Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le podcast Le Sport comme Thérapie. Je vous emmène avec moi sur le chemin de la guérison. Ici, on parlera de sport, mais aussi de blessures invisibles, de résilience et de ces petits pas qui changent tout. Courir est devenu ma manière de me sauver, de transformer mes douleurs en force, de prendre soin de moi, d'être fière à chaque effort et de me reconstruire un peu plus à chaque bruit. Bon, on va pas se mentir, il y a eu des matins très compliqués. Où, après une soirée beaucoup trop arrosée, je me forçais quand même à aller courir. Pas par envie, non, mais parce que je me disais qu'il le fallait. Et là, souffrance. Jambes lourdes, zéro énergie, morale dans les chaussettes, envie de vomir, mal au ventre, mal à la tête. Spoiler alert, j'étais en totale gueule de bois. Et mon corps voulait juste se reposer et éliminer tout l'alcool ingurgité quelques heures avant. Mais non, j'en avais décidé autrement. Allez ! On va courir ? Pour être honnête, quand je rentrais chez moi, j'étais quand même fière. « Ouais, bravo, t'es allée courir. Tant t'étais fatiguée. » J'étais contente, mais au fond de moi, je sentais bien que mon corps souffrait plus qu'autre chose. Et puis, il y a d'autres souvenirs, des souvenirs beaucoup plus doux. Comme cette soirée récente passée avec un ami avec qui j'ai beaucoup fait la fête. Cette fois, dans mon verre, pas d'alcool, juste de l'eau. Il voit mon verre arriver, il me regarde et il me dit « Waouh, mais t'as changé, Soso ! » C'était que quelques mots, mais pour moi c'était énorme, c'était une immense victoire, parce que ouais, Soso elle est en train de changer, elle prend enfin soin d'elle, et qu'est-ce que ça fait du bien ! Ou encore ce matin, presque magique, la veille, j'étais pas sortie. J'ai donc eu levé un dimanche matin, j'étais en pleine forme. Je me prépare, j'enfile mes chaussures, je sors et là, qu'est-ce que je vois ? La ville s'éveiller. Je vois les boutiques ouvrir, je vois les gens qui rentrent de soirée. C'était nouveau pour moi. Je vais courir et après mon run, je décide de passer au supermarché, je fais mes petits cours, j'achète ce qui me fait envie. Je rentre, je prends ma douche, je me fais à manger, je mange. Et là, je regarde, waouh, il était midi, mais j'avais encore toute la journée devant moi. C'était un sentiment extraordinaire, tellement simple pour les gens « normaux » qui ont pas cette addiction, mais c'est vrai que pour moi c'était extraordinaire, c'était nouveau. Je crois que je n'ai même plus pleuré de bonheur tellement j'étais fière de moi et tellement je me sentais enfin en vie, vraiment en vie. Quand on parle de sport, on pense souvent aux muscles, aux cardio, à l'endurance. Mais il se passe aussi quelque chose d'invisible et de fascinant dans notre tête. Notre cerveau commence à se prendre pour un petit chimiste et là, il se met à créer une pharmacie naturelle. Chaque séance, même courte, déclenche la production de substances qui influent directement sur notre humeur, notre énergie et par ricochet, sur notre confiance en nous et le regard qu'on se porte. Il y a tout d'abord les endorphines, donc les fameuses hormones du bien-être. Elle fonctionne un petit peu comme des antidouleurs naturelles. Quand on court, elle se libère pour atténuer la fatigue ou l'inconfort. Et en bonus, elle nous laisse une sensation d'euphorie légère. C'est un petit peu notre drogue à nous. Un copain m'a dit un jour que lui, il ne les ressentait pas. Mais en réalité, on en sécrète tous. Mais c'est la perception qui varie beaucoup d'une personne à l'autre. Certains vont sentir un vrai shoot euphorique, d'autres juste une détente diffuse, presque imperceptible. Ça dépend vraiment de notre sensibilité, de l'intensité de l'effort, mais aussi du type d'activité. Et si tu ne ressens pas cet effet, ça ne veut pas dire que ton corps n'en produit pas. Non, non, ça agit quand même sur ton système nerveux. Parfois, il suffit juste d'adapter l'effort. On peut varier l'intensité, changer de sport ou pratiquer ce sport plus longtemps pour déclencher la réponse hormonale. Et pour l'avoir vécu et testé, sache que le yoga permet aussi de planer. mais en toute égalité. Il y a également la sérotonine qui est l'hormone de l'apaisement. La sérotonine joue un rôle sur notre humeur, sur notre moral, mais également sur la régulation de notre sommeil. Je m'en rends clairement compte depuis que j'ai commencé la course à pied et accessoirement que j'ai arrêté l'alcool. Je dors beaucoup mieux qu'avant, mon sommeil est de meilleure qualité, beaucoup plus réparateur et le matin, je suis pleine d'énergie. L'alcool, lui, fait des ravages. Même un seul verre peut perturber le sommeil. C'était mon cas. Cela me crée des réveils fréquents, des insomnies, des réveils en sueur et le matin une fatigue intense. Et on le sait aussi, si la veille on a bu de la bière, on va se lever deux ou trois fois pour faire pipi. Il y a quelques années, je travaillais dans une association de protection animale. J'étais vraiment, et je le suis encore, convaincue et passionnée par cette cause et ça m'a poussée à aller un petit peu trop loin. Parce qu'en fait, toute la journée, je voyais des images extrêmement crues. Pas celles déjà extrêmement dures qu'on peut voir sur les réseaux, non non. Celles tellement horribles qu'on ne peut pas les diffuser. Parce que derrière ces réseaux sociaux, il y a des humains. Il y avait moi. Moi qui recevais des dizaines et des dizaines de vidéos, de photos qu'il fallait visionner pour par la suite les transférer aux personnes acquises de droits ou pour les relayer sur les réseaux pour faire des prises de conscience. C'est une période vraiment très très compliquée. Et pour calmer mon esprit, pour essayer d'éteindre toutes ces images, j'ai bu encore plus qu'avant. Ça ne m'a pas du tout aidée à dormir, ça ne m'a pas du tout aidée à me calmer, au contraire, je restais éveillée, je faisais des insomnies, je faisais des cauchemars horribles, j'avais les pores complètement tendus, j'avais le cerveau en alerte. Le matin, je me réveillais encore plus fatiguée que la veille et je tremblais. J'étais littéralement un zombie. Mon système nerveux était tout le temps sous tension, c'était un cercle vicieux. Et semaine après semaine, entre mes consommations et ces images, j'ai clairement explosé. Mais bon, on va revenir au sport. Le sport, lui, il va venir rétablir cet équilibre. Il va venir stimuler cette sérotonine qui va par la suite calmer le système nerveux, apaiser l'esprit et favoriser un sommeil réparateur. Bref, tout ce que l'alcool détruit ou tout ce qu'on pensait qu'il allait nous apporter, en fait, le sport, lui, il nous le donne vraiment. mais de façon saine, durable et sans effets secondaires. Vient ensuite le cortisol. Le cortisol, c'est l'hormone du stress. Trop de cortisol, c'est de l'anxiété, c'est de la tension permanente, le corps est en alerte. Mais quand on court, quand on bouge, quand on respire, ça fait baisser ce taux et ça permet à la sérotonine et aux endorphines de rééquilibrer notre système. C'est vraiment en mode vase communiquant. on réapprend à... plus vivre sous tension constante et on calme un petit peu le feu intérieur. À certains moments, je ne sais pas, j'étais tellement anxieuse que j'ai fait de la déréalisation. En fait, la déréalisation, c'est l'impression de flotter, se détacher émotionnellement de tout ce qui nous entoure. C'est vivre un petit peu sa vie de loin, un peu comme un jeu vidéo. Enfin bon, très étrange, mais ouais. Faire du sport, ça permet également de réduire le cortisol. Et du coup, le cortisol qui est aussi pas très très bon pour bien dormir. Enfin, tout est lié et le sport, c'est bénéfique sur plein de plans. Et pour terminer, on va parler de la dopamine qui est l'hormone de la récompense. Donc normalement, cette hormone, elle se déclenche quand on accomplit quelque chose de bon pour nous. Là, dans le sport, on peut... de finir un entraînement, de relever un défi, etc. Sauf que pour moi, et je pense que malheureusement pour d'autres personnes addictes à des substances, notre système de récompense est complètement biaisé. Pendant longtemps, ma récompense à moi, après une journée de travail, après une longue semaine, ce n'était pas un bon repas, aller au ciné avec les copains, me balader dans la nature, non. Moi, c'était clairement de me mettre une caisse. Enfin, pardon, de boire, on sait très bien comment ça finissait. Donc, boire, sortir, enchaîner les verres comme si c'était ma seule façon de dire bravo Solène, tu l'as mérité. Et le problème avec l'alcool, c'est que ça te donne certes ce shoot de dopamine, cette relaxation relative, mais en fait, tout ça, c'est juste un feu de paille. relaxation, elle arrive, au début tu es bien mais bon quand on peut pas s'arrêter c'est plus stressant qu'autre chose et de toute façon le lendemain matin quand ça redescend, on tombe dans ses vieux démons culpabilité, stress, fatigue, en fait il n'y avait rien de positif là dedans, donc cette soi-disant euphorie se transforme vite en fatigue, en culpabilité Bon, sans parler des finances qui ont pris un sacré coup, mais entre guillemets, ça c'est le cadet de nos soucis. Le principal, c'est d'être en vie. Quant au sport, lui, il a clairement changé le deal. Moi, là maintenant, il m'apporte cette sensation de récompense, mais de façon beaucoup plus stable, beaucoup plus profonde et surtout, sans me flinguer le moral et l'énergie en fait. Et petit à petit, c'est devenu mon nouveau shoot. C'est un shoot qui franchement, qui me reconstruit au lieu de me détruire. Et ce n'est pas carrossantiste, il y a des études qui en parlent et qui démontrent que oui, l'activité physique régulière, peut réduire les symptômes d'anxiété et de dépression avec une efficacité comparable à certains traitements médicamenteux, mais dans les cas légers à modérés. Quand vraiment ça ne va pas, il ne faut pas hésiter par contre à taper à des portes et aller voir des professionnels. La course à pied, c'est extraordinaire. Ça peut sauver, ça peut beaucoup aider, mais dans certains cas, ce n'est pas assez. En clair, bouger c'est un peu comme appuyer sur le bouton reset dans notre cerveau, mais en mieux, il y a tout qui repart. Au-delà de la chimie du cerveau, le corps transforme aussi notre quotidien. Il change notre rapport à la nourriture, à notre corps et à notre environnement. Une véritable transformation concrète si on s'en donne les moyens. Petite, ma maman avait un surpoids important. A l'époque, je pensais qu'elle était simplement trop gourmande, mais j'ai appris il y a peu qu'elle prenait des médicaments, des antidépresseurs. De mes 5 à mes 13 ans. Même si je ne mesurais pas encore toute l'ampleur et toutes les conséquences, j'avais quand même conscience de sa souffrance. De mes yeux d'enfant, je percevais surtout son mal-être, sa difficulté à accomplir des gestes simples. J'ai donc eu très peur de prendre du poids. Pour y remédier, j'ai commencé à faire du sport, principalement pour contrôler mon corps et mon poids. J'ai eu de la chance car rapidement, je me suis rendue compte que l'alimentation jouait un rôle tout aussi crucial que le sport. J'ai rapidement voulu trouver un équilibre global qui allia activité physique et choix alimentaires réfléchis pour ne pas tomber dans la même spirale que ma maman. En 2017, je suis devenue végétarienne par conviction liée à la maltraitance animale. Ayant été dans une famille omnivore, il fallait réapprendre à manger sans viande dans l'assiette. Cela m'a poussée à cuisiner davantage, à composer des repas équilibrés et à faire attention à ce que je mangeais. Avec l'alcool, côté calories, c'était du grand n'importe quoi. On le sait, mais l'alcool c'est super coloré et en plus, ça passe tout seul. Pour donner une idée, 6 pommes de bière, c'est à peu près 1000 calories. Et pourtant, ça, on peut les avaler en 3-4 heures. Comme si notre cerveau ne comptait plus vraiment. Et c'est ça qui est marrant, entre guillemets. On a du mal à boire 2 litres d'eau par jour, en pleine conscience, mais l'alcool, lui, fait presque inconsciemment, super rapidement. En plus des calories présentes dans les boissons, il y avait tout ce qu'on mangeait en soirée. planches de fromage, du pain, des frites. Et en rentrant, je me jetais sur des restes froids du frigo. Parfois, j'avais essayé de cuisiner en pleine nuit, des pâtes passées cuites ou au contraire carbonisées. Bref, c'était rarement un succès. À un moment, j'avais pris plus de 8 kilos. Mon ventre était tellement gonflé qu'un jour, un homme a laissé sa place dans le bus. C'était peut-être de la galanterie, mais j'avoue... Aujourd'hui, je vois mon corps changer. Mon ventre est moins gonflé, j'ai moins de boutons, ma peau est moins grasse. Je pense aussi que mon corps est plus tonique. Mais honnêtement, je ne fais pas ça pour l'esthétique, c'est vraiment un ressenti global. Je ne me pèse pas, je le sens dans mes vêtements, dans ma façon de bouger, dans l'énergie que j'ai au quotidien. Peu à peu, le sport rééquilibre vraiment mon rapport à la nourriture. Je retrouve du plaisir, de la confiance. sans me rétraindre, sans me punir et sans culpabilité. Je sais que mon corps a besoin de reprendre des forces et de se réhydrater. Je commence à chercher des nouvelles idées pour manger mieux, avec plus de protéines végétales, car oui, c'est possible. Et en vrai, quand je vois qu'une sortie peut faire brûler jusqu'à 1000 calories, en vrai, ce petit pain au chocolat tout chaud dans la vitrine, bon bah, let's go. 100% plaisir, 0% culpabilité, parce qu'à peine mangé. il est déjà plus là. Il y a aussi l'aspect confiance en soi. Quand par exemple on réussit un entraînement, qu'on court un peu plus loin ou un peu plus vite que la fois précédente, tout simplement, qu'on arrive à tenir sa rigueur. En fait, là, on réalise que notre corps et notre esprit sont capables de bien plus que ce qu'on pensait. C'est un boost discret, mais super puissant pour se sentir capable dans d'autres aspects de sa vie. Avant, avec l'alcool, les excès, c'était tout l'inverse. Après une soirée, on se réveille avec ce sentiment d'échec. Je ne vais jamais y arriver. Je suis nulle. Pourquoi je n'arrive pas à arrêter ? Et c'est toutes ces pensées qui sapent la confiance, qui créent de la culpabilité et qui rendent chaque petit choix. encore plus difficile. Et a contrario chaque petite victoire compte. Rester sobre une soirée, se lever de son canapé et terminer une séance de run. En fait c'est ces succès simples presque invisibles qui s'additionnent et qui renforcent notre confiance en nous. Moi ce que j'aime bien faire c'est écrire et noter mes sorties parce que ça permet après coup de voir tout le chemin parcouru un jour après l'autre. De ne pas oublier que tous ces petits efforts et bien ils sont là, on les a faits, toutes ces fois on a eu le courage de bouger et je trouve que c'est super pratique et utile quand on a une baisse de morale une perte de motivation ou juste à une soirée on se dit allez, un verre, un autre voilà quand on a peur et on est à deux doigts de replonger dans ses vieilles habitudes il y a aussi la routine, je trouve que la routine ça rassure énormément et encore peu de temps, je voyais ça comme quelque chose d'ennuyeux. J'avais vraiment l'impression de perdre ma liberté, ma spontanéité, mais non, au contraire. Et paradoxalement, je crois que je n'ai jamais été aussi libre depuis que j'ai une routine. J'en avais parlé, là je suis à un programme de course et grâce à lui, en fait, je n'ai pas besoin de réfléchir à chaque séance. En fait, je sais quoi faire, je sais quand le faire et je trouve que ça enlève une source de stress. C'est un cadre concret qui m'aide à me reconstruire, à reconstruire ma confiance jour après jour et pas à pas. Dernier point, la course à pied change le rapport qu'on a à notre environnement. Grâce au run, on va redécouvrir son quartier, sa ville, les villes alentours, redécouvrir des rues qu'on n'a jamais empruntées, des parcs, des magasins, et ça nous permet même de découvrir de nouveaux restos à tester par exemple. Avec le trail, c'est une toute autre dimension. Grâce au trail, on va pouvoir courir en pleine nature, s'évader en forêt et se reconnecter à l'essentiel. Maintenant, par exemple, si tu me dis que dimanche, on se lave à 7h, pour faire une heure de train, pour partir au fin fond du 77, pour faire 3-4 heures de course, je te dis avec plaisir. Si tu m'avais dit ça il y a 4 ans, de 1 à un dimanche matin à 7h, je ne suis pas sûre que je sois vraiment ni endormie ni réveillée. je serais entre deux et je n'aurais sûrement pas compris le concept de cette sortie. La course à pied, c'est aussi un super prétexte pour partir un week-end. Ça permet de visiter la ville en courant et je trouve ça incroyable. Et on voit tellement plus de choses en courant que si juste on se baladait à pied ou si on était en transport en commun. Il y a les week-ends, il y a aussi les courses officielles. Donc si ta course officielle, elle est dans ta ville, tu cours dans des rues privatisées pour toi. avec des centaines ou des milliers d'autres coureurs, mais dans des rues privatisées. Ça permet à des coureurs d'autres villes d'aller à Lyon, d'aller à Marseille ou même dans des pays limitrophes. Mais attention, on essaye de préférer le train. On part donc pour courir et on revient avec des souvenirs de paysages, de rencontres et des moments uniques. Concernant la course à pied, pour être honnête, au début, ce n'est pas simple. Au début, on est rouge, on est essoufflé, on marche beaucoup et il y a aussi le regard des autres. Mais très vite, on réalise que le regard des autres, ça n'a pas d'importance. Il faut vraiment comprendre qu'on court pour soi, pour son corps, pour son esprit. Et on n'est clairement pas là pour impressionner qui que ce soit. Enfin, la seule personne que tu peux impressionner, c'est ton enfant intérieur pour lui dire « Hey, regarde, on s'en sort » . Il faut vraiment se dire… que ce que je ressens compte bien plus que ce que les autres peuvent penser. Avec le temps, ce sentiment est libérateur. Plus on ose, plus on progresse et plus on redécouvre son environnement avec un regard neuf. C'est sûr qu'aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, c'est encore plus difficile de ne pas se comparer. On voit surtout ce que les autres choisissent de montrer, leur soi-disant vie parfaite. Et si on a envie d'exposer... Son histoire, il y a un podcast ou sur Instagram, Facebook ou autre, c'est vrai que les critiques ou les commentaires désagréables peuvent nous faire douter. Heureusement, le sport, lui, rééquilibre les choses. Il nous ramène à nos propres réussites. à nos petites victoires du quotidien et nous permet de savourer pleinement ces moments positifs au moins du regard des autres. Et il ne faut pas oublier que c'est toi la personne la plus importante. Tu l'as compris, courir ce n'est pas seulement transpirer, c'est réapprendre à respirer, à s'apaiser, apprendre à se connaître et commencer à se reconstruire. Mais je sais aussi qu'entre comprendre et agir, il y a un pas. Dans le prochain épisode, je vais justement partager des conseils concrets pour intégrer le sport dans nos quotidiens, même si on n'a pas forcément le temps et même si on n'a pas forcément la motivation. En vrai, ces quelques conseils, j'en aurais bien eu besoin quand moi aussi je me suis lancée dans l'aventure de la course à pied. Mais tu verras, on peut tous y arriver, pas à pas. Il faut seulement croire en soi et se dire que tout est possible.