Speaker #0Il y a des douleurs qu'on apprend à terre tellement bien qu'elles finissent par parler à notre place. Ton corps a trouvé un langage, brutal parfois, incompréhensible souvent, mais jamais sans raison. Les compulsions alimentaires, la boulimie, l'hyperphagie ne sont pas des erreurs de fabrication, des ennemis à abattre. Ce sont les gardiens d'un ordre vital, des réponses intelligentes. intelligente à quelque chose de trop lourd à exprimer autrement. Il n'y a rien à déchiffrer, ton système ne cherchait pas à te dire quelque chose, il cherche juste à te maintenir en équilibre coûte que coûte. Je m'appelle Kitri et chez Bouly Miracle, on ne combat pas les troubles alimentaires, on restaure l'équilibre pour qu'il n'ait plus besoin d'exister. Bienvenue dans ce nouvel épisode, dans ce nouvel épisode... Je vais te parler de la biologie du corps, je vais te parler de l'impact de l'alimentation, de tes croyances alimentaires, de ce que tu mets en place aujourd'hui si tu souffres de troubles alimentaires et qui peuvent entretenir la spirale dans laquelle tu te trouves. On va vraiment rester concentré sur la biologie, sur tous les dogmes, les croyances que tu entretiens en lien avec ton assiette et qui peuvent te maintenir dans une spirale importante. de compulsion, de crise. Je sais aussi que pour beaucoup qui nous écoutent, il y a beaucoup de choses que je vais partager qui vont être très difficiles à implémenter dans un premier temps. Et c'est normal parce qu'il y a d'autres leviers sur lesquels on a des marges de manœuvre et parfois l'alimentation, c'est le dernier pilier, le dernier levier sur lequel on peut œuvrer. La première chose que je peux te partager en lien avec la biologie du corps, c'est que souvent il y a quand même une croyance erronée autour de... du métabolisme autour de calories in, calories out pour perdre du poids, qui te maintient dans la spirale, puisque calories in, calories out, ça fonctionnerait si on était des robots, mais on habite dans un corps qui est profondément intelligent, dans un corps absolument extraordinaire, qui s'adapte, et qui va emprunter des voies métaboliques pour préserver sa fenêtre de survie. et sa fenêtre de survie, il a un poids de forme dans lequel il est sécure. Ce poids de forme, on peut l'appeler le set point, et il se loge dans l'hypothalamus. Et donc, ce qui va se passer, c'est qu'à chaque fois qu'on est au-dessus de ce set point, le corps va se débrouiller pour brûler davantage. Et quand il est en dessous de ce set point, le corps va se mettre dans un état de veille pour retrouver cette fourchette dans laquelle il est sécure, dans laquelle il nous maintient en vie. Et donc tout ce que tu mets en place en termes de restrictions pour maigrir, en réalité il y a assez peu de marge de manœuvre parce que ça peut fonctionner dans un premier temps. Et si tu m'écoutes, tu as probablement déjà fait 300 régimes et tu vois bien que ça va fonctionner les premiers jours, les premières semaines à l'époque où tu as commencé tes régimes. Et qu'ensuite très vite le poids stagne. Et pourquoi le poids stagne ? Tout simplement parce que le corps s'adapte. Donc la croyance de dire si je mange moins, si je brûle plus. je vais perdre, elle est fausse, tout simplement parce que le métabolisme s'adapte et tout simplement aussi parce qu'il y a plein de facteurs qui régissent le fonctionnement de mon corps, notamment les hormones. Et si je suis dans un état d'alerte et que je sécrète beaucoup de cortisol, sur le long terme, le cortisol me fait stocker. Donc c'est ce qui fait que tu as peut-être fait 200 régimes dans ta vie, tu n'as jamais été aussi gros qu'aujourd'hui. Et en plus, tu n'arrives pas à perdre, et en plus, tu ne manges pas grand-chose, et le moindre truc, tu le stockes. Bon, ça, c'est lié au fait que ton corps est intelligent et qu'il s'adapte. Ça ne veut pas dire que c'est irréversible, c'est profondément réversible, heureusement. En revanche, le fait de poursuivre en te disant, pour perdre du poids, je vais encore manger moins et brûler plus, ça ne va faire rien d'autre qu'exacerber l'état d'alerte, exacerber tes compulsions et te faire stocker davantage. Il y a tout un tas de dogmes autour de l'alimentation qui... entretiennent tes troubles alimentaires. Et il y a un outil qui est inspiré du human design, mais peu importe l'objet, qui montre bien qu'on a différentes manières d'assimiler la nourriture, tout comme on a tous différentes manières d'assimiler l'information. C'est un outil qui est précieux, dans lequel je ne vais pas... Je ne vais pas rentrer dans le détail du nom parce que je sais que ça pourrait être utilisé comme un dogme par certains pour le mettre en place. C'est une branche du Man Design qui s'appelle le PHS et qui vient nous montrer qu'il existe différentes manières de métaboliser l'information, de métaboliser la nourriture. Et qu'en fonction de notre profil, en fonction de notre type, on ne va pas avoir la même façon de la métaboliser. Merci. C'est un outil qui est très riche parce qu'il nous permet de voir que parmi tous les dogmes qu'on... qu'on entretient, en fait, il n'y en a aucun qui correspond à absolument tout le monde. Par exemple, selon cet outil, il va y avoir des personnes qui vont avoir besoin de manger de manière extrêmement peu diversifiée. Donc, par exemple, chez ces personnes-là, le mange-de-tout et des assiettes extrêmement complètes, ça ne convient pas, puisqu'il y a certains profils qui ont besoin d'avoir une alimentation très Merci. séquentielle, très pauvre entre guillemets en variété d'aliments. Il y a d'autres personnes qui vont avoir besoin de manger toujours la même chose par période et qui vont très bien métaboliser l'information lorsqu'elle fonctionne de manière un peu saisonnière et elles ont des phases dans lesquelles elles vont manger toujours la même chose et c'est ce qui convient le mieux à leur système digestif. Donc là encore, le dogme de dire il faut varier Merci. etc., ça ne colle pas. Parce que c'est des personnes qui vont manger toujours la même chose, enfin, très peu de choses différentes, en fonction des étapes dans lesquelles elles sont. Ensuite, il y a les personnes qui vont davantage assimiler lorsqu'elles vont boire en même temps qu'elles mangent. Elles vont avoir besoin de boire du froid ou de boire du chaud, en fonction des profils. Donc, par exemple, ne bois pas d'eau à table, ça ne correspond pas à ce profil. boit du chaud, ça ne correspond pas au profil froid. Boit du froid, celle-là on l'a moins dans les dogmes alimentaires, mais ça ne correspondrait pas au profil chaud. Ensuite, il y a les profils qui ont besoin de manger de manière extrêmement fractionnée dans la journée, qui vont très mal supporter le jeûne, qui vont avoir besoin de manger de manière très régulière. Et ces profils-là, du coup, tout ce qui est jeûne intermittent à la mode en ce moment, ça ne fonctionne pas pour eux. A l'inverse, il y a des profils pour qui le jeûne est extrêmement salvateur. Il y a des profils qui vont être sensibles à la luminosité, à la lumière, pour digérer les aliments. Et donc les profils qui vont être sensibles à la lumière, ils vont gagner à manger au moment où il fait jour, et à moins manger le soir. Mais il y a d'autres profils qui vont être sensibles à l'obscurité. Et donc les profils qui sont sensibles à l'obscurité, au contraire, ils gagnent à manger davantage le soir qu'en journée. Donc le dogme de dire il faut manger léger le soir ne fonctionne pas. pour ces profils-là. Il y a les profils qui vont avoir besoin d'être dans une ambiance sonore, d'avoir du bruit de fond. C'est les personnes, notamment, qui étudient avec la musique, qui apprennent vachement mieux lorsqu'elles ont de la musique sur les oreilles, qui métabolisent moins bien dans le silence. Et à l'inverse, il y en a qui vont mieux métaboliser dans le silence. Donc tout le dogme de la pleine conscience, de je me concentre dans le silence, ne fonctionne pas. Il y a des profils qui vont bien moins bien digérer dans le silence que dans le bruit. Il y a des profils qui vont avoir besoin d'être en interaction avec d'autres, qui vont mieux digérer lorsqu'ils sont dans un dîner collectif où ils échangent, où ils parlent, versus des profils qui vont avoir besoin d'avoir très peu d'interaction relationnelle. Encore une fois, le dogme de la pleine conscience ne fonctionne pas pour ces profils-là. Et donc là, c'est intéressant d'avoir cette cartographie en tête. Et je ne vous donne pas du tout la cartographie de manière précise pour la simple et bonne raison que, selon cet outil, les profils varient extrêmement. rapidement en fonction des heures de naissance qui n'étaient pas fiables à notre époque, etc. Et donc, le but, c'est surtout pas de se remettre dans un dogme, c'est juste de vous montrer que, notamment cet outil, le PHS, nous explique qu'il y a tellement de profils différents qu'on ne peut pas se fier à un dogme. Et donc, la croyance qu'il faut manger léger le soir, elle est fausse, elle ne fonctionne pas pour tout le monde. La croyance qu'il faut manger très varié, très diversifié, elle ne fonctionne pas pour tout le monde. La croyance qu'il faut manger en silence, elle ne fonctionne pas pour tout le monde. et donc... L'idée, c'est de pouvoir, à terme, retrouver son propre mode de fonctionnement, son propre mode alimentaire. La manière de s'alimenter qui va être juste avec qui on est et non pas avec ce que l'on croit être bon parce qu'on l'a lu quelque part. Et tous ces dogmes en lien avec l'alimentation entretiennent les compulsions. Parce qu'à chaque fois qu'on croit que quelque chose est bon ou que quelque chose est mauvais pour nous parce qu'on l'a lu quelque part, on n'est pas connecté à l'intelligence innée de son corps. Et l'intelligence innée de son corps, c'est la seule intelligence qui peut nous guider vers ce qui est bon pour nous. Donc bien sûr, vous n'allez pas passer de « je suis anesthésié, coupé de mes ressentis corporels » à « je peux écouter l'intelligence innée de mon corps » . Ça ne va pas se faire en deux secondes. Par contre, c'est un chemin. Mais un corps qui est régulé, un corps qui est sécure, ne compulse plus. Donc la croyance de « si j'ai à disposition tous les aliments de la terre, je vais compulser et donc je me prive d'acheter certains aliments ou je m'astreins à ne pas manger certaines choses à certaines heures pour pas que ça parte en crise » , ça n'a aucun sens. Ça n'a aucun sens, ça peut avoir du sens au début dans le processus de guérison pour ne pas ouvrir les vannes. et que ça parte en crise chronique. Mais à terme, quand le système nerveux est sécure, on n'a plus besoin de se contrôler avec sa tête, on n'a plus besoin de se contrôler avec la volonté. Ça se fait tout seul. Naturellement, on va être attiré par certains aliments et pas d'autres. Et le corps s'autorégule par son intelligence innée. Si on fait ça en mode... et c'est ce que j'ai beaucoup vu avec certains courants qui ont vocation à éradiquer les restrictions, mais de les éradiquer sans travailler sur le reste, de manière un petit peu extrême ou all-in. Ce qui va se passer, c'est que le corps, un corps qui compulse, un corps qui souffre de troubles alimentaires, est un corps qui est programmé à prendre du poids. Pourquoi ? Parce qu'il est dans un état de stress chronique, il sécrète beaucoup de cortisol. Et il est programmé à stocker tant il a manqué. Et ce corps qui est programmé à stocker tant il a manqué, du coup, dès qu'on va ouvrir les vannes et s'autoriser à manger, on va stocker. C'est pour ça qu'il est important de réguler en amont le système nerveux, de restaurer la sécurité intérieure pour que le corps n'ait pas besoin de prendre 15 kilos quand il remange. Et ça se fait progressivement. Maintenant, il y a quelque chose qui peut être frustrant. chez les personnes qui sautent de TCA, c'est qu'on ne choisit pas, entre guillemets, son poids. C'est-à-dire qu'il y a un poids, une fourchette de poids, dans lequel le corps est sécure. Et cette fourchette de poids, on aura beau se battre toute sa vie pour être en dessous, le corps mettra en place tous les mécanismes de la Terre pour nous maintenir dans cette fourchette. Et donc, se raconter que si je mange, ça va partir en crise, C'est juste ne pas avoir conscience que si ça part en crise, c'est qu'on n'a pas suffisamment mangé en amont. Donc au lieu de se dire si je mange, ça part en crise, on peut se dire, si dès que je mange, j'ai envie de compulser, c'est probablement que j'ai besoin de manger davantage en amont pour ne pas avoir besoin de compulser. Et donc j'ai besoin de restaurer la biologie de mon corps d'un point de vue qualitatif et quantitatif pour qu'au moment où l'aliment se présente, je n'ai pas besoin de lui sauter dessus. Et c'est quelque chose qui va se faire progressivement. Mais se raconter que le problème, c'est de manger, se raconter que du coup, il faut éradiquer certains aliments de ces placards pour ne pas compulser, ça n'a aucun sens. Parce que contrairement à d'autres addictions, contrairement à d'autres drogues, l'alimentation, vous y serez toujours confrontés. Et c'est d'ailleurs pour ça que probablement vous ne vous en sortez pas et vous êtes en train de m'écouter aujourd'hui. Parce que contrairement à d'autres drogues où on peut faire abstinence et ne pas en avoir sous la main tous les jours, l'alimentation, c'est plus compliqué. C'est plus facile d'éradiquer la cocaïne, l'héroïne de sa vie quotidienne que l'alimentation, à laquelle on va forcément être confronté au travail, chez nous, etc. Tous ces dogmes auxquels vous vous accrochez, parce que vous avez lu que le jeûne intermittent c'était bien, parce que vous avez lu que manger léger le soir c'était bien, parce que vous avez lu que éradiquer les glucides et les féculents c'était bien, ça je le vois encore beaucoup des personnes qui viennent à moi avec très peu de glucides, très peu de féculents. Ce qu'il faut que vous ayez en tête, c'est que supprimer les glucides et les féculents de votre alimentation va demander à votre corps d'emprunter des voies métaboliques qui ne sont pas naturelles pour lui. Les glucides sont indispensables pour le fonctionnement du corps. Et donc, ces voies métaboliques qu'il va emprunter pour vous maintenir en vie, malgré l'absence de glucides et de féculents, vont le mettre dans un état d'alerte. Cet état d'alerte... va créer l'état émotionnel bas que vous vivez, et vous allez chercher à vous distraire de cet état émotionnel bas, en compulsant, très souvent, sur des glucides, puisque c'est ce qui est interdit et ce qui a été retiré de l'alimentation. Donc il n'y a aucun problème à manger des glucides, au contraire, votre corps en a besoin. Et les éradiquer, c'est signer pour des voies métaboliques différentes, qui ne sont pas naturelles pour votre corps, qui vont stresser votre corps, et En stressant votre corps, vous allez sécréter davantage de cortisol et stocker davantage de gras. Donc ça, je sais que c'est dur de l'entendre, mais c'est important de regarder aussi les choses en face. Et même si vous avez lu des livres merveilleux sur l'absence de sucre, etc., les régimes cétogènes ou pauvres en glucides, ils ont un sens que sur de courtes périodes et en lien peut-être avec un événement sportif ou une fonction particulière sur de courtes périodes. Ce ne sont pas des régimes qui peuvent se tenir. sur la durée dans le temps, parce que le corps en a besoin, en fait. Et comme le corps en a besoin, il va compulser dessus pour retrouver ce dont il a besoin et qu'on ne lui donne pas. C'est valable pour tout. Si tu comprends à travers les différents épisodes et à travers ce qu'on voit aujourd'hui, qu'il y a toujours un cycle de restriction, compulsion, de retour à l'équilibre dans tes symptômes, tu vas mettre en lumière aussi que vouloir tenir toute la journée et te blâmer parce que ça pète le soir, je tiens, je tiens, je tiens et d'un coup j'explose sur une énorme crise, ça n'a pas de sens, puisque le problème ce n'est pas la crise du soir, le problème c'est d'avoir tenu. C'est comme un élastique ou un pendule qui partirait de Ausha droite, au plus je tire d'un côté, au plus quand ça lâche ça revient fort. Et donc les compulsions, elles sont le retour à l'équilibre de ce que tu t'imposes, à tous les niveaux, on l'a vu dans les autres épisodes, mais surtout au niveau alimentaire. C'est-à-dire que plus tu vas te restreindre d'un point de vue alimentaire, plus tu vas manger de manière dogmatique et déconnectée de tes besoins, et plus les compulsions vont venir réintégrer ce que tu ne t'autorises pas parce que tu es coupé du dogme. Et tout ce qu'on a vu sur les traumas, en fait, c'est la même chose avec l'alimentation. Au plus tu veux éradiquer un aliment, au plus tu suis des règles du bien et du mal, au moins t'es connecté à ton intuition, au moins t'es connecté à l'intelligence innée de ton corps. Et au plus tu compulses, et au plus ton corps te ramène à l'équilibre pour avoir ce dont il a besoin. Sauf que quand il compulse, comme il compulse à la suite de phases d'alerte et d'états dans lesquels il est insécure, il va stocker, il va retenir l'information, donc il va stocker pour te maintenir en vie et pour te préserver. Et donc la réponse à ça, ce n'est pas plus de contrôle, ce n'est pas plus de rigueur, ce n'est pas plus de routine, ce n'est pas plus de miracle morning. C'est plus d'écoute de soi, plus de sécurité, plus de sécurité à tous les niveaux. C'est plus de réintroduction. Et bien sûr que tu ne vas pas réintroduire les aliments interdits d'un coup, parce que si tu le faisais, tu prendrais 20 kilos. Et c'est ce que proposent d'ailleurs certains courants en disant « Fuck les régimes, fuck la société, on peut manger tout, il ne faut jamais se restreindre. » Sauf qu'en fait, si tu fais ça après des années de TCA, ton corps est programmé à grossir, tu vas prendre beaucoup de poids, tu vas te sentir mal. et le processus ne va pas pouvoir fonctionner. Donc c'est important que tu puisses te demander, je crois, quels sont les dogmes aujourd'hui qui te maintiennent dans cette spirale ? Est-ce que c'est manger léger le soir ? Est-ce que c'est limiter les glucides ? Est-ce que c'est limiter les aliments plaisir ? L'alimentation, elle a une vocation qui n'est pas uniquement nutritionnelle. Bien sûr que tous les aliments ne se valent pas d'un point de vue nutritionnel. Et encore une fois, attention à tous ceux qui te diront tu... le sucre c'est très bien, etc. Il y a, d'un point de vue nutritionnel, tous les aliments ne se valent pas, et tout le monde est d'accord pour le dire. Enfin, je pense que ça, il n'y a pas de sujet là-dessus. Maintenant, l'alimentation, elle a une fonction qui va au-delà de la nutrition. C'est-à-dire que l'alimentation, elle va avoir une fonction relationnelle, surtout dans notre société où on associe beaucoup de choses autour des repas. Donc, l'alimentation, elle vient te nourrir sur le plan relationnel. L'alimentation, elle vient te nourrir sur le plan émotionnel. Sur le plan émotionnel, quand c'est de la véritable alimentation émotionnelle qui est satisfaisante, tu vas pouvoir prendre du plaisir en mangeant. Tu vas même pouvoir te soulager en mangeant certains plats. Ça va te faire du bien, tu vas te sentir requinqué et ça va être agréable pour toi. Elle a une fonction même spirituelle. Quand on bénit l'alimentation, on vient la réinformer et on vient se nourrir sur des plans plus éthérés grâce à notre assiette. Elle a une vocation énergétique. Tu ne vas pas avoir le même niveau d'énergie dans une pomme cueillie à maturité chez le fermier d'à côté versus une pomme qui a été cueillie verte et qui a pris l'avion et qui est dans un sac plastique sous vide. Et donc l'alimentation, elle va venir te nourrir sur plein de plans, pas uniquement sur le plan nutritionnel. et donc vouloir éradiquer de ton assiette Tout ce qui n'est pas intéressant d'un point de vue nutritionnel, c'est très souvent ce qui est fait pour contrôler la forme de son corps, c'est un leurre parce que l'alimentation reprendra sa place sur tous les autres plans. Les compulsions vont permettre aussi de réintégrer le rôle de l'alimentation sur les autres plans que tu as occultés par désir de manger uniquement pour des besoins nutritionnels et physiques. Et pour autant, bien évidemment que tous les aliments ne se valent pas. Tout est une question de contexte. Parfois, quand tu seras à l'écoute de toi, quand tu auras de nouveau sécurisé ton corps, tu pourras arbitrer et choisir. Pour moi, la priorité, c'est de me nourrir relationnellement parlant. Je suis heureuse de manger. cette pizza surgelée qui ne va rien apporter d'un point de vue nutritif, mais qui va m'apporter un bon moment avec des amis à ce moment-là. Et tu auras la faculté d'arbitrer, mais il faut pouvoir remettre l'assiette à sa juste place, il faut pouvoir remettre l'alimentation à sa juste place, c'est-à-dire un rôle central qui vient nourrir une multitude de plans et pas uniquement le plan nutritionnel. Et tu vas avoir besoin pour cela d'œuvrer aussi sur les autres piliers qu'on a vus précédemment dans les épisodes. notamment sur ton système nerveux, notamment sur la présence à ton corps, sur tes stratégies de fuite, sur tes traumas, sans quoi œuvrer uniquement sur ton assiette ne va pas fonctionner parce que ton comportement avec ton assiette est corrélé à tout le reste. Et ton comportement avec ton assiette traduit tout le reste. Au plus tu veux contrôler ton assiette, au plus tu te sens en insécurité dans ta vie. Et très souvent, l'assiette, c'est... la chose que tu as l'illusion de pouvoir contrôler et ça te sécurise. Donc vouloir lâcher ça d'un coup, c'est presque dangereux si tu ne travailles pas sur le reste. Parce que c'est comme faire lâcher un plâtre chez une personne qui aurait une triple fracture du tibia, ça ne fonctionnerait pas. Dans cet épisode, je t'invite vraiment à te questionner sur quels sont tous tes dogmes en lien avec l'alimentation. Si tu es tout à fait honnête, où est la restriction ? Est-ce qu'elle est physique ? Est-ce qu'elle est cognitive ? Est-ce que c'est les deux ? La restriction cognitive, c'est tout ce que tu te racontes en lien avec l'alimentation. Et déjà, ça va te permettre de mettre en lumière peut-être qu'est-ce qui est ramené à l'équilibre par tes compulsions.