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À 45 ans, Maïtena recommence en Australie ! cover
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Le podcast d'une expatriation réussie !

À 45 ans, Maïtena recommence en Australie !

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23min |23/07/2025
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Description

Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie.

Aujourd’hui, je vous emmène en Australie, à la rencontre de Maïtena. Il y a 20 ans, elle quitte la France avec mari et son fils, pour une mutation pro. Ce qui devait être une parenthèse de quelques années s’est transformé en une vie complète de l’autre côté du monde. Une vie qu’elle a construite pas à pas, avec beaucoup de curiosité, une belle ouverture d’esprit, et une capacité à se réinventer.

Elle nous raconte comment on réapprend tout à 45 ans : la langue, les codes, les habitudes... Elle parle aussi de son projet, My Little France, qui accompagne les jeunes Français qui débarquent en Australie, parfois un peu perdus, souvent pleins d’espoir, toujours en quête d’un nouveau souffle.

Dans cette conversation, on parle de ce que ça fait de quitter ses repères et de ce qu’on gagne à oser changer de décor. On parle aussi très concrètement de la vie là-bas : des kangourous, des lunchboxes, du système de santé, des galères et des petites victoires du quotidien.

Bonne écoute, et bienvenue dans l’expatriation réussie de Maïtena !


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie. Aujourd'hui, je vous amène en Australie à la rencontre de Maïtena. Il y a 20 ans, elle quitte la France avec son mari et son fils pour une mutation professionnelle. Ce qui devait être une parenthèse de quelques années s'est transformé en une vie complète à l'autre bout du monde. Une vie qu'elle a construite pas à pas, avec beaucoup de curiosité, une belle ouverture d'esprit et une capacité à se réimplanter. Elle nous raconte comment on réappréhende tout à 45 ans. La langue, les codes, les habitudes. Elle nous parle également de son projet My Little France Australie, qui aujourd'hui accompagne les jeunes Français qui débarquent en Australie pour la première fois, un peu perdus, souvent plein d'espoir, mais toujours en quête d'un nouveau souffle. Dans cette conversation, on parle de ce qui nous fait quitter ses racines, ses repères, de ce qu'on gagne à oser changer de décor. On parlera également de choses très concrètes de la vie de là-bas, les kangourous, les lunchbox, le système de santé, et également les petites galères. et les victoires du quotidien. Je vous laisse avec l'épisode d'une expatriation réussie de Maïtena. Bonne écoute. Bonjour Maïtena, j'espère que tu vas bien. Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots pour les personnes qui ne te connaissent pas ?

  • Speaker #1

    Déjà, bonjour à toi. Merci de m'accueillir aujourd'hui. Moi, je m'appelle Maïtena. Je suis arrivée en Australie il y a à peu près 20 ans. Et j'ai fondé My Little France il y a à peu près 13 ans pour aider les jeunes Français à démarrer leur aventure en Australie sereinement. Et ça depuis 13 ans. Super.

  • Speaker #0

    Et pourquoi tu as choisi l'Australie ?

  • Speaker #1

    Moi, l'histoire de l'expatriation, c'est que j'ai été mutée. Je travaillais dans le commerce, donc je manageais des équipes de commerciaux. Et en fait, ma boîte, c'était une boîte française qui a démarré son business en Australie et qui cherchait des gens pour l'aider à démarrer les opérations. Et donc, j'ai été mutée, en fait. Donc, je suis arrivée avec une mutation professionnelle assez classique, qui était géniale. Donc, je suis arrivée avec ma famille. J'ai commencé à travailler dans mon métier très corporate à l'époque, avec une expat classique par mon job, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, et après, du coup, t'as fait un petit peu une rupture pour pouvoir te lancer dans l'aventure My Little France, quoi.

  • Speaker #1

    Bah, c'est ça. J'ai vite compris que l'Australie, ça allait devenir ma maison. Et puis, un peu par hasard, j'ai découvert l'entrepreneuriat, un peu tard même dans ma carrière, on va dire. J'ai décidé de quitter mon job corporate et de lancer ma boîte toute seule, il y a maintenant 13 ou 14 ans, quoi.

  • Speaker #0

    Super. Et du coup, t'es arrivée en famille avec ton conjoint, tes enfants ?

  • Speaker #1

    C'est ça. Donc j'avais un conjoint qui m'a suivie, qui a débarqué, qui a tout laissé tomber, qui ne parlait pas anglais. C'était très stressé. Normal. Et j'avais mon fils qui avait 6 ans, qui pareil, a tout lâché pour débarquer, se retrouver à l'école en anglais deux jours au lendemain. Mais à 6 ans, c'est assez facile, je pense. Donc ça s'est plutôt bien passé. Et aujourd'hui, mon fils est un vrai petit Australien parce qu'il a passé plus de temps en Australie qu'en France. Donc j'ai un vrai petit Australien à la maison.

  • Speaker #0

    L'adaptation a été ? Même pour le conjoint suiveur, ce n'est pas toujours simple.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas facile, oui. En fait, nous, on a décidé de le faire par étapes. Donc moi, je suis venue toute seule. Toute seule, le temps de prendre mon job en main, de m'organiser, trouver un logement, un véhicule, les basiques. Mon fils est arrivé 5-6 mois après moi. Donc période pas facile, parce que j'étais toute seule, loin de tout le monde, très très loin. Et donc mon fils est arrivé 5-6 mois après, donc là j'ai pris 5-6 mois encore à me focusser uniquement sur son intégration à lui et mon conjoint est donc arrivé un an après moi. Donc on a fait par étape nous. Je voulais m'assurer que tout le monde soit bien ok parce que ça fait effectivement beaucoup de changements pour tout le monde. Et comme c'est eux qui m'ont suivie, je me devais de m'assurer qu'ils se sentaient bien, qu'ils étaient contents. Donc ça a pas mal marché comme ça pour nous. Oui,

  • Speaker #0

    en tout cas, 20 ans après, si vous y êtes tous, tous les trois encore, c'est que ça vous convient. Et du coup, aujourd'hui, vous êtes en Australie depuis 20 ans, t'as jamais eu envie de changer de pays ou même de retourner en France ?

  • Speaker #1

    Quand je travaillais encore, j'ai eu l'opportunité de partir en Malaisie, à Singapour. Ouais. Et comme jusqu'ici, mon conjoint et mon fils, c'est eux qui m'ont suivi à chaque fois parce que je suis arrivée à Brisbane. Après, j'ai été mutée à Sydney. Donc, on a aussi fait des mutations en Australie. Et quand on nous a proposé un autre pays, on a fait un petit meeting familial. Et là, je leur ai donné carte blanche comme c'était à leur tour de décider. En fait, ils ont dit non, nous, on ne veut pas aller ailleurs. Nous, on veut rester en Australie. Donc, c'est ce qu'on a fait.

  • Speaker #0

    C'est chouette aussi de pouvoir échanger et voir en famille. Et aujourd'hui, ton mari, tu me disais, il est arrivé, il ne parlait pas un mot d'anglais. Comment ça s'est passé, l'intégration ? Et qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui ? Peut-être qu'il travaille avec toi ?

  • Speaker #1

    Non, pas du tout, il ne travaille pas. Mon fils, oui. Mon mari, non. Ça a été compliqué parce que quand tu arrives, tu as un métier en France, tu as un statut. Il faut accepter. Nous, on a juste accepté de repartir à zéro. Donc, il a fait des petits jobs pour améliorer son anglais. Il a, et au fur et à mesure, il a fait son propre chemin, mais je pense que la difficulté, tout le monde l'accepterait. Peut-être pas de le faire, c'est que moi, il avait 45 ans, il est arrivé en Australie à 45 ans, il est reparti à zéro. Oui,

  • Speaker #0

    il faut beaucoup de résilience.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il faut accepter ça. Et bon, peut-être que ce n'est pas donné à tout le monde, mais ça fait partie de l'aventure de tu peux te réinventer à zéro. Et puis, mon fils, lui, maintenant, il travaille avec moi. On travaille tous les deux. Maintenant, il a 25 ans.

  • Speaker #0

    Super de pouvoir travailler avec toi.

  • Speaker #1

    Sympa. Trop sympa.

  • Speaker #0

    Et lui, il n'a jamais eu envie de bouger et d'aller voir autre chose aussi, parce que souvent, quand on fait partie d'une famille d'expats, des fois, ça donne aussi un peu le goût du voyage et de l'aventure.

  • Speaker #1

    Si, oui, complètement. Il est parti à 17 ans. Il avait obtenu une bourse pour jouer au foot aux États-Unis. Il est parti deux ans aux États-Unis, donc il a vécu son expatriation à lui assez jeune, finalement, parce qu'il avait 17 ans. Il est revenu en Australie après le Covid, etc. Mais je pense qu'il a toujours envie. Je pense qu'il va nous faire des PVT en Amérique du Sud, des choses comme ça. Donc, il va probablement continuer et il voyage beaucoup par lui-même. Donc, il est un peu piqué, évidemment. Oui,

  • Speaker #0

    c'est souvent le cas. Aujourd'hui, est-ce que ton fils, il est bilingue français ? C'est quoi un peu le lien que vous, en famille, vous gardez avec la France ?

  • Speaker #1

    Nous, on a toujours parlé français à la maison. et mon fils, son papa, vit en France.

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Donc, depuis qu'il est tout petit, il a l'habitude de faire des allers-retours. Son papa vient ici. Il se retrouve à mi-chemin. Donc, ça a toujours été... Il a toujours gardé des très bons liens avec son papa qui était restaurant, qui était en France. Et puis, nous, à la maison, on parlait français. Moi, j'essaie d'y aller une fois par an parce que j'ai ma famille, que je souhaite... On peut en profiter. Donc, j'essaie d'y aller une fois par an. Ils viennent souvent nous voir. Et puis, je pense qu'une fois qu'on est loin comme ça, finalement, le monde n'est pas si grand. Et on peut se retrouver facilement à mi-chemin, un peu partout. Donc, ça va.

  • Speaker #0

    C'est quoi qui te manque le plus de la France ? Il y a quelque chose.

  • Speaker #1

    Oui, il y a un truc. En fait, on me la pose souvent. Alors non, ce n'est pas le fromage. Non, ce n'est pas la baguette.

  • Speaker #0

    Étonnant. C'est souvent la réponse qui revient.

  • Speaker #1

    Mais en vérité, on me pose souvent la question, donc j'y réfléchis. En fait, ce qui me manque, c'est un aspect de la culture. C'est que moi, je suis originaire du sud de la France. J'ai un papa espagnol, donc je suis très latine. Je parle fort, je danse, je monte sur les tables. Et qu'ici, on est dans une culture qui est un peu plus sage. Il fait moins la fête que nous. C'est une culture plus sage, plus posée, moins exubérante. donc ce qui manque c'est des gens en Europe ou en Amérique du Sud si on se parle du concept de l'apéro, on sait ce que ça veut dire en Australie on sait pas trop ce que ça veut dire quand on va dans un concert, moi je suis allée voir Coldplay il y a pas très longtemps, il y a quelques mois à Melbourne, je suis sûre que le concert de Coldplay qui était génial, il doit être encore mieux quelque part en Europe ou quelque part en Amérique du Sud parce que je pense que ça vibre un peu plus c'est marrant parce que moi j'ai pas du tout cette image là de l'Australie parce qu'avec...

  • Speaker #0

    ce qui est véhiculé aussi certainement par les réseaux sociaux. Moi, je vois un truc quand même assez dynamique, peut-être aussi dans des villes plus grandes comme Sydney, où c'est peut-être un peu plus internationalisé, mais je voyais ça très vivant, en fait.

  • Speaker #1

    C'est vivant, c'est plus la culture profonde. Tu vois, on n'a pas les mêmes habitudes, on a des concerts, nous, on va être tous debout en train de danser. Ici, les gens, ils sont assis, ils applaudissent. Ils sont moins mouillants que nous. Des fois, ça me manque un peu. Un petit peu de bordel. Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Et c'est quoi qui a été le plus dur quand tu es arrivée en Australie ? Du coup, il y a eu toute l'adaptation avec ta famille. Mais pour toi, vraiment, personnellement, c'est quoi qui a été le plus dur ?

  • Speaker #1

    la langue et puis que tu fais en fait tu ne sais rien tu vois donc tous les codes moi je me souviens des anecdotes assez marrante j'ai pris rendez vous à l'école pour enseigner pour pour l'arrivée de mon fils et à l'école je leur ai demandé s'il y avait la cantine je leur ai demandé sur la cantine c'est parce que c'était la cantine je me disais mais c'est pas possible et il m'a expliqué non il n'y a pas de cantine fallait amener une lunchbox et j'avais l'air complètement perdu de ce qu'est ce que j'allais mettre dans cette lunchbox donc c'est juste des codes fait faut apprendre des codes tout Merci. qui paraît simple, des choses qu'on fait au quotidien, elles ne sont plus du tout logiques, elles ne sont plus du tout simples. Il faut tout réapprendre. Donc ça, ça peut être facile. Après, il y a eu la langue. Donc moi, j'avais un anglais correct, mais bon, tu vois, être dans un milieu professionnel en anglais, il fallait que je réponde au téléphone, il fallait que je manage du staff. Donc il faut travailler dur pour ne pas être en retard, surtout tout le temps. Donc il faut toujours se battre pour être au niveau. Oui,

  • Speaker #0

    et puis toujours s'adapter à une nouvelle culture. Ce n'est pas toujours évident.

  • Speaker #1

    Ouais, des codes, des codes qu'on ne sait pas. En fait, on en apprend tous les jours. Une démarche simple, moi, je ne sais pas, aller à la banque en France, on sait tout se faire, c'est logique. Là, ce n'est plus la même logique. Donc, les moindres petites choses du quotidien, elles peuvent devenir difficiles.

  • Speaker #0

    C'est aussi pour ça que tu as créé My Little France. C'est un peu pour accompagner, être un peu la maman, on va dire, parce qu'aujourd'hui, tu as des sites et des books, et puis une équipe autour de toi. mais c'est un peu... Nous, on a dit aller à la banque, à la boulangerie avec nos parents. En fait, tu réapprends ça aux jeunes et aux moins jeunes qui arrivent.

  • Speaker #1

    C'est ça. En fait, on perd nos repères. On n'a plus nos repères. Donc, on perd du temps. On peut se sentir un peu dépassé. On perd de l'argent parce qu'on perd du temps. Donc, moi, je l'ai vécu. Et c'est ce qu'on essaie d'apporter à nos clients avec ma liste de rentes. Parce qu'effectivement, eux aussi, ils débarquent. Eux aussi, ils ont des démarches administratives à faire. Eux aussi, ils ont des problèmes avec la langue. Donc, ça leur fait perdre du temps. Parfois, ça fait tomber un peu le moral en bas des chaussettes. Donc, avoir un soutien, ça aide, oui.

  • Speaker #0

    Oui, je comprends. En plus, là, on parle de démarches administratives et de choses pas toujours évidentes. La santé, dans tout ça, qu'est-ce qu'il en est en Australie ? Et qu'est-ce que, toi, tu conseilles aussi aux nouveaux arrivants ?

  • Speaker #1

    En fait, tu vois, mon plus gros... Fallu plaindre. Le plus gros souci qu'on a avec la santé, surtout les jeunes qui débarquent, c'est qu'ils sont à bite basse. C'est encore le même modèle. Ils sont habitués à un modèle de la santé en France. Ils sont habitués avec leur carte vitale. Ils sont habitués à des prix. Et parfois, ils n'ont aucune idée du prix de la santé dans un pays comme l'Australie. Et ils ne se rendent pas compte. Parfois, ce n'est pas que les jeunes. Parfois, c'est les parents. Ils n'ont pas les codes. Ils connaissent la santé en France. Ils pensent que c'est la même chose. Donc, il peut y avoir des grosses, grosses, grosses surprises pas du tout agréables. Parce qu'ici, la santé pour un étranger, elle est extrêmement chère par rapport à ce que vous connaissez en France. Donc, ça peut mettre en danger, même la fin, ils ne peuvent pas régler le prix d'une opération. Et ça peut être des petites choses bêtes. Ça peut être une appendicite, se casser une clavicule en faisant du skate. Ça peut être des choses simples, mais ça peut complètement remettre en question leur aventure. Donc, c'est un problème assez constant, on va dire. Ouais,

  • Speaker #0

    bah on l'a vu il y a quelques factures que tu nous as envoyées. Ouais. C'est pour ça qu'une assurance santé, on le répète toujours, c'est quand même hyper important, en plus pour les PVT, c'est pas ce qui coûte le plus cher.

  • Speaker #1

    Bah non, souvent je leur dis que c'est le prix d'une bière au pub quoi, de se payer ça. Et en fait le souci c'est plus qu'ils n'y pensent pas et qu'ils ne se rendent pas compte en fait. Donc je pense qu'il faut leur rappeler, ils sont nombreux, ils font beaucoup de travail, ils font de la livraison, ils sont en scooter. Ouais. ça reste des activités relativement dangereuses. Et puis, des petits bobos, ça peut vite arriver. Quand on voyage, quand on fait du road trip. En fait, je pense que c'est surtout qu'ils ne se rendent pas compte des prix. C'est les gens qui reçoivent les factures. Même appeler une ambulance, c'est très cher.

  • Speaker #0

    Oui, c'est vrai. Aux États-Unis aussi, Jean-Christophe a des racontes. que appeler une ambulance, c'était déjà un coup.

  • Speaker #1

    C'est ça. Donc, nous, nos petits jeunes, ils arrivent, ils disent une ambulance, on ne se pose même pas la question. On appelle une ambulance. Ici, si tu peux éviter l'ambulance, n'appelle pas l'ambulance, ça va être très cher. Donc oui, on avait des jeunes avec des soins, rien de très grave, plus de 5 000 dollars, 6 000 dollars, et même un médecin généraliste, c'est 80, entre 80 et 100 dollars facilement, ce qui est très, très loin de ce que vous avez l'habitude de payer chez vous en France. Donc ouais c'est un problème assez courant et c'est pas... ils partent en voyage, ils partent à leur bout du monde, ils sont excités, c'est pas le premier truc auquel ils pensent quoi. C'est pas le truc le plus sexy auquel penser. Donc je pense qu'il faut beaucoup communiquer dessus, leur en parler souvent, qu'ils puissent prendre les choses en main avant. Et puis comprendre un peu les différences entre les assurances. On nous parle souvent de leur assurance de carte bleue. Pour un an. 12 mois, voire plus. Donc ouais, c'est un sujet... C'est pas le sujet le plus sexy, mais par contre c'est très très sexy. Ouais,

  • Speaker #0

    c'est important. Un cliché qui revient souvent sur... Enfin, cliché ou pas, c'est toi qui vas me dire. Sur l'Australie, c'est les petites bébêtes à droite à gauche qui font peur, les araignées, les serpents et ce genre de choses. C'est un cliché ou pas ?

  • Speaker #1

    En fait, on voit plus de bestioles mignonnes et vraiment super mignonnes que de bestioles pas mignonnes. Donc, tu vois, moi j'habite à Brisbane, je suis dans une grande ville. Je ne tombe pas sur un piton tous les jours. Je crois que ça fait deux ans que je n'en ai pas vu un. Par contre, on va se promener, on va voir un petit wallaby, un petit koala, ça c'est plutôt sympa, une baleine, des petits dauphins. Il y a plus des bestioles mignonnes que des bestioles pas mignonnes. Après, c'est un pays tellement grand. C'est vrai qu'il y a plein de… il y a une faune incroyable en Australie et qu'il y en a des moins sympas, mais on ne les voit pas souvent honnêtement.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Peut-être que le capar. Le capar est présent.

  • Speaker #0

    Ah ouais. Il y a plus de risques de se casser une jambe sur un scooter que de se faire mordre par un serpent quoi.

  • Speaker #1

    Complètement, complètement. complètement.

  • Speaker #0

    On ne souhaite ni l'un ni l'autre. Non,

  • Speaker #1

    non. Mais les petites bestioles mignonnes, c'est plutôt chouette.

  • Speaker #0

    Ouais. Est-ce que tu aurais un... En 20 ans, tu vas me dire, il y en a beaucoup, mais ton meilleur souvenir d'expatriation, vraiment peut-être une chose, une anecdote qui t'a vraiment marquée sur ces 20 dernières années ? Ça,

  • Speaker #1

    c'est une question pas facile. Je dirais qu'il y a plusieurs trucs, de voir que mon fils, il a vécu dans 3 pays maintenant, qu'il parle anglais couramment. Je me dis, on a vécu une autre culture, il a dû apprendre à ouvrir son esprit. Je me dis, toi, je suis super fière d'avoir pu lui apporter. C'est ça, c'est une chance incroyable. Je suis super fière de ça. Après, des souvenirs d'expat, j'en ai plein. Il y a des trucs marrants. Et puis, il y a la première fois que ta famille, quand ta famille, elle vient te voir, tu retrouves ta famille. C'est du bonheur. Oui, c'est des trucs. C'est vraiment sympa. J'ai mes parents qui étaient là. Pendant quelques semaines, il n'y a pas longtemps, et quand on vient te voir, tu peux partager ta vie, montrer ta vie. C'est quand même chouette.

  • Speaker #0

    Je comprends trop bien.

  • Speaker #1

    Petit pincement au cœur, tout ça.

  • Speaker #0

    C'est quoi que l'expatriation t'a apporté de mieux ? Là, on parlait de ton site avec l'ouverture culturelle et l'apprentissage de l'anglais aussi, mais toi, c'est quoi que ça a apporté ? Moi,

  • Speaker #1

    je dis souvent, je pense que, alors je ne sais pas si c'est l'expatriation ou l'Australie, mais je pense que je suis une personne meilleure. Je suis devenue une meilleure version de moi-même parce que j'ai dû me remettre en question, j'ai dû écouter, j'ai dû voir ce qui se passait autour de moi, j'ai dû m'adapter, j'ai dû être patiente. Et en fait, je dis souvent, ça m'a rendue une meilleure personne.

  • Speaker #0

    C'est beau,

  • Speaker #1

    ça fait grandir plus vite. Tu vois, j'ai acquis des trucs que je n'aurais pas pu, tous ces challenges. Et ces prises de risques, etc., en fait, ça fait peur, mais c'est tellement positif à la fin que...

  • Speaker #0

    J'ai peur,

  • Speaker #1

    mais j'y vais. Je suis une meilleure version de moi-même.

  • Speaker #0

    Trop bien. Aujourd'hui, si tu avais un conseil à te donner à toi-même pour ton premier départ à l'étranger, ça serait quoi ?

  • Speaker #1

    Arrêter d'avoir la pétoche.

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    se lancer. Ouais, il faut se lancer. Il y a plein de gens qui en rêvent, il y a plein de gens qui veulent le faire. On se fait toute une montagne. Et une fois que tu le fais, Tu dis au pire, d'abord, il n'y a pas d'échec. L'échec, c'est ceux qui n'essayent pas. Je trouve qu'on a une trop grosse pression à l'échec. Il faut forcément réussir. Alors que non, on apprend des choses. C'est un voyage, c'est une aventure. Tu vois, il faut continuer tout le temps à tester des choses. Et moi, j'ai eu très peur. Et en fait, tu te dis, si ça ne va pas, tu fais demi-tour, tu mets tes fesses dans un avion. Dans 24 heures, tu es en France. Ce n'est pas si difficile que ça. Mais on a beaucoup fait.

  • Speaker #0

    Oui, et puis si ça se passe bien, on y reste 20 ans.

  • Speaker #1

    ben voilà, tu vois pas le temps passer Je pense que c'est juste qu'on a tellement peur, on nous met beaucoup dans les cases en fait, et du coup, toutes ces choses-là, on a peur, et c'est des questions un peu classiques, mais tu ne vas pas laisser tomber ton CDI, et tu ne vas pas laisser tomber comment tu vas faire pour ta retraite, et tout ça, mais en fait, on ne fait jamais rien, quoi. Donc, c'est la pétoche. Elle est naturelle, la pétoche.

  • Speaker #0

    Oui, et puis, à force de parler avec des expats, on se rend compte aussi que c'est très français, ce... de ne pas se lancer, d'avoir un peu peur de l'échec, comme tu disais. C'est toujours bien d'entendre que des fois, il faut prendre des risques et que souvent, ça paye. Et même quand ça ne paye pas, on peut rentrer en France. Moi, j'ai déjà échangé avec des gens qui sont rentrés et qui en ont tiré quand même beaucoup de positifs.

  • Speaker #1

    C'est ça, puis c'est une expérience. Puis c'est quoi la réussite ? Ça ne veut rien dire, elle est personnelle, la réussite. Donc, je pense qu'on a beaucoup de pression. Je pense qu'il y a des populations qui... qui sont plus, plus, tu vois, qui s'expatrient plus facilement. Les Français voyagent beaucoup, mais tu prends les Italiens, les Grecs, ils sont partout dans le monde. Il y a des gens installés, des quartiers italiens à New York, en Australie, partout, quoi. Et nous, on est une population plus, ouais, on a plus la pétoche.

  • Speaker #0

    On a des boulangeries partout dans le monde.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    C'est ça. Mais trop bien. Est-ce que tu as envie de nous parler un peu de My Little France, de ce que vous faites et comment vous accompagnez les jeunes qui arrivent en Australie ?

  • Speaker #1

    Ouais. complètement donc ma little france est un peu une histoire de basse et pareil c'est une histoire de rencontres et de d'envie de partager mon plaisir de l'australie donc moi j'ai monté ma little france parce que j'avais beaucoup de gens qui me solliciter de mes connaissances quand je suis arrivé en australie pour aider les petits frères les petites soeurs etc donc j'ai décidé de monter ma little france il y avait un besoin d'accompagnement et puis une envie une envie profonde de transmettre en fait. Moi, ce qui me fait vraiment kiffer, c'est de transmettre ça. Je comprends que chacun est différent quand ils arrivent. Ils n'ont pas les mêmes budgets, ils n'ont pas le même âge, ils n'ont pas les mêmes expériences, ils n'ont pas les mêmes envies. Donc, de pouvoir aider les gens à naviguer leur premier, leur début dans ce pays et les voir s'envoler après, c'est trop cool, c'est très sympa. Donc, nous, on apporte plein de services avec des packs arrivés. Donc, il y a des gens qui ont envie d'être à coup. depuis presque leur départ en France pour leur première semaine en Australie pour pouvoir se faire accompagner pour tout, la recherche de job, les TV, le logement etc. Et puis on a des gens qui nous cherchent, qui veulent des petits services un peu clés en main, voilà qui viennent pour un coup de main pour ça. Et puis donc à côté de ça, je fais beaucoup d'événements pour la communauté française en Australie, donc pour les jeunes de 8 à 35 ans en PVT. et j'organise beaucoup d'événements gratuits pour la communauté, pour qu'ils puissent, donc on organise par exemple un barbecue tous les 15 jours, pour que les jeunes puissent se rencontrer, échanger, tu vois que ce soit vachement bienveillant entre eux, qu'ils suivent des bons plans, donc ça c'est très sympa, ceux qui voyagent seuls ça les rassure un peu au début, donc ça c'est très sympa, ça a beaucoup de succès, on fait ça tous les 15 jours, on invite tout le monde, on fait un grand barbecue géant dans un parc, c'est très sympa. Et puis tous les mardis, moi j'organise une session sur la recherche de job en Australie, où on leur donne des conseils sur leur CV, sur leur stratégie pour découter un job, sur travailler leur profil pour qu'ils aient les meilleurs tips et astuces pour pouvoir... naviguer leur recherche de job au début parce que c'est un truc qui les stresse beaucoup. Ils veulent être sûrs de gagner assez bien leur vie pour pouvoir continuer l'aventure le plus longtemps possible. Donc on fait beaucoup d'événements comme ça gratuits pour la communauté. Et le reste, c'est des accompagnements sur mesure entre travail, voyage, démarches administratives. Voilà, donc ça c'est un peu le cœur de notre métier. Donc c'est beaucoup d'échanges, beaucoup d'entraide. énormément de gens qui ne sont pas forcément des clients chez nous mais qui ont besoin d'aide pour des problèmes administratifs, des problèmes de véhicules, des problèmes de santé. Donc, nous, on fait un peu le relais pour les soutenir. On parle beaucoup aux parents aussi. Les parents sont pas chelous, donc on parle beaucoup aux parents. Donc, c'est plutôt sympa et les parents viennent visiter les enfants en Australie et j'ai toujours le droit des petits apéros avec les parents.

  • Speaker #0

    J'adore. Ça, c'est top. Trop bien. Et nous, on encourage vraiment ceux qui partent en PVT en Australie à prendre contact Merci. avec toi et tes services parce qu'on est trop content de pouvoir collaborer depuis maintenant en trois ans avec toi et tes équipes.

  • Speaker #1

    Ouais, génial. Écoute, merci beaucoup en tout cas à toi.

  • Speaker #0

    Eh bien, merci à toi. C'était trop chouette de pouvoir échanger. Je ne sais pas s'il y a un petit mot que tu veux rajouter avant qu'on coupe cet échange.

  • Speaker #1

    Le dernier petit mot, c'est oser partir. Il n'y a pas de bon moment ou de mauvais moment. Il faut le faire.

  • Speaker #0

    Trop bien. Merci beaucoup et et Et bonne journée à toi ! Merci ! Ce podcast vous est présenté par Santexpat.fr, le premier courtier et comparateur d'assurance santé internationale. Santexpat.fr compare plus de 300 offres d'assurance santé auprès de 28 partenaires assureurs. Plus qu'un simple comparateur, Santexpat.fr, c'est votre partenaire santé à l'étranger. Vous bénéficierez d'un accompagnement par des experts en santé internationale, ainsi que des services santé pour vous accompagner dans votre bien-être à l'étranger. Tout cela est sans surcoût. Rendez-vous dès maintenant sur Santexpat.fr. pour faire votre demande de devis gratuitement.

Description

Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie.

Aujourd’hui, je vous emmène en Australie, à la rencontre de Maïtena. Il y a 20 ans, elle quitte la France avec mari et son fils, pour une mutation pro. Ce qui devait être une parenthèse de quelques années s’est transformé en une vie complète de l’autre côté du monde. Une vie qu’elle a construite pas à pas, avec beaucoup de curiosité, une belle ouverture d’esprit, et une capacité à se réinventer.

Elle nous raconte comment on réapprend tout à 45 ans : la langue, les codes, les habitudes... Elle parle aussi de son projet, My Little France, qui accompagne les jeunes Français qui débarquent en Australie, parfois un peu perdus, souvent pleins d’espoir, toujours en quête d’un nouveau souffle.

Dans cette conversation, on parle de ce que ça fait de quitter ses repères et de ce qu’on gagne à oser changer de décor. On parle aussi très concrètement de la vie là-bas : des kangourous, des lunchboxes, du système de santé, des galères et des petites victoires du quotidien.

Bonne écoute, et bienvenue dans l’expatriation réussie de Maïtena !


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie. Aujourd'hui, je vous amène en Australie à la rencontre de Maïtena. Il y a 20 ans, elle quitte la France avec son mari et son fils pour une mutation professionnelle. Ce qui devait être une parenthèse de quelques années s'est transformé en une vie complète à l'autre bout du monde. Une vie qu'elle a construite pas à pas, avec beaucoup de curiosité, une belle ouverture d'esprit et une capacité à se réimplanter. Elle nous raconte comment on réappréhende tout à 45 ans. La langue, les codes, les habitudes. Elle nous parle également de son projet My Little France Australie, qui aujourd'hui accompagne les jeunes Français qui débarquent en Australie pour la première fois, un peu perdus, souvent plein d'espoir, mais toujours en quête d'un nouveau souffle. Dans cette conversation, on parle de ce qui nous fait quitter ses racines, ses repères, de ce qu'on gagne à oser changer de décor. On parlera également de choses très concrètes de la vie de là-bas, les kangourous, les lunchbox, le système de santé, et également les petites galères. et les victoires du quotidien. Je vous laisse avec l'épisode d'une expatriation réussie de Maïtena. Bonne écoute. Bonjour Maïtena, j'espère que tu vas bien. Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots pour les personnes qui ne te connaissent pas ?

  • Speaker #1

    Déjà, bonjour à toi. Merci de m'accueillir aujourd'hui. Moi, je m'appelle Maïtena. Je suis arrivée en Australie il y a à peu près 20 ans. Et j'ai fondé My Little France il y a à peu près 13 ans pour aider les jeunes Français à démarrer leur aventure en Australie sereinement. Et ça depuis 13 ans. Super.

  • Speaker #0

    Et pourquoi tu as choisi l'Australie ?

  • Speaker #1

    Moi, l'histoire de l'expatriation, c'est que j'ai été mutée. Je travaillais dans le commerce, donc je manageais des équipes de commerciaux. Et en fait, ma boîte, c'était une boîte française qui a démarré son business en Australie et qui cherchait des gens pour l'aider à démarrer les opérations. Et donc, j'ai été mutée, en fait. Donc, je suis arrivée avec une mutation professionnelle assez classique, qui était géniale. Donc, je suis arrivée avec ma famille. J'ai commencé à travailler dans mon métier très corporate à l'époque, avec une expat classique par mon job, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, et après, du coup, t'as fait un petit peu une rupture pour pouvoir te lancer dans l'aventure My Little France, quoi.

  • Speaker #1

    Bah, c'est ça. J'ai vite compris que l'Australie, ça allait devenir ma maison. Et puis, un peu par hasard, j'ai découvert l'entrepreneuriat, un peu tard même dans ma carrière, on va dire. J'ai décidé de quitter mon job corporate et de lancer ma boîte toute seule, il y a maintenant 13 ou 14 ans, quoi.

  • Speaker #0

    Super. Et du coup, t'es arrivée en famille avec ton conjoint, tes enfants ?

  • Speaker #1

    C'est ça. Donc j'avais un conjoint qui m'a suivie, qui a débarqué, qui a tout laissé tomber, qui ne parlait pas anglais. C'était très stressé. Normal. Et j'avais mon fils qui avait 6 ans, qui pareil, a tout lâché pour débarquer, se retrouver à l'école en anglais deux jours au lendemain. Mais à 6 ans, c'est assez facile, je pense. Donc ça s'est plutôt bien passé. Et aujourd'hui, mon fils est un vrai petit Australien parce qu'il a passé plus de temps en Australie qu'en France. Donc j'ai un vrai petit Australien à la maison.

  • Speaker #0

    L'adaptation a été ? Même pour le conjoint suiveur, ce n'est pas toujours simple.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas facile, oui. En fait, nous, on a décidé de le faire par étapes. Donc moi, je suis venue toute seule. Toute seule, le temps de prendre mon job en main, de m'organiser, trouver un logement, un véhicule, les basiques. Mon fils est arrivé 5-6 mois après moi. Donc période pas facile, parce que j'étais toute seule, loin de tout le monde, très très loin. Et donc mon fils est arrivé 5-6 mois après, donc là j'ai pris 5-6 mois encore à me focusser uniquement sur son intégration à lui et mon conjoint est donc arrivé un an après moi. Donc on a fait par étape nous. Je voulais m'assurer que tout le monde soit bien ok parce que ça fait effectivement beaucoup de changements pour tout le monde. Et comme c'est eux qui m'ont suivie, je me devais de m'assurer qu'ils se sentaient bien, qu'ils étaient contents. Donc ça a pas mal marché comme ça pour nous. Oui,

  • Speaker #0

    en tout cas, 20 ans après, si vous y êtes tous, tous les trois encore, c'est que ça vous convient. Et du coup, aujourd'hui, vous êtes en Australie depuis 20 ans, t'as jamais eu envie de changer de pays ou même de retourner en France ?

  • Speaker #1

    Quand je travaillais encore, j'ai eu l'opportunité de partir en Malaisie, à Singapour. Ouais. Et comme jusqu'ici, mon conjoint et mon fils, c'est eux qui m'ont suivi à chaque fois parce que je suis arrivée à Brisbane. Après, j'ai été mutée à Sydney. Donc, on a aussi fait des mutations en Australie. Et quand on nous a proposé un autre pays, on a fait un petit meeting familial. Et là, je leur ai donné carte blanche comme c'était à leur tour de décider. En fait, ils ont dit non, nous, on ne veut pas aller ailleurs. Nous, on veut rester en Australie. Donc, c'est ce qu'on a fait.

  • Speaker #0

    C'est chouette aussi de pouvoir échanger et voir en famille. Et aujourd'hui, ton mari, tu me disais, il est arrivé, il ne parlait pas un mot d'anglais. Comment ça s'est passé, l'intégration ? Et qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui ? Peut-être qu'il travaille avec toi ?

  • Speaker #1

    Non, pas du tout, il ne travaille pas. Mon fils, oui. Mon mari, non. Ça a été compliqué parce que quand tu arrives, tu as un métier en France, tu as un statut. Il faut accepter. Nous, on a juste accepté de repartir à zéro. Donc, il a fait des petits jobs pour améliorer son anglais. Il a, et au fur et à mesure, il a fait son propre chemin, mais je pense que la difficulté, tout le monde l'accepterait. Peut-être pas de le faire, c'est que moi, il avait 45 ans, il est arrivé en Australie à 45 ans, il est reparti à zéro. Oui,

  • Speaker #0

    il faut beaucoup de résilience.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il faut accepter ça. Et bon, peut-être que ce n'est pas donné à tout le monde, mais ça fait partie de l'aventure de tu peux te réinventer à zéro. Et puis, mon fils, lui, maintenant, il travaille avec moi. On travaille tous les deux. Maintenant, il a 25 ans.

  • Speaker #0

    Super de pouvoir travailler avec toi.

  • Speaker #1

    Sympa. Trop sympa.

  • Speaker #0

    Et lui, il n'a jamais eu envie de bouger et d'aller voir autre chose aussi, parce que souvent, quand on fait partie d'une famille d'expats, des fois, ça donne aussi un peu le goût du voyage et de l'aventure.

  • Speaker #1

    Si, oui, complètement. Il est parti à 17 ans. Il avait obtenu une bourse pour jouer au foot aux États-Unis. Il est parti deux ans aux États-Unis, donc il a vécu son expatriation à lui assez jeune, finalement, parce qu'il avait 17 ans. Il est revenu en Australie après le Covid, etc. Mais je pense qu'il a toujours envie. Je pense qu'il va nous faire des PVT en Amérique du Sud, des choses comme ça. Donc, il va probablement continuer et il voyage beaucoup par lui-même. Donc, il est un peu piqué, évidemment. Oui,

  • Speaker #0

    c'est souvent le cas. Aujourd'hui, est-ce que ton fils, il est bilingue français ? C'est quoi un peu le lien que vous, en famille, vous gardez avec la France ?

  • Speaker #1

    Nous, on a toujours parlé français à la maison. et mon fils, son papa, vit en France.

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Donc, depuis qu'il est tout petit, il a l'habitude de faire des allers-retours. Son papa vient ici. Il se retrouve à mi-chemin. Donc, ça a toujours été... Il a toujours gardé des très bons liens avec son papa qui était restaurant, qui était en France. Et puis, nous, à la maison, on parlait français. Moi, j'essaie d'y aller une fois par an parce que j'ai ma famille, que je souhaite... On peut en profiter. Donc, j'essaie d'y aller une fois par an. Ils viennent souvent nous voir. Et puis, je pense qu'une fois qu'on est loin comme ça, finalement, le monde n'est pas si grand. Et on peut se retrouver facilement à mi-chemin, un peu partout. Donc, ça va.

  • Speaker #0

    C'est quoi qui te manque le plus de la France ? Il y a quelque chose.

  • Speaker #1

    Oui, il y a un truc. En fait, on me la pose souvent. Alors non, ce n'est pas le fromage. Non, ce n'est pas la baguette.

  • Speaker #0

    Étonnant. C'est souvent la réponse qui revient.

  • Speaker #1

    Mais en vérité, on me pose souvent la question, donc j'y réfléchis. En fait, ce qui me manque, c'est un aspect de la culture. C'est que moi, je suis originaire du sud de la France. J'ai un papa espagnol, donc je suis très latine. Je parle fort, je danse, je monte sur les tables. Et qu'ici, on est dans une culture qui est un peu plus sage. Il fait moins la fête que nous. C'est une culture plus sage, plus posée, moins exubérante. donc ce qui manque c'est des gens en Europe ou en Amérique du Sud si on se parle du concept de l'apéro, on sait ce que ça veut dire en Australie on sait pas trop ce que ça veut dire quand on va dans un concert, moi je suis allée voir Coldplay il y a pas très longtemps, il y a quelques mois à Melbourne, je suis sûre que le concert de Coldplay qui était génial, il doit être encore mieux quelque part en Europe ou quelque part en Amérique du Sud parce que je pense que ça vibre un peu plus c'est marrant parce que moi j'ai pas du tout cette image là de l'Australie parce qu'avec...

  • Speaker #0

    ce qui est véhiculé aussi certainement par les réseaux sociaux. Moi, je vois un truc quand même assez dynamique, peut-être aussi dans des villes plus grandes comme Sydney, où c'est peut-être un peu plus internationalisé, mais je voyais ça très vivant, en fait.

  • Speaker #1

    C'est vivant, c'est plus la culture profonde. Tu vois, on n'a pas les mêmes habitudes, on a des concerts, nous, on va être tous debout en train de danser. Ici, les gens, ils sont assis, ils applaudissent. Ils sont moins mouillants que nous. Des fois, ça me manque un peu. Un petit peu de bordel. Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Et c'est quoi qui a été le plus dur quand tu es arrivée en Australie ? Du coup, il y a eu toute l'adaptation avec ta famille. Mais pour toi, vraiment, personnellement, c'est quoi qui a été le plus dur ?

  • Speaker #1

    la langue et puis que tu fais en fait tu ne sais rien tu vois donc tous les codes moi je me souviens des anecdotes assez marrante j'ai pris rendez vous à l'école pour enseigner pour pour l'arrivée de mon fils et à l'école je leur ai demandé s'il y avait la cantine je leur ai demandé sur la cantine c'est parce que c'était la cantine je me disais mais c'est pas possible et il m'a expliqué non il n'y a pas de cantine fallait amener une lunchbox et j'avais l'air complètement perdu de ce qu'est ce que j'allais mettre dans cette lunchbox donc c'est juste des codes fait faut apprendre des codes tout Merci. qui paraît simple, des choses qu'on fait au quotidien, elles ne sont plus du tout logiques, elles ne sont plus du tout simples. Il faut tout réapprendre. Donc ça, ça peut être facile. Après, il y a eu la langue. Donc moi, j'avais un anglais correct, mais bon, tu vois, être dans un milieu professionnel en anglais, il fallait que je réponde au téléphone, il fallait que je manage du staff. Donc il faut travailler dur pour ne pas être en retard, surtout tout le temps. Donc il faut toujours se battre pour être au niveau. Oui,

  • Speaker #0

    et puis toujours s'adapter à une nouvelle culture. Ce n'est pas toujours évident.

  • Speaker #1

    Ouais, des codes, des codes qu'on ne sait pas. En fait, on en apprend tous les jours. Une démarche simple, moi, je ne sais pas, aller à la banque en France, on sait tout se faire, c'est logique. Là, ce n'est plus la même logique. Donc, les moindres petites choses du quotidien, elles peuvent devenir difficiles.

  • Speaker #0

    C'est aussi pour ça que tu as créé My Little France. C'est un peu pour accompagner, être un peu la maman, on va dire, parce qu'aujourd'hui, tu as des sites et des books, et puis une équipe autour de toi. mais c'est un peu... Nous, on a dit aller à la banque, à la boulangerie avec nos parents. En fait, tu réapprends ça aux jeunes et aux moins jeunes qui arrivent.

  • Speaker #1

    C'est ça. En fait, on perd nos repères. On n'a plus nos repères. Donc, on perd du temps. On peut se sentir un peu dépassé. On perd de l'argent parce qu'on perd du temps. Donc, moi, je l'ai vécu. Et c'est ce qu'on essaie d'apporter à nos clients avec ma liste de rentes. Parce qu'effectivement, eux aussi, ils débarquent. Eux aussi, ils ont des démarches administratives à faire. Eux aussi, ils ont des problèmes avec la langue. Donc, ça leur fait perdre du temps. Parfois, ça fait tomber un peu le moral en bas des chaussettes. Donc, avoir un soutien, ça aide, oui.

  • Speaker #0

    Oui, je comprends. En plus, là, on parle de démarches administratives et de choses pas toujours évidentes. La santé, dans tout ça, qu'est-ce qu'il en est en Australie ? Et qu'est-ce que, toi, tu conseilles aussi aux nouveaux arrivants ?

  • Speaker #1

    En fait, tu vois, mon plus gros... Fallu plaindre. Le plus gros souci qu'on a avec la santé, surtout les jeunes qui débarquent, c'est qu'ils sont à bite basse. C'est encore le même modèle. Ils sont habitués à un modèle de la santé en France. Ils sont habitués avec leur carte vitale. Ils sont habitués à des prix. Et parfois, ils n'ont aucune idée du prix de la santé dans un pays comme l'Australie. Et ils ne se rendent pas compte. Parfois, ce n'est pas que les jeunes. Parfois, c'est les parents. Ils n'ont pas les codes. Ils connaissent la santé en France. Ils pensent que c'est la même chose. Donc, il peut y avoir des grosses, grosses, grosses surprises pas du tout agréables. Parce qu'ici, la santé pour un étranger, elle est extrêmement chère par rapport à ce que vous connaissez en France. Donc, ça peut mettre en danger, même la fin, ils ne peuvent pas régler le prix d'une opération. Et ça peut être des petites choses bêtes. Ça peut être une appendicite, se casser une clavicule en faisant du skate. Ça peut être des choses simples, mais ça peut complètement remettre en question leur aventure. Donc, c'est un problème assez constant, on va dire. Ouais,

  • Speaker #0

    bah on l'a vu il y a quelques factures que tu nous as envoyées. Ouais. C'est pour ça qu'une assurance santé, on le répète toujours, c'est quand même hyper important, en plus pour les PVT, c'est pas ce qui coûte le plus cher.

  • Speaker #1

    Bah non, souvent je leur dis que c'est le prix d'une bière au pub quoi, de se payer ça. Et en fait le souci c'est plus qu'ils n'y pensent pas et qu'ils ne se rendent pas compte en fait. Donc je pense qu'il faut leur rappeler, ils sont nombreux, ils font beaucoup de travail, ils font de la livraison, ils sont en scooter. Ouais. ça reste des activités relativement dangereuses. Et puis, des petits bobos, ça peut vite arriver. Quand on voyage, quand on fait du road trip. En fait, je pense que c'est surtout qu'ils ne se rendent pas compte des prix. C'est les gens qui reçoivent les factures. Même appeler une ambulance, c'est très cher.

  • Speaker #0

    Oui, c'est vrai. Aux États-Unis aussi, Jean-Christophe a des racontes. que appeler une ambulance, c'était déjà un coup.

  • Speaker #1

    C'est ça. Donc, nous, nos petits jeunes, ils arrivent, ils disent une ambulance, on ne se pose même pas la question. On appelle une ambulance. Ici, si tu peux éviter l'ambulance, n'appelle pas l'ambulance, ça va être très cher. Donc oui, on avait des jeunes avec des soins, rien de très grave, plus de 5 000 dollars, 6 000 dollars, et même un médecin généraliste, c'est 80, entre 80 et 100 dollars facilement, ce qui est très, très loin de ce que vous avez l'habitude de payer chez vous en France. Donc ouais c'est un problème assez courant et c'est pas... ils partent en voyage, ils partent à leur bout du monde, ils sont excités, c'est pas le premier truc auquel ils pensent quoi. C'est pas le truc le plus sexy auquel penser. Donc je pense qu'il faut beaucoup communiquer dessus, leur en parler souvent, qu'ils puissent prendre les choses en main avant. Et puis comprendre un peu les différences entre les assurances. On nous parle souvent de leur assurance de carte bleue. Pour un an. 12 mois, voire plus. Donc ouais, c'est un sujet... C'est pas le sujet le plus sexy, mais par contre c'est très très sexy. Ouais,

  • Speaker #0

    c'est important. Un cliché qui revient souvent sur... Enfin, cliché ou pas, c'est toi qui vas me dire. Sur l'Australie, c'est les petites bébêtes à droite à gauche qui font peur, les araignées, les serpents et ce genre de choses. C'est un cliché ou pas ?

  • Speaker #1

    En fait, on voit plus de bestioles mignonnes et vraiment super mignonnes que de bestioles pas mignonnes. Donc, tu vois, moi j'habite à Brisbane, je suis dans une grande ville. Je ne tombe pas sur un piton tous les jours. Je crois que ça fait deux ans que je n'en ai pas vu un. Par contre, on va se promener, on va voir un petit wallaby, un petit koala, ça c'est plutôt sympa, une baleine, des petits dauphins. Il y a plus des bestioles mignonnes que des bestioles pas mignonnes. Après, c'est un pays tellement grand. C'est vrai qu'il y a plein de… il y a une faune incroyable en Australie et qu'il y en a des moins sympas, mais on ne les voit pas souvent honnêtement.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Peut-être que le capar. Le capar est présent.

  • Speaker #0

    Ah ouais. Il y a plus de risques de se casser une jambe sur un scooter que de se faire mordre par un serpent quoi.

  • Speaker #1

    Complètement, complètement. complètement.

  • Speaker #0

    On ne souhaite ni l'un ni l'autre. Non,

  • Speaker #1

    non. Mais les petites bestioles mignonnes, c'est plutôt chouette.

  • Speaker #0

    Ouais. Est-ce que tu aurais un... En 20 ans, tu vas me dire, il y en a beaucoup, mais ton meilleur souvenir d'expatriation, vraiment peut-être une chose, une anecdote qui t'a vraiment marquée sur ces 20 dernières années ? Ça,

  • Speaker #1

    c'est une question pas facile. Je dirais qu'il y a plusieurs trucs, de voir que mon fils, il a vécu dans 3 pays maintenant, qu'il parle anglais couramment. Je me dis, on a vécu une autre culture, il a dû apprendre à ouvrir son esprit. Je me dis, toi, je suis super fière d'avoir pu lui apporter. C'est ça, c'est une chance incroyable. Je suis super fière de ça. Après, des souvenirs d'expat, j'en ai plein. Il y a des trucs marrants. Et puis, il y a la première fois que ta famille, quand ta famille, elle vient te voir, tu retrouves ta famille. C'est du bonheur. Oui, c'est des trucs. C'est vraiment sympa. J'ai mes parents qui étaient là. Pendant quelques semaines, il n'y a pas longtemps, et quand on vient te voir, tu peux partager ta vie, montrer ta vie. C'est quand même chouette.

  • Speaker #0

    Je comprends trop bien.

  • Speaker #1

    Petit pincement au cœur, tout ça.

  • Speaker #0

    C'est quoi que l'expatriation t'a apporté de mieux ? Là, on parlait de ton site avec l'ouverture culturelle et l'apprentissage de l'anglais aussi, mais toi, c'est quoi que ça a apporté ? Moi,

  • Speaker #1

    je dis souvent, je pense que, alors je ne sais pas si c'est l'expatriation ou l'Australie, mais je pense que je suis une personne meilleure. Je suis devenue une meilleure version de moi-même parce que j'ai dû me remettre en question, j'ai dû écouter, j'ai dû voir ce qui se passait autour de moi, j'ai dû m'adapter, j'ai dû être patiente. Et en fait, je dis souvent, ça m'a rendue une meilleure personne.

  • Speaker #0

    C'est beau,

  • Speaker #1

    ça fait grandir plus vite. Tu vois, j'ai acquis des trucs que je n'aurais pas pu, tous ces challenges. Et ces prises de risques, etc., en fait, ça fait peur, mais c'est tellement positif à la fin que...

  • Speaker #0

    J'ai peur,

  • Speaker #1

    mais j'y vais. Je suis une meilleure version de moi-même.

  • Speaker #0

    Trop bien. Aujourd'hui, si tu avais un conseil à te donner à toi-même pour ton premier départ à l'étranger, ça serait quoi ?

  • Speaker #1

    Arrêter d'avoir la pétoche.

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    se lancer. Ouais, il faut se lancer. Il y a plein de gens qui en rêvent, il y a plein de gens qui veulent le faire. On se fait toute une montagne. Et une fois que tu le fais, Tu dis au pire, d'abord, il n'y a pas d'échec. L'échec, c'est ceux qui n'essayent pas. Je trouve qu'on a une trop grosse pression à l'échec. Il faut forcément réussir. Alors que non, on apprend des choses. C'est un voyage, c'est une aventure. Tu vois, il faut continuer tout le temps à tester des choses. Et moi, j'ai eu très peur. Et en fait, tu te dis, si ça ne va pas, tu fais demi-tour, tu mets tes fesses dans un avion. Dans 24 heures, tu es en France. Ce n'est pas si difficile que ça. Mais on a beaucoup fait.

  • Speaker #0

    Oui, et puis si ça se passe bien, on y reste 20 ans.

  • Speaker #1

    ben voilà, tu vois pas le temps passer Je pense que c'est juste qu'on a tellement peur, on nous met beaucoup dans les cases en fait, et du coup, toutes ces choses-là, on a peur, et c'est des questions un peu classiques, mais tu ne vas pas laisser tomber ton CDI, et tu ne vas pas laisser tomber comment tu vas faire pour ta retraite, et tout ça, mais en fait, on ne fait jamais rien, quoi. Donc, c'est la pétoche. Elle est naturelle, la pétoche.

  • Speaker #0

    Oui, et puis, à force de parler avec des expats, on se rend compte aussi que c'est très français, ce... de ne pas se lancer, d'avoir un peu peur de l'échec, comme tu disais. C'est toujours bien d'entendre que des fois, il faut prendre des risques et que souvent, ça paye. Et même quand ça ne paye pas, on peut rentrer en France. Moi, j'ai déjà échangé avec des gens qui sont rentrés et qui en ont tiré quand même beaucoup de positifs.

  • Speaker #1

    C'est ça, puis c'est une expérience. Puis c'est quoi la réussite ? Ça ne veut rien dire, elle est personnelle, la réussite. Donc, je pense qu'on a beaucoup de pression. Je pense qu'il y a des populations qui... qui sont plus, plus, tu vois, qui s'expatrient plus facilement. Les Français voyagent beaucoup, mais tu prends les Italiens, les Grecs, ils sont partout dans le monde. Il y a des gens installés, des quartiers italiens à New York, en Australie, partout, quoi. Et nous, on est une population plus, ouais, on a plus la pétoche.

  • Speaker #0

    On a des boulangeries partout dans le monde.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    C'est ça. Mais trop bien. Est-ce que tu as envie de nous parler un peu de My Little France, de ce que vous faites et comment vous accompagnez les jeunes qui arrivent en Australie ?

  • Speaker #1

    Ouais. complètement donc ma little france est un peu une histoire de basse et pareil c'est une histoire de rencontres et de d'envie de partager mon plaisir de l'australie donc moi j'ai monté ma little france parce que j'avais beaucoup de gens qui me solliciter de mes connaissances quand je suis arrivé en australie pour aider les petits frères les petites soeurs etc donc j'ai décidé de monter ma little france il y avait un besoin d'accompagnement et puis une envie une envie profonde de transmettre en fait. Moi, ce qui me fait vraiment kiffer, c'est de transmettre ça. Je comprends que chacun est différent quand ils arrivent. Ils n'ont pas les mêmes budgets, ils n'ont pas le même âge, ils n'ont pas les mêmes expériences, ils n'ont pas les mêmes envies. Donc, de pouvoir aider les gens à naviguer leur premier, leur début dans ce pays et les voir s'envoler après, c'est trop cool, c'est très sympa. Donc, nous, on apporte plein de services avec des packs arrivés. Donc, il y a des gens qui ont envie d'être à coup. depuis presque leur départ en France pour leur première semaine en Australie pour pouvoir se faire accompagner pour tout, la recherche de job, les TV, le logement etc. Et puis on a des gens qui nous cherchent, qui veulent des petits services un peu clés en main, voilà qui viennent pour un coup de main pour ça. Et puis donc à côté de ça, je fais beaucoup d'événements pour la communauté française en Australie, donc pour les jeunes de 8 à 35 ans en PVT. et j'organise beaucoup d'événements gratuits pour la communauté, pour qu'ils puissent, donc on organise par exemple un barbecue tous les 15 jours, pour que les jeunes puissent se rencontrer, échanger, tu vois que ce soit vachement bienveillant entre eux, qu'ils suivent des bons plans, donc ça c'est très sympa, ceux qui voyagent seuls ça les rassure un peu au début, donc ça c'est très sympa, ça a beaucoup de succès, on fait ça tous les 15 jours, on invite tout le monde, on fait un grand barbecue géant dans un parc, c'est très sympa. Et puis tous les mardis, moi j'organise une session sur la recherche de job en Australie, où on leur donne des conseils sur leur CV, sur leur stratégie pour découter un job, sur travailler leur profil pour qu'ils aient les meilleurs tips et astuces pour pouvoir... naviguer leur recherche de job au début parce que c'est un truc qui les stresse beaucoup. Ils veulent être sûrs de gagner assez bien leur vie pour pouvoir continuer l'aventure le plus longtemps possible. Donc on fait beaucoup d'événements comme ça gratuits pour la communauté. Et le reste, c'est des accompagnements sur mesure entre travail, voyage, démarches administratives. Voilà, donc ça c'est un peu le cœur de notre métier. Donc c'est beaucoup d'échanges, beaucoup d'entraide. énormément de gens qui ne sont pas forcément des clients chez nous mais qui ont besoin d'aide pour des problèmes administratifs, des problèmes de véhicules, des problèmes de santé. Donc, nous, on fait un peu le relais pour les soutenir. On parle beaucoup aux parents aussi. Les parents sont pas chelous, donc on parle beaucoup aux parents. Donc, c'est plutôt sympa et les parents viennent visiter les enfants en Australie et j'ai toujours le droit des petits apéros avec les parents.

  • Speaker #0

    J'adore. Ça, c'est top. Trop bien. Et nous, on encourage vraiment ceux qui partent en PVT en Australie à prendre contact Merci. avec toi et tes services parce qu'on est trop content de pouvoir collaborer depuis maintenant en trois ans avec toi et tes équipes.

  • Speaker #1

    Ouais, génial. Écoute, merci beaucoup en tout cas à toi.

  • Speaker #0

    Eh bien, merci à toi. C'était trop chouette de pouvoir échanger. Je ne sais pas s'il y a un petit mot que tu veux rajouter avant qu'on coupe cet échange.

  • Speaker #1

    Le dernier petit mot, c'est oser partir. Il n'y a pas de bon moment ou de mauvais moment. Il faut le faire.

  • Speaker #0

    Trop bien. Merci beaucoup et et Et bonne journée à toi ! Merci ! Ce podcast vous est présenté par Santexpat.fr, le premier courtier et comparateur d'assurance santé internationale. Santexpat.fr compare plus de 300 offres d'assurance santé auprès de 28 partenaires assureurs. Plus qu'un simple comparateur, Santexpat.fr, c'est votre partenaire santé à l'étranger. Vous bénéficierez d'un accompagnement par des experts en santé internationale, ainsi que des services santé pour vous accompagner dans votre bien-être à l'étranger. Tout cela est sans surcoût. Rendez-vous dès maintenant sur Santexpat.fr. pour faire votre demande de devis gratuitement.

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Description

Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie.

Aujourd’hui, je vous emmène en Australie, à la rencontre de Maïtena. Il y a 20 ans, elle quitte la France avec mari et son fils, pour une mutation pro. Ce qui devait être une parenthèse de quelques années s’est transformé en une vie complète de l’autre côté du monde. Une vie qu’elle a construite pas à pas, avec beaucoup de curiosité, une belle ouverture d’esprit, et une capacité à se réinventer.

Elle nous raconte comment on réapprend tout à 45 ans : la langue, les codes, les habitudes... Elle parle aussi de son projet, My Little France, qui accompagne les jeunes Français qui débarquent en Australie, parfois un peu perdus, souvent pleins d’espoir, toujours en quête d’un nouveau souffle.

Dans cette conversation, on parle de ce que ça fait de quitter ses repères et de ce qu’on gagne à oser changer de décor. On parle aussi très concrètement de la vie là-bas : des kangourous, des lunchboxes, du système de santé, des galères et des petites victoires du quotidien.

Bonne écoute, et bienvenue dans l’expatriation réussie de Maïtena !


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie. Aujourd'hui, je vous amène en Australie à la rencontre de Maïtena. Il y a 20 ans, elle quitte la France avec son mari et son fils pour une mutation professionnelle. Ce qui devait être une parenthèse de quelques années s'est transformé en une vie complète à l'autre bout du monde. Une vie qu'elle a construite pas à pas, avec beaucoup de curiosité, une belle ouverture d'esprit et une capacité à se réimplanter. Elle nous raconte comment on réappréhende tout à 45 ans. La langue, les codes, les habitudes. Elle nous parle également de son projet My Little France Australie, qui aujourd'hui accompagne les jeunes Français qui débarquent en Australie pour la première fois, un peu perdus, souvent plein d'espoir, mais toujours en quête d'un nouveau souffle. Dans cette conversation, on parle de ce qui nous fait quitter ses racines, ses repères, de ce qu'on gagne à oser changer de décor. On parlera également de choses très concrètes de la vie de là-bas, les kangourous, les lunchbox, le système de santé, et également les petites galères. et les victoires du quotidien. Je vous laisse avec l'épisode d'une expatriation réussie de Maïtena. Bonne écoute. Bonjour Maïtena, j'espère que tu vas bien. Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots pour les personnes qui ne te connaissent pas ?

  • Speaker #1

    Déjà, bonjour à toi. Merci de m'accueillir aujourd'hui. Moi, je m'appelle Maïtena. Je suis arrivée en Australie il y a à peu près 20 ans. Et j'ai fondé My Little France il y a à peu près 13 ans pour aider les jeunes Français à démarrer leur aventure en Australie sereinement. Et ça depuis 13 ans. Super.

  • Speaker #0

    Et pourquoi tu as choisi l'Australie ?

  • Speaker #1

    Moi, l'histoire de l'expatriation, c'est que j'ai été mutée. Je travaillais dans le commerce, donc je manageais des équipes de commerciaux. Et en fait, ma boîte, c'était une boîte française qui a démarré son business en Australie et qui cherchait des gens pour l'aider à démarrer les opérations. Et donc, j'ai été mutée, en fait. Donc, je suis arrivée avec une mutation professionnelle assez classique, qui était géniale. Donc, je suis arrivée avec ma famille. J'ai commencé à travailler dans mon métier très corporate à l'époque, avec une expat classique par mon job, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, et après, du coup, t'as fait un petit peu une rupture pour pouvoir te lancer dans l'aventure My Little France, quoi.

  • Speaker #1

    Bah, c'est ça. J'ai vite compris que l'Australie, ça allait devenir ma maison. Et puis, un peu par hasard, j'ai découvert l'entrepreneuriat, un peu tard même dans ma carrière, on va dire. J'ai décidé de quitter mon job corporate et de lancer ma boîte toute seule, il y a maintenant 13 ou 14 ans, quoi.

  • Speaker #0

    Super. Et du coup, t'es arrivée en famille avec ton conjoint, tes enfants ?

  • Speaker #1

    C'est ça. Donc j'avais un conjoint qui m'a suivie, qui a débarqué, qui a tout laissé tomber, qui ne parlait pas anglais. C'était très stressé. Normal. Et j'avais mon fils qui avait 6 ans, qui pareil, a tout lâché pour débarquer, se retrouver à l'école en anglais deux jours au lendemain. Mais à 6 ans, c'est assez facile, je pense. Donc ça s'est plutôt bien passé. Et aujourd'hui, mon fils est un vrai petit Australien parce qu'il a passé plus de temps en Australie qu'en France. Donc j'ai un vrai petit Australien à la maison.

  • Speaker #0

    L'adaptation a été ? Même pour le conjoint suiveur, ce n'est pas toujours simple.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas facile, oui. En fait, nous, on a décidé de le faire par étapes. Donc moi, je suis venue toute seule. Toute seule, le temps de prendre mon job en main, de m'organiser, trouver un logement, un véhicule, les basiques. Mon fils est arrivé 5-6 mois après moi. Donc période pas facile, parce que j'étais toute seule, loin de tout le monde, très très loin. Et donc mon fils est arrivé 5-6 mois après, donc là j'ai pris 5-6 mois encore à me focusser uniquement sur son intégration à lui et mon conjoint est donc arrivé un an après moi. Donc on a fait par étape nous. Je voulais m'assurer que tout le monde soit bien ok parce que ça fait effectivement beaucoup de changements pour tout le monde. Et comme c'est eux qui m'ont suivie, je me devais de m'assurer qu'ils se sentaient bien, qu'ils étaient contents. Donc ça a pas mal marché comme ça pour nous. Oui,

  • Speaker #0

    en tout cas, 20 ans après, si vous y êtes tous, tous les trois encore, c'est que ça vous convient. Et du coup, aujourd'hui, vous êtes en Australie depuis 20 ans, t'as jamais eu envie de changer de pays ou même de retourner en France ?

  • Speaker #1

    Quand je travaillais encore, j'ai eu l'opportunité de partir en Malaisie, à Singapour. Ouais. Et comme jusqu'ici, mon conjoint et mon fils, c'est eux qui m'ont suivi à chaque fois parce que je suis arrivée à Brisbane. Après, j'ai été mutée à Sydney. Donc, on a aussi fait des mutations en Australie. Et quand on nous a proposé un autre pays, on a fait un petit meeting familial. Et là, je leur ai donné carte blanche comme c'était à leur tour de décider. En fait, ils ont dit non, nous, on ne veut pas aller ailleurs. Nous, on veut rester en Australie. Donc, c'est ce qu'on a fait.

  • Speaker #0

    C'est chouette aussi de pouvoir échanger et voir en famille. Et aujourd'hui, ton mari, tu me disais, il est arrivé, il ne parlait pas un mot d'anglais. Comment ça s'est passé, l'intégration ? Et qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui ? Peut-être qu'il travaille avec toi ?

  • Speaker #1

    Non, pas du tout, il ne travaille pas. Mon fils, oui. Mon mari, non. Ça a été compliqué parce que quand tu arrives, tu as un métier en France, tu as un statut. Il faut accepter. Nous, on a juste accepté de repartir à zéro. Donc, il a fait des petits jobs pour améliorer son anglais. Il a, et au fur et à mesure, il a fait son propre chemin, mais je pense que la difficulté, tout le monde l'accepterait. Peut-être pas de le faire, c'est que moi, il avait 45 ans, il est arrivé en Australie à 45 ans, il est reparti à zéro. Oui,

  • Speaker #0

    il faut beaucoup de résilience.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il faut accepter ça. Et bon, peut-être que ce n'est pas donné à tout le monde, mais ça fait partie de l'aventure de tu peux te réinventer à zéro. Et puis, mon fils, lui, maintenant, il travaille avec moi. On travaille tous les deux. Maintenant, il a 25 ans.

  • Speaker #0

    Super de pouvoir travailler avec toi.

  • Speaker #1

    Sympa. Trop sympa.

  • Speaker #0

    Et lui, il n'a jamais eu envie de bouger et d'aller voir autre chose aussi, parce que souvent, quand on fait partie d'une famille d'expats, des fois, ça donne aussi un peu le goût du voyage et de l'aventure.

  • Speaker #1

    Si, oui, complètement. Il est parti à 17 ans. Il avait obtenu une bourse pour jouer au foot aux États-Unis. Il est parti deux ans aux États-Unis, donc il a vécu son expatriation à lui assez jeune, finalement, parce qu'il avait 17 ans. Il est revenu en Australie après le Covid, etc. Mais je pense qu'il a toujours envie. Je pense qu'il va nous faire des PVT en Amérique du Sud, des choses comme ça. Donc, il va probablement continuer et il voyage beaucoup par lui-même. Donc, il est un peu piqué, évidemment. Oui,

  • Speaker #0

    c'est souvent le cas. Aujourd'hui, est-ce que ton fils, il est bilingue français ? C'est quoi un peu le lien que vous, en famille, vous gardez avec la France ?

  • Speaker #1

    Nous, on a toujours parlé français à la maison. et mon fils, son papa, vit en France.

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Donc, depuis qu'il est tout petit, il a l'habitude de faire des allers-retours. Son papa vient ici. Il se retrouve à mi-chemin. Donc, ça a toujours été... Il a toujours gardé des très bons liens avec son papa qui était restaurant, qui était en France. Et puis, nous, à la maison, on parlait français. Moi, j'essaie d'y aller une fois par an parce que j'ai ma famille, que je souhaite... On peut en profiter. Donc, j'essaie d'y aller une fois par an. Ils viennent souvent nous voir. Et puis, je pense qu'une fois qu'on est loin comme ça, finalement, le monde n'est pas si grand. Et on peut se retrouver facilement à mi-chemin, un peu partout. Donc, ça va.

  • Speaker #0

    C'est quoi qui te manque le plus de la France ? Il y a quelque chose.

  • Speaker #1

    Oui, il y a un truc. En fait, on me la pose souvent. Alors non, ce n'est pas le fromage. Non, ce n'est pas la baguette.

  • Speaker #0

    Étonnant. C'est souvent la réponse qui revient.

  • Speaker #1

    Mais en vérité, on me pose souvent la question, donc j'y réfléchis. En fait, ce qui me manque, c'est un aspect de la culture. C'est que moi, je suis originaire du sud de la France. J'ai un papa espagnol, donc je suis très latine. Je parle fort, je danse, je monte sur les tables. Et qu'ici, on est dans une culture qui est un peu plus sage. Il fait moins la fête que nous. C'est une culture plus sage, plus posée, moins exubérante. donc ce qui manque c'est des gens en Europe ou en Amérique du Sud si on se parle du concept de l'apéro, on sait ce que ça veut dire en Australie on sait pas trop ce que ça veut dire quand on va dans un concert, moi je suis allée voir Coldplay il y a pas très longtemps, il y a quelques mois à Melbourne, je suis sûre que le concert de Coldplay qui était génial, il doit être encore mieux quelque part en Europe ou quelque part en Amérique du Sud parce que je pense que ça vibre un peu plus c'est marrant parce que moi j'ai pas du tout cette image là de l'Australie parce qu'avec...

  • Speaker #0

    ce qui est véhiculé aussi certainement par les réseaux sociaux. Moi, je vois un truc quand même assez dynamique, peut-être aussi dans des villes plus grandes comme Sydney, où c'est peut-être un peu plus internationalisé, mais je voyais ça très vivant, en fait.

  • Speaker #1

    C'est vivant, c'est plus la culture profonde. Tu vois, on n'a pas les mêmes habitudes, on a des concerts, nous, on va être tous debout en train de danser. Ici, les gens, ils sont assis, ils applaudissent. Ils sont moins mouillants que nous. Des fois, ça me manque un peu. Un petit peu de bordel. Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Et c'est quoi qui a été le plus dur quand tu es arrivée en Australie ? Du coup, il y a eu toute l'adaptation avec ta famille. Mais pour toi, vraiment, personnellement, c'est quoi qui a été le plus dur ?

  • Speaker #1

    la langue et puis que tu fais en fait tu ne sais rien tu vois donc tous les codes moi je me souviens des anecdotes assez marrante j'ai pris rendez vous à l'école pour enseigner pour pour l'arrivée de mon fils et à l'école je leur ai demandé s'il y avait la cantine je leur ai demandé sur la cantine c'est parce que c'était la cantine je me disais mais c'est pas possible et il m'a expliqué non il n'y a pas de cantine fallait amener une lunchbox et j'avais l'air complètement perdu de ce qu'est ce que j'allais mettre dans cette lunchbox donc c'est juste des codes fait faut apprendre des codes tout Merci. qui paraît simple, des choses qu'on fait au quotidien, elles ne sont plus du tout logiques, elles ne sont plus du tout simples. Il faut tout réapprendre. Donc ça, ça peut être facile. Après, il y a eu la langue. Donc moi, j'avais un anglais correct, mais bon, tu vois, être dans un milieu professionnel en anglais, il fallait que je réponde au téléphone, il fallait que je manage du staff. Donc il faut travailler dur pour ne pas être en retard, surtout tout le temps. Donc il faut toujours se battre pour être au niveau. Oui,

  • Speaker #0

    et puis toujours s'adapter à une nouvelle culture. Ce n'est pas toujours évident.

  • Speaker #1

    Ouais, des codes, des codes qu'on ne sait pas. En fait, on en apprend tous les jours. Une démarche simple, moi, je ne sais pas, aller à la banque en France, on sait tout se faire, c'est logique. Là, ce n'est plus la même logique. Donc, les moindres petites choses du quotidien, elles peuvent devenir difficiles.

  • Speaker #0

    C'est aussi pour ça que tu as créé My Little France. C'est un peu pour accompagner, être un peu la maman, on va dire, parce qu'aujourd'hui, tu as des sites et des books, et puis une équipe autour de toi. mais c'est un peu... Nous, on a dit aller à la banque, à la boulangerie avec nos parents. En fait, tu réapprends ça aux jeunes et aux moins jeunes qui arrivent.

  • Speaker #1

    C'est ça. En fait, on perd nos repères. On n'a plus nos repères. Donc, on perd du temps. On peut se sentir un peu dépassé. On perd de l'argent parce qu'on perd du temps. Donc, moi, je l'ai vécu. Et c'est ce qu'on essaie d'apporter à nos clients avec ma liste de rentes. Parce qu'effectivement, eux aussi, ils débarquent. Eux aussi, ils ont des démarches administratives à faire. Eux aussi, ils ont des problèmes avec la langue. Donc, ça leur fait perdre du temps. Parfois, ça fait tomber un peu le moral en bas des chaussettes. Donc, avoir un soutien, ça aide, oui.

  • Speaker #0

    Oui, je comprends. En plus, là, on parle de démarches administratives et de choses pas toujours évidentes. La santé, dans tout ça, qu'est-ce qu'il en est en Australie ? Et qu'est-ce que, toi, tu conseilles aussi aux nouveaux arrivants ?

  • Speaker #1

    En fait, tu vois, mon plus gros... Fallu plaindre. Le plus gros souci qu'on a avec la santé, surtout les jeunes qui débarquent, c'est qu'ils sont à bite basse. C'est encore le même modèle. Ils sont habitués à un modèle de la santé en France. Ils sont habitués avec leur carte vitale. Ils sont habitués à des prix. Et parfois, ils n'ont aucune idée du prix de la santé dans un pays comme l'Australie. Et ils ne se rendent pas compte. Parfois, ce n'est pas que les jeunes. Parfois, c'est les parents. Ils n'ont pas les codes. Ils connaissent la santé en France. Ils pensent que c'est la même chose. Donc, il peut y avoir des grosses, grosses, grosses surprises pas du tout agréables. Parce qu'ici, la santé pour un étranger, elle est extrêmement chère par rapport à ce que vous connaissez en France. Donc, ça peut mettre en danger, même la fin, ils ne peuvent pas régler le prix d'une opération. Et ça peut être des petites choses bêtes. Ça peut être une appendicite, se casser une clavicule en faisant du skate. Ça peut être des choses simples, mais ça peut complètement remettre en question leur aventure. Donc, c'est un problème assez constant, on va dire. Ouais,

  • Speaker #0

    bah on l'a vu il y a quelques factures que tu nous as envoyées. Ouais. C'est pour ça qu'une assurance santé, on le répète toujours, c'est quand même hyper important, en plus pour les PVT, c'est pas ce qui coûte le plus cher.

  • Speaker #1

    Bah non, souvent je leur dis que c'est le prix d'une bière au pub quoi, de se payer ça. Et en fait le souci c'est plus qu'ils n'y pensent pas et qu'ils ne se rendent pas compte en fait. Donc je pense qu'il faut leur rappeler, ils sont nombreux, ils font beaucoup de travail, ils font de la livraison, ils sont en scooter. Ouais. ça reste des activités relativement dangereuses. Et puis, des petits bobos, ça peut vite arriver. Quand on voyage, quand on fait du road trip. En fait, je pense que c'est surtout qu'ils ne se rendent pas compte des prix. C'est les gens qui reçoivent les factures. Même appeler une ambulance, c'est très cher.

  • Speaker #0

    Oui, c'est vrai. Aux États-Unis aussi, Jean-Christophe a des racontes. que appeler une ambulance, c'était déjà un coup.

  • Speaker #1

    C'est ça. Donc, nous, nos petits jeunes, ils arrivent, ils disent une ambulance, on ne se pose même pas la question. On appelle une ambulance. Ici, si tu peux éviter l'ambulance, n'appelle pas l'ambulance, ça va être très cher. Donc oui, on avait des jeunes avec des soins, rien de très grave, plus de 5 000 dollars, 6 000 dollars, et même un médecin généraliste, c'est 80, entre 80 et 100 dollars facilement, ce qui est très, très loin de ce que vous avez l'habitude de payer chez vous en France. Donc ouais c'est un problème assez courant et c'est pas... ils partent en voyage, ils partent à leur bout du monde, ils sont excités, c'est pas le premier truc auquel ils pensent quoi. C'est pas le truc le plus sexy auquel penser. Donc je pense qu'il faut beaucoup communiquer dessus, leur en parler souvent, qu'ils puissent prendre les choses en main avant. Et puis comprendre un peu les différences entre les assurances. On nous parle souvent de leur assurance de carte bleue. Pour un an. 12 mois, voire plus. Donc ouais, c'est un sujet... C'est pas le sujet le plus sexy, mais par contre c'est très très sexy. Ouais,

  • Speaker #0

    c'est important. Un cliché qui revient souvent sur... Enfin, cliché ou pas, c'est toi qui vas me dire. Sur l'Australie, c'est les petites bébêtes à droite à gauche qui font peur, les araignées, les serpents et ce genre de choses. C'est un cliché ou pas ?

  • Speaker #1

    En fait, on voit plus de bestioles mignonnes et vraiment super mignonnes que de bestioles pas mignonnes. Donc, tu vois, moi j'habite à Brisbane, je suis dans une grande ville. Je ne tombe pas sur un piton tous les jours. Je crois que ça fait deux ans que je n'en ai pas vu un. Par contre, on va se promener, on va voir un petit wallaby, un petit koala, ça c'est plutôt sympa, une baleine, des petits dauphins. Il y a plus des bestioles mignonnes que des bestioles pas mignonnes. Après, c'est un pays tellement grand. C'est vrai qu'il y a plein de… il y a une faune incroyable en Australie et qu'il y en a des moins sympas, mais on ne les voit pas souvent honnêtement.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Peut-être que le capar. Le capar est présent.

  • Speaker #0

    Ah ouais. Il y a plus de risques de se casser une jambe sur un scooter que de se faire mordre par un serpent quoi.

  • Speaker #1

    Complètement, complètement. complètement.

  • Speaker #0

    On ne souhaite ni l'un ni l'autre. Non,

  • Speaker #1

    non. Mais les petites bestioles mignonnes, c'est plutôt chouette.

  • Speaker #0

    Ouais. Est-ce que tu aurais un... En 20 ans, tu vas me dire, il y en a beaucoup, mais ton meilleur souvenir d'expatriation, vraiment peut-être une chose, une anecdote qui t'a vraiment marquée sur ces 20 dernières années ? Ça,

  • Speaker #1

    c'est une question pas facile. Je dirais qu'il y a plusieurs trucs, de voir que mon fils, il a vécu dans 3 pays maintenant, qu'il parle anglais couramment. Je me dis, on a vécu une autre culture, il a dû apprendre à ouvrir son esprit. Je me dis, toi, je suis super fière d'avoir pu lui apporter. C'est ça, c'est une chance incroyable. Je suis super fière de ça. Après, des souvenirs d'expat, j'en ai plein. Il y a des trucs marrants. Et puis, il y a la première fois que ta famille, quand ta famille, elle vient te voir, tu retrouves ta famille. C'est du bonheur. Oui, c'est des trucs. C'est vraiment sympa. J'ai mes parents qui étaient là. Pendant quelques semaines, il n'y a pas longtemps, et quand on vient te voir, tu peux partager ta vie, montrer ta vie. C'est quand même chouette.

  • Speaker #0

    Je comprends trop bien.

  • Speaker #1

    Petit pincement au cœur, tout ça.

  • Speaker #0

    C'est quoi que l'expatriation t'a apporté de mieux ? Là, on parlait de ton site avec l'ouverture culturelle et l'apprentissage de l'anglais aussi, mais toi, c'est quoi que ça a apporté ? Moi,

  • Speaker #1

    je dis souvent, je pense que, alors je ne sais pas si c'est l'expatriation ou l'Australie, mais je pense que je suis une personne meilleure. Je suis devenue une meilleure version de moi-même parce que j'ai dû me remettre en question, j'ai dû écouter, j'ai dû voir ce qui se passait autour de moi, j'ai dû m'adapter, j'ai dû être patiente. Et en fait, je dis souvent, ça m'a rendue une meilleure personne.

  • Speaker #0

    C'est beau,

  • Speaker #1

    ça fait grandir plus vite. Tu vois, j'ai acquis des trucs que je n'aurais pas pu, tous ces challenges. Et ces prises de risques, etc., en fait, ça fait peur, mais c'est tellement positif à la fin que...

  • Speaker #0

    J'ai peur,

  • Speaker #1

    mais j'y vais. Je suis une meilleure version de moi-même.

  • Speaker #0

    Trop bien. Aujourd'hui, si tu avais un conseil à te donner à toi-même pour ton premier départ à l'étranger, ça serait quoi ?

  • Speaker #1

    Arrêter d'avoir la pétoche.

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    se lancer. Ouais, il faut se lancer. Il y a plein de gens qui en rêvent, il y a plein de gens qui veulent le faire. On se fait toute une montagne. Et une fois que tu le fais, Tu dis au pire, d'abord, il n'y a pas d'échec. L'échec, c'est ceux qui n'essayent pas. Je trouve qu'on a une trop grosse pression à l'échec. Il faut forcément réussir. Alors que non, on apprend des choses. C'est un voyage, c'est une aventure. Tu vois, il faut continuer tout le temps à tester des choses. Et moi, j'ai eu très peur. Et en fait, tu te dis, si ça ne va pas, tu fais demi-tour, tu mets tes fesses dans un avion. Dans 24 heures, tu es en France. Ce n'est pas si difficile que ça. Mais on a beaucoup fait.

  • Speaker #0

    Oui, et puis si ça se passe bien, on y reste 20 ans.

  • Speaker #1

    ben voilà, tu vois pas le temps passer Je pense que c'est juste qu'on a tellement peur, on nous met beaucoup dans les cases en fait, et du coup, toutes ces choses-là, on a peur, et c'est des questions un peu classiques, mais tu ne vas pas laisser tomber ton CDI, et tu ne vas pas laisser tomber comment tu vas faire pour ta retraite, et tout ça, mais en fait, on ne fait jamais rien, quoi. Donc, c'est la pétoche. Elle est naturelle, la pétoche.

  • Speaker #0

    Oui, et puis, à force de parler avec des expats, on se rend compte aussi que c'est très français, ce... de ne pas se lancer, d'avoir un peu peur de l'échec, comme tu disais. C'est toujours bien d'entendre que des fois, il faut prendre des risques et que souvent, ça paye. Et même quand ça ne paye pas, on peut rentrer en France. Moi, j'ai déjà échangé avec des gens qui sont rentrés et qui en ont tiré quand même beaucoup de positifs.

  • Speaker #1

    C'est ça, puis c'est une expérience. Puis c'est quoi la réussite ? Ça ne veut rien dire, elle est personnelle, la réussite. Donc, je pense qu'on a beaucoup de pression. Je pense qu'il y a des populations qui... qui sont plus, plus, tu vois, qui s'expatrient plus facilement. Les Français voyagent beaucoup, mais tu prends les Italiens, les Grecs, ils sont partout dans le monde. Il y a des gens installés, des quartiers italiens à New York, en Australie, partout, quoi. Et nous, on est une population plus, ouais, on a plus la pétoche.

  • Speaker #0

    On a des boulangeries partout dans le monde.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    C'est ça. Mais trop bien. Est-ce que tu as envie de nous parler un peu de My Little France, de ce que vous faites et comment vous accompagnez les jeunes qui arrivent en Australie ?

  • Speaker #1

    Ouais. complètement donc ma little france est un peu une histoire de basse et pareil c'est une histoire de rencontres et de d'envie de partager mon plaisir de l'australie donc moi j'ai monté ma little france parce que j'avais beaucoup de gens qui me solliciter de mes connaissances quand je suis arrivé en australie pour aider les petits frères les petites soeurs etc donc j'ai décidé de monter ma little france il y avait un besoin d'accompagnement et puis une envie une envie profonde de transmettre en fait. Moi, ce qui me fait vraiment kiffer, c'est de transmettre ça. Je comprends que chacun est différent quand ils arrivent. Ils n'ont pas les mêmes budgets, ils n'ont pas le même âge, ils n'ont pas les mêmes expériences, ils n'ont pas les mêmes envies. Donc, de pouvoir aider les gens à naviguer leur premier, leur début dans ce pays et les voir s'envoler après, c'est trop cool, c'est très sympa. Donc, nous, on apporte plein de services avec des packs arrivés. Donc, il y a des gens qui ont envie d'être à coup. depuis presque leur départ en France pour leur première semaine en Australie pour pouvoir se faire accompagner pour tout, la recherche de job, les TV, le logement etc. Et puis on a des gens qui nous cherchent, qui veulent des petits services un peu clés en main, voilà qui viennent pour un coup de main pour ça. Et puis donc à côté de ça, je fais beaucoup d'événements pour la communauté française en Australie, donc pour les jeunes de 8 à 35 ans en PVT. et j'organise beaucoup d'événements gratuits pour la communauté, pour qu'ils puissent, donc on organise par exemple un barbecue tous les 15 jours, pour que les jeunes puissent se rencontrer, échanger, tu vois que ce soit vachement bienveillant entre eux, qu'ils suivent des bons plans, donc ça c'est très sympa, ceux qui voyagent seuls ça les rassure un peu au début, donc ça c'est très sympa, ça a beaucoup de succès, on fait ça tous les 15 jours, on invite tout le monde, on fait un grand barbecue géant dans un parc, c'est très sympa. Et puis tous les mardis, moi j'organise une session sur la recherche de job en Australie, où on leur donne des conseils sur leur CV, sur leur stratégie pour découter un job, sur travailler leur profil pour qu'ils aient les meilleurs tips et astuces pour pouvoir... naviguer leur recherche de job au début parce que c'est un truc qui les stresse beaucoup. Ils veulent être sûrs de gagner assez bien leur vie pour pouvoir continuer l'aventure le plus longtemps possible. Donc on fait beaucoup d'événements comme ça gratuits pour la communauté. Et le reste, c'est des accompagnements sur mesure entre travail, voyage, démarches administratives. Voilà, donc ça c'est un peu le cœur de notre métier. Donc c'est beaucoup d'échanges, beaucoup d'entraide. énormément de gens qui ne sont pas forcément des clients chez nous mais qui ont besoin d'aide pour des problèmes administratifs, des problèmes de véhicules, des problèmes de santé. Donc, nous, on fait un peu le relais pour les soutenir. On parle beaucoup aux parents aussi. Les parents sont pas chelous, donc on parle beaucoup aux parents. Donc, c'est plutôt sympa et les parents viennent visiter les enfants en Australie et j'ai toujours le droit des petits apéros avec les parents.

  • Speaker #0

    J'adore. Ça, c'est top. Trop bien. Et nous, on encourage vraiment ceux qui partent en PVT en Australie à prendre contact Merci. avec toi et tes services parce qu'on est trop content de pouvoir collaborer depuis maintenant en trois ans avec toi et tes équipes.

  • Speaker #1

    Ouais, génial. Écoute, merci beaucoup en tout cas à toi.

  • Speaker #0

    Eh bien, merci à toi. C'était trop chouette de pouvoir échanger. Je ne sais pas s'il y a un petit mot que tu veux rajouter avant qu'on coupe cet échange.

  • Speaker #1

    Le dernier petit mot, c'est oser partir. Il n'y a pas de bon moment ou de mauvais moment. Il faut le faire.

  • Speaker #0

    Trop bien. Merci beaucoup et et Et bonne journée à toi ! Merci ! Ce podcast vous est présenté par Santexpat.fr, le premier courtier et comparateur d'assurance santé internationale. Santexpat.fr compare plus de 300 offres d'assurance santé auprès de 28 partenaires assureurs. Plus qu'un simple comparateur, Santexpat.fr, c'est votre partenaire santé à l'étranger. Vous bénéficierez d'un accompagnement par des experts en santé internationale, ainsi que des services santé pour vous accompagner dans votre bien-être à l'étranger. Tout cela est sans surcoût. Rendez-vous dès maintenant sur Santexpat.fr. pour faire votre demande de devis gratuitement.

Description

Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie.

Aujourd’hui, je vous emmène en Australie, à la rencontre de Maïtena. Il y a 20 ans, elle quitte la France avec mari et son fils, pour une mutation pro. Ce qui devait être une parenthèse de quelques années s’est transformé en une vie complète de l’autre côté du monde. Une vie qu’elle a construite pas à pas, avec beaucoup de curiosité, une belle ouverture d’esprit, et une capacité à se réinventer.

Elle nous raconte comment on réapprend tout à 45 ans : la langue, les codes, les habitudes... Elle parle aussi de son projet, My Little France, qui accompagne les jeunes Français qui débarquent en Australie, parfois un peu perdus, souvent pleins d’espoir, toujours en quête d’un nouveau souffle.

Dans cette conversation, on parle de ce que ça fait de quitter ses repères et de ce qu’on gagne à oser changer de décor. On parle aussi très concrètement de la vie là-bas : des kangourous, des lunchboxes, du système de santé, des galères et des petites victoires du quotidien.

Bonne écoute, et bienvenue dans l’expatriation réussie de Maïtena !


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie. Aujourd'hui, je vous amène en Australie à la rencontre de Maïtena. Il y a 20 ans, elle quitte la France avec son mari et son fils pour une mutation professionnelle. Ce qui devait être une parenthèse de quelques années s'est transformé en une vie complète à l'autre bout du monde. Une vie qu'elle a construite pas à pas, avec beaucoup de curiosité, une belle ouverture d'esprit et une capacité à se réimplanter. Elle nous raconte comment on réappréhende tout à 45 ans. La langue, les codes, les habitudes. Elle nous parle également de son projet My Little France Australie, qui aujourd'hui accompagne les jeunes Français qui débarquent en Australie pour la première fois, un peu perdus, souvent plein d'espoir, mais toujours en quête d'un nouveau souffle. Dans cette conversation, on parle de ce qui nous fait quitter ses racines, ses repères, de ce qu'on gagne à oser changer de décor. On parlera également de choses très concrètes de la vie de là-bas, les kangourous, les lunchbox, le système de santé, et également les petites galères. et les victoires du quotidien. Je vous laisse avec l'épisode d'une expatriation réussie de Maïtena. Bonne écoute. Bonjour Maïtena, j'espère que tu vas bien. Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots pour les personnes qui ne te connaissent pas ?

  • Speaker #1

    Déjà, bonjour à toi. Merci de m'accueillir aujourd'hui. Moi, je m'appelle Maïtena. Je suis arrivée en Australie il y a à peu près 20 ans. Et j'ai fondé My Little France il y a à peu près 13 ans pour aider les jeunes Français à démarrer leur aventure en Australie sereinement. Et ça depuis 13 ans. Super.

  • Speaker #0

    Et pourquoi tu as choisi l'Australie ?

  • Speaker #1

    Moi, l'histoire de l'expatriation, c'est que j'ai été mutée. Je travaillais dans le commerce, donc je manageais des équipes de commerciaux. Et en fait, ma boîte, c'était une boîte française qui a démarré son business en Australie et qui cherchait des gens pour l'aider à démarrer les opérations. Et donc, j'ai été mutée, en fait. Donc, je suis arrivée avec une mutation professionnelle assez classique, qui était géniale. Donc, je suis arrivée avec ma famille. J'ai commencé à travailler dans mon métier très corporate à l'époque, avec une expat classique par mon job, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, et après, du coup, t'as fait un petit peu une rupture pour pouvoir te lancer dans l'aventure My Little France, quoi.

  • Speaker #1

    Bah, c'est ça. J'ai vite compris que l'Australie, ça allait devenir ma maison. Et puis, un peu par hasard, j'ai découvert l'entrepreneuriat, un peu tard même dans ma carrière, on va dire. J'ai décidé de quitter mon job corporate et de lancer ma boîte toute seule, il y a maintenant 13 ou 14 ans, quoi.

  • Speaker #0

    Super. Et du coup, t'es arrivée en famille avec ton conjoint, tes enfants ?

  • Speaker #1

    C'est ça. Donc j'avais un conjoint qui m'a suivie, qui a débarqué, qui a tout laissé tomber, qui ne parlait pas anglais. C'était très stressé. Normal. Et j'avais mon fils qui avait 6 ans, qui pareil, a tout lâché pour débarquer, se retrouver à l'école en anglais deux jours au lendemain. Mais à 6 ans, c'est assez facile, je pense. Donc ça s'est plutôt bien passé. Et aujourd'hui, mon fils est un vrai petit Australien parce qu'il a passé plus de temps en Australie qu'en France. Donc j'ai un vrai petit Australien à la maison.

  • Speaker #0

    L'adaptation a été ? Même pour le conjoint suiveur, ce n'est pas toujours simple.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas facile, oui. En fait, nous, on a décidé de le faire par étapes. Donc moi, je suis venue toute seule. Toute seule, le temps de prendre mon job en main, de m'organiser, trouver un logement, un véhicule, les basiques. Mon fils est arrivé 5-6 mois après moi. Donc période pas facile, parce que j'étais toute seule, loin de tout le monde, très très loin. Et donc mon fils est arrivé 5-6 mois après, donc là j'ai pris 5-6 mois encore à me focusser uniquement sur son intégration à lui et mon conjoint est donc arrivé un an après moi. Donc on a fait par étape nous. Je voulais m'assurer que tout le monde soit bien ok parce que ça fait effectivement beaucoup de changements pour tout le monde. Et comme c'est eux qui m'ont suivie, je me devais de m'assurer qu'ils se sentaient bien, qu'ils étaient contents. Donc ça a pas mal marché comme ça pour nous. Oui,

  • Speaker #0

    en tout cas, 20 ans après, si vous y êtes tous, tous les trois encore, c'est que ça vous convient. Et du coup, aujourd'hui, vous êtes en Australie depuis 20 ans, t'as jamais eu envie de changer de pays ou même de retourner en France ?

  • Speaker #1

    Quand je travaillais encore, j'ai eu l'opportunité de partir en Malaisie, à Singapour. Ouais. Et comme jusqu'ici, mon conjoint et mon fils, c'est eux qui m'ont suivi à chaque fois parce que je suis arrivée à Brisbane. Après, j'ai été mutée à Sydney. Donc, on a aussi fait des mutations en Australie. Et quand on nous a proposé un autre pays, on a fait un petit meeting familial. Et là, je leur ai donné carte blanche comme c'était à leur tour de décider. En fait, ils ont dit non, nous, on ne veut pas aller ailleurs. Nous, on veut rester en Australie. Donc, c'est ce qu'on a fait.

  • Speaker #0

    C'est chouette aussi de pouvoir échanger et voir en famille. Et aujourd'hui, ton mari, tu me disais, il est arrivé, il ne parlait pas un mot d'anglais. Comment ça s'est passé, l'intégration ? Et qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui ? Peut-être qu'il travaille avec toi ?

  • Speaker #1

    Non, pas du tout, il ne travaille pas. Mon fils, oui. Mon mari, non. Ça a été compliqué parce que quand tu arrives, tu as un métier en France, tu as un statut. Il faut accepter. Nous, on a juste accepté de repartir à zéro. Donc, il a fait des petits jobs pour améliorer son anglais. Il a, et au fur et à mesure, il a fait son propre chemin, mais je pense que la difficulté, tout le monde l'accepterait. Peut-être pas de le faire, c'est que moi, il avait 45 ans, il est arrivé en Australie à 45 ans, il est reparti à zéro. Oui,

  • Speaker #0

    il faut beaucoup de résilience.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il faut accepter ça. Et bon, peut-être que ce n'est pas donné à tout le monde, mais ça fait partie de l'aventure de tu peux te réinventer à zéro. Et puis, mon fils, lui, maintenant, il travaille avec moi. On travaille tous les deux. Maintenant, il a 25 ans.

  • Speaker #0

    Super de pouvoir travailler avec toi.

  • Speaker #1

    Sympa. Trop sympa.

  • Speaker #0

    Et lui, il n'a jamais eu envie de bouger et d'aller voir autre chose aussi, parce que souvent, quand on fait partie d'une famille d'expats, des fois, ça donne aussi un peu le goût du voyage et de l'aventure.

  • Speaker #1

    Si, oui, complètement. Il est parti à 17 ans. Il avait obtenu une bourse pour jouer au foot aux États-Unis. Il est parti deux ans aux États-Unis, donc il a vécu son expatriation à lui assez jeune, finalement, parce qu'il avait 17 ans. Il est revenu en Australie après le Covid, etc. Mais je pense qu'il a toujours envie. Je pense qu'il va nous faire des PVT en Amérique du Sud, des choses comme ça. Donc, il va probablement continuer et il voyage beaucoup par lui-même. Donc, il est un peu piqué, évidemment. Oui,

  • Speaker #0

    c'est souvent le cas. Aujourd'hui, est-ce que ton fils, il est bilingue français ? C'est quoi un peu le lien que vous, en famille, vous gardez avec la France ?

  • Speaker #1

    Nous, on a toujours parlé français à la maison. et mon fils, son papa, vit en France.

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Donc, depuis qu'il est tout petit, il a l'habitude de faire des allers-retours. Son papa vient ici. Il se retrouve à mi-chemin. Donc, ça a toujours été... Il a toujours gardé des très bons liens avec son papa qui était restaurant, qui était en France. Et puis, nous, à la maison, on parlait français. Moi, j'essaie d'y aller une fois par an parce que j'ai ma famille, que je souhaite... On peut en profiter. Donc, j'essaie d'y aller une fois par an. Ils viennent souvent nous voir. Et puis, je pense qu'une fois qu'on est loin comme ça, finalement, le monde n'est pas si grand. Et on peut se retrouver facilement à mi-chemin, un peu partout. Donc, ça va.

  • Speaker #0

    C'est quoi qui te manque le plus de la France ? Il y a quelque chose.

  • Speaker #1

    Oui, il y a un truc. En fait, on me la pose souvent. Alors non, ce n'est pas le fromage. Non, ce n'est pas la baguette.

  • Speaker #0

    Étonnant. C'est souvent la réponse qui revient.

  • Speaker #1

    Mais en vérité, on me pose souvent la question, donc j'y réfléchis. En fait, ce qui me manque, c'est un aspect de la culture. C'est que moi, je suis originaire du sud de la France. J'ai un papa espagnol, donc je suis très latine. Je parle fort, je danse, je monte sur les tables. Et qu'ici, on est dans une culture qui est un peu plus sage. Il fait moins la fête que nous. C'est une culture plus sage, plus posée, moins exubérante. donc ce qui manque c'est des gens en Europe ou en Amérique du Sud si on se parle du concept de l'apéro, on sait ce que ça veut dire en Australie on sait pas trop ce que ça veut dire quand on va dans un concert, moi je suis allée voir Coldplay il y a pas très longtemps, il y a quelques mois à Melbourne, je suis sûre que le concert de Coldplay qui était génial, il doit être encore mieux quelque part en Europe ou quelque part en Amérique du Sud parce que je pense que ça vibre un peu plus c'est marrant parce que moi j'ai pas du tout cette image là de l'Australie parce qu'avec...

  • Speaker #0

    ce qui est véhiculé aussi certainement par les réseaux sociaux. Moi, je vois un truc quand même assez dynamique, peut-être aussi dans des villes plus grandes comme Sydney, où c'est peut-être un peu plus internationalisé, mais je voyais ça très vivant, en fait.

  • Speaker #1

    C'est vivant, c'est plus la culture profonde. Tu vois, on n'a pas les mêmes habitudes, on a des concerts, nous, on va être tous debout en train de danser. Ici, les gens, ils sont assis, ils applaudissent. Ils sont moins mouillants que nous. Des fois, ça me manque un peu. Un petit peu de bordel. Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Et c'est quoi qui a été le plus dur quand tu es arrivée en Australie ? Du coup, il y a eu toute l'adaptation avec ta famille. Mais pour toi, vraiment, personnellement, c'est quoi qui a été le plus dur ?

  • Speaker #1

    la langue et puis que tu fais en fait tu ne sais rien tu vois donc tous les codes moi je me souviens des anecdotes assez marrante j'ai pris rendez vous à l'école pour enseigner pour pour l'arrivée de mon fils et à l'école je leur ai demandé s'il y avait la cantine je leur ai demandé sur la cantine c'est parce que c'était la cantine je me disais mais c'est pas possible et il m'a expliqué non il n'y a pas de cantine fallait amener une lunchbox et j'avais l'air complètement perdu de ce qu'est ce que j'allais mettre dans cette lunchbox donc c'est juste des codes fait faut apprendre des codes tout Merci. qui paraît simple, des choses qu'on fait au quotidien, elles ne sont plus du tout logiques, elles ne sont plus du tout simples. Il faut tout réapprendre. Donc ça, ça peut être facile. Après, il y a eu la langue. Donc moi, j'avais un anglais correct, mais bon, tu vois, être dans un milieu professionnel en anglais, il fallait que je réponde au téléphone, il fallait que je manage du staff. Donc il faut travailler dur pour ne pas être en retard, surtout tout le temps. Donc il faut toujours se battre pour être au niveau. Oui,

  • Speaker #0

    et puis toujours s'adapter à une nouvelle culture. Ce n'est pas toujours évident.

  • Speaker #1

    Ouais, des codes, des codes qu'on ne sait pas. En fait, on en apprend tous les jours. Une démarche simple, moi, je ne sais pas, aller à la banque en France, on sait tout se faire, c'est logique. Là, ce n'est plus la même logique. Donc, les moindres petites choses du quotidien, elles peuvent devenir difficiles.

  • Speaker #0

    C'est aussi pour ça que tu as créé My Little France. C'est un peu pour accompagner, être un peu la maman, on va dire, parce qu'aujourd'hui, tu as des sites et des books, et puis une équipe autour de toi. mais c'est un peu... Nous, on a dit aller à la banque, à la boulangerie avec nos parents. En fait, tu réapprends ça aux jeunes et aux moins jeunes qui arrivent.

  • Speaker #1

    C'est ça. En fait, on perd nos repères. On n'a plus nos repères. Donc, on perd du temps. On peut se sentir un peu dépassé. On perd de l'argent parce qu'on perd du temps. Donc, moi, je l'ai vécu. Et c'est ce qu'on essaie d'apporter à nos clients avec ma liste de rentes. Parce qu'effectivement, eux aussi, ils débarquent. Eux aussi, ils ont des démarches administratives à faire. Eux aussi, ils ont des problèmes avec la langue. Donc, ça leur fait perdre du temps. Parfois, ça fait tomber un peu le moral en bas des chaussettes. Donc, avoir un soutien, ça aide, oui.

  • Speaker #0

    Oui, je comprends. En plus, là, on parle de démarches administratives et de choses pas toujours évidentes. La santé, dans tout ça, qu'est-ce qu'il en est en Australie ? Et qu'est-ce que, toi, tu conseilles aussi aux nouveaux arrivants ?

  • Speaker #1

    En fait, tu vois, mon plus gros... Fallu plaindre. Le plus gros souci qu'on a avec la santé, surtout les jeunes qui débarquent, c'est qu'ils sont à bite basse. C'est encore le même modèle. Ils sont habitués à un modèle de la santé en France. Ils sont habitués avec leur carte vitale. Ils sont habitués à des prix. Et parfois, ils n'ont aucune idée du prix de la santé dans un pays comme l'Australie. Et ils ne se rendent pas compte. Parfois, ce n'est pas que les jeunes. Parfois, c'est les parents. Ils n'ont pas les codes. Ils connaissent la santé en France. Ils pensent que c'est la même chose. Donc, il peut y avoir des grosses, grosses, grosses surprises pas du tout agréables. Parce qu'ici, la santé pour un étranger, elle est extrêmement chère par rapport à ce que vous connaissez en France. Donc, ça peut mettre en danger, même la fin, ils ne peuvent pas régler le prix d'une opération. Et ça peut être des petites choses bêtes. Ça peut être une appendicite, se casser une clavicule en faisant du skate. Ça peut être des choses simples, mais ça peut complètement remettre en question leur aventure. Donc, c'est un problème assez constant, on va dire. Ouais,

  • Speaker #0

    bah on l'a vu il y a quelques factures que tu nous as envoyées. Ouais. C'est pour ça qu'une assurance santé, on le répète toujours, c'est quand même hyper important, en plus pour les PVT, c'est pas ce qui coûte le plus cher.

  • Speaker #1

    Bah non, souvent je leur dis que c'est le prix d'une bière au pub quoi, de se payer ça. Et en fait le souci c'est plus qu'ils n'y pensent pas et qu'ils ne se rendent pas compte en fait. Donc je pense qu'il faut leur rappeler, ils sont nombreux, ils font beaucoup de travail, ils font de la livraison, ils sont en scooter. Ouais. ça reste des activités relativement dangereuses. Et puis, des petits bobos, ça peut vite arriver. Quand on voyage, quand on fait du road trip. En fait, je pense que c'est surtout qu'ils ne se rendent pas compte des prix. C'est les gens qui reçoivent les factures. Même appeler une ambulance, c'est très cher.

  • Speaker #0

    Oui, c'est vrai. Aux États-Unis aussi, Jean-Christophe a des racontes. que appeler une ambulance, c'était déjà un coup.

  • Speaker #1

    C'est ça. Donc, nous, nos petits jeunes, ils arrivent, ils disent une ambulance, on ne se pose même pas la question. On appelle une ambulance. Ici, si tu peux éviter l'ambulance, n'appelle pas l'ambulance, ça va être très cher. Donc oui, on avait des jeunes avec des soins, rien de très grave, plus de 5 000 dollars, 6 000 dollars, et même un médecin généraliste, c'est 80, entre 80 et 100 dollars facilement, ce qui est très, très loin de ce que vous avez l'habitude de payer chez vous en France. Donc ouais c'est un problème assez courant et c'est pas... ils partent en voyage, ils partent à leur bout du monde, ils sont excités, c'est pas le premier truc auquel ils pensent quoi. C'est pas le truc le plus sexy auquel penser. Donc je pense qu'il faut beaucoup communiquer dessus, leur en parler souvent, qu'ils puissent prendre les choses en main avant. Et puis comprendre un peu les différences entre les assurances. On nous parle souvent de leur assurance de carte bleue. Pour un an. 12 mois, voire plus. Donc ouais, c'est un sujet... C'est pas le sujet le plus sexy, mais par contre c'est très très sexy. Ouais,

  • Speaker #0

    c'est important. Un cliché qui revient souvent sur... Enfin, cliché ou pas, c'est toi qui vas me dire. Sur l'Australie, c'est les petites bébêtes à droite à gauche qui font peur, les araignées, les serpents et ce genre de choses. C'est un cliché ou pas ?

  • Speaker #1

    En fait, on voit plus de bestioles mignonnes et vraiment super mignonnes que de bestioles pas mignonnes. Donc, tu vois, moi j'habite à Brisbane, je suis dans une grande ville. Je ne tombe pas sur un piton tous les jours. Je crois que ça fait deux ans que je n'en ai pas vu un. Par contre, on va se promener, on va voir un petit wallaby, un petit koala, ça c'est plutôt sympa, une baleine, des petits dauphins. Il y a plus des bestioles mignonnes que des bestioles pas mignonnes. Après, c'est un pays tellement grand. C'est vrai qu'il y a plein de… il y a une faune incroyable en Australie et qu'il y en a des moins sympas, mais on ne les voit pas souvent honnêtement.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Peut-être que le capar. Le capar est présent.

  • Speaker #0

    Ah ouais. Il y a plus de risques de se casser une jambe sur un scooter que de se faire mordre par un serpent quoi.

  • Speaker #1

    Complètement, complètement. complètement.

  • Speaker #0

    On ne souhaite ni l'un ni l'autre. Non,

  • Speaker #1

    non. Mais les petites bestioles mignonnes, c'est plutôt chouette.

  • Speaker #0

    Ouais. Est-ce que tu aurais un... En 20 ans, tu vas me dire, il y en a beaucoup, mais ton meilleur souvenir d'expatriation, vraiment peut-être une chose, une anecdote qui t'a vraiment marquée sur ces 20 dernières années ? Ça,

  • Speaker #1

    c'est une question pas facile. Je dirais qu'il y a plusieurs trucs, de voir que mon fils, il a vécu dans 3 pays maintenant, qu'il parle anglais couramment. Je me dis, on a vécu une autre culture, il a dû apprendre à ouvrir son esprit. Je me dis, toi, je suis super fière d'avoir pu lui apporter. C'est ça, c'est une chance incroyable. Je suis super fière de ça. Après, des souvenirs d'expat, j'en ai plein. Il y a des trucs marrants. Et puis, il y a la première fois que ta famille, quand ta famille, elle vient te voir, tu retrouves ta famille. C'est du bonheur. Oui, c'est des trucs. C'est vraiment sympa. J'ai mes parents qui étaient là. Pendant quelques semaines, il n'y a pas longtemps, et quand on vient te voir, tu peux partager ta vie, montrer ta vie. C'est quand même chouette.

  • Speaker #0

    Je comprends trop bien.

  • Speaker #1

    Petit pincement au cœur, tout ça.

  • Speaker #0

    C'est quoi que l'expatriation t'a apporté de mieux ? Là, on parlait de ton site avec l'ouverture culturelle et l'apprentissage de l'anglais aussi, mais toi, c'est quoi que ça a apporté ? Moi,

  • Speaker #1

    je dis souvent, je pense que, alors je ne sais pas si c'est l'expatriation ou l'Australie, mais je pense que je suis une personne meilleure. Je suis devenue une meilleure version de moi-même parce que j'ai dû me remettre en question, j'ai dû écouter, j'ai dû voir ce qui se passait autour de moi, j'ai dû m'adapter, j'ai dû être patiente. Et en fait, je dis souvent, ça m'a rendue une meilleure personne.

  • Speaker #0

    C'est beau,

  • Speaker #1

    ça fait grandir plus vite. Tu vois, j'ai acquis des trucs que je n'aurais pas pu, tous ces challenges. Et ces prises de risques, etc., en fait, ça fait peur, mais c'est tellement positif à la fin que...

  • Speaker #0

    J'ai peur,

  • Speaker #1

    mais j'y vais. Je suis une meilleure version de moi-même.

  • Speaker #0

    Trop bien. Aujourd'hui, si tu avais un conseil à te donner à toi-même pour ton premier départ à l'étranger, ça serait quoi ?

  • Speaker #1

    Arrêter d'avoir la pétoche.

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    se lancer. Ouais, il faut se lancer. Il y a plein de gens qui en rêvent, il y a plein de gens qui veulent le faire. On se fait toute une montagne. Et une fois que tu le fais, Tu dis au pire, d'abord, il n'y a pas d'échec. L'échec, c'est ceux qui n'essayent pas. Je trouve qu'on a une trop grosse pression à l'échec. Il faut forcément réussir. Alors que non, on apprend des choses. C'est un voyage, c'est une aventure. Tu vois, il faut continuer tout le temps à tester des choses. Et moi, j'ai eu très peur. Et en fait, tu te dis, si ça ne va pas, tu fais demi-tour, tu mets tes fesses dans un avion. Dans 24 heures, tu es en France. Ce n'est pas si difficile que ça. Mais on a beaucoup fait.

  • Speaker #0

    Oui, et puis si ça se passe bien, on y reste 20 ans.

  • Speaker #1

    ben voilà, tu vois pas le temps passer Je pense que c'est juste qu'on a tellement peur, on nous met beaucoup dans les cases en fait, et du coup, toutes ces choses-là, on a peur, et c'est des questions un peu classiques, mais tu ne vas pas laisser tomber ton CDI, et tu ne vas pas laisser tomber comment tu vas faire pour ta retraite, et tout ça, mais en fait, on ne fait jamais rien, quoi. Donc, c'est la pétoche. Elle est naturelle, la pétoche.

  • Speaker #0

    Oui, et puis, à force de parler avec des expats, on se rend compte aussi que c'est très français, ce... de ne pas se lancer, d'avoir un peu peur de l'échec, comme tu disais. C'est toujours bien d'entendre que des fois, il faut prendre des risques et que souvent, ça paye. Et même quand ça ne paye pas, on peut rentrer en France. Moi, j'ai déjà échangé avec des gens qui sont rentrés et qui en ont tiré quand même beaucoup de positifs.

  • Speaker #1

    C'est ça, puis c'est une expérience. Puis c'est quoi la réussite ? Ça ne veut rien dire, elle est personnelle, la réussite. Donc, je pense qu'on a beaucoup de pression. Je pense qu'il y a des populations qui... qui sont plus, plus, tu vois, qui s'expatrient plus facilement. Les Français voyagent beaucoup, mais tu prends les Italiens, les Grecs, ils sont partout dans le monde. Il y a des gens installés, des quartiers italiens à New York, en Australie, partout, quoi. Et nous, on est une population plus, ouais, on a plus la pétoche.

  • Speaker #0

    On a des boulangeries partout dans le monde.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    C'est ça. Mais trop bien. Est-ce que tu as envie de nous parler un peu de My Little France, de ce que vous faites et comment vous accompagnez les jeunes qui arrivent en Australie ?

  • Speaker #1

    Ouais. complètement donc ma little france est un peu une histoire de basse et pareil c'est une histoire de rencontres et de d'envie de partager mon plaisir de l'australie donc moi j'ai monté ma little france parce que j'avais beaucoup de gens qui me solliciter de mes connaissances quand je suis arrivé en australie pour aider les petits frères les petites soeurs etc donc j'ai décidé de monter ma little france il y avait un besoin d'accompagnement et puis une envie une envie profonde de transmettre en fait. Moi, ce qui me fait vraiment kiffer, c'est de transmettre ça. Je comprends que chacun est différent quand ils arrivent. Ils n'ont pas les mêmes budgets, ils n'ont pas le même âge, ils n'ont pas les mêmes expériences, ils n'ont pas les mêmes envies. Donc, de pouvoir aider les gens à naviguer leur premier, leur début dans ce pays et les voir s'envoler après, c'est trop cool, c'est très sympa. Donc, nous, on apporte plein de services avec des packs arrivés. Donc, il y a des gens qui ont envie d'être à coup. depuis presque leur départ en France pour leur première semaine en Australie pour pouvoir se faire accompagner pour tout, la recherche de job, les TV, le logement etc. Et puis on a des gens qui nous cherchent, qui veulent des petits services un peu clés en main, voilà qui viennent pour un coup de main pour ça. Et puis donc à côté de ça, je fais beaucoup d'événements pour la communauté française en Australie, donc pour les jeunes de 8 à 35 ans en PVT. et j'organise beaucoup d'événements gratuits pour la communauté, pour qu'ils puissent, donc on organise par exemple un barbecue tous les 15 jours, pour que les jeunes puissent se rencontrer, échanger, tu vois que ce soit vachement bienveillant entre eux, qu'ils suivent des bons plans, donc ça c'est très sympa, ceux qui voyagent seuls ça les rassure un peu au début, donc ça c'est très sympa, ça a beaucoup de succès, on fait ça tous les 15 jours, on invite tout le monde, on fait un grand barbecue géant dans un parc, c'est très sympa. Et puis tous les mardis, moi j'organise une session sur la recherche de job en Australie, où on leur donne des conseils sur leur CV, sur leur stratégie pour découter un job, sur travailler leur profil pour qu'ils aient les meilleurs tips et astuces pour pouvoir... naviguer leur recherche de job au début parce que c'est un truc qui les stresse beaucoup. Ils veulent être sûrs de gagner assez bien leur vie pour pouvoir continuer l'aventure le plus longtemps possible. Donc on fait beaucoup d'événements comme ça gratuits pour la communauté. Et le reste, c'est des accompagnements sur mesure entre travail, voyage, démarches administratives. Voilà, donc ça c'est un peu le cœur de notre métier. Donc c'est beaucoup d'échanges, beaucoup d'entraide. énormément de gens qui ne sont pas forcément des clients chez nous mais qui ont besoin d'aide pour des problèmes administratifs, des problèmes de véhicules, des problèmes de santé. Donc, nous, on fait un peu le relais pour les soutenir. On parle beaucoup aux parents aussi. Les parents sont pas chelous, donc on parle beaucoup aux parents. Donc, c'est plutôt sympa et les parents viennent visiter les enfants en Australie et j'ai toujours le droit des petits apéros avec les parents.

  • Speaker #0

    J'adore. Ça, c'est top. Trop bien. Et nous, on encourage vraiment ceux qui partent en PVT en Australie à prendre contact Merci. avec toi et tes services parce qu'on est trop content de pouvoir collaborer depuis maintenant en trois ans avec toi et tes équipes.

  • Speaker #1

    Ouais, génial. Écoute, merci beaucoup en tout cas à toi.

  • Speaker #0

    Eh bien, merci à toi. C'était trop chouette de pouvoir échanger. Je ne sais pas s'il y a un petit mot que tu veux rajouter avant qu'on coupe cet échange.

  • Speaker #1

    Le dernier petit mot, c'est oser partir. Il n'y a pas de bon moment ou de mauvais moment. Il faut le faire.

  • Speaker #0

    Trop bien. Merci beaucoup et et Et bonne journée à toi ! Merci ! Ce podcast vous est présenté par Santexpat.fr, le premier courtier et comparateur d'assurance santé internationale. Santexpat.fr compare plus de 300 offres d'assurance santé auprès de 28 partenaires assureurs. Plus qu'un simple comparateur, Santexpat.fr, c'est votre partenaire santé à l'étranger. Vous bénéficierez d'un accompagnement par des experts en santé internationale, ainsi que des services santé pour vous accompagner dans votre bien-être à l'étranger. Tout cela est sans surcoût. Rendez-vous dès maintenant sur Santexpat.fr. pour faire votre demande de devis gratuitement.

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