- Mathieu
Vous accompagner au plus près de votre activité, vous aider à décider, c'est notre engagement. Plusieurs fois par an, nous faisons le point sur votre activité. Conjoncture économique, tendance du secteur, de filière et levier à activer pour mieux anticiper l'avenir. Bienvenue dans Cerfrance Côte d'Armor, le podcast, un espace dédié aux adhérents et aux acteurs du territoire. Aujourd'hui, nous allons parler création d'entreprise. Comment passer le pas ? Se lancer sans se brûler les ailes au décollage ? Pour évoquer le sujet, je reçois Candice Pioline. Elle ouvrira dans quelques semaines la crêperie du port à Saint-Quay-Portrieux grâce à l'aide avisée d'Élodie Boutbien, responsable de marché et du pôle conseil entreprise chez Cerfrance Côte d'Armor. Mesdames, bonjour.
- Candice
Bonjour,
- Elodie
bonjour Mathieu.
- Mathieu
Bienvenue sur ce podcast. Élodie, on va commencer ensemble. La première question qui me vient à l'esprit ici, c'est combien d'entreprises ont été créées en France l'an dernier ?
- Elodie
Eh bien, plus d'un million. On a une dynamique entrepreneuriale exceptionnelle et 2024 est une année record.
- Mathieu
Une année record, donc tendance à la hausse.
- Elodie
Tendance à la hausse, tout à fait.
- Mathieu
Quelles sont les grandes motivations des créateurs aujourd'hui finalement ?
- Elodie
Je dirais plusieurs choses. Un sentiment de liberté pour organiser son travail, une nouvelle quête de sens, l'indépendance financière, elles sont très nombreuses.
- Mathieu
Et il y a des freins aussi, je pense ? Toujours un peu de peur ?
- Elodie
une toute Tout à fait. Tout ce qui est formalité administrative, les étapes à respecter. Tout simplement, comment crée-t-on une entreprise en France aujourd'hui ? Répondre à ces questions.
- Mathieu
J'ai toujours entendu une entreprise, pour qu'elle se sente sereine, il faut qu'elle dure minimum trois ans. Justement, quels sont les taux de pérennité à trois ans des entreprises accompagnées versus les entreprises non accompagnées ?
- Elodie
C'est difficile à dire. Je n'ai pas trouvé particulièrement d'études sur le sujet. Par contre, tout ce qu'on sait, c'est qu'une micro-entreprise qui, elle, n'a pas pas d'obligation réglementaire à être accompagné par un cabinet de conseil ou un cabinet de comptabilité, un taux de pérnnité bien plus faible qu'une entreprise ou une société classique on va dire.
- Mathieu
Oui parce que moins averti sur les sujets à cibler et à surveiller tout au long de son exercice au final.
- Elodie
Tout à fait, moins de suivi chiffré, moins d'accompagnement, moins d'aide à la décision.
- Mathieu
Moins de sensibilité sur tous ces points là. Je t'avais demandé à l'occasion de la préparation de ce podcast de retenir un chiffre. S'il faut retenir un chiffre, quel serait-il ?
- Elodie
Si j'avais un chiffre à retenir sur la création d'entreprise, c'est quand même que la moitié des créations d'entreprise aujourd'hui sont sous le régime de micro-entreprise.
- Mathieu
D'accord, ce qui est considérable finalement.
- Elodie
Considérable, tout à fait. Le nombre d'auto-entrepreneurs est en pleine expansion.
- Mathieu
On va revenir du coup sur cet échange de création d'entreprise avec ce côté perspective Candice. Qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer dans la création d'entreprise et de devenir plus libre ?
- Candice
Moi c'est plusieurs points et ça rejoint un peu ce que disait Elodie en tout début de podcast. Il y a déjà cette volonté, en tout cas pour moi, de voir autre chose que le salariat, une lassitude aussi et gagner en indépendance. Gagner en indépendance financière, dans nos choix, dans notre mode de vie tout simplement. Et de mon côté, ça a été également un choix personnel aussi, parce que mon conjoint est cuisinier. Et donc en fait, on avait tous les deux ces profils complémentaires qui nous permettaient justement de trouver le bon équilibre et d'envisager de nous lancer.
- Mathieu
L'association parfaite, c'est quelque chose que tu avais envisagé sur ton plan de carrière quand tu étais plus jeune ?
- Candice
Pas du tout.
- Mathieu
Non ? tes parents ne sont pas non plus entrepreneurs ou autre ? Oui voilà c'est ça, on n'a pas une fibre d'entrepreneur dans la famille pour le moment. Est-ce que si tu avais été en couple avec une personne qui n'aurait pas eu cette vocation à devenir indépendant elle aussi tu aurais cherché à développer cette activité entrepreneuriale je pense pas parce que là je ne l'aurais jamais fait seule il ne l'aurait jamais fait seule non plus et vraiment c'est cette de... Cette complémentarité vraiment qui nous a dit ok, on peut y aller, on peut le faire. Quels étaient pour vous les premiers doutes au départ, en plein lancement au final ?
- Candice
Il y en a beaucoup encore qui persistent en ce moment. C'est plein de doutes. Est-ce qu'on est capable ? Est-ce qu'on a pris les bonnes décisions ? Est-ce qu'on a fait les bons choix ? Est-ce qu'on va y arriver ? Et ça, je pense que c'est normal et c'est sain d'avoir tous ces doutes-là. Et ça va se caler au fil du temps. Après, on a pas mal d'enjeux aussi, des enjeux notamment financiers, parce que maintenant, ben... Voilà, moi j'ai démissionné, on a une entreprise à faire tourner, donc voilà, on a eu des enjeux aussi pour trouver les bons partenaires pour nous accompagner, que ce soit les partenaires financiers, les partenaires comptables. les partenaires aussi d'aide à la création d'entreprise. Et on a aussi cette dimension, un nouvel enjeu qui est tout nouveau, c'est cette dimension de penser à tout. Parce que maintenant, on est au cœur du réacteur. C'est un peu nous qui nous driveons nous-mêmes. Si on n'y pense pas, personne ne le fera pour nous.
- Mathieu
Justement, est-ce que ça a changé un peu par rapport à la perception que vous aviez de l'entrepreneuriat au tout départ, il y a encore un an en arrière, avant que le projet naisse au final ?
- Candice
Oui, oui, oui. En fait, moi, je n'avais pas vraiment de vision claire et définie de l'entrepreneuriat au tout début. Je savais que c'était compliqué, j'avais entendu dire que c'était beaucoup d'administratifs, pas mal d'obstacles. Et en fait, quand on est dedans, oui ça reste compliqué, on a l'impression que c'est une montagne qu'on gravira jamais. Mais avec tous les gens qui nous épaulent, qui nous aident, qui nous guident, ça se fait au fur et à mesure et surtout on apprend sur un domaine qui était complètement flou pour nous il y a quelques mois.
- Mathieu
C'est ça, c'est qu'au tout départ, ça a une vision totalement opaque et plus on avance dans le schéma entrepreneurial, plus ça s'éclaircit un peu.
- Candice
Voilà, on devient un peu expert du domaine au fur et à mesure. On apprend, on est guidé et on apprend des gens qui nous guident et ça a du sens à la fin et on y arrive.
- Mathieu
Elodie, tu es d'accord avec ça ? Les attentes des nouveaux créateurs, elles évoluent aussi ?
- Elodie
Elles évoluent aussi et puis je dirais que ça dépend du profil du créateur, de l'expérience qu'il a pu avoir. Mais en effet, oui, ils recherchent de la flexibilité, ils recherchent aussi à découvrir de nouvelles choses et puis à apporter leur pierre à l'édifice, en fait, tout simplement.
- Mathieu
La première question qui te vient à l'esprit, toi, quand tu reçois un créateur d'entreprise pour l'accompagner, c'est laquelle ? Qu'est-ce qui vous motive ? Quelle est la question que tu poses pour rentrer dans le vif du sujet ?
- Elodie
Oui, tout à fait, c'est un peu ça. Qu'est-ce qui vous motive ? C'est quoi le parcours en fait ? Qu'est-ce qui a amené à l'idée, au concept de se dire allez hop, je saute le pas, je deviens entrepreneur parce qu'on ne l'est pas tous en fait. Donc voilà, c'est peut-être cette question-là. Et puis leur expérience évidemment.
- Mathieu
Oui, j'imagine que ça fait partie de la balance en effet de réussite.
- Elodie
Ça participe à la réussite, oui. Et l'envie bien sûr.
- Mathieu
Quels accompagnements nouveaux ou spécifiques sont proposés aujourd'hui pour justement emmener l'entrepreneur au succès ?
- Elodie
Alors je dirais qu'aujourd'hui ce qui va beaucoup changer c'est avec la transition numérique. On va parler de transition numérique et on va parler aussi de transition écologique. Tous ces sujets-là, la durabilité, l'accompagnement sur la durabilité, l'accompagnement sur les outils digitaux, puisque tout se transforme et notamment les nouvelles technologies. Parler en cabinet de conseil, ça va être les outils d'accompagnement, d'aide à la décision, au pilotage d'entreprise, et j'en passe, le logiciel de gestion commerciale, etc.
- Mathieu
Oui, il y a encore quelques années, c'était des sujets que vous n'abordiez pas du tout dans l'accompagnement et le conseil.
- Elodie
Tout à fait. Aujourd'hui, on est complètement dedans. On va avoir des coachs digitaux qui vont accompagner nos clients.
- Mathieu
Ce côté justement gestion environnementale, ce côté gestion numérique, c'est quelque chose auquel tu étais sensible, toi Candice, dès le départ ?
- Candice
Oui, oui, oui, je pense que c'est des sujets qui nous parlent et qu'on essaye aussi d'implémenter dans nos projets et de les mener à bien.
- Mathieu
Tu le disais tout à l'heure, il y avait une opacité sur l'entrepreneuriat pour toi en termes de gestion administrative. Tout le monde, c'est vrai, le dit, gérer une entreprise, c'est avant tout de la paperasse, clairement. Elodie, est-ce que cet environnement réglementaire ou administratif devient plus simple pour entreprendre ? Je crois que c'est une vraie volonté gouvernementale, mais est-ce qu'on y arrive vraiment ?
- Elodie
Alors je pense qu'il y a une vraie volonté des pouvoirs publics, ne serait-ce que quand on peut entendre dans les médias, on a aussi beaucoup d'entrepreneurs qui le souhaitent, qui ont rapporté ces idées-là et leur souhaitent une vraie simplification. Ça a été entendu. Après, des efforts sont en cours, mais on est loin, loin, loin d'une simplification telle qu'elle serait utile pour accompagner le créateur d'entreprise et même l'entrepreneur.
- Mathieu
Oui, il y a eu des tentatives, notamment le site Guichet Unique sur l'INPI, mais c'est encore des sites qui sont difficiles à adopter.
- Elodie
C'est un bel exemple de tentative. Oui, alors le Guichet Unique, oui, mais il a essuyé quelques difficultés au démarrage et qui ont mis plus de cailloux dans les rouages au démarrage qu'autre chose. Mais bon, ça se fluidifie. Voilà, il faut apprendre et on y va petit à petit, on l'espère.
- Mathieu
On avance gentiment mais sûrement on espère. C'est un petit exercice aussi que je t'ai demandé de faire en préparant ce podcast, c'est de réfléchir à une initiative marquante. Quelle est-elle ?
- Candice
Dans tout ce projet, cette initiative, ce moment clé, ça a été ma démission dans mon dernier emploi, qui a été vraiment un marqueur temporel et qui a acté la fin du salariat et le début du coup de ce nouveau projet de l'entrepreneuriat et qui nous oblige en fait à... à vraiment se mettre dedans et à le prendre à bras-le-corps pour avancer au mieux.
- Mathieu
Fin d'un nouveau chapitre pour en écrire un nouveau au final, c'est ça ? C'est ça. Qu'est-ce qui t'a motivée justement à cette démission et comment ça s'est passé ? Est-ce que tu as essayé d'acter sur une rupture conventionnelle ? Comment tu as géré les choses ?
- Candice
Alors, la démission, ce n'était pas mon souhait de base. J'ai voulu faire une rupture conventionnelle qui a été refusée par mon entreprise parce que ce n'était pas dans la politique de l'entreprise.
- Mathieu
Une épine en plus dans le pied au final dans le parcours entrepreneurial ?
- Candice
Clairement un obstacle en plus parce que ça nous bouge pas mal de portes au final. Mais voilà, après réflexion, je me suis dit, ma motivation pour créer cette entreprise était plus forte, donc j'y vais, je démissionne et puis on verra bien.
- Mathieu
Dans tous les cas, est-ce que tu avais pu faire un peu d'économie pour justement faire face à ces mois un peu plus délicats d'un début d'entreprise ? Comment tu as géré les choses en interne si ce n'est pas trop indiscret ?
- Candice
On avait un petit peu d'économie mais qui sont toutes parties du coup dans l'entreprise et dans la construction de la structure de l'entreprise. Après on a essayé de compenser sur toute la construction du prévisionnel avec Elodie. on a été très pessimiste et on a fait un scénario que je n'ai pas trop envie de voir. C'est un scénario, on va dire, assez pessimiste. Donc, on a essayé de compenser par ce manque-là pour ne pas avoir de mauvaise surprise.
- Mathieu
Élodie, Candice nous parle d'un scénario là, mais est-ce qu'on fait plusieurs scénarii ou est-ce qu'on reste sur un scénario au tout départ ?
- Elodie
On peut en faire plusieurs. C'est parce qu'on échange justement sur les hypothèses, sur les hypothèses de travail. Au-delà de ça, oui, on a eu une approche très prudente pour assurer, pour sécuriser. Parce que c'est vrai que... Ça peut être inquiétant. Les peurs peuvent rejaillir. Justement, quand on a parlé de démission avec Candice, c'est vrai que c'est tout de suite. Mais oui, le volet financier reste important parce qu'il faut vivre. Et on a été chercher ensemble toutes les possibilités qui s'offraient à eux en termes d'aide, de subvention, d'accompagnement, puisqu'il existe de nombreuses aides. Et notamment, on parle de France active, Bretagne active. On a été fortement accompagnés. Vous avez été accompagnés. Le passe-commerce aussi mis en place par... par Saint-Brieuc-Aglo. Donc, non, non, il est possible. Même dès lors, alors il faut avoir un petit apport quand même, évidemment, puisqu'il faut avoir préparé son projet. Ça donne un signal positif, on va dire, aux établissements partenaires.
- Mathieu
Le petit côté matelas financier qui permet d'assouplir les choses ?
- Elodie
Au-delà de l'assouplissement, c'est aussi exprimer son investissement et sa motivation, en fait, dans son projet. Donc, vis-à-vis des partenaires, c'est important de l'avoir. Mais en effet, cela ne fait pas tout. Il est possible d'être aidé et il faut taper aux bonnes portes, on va le dire.
- Candice
Oui, voilà, c'est ça.
- Mathieu
Ça va être perçu comme une implication auprès des établissements financiers ou d'autres prêteurs, c'est ça ?
- Elodie
Tout à fait, c'est tout à fait ça.
- Mathieu
Candice, on n'est pas encore au bout du projet, mais on y arrive d'ici quelques semaines à l'ouverture de la Créprie. Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un qui a une idée en tête depuis peut-être quelques mois, quelques années même, mais qui n'ose pas se lancer ?
- Candice
Moi, ce n'est pas vraiment un conseil, c'est plutôt une pensée de se dire qu'on n'a rien à perdre. Il n'y a rien à perdre à se lancer, il y a beaucoup d'avantages qui arrivent aussi. Et puis si on n'essaye pas, de toute manière, on ne le saura jamais. Donc autant y aller, autant se dire au pire, on se loupe au pire. Et puis voilà, ce n'est pas grave et puis on rebondira après pour la suite. Et d'autres conseils, sinon il y a se faire aider, se faire accompagner aussi. par tous les partenaires dont on a parlé. Nous, il y a Cerfrance qui nous a beaucoup aidés, il y a Armor Initiative, il y a France Active, il y a tous ces organismes-là. Et aussi, il ne faut pas hésiter à poser des questions, à creuser les sujets, parce que tous ces volets, on va dire plutôt compta, financiers, ce sont des sujets qui ne sont pas forcément familiers.
- Mathieu
Communs au départ.
- Candice
Et on ne comprend pas vraiment tout. et donc il faut quand même que nous, on soit maître de notre sujet en tant que chef d'entreprise pour la suite et qu'on comprenne ce qu'on fait. Donc vraiment poser des questions et se faire aider.
- Mathieu
Tu as le sentiment d'avoir beaucoup appris depuis ce début de parcours entrepreneurial ?
- Candice
Oui, quand même. J'ai pas mal évolué à ce niveau-là, même s'il y a encore plein de sujets qui me paraissent flous. Il y en a moins qu'avant.
- Mathieu
Quelles sont selon toi les qualités d'un jeune créateur d'entreprise ?
- Candice
Alors, pour moi, il faut être rigoureux pour monter sa boîte. Il faut avoir de l'organisation. Il faut être curieux aussi. Il faut s'intéresser. Il faut aller voir ce qui se fait ailleurs. Il faut regarder ce que font les autres aussi. Il faut oser. Et il faut aussi anticiper beaucoup et prendre les devants parce que les choses ne vont pas tomber toutes seules.
- Mathieu
C'est là où tu complètes le binôme au final avec le côté artistique de ton compagnon. Et toi, tu as le côté peut-être un peu plus rigoureux qui arrive pour balancer un peu les choses.
- Candice
Oui, même si la rigueur, ce n'est ni son point fort ni le mien. Moi, je le sais, donc je le combats, je combats ce manque de rigueur et d'organisation.
- Mathieu
Est-ce qu'il y aurait quelque chose que tu aurais aimé savoir dès le départ, que tu as appris en cours de route et voir presque un peu trop tard ?
- Candice
Moi, même si je m'en doutais, je n'étais pas confrontée à ça. C'est ce qu'on disait tout à l'heure, la complexité des démarches administratives qu'on doit faire et la tonne de démarches qui sont vraiment complexes, qui sont difficiles d'accès quand on n'est pas du tout familier à ça. Et j'aurais aimé m'en rendre compte ou le savoir plus tôt.
- Mathieu
Dès le début ?
- Candice
Oui.
- Mathieu
Élodie, quelles sont les étapes incontournables pour poser les bases solides dès le départ d'un projet ?
- Elodie
La première des choses, je pense que quand on a une idée ou quand on a un souhait, c'est d'échanger avec ses proches, avec ses amis, avec son entourage pour tester un petit peu l'idée. Tester un peu le concept parce qu'on peut avoir une idée un peu farfelue. Mais bon, des idées farfelues peuvent aussi fonctionner. Mais tester un petit peu le concept autour de soi.
- Mathieu
Ça permet aussi de voir s'il y a un soutien qui arrive aussi derrière. Oui,
- Elodie
parce que c'est important d'être soutenu. À passer le cap de devenir entrepreneur, c'est important d'être soutenu par ses proches. Alors que ce soit son conjoint, alors en l'occurrence vous êtes à deux, je pense à Candice et Adrien, ils sont tous les deux, mais c'est vrai que c'est important d'être soutenu par sa famille, par ses proches, d'être accompagné. Et dans le deuxième volet, c'est aussi être accompagné, et notamment avec la réalisation d'un business plan. Je pense que le volet économique permet de poser les choses aussi et puis de rendre réel le projet, le fait de poser des chiffres. poser des hypothèses permet en fait de vraiment s'immerger dans son projet et de se rendre compte s'il est viable ou s'il ne l'est tout simplement pas.
- Mathieu
Oui, de rentrer dans le concret. Il y a des outils, des méthodes à recommander pour structurer justement une création ?
- Elodie
Oui, alors la première des choses c'est le business plan que vous pouvez établir avec un cabinet de conseil, un cabinet comptable et puis établir un rétro-planning aussi qu'elles sont exposées sur mon plan d'action tout simplement. Le rétro-planning, à quelle date dois-je ouvrir, à quelle date il faut que j'atteigne ce niveau de chiffre d'affaires. Donc oui l'ensemble, business plan, rétro-planning.
- Mathieu
Ok, deux outils vraiment à retenir. Si on doit justement résumer la vision de la création d'entreprise en trois mots, qu'en disent-ils ? Lesquels choisirais-tu ?
- Candice
Alors moi je dirais que de un, il faut de la persévérance, en premier mot. De deux, que c'est challengeant, que c'est un beau projet. Et en troisième point, je dirais que c'est quand même les montagnes russes émotionnelles un peu. Voilà, ça, ça résume bien aussi.
- Mathieu
Persévérance, challenge et émotion. Donc pour conclure, quel serait le message que tu voudrais vraiment adresser à ceux qui hésitent encore, même en fin d'écoute de ce podcast ?
- Candice
Si ils ont une idée qui leur trotte dans la tête depuis longtemps, c'est d'en parler, voir avec leurs proches ce que disait Elodie, la viabilité du projet, est-ce que c'est une bonne idée ? Et d'avoir des soutiens et oui, de se lancer, puisqu'il n'y a rien à perdre.
- Mathieu
Merci beaucoup à vous deux de m'avoir accompagné sur ce sujet de la création d'entreprise, on avait à cœur de discuter et de vraiment avertir les gens sur le sujet.
- Elodie
Merci Mathieu,
- Candice
merci.
- Mathieu
Merci d'avoir suivi cet épisode. Chaque secteur évolue et mieux comprendre la conjoncture, les transformations, les métamorphoses, c'est se donner les moyens d'anticiper, de s'adapter et de réussir. Pour aller plus loin, si vous avez des questions ou souhaitez un éclairage complémentaire, les conseillers Cerfrance sont là pour vous accompagner, vous apporter les ressources. adapté à vos besoins et vous aider à décider. En attendant le prochain épisode, retrouvez également nos hors-série où nous décritons des sujets clés qui concernent toutes les filières avec des analyses concrètes et applicables. Si ce podcast vous a plu, pensez à le noter et à le partager autour de vous. À très bientôt et continuez d'avancer avec confiance.