- Mathieu Cotiniaux
Vous accompagnez au plus près de votre activité, vous aider à décider, c'est notre engagement. Bienvenue dans Cerfrance Côte d'Armor, le podcast, un espace dédié aux entrepreneurs et aux acteurs du territoire. Nous faisons le point sur votre activité, entre conjoncture économique, tendance de secteur, tendance de filière et levier à activer pour mieux anticiper l'avenir. Grâce à notre analyse et au témoignage de professionnels de terrain, nous vous apportons une information claire, accessible et directement actionnable. cap sur les défis et opportunités de votre activité. Dans certaines activités, l'énergie peut représenter jusqu'à 30% des charges variables. En quelques années, les prix ont parfois été multipliés par deux, voire davantage. Pour de nombreux dirigeants, ces hausses se sont imposées sans marge de manœuvre immédiate. Quand l'énergie devient une préoccupation quotidienne, ce n'est plus un sujet technique. C'est un sujet de décision, d'arbitrage, parfois de renoncement. Dans cet épisode, On ne cherche pas la meilleure solution énergétique, on cherche à comprendre comment s'adapter sans déséquilibrer son activité, ni renier ce qui la fait tenir. Et c'est avec Danielle et Samuel que nous allons éclairer ce sujet sur l'énergie. Bonjour à vous deux.
- Danielle Le Chevanton
Bonjour.
- Samuel Le Grand
Bonjour Mathieu.
- Mathieu Cotiniaux
Danielle Lechevanton, vous êtes chef d'entreprise dans une activité à consommation d'énergie notable. Vous êtes serriste, production de légumes sous serre, très exactement, confronté à des choix structurants liés à l'énergie. C'est bien ça ?
- Danielle Le Chevanton
Oui, tout à fait. Pas d'erreur.
- Mathieu Cotiniaux
Et Samuel Le Grand, vous êtes ingénieur d'études chez Cerfrance Côtes d'Armor, en veille constante pour donner les cartes aux entrepreneurs sur l'analyse économique et technique de secteur avec un regard indépendant.
- Samuel Le Grand
Tout à fait.
- Mathieu Cotiniaux
Parfait. Bon, j'ai bien fait le job pour préparer cet entretien. On va commencer justement cet entretien avec Danielle. En quoi consiste votre activité et quelle est la principale charge de dépense, même si on est directement dans le thème ?
- Danielle Le Chevanton
Alors, je suis productrice de tomates sous-abri en serre-verre et multichapel dans la région de Paimpol, c'est-à-dire à Pleubian plus précisément. Et en effet, l'énergie est chez moi et le deuxième poste de charge.
- Mathieu Cotiniaux
Sachant que le premier, c'est comme très souvent la main-d'œuvre, la ressource humaine. Et ensuite vient directement l'énergie. Ça a toujours été le deuxième poste de charge ou ça l'est devenu ?
- Danielle Le Chevanton
Ça a toujours été historiquement, mais aujourd'hui, c'est vrai que les coûts ont encore monté. C'est vrai que nous sommes confrontés à ce problème plus spécifiquement depuis 4-5 ans.
- Mathieu Cotiniaux
Donc c'est vraiment un sujet qui s'est imposé dans vos décisions entrepreneuriales quotidiennes ?
- Danielle Le Chevanton
Oui, c'est-à-dire que nous devons adopter des stratégies. Nous relevons les compteurs au quotidien pour être sûr de ne pas dépasser... l'énergie que nous avons choisi de consommer. C'est-à-dire, dès le début de l'année, nous mettons en place une stratégie que nous voulons choisir. Elle manque par rapport à ce qu'on a. Oui, voilà. Donc, elle est décidée en amont et on essaye de s'y tenir. Et le fait de relever au quotidien les compteurs nous permet de savoir à quel niveau quotidien nous sommes.
- Mathieu Cotiniaux
C'est vraiment une conscience progressive, ce qui n'est pas forcément le cas pour tout entrepreneur. que... une consommation d'énergie notable. Samuel, certains entrepreneurs n'ont pas vraiment cette prise de conscience dès le départ ?
- Samuel Le Grand
C'est vrai que la prise de conscience aujourd'hui, je pense qu'elle est quand même malgré tout réelle. Depuis la guerre en Ukraine et la flambée de l'énergie, de toutes les énergies, gaz, électricité, carburant, malgré tout, toutes les entreprises ont subi cette augmentation de l'énergie, plus ou moins de façon importante. et avec un laps de temps plus ou moins important suivant les contrats. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, malgré tout... L'ensemble des entreprises subit cette augmentation d'énergie, mais c'est vrai que tous n'ont pas encore adopté des comportements pour soit réduire, soit diversifier les énergies.
- Mathieu Cotiniaux
Au final, il faut replacer l'énergie aujourd'hui comme facteur de pilotage et non pas comme une simple ligne de charge, c'est un peu ça l'idée ?
- Samuel Le Grand
Tout à fait. C'est vrai qu'aujourd'hui, l'énergie, on voit, elle... elle est quand même amenée encore à évoluer dans les années futures, notamment au niveau de l'électricité. On sait qu'on va aller vers une électrification des usages d'électricité et du coup, on va avoir une augmentation plus importante d'électricité et une augmentation des coûts en électricité. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, il faut vraiment adapter une stratégie de réduction de coûts, une stratégie de... d'énergie globale en fait. Est-ce que je change d'énergie ? Est-ce que j'investis pour faire des économies ? Est-ce que j'investis pour produire mon énergie ? Est-ce que voilà, il y a toute une stratégie à mettre en place pour ne pas subir demain encore cette augmentation du coût de l'énergie.
- Mathieu Cotiniaux
Et tout cela sans oublier l'essence même de son activité, sans renier vraiment sur sa production, puisqu'au final, certes, c'est une ligne de pilotage. Aujourd'hui, l'énergie chez certains entrepreneurs, mais... En parallèle, il ne faut pas non plus oublier qu'il y a une production à mener à bien. Et c'est là où la balance doit être difficile à trouver. Danielle, comment vous faites au final ?
- Danielle Le Chevanton
C'est au jour le jour, au quotidien. Il faut mettre l'énergie pour que la plante soit optimisée. C'est-à-dire qu'en fonction du climat, de la météo, on peut adapter sa consommation. Il faut mettre de l'énergie pour que la plante la consomme au bon moment. Donc, la stratégie, c'est de consommer suffisamment pour avoir une plante en bonne santé qui va produire et en même temps ne pas dépenser des calories à un moment où ça ne sert à rien. C'est toute une stratégie et un travail d'observation.
- Mathieu Cotiniaux
Et d'adaptabilité, c'est un peu ça. On pourrait reprendre un exemple avec un boulanger qui, le week-end, va devoir fournir peut-être un peu plus ses clients en termes de pâtisserie, en termes de boulangerie. Et pour autant, la semaine peut-être restreindre un peu ça. Sa consommation d'énergie, c'est ça ?
- Samuel Le Grand
Tout à fait. Donc c'est vrai que là, il faut adapter un peu son contrat d'énergie par rapport à sa consommation, sa consommation, comment elle évolue dans la semaine, chaque mois, mais aussi dans la journée, en fait, pour vraiment optimiser au maximum le coût d'énergie. Donc ça, ça se travaille.
- Mathieu Cotiniaux
Avec la hausse des prix, il y a également une volatilité. comment on fait pour anticiper ? Cette volatilité, pour qu'elle soit lissée sur toute une année ?
- Danielle Le Chevanton
Nous, dans notre groupement, nous avons une stratégie. On s'est regroupé entre plusieurs producteurs, aux maraîchers d'armement, pour pouvoir contractualiser un prix. Et nous avons aujourd'hui une visibilité sur trois années. Donc, nous connaissons, entre guillemets, le coût du mégawatt. Donc, ça va être pour nous très important pour adopter une stratégie.
- Samuel Le Grand
C'est un outil de pilotage, en fait. connaître son coût d'énergie pour les années à venir, permettre d'être plus serein et ne pas subir les fluctuations.
- Mathieu Cotiniaux
C'est l'anticipation au final que vous avez choisi comme solution. Samuel, est-ce qu'il y a d'autres solutions ? Est-ce que déjà l'anticipation, c'est la bonne solution ? Partir sur un contrat de trois ans, par exemple ?
- Samuel Le Grand
Tout à fait. C'est vrai que ce que dit Danielle est important. C'est vrai que d'avoir une visibilité pour les entrepreneurs est important. De savoir son coût d'énergie à l'avenir, ça permet quand même de gérer plus sereinement son activité. C'est vrai qu'aujourd'hui, on... On est plutôt sur une énergie au niveau électricité qui est basse par rapport à ce qui va arriver. Donc c'est vrai qu'anticiper aujourd'hui sur des contrats de plusieurs années, avec des courtiers ou même avec des conseillers indépendants, pourra vraiment analyser sa consommation et avoir le meilleur contrat et la meilleure offre pour les années à venir. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est un outil de pilotage en fait. Connaître son coût d'énergie pour les années à venir permet d'être plus serein et de ne pas subir... les fluctuations.
- Danielle Le Chevanton
Et le fait d'être en achat groupé comme ça, les volumes sont plus importants. Ils peuvent se discuter un peu plus. Voilà, c'est très intéressant pour nous.
- Mathieu Cotiniaux
Donc le groupement en termes d'acquisition d'énergie, l'anticipation pour justement gérer son activité sur plusieurs années, ce sont deux formats de pilotage, de trajectoire. Est-ce qu'on pourrait citer une ou deux autres trajectoires possibles, Samuel ?
- Samuel Le Grand
C'est vrai qu'il y a une trajectoire qui est la plus facile à faire, entre guillemets, peut-être c'est vraiment d'essayer de réduire sa consommation d'énergie, donc d'essayer de voir un peu, de se comparer. Peut-être ces consommations par rapport à des entreprises du même secteur d'activité, pour voir un peu l'énergie qui est un petit peu gaspillée peut-être, et ensuite investir pour essayer d'économiser de l'énergie. Donc ça va être de l'isolation, ça va être de la mise en place d'écrans thermiques. Donc il y a toute une stratégie à mettre en place, investir pour économiser de l'énergie. Et ensuite on peut aussi investir pour produire sa propre énergie. Donc on peut aller dans du photovoltaïque, produire sa propre électricité, pour connaître demain, pour maîtriser son coût énergétique au moins au niveau électricité.
- Mathieu Cotiniaux
Donc tout ça, ça nécessite en premier lieu de prendre du recul et savoir vraiment où on se situe dans sa consommation et dans sa consommation par rapport aux autres entreprises.
- Danielle Le Chevanton
Mais comment on fait au final quand on est un peu entrepreneur,
- Mathieu Cotiniaux
on est souvent dans sa bulle ? Comment on peut trouver des éléments de comparaison ? C'est avec justement l'accompagnement qu'il peut y avoir au sein des équipes qui accompagnent une activité. Là, vous travaillez pour Cerfrance Côtes d'Armor, ça peut être justement l'objet de certaines requêtes que vous pouvez avoir ?
- Samuel Le Grand
Tout à fait. Donc c'est vrai qu'on a déjà commencé à analyser des consommations par type d'activité. Demain, c'est aller sur davantage encore d'activités pour vraiment que l'ensemble des entreprises puissent... pouvoir se comparer sur leur secteur d'activité et ainsi prendre aussi des mesures en conséquence.
- Mathieu Cotiniaux
Aujourd'hui, vous êtes réunis avec d'autres exploitations agricoles. Autrefois, vous pouviez être dites concurrentes, mais vous vous apercevez qu'au final, le système coopératif est plus intéressant pour vous. C'est à plusieurs, on va plus loin, c'est un peu ça l'idée ?
- Danielle Le Chevanton
Oui, on est plus fort, c'est sûr, à plusieurs. Et puis, on peut échanger entre producteurs aussi dans les stratégies que chacun adopte dans son entreprise. On peut faire des comparatifs. Quand quelqu'un a mis une installation, on peut lui demander son expérience. Nous, dans notre exploitation, nous avons mis un tracker photovoltaïque pour produire de l'électricité que nous consommons. Nous avons ainsi réduit environ 30% de la consommation d'électricité dans notre entreprise.
- Mathieu Cotiniaux
Donc ça permet à d'autres aussi de prendre du recul sur des éléments de décision possibles. Justement, en parlant de ces décisions, de ces solutions, pourquoi il n'y a pas une solution universelle ?
- Samuel Le Grand
C'est vrai que chaque entreprise est unique en fait, avec un fonctionnement, une activité différente et c'est vrai qu'il faut s'adapter. Alors c'est vrai que ces dernières années, on a vu le photovoltaïque qui a fortement augmenté avec des incitations aussi au niveau de l'État avec des contrats de revente. Mais surtout depuis l'augmentation, la flambée qu'il y a eu en 2022, la mise en place de l'autoconsommation sur les entreprises. et c'est vrai que Aujourd'hui, c'est vrai qu'on a eu plutôt une baisse du coût de l'électricité, mais on sait que demain, on va malgré tout avoir un électron qui va augmenter, des taxes qui vont augmenter. Donc, ça va rester intéressant de produire sa propre énergie.
- Mathieu Cotiniaux
Avec le recul que vous avez dans vos différentes études et dans l'accompagnement que vous pouvez établir et la relation que vous pouvez établir avec les utilisateurs et les entrepreneurs, qu'est-ce qu'on cherche à préserver en priorité ? Qu'est-ce qui pèse en fait dans la décision ? L'investissement ou la réduction de coûts ?
- Samuel Le Grand
Tout à fait. Donc c'est vrai qu'il ne faut pas que l'investissement dans l'énergie pénalise l'exploitation sur des investissements qui lui sont indispensables. Donc c'est vrai qu'il faut vraiment garder en ligne de mire l'activité de l'entreprise, les investissements qui doivent être faits pour la production et que l'énergie ensuite vienne. C'est une partie importante, mais c'est vrai que l'énergie vient ensuite pour améliorer. le poste énergie.
- Mathieu Cotiniaux
Au final, c'était très crédible d'investir pour Danielle, puisque l'énergie est son deuxième pôle de dépense, en ce qui concerne le bilan de votre entreprise. Vous ne regrettez pas ce choix ? C'est un investissement que vous avez formulé sur combien d'années et qui pèsera peut-être aussi sur une possible reprise de votre structure ?
- Danielle Le Chevanton
Oui, on a fait plusieurs choses. Nous, on a mis un tracker photovoltaïque, autrement nous avons des écrans thermiques dans les serres. C'est sûr que ça va pérenniser l'entreprise et elle est plus attractive pour être reprise. D'ailleurs, on a un fils qui est revenu avec nous et donc il va continuer le travail avec cette entreprise.
- Mathieu Cotiniaux
Et d'avoir une exploitation qui est directement adaptée aux enjeux de demain, c'est quelque chose qui est un outil plus simple à gérer pour lui, vous pensez ?
- Danielle Le Chevanton
Oui, en effet, il faut s'adapter au fur et à mesure. Il faut trouver des solutions aux problèmes de chaque année. Le chef d'entreprise doit trouver des solutions pour s'adapter. C'est intrinsèque à son métier,
- Mathieu Cotiniaux
je dirais. Qu'est-ce qu'on fait pour faire évoluer le modèle sans le fragiliser ?
- Samuel Le Grand
C'est ça, c'est vrai que c'est ce que je disais. Donc il faut investir mais garder en ligne de mire quand même la capacité d'investissement de l'entreprise pour sa activité première. Après, il faut voir dans quelles énergies, quels investissements sont propices à l'entreprise. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'on voit différentes solutions. Au niveau des énergies, on peut aller sur tout ce qui est chaudière biomasse, on peut aller sur les pompes à chaleur, on peut aller sur tout ce qui est photovoltaïque, on l'a dit, mais aussi du solaire thermique. Donc c'est vrai qu'on a une panoplie aujourd'hui d'énergies qui sont là. Ça continue d'évoluer. Demain, on parle aussi de plus en plus de chaudières électriques pour les séries, par exemple, et du stockage aussi. Ce qui manque aujourd'hui pour bien optimiser la production d'énergie sur l'exploitation, c'est le stockage. Et c'est vrai qu'on y vient et du coup, ça va être un plus demain. pour les entreprises ?
- Mathieu Cotiniaux
Alors là, on parle vraiment de stockage d'électricité, d'autoproduction d'électricité quand c'est possible, selon le format de l'entreprise que l'on accompagne et que l'on dirige au quotidien. Mais il y a des entreprises qui ont tout misé sur le véhicule électrique, pardon, et notamment des entreprises d'ambulance, de taxi. Comment on fait, justement, face à ces augmentations d'électricité pour rentabiliser notre investissement en termes de véhicules ? Est-ce qu'il y a une solution facile à trouver ou est-ce que tout s'étudie au cas par cas ?
- Samuel Le Grand
C'est vraiment du cas par cas, mais c'est vrai que certaines entreprises vont pouvoir peut-être aller mettre du photovoltaïque sur leurs entreprises pour donc recharger leurs véhicules. Avec le stockage, demain, ce sera encore plus facile parce que du coup, on pourra produire en journée, stocker et la nuit, recharger les batteries de tes voitures. Mais c'est vraiment du cas par cas. Il faut rester vraiment en veille sur ça. sur tous ces dispositifs d'aide, de réduction de taxes. Être accompagné est important au quotidien.
- Mathieu Cotiniaux
Quels leviers peuvent être mobilisés sans bouleverser l'existant ? Est-ce que justement il y a des solutions gouvernementales aussi qui existent ? Est-ce que vous, vous en avez bénéficié déjà, Danielle ?
- Danielle Le Chevanton
Oui, on a eu des aides pour la mise en place, par exemple, du tracker, pour la mise en place d'écrans aussi. Il y a des aides, il y a des accompagnements qui ont été faits.
- Mathieu Cotiniaux
Est-ce que vous avez un pourcentage de financement à nous donner, juste pour avoir une idée, ou pas du tout ?
- Danielle Le Chevanton
Non, je n'ai pas le chiffre en tête. C'est vraiment en fonction des investissements. Oui, je ne peux pas.
- Mathieu Cotiniaux
Mais en tout cas, l'État est enclin à accompagner les investissements.
- Danielle Le Chevanton
Ça incite à tous les projets d'économie d'énergie. Aujourd'hui, on est ainsi.
- Samuel Le Grand
Voilà. Donc, il y a également les C2E, les certificats d'économie d'énergie, qui peuvent vraiment être là aussi pour accompagner l'ensemble des investissements. dans tous les secteurs d'activité. Donc c'est vrai qu'on n'y pense pas assez, mais c'est vrai que chaque secteur d'activité peut bénéficier de ces certificats d'économie d'énergie.
- Mathieu Cotiniaux
Et de récupération de taxes possibles ?
- Samuel Le Grand
Des récupérations de taxes possibles, surtout pour les consommations importantes, notamment au niveau de l'assise sur le gaz, l'assise sur l'électricité. Donc c'est vrai qu'il y a des dispositifs. Après, il faut voir les modalités pour y prétendre, mais il faut s'intéresser à cette réduction de taxes.
- Mathieu Cotiniaux
Avec un taux de variation de ces dispositifs qui évolue chaque année. Donc du coup, il faut toujours se référer à ses conseillers, ses experts pour pouvoir vraiment être enclin avec le sujet, c'est ça ?
- Samuel Le Grand
Tout à fait. C'est vrai qu'il faut rester vraiment en veille sur tous ces dispositifs d'aide, de réduction de taxes. Et donc c'est vrai qu'être accompagné est important au quotidien.
- Mathieu Cotiniaux
S'il y avait une chose à retenir pour un auditeur qui nous écoute, qui est entrepreneur ? qu'ils soient exploitants agricoles ou entrepreneurs dans une activité qui consomme de l'énergie. Qu'est-ce que vous pourriez lui conseiller de faire, Danielle ?
- Danielle Le Chevanton
D'avoir un suivi régulier de ses consommations, parce que je pense que l'énergie la moins chère est celle qu'on ne consomme pas, c'est connu. Ou alors il faut qu'elle soit vraiment utilisée de façon stratégique pour avoir un gain à la fin. Donc moi je dirais, il faut être bien, avoir toujours... en tête la rentabilité de ton entreprise. Et ça, c'est un travail qui est quotidien et tous les ans. Un challenge à relever annuellement, je dirais.
- Mathieu Cotiniaux
Samuel, qu'est-ce qu'un dirigeant doit retenir en priorité là-dessus ? C'est justement de prendre du recul sur son activité ?
- Samuel Le Grand
C'est vrai, tout à fait. Il est important pour un chef d'entreprise de prendre du recul, de faire le point sur ses activités, sur ses investissements, sur les postes de charge importants et comment je m'adapte par rapport à chaque situation. Donc, se faire accompagner est important, mais c'est vrai que ce recul est important pour prendre les bonnes décisions et pour la pérennité de l'entreprise.
- Mathieu Cotiniaux
C'est des solutions qu'on construit au final, non pas à court terme, mais à long terme, c'est ça, qui s'établissent au fil du temps ?
- Samuel Le Grand
Tout à fait. Donc, c'est vrai qu'il y a des solutions court terme. Donc, on a parlé de tout ce qui est la réduction des consommations, les contrats, mais tout ce qui est investissement, c'est vraiment du long terme. Et donc, on construit de l'avenir une pérennité d'exploitation pour être le plus... le plus possible donc autonome et sur son entreprise.
- Mathieu Cotiniaux
S'adapter sur l'énergie, ce n'est pas renoncer à son modèle, c'est lui donner les moyens de tenir dans le temps, si je dois résumer cet échange. Merci à vous deux de m'avoir accompagné justement sur cette dynamique énergétique qui nous concerne tous de près ou de loin aujourd'hui.
- Danielle Le Chevanton
Merci Danielle, merci Samuel. Merci.
- Mathieu Cotiniaux
Merci d'avoir suivi cet épisode. Chaque secteur évolue et mieux comprendre la conjoncture, les transformations Merci. les métamorphoses, c'est se donner les moyens d'anticiper, de s'adapter et de réussir. Pour aller plus loin, si vous avez des questions ou souhaitez un éclairage complémentaire, les conseillers Cerfrance sont là pour vous accompagner, vous apporter les ressources adaptées à vos besoins et vous aider à décider. Si ce podcast vous a plu, pensez à le noter et à le partager autour de vous. À très bientôt et continuez d'avancer avec confiance.