- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'une expatriation réussie. Aujourd'hui, je vous amène en Australie à la rencontre de Sarah, hypnothérapeute clinicienne et maître practicien en PNL qui vit depuis deux ans avec sa famille dans ce pays fascinant. Le parcours de Sarah, c'est celui d'une professionnelle passionnée et d'une expatriée audacieuse guidée par l'envie de se réinventer, de découvrir de nouvelles opportunités et d'accompagner les autres même à des milliers de kilomètres de chez soi. Avec sincérité et recul. elle nous raconte ses débuts, parfois surprenants, entre la reconnaissance de son diplôme, l'apprentissage d'une nouvelle langue et la création d'un cabinet dans un environnement culturel et professionnel différent, ainsi que les expériences qui l'ont profondément marqué. Sarah partage également ce qui, selon elle, fait la clé d'une expatriation réussie. S'entourer, oser se confronter à l'inconnu, se réinventer professionnellement et personnellement, tout en trouvant un équilibre entre la vie locale et la communauté d'expatriés. à travers son regard ? On explore ce que signifie s'adapter, se construire à l'étranger et offrir à ses enfants un environnement stimulant et multiculturel, tout en restant connecté à ses racines et ses proches. Dans cette conversation, Sarah nous parle aussi de son expérience de la maternité à l'étranger et de la richesse unique que l'on gagne en choisissant de s'ouvrir au monde et aux autres. Installez-vous confortablement et découvrez l'expatriation réussie de Sarah. Salut Sarah, je suis ravie de t'avoir avec moi pour cet épisode de podcast. Est-ce que tu pourrais te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?
- Speaker #1
Salut Margot, je suis ravie d'être avec toi aujourd'hui. Je suis Sarah Berdugo et je suis hypnothérapeute clinicienne et maître praticien en PNL. Je vis en Australie depuis deux ans avec mon conjoint et mes deux enfants. Je suis hyper heureuse de partager mon parcours avec toi aujourd'hui.
- Speaker #0
Trop bien, moi aussi je suis hyper heureuse de pouvoir échanger, surtout qu'une expatriation en famille avec un métier qui est quand même hyper spécifique et dans le domaine de la santé, ça n'a pas dû être facile tous les jours. Est-ce que tu peux nous dire comment tu es arrivée en Australie, c'est quoi un peu ton histoire d'expatriation ?
- Speaker #1
Initialement, on avait pour projet de partir, on voulait absolument avoir une aventure internationale parce que tous les deux, on en avait eu par le passé pendant nos études. et après, l'opportunité s'est présentée. pour mon conjoint. Il a été envoyé avec son entreprise. Et puis, c'est devenu une opportunité pour moi aussi. Initialement, mon diplôme, il n'était pas reconnu. Ça faisait sept ans que j'étais hypnothérapeute en France. Et en fait, j'ai dû refaire mon diplôme.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
En entier pendant un an. Et finalement, ça a été pour moi une source de grandes opportunités parce que je me suis spécialisée dans l'endométriose, dans les douleurs chroniques, dans le colon irritable, qui sont des sujets qui finalement ne sont pas... tant traité que ça en France et dans la francophonie. Donc, grâce à ce diplôme, j'ai découvert des tas de possibilités avec lesquelles je travaille tous les jours aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Nous, en plus, chez Sant'Expat, on a une vraie sensibilité pour tout ce qui est santé de la femme. Je ne savais même pas qu'on pouvait traiter, entre guillemets, de l'endométriose avec l'hypnothérapie. Donc, c'est super chouette d'apprendre qu'il y a ça qui est possible aussi.
- Speaker #1
Je travaille beaucoup avec les femmes, donc ça tombe bien que tu me dis ça. J'accompagne je ne l'ai pas précisé, mais les femmes, les hommes, les enfants et les familles, notamment dans la santé de la femme à toutes les étapes. Donc, que ce soit tout ce qui est relié à l'émotion, au stress, au blocage, etc. Retrouver une voix, changer de voix, parce que quand il y en a un qui part ou une qui part, et moi je suis, comment je fais pour me réinventer ? Donc ça, j'accompagne beaucoup. Et aussi, dans les grandes transitions, tomber enceinte, préparer l'accouchement, fertilité, puis postpartum, et après la ménopause et les maladies. qui sont in between, où souvent, je peux me sentir très seule. Donc en fait, je me cherche vraiment à être un accompagnant des femmes.
- Speaker #0
Du coup, toi, aujourd'hui, tu travailles uniquement avec des francophones ou tu as aussi un cabinet peut-être en Australie ?
- Speaker #1
Je fais 60-40, donc 60% avec des francophones, 40% avec des anglophones ou des australiens. C'était hyper important pour moi de pouvoir avoir les deux pour plein de raisons, double challenge. Quand j'ai démarré, c'est vrai que j'ai démarré par la communauté francophone, par la communauté française. Donc, on s'est installé au sud de Cisnay dans un banlieue qui s'appelle Maroubra, là où il y a tous les Français, les lycées français, etc. Notamment parce que ça faisait déjà plusieurs années que je le faisais et qu'ils avaient confiance dans mes diplômes français. Et puis, dès que j'ai eu le diplôme australien, j'ai ouvert pour avoir les autres et c'est vraiment passionnant.
- Speaker #0
Oui, c'est un vrai challenge parce qu'en plus, souvent, on dit que les francophones préfèrent consulter dans leur langue maternelle, d'autant plus sur... Surtout ce qui va être un peu lié à la psychologie, donc l'hypnose peut en faire partie, enfin même en fait partie. Mais c'est vrai que peut-être ça peut être un peu déstabilisant pour un Australien d'aller voir un praticien francophone.
- Speaker #1
Eh bien, au début, j'avais très peur de mon accent spécifiquement. Et c'est rigolo parce que j'ai énormément de clients qui viennent pour leur accent, pour leur anglais, etc. Mais en fait... Comme l'hypnose, c'est dans un état modifié de conscience, qui est juste très concentré ou bien tu es un peu dans tes rêves, l'accent français, ça les aide à partir en voyage. Et donc, ça les aide.
- Speaker #0
C'est l'inverse. Trop bien. Bon, revenons un peu à ton parcours d'expatriation. Même si ton métier est passionnant, et moi, en tout cas, m'intéresse beaucoup, et je suis sûre, intéressera beaucoup de monde. Tu disais que... Avant d'arriver en Australie, toi et ton conjoint, vous aviez déjà eu l'occasion de faire plusieurs expériences à l'étranger. Où tu avais été avant l'Australie ?
- Speaker #1
J'avais vécu en Chine pendant six mois, en Malaisie pendant six mois et après j'avais vécu en Israël pendant un an. Et mon conjoint pendant six ans aux États-Unis et pendant six mois en Inde. Donc on était vraiment habitués à voyager. Et à voir du nouveau.
- Speaker #0
Ouais, une vraie âme de globetrotter, enfin même un couple de globetrotter.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, tu es installée en Australie. Est-ce que pour vous, vous allez rester en Australie parce que peut-être vous êtes tombée amoureuse du pays, de la culture ou potentiellement, si d'autres opportunités se présentent à vous, vous aimeriez découvrir encore un nouveau pays ?
- Speaker #1
Alors, on a adoré, on adore l'Australie. Ça, c'est clair. On adore le lifestyle. On adore la nature. On adore la culture. Notre état d'esprit, c'est de se dire, on fait comme si on était des immigrants. Donc, on essaye au maximum de se projeter sur le long terme. On voudrait demander la résidence permanente. On a vraiment créé un réseau de soutien. Enfin, on cherche vraiment à rester longtemps. Et si une opportunité se présente, on réfléchira. Mais notre idée de base, c'est de rester longtemps.
- Speaker #0
OK. Et la France, ça pourrait être une option de revenir vivre en France ?
- Speaker #1
Pas sûr. Je dirais que le jour où nos familles sont trop âgées, etc., on y réfléchira. Mais avant ça, on est vraiment dans un état d'esprit de vivre l'expérience à fond et le plus longtemps possible.
- Speaker #0
Super intéressant. Mais en plus, là, on parle de famille. Vous, si j'ai bien compris, vous avez des enfants. Comment ça se passe un peu pour vos enfants ? Peut-être que tu peux nous dire, si ça ne te dérange pas, à quelle période de votre vie vous les avez eus et comment aujourd'hui ils s'intègrent aussi à l'Australie.
- Speaker #1
Alors, on a deux enfants. On a un qui a trois ans, donc qui est arrivé quand il avait un an et des boîtes. Et on en a un autre qui a quatre mois et donc qui est né là-bas. Donc, celui de trois ans, c'est vraiment… Au début, ce n'était pas facile, moins facile que ce que j'imaginais.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je ne sais pas, dans ma tête, il allait apprendre l'anglais en deux mois, mais ça a pris un petit peu plus de temps. Et maintenant, c'est extraordinaire. Il est complètement bilingue. Il passe d'une langue à l'autre. Il fait des phrases qui sont mixtes. Et je suis tellement heureuse pour lui qu'il ait cette vie, qu'il ait des amis du monde entier, qu'il va parler l'anglais mieux que nous. Il parle déjà mieux que nous. Vraiment, tous les jours, je suis tellement heureuse pour lui. Et la petite, je suis très heureuse pour elle aussi. Pour moi... il y a 99% de bénéfices à être à l'étranger d'autant plus en Australie où vraiment c'est en faveur des enfants il y a tellement d'infrastructures pour les enfants tellement de respect pour les enfants pour les familles pour les mamans après le seul bémol évidemment tu l'as dit c'est d'être loin des familles donc à chaque fois qu'on les quitte on a un petit processus de deuil à faire de leur côté et du nôtre et maintenant même du point de vue par exemple de mon fils aîné qui commence à comprendre qu'il ne va pas les voir Donc, on a toujours deux, trois semaines de... C'est vraiment le terme, je n'en vois pas d'autres, de deuil. Et après, on reprend notre vie, on est tellement heureux et on voit toutes les opportunités qui vont s'offrir à lui et on se dit que c'était le meilleur choix.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est sûr que la famille, surtout aujourd'hui, on a quand même des moyens de pouvoir garder le lien. En tout cas, c'est une conversation que j'ai souvent avec les personnes qui vivent depuis longtemps à l'étranger et qui mettent en place plein de petites choses pour garder le lien. Est-ce que toi, vous avez, à part les appels WhatsApp qui sont le plus commun, est-ce que vous avez mis peut-être des choses en place pour garder ce lien et peut-être aussi pour garder le lien avec la France, surtout pour tes enfants ?
- Speaker #1
Alors déjà, il va aller au lycée français. Au début, on voulait vraiment qu'il ne fasse que le système australien, mais on s'est rendu compte que très vite, il va devenir australien. Ce qui, dans l'absolu, est OK, mais... Si je veux lui inculquer la culture française, c'est vraiment important qu'il soit aussi entouré de français, aussi qu'il sache lire, écrire, qu'il ait vraiment l'état d'esprit. Les chansons, il ne connaît pas les chansons françaises. Les chansons qu'il apprend à l'école, ce ne sont que des chansons en anglais. Si on veut qu'il puisse se relier, ce sera plus facile s'il a aussi un background similaire. À part ça, on essaie de lui chanter des chansons en français. On lit des livres en français tous les jours. Il y en a une quantité énorme. Pour la famille, pour relier... Très régulièrement, on regarde l'album photo, on en reparle, on en reparle, on se raconte les souvenirs et on essaye au maximum de ce qu'on peut faire venir, les gens qui peuvent venir. Je pense que les histoires qu'on raconte, ça forge vraiment l'identité. Et donc, c'est un hypno qui te le dit, mais tu vois, on fait beaucoup, beaucoup de piqûres de rappel sur les souvenirs qu'on a eus avec les différentes personnes. On en parle dans l'objectif pour lui de vraiment ancrer les images, les relations, etc.
- Speaker #0
En tout cas, vous avez l'air d'être une famille hyper épanouie en Australie. Peut-être que tu peux nous raconter un souvenir qui a été vraiment marquant durant ces deux années en Australie ?
- Speaker #1
J'en ai plein. J'en ai dans tous les cadres, je dirais. Dans le cadre de mon boulot, j'ai trouvé incroyable l'ouverture d'esprit. C'est vraiment une des choses que je préfère en Australie, c'est leur ouverture et leur curiosité à l'innovation. quand par exemple j'ai contacté des chercheurs à l'université pour leur dire, voilà, je suis en train de réfléchir pour créer un programme d'endométriose, vous en pensez quoi ? Tout le monde me répond, mais super, viens, on en parle, on s'appelle. Alors que tu peux te dire que c'est un milieu qui est très hiérarchique ou bien qui est très fermé. Eh bien, peut-être que c'est le cas, mais hyper ouvert à l'innovation. Et j'avais tellement réfléchi et j'avais tellement peur de les contacter. Je voulais vraiment avoir un truc positif. Et en fait, de là sortent que des trucs positifs. Donc là, vraiment incroyable. ou bien... Un moment qui est trop mignon, c'est quand on arrive à l'école pour le petit et que tu entends, ou bien que tu es au soir, et que tu entends cinq langues différentes autour de lui. Tu vas la pésimer. Il y a 30 langues différentes autour de nous. Et que lui, il va jouer en anglais à côté de nous, se tourner vers toi de parler en français, se retourner encore pour jouer en anglais. Tu en as des tas, des trucs comme ça.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr qu'en deux ans, c'est toujours un peu compliqué d'en choisir. un seul. C'est au quotidien qu'on vit des choses. C'est sûr qu'il y en a beaucoup. Après, il y a toujours des choses qui sont un peu plus marquantes. Peut-être aussi quelque chose d'un petit... Peut-être une anecdote un peu drôle que tu aimerais partager avec nous. Quelque chose où on se dit « Oh ben non, mince ! Peut-être que je n'aurais pas fait comme ça. Ça peut être des choses autour de la barrière de la langue. » Tu sais, sur des... les problèmes de compréhension ou ce genre de choses ou quelque chose d'un peu fun.
- Speaker #1
Je dirais que ce qui me paraît le plus drôle, c'est ce qui arrive avec les enfants parce que les enfants, ils n'ont aucun filtre.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Je l'ai dans les deux sens. C'est-à-dire que, par exemple, quand on est revenu en France là, il voulait expliquer à ses cousins des choses et il expliquait en anglais avec une assertivité. Il était sûr de lui. Puis tout le monde le regardait avec des yeux tout ronds et je lui disais, en fait, ils ne comprennent pas. Il faut que tu parles en français. mais lui, qu'est-ce que c'est l'anglais et le français ? Du coup, il leur faisait des phrases, il nous fait des phrases. Un mot en anglais, un mot en français, un mot en anglais, un mot en français. Même avant de venir, j'avais prévenu la famille. Je leur disais, vous allez avoir une espèce de micmac. Et moi, je trouve ça trop mignon. Et je trouve ça trop mignon aussi de voir que, par exemple, deux familles françaises, on va tous se parler en français. Donc, il sait que les autres enfants vont parler en français. Mais au moment où ils vont se mettre à jouer, ils ont un switch. Et puis là, ils vont se parler en anglais comme si l'autre n'avait jamais parlé français devant lui. Je ne sais pas si c'est drôle, mais en tout cas, c'est vrai que c'est étonnant.
- Speaker #0
C'est étonnant, puis c'est très mignon. De toute façon, dès que ça touche aux enfants, c'est souvent très, très mignon. Tu parlais du fait que tu as accouché de ton petit dernier en Australie. Est-ce que tu as vu peut-être des différences au niveau de l'accouchement entre la France et l'Australie ?
- Speaker #1
Oui. Alors, j'ai été suivie toute ma grossesse en Australie. La dernière fois, je n'étais que suivie en France et j'ai accouché en Australie. Donc, ce que j'ai observé, c'est qu'en Australie, ils sont très dans la prévention. En plus, je n'ai trouvé encore qu'en France. J'ai été extrêmement bien accompagnée. Par exemple, on m'a demandé de faire des tests qu'on ne m'a jamais demandé de faire en France. Donc, j'ai fait beaucoup plus de tests en Australie. Il y en a même que j'ai refusé parce que je me disais, en fait, je ne vois pas pourquoi tu me demandes de faire ça. Mais vraiment, ils sont dans un mode ceinture bretelle, on ne prend pas de risque. Et puis après, à l'accouchement, j'ai adoré mes deux accouchements. Donc, j'avais accouché dans un hôpital qui s'appelle les Diakonès à Paris. adoré mon expérience, tout le monde était trop gentil, c'était trop bien. Et là, c'était dans un autre hôpital, qui était privé, dans un... Les auditeurs connaissent à Randwick. super, tout le monde était trop sympa j'ai pas eu le problème de la barrière de la langue même si on se parlait en anglais peut-être que c'est parce que c'était le deuxième donc je savais à peu près à quoi m'attendre mais aussi parce qu'il cherche vraiment à prendre soin de la femme et ça, ça m'a beaucoup touchée j'avais l'impression que les théories n'étaient pas les mêmes par exemple par rapport à la péridurale où en France on te dit qu'il faut attendre un certain moment parce que sinon ça va ralentir versus en Australie où on m'a dit qu'il faut la mettre dès que tu veux parce que ça va accélérer donc tu vois, c'était pas la même théorie Merci. la dame qui me suivait la gynéco était à la pointe de la pointe à chaque fois elle me sortait des conférences de je sais quoi elle me sortait que des trucs que j'avais jamais entendu lors de ma première grossesse en tout cas je me sentais hyper en sécurité et jusqu'au bout hyper en sécurité et après ils mettent énormément l'accent et j'ai trouvé beaucoup plus qu'en France sur la prévention de la dépression post-natale ok donc ils se font passer plein de quiz et il y a énormément de réseaux de soutien et ça je pense vraiment que ça devrait exister en France plus parce que la PMI, tu y vas pour peser ton enfant, etc. Mais moi, quand je l'avais fait en France, je n'avais pas trouvé qu'on s'intéressait à moi en tant que maman. Alors que là, c'est un très gros focus qui est fait sur la mère et sur... On essaie de faire tout pour que tu ailles bien et il y a ce qu'on appelle des mums groupes dans ton quartier. On va réunir les mamans qui sont accouchées en même temps. Je fais partie de 3 ou 4 mums groupes, tu vois. Je fais partie d'un réseau aussi de support qui s'appelle Mums for Mums. où c'est des dames qui ont 50, 60, 70, qui pourraient être ta grand-mère, plus ou moins. Et en fait, elles deviennent tes mentors. Et je trouve ça vraiment super parce que tu n'es pas seule, surtout quand tu es expatriée. Donc, 90% des mamans qui font appel à ces mentors, ce sont des expatriées. Et ça, vraiment, le fait d'être entourée, surtout quand tu n'as pas la famille, ça me paraît être vraiment la clé du succès parce que ce n'est pas évident.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est hyper intéressant d'avoir ce type de réseau. c'est sûr que on va Un accouchement, c'est déjà pas facile en France, mais je pense qu'effectivement, à l'étranger, quand on est loin de ses proches, ça peut être encore plus difficile. Donc, bien s'entourer, c'est, comme tu le dis, vital.
- Speaker #1
Oui, et tu vois, curieusement, je me suis sentie quasiment moins seule en Australie qu'en France. Pour ces raisons-là, parce que tu as tous ces réseaux et tout ça. Après, moi, si j'avais une recours à faire, tu ne m'as pas demandé.
- Speaker #0
Non, mais...
- Speaker #1
Retour sur expérience. Quand tu es à l'étranger, je pense que tu as besoin d'une doula, tu as besoin d'une sage-femme qui vient à la maison, avec qui tu... tu t'entends super bien avec qui t'as confiance, consultant ton allaitement, tu vois, d'avoir déjà tous les professionnels de santé, des gens en qui t'as confiance, plus le réseau et plus on m'a donné un conseil qui a changé ma vie, donc tu le donnes aux autres. Pour moi, c'était mon deuxième et que l'écart, il est assez grand pour que mon enfant ait conscience de ce qui se passe. Assez petit pour qu'il soit bien jaloux. Prévoir une baby-sitter, une personne qui va être là régulièrement pendant la semaine, pas pour s'occuper de ton grand, mais pour s'occuper et du petit. Comme ça, tu as de l'espace pour le grand.
- Speaker #0
Pour avoir du temps avec le grand. C'est vrai qu'on oublie de temps en temps les grands.
- Speaker #1
Oui, ça, c'était vraiment important et ça a vraiment aidé.
- Speaker #0
Hyper intéressant. Merci beaucoup pour ce conseil, en tout cas. Est-ce que tu trouves qu'en termes de santé mentale, vu que, encore une fois, ton métier est quand même tourné vers la santé mentale, est-ce que tu as vu une vraie différence, peut-être dans l'approche, entre la France et l'Australie ?
- Speaker #1
Les Australiens ? en tout cas moi ce que j'ai observé parce que j'ai voulu faire une thérapie évidemment en Australie pour voir avec un psy australien aussi puis je travaille avec beaucoup de psy dans mon cabinet c'est beaucoup plus orienté solution que la France donc en fait le psy est plus interventionniste et dans ma pratique à moi ça n'a pas changé dans la mesure où je faisais déjà des thérapies orientées solution déjà tu te fixes tes objectifs et tu marches vers tes objectifs mais en France j'avais l'impression parfois d'être à contre-courant par rapport à ce qui se fait versus ici je suis dans la vague on est... on fait le même type de trucs c'est à dire que j'ai l'impression que c'est très anglo-saxon il y a un côté très pragmatique dans l'accompagnement de la santé mentale il y a beaucoup tu vois tous mes collègues ils ont des jouets dans leur truc ils ont des objets ils ont des dessins ils utilisent l'art ils utilisent des tas d'outils de médiation pour concrétiser au maximum et puis à chaque étape comme ce que moi je fais mais à chaque séance t'as avancé tu vois que t'as avancé vers quelque part du progrès quoi oui Et en fait, ils ne suivent pas trop le côté psychanalytique, Freud et tout ça. C'est vraiment d'autres méthodes. Ce n'est plus Palo Alto, donc c'est vraiment orienté solution.
- Speaker #0
Peut-être une dernière question autour de la santé. Forcément, chez Sant'Expat, on recommande d'avoir une assurance santé internationale. Toi, aujourd'hui, tu es couverte comment en Australie ?
- Speaker #1
Assurance santé internationale. Tout de suite. Tu veux que je te donne le nom ? Non,
- Speaker #0
pas forcément. C'est plus pourquoi tu t'es tournée vers cette solution-là et pas peut-être vers le système public australien. Et pourquoi aujourd'hui, toi, tu te retrouves un peu dans un système francophone au final ? Parce que l'assurance santé internationale est quand même souvent, nous, on appelle ça le French Care Everywhere. C'est quand même des solutions mutualistes qui ressemblent. beaucoup à ce qu'on peut avoir en France avec les mutuelles.
- Speaker #1
Alors déjà, le fait d'avoir Medicare, la sécurité sociale australienne, dépend de ton visa. Donc nous, on n'y a pas le droit d'avoir la sécu. Donc là, c'était sûr et certain qu'on voulait être protégés. En plus, on a des enfants et puis après, je suis tombée enceinte, donc bien sûr. Mais même, j'étais venue toute seule en tant que célibataire. À chaque fois que j'ai voyagé, je l'ai toujours fait parce qu'il peut t'arriver n'importe quoi et même si aujourd'hui, tu vas très bien, il suffit que tu rates une marche de mort. Enfin, tu vois, c'est vraiment rien du tout. Donc pour moi, c'est vraiment un indispensable Parce que la santé, quand on l'a, c'est une évidence, c'est quelque chose de très fragile. Donc vraiment, je ne sais même pas ce qu'on peut dire pour convaincre que c'est une assurance internationale. Parce que c'est juste, tu te protèges, c'est normal. Il faut absolument que tu puisses être soutenue s'il t'arrive quoi que ce soit.
- Speaker #0
Ouais, voilà, c'est ça aussi. En tout cas, je suis prête, je suis convaincue et je suis très heureuse de savoir que tu es correctement protégée. Mais on parle souvent aussi de prix, mais au final, il y a des solutions qui sont relativement... abordable dans le sens où typiquement nous on propose des formules chez des assureurs où il n'y a que de l'hospitalisation pour des gens qui voudraient peut-être pas avoir des soins courants ou après quand on a des enfants. Forcément les petits bobos et les allers-retours chez le médecin pour les rhumes, les angines, etc. c'est beaucoup plus fréquent donc c'est encore différent. Mais bon, au moins l'hospitalisation quand on part tout seul, c'est quand même le minimum.
- Speaker #1
C'est vraiment l'indispensable.
- Speaker #0
Merci beaucoup. On a parlé en tout cas de beaucoup de bons souvenirs. Est-ce que peut-être tu as rencontré des galères, surtout quand tu es arrivé dans le pays auquel tu ne t'attendais pas ? Par exemple, j'ai échangé en Australie avec une maman qui a découvert qu'il fallait faire des lunchbox pour ses enfants quand ils allaient à l'école. Et que la première fois, elle s'est dit, « Ah, mais je n'ai pas fait ! » Voilà, peut-être des petites galères comme ça auxquelles tu t'es heurtée quand tu es arrivé dans le pays.
- Speaker #1
Alors déjà, l'histoire des lunchbox, je vais dire que c'est un gros sujet et que nous, ça pèse très lourd dans le choix de l'école.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Parce que c'est mort. C'est beaucoup trop de travail et que les gens se lèvent à 4h du mat' ou à 5h du mat' pour faire les lunchbox et leurs gosses et les allers-retours. Ça, c'est un très gros décalage que j'observe dans la parentalité d'ailleurs. Les Français, c'est logistic first. Donc, je veux habiter près de l'école, que ce soit facile, etc. Alors que les Australiens, ils sont prêts à faire 30 minutes pour le projet. premier, 30 minutes pour le deuxième, faire 15 allers-retours dans la journée, faire 3 lunchbox pour lui, différentes les uns des autres, enfin bref. Ce que j'ai trouvé un petit peu, c'est marrant parce que, tu sais, comme tu m'as donné un exemple, du coup, ça a induit un autre exemple. Tu sais, ils sont très à cheval sur les allergies. Donc, pas de noix, tout noisette, machin, etc. Pas d'œufs. Ils font une liste énorme. Ça, ça a été une galère parce que dès que tu veux donner un truc à ton enfant ou faire un gâteau d'anniversaire, n'importe quoi, tu te prends la tête pendant une demi-heure avec papa, quoi. Qu'est-ce que j'ai eu d'autre ? Quand je me suis rendue compte très rapidement, c'est-à-dire la deuxième semaine que je devais tout recommencer mes diplômes, c'était une petite galère, mais ça s'en met en opportunité. Mais sur le moment, je me suis dit, quand même, quand je devais construire mon cabinet, c'est vrai que je m'étais dit, ça va être une évidence. Je parle français, je suis peut-être la seule qui fait de l'hypnose en français. Tout va être super facile, super rapide. Et puis, le bouchauri va être super rapide. Dans la vraie vie, quand tu fais de la santé mentale, il faut convaincre que ce que tu fais, c'est sérieux, que les gens en parlent. Finalement, avec le recul aujourd'hui, je peux dire que ça s'est bien passé. Mais c'est vrai que je pensais que ce serait encore plus simple. Et au tout début, quand je suis arrivée, comme j'ai été entrepreneur par le passé, j'avais vraiment cet état d'esprit-là. C'est-à-dire que je me suis inscrite tout de suite dans les réseaux pros. Et puis, tu vois, j'allais à droite, à gauche, je faisais des trucs gratuits. J'ai fait des tas de trucs différents. Et surtout, plein de trucs qui ne marchaient pas.
- Speaker #0
Oui, mais ça, c'est normal. Il faut tester pour savoir si ça marche ou pas.
- Speaker #1
Exactement. Donc, c'est beaucoup d'énergie, d'argent que tu dépenses et qui ne va pas fonctionner. Et donc, par exemple, au tout début, quand je suis arrivée, je vais dans un réseau pro de mon quartier, ils ne comprennent pas quand je parle. Ils me disaient « what, what, what ? » Je me disais « mais ce n'est pas possible, je ne vais jamais y arriver. » Tu vois, des trucs comme ça, des moments où je me... Ce n'est pas jamais des moments de désespoir ou je ne sais pas quoi, mais des moments où je me suis dit, ça peut être un peu plus difficile que ce que je croyais.
- Speaker #0
Un peu de la frustration, des petits points de frustration dans l'avancement du projet.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est que tu travailles beaucoup, beaucoup, et puis tu te dis, mais quand est-ce que je vais avoir le retour ? Et aujourd'hui, je suis hyper contente, tout va très bien. Mais c'est vrai que je m'attendais à encore plus de fluidité. Et le dernier point auquel je me suis heurtée, c'est que donc, comme tu as compris, on a des enfants bas âge. mais qui sont qui n'étaient pas encore assez grands pour aller à l'école donc aller à la crèche bon déjà le point de la crèche je ne sais pas si ils t'ont raconté mais c'est toute une histoire la crèche en Australie ça coûte extrêmement cher tu as des listes d'attente de je ne sais pas combien d'années enfin donc du coup on est arrivé j'étais vraiment je me disais je ne vais pas pouvoir bosser bref on a eu beaucoup de chance on a eu une place assez rapidement et même si ça coûtait trois bras c'était l'investissement à faire et moi je pensais que comme en France Tu sais, il y a beaucoup la socialisation par l'école. Les mamans, elles font beaucoup... elles deviennent quand elles arrivent dans un nouvel endroit, les gens se rendent compte comme ça à la sortie de l'école. C'est aussi le cas en Australie à l'école française, mais ce n'est pas forcément le cas avant. Et donc, au début, la socialisation, c'était moins facile que ce qu'on pensait. Pour cette raison-là, parce qu'en fait, on essayait plein de trucs avec tous les parents de la crèche. On n'avait pas le temps de sortir. On ne pouvait pas beaucoup sortir le soir parce qu'on venait d'arriver, que le petit était stressé, etc. Et les six premiers mois, je dirais que... même si on adorait notre vie, il y avait quand même un petit sentiment de solitude que tu n'as pas quand tu es backpacker ou que tu es... J'ai un trou de mémoire, tu sais, en volontariat international parce que tu as des communautés qui se créent tout de suite versus toi, tu viens avec ta famille. Alors, heureusement, mon conjoint, lui, il avait sa boîte donc on avait la possibilité de communiquer avec les employés de la boîte mais moi, j'étais toute seule et donc, ça a été... Tu vois, j'ai vraiment senti le besoin, par exemple, d'appartenir, même si j'ai mon propre visage, j'appartiens à un grand cabinet où on est 30 psy et donc là, on peut vraiment discuter. Mais sinon, j'étais toute seule face à moi-même toute la journée. Et du coup, quand je me suis inscrite pour mon diplôme, je voulais absolument, évidemment, c'était le plus important pour moi, avoir des classmates, des gens avec qui je fais mes études. Et le jour de la rentrée, je me rends compte que tout est en ligne et que je vais être toute seule pendant un mois. Ça, ce n'était pas facile à avaler comme pilule. Et du coup, on a fait des groupes de travail. Mais tu vois, les gens que je n'ai jamais rencontrer en vrai. parce que mes collègues, ils étaient à Bali, à Melbourne, à Pays de Pau. On a créé des liens en ligne. Super. On a bossé ensemble pendant un an, mais on ne s'est jamais vus.
- Speaker #0
Surtout que tu es quand même la conjointe suiveur, pour le coup. Donc, en plus, ça devait être encore plus dur. Je sais que souvent, il y a plus de barrières et plus de freins parce que là, comme tu dis, tu suis ton conjoint. Même si c'est une opportunité dingue et que tu es trop contente de le faire en famille, Tu dois vraiment te réinventer dans ton parcours professionnel. Tu as dû repasser des études. Tu dois refaire tout ton cercle. Et du coup, en plus, tu es en charge principale des enfants. Donc, c'est vrai qu'on voit un suiveur, ce n'est pas toujours simple. Est-ce que tu aurais un conseil peut-être pour mieux le vivre ?
- Speaker #1
Pour moi, vraiment, c'est déjà numéro un, s'entourer, évidemment. C'est pour ça que... Par exemple, nous, on a une asso qui s'appelle Sydney Accueil, mais elle a tous lié à Brisbane Accueil. Et puis, on travaille.
- Speaker #0
Oui, on travaille beaucoup avec les réseaux FIAF.
- Speaker #1
C'est génial. Je pense que vous avez trop raison parce qu'effectivement, il y a vraiment besoin de se connecter. Et pour moi, la deuxième chose à faire, mais qui est quasiment la imprime, tu vois, c'est de se faire accompagner le plus tôt possible pour trouver ce que j'ai envie de faire, ce que je peux faire et avoir des idées. Moi, j'ai eu, j'en ai eu plein, évidemment, des conjoints. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu plus de conjointes suiveuses, mais je trouve que ça devrait être vraiment, vraiment développé et que ça devrait faire quasiment partie des offres de l'association. À chaque fois, d'avoir des gens à qui se référer pour réfléchir. C'est quoi ma mission de vie ? Prendre cette opportunité pour une vraie opportunité, pour me réinventer, pour savoir ce que j'ai envie de faire, pour prendre confiance dans mon anglais, dans notre situation. Et je le vois bien. Il y a une immense différence entre les personnes qui seront accompagnées Merci. Parce que soit elles veulent trouver un job dans leur sujet, dans leur fil, tu vois. Mais elles peuvent avoir des freins parce qu'elles ont peur de leur anglais, parce qu'elles ne connaissent pas très bien le marché, comment ça fonctionne. Soit elles se disent, c'est l'opportunité pour faire un autre truc, mais je fais quoi ? Donc, tu vois, pour moi, c'est vraiment essentiel de démarrer par ça. Parce qu'en fait, il y en a qui sont venues me voir, ça faisait deux ans, trois ans qu'elles étaient là. Donc, au début, c'est trop sympa, on fait des randos et tout, machin. Mais au bout d'un moment, tu vois, tu as besoin de faire un truc. même si c'est que de la... C'est pas même si, d'ailleurs, tu fais pas un truc, pas un travail de l'associatif, pourquoi ? Et de te sentir remplie, de te sentir nourrie d'un truc. Tu te lèves le matin et tu te dis, j'ai trop content de ce que je suis en train de faire. Et il y en a qui dépriment un peu parce que, du coup, tu as moins de réseaux de socialisation, tu te valorises moins toi-même parce que dans une société où on se valorise beaucoup par ce qu'on fait. Donc là, excuse-moi, j'avais beaucoup parlé. Non, non. C'est pour dire que te faire accompagner, je pense, par un coach ou un psy ou un hypno ou ce que tu veux. Je suis coach en même temps, mais vraiment, c'est quelque chose qui me passionne parce que je vois une énorme différence. Oui.
- Speaker #0
Ça fait du bien aux personnes que tu accompagnes. Donc forcément, c'est valorisant tant pour toi que pour la personne que tu accompagnes. Voir les personnes s'épanouir, c'est toujours quelque chose de chouette.
- Speaker #1
Exactement, vraiment, il n'y a rien de plus beau.
- Speaker #0
Aujourd'hui, forcément, l'expatriation, c'est une expérience qui a changé ta vie. C'est indéniable, tu es expatriée depuis... Tu es même multi-expatriée. Mais qu'est-ce que l'expatriation t'a apporté de mieux, tu penses ?
- Speaker #1
Tellement de choses. Déjà, au quotidien, le bonheur au quotidien, parce que vraiment, du coup, les personnes qui viennent nous dire, c'est vraiment tout est facile, fluide, tu te sens en sécurité. Donc, tu te sens en sécurité pour tes enfants. Tout est valorisé pour les familles. Donc, c'est du bonheur tous les jours. Nous, on est au bord de la mer. Vraiment, c'est extraordinaire. Autre chance. Des tas d'opportunités. Donc, j'ai vraiment l'impression que je peux… enfin Je vois vraiment un horizon ensoleillé devant moi avec plein de possibilités de ce qu'on peut faire. Comme dans le monde anglo-saxon, comme je disais qu'il est super innovant, moi, je peux tout ramener vers la francophonie, les tas de choses que je découvre tous les jours. Ça m'a apporté ça, ça m'a apporté confiance en moi, ça m'a fait progresser en anglais. Et j'ai l'impression vraiment de proposer une vie à mes enfants que je n'aurais pas pu proposer en France. Tant du point de vue de lifestyle tous les jours. que des opportunités parce qu'en fait enfin vraiment ce moment à la piscine où je me suis arrêtée et j'entendais tellement de langues différentes comme tout à l'heure mais c'est incroyable c'est unique au monde tu vois et quand on est au square et que mon enfant et pas en anglais avec un enfant qui va se retourner parler en portugais l'autre côté en espagnol du côté en allemand chinois en japonais en machin et on est tous là en train de jouer au toboggan je me dis que c'est un chanceux ouais je comprends
- Speaker #0
stimulant comme environnement en plus pour les enfants.
- Speaker #1
Exactement, c'est très enrichissant pour eux, donc c'est enrichissant pour nous, et aussi parce que j'ai appris des nouvelles méthodes de travail, et aussi parce qu'on rencontre des nouvelles personnes auxquelles on n'aurait jamais eu accès autrement. C'est vraiment extrêmement enrichissant et nourrissant.
- Speaker #0
Et si tu avais un conseil à te donner pour préparer le grand départ, si demain tu devais repartir, bon maintenant tu as l'habitude de partir, donc il y a plein de choses auxquelles tu penserais forcément, mais si tu avais... un seul conseil auquel t'as pas forcément pensé pour tes premières expatriations et auquel là tu te dis franchement il faut que je commence par là ok j'avais pas pensé parce que pour moi le plus important c'est d'avoir des points d'attache quand t'arrives,
- Speaker #1
c'était quelque chose qu'on avait mais peut-être de l'avoir encore plus au sens de d'envoyer des, peut-être prendre plus contact en amont mais de manière plus approfondie, je dirais, parce que j'avais déjà contacté Signe Accueil, j'avais déjà contacté deux, trois personnes, mais je crois que j'aurais... Si je vois que ça mord à l'hameçon, qu'on a quelques affinités, d'avoir des personnes qui deviennent des personnes clés le plus rapidement possible. Parce qu'en fait, ça permet simplement de te sentir plus soutenue quand tu y es. Je dirais ça, en fait, de... pour pouvoir te créer ton réseau de soutien le plus rapidement possible. Ouais, c'est ça. Rentrer en contact avec des personnes et surtout, et c'est ça le point clé, je trouve, de voir s'il y a des affinités et de les nourrir le plus tôt possible pour qu'on soit trop content de se rencontrer et de prévoir, de voir avec les personnes comment elles peuvent, elles aussi, être relais pour te présenter des gens. Parce que le problème aussi, c'est que nous, on connaissait des gens sur place, mais qui ne nous présentaient pas d'autres gens. Le tout début de solitude. Alors que si les personnes tout de suite, elles organisent des sorties, des dîners, ce que tu veux, où on est 5-6 à table, même si on ne matche pas avec les 5-6, mais 1-2, tu vois, très vite, ça grandit. Et donc, tu peux te faire des amis plus vite. Et donc, tu te sens plus en sécurité.
- Speaker #0
Trop bien. Trop chouette conseil, en tout cas, de continuer aussi à s'ouvrir aux autres.
- Speaker #1
Alors là, clairement.
- Speaker #0
Trop bien. Merci beaucoup, Sarah. C'était hyper intéressant comme échange. Peut-être que tu as un dernier mot pour clôturer ce podcast.
- Speaker #1
Un grand merci, Margot. C'était vraiment super d'échanger avec toi. Et pour clôturer à nouveau, je pense que d'avoir en tête qu'on peut se faire accompagner, c'est super important. Demander l'assurance, ça peut être important. J'ai plein de gens qui sont assurés pour l'hypnose. Donc, tu vois, carrément, ne payez même pas. D'avoir en tête que, en tout cas, moi, si j'ai un souhait pour toutes les personnes qui ont envie de s'expatrier, qui peuvent avoir peur, qui peuvent avoir un frein, de se dire que c'est une opportunité pour rebondir qui est extraordinaire, que même si ça peut être difficile parce qu'on a rencontré des personnes qui ne pouvaient pas utiliser leur diplôme, par exemple, et qui ne parlaient pas assez bien l'anglais, qui ont dû faire des métiers où ils se sentaient vraiment déclassés ou dévalorisés par rapport à ce qu'ils faisaient en France, et qui ont appris des choses extraordinaires sur eux-mêmes, qui ont progressé dans des tas de domaines. dont l'anglais bien sûr, mais tu vois, qui ont vu le courage en eux, etc. et vraiment qui ne sont plus les mêmes personnes. Et donc, oser y aller et oser demander de l'aide, même si on peut avoir parfois aussi l'état d'esprit de « je ne veux pas payer pour ma santé parce que j'ai l'habitude que ce soit gratuit en tant que Français, etc. » En fait, c'est le plus important. Et quand tu as mal au pied, c'est plus facile de te dire « je vais aller voir quelqu'un pour réparer mon pied » que quand je me sens mal à la tête, tu vois, de le prendre tout de suite parce que ça va changer. complètement la tête de ton expatriation.
- Speaker #0
Très clair. Merci beaucoup, Sarah. On n'hésitera pas à mettre bien évidemment un lien vers ton site pour les gens qui pourraient être intéressés, découvrir un peu plus ce que tu fais ou même, pourquoi pas, prendre rendez-vous. Et on se retrouve très vite pour pouvoir parler d'hypnose et d'autres sujets sur les différents réseaux qu'on a en commun.
- Speaker #1
Est-ce que je peux rajouter quelque chose ?
- Speaker #0
Ouais, vas-y.
- Speaker #1
Ça se fait très bien en visio et que je travaille des gens du monde entier. et que donc il n'y a pas besoin d'être en cabinet pour que ça marche. Ça marche partout, tout le temps et ça fait beaucoup d'années que je le pratique comme ça. Super.
- Speaker #0
Merci d'avoir ajouté ça. Merci
- Speaker #1
Margot. Salut,
- Speaker #0
bonne journée.
- Speaker #1
Salut, bonne journée.
- Speaker #0
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