- Speaker #0
Bienvenue dans le Pédagogas Santé, le podcast de Simu Santé et Pion.
- Speaker #1
Alors, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Oui, alors moi c'est Pauline Danfarsen, du coup je suis sage-femme, j'ai été diplômée de l'école d'Amiens en 2019, et là actuellement je suis sage-femme libérale du coup à Marligomont.
- Speaker #0
Donc vous êtes uniquement en libérale ici à Templin ? Oui, c'est ça, ça marche. Est-ce que vous pouvez me parler du territoire sur lequel vous vous exercez ? La démographie, les professionnels de santé, géographie, un peu la population ?
- Speaker #1
Oui, alors du coup, nous c'est une zone rurale ici. Quand je suis arrivée, du coup, c'est une zone très sous-dotée. Parce qu'il n'y a pas beaucoup de sages-femmes aux environs. En tout cas, nous nous concernant, je sais qu'en tout cas avec ma collègue, on a un rayon de 40 km à peu près. On voit les patientes. Les patientes, on a vraiment tout type de patientes. Pour le coup, des patientes véhiculées, non véhiculées, jeunes, plus âgées. On a vraiment de tout. On a beaucoup de mineurs aussi, quand même, qui viennent. Et au niveau des professionnels de santé, il y a quand même un grand manque de médecins par ici. Les patientes ont du mal à avoir un médecin traitant, notamment. Donc, c'est vrai qu'elles s'adressent facilement à nous, pour le coup.
- Speaker #0
Donc, vous ne faites pas uniquement de la femme enceinte. Il y a aussi beaucoup de suivi gynécologique. ou peut-être du fait qu'il y ait moins de... De médecins ou de gynécologues dans le coin ?
- Speaker #1
C'est ça, on fait énormément de suivi gynécologique, même de consultation de première intention, tout ce qui est mycose, infection urinaire. Du coup, le suivi de la femme enceinte et même le suivi de l'enfant pour tout ce qui est vaccination jusqu'à 1 an.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Qu'est-ce qui vous a amené à exercer sur ce territoire ?
- Speaker #1
Alors moi, à la base, j'étais à l'hôpital, je travaillais à l'hôpital. Ma collègue était déjà en libéral. On s'est rencontrées à l'hôpital car elle faisait encore quelques gardes là-bas de temps en temps et elle m'a parlé du fait qu'elle avait du mal à suivre avec toutes les demandes de ses patientes. Et comme je n'habite pas très loin d'ici, du coup on s'est lancées à deux, je l'ai rejoint dans l'aventure du libéral.
- Speaker #0
Quelles sont les spécificités de votre pratique sur ce territoire ?
- Speaker #1
Les spécificités, c'est comme tout métier de sage-femme. Pour le coup, je pense que la différence dans notre territoire, c'est surtout la proximité avec les gens. Je pense que c'est différent par rapport à une sachemme de ville.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui change selon vous ?
- Speaker #1
Je pense qu'on fait vraiment partie de la vie des patientes. Elles ont un souci, elles nous appellent, on connaît leur histoire, on connaît leur famille. Souvent, on les suit pendant pas mal d'années. Je pense que c'est plus cette proximité-là au niveau de la ruralité qui fait la différence.
- Speaker #0
Vous allez aussi à domicile ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Quels sont les avantages que vous voyez à exercer ici ? Vous parliez peut-être du fait d'être aussi à l'hôpital. Quelles sont les différences ? Est-ce qu'il y a des choses que vous préférez ou qui vous manquent ?
- Speaker #1
Alors, ce qui me manquerait, ce serait plutôt le travail d'équipe. Parce que du coup, à l'hôpital, c'est vrai, moi, je suis encore jeune au final. Je n'ai pas été diplômée il y a si longtemps que ça. Et le travail d'équipe, quand même, peut manquer. L'avantage, c'est que nous, on est deux ici. Donc, c'est ce qui m'a aussi convaincue. Dans un salon libéral, je ne voulais pas forcément être seule d'emblée pour commencer. Et par contre, l'avantage, c'est quand même les plannings. On peut gérer notre planning. comme on le souhaite, contrairement à l'hôpital, et la proximité avec les patientes. C'est vrai que moi, c'est ce que je recherchais, parce qu'à l'hôpital, on voit les patientes, mais au final, on les voit une fois de temps en temps, on les voit à l'accouchement, et puis après, on n'a plus de suivi. Alors qu'ici, c'est vraiment global.
- Speaker #0
Et selon vous, quelles sont les principales contraintes auxquelles vous êtes confrontées ? Peut-être vous parler d'un isolement, d'un manque de moyens, etc.
- Speaker #1
L'isolement, oui, ça c'est sûr, parce que du coup, nous, on a la chance, comme on est deux, d'avoir... Encore plus de contacts, mais je pense que quand on s'installe, ça peut être compliqué de se retrouver toute seule, ne serait-ce que pour avoir un deuxième avis et aussi pour orienter au niveau des médecins quand on a des pathologies.
- Speaker #0
Quelles sont vos relations de travail avec les autres professionnels de santé ? Comment est-ce que vous échangez et comment vous vous coordonnez ?
- Speaker #1
Nous, avec les sages-femmes, on se voit régulièrement avec toutes les sages-femmes libérales du secteur. On fait des repas ensemble, comme ça on échange sur notre manière de prendre en charge les patients pour qu'on aille tous dans le même axe. On s'envoie aussi les patientes entre nous, puisqu'on n'a pas forcément les mêmes spécificités, notamment par exemple sur la préparation à la naissance. Nous, par exemple, ici aussi, on fait les interruptions de grossesse, chose que nos collègues ne font pas. Donc c'est vrai qu'on travaille vraiment ensemble, on s'envoie beaucoup de patientes. Ce qui est avec les médecins, ça se passe aussi relativement bien. Les médecins traitants nous envoient toutes leurs patientes pour les suivis gynéco, en tout cas les médecins du secteur. Et nous, on renvoie vers les gynécologues en cas de pathologie. On a nos gynécologues qui nous suivent. Et ma collègue fait également les échographies, et pareil, elle est en relation avec un médecin d'Amiens, il me semble d'ailleurs, docteur Leclerc, je pense que c'est Amiens. Et du coup, c'est pareil, si on a un souci sur l'échographie, il fait le contrôle d'emblée avec la patiente.
- Speaker #0
Ok. On parlait tout à l'heure des avantages et des contraintes. Quels moyens vous mettez pour lever les freins pour des futurs collègues qui voudraient s'installer ?
- Speaker #1
Déjà, on a une aide à l'installation. Donc, si la peur, c'est de ne pas avoir, par exemple, assez de patientelle, parce qu'on est dans un petit village, déjà, ça comble. Quand même, cette aide permet quand même d'acheter le matériel, etc., pour s'installer. Donc, c'est quand même une grande aide, pour le coup, surtout au début. en fonction des zones, on a aussi des exonérations d'impôts ce qui permet aussi pendant quelques années d'augmenter les revenus si par exemple on n'a pas énormément de patientes au début moi c'était plutôt ma peur le fait en plus d'être deux de me dire on va peut-être pas avoir assez de patientelles et au final pas du tout, ça fait un an que je suis installée et je suis obligée de réouvrir sur mon planning parce qu'on n'a pas justement assez de place donc les patientes sont très demandeuses
- Speaker #0
Donc là, vous souhaiteriez avoir d'autres collègues avec vous ? Ou pour le moment, c'est un... Deux,
- Speaker #1
ça va, du coup. Mais là, par exemple, je vais ouvrir en plus la téléconsultation pour pouvoir aider les patientes qui ne peuvent pas forcément se déplacer pour les ordonnances, des choses comme ça, parce qu'on n'a pas assez de créneaux.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Et qu'est-ce que vous trouvez ici que vous ne trouvez pas ailleurs ?
- Speaker #1
La proximité avec les patientes. C'est vraiment la chose que je mets en avant dans la ruralité. Les patientes, on les suit, on les connaît, on connaît leur vie, on discute beaucoup avec elles. Je ne sais pas combien de temps dure une consultation en général, mais je sais que nous, en tout cas, on prend vraiment le temps. Elles ont même besoin des fois de venir discuter. Elles viennent discuter entre deux, on s'appelle. Vraiment, on est présente pour elles et je trouve ça super important.
- Speaker #0
Selon vous, comment est-ce que vos patients vous perçoivent ? Est-ce que vous pensez que c'est différent ? Est-ce que cette perception pour vous est différente ici, en ville ?
- Speaker #1
Oui, je pense. Pour le coup, c'est vrai qu'en fait, dès qu'elles ont un souci, même quand elles ont des questions qu'elles n'oseraient pas forcément poser, ça, c'est quelque chose qui revient souvent. Elles viennent ici nous les poser, choses qu'elles, par exemple, n'osent pas poser à leur médecin traitant, à leur gynécologue, des choses comme ça. Elles viennent nous les poser à nous, pour le coup.
- Speaker #0
Sur quel sujet ou quel type de questions, par exemple ?
- Speaker #1
Des questions sur leur couple, des fois, des questions sur leur relation, sur leur activité sexuelle. Enfin, voilà, vraiment des questions plus intimes. Et on a aussi énormément de patients qui viennent nous parler de leurs problèmes urinaires. Du coup, qui n'osent pas forcément aborder avec leur médecin traitant, puisqu'elles sont plutôt gênées.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, comment est-ce que vous décririez votre relation avec vos patients ?
- Speaker #1
Proches, pour le coup. Moi, je sais que toutes mes patientes ont mon numéro de téléphone professionnel. Du coup, elles m'envoient des SMS. Voilà, on est vraiment proches. Elles savent que si je ne réponds pas, c'est que je suis occupée, ou que c'est dimanche, mais dès que je peux, je leur réponds. Voilà, ça peut être un avantage comme un inconvénient, parce que du coup, forcément, on est toujours disponible. Mais du coup, nous, c'est l'avantage d'être deux. Là, ma collègue est en congé, elle a fait son transfert d'appel, elle n'a aucune nouvelle de ses patientes, et je lui en donne forcément quand elle accouche ou des choses comme ça. Mais voilà, elle n'est pas obligée en tout cas de répondre au téléphone.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que j'allais dire, vous arrivez à trouver quand même votre équilibre vie professionnelle, vie personnelle avec cette proximité ?
- Speaker #1
Oui, parce que moi, en fait, je préviens les patientes. Quand je les ai en consultation, je leur explique que je suis présente pour elles, etc., mais que j'ai aussi ma vie, et pour le coup, elles l'entendent vraiment bien.
- Speaker #2
Vous faites des accouchements ?
- Speaker #1
Non. Pas d'accouchement à domicile, on fait le suivi complet. Elles accouchent à l'hôpital et on récupère après pour le suivi prado de bébé à la maison. Oui, je me déplace à domicile tout ce qui est monitoring de contrôle pendant la grossesse et tout ce qui est suivi de bébé à la naissance jusqu'à ses 15 jours.
- Speaker #0
Je vais juste reposer la question pour que ce soit enregistré. La première, c'était... Est-ce que vous faites des accouchements à domicile ?
- Speaker #1
Alors non, on ne fait pas d'accouchement à domicile. On suit les patientes durant toute leur grossesse. Elles accouchent à l'hôpital de leur choix, avec lesquels on les met en contact. Et ensuite, on fait le suivi à la maison avec le bébé.
- Speaker #0
Parfait. Qu'est-ce qui vous motive au quotidien dans ce cadre d'exercice ?
- Speaker #1
Toujours pareil, la proximité. Pour le coup, je vais me répéter un petit peu, mais c'est vraiment ça. Et puis, le fait de sentir qu'on en est utile. Moi, c'est vraiment ce qui me motive tous les jours. Je sais que quand je viens, je vais pouvoir aider les patientes. Elles ont besoin de nous et on est présents. Et ça, pour moi, c'est plus important.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des choses qui ont changé dans votre pratique entre l'hôpital et ici ? Par exemple, peut-être d'avoir plus d'explications, un peu moins de connaissances des patients, tout ce genre de choses, par exemple ?
- Speaker #1
Moi, je prends beaucoup plus le temps avec les patientes ici. C'est vrai que je faisais aussi des consultations de suivi à l'hôpital. Et on est très rythmé par le temps. 20 minutes, c'est 20 minutes. Moi ici, comme je peux gérer mon planning, je sais que par exemple je mets 30 minutes. Plutôt que 20, comme ça au mieux je suis en avance pour les patientes d'après, et au pire on a le temps de discuter davantage avec les patientes. Et même par rapport notamment aux violences conjugales, on a beaucoup plus de patientes qui se confient puisqu'elles savent qu'elles ont le temps de parler et qu'on ne va pas les forcer à parler.
- Speaker #0
D'accord. Que faudrait-il améliorer selon vous pour favoriser l'installation ou le maintien de professionnels de santé en zone rurale ?
- Speaker #1
L'installation, je pense que c'est bien comme c'est actuellement. parce que pour le coup, avec les aides, avec tout ce qu'il y a autour, je pense que ça suffit pour le coup. Après, pour le maintien, on a aussi le droit à des aides si on remplit certains critères, pour le coup. Elles sont beaucoup moins importantes, mais en général, on a déjà créé notre patientèle quand on arrive à ce moment-là de notre carrière. Donc moi, pour le coup, je trouve que actuellement, comme c'est, je trouve ça très bien.
- Speaker #0
Ça marche. Que pourrait faire la faculté ou les pouvoirs publics pour préparer les jeunes professionnels à exercer ici ?
- Speaker #1
Je pense nous présenter un petit peu plus le monde libéral et le monde libéral rural. Parce que moi, personnellement, j'avais une image assez caricaturale. C'est-à-dire que je me disais, il n'y a pas beaucoup de patientes, clairement, donc ce n'est pas une bonne idée. S'installer à la campagne alors qu'au final, pas du tout. Parce que si je prends notre secteur, je pense qu'on a plus de patientes qu'une personne en ville, au final, où il y a peut-être plusieurs sèches femmes. Donc ça, je pense que ce serait important. Et peut-être aussi rajouter des stages en libéral. Parce que c'est vrai que moi, par exemple, en tant qu'étudiante de sa chambre, on n'était pas obligé d'en faire. Ça ne m'intéressait pas forcément à la base, donc je n'en ai pas fait. Et je ne connaissais pas du tout ce milieu.
- Speaker #0
Donc c'est plus un concours de circonstances dans votre cheminement professionnel qui vous a fait arriver ici qu'une vocation, j'allais dire, initiale ?
- Speaker #1
Ah oui, oui, complètement. Moi, en sortant de l'école, je voulais absolument travailler à l'hôpital. C'est ce qui me plaisait, les urgences, être en équipe, voilà. Et en fait, non, c'est le concours de circonstances, comme vous dites, qui m'a plu. qui m'a suivie ici. Et j'en suis contente maintenant, pour le coup.
- Speaker #0
Et est-ce que vous prenez des stagiaires ?
- Speaker #1
Oui, je prends des stagiaires. J'ai une stagiaire d'Amiens qui est venue déjà plusieurs semaines, d'ailleurs.
- Speaker #0
Comment ça s'est passé ? Est-ce qu'elle a apprécié ? Qu'est-ce que vous avez mis en place avec elle pour lui donner envie peut-être de s'installer en zone rurale ?
- Speaker #1
Alors, elle a apprécié. L'avantage, c'est du coup, comme avec les patientes, c'est la proximité. C'est-à-dire qu'elle est à l'aise, elle fait les gestes. Elle est toute seule, donc forcément, elle a la possibilité. Nous, on est deux, donc on lui laissait même choisir ce qu'elle voulait faire. Du coup, en fonction de ce qui l'intéressait plus au niveau de la pratique. Et ensuite, quand on allait en domicile, du coup, on l'emmenait avec nous, on la ramenait. Enfin, voilà. Vraiment, c'était pareil, la proximité. On mangeait avec elle le midi, on allait à le restaurant. Voilà, c'est vraiment la vie comme nous, en fait, on la vit au quotidien pour lui montrer un petit peu comment ça se passe.
- Speaker #0
Est-ce que vous auriez une anecdote marquante à nous partager liée à votre pratique en ruralité ? Ça peut être un lien particulier avec des patients ?
- Speaker #1
J'ai notamment une patiente que j'ai retrouvée, que j'avais accouchée à l'hôpital plusieurs fois, où du coup, je n'avais pas reconnu son nom, pour le coup, elle n'avait pas reconnu le mien non plus, et je suis arrivée à domicile, et en fait, c'était un peu le choc de se dire, mais on se connaît. Et après, j'ai vu ces deux autres enfants qui étaient là, et du coup, c'était très plaisant, puisque du coup, déjà, je revoyais les enfants que j'avais connus il y a cinq ans. Comme on passe plusieurs fois à domicile, la deuxième fois où je suis passée, les enfants avaient un petit bouquet de fleurs pour dire, la dame avait fait un petit gâteau et du coup j'ai passé plus de temps et on a discuté justement du passé, de comment c'était passé, etc. Et maintenant c'est une patiente que je suis en suivi gynécologique très régulièrement. Et c'est vrai que c'est plaisant parce que du coup on voit les enfants grandir, même eux nous parlent parce qu'ils savent qui on est. Et moi c'est vrai que ça j'aime bien du coup.
- Speaker #0
Et vous parliez là des différentes facettes du métier de sage-femme. Est-ce que vous pensez que c'est connu de toutes les Merci. patientes, que ce soit en ville ou en réalité ? Est-ce que là-dessus ça change ? Est-ce que le métier de sage-femme est assez bien connu sur toutes ces facettes ? Et est-ce que c'est différent du coup en ville et à la campagne là-dessus ?
- Speaker #1
Alors je ne sais pas, c'est différent en ville et à la campagne. Par contre, c'est vrai que les patients plus âgés pour elles, on ne fait que le suivi de grossesse. Parce que du coup, la gynécologie a été rajoutée qu'après. À l'époque, c'est vrai qu'on ne faisait que le suivi de grossesse ou les accouchements. Et souvent, pour le coup, c'est les médecins traitants qui les informent en disant « Non, mais les sages-femmes peuvent faire le suivi gynécologique, peuvent faire vos rééducations du périnée. » Et du coup, ça vient comme ça et par rapport aux bouches à oreilles aussi. Je ne sais pas comment ça se passe en ville, mais nous, ça marche énormément comme ça. C'est les collègues qui envoient, c'est les parents qui envoient les filles, les filles qui envoient les mères. C'est vraiment le bouche à oreille. Et du coup, c'est vrai que moi, en consultation, j'informe beaucoup les patientes de tout ce qu'on peut faire. Comme ça, si elles ont besoin de quoi que ce soit ou que leurs amis ont besoin de quoi que ce soit, elles nous les envoient plus facilement. mais je pense que de base, c'est pas... connu forcément pour le suivi gynécologique les Sacha, même si maintenant on en entend un petit peu plus parler quand même.
- Speaker #0
Pour conclure, est-ce que vous auriez un conseil à donner à des étudiants en santé pour les encourager à vous rejoindre ?
- Speaker #1
Alors moi, le conseil que je donnerais serait quand même de faire de l'hospitalier en sortie de diplôme et seulement après, s'installer en libéral. Parce que quand on est en libéral, on a quand même besoin d'être sûr de soi. Et quand on est diplômé, c'est comme quand on a le permis, on ne sait pas forcément conduire. C'est à peu près la même chose, c'est-à-dire qu'on a les bases, on sait faire. Mais je pense que c'est important d'être confronté à plein de situations. pour le coup, pour savoir gérer. Parce qu'on ne fait pas, par exemple, les accouchements à domicile, mais ça peut arriver qu'on arrive à la maison et que finalement, la patiente soit en travail et qu'on se doit de rester. Personnellement, ça ne m'est pas arrivé. Ça a failli une fois, mais on a eu le temps d'aller à l'hôpital. Ma collègue, ça lui est déjà arrivé plusieurs fois. Donc, c'est vrai que de ne pas stresser, de montrer à la dame qu'on est sûre de soi, c'est très important. Je pense que l'hôpital, du coup, aide là-dessus. Mais une fois qu'on a fait ses bases à l'hôpital, si on veut de la proximité avec les patients, si on veut une vie plus posée. aussi, pour le coup, parce que c'est pas du tout le même rythme. Je pense que c'est important de s'installer en libéral et d'autant plus en ruralité, si on veut tout ça.
- Speaker #0
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