- Speaker #0
Bienvenue dans le Pédagogas Santé, le podcast de Simu Santé et Pion.
- Speaker #1
Est-ce que vous pouvez brièvement vous présenter ?
- Speaker #2
Bonjour, je m'appelle Isabelle Ouvret, je suis infirmière libérale depuis 2001 sur le secteur de Marais, qui village à 100 km d'ici.
- Speaker #1
Est-ce que vous pouvez nous parler du territoire sur lequel vous exercez ?
- Speaker #2
Alors c'est un territoire qui est exclusivement rural, pas même de petits villages, surtout Marais-Busigny. Alors,
- Speaker #1
la démographie des professionnels de santé, la population de ce territoire ?
- Speaker #2
Alors, on a des personnes âgées au niveau professionnel de santé, et puis... Pas mal d'années, je vois que le nombre de professionnels diminue chez les médecins, surtout les médecins. Quand j'ai démarré mon activité, par exemple, sur Buzini, il y avait trois médecins. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un. À Marais, on avait un médecin, il n'y en a plus du tout. Les villages aux alentours, c'est pareil. Soit ce sont des départs imprêts qui ne sont pas remplacés. Donc oui, au niveau démographie médicale, c'est un gros souci. Au niveau infirmier, ça va, on reste à peu près. Après, si il y a une infirmière qui prend sa retraite, elle est remplacée. Au niveau médical, c'est un gros souci.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui vous a amené à exercer dans ce territoire ?
- Speaker #2
Je vais dire que c'est l'occasion qu'elle fait de la conduire. Une infirmière qui cédait sa clientèle parce qu'elle va faire sa retraite. Et je me suis dit, pourquoi pas, je travaille en milieu hospitalier. Ça me plaisait beaucoup, mais j'avais toujours un petit peu, dans un coin de ma tête, l'idée de faire du libéral. intéressants, enrichissants et surtout très variés en activité.
- Speaker #1
Dans cette zone géographique-là, pourquoi venir ici ? Est-ce que quand vous avez exercé en milieu hospitalier, c'était aussi dans le coin ?
- Speaker #2
Avant, j'exerçais en milieu hospitalier, c'était en ville, c'était à Cambrai. D'accord. La zone géographique, simplement parce que j'habitais dans cet endroit, donc quand l'occasion s'est présentée, j'étais sur mon secteur. On ne peut pas s'éloigner non plus en activité libérale, il faut rester sur son territoire.
- Speaker #1
Quelles sont selon vous les spécificités de votre pratique sur ce territoire ?
- Speaker #2
Alors il y a beaucoup d'accompagnement dans tous les domaines, parce qu'il faut éduquer le patient, il faut l'accompagner dans les différentes pathologies. C'est vraiment un ensemble, la profession d'infirmière libérale c'est un ensemble, on va chez le patient, on vit un peu les choses avec lui. On se connaît depuis longtemps, souvent, puisque c'est des gens qu'on suit. Donc, en fonction des pathologies, on l'accompagne, je vais dire, du début. Donc, c'est vraiment important d'être à l'écoute, de les accompagner, de leur donner des explications quand c'est nécessaire, les éduquer aussi sur certaines pathologies. Il y a des choses qui doivent… C'est vraiment un ensemble. À domicile, c'est ça. C'est ce qui fait toute la différence avec le milieu hospitalier où les gens ne vont vraiment faire qu'un passage. Ici, à domicile, on va toujours être amené à se revoir en fonction des pathologies. Bien sûr, il y a des gens, c'est ponctuel, c'est une crise de santé en l'intensité, mais sur des grosses pathologies, on va vraiment les accompagner tout le long de la maladie. Donc, il y a vraiment une relation qui s'établit entre le patient et le soignant.
- Speaker #1
Et là, vous parliez du fait que sur les villages aux alentours, il y a un peu un teaser médical, en tout cas une diminution du nombre de médecins. Est-ce que votre périmètre s'est élargi ? Est-ce que vous faites beaucoup de route pour aller à domicile, par exemple ?
- Speaker #2
Alors non, volontairement, on n'a pas élargi notre périmètre d'intervention, pour des raisons financières, parce qu'il n'y a pas eu de carburant, etc. Et au final, c'est surtout des déserts médicaux. Au niveau infirmier, c'est assez bien sectorisé, il y a assez d'infirmiers sur chaque secteur. C'est plus le problème des médecins.
- Speaker #1
On parlait tout à l'heure de spécificité de votre pratique. Est-ce que vous pensez que c'est différent sur ce que vous faites en milieu rural plutôt qu'une infirmière libérale en ville ?
- Speaker #2
Je pense que oui, parce qu'on n'exerce pas de la même façon. Les infirmières en ville, par exemple, consultent énormément le cabinet. Nous, on va plus facilement chez les gens. Moi, au cabinet, je n'ai quasiment personne. De temps en temps, une ou deux personnes. mais c'est très rare. Vraiment, on va chez le patient, c'est vraiment nous qui allons chez eux, mais en ville, c'est complètement différent. Je sais qu'elles ne vont pas souvent chez les patients, sauf vraiment ceux qui ne peuvent pas se déplacer, mais elles privilégient beaucoup les soins en cabinet. J'ai déjà discuté avec des collègues justement sur Boas, elles les reçoivent énormément en cabinet, pourtant en Boas, on ne peut pas aller se soigner en grande ville. Mais on n'a pas du tout la même façon de pratiquer.
- Speaker #1
Et sur les soins, en tant que tel, est-ce qu'il y a des différences ?
- Speaker #0
Sur les soins, je ne pense pas. Avec par exemple ?
- Speaker #2
C'est très variable en fait, ça dépend. J'ai envie presque de dire que c'est par période. Les soins qu'on fait plus, par exemple, il y a toutes les campagnes de vaccination qu'on fait à partir du mois d'octobre, etc. Tout l'hiver, ça dépend, ça dépend des périodes en fait.
- Speaker #1
Quels sont les avantages que vous voyez à exercer ici ?
- Speaker #2
Les avantages, il y en a plein en fait. C'est la relation qu'on a avec tout le monde, avec nos patients, avec les autres professionnels de santé aussi. Je travaille aussi beaucoup avec les gens de la CPTS, les pharmaciens. Il y a vraiment une relation qui s'est établie entre tout le monde et c'est super agréable de travailler comme ça. à chacun Au démarrage de mon activité, chacun exerçait un petit peu de son côté, de façon autonome. Et depuis pas mal d'années, je pense aussi avec tous les moyens qui existent maintenant, les messageries sécurisées, tout ça, ce qu'on n'avait pas au début où je démarrais, ça permet quand même d'échanger énormément et d'avoir une relation avec les autres professionnels de santé qui est vraiment beaucoup plus sympathique, beaucoup plus agréable. Si j'ai un souci, j'envoie en direct quelque chose au médecin traitant, il me répond dans les cinq minutes. Ça marche très bien, c'est des systèmes de communication qui marchent très bien. Et ça donne vraiment plaisir à travailler parce qu'on ne se sent plus tout seul. Ce n'est pas facile d'exercer quand on est en libéral, on se retrouve vraiment tout seul face à un patient qui ne va pas bien ou quelque chose. Là vraiment, le fait d'avoir tous ces moyens de communiquer, c'est quand même chouette. Ça nous permet en direct de donner des informations au médecin traitant, au kiné, à la pharmacienne, à n'importe qui. Même des fois au niveau des spécialités, si par exemple je tombe sur des soins, j'ai déjà eu le cas de pensant que je n'arrivais pas à soigner, de soins de luxe, ou autre chose comme ça, je demande l'avis au médecin traitant et je contacte par télé-expertise le service de pléicicatrisation. Et là j'ai un médecin vraiment spécialisé là-dedans, qui m'envoie un message en me disant « essayez tel protocole, ou alors carrément qui me dit, comme j'ai lu carrément, une dame diabétique avec un mal vers le forain. » vous me l'envoyez, on l'hospitalise cet après-midi. Donc je trouve que c'est bien, ça permet de donner une offre de soins, répondre à des demandes, d'entendre, de faire rendez-vous, il n'y a pas de place, vous allez attendre, etc. Que là, le fait de faire de la télé-expertise comme ça, ça va très vite. On a tout de suite un avis médical et c'est bien justement pour pallier à ce problème de médecin. On n'a plus sur le territoire. C'est quoi la télé-expertise en fait ?
- Speaker #0
Oui, la télé-expertise.
- Speaker #2
En fait, ce sont des spécialistes. On a une plateforme et on se met en contact. Et en fait, il y a l'hermétologue, les cicatrisations, ça peut être aussi cardio. Il y a plein de spécialistes et on se connecte et on les a en direct. C'est très rapide. En général, quand je fais une demande, je fais une ou deux photos, par exemple, s'il vous plaît. Je résume l'état de patience qu'il a, même si ça ne reste pas connu par ce médecin. Je lui explique le tout, je lui envoie et en général, dans la journée, j'ai ma règle. Grand maximum dans les 24 heures. C'est vraiment très chouette comme principe.
- Speaker #1
Vous parliez tout à l'heure de votre relation avec votre patientèle. Comment est-ce que vous la décririez ?
- Speaker #2
Alors, je pense que c'est une relation… J'ai envie de dire que je fais presque partie de la famille. parce qu'il y a beaucoup de personnes qui me voient tous les jours, voire plusieurs fois par jour j'ai des patients chez qui je vais trois fois par jour et finalement pour certains je suis la seule visite de la journée donc oui je pense que je fais un peu partie de la famille il y a une relation surtout à la campagne on est très proche de nos patients on se connait beaucoup de patients me tutoient parce que c'est comme si j'étais leur petite fille ou leur fille donc il y a vraiment c'est une relation très très plus et
- Speaker #1
Qu'est-ce qui est différent entre cette relation-là et une relation en ville entre un infirmier et ses patients ?
- Speaker #2
Alors, en libéral, je ne sais pas, mais je pense que, déjà, moi, pour avoir travaillé en milieu hospitalier, c'est beaucoup plus distant, on n'a pas du tout la même approche. Les patients, déjà moi, en milieu hospitalier, c'était les gens viennent pour être hospitalisés, celui-ci vient pour être préventionné, etc. C'est un passage sourd. On n'a pas le temps de créer ce lien-là. À domicile, on est toujours amené à se revoir, donc il y a forcément des choses plus intimes qui se créent. Et le fait d'aller chez le patient aussi crée une certaine intimité. C'est nous qui allons chez eux. Ce n'est pas un patient qui arrive dans un milieu qu'il ne connaît pas, etc. Là, il est chez lui, donc c'est beaucoup plus facile de créer les liens. il est plus à l'aise même pour parler quand il a besoin de parler de certains problèmes parce que des fois on va pour un un soin tout bête une prise de sang une piqûre et puis voilà il nous explique des choses parfois des choses qu'il a besoin d'expliquer de dire parce qu'il a besoin de parler de choses enfin ça dépend je ne sais pas comment trop expliquer le topo mais on parlait des avantages qu'a exercé ici Merci.
- Speaker #1
Vous êtes sans doute aussi confrontée à certaines contraintes.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ?
- Speaker #2
Les contraintes, comme je disais, il y a aussi la distance entre les villages. Des fois, ça nous arrive d'être appelés dans un village un peu plus éloigné. C'est un peu contraignant parce que finalement, on passe beaucoup de temps sur la route. Les contraintes aussi, c'est les réserves d'eau. On a très grand besoin de médecins. Les journées qui sont assez longues, on ne peut pas se mentir. Tout dépend de comment on veut exercer. Moi je travaille avec deux collaborateurs, donc nous avons deux tournées. Il y a toujours deux infirmiers qui travaillent et une qui remplace au besoin. Tout est question d'organisation.
- Speaker #1
Qu'est-ce que vous trouvez ici que vous ne trouveriez pas ailleurs ?
- Speaker #2
Je pense que tous les liens que j'ai créés avec mes patients, ça c'est irremplaçable. Aujourd'hui, les gens commencent à me dire, la retraite, je ne veux même pas y penser, parce que je me dis que je n'arriverai pas à couper comme ça ces niens-là, il y a quelque chose de fort. Je vois quand je prends des congés, des choses comme ça, même si je suis en congé, je suis à 1000 kilomètres de là, il y a toujours un petit message, comment va un tel, parce que quand je suis parti, il n'allait pas trop bien. On ne peut pas couper totalement. Le lien qu'on crée avec ces patients comme ça, en libéral, on ne peut pas le couper du jour au lendemain. D'ailleurs, même quand on perd des patients, des choses comme ça, il y a toujours quand même, on ne peut pas se détacher complètement, c'est compliqué. On a vécu trop de choses ensemble, je vais dire, entre guillemets. Et ce lien-là est très fort. Alors, libéral, c'est quelque chose de très bon.
- Speaker #0
Il y a eu beaucoup d'amis.
- Speaker #2
Avec mes collègues, c'est pareil, il y a des liens très, très forts. Déjà, le fait de travailler en petit comité, on se connaît très bien, on connaît la vie de chacun, etc. Et on a des liens très, très forts. Oui, c'est... C'est des relations très particulières. Puis on a énormément de confiance l'un dans l'autre aussi. On sait qu'on peut compter les uns sur les autres, ça c'est important. Et puis, on a développé aussi au sein de la CPTS, on a ouvert en fait des contacts avec des gens qu'on ne connaissait pas forcément. Moi, il y a à peu près deux ans, deux ans et demi que je suis arrivée à la CPTS, je ne connaissais pas l'orthophoniste, je ne connaissais pas les médecins de la MSP. Je ne connaissais pas forcément les autres infirmières, etc. Donc, le fait d'arriver à la CPTS, créer des groupes de travail sur certains projets, on a appris à se connaître. Et puis, ça crée des liens très forts aussi. On encadre des étudiants, par exemple, j'encadre des étudiants avec l'orthophoniste. Voilà, on est devenus les meilleurs amis.
- Speaker #1
Comment vous perçoivent vos patients ? Et est-ce que vous pensez que cette vision est différente en ville ?
- Speaker #2
Alors, comment me perçoivent-ils ? Je ne sais pas. Il faudrait leur poser la question. Mais bon, je pense que c'est difficile à dire comment ils me perçoivent. Franchement, je suis leur soignante. Je ne saurais pas vous dire comment je me perçois, franchement.
- Speaker #1
Il n'y a pas de souci.
- Speaker #2
Mais je pense qu'en ville, il y a quand même beaucoup plus de distance. Quand je discute avec des infirmières qui exercent en ville, on sent qu'il y a plus de distance. Ce n'est pas la même chose. Il y a déjà moins de temps passé auprès du patient, je pense. Nous, on prend vraiment le temps. J'ai envie d'y rencontrer nos heures. Ça peut m'arriver d'aller chez un patient pour faire une injection, passer une heure chez mon patient. Si j'ai le temps, bien sûr, il n'y a rien qui presse derrière. Mais on prend le temps, oui. En effet, à la campagne, c'est un peu différent. On n'est pas stressé, on n'est pas tenu par les autres.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui vous motive au quotidien dans le cadre d'exercice ?
- Speaker #2
C'est ce que je peux apporter aux gens, c'est le côté soignant, c'est voir qu'il y a un retour, il y a un échange. Je leur apporte quelque chose de positif, mais aussi ils m'apportent énormément. C'est une relation entre le patient et moi et c'est un échange qui est toujours positif.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il faudrait améliorer selon vous pour favoriser l'installation ou le maintien de professionnels de santé en zone urbaine ?
- Speaker #2
Notre élumération est bonne. Non, je pense que... Qu'est-ce qu'il faudrait améliorer ? Je pense que le fait... Ça s'est déjà beaucoup amélioré. Comme je le disais, tout ce qui est pluripro, le fait de travailler ensemble, c'est beaucoup plus rassurant. C'est beaucoup plus... On se sent plus en sécurité, on se sent épaulé. S'il y a un souci, je sais que je peux compter sur quelqu'un d'autre. Et ça, c'est vraiment agréable. C'est un peu comme quand on travaille en milieu hospitalier où on sait qu'il y a toujours quelqu'un sous la main au cas où. Là, le pur et pro, c'est exactement ça, en fait. C'est de se dire, je ne suis pas toute seule. Si, tiens, j'ai un doute sur un truc, je discute avec mon collègue et on arrive comme ça. C'est ça qui est quand même bien rassurant, je trouve.
- Speaker #1
Est-ce que vous auriez une anecdote marquante à nous partager liée à votre pratique en réalité ?
- Speaker #2
Une anecdote sur quoi ?
- Speaker #0
Je suis bien marquée.
- Speaker #2
Je suis bien marquée.
- Speaker #0
Auquel vous ne pensiez pas, ou quelque chose qui vous a étonnée ?
- Speaker #1
Qui vous a surpris,
- Speaker #2
oui. Ce qui m'a surpris quand j'ai commencé à travailler en libéral, c'est un peu de voir la réalité et la misère des gens. Je pense que je n'imaginais pas du tout. C'est vrai. Je me suis rendu compte qu'en fait, il y avait des gens qui vivaient encore dans des situations de grande précarité. Et jamais, jamais, parce que j'ai commencé, j'imaginais pas qu'on pouvait encore vivre dans des conditions comme ça. Et aujourd'hui encore, je me dis, des gens qui vivent, qui n'ont pas de chaude, qui sont obligés de faire chauffer de l'eau, des choses comme ça, qui vivent vraiment dans des conditions très, très précaires. Et ça, c'est ce qui est très choquant à domicile. On ne se rend pas compte de ça quand on est à l'hôpital, parce que l'hôpital, le malade arrive, on se dit c'est monsieur tout le monde, à domicile on voit des choses, ça c'est ce qui m'a beaucoup marqué.
- Speaker #0
Vous savez que c'est spécifique au territoire ou c'est en général à domicile en ville par exemple ?
- Speaker #2
Je pense que malheureusement, vu le contexte, il doit y avoir des choses en ville aussi. Peut-être un peu moins important. mais aussi quand même.
- Speaker #1
Est-ce que vous auriez un conseil à donner à des étudiants en santé pour les encourager à vous rejoindre et à s'installer en réalité ?
- Speaker #2
Je pense que c'est un métier qui est super, infirmière libérée, c'est vraiment le métier où on voit tout, on touche à tout. Ce n'est pas une spécialité où je vais dire, je suis infirmière par exemple en traumato, en digestif. Là, moi, je vois tout. Je soigne aussi bien des bébés, des personnes de 40 ans, des papilles, des mamies. On a vraiment toute la catégorie, tout le panel d'âge et toutes les pathologies aussi. Je peux très bien voir une jeune maman qui vient d'avoir une césarienne, tout comme je vais soigner des gens qui sont en fin de vie, faire du soin palliatif. C'est vraiment très varié. C'est ça qui rend le métier vraiment intéressant. Comme je vous le disais, c'est ce lien concret avec nos patients qui est un peu unique à domicile. On ne le retrouve pas ailleurs.
- Speaker #1
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