le sentiment que l'enjeu de la vie, frérot, l'enjeu de toute la vie aujourd'hui, maintenant, c'est d'être soi-même. Dans un monde où on te dicte sans cesse ta conduite pour être quelqu'un de validé et d'apprécié, être soi-même, c'est un véritable enjeu. Je pense qu'il y a beaucoup de gens dans la vie qui avaient des aspirations, des envies, qui nourrissaient des rêves et qui ne sont jamais allés au bout de ça à cause des remarques ou des critiques. de quelques autres ou de quelques-uns qui n'avaient pas leur talent.
- Speaker #1
Ou du regard des autres, simplement.
- Speaker #0
Et puis bien souvent, les gens vont te décourager parce qu'ils te voient jouir d'une liberté qu'eux n'ont pas eu le courage de s'offrir. Et donc, je pense que les gens comme moi qui ont du caractère, mais je n'en ai pas toujours eu, ça se forme au fur et à mesure aussi, mais quand tu n'as pas trop de caractère, tu peux abandonner tes idéaux et tes envies et tes vérités, quelles qu'elles soient, à cause des critiques des autres. Donc le courage, c'est quelque chose qui est nécessaire. En fait, l'idée, c'est de se dire qu'il vaut mieux être détesté pour ce qu'on est, qu'apprécié pour ce qu'on n'est pas. C'est très simple ce calcul-là. Quand tu es dans un endroit, si tu es à l'aise dans l'endroit, tu restes. Si tu n'es pas à l'aise, il n'y a pas deux trucs, il y a un seul truc à faire, je t'en vais. Tu ne te demandes pas, si je pars, quelles vont être les conséquences ? Non, on s'en fout. Tu es sûr que tu n'es pas bien là où tu es. Donc, pars. c'est ta meilleure chance de trouver quelque part où t'es bien tu comprends ? Je ne sais pas moi qui l'ai dit, je crois que c'est Steve Jobs, et ça a été repris par Alexandre Astier, dans un podcast que j'ai vu, qui dit « Si ça fait quatre jours que tu te lèves et que tu te dis que ce que tu fais là, si c'était ton dernier jour sur Terre, tu ne l'aurais pas fait, alors ce n'est pas très grave, il y a un petit problème, mais ce n'est pas très grave. Si par contre ça fait quatre mois que tu te dis ça, il y a un problème. Il faut partir du principe que, et ça ce n'est pas moi, c'est les stoïciens qui le disent, Ils ont un précepte. Un des sept préceptes stoïciens, c'est « memento mori » . Rappelle-toi que tu vas mourir. A priori, la plupart des gens, je m'en suis rendu compte il n'y a pas longtemps, mais en fait, a priori, la plupart des gens, frérot, ils se comportent comme si…
- Speaker #1
Ils n'allaient pas mourir.
- Speaker #0
Non, non, vraiment. Tu réfléchis à ce que je te dis.
- Speaker #1
Non, non, je suis très d'accord avec toi.
- Speaker #0
La plupart, ils font genre, ouais.
- Speaker #1
On dirait qu'ils ont une vie éternelle. Ouais, ouais. Et on est tous… Et lui,
- Speaker #0
je ne lui parle pas, je le verrai demain. Il m'emmerde, lui. on se parlera dans 10 ans environ. T'imagines ? Dans 10 ans, il sera calmé. Dans 10 ans, je lui reparlerai. Tu vois ce que je veux dire ? Et si c'est cela, en vrai, il faut dire aux gens qu'on aime qu'on les aime. On est à des âges, toi et moi, où on a vu des gens disparaître en un claquement de doigts.
- Speaker #1
Exactement. Tu comprends ? Ouais.
- Speaker #0
Et il s'est dit une chanson que j'ai entendue il y a quelque temps, je crois que c'était Justin Bieber, où ça disait, c'est pas ma tasse de thé, mais j'essaie toujours de, voilà, et j'ai vu passer la chanson, et je disais, « Young blood think there is always tomorrow » . Les gens, voilà.
- Speaker #1
Le sang frais pense qu'il y a toujours un lendemain.
- Speaker #0
Il y a toujours un lendemain. Ce n'est pas vrai. Donc, je pense qu'il faut essayer de vivre sa vie comme on la vivrait si c'était le dernier jour. Ce n'est pas de la démagogie. Ce n'est pas une phrase pour faire bien. Je pense, premier degré, sincèrement à ce que je te dis. Et donc, si on s'inscrit dans ce raisonnement-là, de vivre sa vie comme on la veut, nous, de réussir sa vie à soi, et pas de réussir dans la vie, de réussir sa vie à soi, pour soi-même, pour être OK avec ce qu'on voit dans la glace. pour arriver à vivre avec soi. Moi, je connais des gens qui se soumettent, pour ne pas avoir de problèmes, mais qui ont du mal à vivre avec eux-mêmes. Des putes, mon frère. Et quand tu sens... La vie est dure. C'est rude. Mon frère, c'est rude. Ceux qui se soumettent là, qui ne veulent pas là, ça se voit sur leur visage. C'est dur. Mon frère, il y en a... Écoute, c'est dur. Écoute, il y a des chauffeurs Uber que je prends. Quand je rentre dans la voiture, je leur demande juste de monter les fenêtres et de mettre la clim. Je pense que je le...
- Speaker #1
Ah, tu l'as... Un problème. Ouais.
- Speaker #0
Et j'ai fait, il dit, mais monsieur, on est d'accord que ce que vous ressentez là, moi, je ne peux pas être responsable. Puisque moi, je viens d'arriver dans votre véhicule. Ouais. Je vois bien toutes ces... Tu vois bien. Je vois bien qu'à la base...
- Speaker #1
Il y a des antécédents. Non,
- Speaker #0
mais je vois bien que tu voulais être astronaute. Tu as compris. Non, mais j'ai compris. Tu voulais pas être là. Alors, je suis désolé de ça. Mais moi, je suis le gars qui est dans la voiture et qui veut aller à Sarcelles.
- Speaker #1
Donc, s'il te plaît, ferme la clim.
- Speaker #0
Tu comprends ? Et j'essaie d'être empathique parce qu'avant, j'étais un peu plus brutal verbalement. Mais maintenant, je suis empathique. Et en fait, quand tu leur parles comme ça, ils comprennent qu'ils disent bon, il n'a pas tort ce mec-là. Je ne lui ai rien fait, je ne le connais pas. Je suis déjà en train d'essayer de l'engager. Ils finissent par être plus doux, plus calmes. Mais la réaction naturelle de beaucoup de gens maintenant, c'est l'agressivité. si dès qu'on vous parle vous vous énervez ça veut dire que vous n'êtes pas au bon endroit normalement on est en paix ou bien voilà je parlais avec une amie il y a quelque temps et puis je me suis rendu compte qu'elle dès qu'elle boit 2-3 verres systématiquement elle pleure ah ouais ouais Non, ça va, j'en ai besoin. Je finis par le dire un soir, ma chère. Ça fait quatre fois que je te vois. Quatre fois que tu pleures.
- Speaker #1
Quand tu bois des verres.
- Speaker #0
Tu ne penses pas que le vin n'est qu'un exhausteur, un révélateur de ce qui est au fond de toi. Franchement, fais comme tout le monde. Prends une feuille, trace une ligne au milieu, mets les pour, mets les contre de la manière la plus basique et la plus honnête qu'il soit. Honnête. Et s'il y a plus de contre que de pour, ce n'est pas grave. il n'y a personne qui va te juger mou non non il y a que ceux qui entreprennent ne peut pas se foutre de ta gueule tout le monde sait comment c'est la vie on peut pas faire un perfect mais par contre s'il y a plus de compte que de pour ajuste donc en fait moi j'ai pas commis de grands actes de rébellion j'ai ajusté tu comprends ? tu as commis bien sûr bien sûr mais tu comprends mais quand je suis dans un endroit où je dois pas être j'ajuste tu comprends ? si je fais un sketch sur Vincent Bolloré que vous voulez me censurer pour ça écoute c'est votre histoire ça peut pas être moi le méchant oui Moi je suis un africain, je suis afro-européen, je parle de la France afrique, forcément tu es obligé de parler de ce monsieur quand tu parles d'Afrique. Bien sûr. Donc je fais un sketch qui a la corruption, qui a des millions, que tout le monde connaît, qui a même mon sketch qui a le plus marché en Afrique je pense, et donc tout le monde le connaît, je fais ce sketch là, on veut me censurer, vous dites censurez-moi, c'est votre histoire. Mais si pour être sur votre chaîne, il faut que je chie sur l'endroit où moi je suis né, c'est mieux que je ne vienne pas la télé non ? Voilà, donc c'est même pas... Tu sais c'est logique mon frère, tu comprends ? Je finis là, je monte. Après, je quitte Canal, donc très tôt. Je quitte Canal très tôt, je finis par aller maintenant, je fais VTEP chez Arthur. J'ai dit « Ah, c'est il y a longtemps. » Il y a encore des gens maintenant qui m'insultent parce qu'ils sont dans les conflits Israël-Gaza. Là, ils me voient chez Arthur, maintenant ils m'insultent. « Ah, t'es insoumis ! » Écoute, déjà…
- Speaker #1
Ça fait longtemps que je fais plus ça.
- Speaker #0
Ça fait très longtemps que je fais plus ça. Et puis déjà, je t'emmerde. Parce que t'es qui toi déjà ? Moi, j'ai essayé de me débrouiller comme j'ai pu dans la vie. Donc toi qui parles, qui dis que je suis une pute, j'aimerais bien que tu t'asseyes et qu'on voit ton CV à toi. Je suis sûr que... Je suis sûr qu'on verra beaucoup de sessions levées.
- Speaker #1
Les gens qui s'asseillent de façon pas complémentaire.
- Speaker #0
Je ne suis plus d'accord avec toi, mais je ne les calcule pas. Et puis on commence comme on peut. Mais effectivement, quand j'ai eu le sentiment, là encore une fois,
- Speaker #1
d'avoir eu mon coup,
- Speaker #0
je suis parti. Et d'ailleurs, tous les gars m'ont dit, comment tu quittes la télé ? Et alors ? Ça peut être la télé, ça peut être que tu n'as rien à foutre. Je ne suis pas à l'aise, je m'en vais en fait. Parce que je ne trouvais pas la répartition des récompenses avantageuses. Tu passes ta semaine et ça... De toute façon, Arthur, c'est un gars avec qui j'ai gardé des rapports. On discute. On discute de beaucoup de choses. Parce qu'il n'y a pas de raison de s'énerver. C'est le chemin des facochères. Il vaut mieux parler avec les gens. Tu passes la semaine à bosser, à faire des émissions, pour tenir l'émission à bout de bras. Quand il y a une grosse émission spéciale très vue, on met des stars et on ne te met pas toi. J'ai dit OK, vous avez le droit de faire ce classement-là. Moi, j'ai le droit de refuser. Donc, je m'en vais. À la base, je suis parti pour ça. Donc c'est même pas pour des raisons politiques ou je sais pas quoi.
- Speaker #1
C'est juste que tu estimais que pour le travail que toi tu faisais, c'était pas reconnu.
- Speaker #0
Voilà, j'estimais dans mon cœur que j'étais un des meilleurs et qu'on me récompensait pas assez pour le niveau que j'apportais. Par contre, je suis pas obligé de forcer les gens à reconnaître ce que moi je pense. Je peux par contre ne pas accepter que le prix auquel ils m'achètent. Tu sais pas ce qu'on pense que je veux dire. Si t'as pas envie de me respecter, c'est ton droit. Tu as le droit de ne pas me considérer artistiquement et de pas me... En plus, je sais que c'est pas ça. C'est juste qu'en fait, ils s'en battent les couilles, la télé, frérot. il y aura du flux ils font des trucs ils te connaissent pas toi t'es là demain il y aura un autre quand t'as compris ça tu te dis bon écoute je vais aller quelque part ma présence compte signifie quelque chose et puis après ça j'ai vraiment j'en ai vraiment eu marre j'ai décidé de me de la télé pardon j'ai décidé donc de me diriger vers internet donc je suis allé sur internet j'ai commencé à mettre des sketchs au départ il se trouve que j'ai un certain talent en stand-up et donc mes sketchs ont commencé à fonctionner un certain talent Bon, moi, je me trouve pas mauvais.
- Speaker #1
Un vrai talent.
- Speaker #0
Oui, voilà, merci beaucoup. Et donc, mes sketchs ont fonctionné. J'ai commencé à faire beaucoup des millions de vues avec des nombreux sketchs. J'ai donné presque deux heures de stand-up pur jus, des 11 minutes qui tapaient sur les réseaux, la colonisation, la corruption, l'infidélité. Que des sketchs qui ont passé plusieurs fois le million sur les réseaux sociaux et qui m'ont permis de me créer une notoriété et de commencer à remplir mes salles. Puis après, j'avais un nouveau spectacle que j'ai commencé à faire. Donc voilà. Et après, j'ai commencé à faire des podcasts. Et je me suis rendu compte que lorsque je parlais avec des gens, que je nourrissais des réflexions philosophiques, en fait, ça faisait des vues, ça fonctionnait. Donc je me suis dit, il n'y a pas de raison que je ne fasse pas ça. Et donc j'ai coupé les extraits que j'ai commencé à mettre. Là encore, les gens de mon milieu, « Ah, ce n'est plus un humoriste, c'est un coach de vie. » Je ne suis pas un coach de vie. Je ne me suis jamais levé un matin en disant, « Renaud, lève-toi, tu peux le faire. » Quand bien même je le ferais, je t'emmerde. mais ce n'est pas ce que j'ai fait, ce n'est pas la vérité. Je n'ai jamais fait de conférence payante.
- Speaker #1
Tu n'as jamais vendu de formation ?
- Speaker #0
Non, je n'ai jamais fait ça. Mais en fait, ils savent très bien ce qu'ils le disent. Simplement, c'est parce que quand eux, ils parlent, ça fait cinq vues, tu comprends ? Pas des millions. Et donc, c'est aussi une façon de te discréditer, de te décourager un peu. Je reviens à ce que je te disais. C'est-à-dire que quand tu fais quelque chose de différent, ceux qui n'arrivent pas à le faire, en général, veulent te décourager. Ça passe que par des vannes comme ça. Tu es coach de vie. Oui, mais il va te dire après, je rigole, tu es dénervé. Mais tu ne rigoles pas. en fait à travers l'humour oui et puis à travers l'humour tu veux me piquer tu vois c'est en fait C'est pas compliqué. Quand quelqu'un te fait une blague qui pique, frérot, c'est pas une blague.
- Speaker #1
Il y a un sens derrière. Une blague,
- Speaker #0
c'est doux. Tu glisses et tu rigoles. Moi, si je me fous de ta gueule, tu vas en rire, frérot. Je vais pas la bout de tu m'humilier. Mais par contre, là, il y a une volonté, des fois, à travers la blague, de te décourager un peu. Bon, évidemment, il faut pas les calculer, il faut continuer à faire ce qu'on fait, mais c'est vrai que, voilà, je suis passé par ce vecteur-là. Maintenant, j'avais créé un autre, un dernier, comment on appelle ça, un dernier, on va dire, Paul Vision, un dernier... secteur de vidéo en dernier registre qui est Road to Stade de France, une sorte de mini-documentaire maintenant, où on me voit qui a fixé un objectif qui est de faire le Stade de France, et on me voit faire ma route pour essayer de réaliser mon rêve.
- Speaker #1
Et c'est justement, moi j'ai regardé les deux épisodes, le dernier qui est sorti la semaine dernière, et encore une fois je vous invite vraiment à les regarder parce que ce qui m'a marqué dans les deux épisodes, c'est vraiment de déjà je te trouve hyper généreux de montrer les coulisses, de montrer tout ce qu'il se passe derrière, et ça montre encore plus Et justement, l'homme déterminé, le travail que tu mets, on te voit à Montréal sur scène en train de regarder la lumière, en train de regarder le son, en train de regarder comment tu vas faire ton entrée et tout. On te voit gérer pour dire OK, finalement, s'il y a des places qui sont en haut et que tout n'est pas pris, on va descendre des jambes. On te voit vraiment contrôler tout ce qui se passe dans ton environnement. Et pour moi, c'est là où j'en reviens à cette notion d'athlète de haut niveau, parce que pour moi aujourd'hui. Tu fais le même travail qu'un athlète de haut niveau. On te voit te livrer, nous expliquer comment tu es fatigué par ta maladie, qui te fatigue aujourd'hui. On te voit dans le premier épisode, comment tu répètes tes textes, quand tu es tout seul dans le jardin en train de répéter tes textes et tout. Moi, je me dis, cette éthique de travail, parce que tu n'as pas fait d'école de comédie. Toi, la comédie...
- Speaker #0
Autodidacte.
- Speaker #1
Comment tu rentres, pour moi, dans la comédie ? Parce que c'est quoi le... Déjà, c'est qui qui t'inspire ? à rentrer dans la comédie ?
- Speaker #0
Oh, Eddie Murphy, Dieudonné, Dave Chappelle, Richard Pruyol. En France, Dieudonné. Moi, quand j'étais jeune, Dieudonné, il faisait du sale, frère. Quand j'étais jeune, il faisait du sale. En France, Dieudonné, avec le divorce de Patrick, Mes Excuses, Sandrine, chacun, c'est un gars polémique en France parce que je crois qu'il est quand même...
- Speaker #1
très apprécié en Afrique.
- Speaker #0
On n'est pas dans leur pays.
- Speaker #1
Et même en France, il est encore apprécié.
- Speaker #0
C'est un dieu vivant. C'est une légende vivante. Certains diront qu'il était précurseur. D'autres diront qu'il est antisémite. Mais ce n'est pas mon sujet. Mon sujet, à moi, il est très simple. Non seulement je ne rentre pas dedans, mais en plus, il ne m'intéresse pas spécialement. On parle artistiquement. Artistiquement, ce mec-là est fort. Il est très fort. C'est tout. Mon débat, il s'arrête. Parce que c'est pareil, internet tu vas dire un truc, mais les gens vont essayer toujours de t'emmener là où t'es pas allé. En fait non, mon propos il est très simple, c'est de donner les centrés et les ciblés. Ce mec est un génie de la scène. C'est un mec qui a créé des milliers de vocations, et je pense que ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas un humoriste comme lui qui a fait autant de petits. C'est-à-dire que autant ceux de sa génération l'ont copié, autant les générations qui ont suivi l'ont copié aussi. C'est un mec dont le talent est... D'ailleurs je n'ai vu aucun artiste en loge me dire qu'il est nul. Peut-être qu'ils ont dit à la télévision. Mais il n'y a aucun gars en privé, on va être honnête, parce que c'est quand même la marque de fabrique, il n'y a personne en privé qui dit qu'il est nul, je ne connais personne. Pourquoi tu veux que je dise ça ? Je ne veux pas dire qu'il est nul. Parce que tu me menaces de me niquer ma gueule si je ne dis pas qu'il est nul, ben nique-la. C'est le seul moment où on trouve que j'ai du courage. Je refuse d'être incohérent. Je refuse de ne pas être aligné. J'ai besoin d'être dans une énergie stable et fluide, moi. Je pense que ce mec est drôle. je dis qu'il est drôle.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
S'il y a quelque chose à gérer par rapport à ça, venez me voir, et on voit. Ou sinon, allez vous faire foutre aussi, parce que quelque part, j'en ai rien à foutre. Leur ressenti, et le ressenti global en général, je m'en tamponne pas mal le coquillard. Donc oui, c'est plutôt ces gars-là qui m'ont donné envie de faire de la scène, je dirais, Dieu donné. Après, plus jeune encore, quand je démarrais juste l'humour, il y avait Fabrice Eboué, Thomas Njijo, vraiment des grands frères. J'ai peut-être dit que j'aime bien son dernier film, Les damnés de la terre, le grand déplacement, un peu à moins bien marché. C'est comme ça, c'est la partie de la vie. Seuls ceux qui tentent des choses, essayent.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Je crois que c'est Charles Peggy qui disait « Ils ont les mains propres, normal, ils ne font rien. » « Ils ne font rien, exact. » « Normal, ils ne font rien. » Donc moi, ils m'ont donné envie. Et après, je me suis rendu compte que entre le rêve et la réalité,
- Speaker #1
il y a un gap.
- Speaker #0
Il y a un gap. Et en général, ce gap là, il est comblé par le travail. Je te redis, entre le rêve et la réalité, il y a un gap. Et en général, ce gap là, il est comblé par le boulot. Moi je connais beaucoup de gens qui voulaient faire ce métier, qui sont arrivés et qui ont découvert qu'ils étaient nuls et qui n'ont pas fait les efforts pour essayer d'améliorer leurs lacunes et qui donc sont rentrés dans des petites histoires à la con plutôt que de se focusser sur leur métier. C'est aussi un des gros problèmes que j'ai vu. En général, ceux qui sont dans les histoires, les cancans, les nyamanyamas, c'est des gens qui n'ont pas le niveau pour performer. Et donc, ils essayent d'exister autrement. Parce que du coup, le seul truc qui leur donne le sentiment d'exister, ça devient de commenter, de critiquer ceux qui existent vraiment. Ils finissent par commenter et critiquer en permanence ceux qui font ce qu'ils auraient aimé faire. Et en général, c'est plutôt le signe que t'es pas bon.
- Speaker #1
Et c'est parce que commenter, critiquer ces gens qui font des choses va te rapporter des clics. Et parce que les gens, il y a toujours des rageux.
- Speaker #0
qui vont vouloir regarder trop sur toi mais c'est ça un mec moi j'ai vécu ça je me suis séparé de beaucoup de soi-disant groupes de potes parce que il faut que je les remercie parce que ils m'ont appris la définition de ce qu'est un vrai ami à force de de trahison et de coup bas ils m'ont permis d'avoir une vision de plus en plus fine promets-tu que quelqu'un qui t'aime pas dans mon milieu fasse de mal parler de toi et les pires ennemis sont les amis d'hier ok ça veut dire que c'est celui qui a qui a soi-disant des éléments sur toi. Et qui, dans ce milieu, finit par faire sa promotion en disant ton nom sans cesse en l'orge. Parce que lui, il n'a pas les moyens de briller par un sketch. Donc ça, pour moi, ça devient de dire, ah ben, regarde, moi, je l'ai bien connu. Et je peux vous dire que je connais son vrai visage. Ça, étant donné que je ne la connais pas encore, moi, il ne fait pas ça avec moi. Attention, moi, je le connais, je le maîtrise. Moi, je l'ai vu, je ne l'ai vu qu'à l'été personne. Attention, je le connais. Voilà, cette espèce de tocard. C'est-à-dire, c'est la définition même du loser. Il n'est pas capable de briller par lui-même. C'est le même niveau qu'un parasite. Il a besoin de parler de toi. Ce genre-là, il faut le répondre de manière jordanesque. Il faut mettre 60 points dans le match. J'ai entendu tout ce que tu as dit. Je suis arrivé avec des Air Max pour te dunker sur la gueule. Ça va être poster sur poster. Le match va être long.
- Speaker #1
ton match va être long frérot tu vas voir mes 3 points rentrés ce moment c'est la meilleure réponse regarde ce que ça a été une formidable inspiration pour moi Karim Benzema à un moment donné ouais ce qu'il a vécu avec comment on l'a démonté dans la presse comment on l'a lynché comment on a tout voulu lui mettre frérot
- Speaker #0
son ballon d'or là honnêtement son ballon d'or il en vaut au moins 3 ouais je suis d'accord comment il est allé le chef c'est La dramaturgie autour de ce ballon d'or.
- Speaker #1
Il n'y a plus Cristiano Ronaldo, on pense qu'il va être éteint.
- Speaker #0
Moi, j'écris un film, je ne me finis pas, je l'ai envoyé à Pathé. On parle, j'ai appris les termes techniques des scénarios, on parle de dramaturgie pour moi. Tout le côté qui fait que le film est doux. Ce côté émotif qui fait qu'on est avec le héros.
- Speaker #1
Non, on est avec lui.
- Speaker #0
Tu dis ballon d'or.
- Speaker #1
Benzema il allait le chercher
- Speaker #0
Gladiator ah non non non lui là non c'est quelqu'un non c'est quelqu'un non c'est quelqu'un mon frère ils lui ont tout fait et peut-être dire qu'au moment où il a fait ça là pas appelé en équipe de France appelé maltraité pas respecté story à gauche story à droite ceci cela ce mec a dit ok je me focus sur ce que je peux faire le terrain le terrain là et il a fini par faire une saison qui est qui est d'avis de tous les les experts, une des plus grandes campagnes jusqu'au ballon d'or d'un joueur en individuel. En brillant fort dans les matchs importants, pour arriver à prendre un ballon d'or, vraiment contre tous les pronostics possibles. Bon voilà, c'est fini. Tu ne peux plus rien dire. Non,
- Speaker #1
tu ne peux rien dire.
- Speaker #0
Il t'a chifflé aller-retour et il n'y a plus rien dire. Moi, je cherche aussi mon ballon d'or. Et en plus, c'est arrivé, cette histoire de Karim Benzema, à des moments où justement, moi, j'avais percé, mes anciens potes moins, et il me faisait vraiment du sale en loge. dans les loges là il faisait vraiment du sale sur moi sur mon blaze donc au début ça me touchait un peu mais après j'ai compris qu'il fallait se blinder qu'il fallait se focus sur ce sur quoi j'ai du pouvoir à savoir briller sur le terrain donc je me suis focus là-dessus et ça a payé parce que tu sais 5 ans plus tard je te dis quand même que ah non quand on voit le parcours à la vie elle fait bien les choses frérot et en fait je me suis rendu compte avec mon parcours juste pour finir sur les Naysayers Il y a un truc que je voudrais dire aux gens, pour finir sur les naysayers. Les naysayers, c'est ceux qui vous contreviennent, vous challengent en permanence, parfois parlent mal de vous, vous calomniez, ce que vous voulez. En tout cas, ils font tout pour décourager votre entreprise d'évolution et d'émancipation. Ils font tout pour vous mettre à terre. Il faut savoir une chose concernant ce genre-là. Il y a des ennemis. qu'on ne combat dans la vie qu'avec le temps. Je te répète, il y a des gens, si tu veux les combattre, mon frère, il te faut une bonne chaise, Olivier. Une bonne chaise, un petit jus de gingembre. Écoute, es-tu patient ? Parce qu'il est tellement con, ce monsieur. Il est tellement con qu'il va finir par devenir une caricature de l'humain. Il va fatiguer ceux-là même qui l'intéressaient avec cette histoire au début. Il va finir par les déguster. Alors, écoute, lui, il suffit, quoi. Il fait 5 ans qu'il est là, 5 ans qu'il raconte la même merde. Il raconte les mêmes quadrilles. Il arrive à 20h, à 22h, il est sous. À 20h, il veut se battre avec un coach. Il veut tomber un coach. Tu manques de respect ?
- Speaker #1
C'est sûr que tous les gens qui nous écoutent, ils ont une personne dans leur tête qui est comme ça.
- Speaker #0
C'est souvent des énormes merdes. Ils vont se battre avec un coach. Un clochard, un gars qui n'a pas de domicile fixe, il veut créer une dynamique de violence avec sur le cieux.
- Speaker #1
Il donne un coup,
- Speaker #0
il tombe tout seul. Il se casse les dents sur le trottoir, et il va à l'hôpital et puis l'infirmière lui fait « Vous avez fait de l'humour, moi j'aime beaucoup Edgar Reeve. » Oh je l'ai bien connu ! Je l'ai bien connu !
- Speaker #1
C'est le truc qui l'achève.
- Speaker #0
T'imagines comment sa vie... T'imagines comment sa vie elle est horrible. Après, t'apprends que le mec s'est suicidé. La vie est trop dure. J'ai rêvé.
- Speaker #1
Mais t'as dit, ça, il faut patienter.
- Speaker #0
Il y a des gens qu'on ne combat qu'avec le temps. Il y a plein de proverbes là-dessus. Il y a un proverbe qui dit que si tu attends assez patiemment au bord de la rivière, tu finiras par y voir passer le corps de ton ennemi. Il y a des gens, il y a des gens, attends, je m'éponge un petit peu parce qu'il fait un poil chaud.
- Speaker #1
Non, t'inquiète, on est à l'aise, on est à la maison.
- Speaker #0
Fais comme tu veux. Il y a des gens, frérot, il y a des gens qu'on ne combat qu'avec la patience. il y a beaucoup de gens qui n'ont pas évolué pas parce que c'était pas des rageux mais parce qu'ils n'ont jamais pu laisser couler rapidement quelque chose et moi j'ai fait une émission à un quartier office un tennisman il y a pas longtemps The Bridge avec Aurélien Chouardini j'étais entre eux où il expliquait que quand t'es au tennis tu le terrain que tu rates un point ben tu es déjà dans le nouveau point donc t'as pas trop le temps de te focus sur l'erreur que tu as fait non pour des tonnes de raisons il faut passer à autre chose vite dans la vie pour des tonnes de raisons de toute façon Il est passé le truc. Tu ne peux pas changer.
- Speaker #1
Tu ne peux pas revenir.
- Speaker #0
Non, c'est passé. C'est la définition du mot. Tu ne peux pas changer. Ça sert à quoi de nourrir des regrets sur ça ? Autant te servir de la frustration que tu as par rapport à ça pour préparer un meilleur avenir ou vivre un meilleur présent. En tout cas, le passé, là, ça, tu ne peux plus rien y changer. Tu comprends ? Ça ne sert à rien. Il y a beaucoup de gens que j'ai vus perdre du temps dans la vie parce qu'ils essayaient, par rapport à une injustice parfois réelle, de rétablir une justice qui finalement n'existe que... que dans leur tête parce que le monde entier s'en contrebalance complètement et tu passes des années à essayer de poursuivre une espèce de il faut que je lui montre que je lui fasse payer et en fait tu fais du sur place parce que tu oublies de mettre ton énergie dans les combats principaux devenir quelqu'un prendre soin de toi ta santé ta carrière ta famille voilà avancer quoi et tu n'avances pas ça c'est aussi un autre problème donc pour des tonnes de raisons il ne faut pas perdre trop de temps dans la vie mais on en revient toujours au temps on en revient toujours au temps
- Speaker #1
Le temps, c'est important. Le temps, c'est la plus grande richesse qu'on a tous aujourd'hui. Toi, aujourd'hui, tu mets beaucoup ton temps, justement, comme tu dis, à créer ton média. D'ailleurs, hier, tu as posté un réel sur Instagram. J'ai beaucoup aimé le réel parce que tu commences en disant « Qui me connaît via la télévision ? » Applaudissez ceux qui me connaissent par la télévision. Les gens applaudissent et après, tu demandes « Qui me connaît par YouTube ? » Et on entend toute la salle qui applaudit. Et on voit ton geste. Tu vois, ça me fait plaisir.
- Speaker #0
Un sportif qui a marqué un point. Parce que c'est mon objectif. Je me suis dit, je me suis rendu compte par rapport aux différents déboires médiatiques que j'ai connus. Moi, je parle toujours à cœur ouvert. Donc, il y a eu l'histoire avec Bolloré. Finalement, quand j'étais chez Arthur, je te dis, je me suis dit, ça ne se passe pas comme j'aimerais. Je fais mon maximum, mais je fais de mon mieux sincèrement, mais je n'ai pas les résultats et peut-être la considération que je voudrais. Du coup, je ne la renvoie pas.
- Speaker #1
je leur en veux pas ils font ce qu'ils veulent dans leur émission mais je passe à autre chose toi tu sentais que dans ton potentiel à toi tu pouvais faire mieux donc t'as dit on va arrêter ce truc là je vais arrêter ce truc c'est pas une séparation parce qu'il y a une guerre non et je me suis dit tu sais quoi ça fait longtemps que tu te plains que
- Speaker #0
tu commences à te plaindre des médias ça faisait quelque temps qu'à l'époque je picolais j'étais là ouais et eux machin ça je commençais à devenir un petit rageux de comptoir je me suis dit écoute c'est pas comme ça qu'on fait, c'est un truc de loser ça laisse tomber ça, fais-toi confiance pleinement Et prends les devants. Poste ton contenu, t'es doué, tu crois en toi. Poste ton contenu. Et si les gens partagent ton point de vue, tu vas remplir ta salle. Bien sûr. Qui sait passer. Bien sûr. Et ça, c'était la première raison. le côté pas satisfait des médias. Après, je me suis aussi rendu compte qu'on fait un boulot quand les gens, ils t'aiment pas. Ils tentent de niquer ton image pour niquer ta carrière. Pour des tonnes de raisons. Il y a certes des vraies victimes de beaucoup de choses, mais il y a aussi des énormes enfoirés, des énormes connasses. Regarde l'affaire avec Hakimi, où apparemment, j'ai vu Mbappé, qui est un super pote, faire un... Bon gars, il n'est pas obligé. Il n'est pas obligé, Mbappé.
- Speaker #1
Il a quand même dit que quand il ne boit pas... Il a dit quoi dans la phrase ? Il a dit ouais... Même quand il boit,
- Speaker #0
il est cool. Bon, peut-être qu'il n'a pas du bien. Mais en tout cas, il soutient son gars. Et surtout, ils expliquent que pendant les procès, ils ont vu les messages que les filles se sont envoyés en disant, nous, on est des filles de la cahier, on va essayer de prendre un billet. Donc, tu dis, il y a quand même des gens qui vont loin. Bon, eh bien, un jour, t'es reçu à TF1, le lendemain, on te chie dessus pour une histoire qui... qui peut en être une, mais qui peut ne pas en être une aussi.
- Speaker #1
Donc je me suis dit... La présomption d'innocence, comme disent les Américains. Non,
- Speaker #0
c'est fini. Maintenant, c'est présomption de culpabilité. Maintenant, tu es coupable jusqu'à preuve du contraire. Donc je me suis dit, ce n'est pas non plus intelligent que tous mes œufs soient dans un seul panier. Je n'ai rien à me reprocher dans la vie. Mais je sais que, compte tenu de mon caractère, de ma manière de parler, on peut naturellement avoir envie de me faire du sale. Ne t'inquiète pas, je l'ai bien expérimenté. on l'a vu avec ce que j'ai vécu médiatiquement et tout donc je me suis dit Si je veux être en sécurité, il me faut un média, il me faut un système qui ne dépend que de moi. Il faut créer une économie qui ne repose que sur moi et mes propres droits. Voilà, c'est ça que j'ai essayé de faire. Pour être complètement indépendant, mon frère. Pour ne pas avoir à sucer qui que ce soit. Je suis maintenant un des humreuses qui remplit le plus en France. Il y en a qui remplissent plus que moi, mais je suis au moins dans le top 20. Et donc, ça, ça fait que je le fais sans média. Donc si les médias me reçoivent maintenant, je ne me sentirais pas obligé une fois chez eux. de dire un truc qui l'en plaît. Non, j'y arriverai, je dirai ce que je pense. Et s'ils me reçoivent, plus ce n'est pas grave. Je pense que c'est important d'arriver à une table dans cette position-là. C'est-à-dire que quand tu arrives à une table fort de tes exploits déjà accomplis par le passé, tu te respectes. En fait, il ne faut pas chercher le respect des gens. Il faut le gagner, c'est ça la réalité. Ça ne sert à rien de dire, pourquoi vous ne me respectez pas ? On s'en fout. Est-ce que c'est juste ou pas juste ? C'est sûrement pas juste, mais ça aussi, on s'en fout. Parce qu'on vit dans un monde où tant que... Tu n'as pas accompli de choses d'exploit tangible, on ne te respecte pas.
- Speaker #1
On ne te respecte pas, bien sûr.
- Speaker #0
C'est comme ça, en fait. Tu ne suis pas en train de te dire que je suis pour. C'est l'effet. Donc, plutôt que de m'en plaindre, je m'adapte. On définit en philosophie l'intelligence comme la faculté d'adaptation à toute situation nouvelle. C'est la définition philosophique de l'intelligence. Ce qui fait de toi un gars intelligent,
- Speaker #1
c'est que tu es capable de t'adapter à la situation qui arrive.
- Speaker #0
Et toujours trouver la solution adaptée à toi-même pour que ça marche pour toi. Et à contrario, On définit la folie comme faire la même chose en espérant obtenir un résultat. Merci, monsieur. C'est vraiment les deux faces d'une même pièce. Donc, à vous de choisir.
- Speaker #1
C'est laquelle vous voulez la même face ?
- Speaker #0
C'est à vous de voir. Moi, j'ai juste choisi ce truc-là parce qu'en fait, ce n'est pas parce que tu te seras plaint d'une injustice bien réelle au départ que tu as gagné dans la vie. Non, tu gagnes seulement quand tu arrives à l'objectif. Si tu dis je ne suis pas arrivé à l'objectif parce que du coup j'avais tel ou tel problème, on en a rien à foutre. On n'a rien à carrer frérot. On retient que tu n'es pas arrivé à l'objectif. Est-ce qu'il y a quelqu'un dans ta position qui l'a fait ? Oui ? Bon ben dommage, c'est foutu alors. Il y a un homme comme toi qui l'a fait ? Voilà. Écoute, partout dans le monde, il y a quelqu'un dans votre position. Et lui, il l'a fait. Bon, donc ferme ta gueule. Oui, oui. Est-ce que quelqu'un a déjà réussi avec la maladie de Basse-Dos ? Oui, bon ben alors... Moi, je me plains pas. Je peux te dire que j'ai vécu des circonstances des fois difficiles. J'ai fini ma saison avec cette maladie-là, celui-là, l'hyperthyroïdie, ça a eu une dinguerie.
- Speaker #1
Ah non, mais on le voit dans les vlogs que tu es fatigué. Mais en même temps, ce qui est impressionnant dans le vlog, c'est qu'on te voit avec tes équipes. Déjà, on est en, comme tu dis, là, on est en août 2025. On vous voit déjà dire OK, août 2026, on est sur telle date, on est sur ça. C'est-à-dire que les gens ne se rendent pas compte. Je pense que les gens ne se rendent pas compte à quel Quand je reviens à cette notion de travail que tu fournis, c'est-à-dire que vous, vous n'avez pas encore fini 2025, mais vous êtes déjà sur vos dates de 2026, vous êtes déjà sur 2027, ça se trouve, même comme tu dis.
- Speaker #0
Bon, alors 2028, là. Oui. Alors on a calé jusqu'à 2028. On sait quel est notre plan d'action jusqu'en 2028.
- Speaker #1
Et c'est impressionnant.
- Speaker #0
Oui, mais on sait qu'on veut faire Adidas Arena. Oui, trois fois. On sait qu'on veut faire trois fois Adidas Arena pour démarrer Vigilance au Nouveau Spectacle. Après on fait une tournée nationale. On va faire sans doute un mandolin résidence en France. On pensait au théâtre Édouard VII. On veut finir le spectacle Vigilance à Bercy. Tu vois, parce que c'est 24 000 places. Une fois qu'on finit Bercy, on arrête. On écrit Finito Pipo et on le présente directement au Stade de France. C'est ça le plan. Parce que le Stade de France, tu peux le faire à 30 000 places. Bercy, tu es à 24 000. Si tu arrives à ce niveau-là... Il dit, OK, c'est bon, merci, je vais faire un nouveau show. Sauf que celui-là, on dit, à une seule date, c'est au Stade de France. On se retrouve tous là-bas. Et compte tenu de mon histoire, de mon parcours, de mon narratif autour du Stade de France, ils viendront tous. En tout cas, ceux qui m'aiment, qui me suivent, ils sont attachés à moi au-delà de mes blagues. On a un lien au-delà des blagues.
- Speaker #1
Exactement. Je pense qu'aujourd'hui, les gens qui te suivent, et j'en fais partie, c'est qu'on est attaché à l'humain. Je trouve que toi, tu as ce côté humain. On en parlait tout à l'heure, quand tu es arrivé ici, les gars t'ont vu et un des premiers commentaires qu'un gars a fait, c'est vraiment, merci parce que tu réponds aux messages qu'on t'envoie. Certes, c'est sûr que ça reste quelque chose qui est difficile pour toi parce que tu dois recevoir voilà des messages, mais tu es quelqu'un qui prend quand même le temps d'essayer de répondre aux gens.
- Speaker #0
Moi, c'est important, frérot. J'étais un galérien tout quart qui sortait de nulle part et les gens ont fait de moi quelque chose. Les gens m'ont donné le sentiment que j'étais quelqu'un et ça, c'est pas de la démagogie. C'est-à-dire que c'est une sensation, c'est ça la plus importante, c'est ça le plus beau cadeau qu'ils nous ont fait artistiquement. Quand on a réussi à remplir des grandes salles, ils nous ont donné le sentiment qu'on n'était pas inutile, qu'on servait à quelque chose, qu'on n'était pas dératé. Et pour ça, je l'aurais souvent dit à mon public, qu'à sur scène, en fin de spectacle, vous avez ma reconnaissance éternelle. Je serais toujours cool avec vous. Je vous kiffe, je vous aime, je le redis là. Et je pense que ça se voit. Tu sais, l'avantage d'être un garçon comme moi entier, Dans ce que ça a de bon comme de mauvais. Parce que moi, tu ne peux pas arriver et dire que je suis un faux gars. C'est impossible. Je pense que quand on parle avec moi...
- Speaker #1
Je pense que c'est ce que les gens aiment. Ils te sentent entier. Ouais. Tu vois, ils sentent que le Edgar Hive que je vois sur scène, je le croise dans la rue. La même. Ça va être la même chose.
- Speaker #0
Ils peuvent témoigner. Tu mets un commentaire, ils te diront. Je l'ai vu, on a bu un verre. C'est une histoire qui est arrivée 10 000 fois, ça. Ou il y a des mecs qui disent, bon, tu ne liras jamais ce message. Eh bah si gros, je le lis, je te fais un vocal, comment ça va ? Les gars sont contents, j'ai mon pote qui est en phase terminale, il t'adore, fais une vidéo, je fais la vidéo. Je suis disponible pour mon public. J'essaie de l'être un poil moins parce que mes proches m'ont fait comprendre que je brûlais beaucoup d'énergie vitale au bout d'un moment. Et donc, sans couper, j'ai essayé de préserver un peu. Donc maintenant, je choisis plutôt un jour où je réponds à tout le monde plutôt que tous les jours où je réponds.
- Speaker #1
Mais déjà, ne serait-ce que faire ça, déjà, ça montre la considération que tu as pour les gens. Parce que combien de personnes le font ? Ceux qui ont vraiment des grosses communautés comme toi et tout. Prendre une journée pour ne serait-ce que dire, je vais redonner en retour. l'énergie que les gens me donnent. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui font ça,
- Speaker #0
tu vois. C'est comme on dit, chacun voit le média à sa porte. Moi, j'estime que je le dois aux gens et que c'est important que je leur dise que je leur suis sincèrement reconnaissant. Parce qu'en fait, ils m'ont aidé à remporter un grand pari à l'économique. D'abord, ils m'ont aidé à l'époque à remporter un pari contre mon père. Bien sûr. Déjà. Ils m'ont aidé à remporter par les médias ils m'ont toujours aidé les gens m'ont toujours aidé à gagner mes matchs c'est des coachs
- Speaker #1
C'est des coéquipiers. Oui,
- Speaker #0
c'est des partenaires. Le public, les gens qui me suivent, il faut que ce soit clair. Ils m'ont aidé à remporter tous mes matchs. Je leur dois tellement.
- Speaker #1
Et t'inquiète, on sera tous au Stade de France.
- Speaker #0
Ah, merci frère. Je leur dois tellement. Et ça, je profite pour le... Je ne l'ai jamais fait, tu vois. Mais pour leur dire, les gens, ils m'ont aidé à gagner tous mes matchs. Je leur dois énormément, les gens qui me suivent. Ceux qui payent des tickets pour venir me voir. Il faut qu'ils sachent. Il faut qu'ils soient au courant de tout le bien qu'ils ont fait à un petit garçon qui manquaient d'assurance. Tu vois, je sais que c'est pas le sentiment que je vous ai donné dans mes différentes vidéos, mes vlogs, mes machins. Mais ils m'ont donné beaucoup de confiance en moi, parce que, au-delà du ressenti, ils ont validé les théories. Ils ont validé par la pratique, par le remplissage, mon talent, mais voilà. Ils m'ont validé dans mon être. Donc ça là, ça mérite au moins que je réponde au message. Les seuls gars à qui je parle, c'est ceux qui sont un peu chelous, des fois il y en a qui font des trucs chelous. Bon ben eux, tu les mets sur le côté. Mais les gens normaux là...
- Speaker #1
je leur parle ils te le diront et moi je voulais te j'avais j'ai une théorie sur toi ah ouais j'ai une théorie sur toi et tu vas me dire ce que tu en penses tu sais parce qu'on sent tout l'amour que tu as pour ton père et tout et un jour je te regardais sur scène et je me suis dit en fait Edgar Reeve en fait c'est un avocat je pense qu'en fait tu c'est même pas sur scène je crois je te regardais dans un podcast et je t'écoutais J'écoutais ton vocabulaire, je t'écoutais parler. J'écoutais la précision de tes mots, j'écoutais comment tu faisais ton argumentaire pour parler.
- Speaker #0
C'est comme un plaidoyer.
- Speaker #1
Exactement. Oui,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
Et moi, je me dis qu'en fait, c'est peut-être juste un manque de communication, mais tu es devenu un grand, très grand avocat.
- Speaker #0
Différent, mais à ma façon. Différent. Différent, mais à ma façon. Je me suis beaucoup aussi intéressé à mon parcours, mon histoire, tout ce que je suis rentré au Bénin, notamment sur la raison pour laquelle j'ai parlé au... au grand-oncle de mon village.
- Speaker #1
D'ailleurs, tu m'as fumé dans ton vlog. Quand tu dis à la fin, il y a un gars, il a juste jeté les trucs.
- Speaker #0
Ma femme,
- Speaker #1
elle est béninoise.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
je ne voulais pas rire parce que je me suis dit, si elle me voit en train de rire, il va vouloir m'attraper. Mais quand tu as dit, le gars, j'étais là.
- Speaker #0
Et à cette époque-là, tu fais référence à la vidéo « Road to Stade de France » . À cette époque-là, je suis dans le dur.
- Speaker #1
Oui, j'imagine.
- Speaker #0
À cette époque-là, mon père est mort il y a 4 jours.
- Speaker #1
Oui, tu le dis.
- Speaker #0
Comment ça me saoulait avec leurs histoires.
- Speaker #1
Tu le dis que tu es dans l'émotion quand tu quittes la scène, parce que tu dis qu'effectivement, tu as joué à Montréal.
- Speaker #0
J'ai joué à Montréal quatre jours après la mort de mon père. Et que bon,
- Speaker #1
je peux te dire que je me suis dépassé.
- Speaker #0
Je me suis dépassé, frérot. C'est-à-dire que je sais que je suis bon. Et le public aussi. C'est-à-dire que, attention, les gens te le rendent.
- Speaker #1
Ah oui, ils te l'ont rendu. Ah oui,
- Speaker #0
ils te le rendent. Ils viennent te voir. Et je n'ai pas fait de photo. À partir du moment où mon père est mort, j'ai arrêté les photos parce que je connais mon public. On va se retrouver.
- Speaker #1
Ils vont te dire des mots.
- Speaker #0
Ils vont me faire chialer comme une madeleine. C'est la seule raison pour laquelle j'ai arrêté les photos. Maintenant que je suis un peu mieux, j'ai toujours fait des photos. Ils me connaissent, mon public. J'ai toujours fait des photos. Là, je vais reprendre les photos à la prochaine date, jusqu'au prochain tournée. Je referai des photos. Mais je n'étais pas assez solide émotionnellement. Bien sûr.
- Speaker #1
Et personne ne peut t'en vouloir.
- Speaker #0
Voilà, et qu'on me fasse des câlins, qu'on me disait pour ton père,
- Speaker #1
j'allais disparaître.
- Speaker #0
Non, c'est vrai. Donc, j'avais besoin de rester concentré, de rester un peu dur. Bien sûr. Voilà, j'avais pas besoin de... Tu vois, il fallait que je reste un peu dur. Et je voulais pas lâcher ça. Je sais qu'ils auraient accueilli cette émotion. Ces gens-là, ils sont fantastiques. Ils auraient accueilli mon émotion. Mais c'était pas bon pour le reste de la tournée. Je serais pas... Ah ouais, ouais. Je serais rentré au pays, je serais plus fait de l'amour. Il fallait que je reste concentré. Donc, non, non, mais oui, oui. Donc, je me suis intéressé à beaucoup de choses quand je suis rentré au pays, notamment aux vieux du village qui m'ont parlé, tous les oncles, les tantes, tout ça. Et on a un grand-oncle qui était très proche de mon père qui m'expliquait qu'en fait, quand on est au pays, chaque enfant, il tire des... Il consulte le phare, il consulte le roi avec les enfants. Et donc, ça descend de mon tour. On a dit à mon père que j'allais être un enfant avec un grand destin qui allait sûrement le dépasser, lui. et donc c'est la raison pour laquelle il m'a appelé Edgar Rive Junior alors qu'il s'appelait Edgar Rive et donc il voulait que je le rende fier donc il a été un précepteur très strict parce qu'il voulait que je sois à la hauteur du destin qu'on lui a dit que j'aurais je pense qu'il ne savait pas que ça allait prendre un autre chemin mais il aura quand même réussi à me façonner d'une manière ou d'une autre il peut être fier de ça j'ai un sens profond de ce qui est mauvais de ce qui est juste j'essaie toujours de défendre les opprimés de défendre les plus faibles. Je prends des positions... que peu de gens prennent, et donner mon avis sur Israël-Palestine le 9 mois. Donc, vous tapez Edgar Yves Israël-Palestine, vous allez voir une vidéo de moi où j'en parle il y a très longtemps. Maintenant, je me suis positionné. Je me suis positionné sur tout. Parce que j'ai horreur de l'injustice, sans parler de ce conflit, parce que je préfère les vidéos où on détaille bien ce qu'on pense plutôt que les extraits. Donc, si vous voulez savoir ce que je pense, vous allez voir les vidéos. Même si je pense qu'il est peut-être temps que ça s'arrête. pour des tonnes de raisons que j'ai déjà évoquées. Mais je trouve que ne pas prendre position... En fait, il y a un moment, je me disais je respecte. Mais en fait, ça veut dire quoi, je respecte ? Ça veut dire, le gars, il a sa carrière, il a peut-être une femme, des enfants, il n'a pas envie de tout niquer, machin et tout. Mais en fait, si on suit cette théorie-là, on n'est plus des humains.
- Speaker #1
C'est ça, parce que sinon, tu ne dis rien.
- Speaker #0
on va au bout du chacun pour soi. Tu comprends ? Moi, je trouve que ce n'est pas bien de ne pas prendre position. Moi, je pense qu'il faut être attaché à ce qui est juste. Il faut avoir ce besoin de justice dans la vie. Donc, évidemment, quand il fallait exposition, j'ai dit, effectivement, moi, je suis plutôt pro l'arrêt de la guerre. Et en l'occurrence, celui qui continue la guerre, c'est Israël, ce n'est pas la Palestine. Donc, forcément, vous allez avoir le sentiment que je suis pro-palestinien, mais objectivement, là, j'ai du mal à être pro-israélien. Je sais qu'ils ont souffert eux aussi. et je ne... ne méprisent pas et ne méestiment pas leur souffrance. Je dis simplement à partir de combien de morts vous considérez que vous avez égalisé ? Oui,
- Speaker #1
c'est exactement ça.
- Speaker #0
Moi, je veux bien que vous vous défendiez. Ok, d'accord.
- Speaker #1
Mais c'est quand vous déterminez que c'est suffisant.
- Speaker #0
Voilà, moi, je suis quelqu'un avec qui on peut discuter. Tu comprends ? Je ne suis pas là à se combler des choses. Je ne cherche même pas à résoudre ce conflit qui date depuis 70 ans, qui n'a pas démarré le 7. Bon, je ne cherche pas à le résoudre. Je... Je... Je trouve que c'est horrible ce qui se passe en Palestine. Et je dis à partir de quand vous considérez que c'est suffisant ? C'est tout ? Je pose une question,
- Speaker #1
j'aimerais qu'on y réponde.
- Speaker #0
À partir de quand vous considérez que c'est assez ? Parce que moi, je ne suis pas très fort en mathématiques. Je ne suis pas un génie de l'algèbre. mais il y avait quand même le sentiment que vous avez bien bien dépensé d'une reprise de volée du gauche en pleine belle égalisation après vous avez fait 2-1, 3-1 bon là on est rendu à 42-1 et le match continue et le match continue ce sera le match de football de l'histoire, il y aura eu le plus de buts ça c'est sûr, et que d'une équipe donc voilà je passe évidemment par la métaphore pour faire passer le métage bien sûr voilà j'ai toujours donné mon avis il fallait donner son avis sur le wokisme je l'ai donné aussi alors que c'était pas la mode de le faire j'ai dit on a rien contre vous mais faut pas imposer votre style aux gens c'est tout mais on a rien contre vous c'est tout c'est que des réflexions de l'adulte tu peux être ce que tu veux je te dis ce que tu veux du coup en fait dans en fait ce qu'on veut y'a toi et y'a moi aussi donc si moi mon mood est pas ton mood Merci. Ce qui est intéressant, ce n'est pas qu'on ait le même mood. Non, ce qui est intéressant, c'est qu'est-ce qu'on peut quand même boire un café ?
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut communiquer ?
- Speaker #0
Alors qu'on n'a pas le même mood.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
On peut quand même boire un jus d'orange et puis échanger. Tu comprends ? On est maintenant dans l'époque du terrorisme intellectuel, où il y a des formes de pensée à avoir sur des sujets donnés. Il faut penser comme ça. Il faut penser comme ça sur Israël, Palestine. Et au début, on voyait les médias qui sont attrapés en cours de route. On voyait les médias qui étaient très pro-israéliens, qui disaient « Ah oui, ils se défendent » . Maintenant, ils ferment tous leur gueule. Maintenant que toutes les grandes instances internationales ont dit « Non, là, vous commencez à être vigilant » . Il y a des pays qui ne veulent même plus échanger avec Israël potentiellement. Je crois qu'il y a la Colombie, le président colombien a parlé il n'y a pas longtemps. La Fédération des États-Unis a parlé aussi. Il y a beaucoup de pays qui parlent. Et dans les pays qui ont signé pour que ça s'arrête, il y a la France maintenant. Donc attention, ça devient quand même suffisamment complexe pour que tout le monde dise, bon ben là quand même...
- Speaker #1
Ça suffit.
- Speaker #0
Ça suffit, voilà, c'est tout. Donc effectivement, on a le droit de dire stop. Et dire stop, dire stop, c'est suffisant maintenant pour être qualifié d'antisémitisme. On dit mais attendez. En fait, vous ne pouvez pas sérieusement employer un argument comme ça et espérer en fait que votre cause soit entendue et défendue. Parce que là, c'est l'ennemi de la logique ce que tu fais là. C'est l'ennemi du bon sens. Moi, je n'ai jamais dit que j'étais contre le fait que tu sois juif. Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? En plus, franchement,
- Speaker #1
j'adore la communauté.
- Speaker #0
J'adore le pain, la halal ou la halalote.
- Speaker #1
Délicieux,
- Speaker #0
c'est ça. J'adore les kémias, leurs petites entrées. J'ai déjà fait Shabbat, j'aime bien. Tout le temps, à Shabbat, ils sortent quand ? Ils rentrent quand, Shabbat ? J'ai plein de potes avec qui je parle. Donc la question, elle n'est pas là. C'est ridicule de m'emmener sur ce terrain-là. On est contre la guerre, en fait. On n'est pas contre les Juifs, on est contre la guerre. Donc il faut être un peu intelligent.
- Speaker #1
On est contre ces enfants qui meurent. pour rien.
- Speaker #0
Voilà, et donc je donne mon avis. Parce qu'en fait, ça veut dire quoi ? Que je ne devrais pas dire ce que je te dis là, parce que j'ai peur que du coup, on me ferme des portes ou je ne sais pas quoi. Ben non, du coup, au pire, on n'est pas d'accord. Il y a de la vie continue, la tienne, la mienne aussi. Mais moi, au moins, je dis ce que je pense. Et je trouve que du coup, ne pas se positionner. Il y a cet argument à la con en France de ouais, t'es humoriste, fais des blagues, sois un bon parce qu'ils ont des cases en France. En France, c'est impossible de faire plusieurs trucs en même temps apparemment. t'es un humoriste genre t'es le bouffon du gars tu dois lui faire quoi des blagues je suis dis de réfléchir ah non réfléchis pas reste un humoriste ah non je fais ce que je veux et puis l'humour d'aujourd'hui c'est ça c'est faire passer des messages d'une manière plus subtile d'une manière plus bah l'humour c'est une énorme forme d'intelligence ah mais bien sûr et l'humour dans sa dans son expression ultime sa manifestation ultime est censée être politique ah bien sûr l'humour c'est une arme qui a été inventée par les faibles pour rire légalement du fort.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc un bon humoriste. Ouais. est quand même censé se foutre de la gueule des mecs qui font du sale.
- Speaker #1
Et les gars qui font du sale vont rigoler et après se rendre compte que c'est de nous.
- Speaker #0
C'est l'humour. Tu comprends ? Donc en fait, il y a quand même une dimension profondément politique dans l'humour. C'est pas un truc qui a été inventé, comme des fois je vais en comédie club pour parler de toi, ta gueule, ta bite. Ah ouais, moi, mon rapport avec les mecs, machin. Je m'en fous en fait. Je n'en ai rien à foutre de l'humour qui est sorti. moi je veux savoir ce que tu penses du monde ouais Et j'aimerais que tu me le racontes en blague. Tu comprends ? J'en ai rien à foutre de savoir qui t'a largué la semaine dernière, quel est le 40e gars que t'as ken cette année ou quelle est la 50e meuf que t'as soulevée. J'en ai rien à foutre. Pour les garçons, parce que comme ça, j'équilibre. J'en ai rien à foutre. Ce que je veux, c'est savoir ce que tu penses du monde.
- Speaker #1
De la situation du monde actuel.
- Speaker #0
Je veux ton regard aiguisé sur le monde. Et c'est ce que je prépare pour mon nouveau spectacle Vigilance où je vais donner encore plus mon avis. Pour moi, donner son avis, c'est important. et dire ouais, c'est pas mes affaires, je me mêle pas. Je pense qu'il y a des époques de... Je pense qu'il n'y a aucune époque d'ailleurs. J'ai dit à des époques où c'est sombre, où les gens l'ont fait et c'était pas bien, mais je pense qu'il n'y a aucune époque de l'humanité où on n'a pas donné son avis. Ça a été une bonne chose. Je pense que c'est l'accumulation d'avis identiques qui finissent par créer une tendance et qui peuvent éventuellement influencer, parce que des fois, c'est pas le nombre qui fait la vérité, mais je trouve quand même qu'on devrait plus donner notre avis quand on est public,
- Speaker #1
c'est sûr. Oui, et c'est en ça où on en revient sur ce que je disais, que pour moi, tu es un avocat. Aujourd'hui parce que par tes plaidoyers que tu fais sur scène, tu réussis à toucher le jury, qui est le public.
- Speaker #0
C'est ça le jury d'ailleurs.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
On pense qu'ils sont jurés mais c'est le public qui le jure.
- Speaker #1
C'est ça, c'est vrai. Et ce jury est convaincu par tes plaidoyers, ce jury est convaincu par l'orateur qu'ils sont en phase 2. Et on voit ce jury qui grandit, on voit les chiffres qui grandissent, on voit les salles qui se remplissent comme tu disais. Et donc, je faisais cette analogie-là, c'est ça. Quand je te voyais, je me disais, mais en fait, Edgar Reeve, il est l'avocat qui pensait, en fait. Tu vois ?
- Speaker #0
Moi, j'ai essayé de fuir ça. C'est senior qui était l'avocat. Ouais,
- Speaker #1
mais t'as essayé de le fuir, mais pour moi, tu l'es sans la toge. Oui,
- Speaker #0
sans la robe, ouais.
- Speaker #1
Sans la robe, aujourd'hui. Oui,
- Speaker #0
il me plaît que je le sois. Je pense que je le suis à ma façon. Et puis, c'est sûr que ma rhétorique, ma manière d'argumenter ressemble beaucoup à un plaidoyer. Ouais. C'est sûr parce que moi, on m'a appris l'esprit de système, on m'a appris à avoir des références, à les intégrer dans un raisonnement, on m'a appris à faire thèse, antithèse, synthèse, à ouvrir. Donc oui, c'est mon école, c'est mon éducation, c'est là où j'ai grandi. Mon père est un avocat, doublé d'un homme politique, je débat avec lui depuis que j'ai 6 ans. Donc c'est sûr que moi, je suis à l'aise à l'oral. Et que effectivement, je pense que dans mon milieu, comme on vient tous d'horizons divers, c'est qu'on parle pas forcément d'où on vient. Moi, il y en a plein qui ne me connaissaient pas, je pense. Je pense qu'il y en a plein qui m'ont découvert aussi en podcast. Il parle comme ça, lui. Oui, mais moi, je viens de là, moi. Tu viens de cette école-là. Oui, c'est ma famille, c'est mon éducation, c'est ma culture, c'est mon niveau d'intellect. Je viens de là, moi, tu vois. Et donc, plutôt que de dire, ce qu'il dit est intéressant, je vais voir comment je peux m'enrichir avec, c'est, ouais, ça y est, c'est plus un sunnaper, il fait le coach. Ah non, c'est de ça que je viens.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est parce que vous ne connaissez pas le background d'où on vient. Au lieu de briller que par le stand-up, je brille par une nouvelle... Il avait encore une nouvelle corde à son arc.
- Speaker #1
Il s'est parlé, il est intelligent et il s'est argumenté.
- Speaker #0
Il a essayé de commenter, de niquer ça. Faut pas regarder les gens comme ça. Moi, je dis aux gens, quand vous avez quelque chose dans la tête foncée, ne laissez pas les gens vous mettre dans une case, vous décourager d'un truc qui... En fait, on a été doté de l'instinct, j'en parle souvent comme étant une faculté analytique fiable, un ressenti qui est fiable. Quand vous vibrez pour quelque chose, il faut le faire. Et en fait, c'est pas tellement important ce que les gens pensent. Ce qui est important... C'est de le faire. Ce que les gens vont penser, ce n'est même pas ton histoire. Ton histoire, à toi, c'est de le faire. Parce que ce qui va te tuer à petit feu, c'est de ne pas le faire.
- Speaker #1
Ce qui va te tuer à petit feu, c'est de ne pas le faire. Ce qui va te tuer à petit feu,
- Speaker #0
c'est vraiment de faire. Tu ressens que c'est de le faire. De faire passer le truc de virtuel à réel. C'est de le faire. Ce que les gens vont en penser, franchement, ce n'est pas toujours agréable, les commentaires des gens. Mais ce n'est pas pour autant que c'est important.
- Speaker #1
c'est pas pour autant que c'est important et puis surtout dans cette ère du digital où les gens ont le commentaire négatif facile de se cacher devant un profil où il n'y a pas de photo,
- Speaker #0
il n'y a pas de nom d'utilisateur le problème de internet, je pense que encore avant internet, les espèces de télé-crochets en humour il y avait, on ne demande qu'un en émission il fallait aller jouer pour montrer que c'était drôle, il fallait avoir des notes d'un jury où il n'y a pas que des gens brillants dans le domaine.
- Speaker #1
Ouais, ouais. J'imagine que le jury, c'est pas forcément des gens brillants.
- Speaker #0
C'est ça, tu vas être jugé par quelqu'un où tu es peut-être plus drôle que lui. Non, ça, c'est quand même... En fait, c'est ça aussi le système qu'on a créé. C'est aussi la raison pour laquelle il faut s'en foutre de la vie des gens, à un moment donné, parce que tu peux pas être jugé par quelqu'un qui est incapable de faire ce que tu veux quand même. Quand tu es pas capable de faire ce que fait la personne, tu dois avoir une réserve de dire non, non, je pense que moi, si tu mets dans le jury des vrais gars chauds de l'humour. toi mais Deschapel Ricky Javé Diodo là tu sais que t'as un jury ok je pense qu'ils connaissent ils savent de quoi ils font on se prostère on dit il y a des voix très vues sur mon sketch tu comprends ? ouais bon Jean Bengui non mais non je comprends ce que tu dis je suis d'accord avec ce que tu veux dire Catherine Barma Catherine Barma t'as jamais vu aucun de leurs spectacles conséquent t'as fait un sketch avec tout le respect quand avez-vous parce qu'il faut quand même attention jamais ouais En tout cas, c'était une bonne émission parce qu'elle a permis de mettre beaucoup d'humoristes en avant. Ça, c'est sûr. Et je veux faire la part des choses. Mais c'est ma vision du truc, tu vois. Mais je pense que les télés crochés comme ça, parce que je ne veux pas faire une fichette sur eux comme c'est dans l'humour. Je me suis un peu attardé sur ça. Mais je pense quand même que c'est une émission qui a permis de donner naissance à des grands humoristes comme Jérémy Ferrari.
- Speaker #1
Je crois que Farid Je dis pas de bêtises Je crois que Farid dans une de ses premières télé, c'est là-bas.
- Speaker #0
Oui, mais j'y ai allé longtemps et ça n'a pas très bien passé. Donc, ce n'est pas forcément l'exemple qu'on va donner si on parle de lui. Mais oui, il y a plein d'hybrides qui ont percé là-bas. Donald Jacksman, Anouilh Samer, Florent Perre, voilà, ça a mis des gens en avant, tant mieux. Mais en tout cas, je pense que les télés crochées comme ça, la nouvelle star, où il faut aller chanter devant un jury pour savoir si t'es un bon chanteur. Parfois, il y a des mecs qui chantent mal. Quoi ? Ce que je veux dire ? Le top chef, où il faut aller à la cuisine. devant un jury pour savoir, là pour le coup, c'est des vrais chefs.
- Speaker #1
Mais après, il y a beaucoup de choses qui sont scénarisées que le public ne comprend pas derrière.
- Speaker #0
Je trouve que ce concept-là... Plus internet, ça a vraiment donné le sentiment aux gens, pour te répondre sur les commentaires, ça a donné le sentiment aux gens que leur avis compte, est important. Alors qu'on s'en fout complet, y compris du mien. Mais d'ailleurs, le mien, mon avis à moi, moi je le mets sur mes réseaux. Donc si tu n'aimes pas ce que moi je fais, il reste vraiment une option très pratique.
- Speaker #1
Des abonnements. Follow. Exact.
- Speaker #0
Même bloc. Tu comprends ?
- Speaker #1
Bloc. Tu ne vois plus mon contenu.
- Speaker #0
Pourquoi tu ressens le besoin de venir me dire ne fais pas ça ?
- Speaker #1
Fais ce que moi je te dis de faire !
- Speaker #0
C'est quoi ce problème ? C'est quel nouveau tu as ce lance-là ?
- Speaker #1
Moi je me suis toujours demandé, mais quelle énergie ça te prend de t'asseoir sur ton ordinateur et de dire je vais mettre ce commentaire négatif à cette personne.
- Speaker #0
Pour mettre ton commentaire, il faut vraiment être un sacré mongol. Et attention ! Parce que le mongol, c'est un peu caricatural. Il vaut mieux repasser par la voie de l'intellect pour expliquer les choses. Ça demande le temps de s'installer devant son ordinateur, de l'allumer et d'écrire et d'envoyer. Wow. Faire cette démarche-là, j'en suis arrivé à l'idée que même pour un commentaire positif, c'est beaucoup d'égout.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
T'es qui, toi ?
- Speaker #1
Oui, c'est parce que tu t'espères que la personne va voir ton commentaire et valider.
- Speaker #0
Écoute, commentez-là. Il y a des tonnes de raisons. Que une démarche d'égo, je trouve. Moi, je le fais toujours pour dire un truc cool, mais même ça, j'ai le sentiment que c'est de l'égo. Pas pour que ce soit vu spécialement, mais un côté, je te valide quand même. Tu vois ? Qui me gêne dans le commentaire. Tu vois ? Alors évidemment, je n'écris jamais pour dire de la merde. Moi, je ne suis pas rageux. Si je n'aime pas, je cache ou je ne follow. Ce que tu veux. Il y a des mecs qui le suivent, qui ne le suivent plus. On a le droit, c'est ce qui nous permet de faire internet, mais aller commenter pour donner son avis, on s'en fout en fait. On s'en fout de ton avis, il n'est pas utile, il n'est pas efficient, il n'est pas éminent. Donc on n'en a pas besoin, tu comprends ? Mais vous continuerez à le mettre parce que, comme c'est le signe que les vies ne sont pas très remplies, c'est sûrement le cas. C'est une façon que vous avez d'exister. Donc on vous pardonne. Et nous, on a appris à faire avec vos commentaires de merde. Quand on vous bloque, vous bloquez et notre journée continue comme si de rien n'était.
- Speaker #1
Tu sais que moi, quand j'ai des commentaires négatifs, je ne bloque pas. moi je réponds et je dis un merci parce qu'en fait ça nourrit l'algorithme Et l'algorithme, plus il voit qu'il y a de commentaires, plus il pousse le contenu.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai ça, et t'as raison. Je ne bloque pas en général. Je bloque quand c'est l'insulte. Quand il y a un gars qui va insulter une femme en dessous de mon commentaire, qui a juste voulu donner son avis, ferme-la, qu'on n'insulte à rien de vanté.
- Speaker #1
Là, vraiment, je suis d'accord.
- Speaker #0
On n'a pas besoin de toi ici, tu comprends ? Donc voilà, je bloque et je passe à autre chose. Parce que c'est important. Ceux qui insultent directement... On est dans un monde, et c'est là que nous amène le raisonnement sur les commentaires, où évidemment c'est le règne de l'émotion, et où donc maintenant, parfaitement logiquement et dans le plus grand des calmes, on oppose à un argument logique et rationnel une émotion. Et ça, je trouve que le wokisme fait partie des choses qui nous ont amenés là-dedans. Pour moi, le wokisme, c'est ce que je leur reproche, font partie des trucs qui nous ont amenés là-dedans. peut considérer qu'une émotion est un argument c'est pas vrai c'est pas vrai c'est pas parce que tu le ressens que c'est vrai en fait faut-il encore le justifier et le justifier calmement et poliment à l'aide de sujets de verbes de compléments et d'une argumentation claire arriver à insulter et dire c'est un misogyne transphobe c'est pas un argument ça tu comprends il faut quand on a une pensée être capable de la défendre c'est la raison pour laquelle on a créé l'école tu comprends parce qu'arriver et crier et beugler là ça nous ramène des siècles on en revient à mon père l'évolution Mais oui, on a évolué, on est au-delà de ça maintenant. On arrive, on dit bonjour, je m'appelle, machin. Et on justifie ce qu'on a à dire, tu comprends ? Il faut discuter. Je pense que ça, c'est la défaite de la pensée. Et je crois que c'est Dostoyevsky qui avait dit « La tolérance atteindra un tel niveau que les uns intelligents seront exemptés de toute réflexion pour ne pas offenser les imbéciles. » On en est là. On est là. Vous prenez pour qui ? Je réfléchis en fait. Donc effectivement, je vous challenge, je reconnais que je ne dis pas à même à ce que vous dites, que je veux nuancer. Alors ça crée de l'émoi chez vous. Je me demande pourquoi, parce que je ne fais que nuancer pour le moment. Je ne sais pas encore quoi que ce soit, je ne fais que nuancer. Apparemment, même ça, c'est imprévisible. Et c'est au nom de ce même raisonnement que quand tu veux nuancer Israël, Palestine, tu es antisémite. quand tu veux nuancer sur d'autres trucs, à la tête transphobe, wokisme, féminisme, tu veux nuancer, ah, t'es misogyne. En fait, on estime que tu n'as pas le droit. de challenger. Donc on veut nous transformer en veau.
- Speaker #1
Tu rentres dans le rang.
- Speaker #0
Voilà, et c'est pour cela que je parle en ce moment de terrorisme intellectuel. Parce qu'on nous pose maintenant à une pensée argumentée, une émotion. Et ça, pour tout le monde, c'est normal. Et ça a pris de plus en plus de pas, même quand on s'en rend compte. Maintenant, tu vas à l'apéro, tu débats avec une meuf, t'es pas d'accord avec elle, c'est parce que je suis une femme, non, c'est parce que je suis pas d'accord avec ton argument. Ah non, rien à voir Comment on en est arrivé là ? On était là pour boire un pastis Et je suis devenu misogyne Je suis arrivé à 19h Et je suis misogyne à 19h03 Alors que j'avais mis un beau boomba Un bon parfum J'étais fier de venir chez mon pote Me présenter une amie à lui Et voilà comment je suis devenu misogyne à 19h04 Alors que j'ai payé mes impôts J'ai une femme, des enfants Et je suis devenu un misogyne de salon T'as compris, il y a un misogyne de salon, c'est les misogynes avec des Pringles, tu comprends ? Bon c'est des bons misogynes, c'est des misogynes Pringles, c'est pas des mecs qui font des dingueries, tu vois ce que je veux dire ? Ouais voilà, tu deviens misogyne Pringles, ou antisémite mousse de canard, tu vois ce que je veux dire ? Antisémite mousse de canard.
- Speaker #1
C'est là que tu manges ton petit Pringles.
- Speaker #0
Voilà, ou t'as mousse de canard, on dit que t'es antisémite, ou alors t'es homophobe, je sais pas quoi. Bon voilà, encore que bon, j'ai pas... J'ai jamais abordé trop ce sujet-là, j'ai rien contre eux, je tiens à le préciser. Mais voilà, on est dans ce monde-là maintenant. On vient te mettre ton blasse dans la sauce pour un oui ou pour un non. Et donc, c'est un monde où il faut avoir, pour être libre dans un monde comme ça, où quand tu donnes une pensée et si elle est contraire à ce que tu dois avoir comme pensée, on dit ton nom dans des conneries, on tente de te briser par plein de façons. Et bien maintenant, le seul moyen d'être libre, c'est d'avoir le courage. de ses pensées et de son ressenti. Ça veut dire qu'il faut être capable de dire « Moi, je pense ça, et peu importe ce que vous allez me faire ou me dire, c'est ça que je pense. » Moi, c'est un peu ça le prix de la liberté maintenant. Tu comprends ? Il y a trop de gens maintenant qui vont changer leur vie, parce qu'ils veulent être validés, éviter les problèmes. Je leur comprends. La sécurité a un réflexe génétique qui est pavovien chez l'être humain. C'est un réflexe de Pavlov pour nous. On veut être en sécurité. Donc forcément, on veut éviter les problèmes. et éviter les problèmes. c'est bien souvent fermer sa gueule. Tu comprends ? Moi, je préfère en avoir parce que quand je ferme ma gueule sur des sujets importants où j'ai un sentiment d'injustice, je ne me sens pas bien.
- Speaker #1
C'est ce que tu disais tout à l'heure. Tu as besoin d'être aligné. Je ne me sens pas bien.
- Speaker #0
Du coup, je donne mon avis. Pas pour faire mon intéressant, mais parce que je pense que on devrait le faire, on devrait tous le faire. Et par ailleurs, ceux qui sont... Un peu les nazis de la pensée, un peu les fascistes de la pensée maintenant, c'est-à-dire que quand tu ne penses pas comment tu dois disparaître, c'est quand même ça la définition du fascisme. Ils en sont là quand même. Ils en sont à être devenus ce qu'ils prétendent les combattre. C'est quand même ça. C'est vrai. Ouais, ouais. Ceux qui se battaient pour la tolérance sont devenus officiellement les intolérants numéro un. Ils en sont là maintenant. Donc mes félicitations. Si vous nous suivez, toutes mes félicitations à vous. Non mais... Génie, frère.
- Speaker #1
des génies,
- Speaker #0
non je te jure ça les dérange pas Tu vois, ça ne les dérange pas parce qu'en plus, ils vont se regrouper. Parce que ce qui les caractérise, ces gens-là, ce n'est pas d'avoir une pensée. Il faut aller au bout des choses. Quand je te dis qu'ils opposent une émotion à un argument rationnel, ils ne sont pas là pour débattre. Ils sont là pour crier. Ils sont là pour crier et pas crier des slogans. Ils crient des slogans, mais en vrai, ils crient de la souffrance. Ils souffrent, ces gens-là. Ce ne sont jamais des gens dans ce lot-là. C'est jamais des gens qui sont équilibrés. qui ont une famille quelconque, deux hommes, un enfant, une femme, un homme, des enfants, qui n'ont pas de structure dans laquelle ils sont épanouis, qui n'ont pas de job qui les épanouit, c'est ceux-là que tu retrouves. Ils baissent le pantalon. Vous voulez voir ma mère ? Lui ! Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire, mon frère ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Et donc toi, maintenant, si on dit... Vous abusez un peu. Maintenant, t'es nul.
- Speaker #1
C'est vraiment nul.
- Speaker #0
T'es nul, Michel. Il y a des gosses dans la rue. Les gens sont à bout. Les gens sont à bout. Mais mon frère, écoute-moi, frérot. Écoute-moi. Les gens sont... En tout cas, en France, où moi je vis, écoute, on a atteint un niveau de fatigue. Les gens sont fatigués. Donc, ils font des dingueries. Mais c'est à mettre sous le coup de l'épuisement. Ils sont fatigués, frérot. Tu prends un Uber, tu dis, est-ce que vous pouvez enlever la musique ? Oh, ça va ! On a besoin d'un peu d'ambiance, là ! Il dit, il est à bout, ce monsieur ! Tu comprends ?
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est ça.
- Speaker #0
Je crois qu'il est Vincent. Il s'en bat les couilles de ton histoire de... Tu veux téléphoner. Oh, ça va ! On rigole un peu ! Tu vas dans la rue, tu vois un gars, il baisse son pantalon, il fait... Libéré ! Tu dis, on ne va pas comprendre le message. Tu comprends ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Les gens sont fatigués.
- Speaker #0
Ils ne fonctionnent plus comme agrégation, comme groupe, comme communauté humaine, mais ils fonctionnent par groupuscule, par communauté. Woke, transgenre, hétéro, homo, cisgenre, ce que tu veux. Et ça, ce n'est pas comme ça qu'on construit un pays, une société. Ce n'est pas comme ça qu'on fait. On fonctionne encore. On considère que... Il y a des choses prioritaires et des choses qui passent au second plan. L'intérêt collectif est prioritaire, c'est la vérité de chacun. Et je veux dire quoi par là ? Logement, pain, beurre pour tout le monde, c'est au-dessus de qui tu baises, de qui tu penses être, de en quoi tu veux te transformer, ça vient après.
- Speaker #1
Et effectivement,
- Speaker #0
c'est les gars avant nous. Et les gens sont bien plus éminents et bien meilleurs penseurs que moi.
- Speaker #1
Et c'est ça, comme tu dis, maintenant dans une société où l'individu pense avoir plus de place. que la société.
- Speaker #0
Pire que ça. Oui, effectivement, c'est ça, mais je complète. C'est-à-dire que l'individu considère que le monde doit tourner par rapport à son désirata. Donc là, attention,
- Speaker #1
on est arrivé à des niveaux coquins.
- Speaker #0
Mais c'est ça la chute d'une civilisation. Donc c'est normal de dire à ce ou à celui-là, ou à celle-là, ou à ceci, de dire, non monsieur, là, il faut vraiment prendre une camomille, il faut faire les huit heures de sommeil. Ils font maintenant un truc là, les shots de gingembre dès le réveil. Alors deux. en deux obligatoires Quand je dis papa, papa, prends deux. Deux, le pantalon reste à la taille.
- Speaker #1
Attaché.
- Speaker #0
À la taille. On en a coupé. Hein ? Alors ? On ne fait pas des... Non, non, non, non, non, non. Je sais que vous n'avez pas eu l'augmentation que vous vouliez avoir là, mais il faut ranger votre truc là. Il y a des enfants dehors. Tu comprends ? Et on dit ça, mais... Même pas, je lui... Mais alors ?
- Speaker #1
Mais j'ai fait baisser mon pantalon. Pourquoi tu dis que je suis antisémite ? C'est pas circoncis.
- Speaker #0
Voilà. Tu sais, mec, c'est... Et donc ça, ça crée une atmosphère assez délétère. Je te le cache pas. Compliquée à vivre, mais paradoxalement fantastique pour un humoriste.
- Speaker #1
C'est ça que je veux dire. Toi, au moins, ça te donne du contenu.
- Speaker #0
Alors, je suis pas... Je suis pas l'être le plus apprécié par ceux qui ont du mal à être titillés. Mais... Pour ceux qui aiment la rigolade, je suis un bonbon. Je suis le dessert. Je suis le dessert.
- Speaker #1
C'est sûr, ça a donné tellement de matière.
- Speaker #0
Mon rôle, c'est de rire de ce dont on ne peut pas rire. Mon rôle, c'est de parler de ce dont on ne peut pas parler. C'est mon travail de faire ça. Les gens me payent pour ça. Les gens sont prêts à réserver presque la moitié, trois quarts, enfin un quart des places de l'Aïda Saréna un an à l'avance à l'heure où je te parle. Parce qu'ils se disent, lui là, on sait qu'il va faire une dinguerie. Vous avez parfaitement raison.
- Speaker #1
Et justement, pour parler de spectacle, j'avais deux questions pour toi. C'est parce que justement, dans ton dernier vlog, tu parles du sentiment un petit peu que tu as de finir cette tournée que tu es en train de faire, de jouer ce spectacle et de le finir. Je voulais savoir, en tant qu'humoriste, quand tu travailles sur un spectacle, quand tu joues un spectacle comme ça pendant quoi ? Un an ? Un peu plus d'un an ?
- Speaker #0
Trois ans. 3 ans ? 3 ans, je l'ai joué 3 ans.
- Speaker #1
Quand tu joues un spectacle comme ça sur 3 ans, c'est quoi l'émotion quand tu sais que c'est le dernier soir où tu le joues ?
- Speaker #0
T'as envie de pleurer ? Ouais. Ouais, t'as envie de pleurer parce que moi, la dernière date, c'était à Montpellier. J'ai pleuré pour plusieurs raisons. Oui,
- Speaker #1
t'avais beaucoup d'émotions.
- Speaker #0
J'ai pleuré parce que c'était la fin de 3 ans, mais j'ai pleuré parce que j'ai dû prendre sur moi pendant toute une saison, toute une moitié de saison, pour finir ma saison alors que j'avais perdu mon père. Donc forcément, il y a une sorte de relâchement à la fin qui fait que... C'est un moment même indescriptible au moment qu'on a vécu à Montpellier. Ça restera gravé là parce qu'il y avait moi, les gens, c'était un moment incroyable. J'en parle souvent parce que c'est un moment de vie qui m'a profondément marqué, touché en tant qu'être humain et que je n'oublierai jamais. Je veux qu'ils le sachent, c'est pour ça que j'en parle beaucoup. Mais tu as ce sentiment de tristesse-là. Tu sais, nous, on se plaint beaucoup quand on fait ce métier-là, d'être fatigué, ceci, cela. La vérité, frérot, c'est que moi, je suis en vacances depuis fin juin, du coup. Et on est en août et je me fais déjà chier. Écoute bien, je suis allé voir. J'avais de l'argent. J'ai enfin gagné de l'argent. Je suis allé voir tout ce que tu veux. Les pyramides de Gizeh, les bateaux en Sardaigne, les conneries, les machins, tout ce que tu veux. Vraiment, c'est... C'est-à-dire, par rapport à la scène, ça ne fait pas le figure.
- Speaker #1
Par rapport à l'adrénaline que tu as.
- Speaker #0
Écoute-moi, ça ne fait pas le figure. Il n'y a aucun voyage qui m'a donné le même sentiment que la Seine. Il n'y a aucune partie de Jean Malher, rien du tout. Bon, avec tout respect, il y a du... Voilà. Mais je dois être honnête. On peut vite tomber en dépression quand on n'est pas en tournée. Parce qu'en fait, t'es tellement vivant quand t'es en tournée. T'enchaînes, tu vas, tu joues, on dit ton nom, tu crées ça. Ouais, je suis d'accord avec vous. Et je vais d'ailleurs baisser mon pantalon pour vous montrer que... Vite parce que c'est la liberté ! Arrêtez monsieur, libérez ! C'était donc lui, libérez ! C'est tellement vivant, c'est tellement bien de faire de la scène. Parce que moi j'adore ça. Moi, de toute façon, beaucoup de mes proches... Mais pourquoi je me dis souvent quand on te voit sur scène, tes yeux pétillent. T'as les yeux qui brillent, on sent que c'est ton meilleur moment de la journée. Je confirme. Jouer, c'est souvent le meilleur moment de la journée où je joue. J'adore ça. Et quand je joue plus, je suis en vacances depuis juin, je commence déjà à me faire chier. On est en août, frérot, et je me dis...
- Speaker #1
Mais même dans le vlog, tu le dis que ça fait quatre jours que t'as pas joué ou un truc comme ça. Et tu le dis que... Ça t'a fait du bien de jouer ?
- Speaker #0
Ah oui, oui. Quand je ne joue pas, je ne me sens pas bien. Tu vois, moi, ma place, elle est vraiment sur scène. J'ai la conviction plus que jamais que je suis fait pour ça et que toutes les qualités qu'on m'a données fitent parfaitement avec le stand-up. J'ai de la présence, du charisme, des qualités oratoires naturelles fortes, une bonne répartie, une bonne qualité d'écriture, une bonne qualité d'interprétation. Moi, je suis fait pour être là. Peut-être au ciné, on verra bientôt. Mais en tout cas, je suis fait pour être là. Et donc... au-delà du fait d'avoir le sentiment d'être fait pour être là, parce que c'est que mon avis, l'avis de quelques gens qui payent des places, mais c'est mon avis aussi. Mais au-delà de ça, ça me manque terriblement quand je n'y suis pas.
- Speaker #1
Quand tu es en vacances, tu arrives à déconnecter, à ne pas écrire ?
- Speaker #0
Non, mais au bout de moments, je me fais chier sur le bateau. Je lis la vérité. Je me dis... C'est sympa le paysage là, mais tout le monde sait que c'est pas ça le vrai pays ! Non mais c'est super monsieur, votre pyramide là, oui, qui est là depuis 600 000 ans, on l'a compris, Philippe on l'a compris, on l'a compris ! Mettez-moi le public ! Alors, comment ça va Montpellier, j'ai rien entendu ! Voilà, là on rigole, tout ce que je veux dire ! Rien à foutre de ton histoire là, c'est bien, non mais c'est super, faut continuer à faire des visites, avec tout le respect qui est dû aux guides. Après, essayez d'aller plus vite, parce que vous êtes quand même un peu lent dans vos visites, mais sinon, ils sont lents les guides, mais sinon c'est bien. Franchement, sinon c'est bien. Mais voilà, moi, simplement que quand je ne suis pas sur scène,
- Speaker #1
ça me fait chier. Est-ce que quand tu es en vacances, tu arrives à ne pas écrire ou à ne pas réfléchir à ça ? Ça peut être une blague ou ça peut être un truc que je peux garder pour un prochain spectacle ? Non. Quand tu es en vacances, tu te déconnectes vraiment ?
- Speaker #0
Non, quand je suis en vacances, j'arrive à déconnecter les premiers temps de vacances. Mais je te dis, si je déconnecte maximum, sans qu'il y ait du mourre dans ma tête. Je pense une heure. Et même une heure, je n'y crois pas. Je pense que mes collaborateurs et mes proches, ils te diront que c'est faux. Ils mentent. Je leur en parle tout le temps. Je suis en vacances, je leur fais des vocales, ils sont là. Lui, il nous dit qu'il faut couper un des stand-up pour mardi prochain pour les réseaux sociaux. Oui, alors Alexandre, tu mettras de 4402 à 56, tu appelles ça à Bavière. Et tu postes. Et je dis, mais putain, le gars, il est en vacances, mais il me fait quand même des vocales. Non et puis c'est pas un truc dont couper C'est pas un truc dont j'ai envie de couper Pour moi c'est important donc je surveille ça comme du lait sur le feu Tu comprends ? J'ai pas envie de couper Pourquoi j'ai envie de couper ? C'est super ce que j'ai fait C'est un boulot passion donc c'est pas un boulot Où j'ai la flemme de me lever Mon frère si j'étais, c'est simple pour répondre à ta question Si j'étais ouvrier, avec tout le respect qu'il y a du aux ouvriers Parce que moi j'ai construit à un moment donné Un terrain de tennis quand j'étais petit Quand j'étais à la Roche-sur-Yon étudiant On a construit un terrain de tennis avec des maçons et tout, tout en été. Si je devais faire ce qu'il sait, monsieur Courageux, la fond toute l'année, je peux t'assurer que je ne couperais pas de vrai. Ah ben là, le boulot ne me rattraperait pas en Égypte, je te le dis. Si je suis honnête, avec tout le respect qui est dû aux maçons, tu as compris. Oui, bien sûr. Avec ce type de boulot-là…
- Speaker #1
Tu as besoin de couper.
- Speaker #0
Oui, mais… Et puis de te reposer le corps, je me ferais faire des massages. Bon, là, je me fais des massages souvent, moi, mais encore plus si j'étais maçon. Je ne peux pas faire des massages tous les jours. Mais bref, ça, je couperais. parce que c'est des boulots que je trouve très difficiles tu vois Moi, mon boulot, c'est une bénédiction. C'est un honneur et un vrai régal de le faire. Et donc, comme je sais à quel point je suis chanceux, j'ai envie d'en profiter un maximum. Après, je n'ai pas le choix parce que mon corps m'arrête. Tu vois, cette année, mon corps, il m'a arrêté. Oui, c'est ce que tu es donc. Tu ne veux pas, ton corps, il t'arrête. Donc, je suis obligé de... Là, je ne reprendrai pas avant 15 septembre.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ce qui, pour moi, est...
- Speaker #1
Très long. Ah ouais.
- Speaker #0
Moi, j'ai déjà envie d'aller en comédie du club. Maintenant, l'enjeu pour moi, c'est de ne pas reprendre trop vite. D'accord. De ronger mon frein. et de garder cette énergie-là et d'arriver... Parce qu'après, je vais repartir pour trois ans de tournée. Ouais. Une fois que j'aurai écrit le spectacle, on va refaire trois ans de tournée. Donc repose-toi, frère. Repose-toi, prends le temps. Là, c'est l'aboutissement de 12 ans de travail qui viennent s'arrêter au Rex. Il y a 12 ans que je bosse. Donc on fait une petite pause.
- Speaker #1
12 ans. Ouais,
- Speaker #0
12 ans frérot. 12 ans de charbon et avec 4 ans cool. Et 8 ans en enfer. En guerre. Aux têtes de Belzébuth, qui est bienvenu parmi nous. Voilà, le nouvel arrivant Edgar Reeve Junior, il croit qu'il va devenir une star. Allez, vous le mettez dans le rang B, on va bien voir ce qu'il devient. Donc non, l'enjeu c'est de se reposer, il faut que je répare mon corps, il faut que je soigne ma thyroïde. On n'arrive pas à la canaliser avec les anti-thyroïdiens. Là, on a essayé deux protocoles différents. Basden, ça ne marche pas, ça me nique le foie. Léomercasol, ça me nique mes globules blancs. Donc, ils se disent qu'on arrête parce que peut-être on soigne la thyroïde,
- Speaker #1
mais on est en train de créer autre chose.
- Speaker #0
Parce que si tu n'as pas de défense immunitaire, tu prends une infection du diable, tu finis avec une chaise alsacienne dans les chiottes, les yeux qui pissent le sang, et on n'en parle plus. Par contre, la thyroïde va beaucoup mieux. La période c'est fini ! Par contre c'est vrai que vous chiez du sang mais là c'est... Et ça, ça va être plus complexe ! Non c'est compliqué frérot tu vois. Et donc là on est en train de voir si on va devoir me faire une chirurgie ou la détruire avec l'iode radioactif. Donc bon, je vais sûrement... Et si on te fait l'opération, je crois que c'est genre 3 mois indisponible. Ouais. Donc moi finalement c'est presque la pire maladie parce que moi j'ai besoin de parler... Ouais,
- Speaker #1
t'as besoin de ta voix.
- Speaker #0
...de ma voix et tout. Donc tu vois, je pense que j'aurai besoin de temps pour me retaper. Et donc il faut que je le prenne. Mais pour autant, c'est frustrant, je te le dis. Mais je n'ai pas le choix.
- Speaker #1
Quand tu es passionné, c'est sûr que c'est frustrant de ne pas pouvoir être sur les planches.
- Speaker #0
C'est une drogue. Je pense que les tennismans, quand ils ne jouent pas, ils regardent des matchs de tennis. Moi, c'est pareil. Je ne regarde pas d'humour. Ou alors je regarde vraiment les grands, Dave Chappelle, Bill Burr. Je me remets des trucs. Eddie Murphy, David Hughes, son mythique spectacle. et tout, je regarde ça. Mais puis voilà, et puis j'écris toujours. Là, je suis rentré en urgence de Sardegne pour écrire mon film. Oui,
- Speaker #1
c'est ce que tu expliquais tout à l'heure.
- Speaker #0
J'ai bossé là lundi, mardi, on est en plein mois d'août. Je rentre de vacances, j'écris mon film, j'envoie parce que je vois absolument que ça voit le jour. Donc on m'appelle, on me dit il faut modifier ça. Je dis ok, ok, je rentre, je modifie, ok, je renvoie. Il y a d'autres choses ? Non, c'est bon, je repars, ok. Et si on m'appelle, je re-rentrerai, je le referai parce que je suis prêt à faire tout le sacrifice pour atteindre mes objectifs. qui pouvait être un débat par moment, ne l'est plus. Quand tu es avec ta copine, tu laisses ce que vous faites pour aller bosser. Un petit dit, ouais, mais c'est ça qui paye nos vacances quand même. Donc, il faut bien faire la part des choses. Quand tu fais la gueule, il faut bien doser. Donc voilà, c'est tout. Il faut juste que tout soit clair. Et voilà. Et je n'arrêterai jamais. Je n'arrêterai quand je serai mort. C'est tout.
- Speaker #1
J'ai peut-être deux petites questions avant de te libérer.
- Speaker #0
Non, mais on a le temps. Je suis arrivé en retard. Donc, profite de cette chance.
- Speaker #1
Ta gimmick ? et que tu fais j'arriverai pas à la faire comment tu l'as trouvée celle-là j'ai l'impression que c'est un peu ta marque de fabrique mais j'ai vu
- Speaker #0
François Damiens et Dieudonné faire leur variante ok et donc j'ai voulu créer la mienne aussi de ça quand t'es humoriste il y a une part de ce que tu vas créer de zéro et il y a une part d'influence que tu vas avoir que tu vas retravailler à ta propre sauce ouais Moi j'avais créé le système de la bif là où je menace les gens de bifler avec mon sexe et ils me répondent pas mais ça c'est une évolution du mythique vous pouvez me répondre je suis pas un DVD tu vois c'est des vannes d'interaction donc j'ai fini par créer mes propres vannes d'interaction j'essaye d'améliorer les techniques existantes et de créer les miennes aussi pour moi c'est ça le stand-upper ultime c'est celui qui s'inspire de ce qui a été fait avant lui et qui le fait en mieux parce que à sa sauce ça peut ne pas être considéré en mieux par d'autres mais en mieux parce qu'à sa sauce ça fonctionne avec lui voilà et qui crée ses propres techniques aussi pour moi c'est ça il faut créer des techniques et il faut améliorer ce qui a déjà été fait ouais et dans ton alors c'est les deux dernières questions t'inquiète Chadi parce que tu as dit donc là tu as fini à Montpellier le spectacle donc là tu prépares le prochain spectacle ça s'appelait Vigilance Vigilance que tu prévois de commencer donc à jouer quand ? en fait Vigilance la date officielle du spectacle c'est Merci. Le 12 juin 2020 à la Lidlas Arena. C'est là qu'on va le jouer. Je pense qu'on fera sûrement plusieurs dates, mais on en a ouvert une pour le moment qui se remplit bien. Et puis, en arrivant... Faites vite ! 12 juin 2026,
- Speaker #1
faites vite !
- Speaker #0
Voilà, en arrivant vers Noël, on va en balancer une autre et puis on va aller remplir avec effet. Ça, c'est en juin 2026. Avant ça, j'ai les thèmes du spectacle que je vais éroder thème par thème dès le mois de septembre en Comédie Club.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je vais aller en Comédie Club et je vais éroder 10 minutes par 10 minutes. Ou alors d'abord 10-10 et après je vais faire des 30-30. Et après, le but, c'est d'arriver à jouer une heure dans le mois de novembre.
- Speaker #1
Donc c'est comme ça qu'un spectacle se construit. Oui,
- Speaker #0
je vais en comédie club, je teste 10 minutes. Quand les 10 minutes sont validées, je range. Encore 10 minutes, je range. À partir de 20 minutes validées, je fais directement un 30-30. C'est fini. Je ne fais plus de 10 minutes. Dès que j'aurai 20 minutes en poche, c'est fini. Je vais commencer à faire que des 30-30 qui finiront en 45-15 et en une heure. D'accord. Parce que... Je veux créer l'énergie d'un spectacle d'un jet. Pour que tout soit cohérent, que tout soit inséparable. Que ce soit un spectacle, une histoire globale, machin et tout. J'ai des thèmes. Je vais démarrer par un sketch sur le fait que mon père est mort. Je trouve qu'arriver en stand-up et dire comme première phrase d'ouverture « Mon père est mort » , c'est couillu parce qu'on se dit « C'est un show d'humour, comment est-ce qu'il va finir derrière ? » Comment il va rebondir. J'ai cette envie de surprise là. Je trouve que c'est un thème qui est difficile à aborder. Tu as vu en regardant un rôle tout ça de France que j'ai déjà trouvé des choses drôles à dire. Le gars au coquillage, on ne spoile pas les gens.
- Speaker #1
Je n'ai pas le droit de rire sur le gars au coquillage, il va me retrouver.
- Speaker #0
Il y a une série de blagues comme ça que j'ai en tête. Tu dis les mecs, c'est des génies. Parce que dans les pays pauvres, ce qui compte c'est de se faire de l'oseille. Donc la mort de ton père, pour toi c'est un événement triste, mais pour d'autres c'est une formidable occasion de se faire du feu. il y a un oncle qui vient te voir écoute bien premier degré écoute-moi frérot écoute bien ce que je dis il y a un oncle qui vient te voir ton père est mort je sais pas si tu comprends ce que je te dis ton père est mort il vient te voir premier degré il te dit est-ce que tu as pris des dispositions pour arrêter la pluie et frérot Et je regarde comme ça se fait. Ah, c'est fort. Ah, c'est fort. C'est fort, frérot. C'est fort, frérot, parce que ton père est mort. Et il faut que tu lâches 1200 euros pour arrêter la pluie. C'est quoi cette histoire ?
- Speaker #1
Eh, gars, il ne faut pas m'embrouiller avec ma famille béninoise.
- Speaker #0
C'est quoi cette histoire ? Eh bien là, écoute bien. Écoute bien. Écoute-moi. C'est pas des oufs, frérot ! C'est pas des malades ! Écoute-moi, c'est des fous, frérot ! T'es là, mais mon père est mort, c'est quoi ce niveau de gague, là ? Écoute bien, évidemment, tu l'envoies chier à un niveau interstellaire, mais on t'embrouille au point où tu finis par payer, frérot. Oui. Eh bon, j'ai négocié, au lieu de payer 1 200, je paye 600. T'as pas le choix. C'est très bien, un euro, même 600 pour arrêter la pluie. Bon, maintenant, écoute bien, Le jour de la démarre de mon père, il pluviote un peu. Et là, écoute bien pourquoi ça, il pleut un peu quand même. Il ne pleut pas des cornes, mais il pleut un peu. Il vient me voir, il me dit, t'imagines comment il aurait plu si on n'avait pas pris les disponibles. Genre,
- Speaker #1
il a le culot de venir te voir. Tu vois, ça c'est parce que t'as payé 50%,
- Speaker #0
il y a un petit crash. C'est génial. mais le bled génial mais si tu les mets à Jean Immobilier ils rassent tout pour des millions pour des millions d'euros c'est des génies frérot donc j'aurais des choses à dire bien sûr tu vois je trouve que c'est un thème intelligent et j'aurais des trucs à dire évidemment c'est du vieux mais c'est
- Speaker #1
génial frérot mais c'est incroyable c'est ce que tu vois quand nous on est loin de l'humour donc on n'imagine pas comment ça se construit un spectacle et donc c'est comme ça c'est parce que ton esprit ne se repose jamais que dans ce moment là Tu fais ça,
- Speaker #0
je suis obligé de le mettre. Ça, je suis obligé de le mettre en spectacle. Et des fois, tes blagues ne plaisent pas à des gens de la vraie vie. Tu dis, ouais, mais en même temps, frère, c'est un moment Nutella que tu m'as fait vivre.
- Speaker #1
Je suis obligé de le partager. Je suis obligé.
- Speaker #0
Mon frère, la pluie, là, c'est sûr. Oui, je suis obligé. Je peux éviter ça ? On peut enlever la pluie ?
- Speaker #1
Non, non, ça, tu peux pas l'enlever. Même moi, je vais venir te voir au spectacle, je vais te dire, hé, Garif, tu as oublié la pluie.
- Speaker #0
Non, je suis obligé de mettre la pluie. Comme le mec des coquillages. Ça, c'est obligé.
- Speaker #1
en fait j'aurais voulu que tu me vois devant mon écran parce que je te jure j'étais la main devant la bouche Et j'étais là, voilà, et mon beau-père, il va me tuer si je rigole à ça.
- Speaker #0
Ça y est, les frérots, il y a un moment donné où la rationalité rencontre la tradition. Je me suis dit, bon, on va peut-être dire les thèmes, on va peut-être dire ce qui se passe vraiment ici, pour calmer un peu tout le monde, tu vois. Maintenant, je vais commencer avec un spectacle sur l'entarrant, et tu vois, comme on vient de rire là-dessus, on peut beaucoup en rire. Après, il y a différents thèmes que je veux aborder. La maladie, évidemment, la santé. En fait, c'est un spectacle qui s'appelle Vigilance. Donc, je veux dire aux gens, Tout ce sur quoi il faut être vigilant. Vigilant sur les proches. J'ai perdu mon père. Évidemment, ce sera très drôle. Il y aura plein de sketchs, tout un sketch que je vais faire là-dessus. Je veux parler évidemment de l'amitié, de ce qui se passe quand on réussit, de la santé, du fait que j'ai arrêté de boire, que je ne bois plus. Je vais finir avec un sketch sur l'esclavage où je dis que l'esclavage a créé la danse. Et bon, je n'en dis pas plus.
- Speaker #1
C'est impressionnant de voir que, c'est ça, un an avant, tu as déjà, en tout cas le squelette, tu as déjà la structure de où tu veux aller.
- Speaker #0
Au-delà du squelette, j'ai la vision et l'énergie. total du spectacle que je veux faire. Et pour faire ce show-là, qui sera dans un stade qui est la Lledes Arena dès son ouverture. Il faut absolument que je sois en forme physique parce qu'il va falloir danser, chanter, il va falloir vraiment passer en mode showman en plus de l'humour. Il va vraiment falloir monter d'un grand niveau physique donc bien bosser cet été aussi. J'aurai des coachs à partir du 14 quand je rentre au Bénin où je vais essayer de bosser sans faire de cardio parce que j'ai pas le droit avec...
- Speaker #1
La maladie ?
- Speaker #0
Ouais mais maintenant j'en ai marre, ça fait trop longtemps que je fais plus de sport. Là j'avais bien commencé, j'avais tombé une trentaine de kilos. Là j'en reprends parce que du coup j'arrive pas à faire de sport mais quand je veux pas d'excuses... J'appelle les gars, j'ai écouté les coachs, j'ai écouté... Trouvez-moi un autre système. C'est ton boulot de coach de faire ça en fait. Donc moi, je te paye. Trouve un système qui ne m'accélère pas le cœur, mais où du coup, je me... Voilà, je me... Comment on dit ça ? Je me renforce moléculairement. Tu vois ? Voilà. Donc il y aura ça, ce rodage en comédie club. Et dès le mois de janvier, je pars en tournée du coup, parce que j'aurais fait mon oeuvre. Je vois une heure. Et je pars en tournée de rodage à partir de janvier. Donc c'est des petites salles. Les 50 places par plus où je vais eroder mon heure. Donc, je vais eroder pendant presque un an.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et donc en fait je vais arriver en janvier frérot parce que je veux casser la France. Je veux leur dire ok, vous m'avez mis sur orbite avec Solide là, maintenant en vigilance je clôt les débats. Tu vois ce que je veux dire ? Là il y a les sketchs de Solide qui vont sortir en ligne de plus en plus, il y a le sketch avec Bolloré qui va arriver, le Fort Boyard, beaucoup de sketchs qui ont été iconiques de Solide qui vont sortir. Oula c'est du vrai stand-up, donc les gens verront mon niveau, de quoi je suis capable et je le montrerai comme d'habitude mais dès septembre je suis de retour en Comédie Club.
- Speaker #1
D'accord. En tout cas, allez voir Edgar en Comédie Club. Franchement, moi ce que j'aime avec toi aussi, c'est que j'ai l'impression que beaucoup d'humoristes en ce moment sont sur la vague tendance YouTube de montrer que des interactions publiques. Et moi ce que j'aime, c'est que toi tu partages vraiment des sketchs où tu montres ton niveau d'écriture, ton niveau de second, troisième degré, quatrième degré. Le sketch, t'es obligé de le regarder 3-4 fois des fois parce que tu dis « Ah, le salopard, il m'a eu ! » J'avais pas compris la punchline là et tout. Et c'est impressionnant. Et là, encore plus de comprendre le processus pour arriver à un spectacle. C'est impressionnant. Et je le redis encore, parce que là, toi, tu parles de ce spectacle-là. Mais si les gens ont bien écouté le podcast, toi, t'as déjà même encore l'autre spectacle. Finito Pipo,
- Speaker #0
j'ai déjà en tête. Et déjà, c'est presque ce que je veux dire.
- Speaker #1
Et Finito Pipo, on parle d'un spectacle qui, Inch'Allah, si tu le veux, se joue dans trois ans.
- Speaker #0
Au Stade de France, en 2028. Oui, c'est ça, en 2028. 2029 ou plus tard j'espère et c'est ça qui est fou c'est le niveau de c'est la vision de vision oui mais c'est la vision c'est la vision je visualise le truc quand t'as un rêve tu dois pouvoir le sentir le ressentir et t'as un plan moi tu me réveilles en pleine nuit je te dis comment je veux aller où je veux voilà d'ailleurs je viens de te le dire il y a différentes étapes je te le dis on fait Finto Pipo tournée nationale on revient on fait une résidence à Paris après on fait Bercy on fait des Bercy en clos ça va nous prendre deux ou trois ans on finit ça On ouvre le stade, on dit tout le monde se retrouve là-bas. Fini ton pipo.
- Speaker #1
Et en plus, dans le dernier vlog que tu as sorti, à la fin, tu émets une idée que tu aimerais bien un jour faire un spectacle au Bénin. Et tu dis que par contre, si tu dois faire un spectacle au Bénin, il faut que tu vives au moins un an.
- Speaker #0
C'est aussi une des raisons pour lesquelles je ne veux pas vite finir ce que j'ai à faire. Vous comprenez l'expression. C'est une des raisons pour lesquelles je veux d'aide ça rapidement ici pour pouvoir passer à mes autres objectifs. Je vais rester en lien avec les Français, mais une fois que j'aurai fait l'Estade de France, je veux rentrer au Bénin, vivre un an là-bas pour bien m'imprégner de ma langue, parce que je ne veux pas arriver là-bas et faire un spectacle...
- Speaker #1
Il n'y a rien à voir avec...
- Speaker #0
On est blanc, tu vois, de l'humoriste noir qui revient chez lui et qui ne fait même pas l'effort d'intégrer les traditions à sa prestation. Je ne suis pas d'accord. Donc, je veux rentrer, vivre sur place, et puis on fait rire les gens en leur parlant de ce qu'ils vivent. Toi, tu m'as dit, par exemple, que les Sénégalais... Et tu ne fais pas du wall-off quand tu fais tes prestations. Eux, ils ne te réservent pas de place. Moi, du coup, je veux permettre aux Bénins de s'identifier à ce que je fais. Donc, je veux arriver en Pagne, en Bumba, parler notre langue et faire une prestade à notre langue. Ça va forcément me demander un bon moment d'immersion. Je table sur un an pour me mettre au niveau. Et à ce moment-là, faire un spectacle. Parce que moi, je veux absolument que le Bénin profite de mon talent. Je suis un fils du Bénin et je veux que mon pays et mes concitoyens soient fiers de moi. Et du coup, je veux aller avoir des forces là-bas.
- Speaker #1
et inspirer peut-être un futur humoriste pédinois un gamin qui peut venir je serais fier de voir un gamin plus tard dire j'ai vu Edgar E.
- Speaker #0
Fer et j'aimerais bien le passer avec plaisir gamin c'est pour ça qu'on fait ça, on est d'une culture où la legacy, ce qu'on laisse derrière nous, laisser une trace c'est important pour nous c'est pas, la vie c'est pas juste kiffer, non pour nous la vie a du sens aussi si elle a été utile aux autres et donc c'est ce que j'essaye de faire juste dans l'hédonisme pur et dur certes on aime kiffer on a aussi le mode Francis mais on essaye d'avoir aussi un autre mode où quand il faut être sérieux on est sérieux et quand il faut apporter à la communauté on apporte à la communauté je pense que t'es même beaucoup plus sérieux
- Speaker #1
Que Francis, je pense que les gens, je pense que les gens, moi compris, on n'a pas idée à quel point tu es sérieux dans ce que tu fais. Même si aujourd'hui, tu nous donnes un petit peu l'envers du décor et tu nous montres avec tes vlogs à quel point tu es sérieux, tu es focus, tu es déterminé. Mais encore, là, c'est que des extraits.
- Speaker #0
C'est un engagement. Tu vois, c'est un engagement. C'est des nuits de boulot. Moi, je bosse mieux la nuit. Parce que la nuit, je trouve qu'il y a un calme propice à la création. Je sais qu'il y a toujours une voiture qui passe, un machin qui, des fois, te sort un peu de ta bulle. La nuit, c'est calme. Tu n'entends que le bruit que j'ouvre. J'habite au quatrième étage dans un grand appartement. Là, j'ouvre en entier. Le vent circule bien. Je suis à mon bureau. Et là, je tabasse, mon frère. Je tabasse. Je me dis, OK, on va faire comme ça, comme ça, comme ça. Parce que moi, quand je dis un truc, je le pense. Et je pense toujours que je peux le faire. Même quand on va dire que je suis fou, quand j'ai ça de franc moi je crois que je peux faire ça moi j'y crois que tu peux le faire ouais c'est mon avis tu vois maintenant après C'est fait pour qu'il y ait des naysayers. Il faut qu'il y ait des mecs qui fassent « nain » sous le nom de naysayers. « Nain, ok, nain, c'est pas un problème, on verra bien. » Voilà, moi c'est important et je bosse à fond pour le faire. Et c'est du sport de haut niveau. Je l'ai dit, il faut être en forme physiquement pour tenir une tournée. La plupart des mecs qui perdent, parce que quand ils sont artistes, quand on est au niveau comédie-club ou en route des sketchs, ça picole, ça fume, ça se drogue, ça bouffe mal. La plupart des mecs qui perdent du poids, ils arrêtent de boire parce que ça demande une exigence physique qui demande une hygiène de vie inévitablement. Du coup, je dis OK, si je veux être au niveau de mes prétentions, il faut que je me fit et non seulement il faut, mais moi, les gens le voient, ils sont témoins. Ils sont témoins de mon évolution, au moins physique et tout. Ceux qui me suivent, je pense que c'est ça aussi qui les régale. C'est qu'ils se disent bon, lui, quand même, il a quand même une tendance. à faire ce qu'il dit,
- Speaker #1
à aller au bout des choses.
- Speaker #0
Donc voilà, je veux que les gens voient que c'est du boulot. Et j'avais créé aussi l'Envers du décor, le Road, tout ça, de France pour ça. Que tout le monde voit que c'est dur. Dans l'épisode 1, on me voit rentrer tourner. On voit ce que c'est que la préparation d'une saison. On voit que je vais chez le kiné, que je fais du sport, que je vais vers un petit comédie club toulousain pour essayer de retrouver du rythme. parce que j'ai plus de rythme, parce que j'ai arrêté pendant trois mois. j'aurais le même problème là à la rentrée. Dans l'épisode 2, on voit que c'est qu'une tournée, on voit le rapport aux médias, on voit la difficulté mentale et psychologique, on voit que le gars perd son père, mais il continue à jouer quand même. Voilà, on voit que ce n'est pas de la blague.
- Speaker #1
On voit l'humain, on voit l'humain derrière, on voit tout. Et c'est ce que je vais retenir de notre conversation, de notre échange, c'est que, comme tu le dis tout le temps, et tu l'as encore dit, tu es quelqu'un de vrai. Tu es quelqu'un qui donne 100%. dans tout ce qu'il fait, que ce soit la discussion qu'on a là, que ce soit la personne que tu vas rencontrer dans 10 minutes dans la rue qui va te croiser, que ce soit le spectacle que tu vas faire. Et je trouve que c'est une bouffée d'air frais, incroyable que d'avoir quelqu'un comme toi aujourd'hui pour nous inspirer, nous, déjà, les gens de ta génération, pour inspirer des plus jeunes, de leur montrer que, comme tu dis, tu n'as pas besoin de rentrer dans le moule comme tout le monde voudrait que tu sois pour réussir.
- Speaker #0
Non, et je pense que c'est vraiment un truc qu'on leur dit.
- Speaker #1
Tant que tu crois en toi, que tu mets les efforts et que tu travailles, parce que je le répète, allez voir vraiment ces vlogs, parce que vous allez voir comment Edgar Yves travaille, les sacrifices qu'il fait, les douleurs sur lesquelles il passe pour vous faire rire ou pour venir faire les spectacles. Vous allez voir l'homme qu'il est. Et franchement, moi, je trouve que les vlogs m'ont encore plus augmenté le respect et l'admiration. pour l'être humain.
- Speaker #0
Ça fait plaisir, mais je suis d'accord avec ce que tu dis et je pense que c'est vraiment ce qu'il faut dire aux gens parce que, comme je te disais, ce qu'il faut, c'est être utile aux autres et il faut vraiment qu'on s'adresse dans ce podcast parce que tu l'as aussi effleuré et dit aux gens qui ont des rêves et des ambitions. Il faut vraiment qu'ils aient un truc qui brûle au fond et qu'ils aillent au bout de ça. Je pense que c'est une phrase qu'ils ont entendue beaucoup, mais c'est une phrase qu'ils ont entendue beaucoup de mecs qui ont réussi. Ça vaut le coup de l'écouter. Et de mecs qui ont réussi selon eux. Parce que les critères de réussite sont très différents. Mais les mecs qui ont le sentiment d'avoir kiqué là, ils ont tous dit la même chose. Il faut que tu prennes du plaisir à ce que tu fais. Il faut que tu te fixes un objectif, que tu puisses le visualiser, même le palper dans ton sommeil. Quand tu fermes les yeux, il faut que tu sentes le truc. Il faut que tu puisses vraiment le percevoir à un très haut niveau de perception. Et ensuite, tu prends cette énergie-là et tu vas bosser. Tu vas sur le terrain et tu travailles parce qu'on n'a rien sans travail. Quand on réunit ces compétences-là, on n'est même plus obligé de passer par des moules ou des chemins classiques. Votre meilleur allié, c'est vous-même. Votre meilleure promotion, c'est vous-même. Votre meilleur coach, c'est vous-même. Donc comptez d'abord sur vous-même. Compter sur les autres, ce n'est pas que c'est un problème en soi, mais ça affaiblit forcément un peu parce que si les autres ne vous valident pas, vous ne pouvez plus avancer en fait. Donc… devenez vous-même quelque chose et ensuite vous verrez que les gens viendront naturellement. Moi les médias viennent vraiment maintenant, là en septembre je dois faire Légende, le 9 septembre de Guillaume Play, je vais chez Call Interview là bientôt, c'est que des mecs que j'ai suivis sur YouTube qui maintenant m'écrivent, je vais faire Sincorview, je vais faire tous les grands médias, mais j'ai pas eu besoin d'eux au départ, tu comprends ? C'est quand je suis devenu moi-même quelque chose qu'ils sont venus me consulter. Donc c'est important de compter sur vous et en fait à la réflexion, vous n'avez rien à perdre à essayer d'être vous-même. Vous avez peut-être à perdre la sympathie de deux ou trois personnes, mais du coup, ce n'est pas des amis.
- Speaker #1
Ce n'est pas des amis.
- Speaker #0
Donc, si compte, c'est d'être vous et d'être avec les gens qui vous encouragent à être vous et ne pas essayer de plaire à des gens pour qui vous n'avez même pas de respect, d'ailleurs, la plupart du temps. La plupart du temps, j'entends de correspondre à des gens qui ne respectent même pas. Je dis la vérité. Si tu réfléchis bien au truc, souvent, les gens font des efforts pour plaire à des gens qui ne les respectent pas. Pas plus que ça. Pas plus que ça, en vrai. Mais parce qu'ils ont le sentiment qui permettraient d'avoir de l'avancement. Ils se disent... Si ce gars-là m'aime bien, je pourrais obtenir tel ou tel plan. Ça peut fonctionner. Mais attention parce que par moment, même quand tu y arrives en passant par là, sur la route, tu as le sentiment de perdre une partie de toi très importante. C'est ton intégrité vis-à-vis de toi-même. Ce n'est pas ce que les gens pensent. Sur la route, tu perds toi-même l'estime que tu avais de toi-même quand tu as démarré. Donc à la fin, tu y arrives, mais tu ne stupides pas parce que le prix était trop élevé. Tu comprends ? T'as tout ce que tu veux, tu cries, tu picoles, t'engueules ta femme, tu tapes tes gosses, tu baisses ton pantalon, il est de retour. Voilà. Je pense qu'il faut faire attention à ça. En fait, c'est une phrase de Bernard Tapie qui disait à... C'est au crépuscule, du coup. C'est ça, sur la fin. C'est l'aube, c'est le début, le crépuscule, c'est la fin. Au crépuscule de sa vie. Il a été reçu, il avait son cancer qui lui avait niqué la bouche. Il n'allait plus comme ça. Bernard Tapie quand même. Donc Bernard Tapie, c'est un monsieur qui a fait énormément de choses. C'était un homme d'un vrai charisme. Il dit aux gens, ne cherchez pas à tout coup à réussir votre vie. Par contre, faites en sorte de réussir votre vie. C'est ça qui est important. Et donc réussir sa vie, c'est prendre ses décisions pour soi-même. Ça passe forcément par le fait de décevoir les autres. Si on n'est pas capable d'accepter le rejet, le fait d'être incompris ou d'être invalidé par des gens, alors on n'est pas un adulte. On a encore un enfant qui a besoin de validation, d'affection. N'importe quel adulte devrait être capable de dire « Moi, personnellement, dans la vie, je vais là. » Peu importe ce que ça vous fait ressentir. « Moi, personnellement, dans la vie, je vais là. » Je ne le fais pas pour vous offenser ou pour vous blesser. Je le fais parce que moi, dans mon fort intérieur, dans la vie, je veux aller là. Tout ce qui compte, c'est de faire ton truc. Parce que mon frère, c'est comme je t'ai dit depuis le début, les gens pensent qu'ils sont immortels. Mais frère, il faut kiffer.
- Speaker #1
Il faut kiffer.
- Speaker #0
Il faut kiffer, gros. Tu vois ce que je veux dire ? Moi, je kiffe ce moment-là avec toi. Je vais me doucher. aller chez ma gourde qui va me faire des pâteaux, ragoût, tout ça, grand-mère là, je vais taper ça proprement, et je vais me mettre le caleçon là, sur ma terrasse avec l'air, parce que je vais me dire, quand même pas mal cette journée,
- Speaker #1
voilà,
- Speaker #0
belle journée, tu vois, je vais peut-être manger, j'aime beaucoup le melon là, le melon, il faut que tu goûtes le melon, en ce moment il est...
- Speaker #1
Le petit charantais ? Voilà,
- Speaker #0
le petit melon charantais, tu fais mariner ça un peu dans du pinot, et tu mets un peu de porto, pour bien donner du goût au melon. Et c'est excellent, avec un petit jambon là, un tiras, un burrata.
- Speaker #1
En s'y sort de ce corps.
- Speaker #0
Là, il a pris le contrôle pendant l'interview. Merde, t'as vu, il arrive. Il est fort. Ah, il est fort. J'ai commencé à dire, j'étais parti, il a l'air de dire, t'as un bœuf braisé. J'étais parti. J'étais parti dans mon truc. Mais profitez de l'existence et arrêtez de vous prendre la tête avec des choses qui n'en ont pas. Un tel même pas. Oui, mais alors. Oui, mais lui, c'était mon ami et j'aurais jamais cru que... un ami, il aurait pu faire ça. Ok, laisse tomber. Tu ne lui parles plus. C'est fini. Tu n'es pas censé, dès que tu vois quelqu'un d'autre parler de cet ami-là qui t'a tellement déçu, pourquoi faire ? Passe à autre chose.
- Speaker #1
Créer une relation avec cette personne plutôt que de parler de l'autre personne. Oui !
- Speaker #0
Tu te rends compte quand même de ce que j'ai fait pour lui. Mon frère, la meilleure... En fait, on ne se parle plus. Donc ça y est, on est punis. Tu ne lui parles plus. Donc ça y est, c'est la punition. Tu veux aller prendre un fusil et lui tirer dessus ? Non ? Bon, alors passe à autre chose. Sinon, va au bout de ta logique, va prendre un couteau et coupe tout le monde, et puis comme ça tu vas en tolérant pas. Tu vois ce que je veux dire ? Ça sert à rien. Passez vite à autre chose, profitez de la vie, vous prenez pas trop la tête, soyez pas trop ému pour des choses... même profondément injuste qu'on vous a fait, dites-vous que l'être humain est comme ça, que là où il y a des hommes, il y a de l'hommerie. Essayez de passer à autre chose et de rester focus sur vous. Ne laissez pas votre énergie intérieure être perturbée par le bruit de l'extérieur. Ne laissez pas les gens vous distraire, vous prendre la tête pour rien. Concentrez-vous sur vos trucs. Allez avec ceux qui vous poussent. Évitez ceux qui vous ralentissent et vous tirent en arrière. Et poussez, poussez fort. Parce qu'on vous a fait un cadeau auprès de ceux qui aient la vie, donc poussez.
- Speaker #1
En tout cas Edgar, merci énormément pour le témoin. Merci énormément pour le temps que tu as pris, merci pour tout ce que tu nous as partagé, merci de continuer à nous partager tout ce que tu fais. J'ai hâte de te voir au Stade de France parce que moi j'y crois, je sais que tu le feras. Et je serai tellement fier et ça, je t'en fais la promesse, Stade de France, je serai là. Avec ma femme à venir de Dakar.
- Speaker #0
Vous êtes mes invités.
- Speaker #1
Allez suivre Edgar sur ses réseaux, allez voir ses spectacles, allez l'encourager. à lui donner toute la force qu'il nous donne à nous. Et je vous dis à très vite sur un nouvel épisode du Off Show Latim Incroyable. Bye !