- Speaker #0
Bienvenue dans le Pédagogas Santé, le podcast de Simu Santé et Pion.
- Speaker #1
Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
- Speaker #2
Je suis le Dr Jean-Michel, j'ai 57 ans, je suis installé ici à Beaune depuis 2020, mais installé en médecine générale et en libéral depuis 2003. et j'ai repris une activité de praticien hospitalier en médecine d'urgence à l'hôpital de Saint-Ventin. Ça, c'est pour l'activité, je dirais, médicale. Et je suis aussi praticien, pas dessus, c'est-à-dire maître de stage universitaire et enseignant à la fac d'année au département de la Cité générale.
- Speaker #1
Est-ce que vous pouvez nous parler un peu du territoire sur lequel vous exercez ?
- Speaker #2
C'est un territoire que je connais bien puisque ça fait 22 ans que j'exerce, moi qui venais de la métropole liloise, ça a été vraiment un changement complet, c'est un territoire rural, un territoire riche et un territoire pauvre, c'est du rural, ancienne terre de production industrielle, T'es... qui est localisée en 2003, c'était parti en 2010. Et donc reste une activité de l'agriculture, c'est un environnement très rural, à l'info production céréale et production laitière, et un tissu industriel qui a été totalement revendiqué. Donc beaucoup, beaucoup de chômage, carence d'emploi, l'intégration de santé qui est très très faible. et un y-alloyement des villes facultaires.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui vous a justement amené à exercer dans ce territoire ?
- Speaker #2
Au départ, c'était un peu un hasard qui m'avait dans ce territoire. Je cherchais avant tout un territoire rural. Moi je viens de l'hôpital, au départ j'ai des praticiens hospitaliers aux urgences exerçant dans une grande ville, à Valenciennes, ayant un passé de remplaçant en milieu rural. Et voulant quitter l'hôpital, j'ai recherché à travailler justement en milieu rural pour avoir un contact un peu plus serein avec les patients. L'exercice général de la médecine libérale en ville est complètement différent. Donc c'est vraiment un choix, pas forcément de territoire, mais le territoire rural, oui, c'est un choix voulu et assumé. Moins d'exigence du patient, moins d'intensité médicale, moins de facilité d'imposer un peu les choix voulus. On est plus à la commande et dans le choix des thérapeutiques, dans le choix des diagnostics, et plus dans l'échange avec le patient. C'est beaucoup plus informel avec un patient, moi je le ressens comme ça, qu'un patient. urbain, on va pouvoir avoir accès beaucoup plus facilement à un ensemble d'offres de soins. La raréfaction crée le lien et crée le contact. Donc c'est la vraie différence, je pense.
- Speaker #1
Quelles sont les spécificités de votre pratique sur ce territoire ?
- Speaker #2
Alors moi, je suis praticien en médecine d'urgence, donc j'aime bien pousser les examens et adresser très très peu. C'est une prise en charge globalement de pathologie chronique. Il faut savoir qu'on a énormément d'hypertendus, de diabétiques, énormément de patients en infection longue durée. Donc il y a un gros travail diagnostique au départ, puis un gros travail de suivi. Et s'ajoute à ça tout ce qui est sur le programmé en période épidémique. On va s'ajouter à ça une prise en charge un peu spécifique avec mon formation d'urgentiste où je vais pouvoir pousser un peu plus le patient avant de l'adresser aux engenches ou dans un service hospitalier. Et puis aussi une formation dans le dépistage du cerveau d'athlète au niveau du sotil du sommeil, donc la formation de DPC de 40 heures, qui me permet de diagnostiquer et d'appareiller les patients atteints de l'insanouesse. Donc une grosse part de dépistage. Et puis avec ma consœur, On est quatre associés, quatre médecins généralistes dans la maison médicale. On s'est formés à la téléexpertise et à l'utilisation des dermatoscopes en dermatologie. et maintenant pallier le manque de dermatologie et essayer de servir les adressages via la téléexpertise, la plateforme classique de téléexpertise. C'est à la fois du suivi, du dépistage, beaucoup de pathologies aussi liées aux troubles anxieux, beaucoup de pathologies liées aux troubles de la sclérose connectique en lien avec... On a encore quelques industries présentes, on a le Creuset, c'est une fabrique des cocottes, c'est une fabrique physique qui crée tout ce qui est TMS, et puis on a des usines de tableries, de tubes, très très peu mais ça reste quand même un travail très physique. complications de la scellétique. C'est vraiment un exercice très rare qui en fait regroupe l'exercice de médecins généralistes.
- Speaker #1
Quels sont les avantages que vous voyez à exercer ici ?
- Speaker #2
L'avantage c'est déjà de travailler en groupe et sans travailler en groupe ailleurs. il faut savoir que le Le foncier ici, ce n'est pas un problème. Je sais que ça les cueille dans certains groupes, par exemple. Donc, attirer des jeunes praticiens et leur dire, on va vous donner un cadre d'exercice professionnel agréable, spacieux, qui a l'avantage de travailler en ruralité. On a surtout des liens très forts avec les élus locaux. soit à l'échelle départementale, régionale. Moi, je leur dis toujours, vous vous chargez du foncier, de monter les dossiers, et nous, professeurs de santé, on charge du recrutement. Il y a toujours des grosses difficultés, les maires ont une grosse pression de la part des ministères, notamment dans la prochaine élection municipale, et s'ils ne peuvent pas monter. Tout et n'importe quoi, mais bien sûr, l'important, c'est de mettre des praticiens dedans. Donc ça, c'est notre rôle, notre rôle de montrer qu'en réalité, on peut avoir un exercice attractif et magique.
- Speaker #1
Quelles sont les principales contraintes auxquelles vous êtes confrontés et quels moyens vous mettez en place pour les...
- Speaker #2
Pour les remédier. Les contraintes, c'est l'éveillement des vies facultaires. On est ici, en dernier endroit... vraiment un point de jonction entre l'I, qui est à peu près 1h, 1h15, le porte-à-porte, un lien, 1h, 1h15, et Reims, 1h45. Donc, nous n'avons pas d'étudiants de l'heure et mois. Sur 4 praticiens, on est 3 mètres de siège universitaire. On voit passer une dizaine de praticiens d'année. Et ce sont des jeunes praticiens qui viennent soit de Lille, et qui ont eu l'internat en lien. soit unien ayant eu le retard d'avoir fait leur formation. Donc ça leur fait à peu près des hommes de groupe, je crois. On a la même problématique avec nos remplaçants qui ont souvent été nos anciens internes et qui se trouvent à faire énormément de trajet. Donc on essaie de... On a eu un logement au niveau des zones médicales. mais qui n'est pas très adapté, qui fait un peu camping. On travaille avec le maire actuellement, parce que d'ailleurs il est en train de le faire, à rénover un appartement digne, que la CPTS se chargera de modeler, et que le cahier de loyer lui permettra d'accueillir les familles. Les étudiants en stage, arrivent à faire des allers-retours, peuvent passer une journée, une nuit, ici ou ailleurs, mais quand on remplace, on remplace sur une période plus longue, une semaine, deux semaines, trois semaines, et parfois ils ont peut-être envie de venir en famille quelques jours, donc il faut proposer à leur jour. Il faut proposer des moyens de transport que je ne fais pas, il faut leur proposer un point d'ancrage au moins trois ou trois, pour pouvoir les accueillir correctement.
- Speaker #1
Que trouvez-vous ici que vous ne trouvez pas ailleurs ?
- Speaker #2
Que trouve-je pas ailleurs ? Il y a bien longtemps que je ne suis pas allé voir ce qui se passait. Mais objectivement… Moi quand j'échange avec un copain de fac, qui est de l'âge, qui se restait pour la vôtre folle, on n'a pas du tout les mêmes problématiques que les personnes avec le vaccin. C'est beaucoup plus compliqué, beaucoup plus compliqué pour les collègues. Ici on est en ruralité, sur un territoire qui est petit, l'ensemble des professionnels de santé se connaissent, alors c'est pas le monde des bisounours. ce n'est pas vrai, il y a des tensions aussi, mais on arrive à résoudre globalement la majorité des conflits émergents avant qu'ils n'explosent. Et donc, se relationner avec les patients et se relationner avec les collègues, je pense que c'est ça. Et ça, la CPTES, la Communauté sociale et territoriale de santé, la CPTES Lorraine, elle est là aussi pour... pour que les professeurs se parlent entre vous. Au début, ça a été assez facile de réunir un panel de praticiens de différentes spécialités. Vous avez pu voir un peu de quelle manière on changeait le trône. Là, je pense que je ne le retrouverai pas ailleurs. En tout cas, c'est le recours que j'ai de mes collègues où c'est beaucoup plus compliqué d'en faire les choses et de dialoguer et essayer de trouver des solutions.
- Speaker #1
Vous parliez de votre relation avec votre patientèle, comment est-ce que vous la décrivez ?
- Speaker #2
C'est une relation qui n'est pas du tout pyramidale, qui est assez sur une échelle horizontale, bien sûr avec une distance, un praticien doit toujours mettre en place une distance entre lui et son patient, parce qu'il y a des choses à dire et il faut prendre un tout petit peu de repas pour le dire, mais c'est une relation... de 98% apaisé, non-intestin, avec surtout l'idée de plus en plus, ce n'était pas le cas au début de mon activité où j'imposais un peu plus les choses, l'idée c'est quand même de mettre le patient dans la boue, et l'idée c'était de le faire adhérer aux soins et aux thérapeutiques, parce qu'on sait très bien que c'est une mère de la guerre, c'est quand on a de vos prescrives, ils ne prennent pas. Donc si on le met dans la boucle, si on lui explique correctement pourquoi on le fait, pourquoi on propose les choses, et ça, je pense que c'est un peu plus compliqué en vie. Peut-être que c'est fait, il faudrait qu'on puisse y interroger les praticiens de la ville et voir s'ils ont même le ressenti.
- Speaker #1
Comment vous perçoivent vos patients et pensez-vous que cette vision est différente en vie ?
- Speaker #2
Ils me perçoivent comme quelqu'un de sévère. Comme quelqu'un de sévère, je pense de compétent, qui prend que trop de vacances à leur goût, mais ça c'est dit souvent. En fait, ils ont toujours besoin d'une disponibilité 24-24, il faut que vous comprennent que ces disponibilités sont possibles et que les vacances sont là pour changer la matrice. Comme quelqu'un d'ouvert, d'accessible, mais de sévère. Je pense que ça correspond assez bien à ma personnalité.
- Speaker #3
C'est quoi que vous appelez sévère ? Qui vous appelle ça ?
- Speaker #2
Je suis assez dur dans mon discours quand il faut l'être, quand il faut quelquefois que les choses que le discours passe, s'il ne passe pas d'une manière souple, il faut quelquefois que je durcisse un peu le propos et qu'il sache que si je ne passe cette direction-là, il va y avoir des conseils de discours. Donc j'essaye haut. mieux d'assouplir pour pas justement... C'est compliqué de ne pas aller jusqu'à l'affrontement quand on a un discours dur, parce qu'on risque de surtout passer un an. Donc il faut y aller progressivement et assouplir et durcir progressivement le discours pour que le message passe. Et puis surtout, comme à chaque fois dans la pédagogie, faire une remédiation et s'assurer que le message passe, que le message vienne. Et on fait de la pédagogie...
- Speaker #1
On a parlé de vos relations avec vos patients, on parlait tout à l'heure de vos relations avec vos collègues. Comment est-ce que vous vous échangez ? Comment est-ce que vous vous coordonnez ?
- Speaker #2
Alors, on essaie de se voir. Le problème, c'est que quand on fait des réunions plurifro, on a énormément de pharmaciens, de bachirnés, de très peu de médecins. On a énormément de mal à les mettre dans le bout. On va se croiser de manière informelle, parce que notre territoire est vraiment très restreint et on fait encore des visites. Donc on peut se croiser comme ça. On peut se croiser au cours d'une formation médicale continue. Au cours de cette télévision, chacun nous est reçu. Moi, j'ai un statut un tout petit peu particulier parce que je suis aussi conseiller ordinaire, je suis conseiller de l'ordre humain. Et donc, quelquefois, l'interlocuteur, on n'a pas pu le privilégier quand il y a des questions particulières. L'idée, en fait, c'est de sortir de... de sortir de son travail de quotidien où on peut travailler 12h, 13h, 15h par jour. L'idée, c'est de leur faire comprendre, parce que moi je suis l'un des plus jeunes dans le secteur, enfin plus maintenant parce que j'ai deux associés qui sont arrivés, mais il y a encore trois ans j'étais le plus jeune dans le secteur, et de leur dire, de leur faire comprendre qu'il y a le soin, c'est important, mais il y a aussi une activité comme on est aujourd'hui, on participe à un forum de la santé, on participe... à congrès, faire une participation, on est fermé en progression à la demande de la Fédération des respiratoires. C'est de leur dire notre rôle il est important dans notre cabinet avec un mêlant mortal de foie mais il est aussi important en dehors du cabinet pour montrer aux patients qu'on peut apporter autre chose. Et ça c'est un discours qui est un peu difficile mais qui faut du temps.
- Speaker #4
Qu'est-ce qui vous a motivé à faire ce podcast ?
- Speaker #2
Déjà, c'est qui me l'a demandé ? C'est Maxime Gignan, qui est scolavant depuis quelques années maintenant, que ce soit en juridic thèse ou en pleine leçon master. Et puis, j'ai un peu de mal à... à dire non à l'accident, parce que je trouve qu'il y a des choses qu'on interagit, c'est toujours hyper intéressant, et toujours très très productif. Et puis l'intitulé d'Interpro, moi ça fait 4 ans que je suis le président de la CPTS Norel, et ça fait 4 ans que je me demande de montrer qu'Interpro fonctionne et permet à chacun de maintenir son puissance. Et ça, c'est un argument supplémentaire pour les jeunes praticiens. Ce n'est pas très abordé à la fac, il y a une à deux heures peut-être abordé à la fac en troisième cycle. Je parle de la médecine générale et je les mets en situation, je leur dis, voyez comment on peut travailler autrement. Il y a le colloque singulier avec le malade et puis il y a le... les colloques singuliers avec les autres praticiens.
- Speaker #1
Parlons de la fac, que pourrait faire la faculté ou les pouvoirs publics pour préparer les jeunes professionnels à exercer l'éducation ?
- Speaker #2
J'ai pu en échanger, il y a un projet, c'est la délocalisation de la fac, clairement. Clairement, je pense qu'il y a un refus de certains... étudiants qui auraient le niveau d'étudiant du verbe en bois ou de tirage parce qu'elle est sur un lien ou sur une sphère de plume. Et je pense qu'on passe à côté de talent et ça les études le prouvent. Un étudiant formé sur un territoire, il va exercer sur un territoire et surtout quand il s'agit d'études longues comme les études médicales maintenant en dix ans en disant c'est créer un tissu social, un tissu familial, on a créé son cocon, et il est difficile au bout de 10 ans, 12 ans, 15 ans, d'aller casser ce cocon et d'en créer un autre. Donc si on arrivait à, je pense, à délocaliser l'enseignement tout en gardant la qualité, je pense qu'on a des outils numériques qui nous permettent largement d'assister à distance à l'enseignement, je pense que ce serait... vraiment un argument fort. Je sais que c'est dans les projets. En tout cas, moi je supporterais ce projet à bout de bras, c'est le fond.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui vous motive, vous pouvez le dire, dans le cadre de votre université ?
- Speaker #2
Ce qui me motive, c'est que c'est chaque jour nouveau. Chaque jour, il y a des choses nouvelles qu'il faut appréhender, à un niveau diagnostique, à une nouvelle patiente, à une nouvelle thérapeutique. de nouvelles actions à promouvoir, de nouvelles rencontres. C'est un métier où on est tout le temps en mouvement et on a une grande liberté de choix, de formation, de mode d'activité, de mode de travail en gros. au partage de salariés, au partage d'activités, au partage d'activités, peu importe où. Et c'est un métier en pleine mutation constante. Donc ce n'est pas un métier où on va être ancré constamment dans la même pratique. Et donc ça aussi, ça a un message à faire passer. C'est passionnant parce que ça bouffe le temps. Et ça oblige à... à maintenir une acuité intellectuelle au quotidien.
- Speaker #1
Est-ce que vous auriez une anecdote marquante à nous partager, liée à votre pratique en ruralité ?
- Speaker #2
Oui, oui, oui. Il y a des choses qui me viennent à l'esprit, mais quelquefois on voit des patients qui arrivent dans des états pas possibles. J'ai vu un patient arriver avec un doigt sectionné, parce qu'on ne va pas à l'hôpital ici, on va voir son médecin. On a déjà eu trois accouchements ici, parce qu'on a une sage-femme, donc ici, il y a la lumière, on rentre. Donc ce n'est pas du tout la même attitude qu'en ville, où on va avoir la possibilité d'aller au CHU, d'aller à la clinique, de trouver n'importe quel praticien. Donc on a des malades qui sont quelques fois dans le refus de soins et qui arrivent souvent en bout de cours de quelque chose. Donc c'est un exercice qui est... qui est différente et quelquefois un peu plus difficile avec un peu plus d'hospitalisation. Donc ce n'est pas une anecdote précise mais c'est plutôt un état d'esprit qu'on retrouve et pour ça il faut être armé. Il faut faire l'expérience et moi je crois beaucoup en le mentorat. de parrainage et c'est pour ça que c'est intéressant d'avoir des praticiens de différents âges pour un partage d'expérience parce qu'ils nous apportent énormément et recevoir des étudiants comme nous le reçoit en troisième cycle qui nous challenge tous les jours et qui nous permet de se maintenir pas le temps et oui dans mon vrai bon avis si j'avais le temps d'écrire tout ça, c'est quelque chose d'intéressant que pas forcément Enfin, un petit peu gore quelques fois, mais globalement, franchement, il n'y a rien d'exceptionnel. Il y a des amateurs, il y a des gens qui sont très chers.
- Speaker #1
Et pour conclure, est-ce que vous auriez un conseil à donner à des étudiants de santé pour les encourager à vous rejoindre et à s'installer en ruralité ?
- Speaker #2
Je vais les voir comment on travaille. On a la chance justement d'avoir été acteurs de la vie sanitaire en santé. Et donc, ce sera la troisième année où on va recevoir des élus. La première fois, on avait reçu des étudiants infirmiers. Cette année, on a pu recevoir des pharmaciens et des médecins. Et vraiment, ce serait de proposer une immersion à la fois chez les médecins, chez les pharmaciens, chez l'orthophoniste. Et on va développer ça sur la CPTS. On va créer Vimavi. permettre aux pharmaciens d'assister sur une journée à une consultation. On va demander au médecin s'il le souhaite d'aller à la pharmacie pour voir quelles sont les difficultés que vont rencontrer les pharmaciens. Et donc ça c'est pour les praticiens qui sont installés. Et je pense que si on dit mais venez voir comment on travaille, regardez un peu nos projets, allez voir notre site internet, regardez tout ce qu'on met en place. regarder notre projet de santé, liser notre livret d'attractivité, puisqu'on a créé un livret d'attractivité pour leur montrer quelles étaient les qualités et aussi les défauts de votre territoire. C'est surtout ne pas s'auto-censurer, se dire « je ne veux pas aller » parce que c'est une punition, parce que c'est présenté comme une punition d'aller travailler dans les territoires heureux. Alors que c'est une chance de pouvoir y travailler, je pense.
- Speaker #4
Qu'est-ce qui présente ça comme une puissance ? Ou c'est une représentation ?
- Speaker #2
C'est les pouvoirs publics. Quand on dit qu'on va identifier 151 territoires, communautés de communes en France et dans les Derniers Tordes, et vous irez y travailler quoi qu'il arrive, ou vous ne pourrez pas vous installer ailleurs que là, je pense que c'est un message complètement négatif. Donc l'étudiant ne va retenir que ça.
- Speaker #5
C'est une chance.
- Speaker #2
C'est une chance d'y aller. On va vous proposer des choses, on va vous proposer des logements, on va vous proposer peut-être des nouveaux moyens de transport, des nouveaux moyens de communication, on va vous proposer une crèche, on va vous proposer, voilà, on va organiser vraiment un tissu autour de vous. Et ce n'est pas « vous serez obligés de venir deux ans, trois ans » . Je suis contre cette coercition, ça c'est clair. Je suis pour la motivation, c'est tout. Et donc il faut qu'il y ait un changement de mentalité des politiques, qu'ils arrêtent de raisonner à court terme. Et il faut changer aussi l'image des territoires ruraux qui est véhiculée et qui traverse les spouts.
- Speaker #0
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