- Speaker #0
Bienvenue dans le Pédagogas Santé, le podcast de Simu Santé et Pion. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Alors, je suis Maxence Dromeau, diététicien. Je suis membre de la CPTF Norvène depuis octobre en 2014.
- Speaker #0
Est-ce que vous pouvez nous parler du territoire sur lequel vous exercez ?
- Speaker #1
Alors moi, je l'exerce dans le territoire de l'Aisne et un petit peu sur le nord. Un territoire qui est assez désertique au niveau médical et un territoire qui est aussi assez pauvre.
- Speaker #0
Est-ce que vous pouvez nous parler un peu des personnes que vous suivez et de votre patientèle ?
- Speaker #1
Alors moi, j'ai commencé récemment, donc forcément le nombre de patients est assez restreint. d'autant plus vu la zone géographique dans laquelle on se situe. C'est une zone, comme j'ai dit, qui est relativement pauvre. Il y a très peu de gens qui ont les moyens d'aller voir et de consulter un diététicien. En plus, ce n'est pas remboursé. Là, il y a eu le problème au vu de la région et de ma profession.
- Speaker #0
Et alors, les patients qui viennent, ils viennent d'eux-mêmes ? Ils viennent parce qu'il y a d'autres professionnels de santé qui les envoient vers vous ?
- Speaker #1
C'est là où il y a le travail en pluridisciplinarité qui intervient. Parce qu'en fait, la plupart des patients que j'ai, ils sont peu, mais le peu que j'ai sont venus par les conseils d'un autre professionnel de santé.
- Speaker #0
Qui sont ?
- Speaker #1
Alors, j'ai eu sage-femme et médecin.
- Speaker #0
D'accord. Et c'est pour des soucis de santé liés à leur alimentation. Est-ce que vous avez des exemples ? Quel type de patients viennent ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, c'est des patients qui viennent essentiellement pour la perte de poids. Et là aussi des patients notamment pour le diabète type 2.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui vous a amené vous à exercer dans ce territoire ?
- Speaker #1
Alors déjà ma localisation de base là où j'habite, donc forcément ça a rien du fait que je travaille dans le secteur. Ensuite il y a les opportunités aussi qui m'ont fait venir ici, qui m'ont fait intégrer la CPTS Nord-Rennes, qui m'ont fait intégrer les établissements qui sont sectorisés dans le coin. Donc c'est principalement pour ça.
- Speaker #0
La sage-femme et le médecin qui vous a recommandé ces patients, ils viennent de la CPTS Norhaine ou d'autres établissements autour ?
- Speaker #1
Alors, ils viennent de la CPTS Norhaine et j'ai aussi eu des médecins sur 50 ans qui m'ont recommandé alors que je suis un peu loin de 50 ans.
- Speaker #0
D'accord. Vous, vous venez du territoire, c'est ça ?
- Speaker #1
Je viens du territoire, je suis à la frontière du Nord.
- Speaker #0
Et vous êtes toujours rendu ici ?
- Speaker #1
J'ai toujours rendu.
- Speaker #0
Donc vous souhaitez travailler ici ?
- Speaker #1
C'est ça, je souhaite rester dans la région et travailler proche de là où j'habite depuis.
- Speaker #0
Et ça vous plaît ? Qu'est-ce qui vous plaît à être diététicien dans ce coin-là ?
- Speaker #1
Le fait d'être diététicien dans ce coin-là, je ne sais pas. Il n'y a pas forcément de lien entre le fait d'être diététicien et d'être dans ce coin-là. C'est un métier que je voulais faire parce que je trouvais le métier sympa. En fait, le fait de conseiller les gens, d'être proche des gens, déjà le côté relationnel. Après, le fait d'être localisé ici, c'est vraiment dû au fait que j'habite ici, je connais la région et je préfère ne pas faire mes marques et rester ici. Après, niveau challenge, peut-être qu'à l'avenir, je serai amené à voyager un peu plus et puis travailler peut-être dans d'autres domaines.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En toujours en diététique, bien sûr.
- Speaker #0
Quelles sont les spécificités de votre pratique sur ce territoire ?
- Speaker #1
Alors, les spécificités sont surtout économiques. En fait, la patientèle que j'ai est issue forcément d'un milieu de la classe moyenne. Ce n'est pas le milieu le plus favorisé. Donc forcément, il faut toujours s'adapter aussi sur les consultations, s'adapter sur les recommandations qu'on va donner aux patients, sur les habitudes du patient aussi. Parce que forcément, il y a des... par exemple des pratiques sportives qui sont plus coûteuses que d'autres. Il y a des pratiques sportives surtout parce que c'est aussi en lien avec la diététique. Et surtout il y a de l'alimentation qui est plus coûteuse que d'autres. Ici on favorise plus les fast-foods que les restaurants par exemple. On favorise la nutrition plutôt ultra transformée plutôt que la nutrition pure où on va venir cuisiner nous-mêmes en fait. Donc c'est des choses comme ça sur lesquelles il faut jouer. C'est apprendre aux gens qu'on peut manger sainement en mangeant des produits bruts. Voilà, principalement.
- Speaker #0
Est-ce que vous rencontrez des freins à ce discours ? Comment est-ce que vous arrivez à changer les habitudes de ces patients-là ?
- Speaker #1
Il y a toujours des freins. Il y a toujours des freins, c'est normal. Chaque patient est différent. Chaque patient a ses propres habitudes et ses propres contraintes. Le patient qui va travailler, qui le matin ne va pas préparer tout de suite son repas pour le midi, il y a toujours des freins. Il y en aura toujours. Et il faut s'adapter. Après, parfois c'est compliqué. Parfois, on n'y arrive pas. Il y a des difficultés comme ça où on n'arrive pas à répondre aux besoins du patient. Et c'est normal, ça peut arriver, ça arrive à tout le monde. C'est quand même ça, on essaye de conseiller sur d'autres parties de la journée, d'autres parties de la semaine.
- Speaker #0
Et vous parliez donc de moyens économiques. Est-ce que vous pensez que manger bien coûte cher ?
- Speaker #1
Non, manger bien coûte pas cher. Au contraire, c'est économique.
- Speaker #0
Parce que ?
- Speaker #1
Parce que manger des produits bouillés, en fait, ça induit de cuisiner soi-même. Et automatiquement, quand c'est pas... Pré-cuisiner ça coûte moins cher en fait, on le fait nous-mêmes. Au final quand on regarde le coût de revient d'un repas qui est brut, c'est moins cher qu'un repas préparé, tout fait en fait. L'intérêt, le problème c'est que souvent quand on achète des produits bruts, parfois on achète en grande quantité, donc le produit va coûter 4 euros. La réalité c'est que sur ces 4 euros, on va utiliser que 1 euro du produit. On va utiliser que, si on achète par exemple un paquet de farine, on ne va pas utiliser les 1 kilo d'un coup, on va utiliser que 100 grammes. Donc on n'utilise pas forcément tout le prix du paquet de farine. Et c'est là où justement on peut faire des économies en cuisinant soi-même, en faisant soi-même ses pâtisseries, en mettant un sucre, ou alors en faisant son repas soi-même, en cuisant sa propre viande. C'est comme ça qu'on peut réaliser des économies. Après je ne vais pas détailler tous les conseils.
- Speaker #0
Non, non, c'était volontaire aussi d'aller casser certains clichés qu'on peut entendre. Et justement, là c'est propre aussi au territoire, on disait qu'il y avait un peu moins de moyens. Donc ils vont moins voir un édicien, mais dire que ça ne coûte pas spécialement.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Je suis plus cher aussi. Alors, quels avantages vous voyez à exercer ici ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Parce que les avantages, l'avantage c'est qu'il y a la présence de la CPTS. D'accord ? Pour moi, c'est un énorme avantage parce que, pour le coup, ça m'apporte du travail, ça m'apporte aussi des possibilités pour plus tard. Parce que c'est des projets qui ne sont pas forcément concrétisés, mais qui peuvent se concrétiser. il y a la possibilité de monter des projets avec d'autres professionnels de santé. On rentre dans le parcours de Florine Tipinet, qui a plusieurs professionnels de santé. C'est un ensemble de choses qui font que c'est intéressant d'être ici pour l'enfant. Après, il y a bien sûr des endroits qui pourraient être encore plus intéressants. Forcément, le côté où il y a plus de patients dans des endroits plus favorisés, c'est forcément mieux après.
- Speaker #0
C'était donc un souhait de votre part de vous installer en ruralité ou si vous aviez eu une opportunité en ville à Saint-Quentin, à Aniens, vous y seriez allé ?
- Speaker #1
Alors, ça dépend des opportunités et de ce qui est proposé. De préférence, je préfère rester au milieu de la ruralité, pour le cas déjà. Et puis, bon, voilà, j'ai toujours grandi en campagne, en campagne générale. même pour le travail, c'est plus un cadre qui est plus sympa.
- Speaker #0
Est-ce que vous seriez installé en libéral en dehors d'une structure comme la CPTS ?
- Speaker #1
Oui, pour la simple et bonne raison que c'est toujours un bagage en plus pour moi, parce que ma profession en fait est une profession qui est assez compliquée, il y a beaucoup de guilletés de titien, peu d'offres d'emploi, c'est une profession où il faut se démarquer. Il faut savoir faire avancer les choses, savoir se montrer. Et donc, avoir ce bagage d'être diététicien en libéral, c'est toujours un plus. Donc, je ne serais forcément installé en libéral, même sans la CPTS. Maintenant, une clôture des sures sans la CPTS, ça ne serait pas aussi bien et ça ne marcherait pas aussi bien.
- Speaker #0
Et du coup, quelles sont les contraintes auxquelles vous êtes confronté ?
- Speaker #1
Les contraintes, elles sont également le peu de patients qui viennent consulter. parce que malheureusement c'est pas remboursé, que les consultations peuvent être chères parce qu'on ne conduit pas à les faire, et malheureusement on ne peut pas se permettre de faire des consultations très bas parce qu'on passe beaucoup de temps dessus. On est aussi soumis au problème des clichés de notre métier. Manger bien, on en a parlé tout à l'heure, mais manger bien c'est cher, pas du tout. Manger bien c'est se restreindre. Non plus, je suis le premier à manger des produits qui sont sucrés, des produits doux. Ça me donne du plaisir et c'est comme ça qu'on devrait tous manger. Le problème, c'est que les gens ne comprennent pas comment se faire plaisir tout en restant dans un équilibre alimentaire sain. Il y a toujours ces clichés de restrictions, ces clichés économiques où on peut payer. Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour contrer ça ? Il y a une chose qui serait juste basique, mais que la sécu rembourse les consultations, enfin en temps. C'est un peu utopique pour l'instant, c'est-à-dire qu'ils ont leur budget. Il y a des politiques qui font que parfois il y a des coupes budgétaires ou autre, donc ils n'ont pas forcément le budget non plus pour rembourser les consultations diététiques. Moi ce que je pense c'est que ça leur coûterait beaucoup au début, forcément, ça leur coûterait plus que ça ne leur apporterait au début les cinq premières années, et les cinq restantes jusque la fin, en fait pour moi ça serait plus économique pour eux, dans le sens où les patients qui vont venir consulter au début vont avoir une meilleure approche vis-à-vis de leur alimentation, et vont équilibrer leur plat, vont avoir une meilleure hygiène de vie. Et avoir une meilleure régime de vie, forcément, ça induit d'être en meilleure santé. Donc à l'avenir, il y a beaucoup de patients actuellement qui ont des problèmes de santé dû à leur alimentation. Peut-être que ces problèmes de santé seraient résolus. Les médecins seraient moins surchargés, peut-être. Après, c'est peut-être une vision aussi topique que j'ai, mais moi, c'est ce que je pense réellement. C'est manger bien, c'est éviter beaucoup de problèmes de santé. Et donc, faire des économies sur le long terme.
- Speaker #0
Comment vous perçoivent vos patients ? Est-ce que vous pensez que cette vision est différente en ville ?
- Speaker #1
C'est une question compliquée. Comment ils me perçoivent ? Je n'ai pas d'idée là-dessus, pour être honnête. Je n'ai pas d'idée sur la manière dont ils me perçoivent. Je suis jeune, ils ont peut-être du mal à faire confiance au début. Après, quand ils voient comment ça fonctionne, quand ils voient que c'est plus un dialogue, qu'on travaille ensemble, ils me perçoivent peut-être moins comme un professionnel de santé, mais plus comme quelqu'un qui vient pour les aider. Je ne vais pas ce côté, je vais comparer au médecin typique, gouttes blanches, équipe prescrit, qui donne l'ordre et voilà, le patient repart et voilà. Il va écouter le médecin pour ce que c'est le médecin. Et nous, on doit savoir se faire écouter, mais sans être médecin. C'est là où c'est compliqué. Mais nous on ne doit pas jouer le rôle de la personne qui va restreindre. On ne doit pas dire vous devez manger ça, ça, ça, comme C'est là où nous on doit travailler, c'est comment vous voulez manger, comment on peut faire pour améliorer la prise en charge. En fait c'est vraiment être accompagné de patients et non pas juste lui donner des ans. Et c'est là où justement on essaie de savoir comme des gens qui... Je ne sais pas les mots... C'est d'être perçu comme des accompagnateurs.
- Speaker #0
Et du coup, en travaillant avec ces patients, comment est-ce que vous définiriez votre relation avec ces patients ?
- Speaker #1
Pour l'instant, parfois je suis plus ou moins à l'aise forcément. Donc pour l'instant, je dirais que ça reste une relation un peu à distance, entre guillemets. Mais je pense qu'avec les suivis, il y a plutôt un rapprochement avec les patients et justement, il y a plus de facilité à communiquer avec eux. Et voilà, après, je n'ai pas de mots pour qualifier la relation que j'ai avec mes patients, mais au fil des suivis, c'est de plus en plus proche, on va dire.
- Speaker #0
D'accord. Quelles sont vos relations de travail avec les autres professionnels de santé ? Vous disiez tout à l'heure que certains vous en recommandent. Comment est-ce que vous communiquez ? Comment est-ce que vous échangez entre vous ?
- Speaker #1
On a une plateforme avec la CPTS Norvège. On utilise une plateforme qui s'appelle Plexus. On utilise aussi des messages insécurisés. Je ne vais pas donner le nom de tous ces fonds de marque. On passe par un message insécurisé sur lequel on communique. On communique les dossiers des patients. Bon, à tant. J'ai eu peu de patients, donc j'ai eu très peu de fois l'objet d'envoyer un dossier, mais c'est ce que j'ai déjà fait. Donc on envoie les dossiers des patients par ces plateformes-là. On discute aussi beaucoup parce que du coup, avec la CPTS, on a le siège de la CPTS, ce qui fait qu'on discute avec les différents membres du bureau pour lesquels on essaie de monter les projets. C'est ce qui fait aussi notre lien, notre relation avec les différents professionnels. On s'entend bien. Tout le monde se connaît et donc tout le monde se recommande un pronom.
- Speaker #0
D'accord. Qu'est-ce qui vous motive au quotidien dans ce cadre d'exercice ?
- Speaker #1
Alors, le métier de diététicien est très plaisant dans le sens où quand on conseille les patients, les patients sont souvent à l'écoute. Ils n'ont pas forcément les connaissances pour la nutrition et ce qui est bien, c'est qu'on a vraiment l'impression de leur être utile. Et ça, c'est un plaisir au quotidien de travailler dans un domaine où on a l'impression vraiment de leur apprendre des choses, quand ils ressortent avec le sourire, qu'ils ressortent en étant concrets. C'est toujours une partie agréable du métier. C'est souvent que ça arrive, plus souvent que l'inversé.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il faudrait améliorer, selon vous, pour favoriser l'installation ou le maintien professionnel de santé en zone environnée ?
- Speaker #1
Pour favoriser l'installation des professionnels de santé en zone rurale, je pense qu'il y a toujours ce côté financier, forcément, parce que la zone rurale n'apporte pas forcément beaucoup de patients à certains professionnels, à d'autres oui, parce que du coup il y a des désarmes médicaux par exemple pour les médecins, mais pour des professionnels comme moi, on est surtout restreint par rapport au nombre de patients qui viennent nous voir. Très bien qu'en étant diététicien en ville, on a plus de patients, les moyens sont un peu plus conséquents, et donc forcément il y a plus de patients. Là, en milieu rural, il y a moins de moyens, donc forcément il y a des enjeux économiques. Donc effectivement, favoriser l'installation d'un professionnel de santé en milieu rural, ce ne sont que des enjeux économiques. Que ce soit le médecin, c'est lui donner les moyens pour le faire venir, et pour le diététicien, c'est donner les moyens aux patients pour le faire venir.
- Speaker #0
Et vous n'aviez pas peur de vous ennuyer justement avec ce peu de patients ? Ou comment faire pour qu'il y en ait plus ? Est-ce qu'il y a aussi des moyens de communication à mettre en place ?
- Speaker #1
Alors il y a plusieurs choses. M'ennuyer, je ne pense pas parce que par l'instant je commence et ça se développe de plus en plus. Donc je n'ai pas forcément le temps de m'ennuyer. Je pense que plus tard j'aurai plus de patients parce que ça évolue en fait. Petit à petit j'en ai de plus en plus. Il y a cette histoire de communication qui est très très importante, dans laquelle je me suis lancé d'ailleurs récemment, où j'essaye sur les réseaux sociaux de lancer de la communication sur mon métier, sur comment on procède, bien montrer qu'on n'est pas là pour restreindre les gens, on est là pour les accompagner et autres. Donc c'est tout un travail sur la communication qui est important, et ça prend du temps aussi, et c'est pas forcément de l'ordre du métier, forcément. On sort du domaine de l'électricien pour moi. C'est plus de la communication, on filme, on se filme, on essaye de créer en fait. C'est être créateur de contenu entre guillemets, mais bon, à mon échelle. Et donc il y a cette histoire de communication effectivement qui est très importante et qui fait que je ne m'ennuie pas dans mon métier parce que du coup il y a toujours des choses en plus à faire pour s'améliorer et pour évoluer.
- Speaker #0
Et ça vous le faites pour valoriser la profession ? Est-ce que vous le faites aussi pour faire passer des messages de prévention santé ou casser certains clichés ?
- Speaker #1
De tout, j'essaie de casser les clichés, c'est très important. Les messages de prévention, c'est évident. Après, comme je viens de commencer, il n'y a pas forcément tout qui a déjà été fait, mais il y a des choses qui vont se faire. Donc des messages sur la prévention, il y en aura. Il y a aussi sur le ton humoristique, il est important de faire passer des messages, mais sur un ton humoristique aussi, parce qu'il faut attirer les jeunes, attirer un peu tout le monde en fait. Et je pense que le ton humoristique, c'est ce qui permet d'aider les gens à venir. Et je ne sais plus c'était quoi dans la question ? C'était,
- Speaker #0
oui voilà, quels sont vos objectifs sur les réseaux en fait.
- Speaker #1
D'accord. Oui les objectifs sur les réseaux, c'est aussi de me faire connaître principalement, moi je ne vais pas mentir là-dessus, c'est clairement de se faire connaître aussi, c'est d'attirer les gens et leur montrer que moi je suis là pour les aider, et qu'ils ont des questions, ils ont pas à me dire que je suis là en fait.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que vous auriez une anecdote marquante à nous partager liée à votre pratique en ruralité ?
- Speaker #1
Il faut que j'affaiblisse un petit peu.
- Speaker #0
Il y a des habitudes alimentaires ? Est-ce qu'il y a des choses qui ont pu vous choquer dans le bon sens comme dans le mauvais ? Est-ce que,
- Speaker #1
par exemple ? Ce n'est pas quelque chose qui était choquant parce que du coup, je n'ai pas beaucoup d'expérience, donc je n'ai pas beaucoup d'anecdotes à raconter, mais j'ai eu l'expérience d'avoir quelqu'un qui mangeait beaucoup de légumes, et que des légumes. et c'est le seul patient que j'ai eu qui mangeait des légumes, c'était l'un de mes premiers donc particulièrement des légumes et de la viande et là où ça me parait bizarre c'est qu'en fait les gens par du temps disent je mange pas de légumes, je mange pas de fruits, c'est la plupart des personnes c'est ça y'a pas de fruits et de légumes dans leur alimentation, c'est beaucoup de féculents avec une source de protéines et beaucoup de sauce c'est souvent ça là l'enquête alimentaire était différente par beaucoup de légumes et il aimait que ça et voilà c'était que l'émotion des légumes c'est pas une anecdote très... très pertinente mais moi je trouvais que c'était le seul patient différent par rapport aux autres.
- Speaker #0
Et est-ce que là pourquoi il vaut, enfin c'est peut-être encore plus compliqué de se dire comment est-ce que je vais l'aider ?
- Speaker #1
Pas forcément parce qu'en fait l'alimentation il y a toujours des choses à faire, en fait c'est pas l'alimentation justement, c'est pas manger que des réguliers. C'est là où justement on intervient, c'est que les gens ont cette croyance, ce cliché de dire « moi je vais manger des légumes, je suis en bonne santé » . D'ailleurs souvent quand je vais voir des patients, parce que je travaille aussi en clinique, quand je vais voir ces patients, je fais mon tour, souvent je dis « je suis diététicien, je viens vous voir pour l'alimentation » . La première réponse « ah bah moi j'ai mangé mes légumes, j'ange mes légumes » . Voilà, alors moi je leur dis « mais je ne viens pas pour ça, je ne viens pas pour ça déjà de base, et puis si jamais il y a des questions par rapport à l'alimentation, je leur réponds, et justement je leur donne mes conseils, je leur dis « oui » . Il faut manger que des légumes, il y a aussi des féculents à mettre, il y a aussi des protéines à mettre. Et donc voilà, c'est important d'associer plein de macronutriments différents. Ça, c'est mon métier de diète, mais voilà.
- Speaker #0
Montrer que c'est un équilibre et pas un équilibre des restaurants.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que vous auriez un conseil à donner à des étudiants pour les encourager à s'installer en réalité ?
- Speaker #1
Des étudiants en diététique ou en...
- Speaker #0
Oui, et pas que, mais oui, bien sûr.
- Speaker #1
Parce qu'étudiant dans un diététique, c'est différent. Je dirais que le milieu est quand même plein. Soyons clairs là-dessus. Tant que ce ne sera pas remboursé, pour moi, ça ne va pas forcément le coup de se lancer tout de suite, à moins d'aller en ville ou de faire son métier en ville. En revanche, pour tout ce qui est médecin, orthophoniste, kiné, tous les professionnels de santé qui puissent exister, je n'ai pas tout cité, sachez juste qu'être proche des patients, parfois c'est la plus belle des choses qui puisse nous arriver parce qu'en fait on se rend compte de la chance qu'on a parfois nous d'être en bonne santé et puis on accompagne des gens qui ne sont pas forcément en bonne santé mais qui sont très attachants et ça donne forcément envie de continuer notre métier comme ça en fait, ça donne envie de les aider et voilà. Parfait.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode de notre Pédagogasse Santé. Si celui-ci vous a plu, n'hésitez pas à le partager et à en parler autour de vous. Vous trouvez toutes nos playlists sur vos plateformes d'écoute préférées. et suivez notre actualité sur le site internet de Simu Santé et sur les réseaux sociaux. Le Pédagogat Santé, écoutez ensemble pour soigner ensemble.