Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le podcast Le Sport comme Thérapie. Je vous emmène avec moi sur le chemin de la guérison. Ici on parlera de sport mais aussi de blessures invisibles, de résilience et de ces petits pas qui changent tout. Courir est devenu ma manière de me sauver, de transformer mes douleurs en force, de prendre soin de moi, d'être fière à chaque effort et de me reconstruire un peu plus à chaque foulée. Bonjour, je m'appelle Solène, j'ai 34 ans, je suis une ancienne grande fêtarde et coureuse du dimanche. Enfin, coureuse du dimanche, je vous avoue que j'ai découvert ce jour il n'y a pas très très longtemps. Bah ouais, quand tu sors le jeudi, le vendredi, le samedi et que le samedi tu rentres vers 3-4h, clairement le dimanche tu le passes dans le noir, allongé dans ton lit, mal à la tête, mal au ventre. Même si tu as une once d'énergie, bon, clairement, tu ne vas pas courir. Mais aujourd'hui, je découvre une autre facette de moi, une facette que j'adore et que j'aurais aimé découvrir un petit peu plus tôt. Celle d'une femme qui aime le sport, l'effort et tout ce que ça active en moi. Mais je reste aussi celle qui vacille, parfois, souvent en fait, entre l'envie de prendre soin de moi et de mes anciens démons. Le sport comme thérapie, c'est mon espace pour en parler, pour avancer pas à pas et peut-être pour aider d'autres à faire de même. Bon, pour être honnête, j'ai pas toujours été sportive. Tout commence en 2014, où presque sur un coup de tête, je m'inscris au semi-marathon de Paris, de plus d'un kilomètre. Sans réel entraînement, sans grande discipline, je cours, mais bon, un peu ma patrouille. Et pourtant, waouh, je termine la course. Enfin, je termine la course, ok, mais je l'ai clairement plus subie qu'appréciée. Mais en tout cas, une petite graine est venue se planter dans mon cerveau. Et si courir avait ce pouvoir étrange de me pousser au bout de moi-même, de me rendre fière, même de m'apaiser ? Après, pendant des années, la course et moi, c'était jeter moi non plus. Vraiment une relation en dent de scie. Il y avait des phases où, je ne sais pas, j'arrivais à m'y mettre sérieusement et d'autres fois où... En fait, c'était mes soirées d'excès qui prenaient toute la place et qui dictaient un petit peu mon état de forme. Il y a eu aussi des fois où, allez, j'ai réussi à me motiver, j'ai réussi un petit peu à courir. prends un dossard et la veille bah maintenant la veille je sors beaucoup trop je peux pas me lever en fait donc j'ai aussi entre la honte la frustration enfin plein d'émotions de sentiments assez assez négatifs et puis je me souviens d'une fois je ne sais pas lueur de lucidité clairvoyance le lendemain j'ai une course et je décide de rentrer tôt Ça peut paraître tout bête, tout simple, mais en fait pour moi, je me sentais tellement fière. Et le lendemain matin, avec mon dossard épinglé sur moi, mon maillot, mes chaussures, c'était extraordinaire. Je me souviens très très bien de ce sentiment, de cette émotion de ce jour. Pour moi, c'est vraiment une petite victoire en fait contre mes vieux démons. Aujourd'hui, je réalise que le sport est bien plus qu'une activité physique pour moi. C'est clairement une manière de trouver ou de retrouver. une rigueur, une structure que je pense que j'ai jamais vraiment eu. En ce moment, je suis en train de lire un super livre qui s'appelle Le corps n'oublie rien. Et il y a une phrase qui a résonné très fort en moi et ça disait « Les enfants qui ont grandi dans le chaos ont souvent du mal à créer un cadre pour eux-mêmes. » Bah ouais. En fait, courir, pour moi, c'est ça. C'est créer un cadre. C'est un pas vers une version de moi qui choisit la douceur plutôt que l'auto-sabotage. Bon, honnêtement, je suis encore en chemin, mais j'avance. Il y a eu un soir qui a tout changé. Un soir de tension, avec de l'alcool, comme souvent malheureusement, où tout a basculé. J'ai vécu un moment qui clairement m'a laissée brisée, vide, comme coupée de moi-même en fait. Et après ça, j'ai plongé. Les soirées se sont enchaînées, les verres, les bouteilles pour oublier, la fatigue, la culpabilité et cette impression d'être coincée dans un cycle sans fin. Tous les soirs, toujours les mêmes schémas, et tous les matins, toujours les mêmes questions. Aujourd'hui encore, je suis en chemin. Je sais qu'il n'y a pas de raccourci, il n'y a pas de solution miracle. Mais je crois qu'en en parlant, au moins en courant, et en cherchant ce qui nous fait vraiment du bien, on peut commencer à remonter la pente et à entrevoir une petite lumière. Je sais que le sport seul ne guérit pas tout, mais en tout cas, moi, ça m'a vraiment donné une base, une encre, quand tout semblait partir à la dérive. J'ai donc eu ce semi-marathon en 2014, ces phases d'entraînement en dents de scie, j'arrive à courir, j'y arrive clairement pas, quelques courses où j'ai pu partir, d'autres non. Mais en tout cas, c'est ces petits moments de victoire qui m'ont appris que l'effort pouvait aussi être une façon de prendre soin de moi. Et en parallèle... J'ai dû creuser. J'ai dû aller voir s'il y avait derrière tous ces excès, essayer de comprendre. Pourquoi je m'anesthésiais comme ça ? Autant ? Aussi souvent ? Aussi fort ? Et pourquoi j'avais ce besoin de fuir ? Fuir quoi ? Fuir qui ? J'ai commencé un peu à creuser dans mon passé, à identifier des blessures qui m'empêchaient d'avoir un cadre, d'avoir une rigueur. Peut-être des blessures que j'essayais de noyer. C'est ce mélange qui m'a permis d'amorcer un vrai tournant. un mélange d'un corps en mouvement et vraiment d'un esprit un petit peu en ébullition. Courir m'a aidée à apaiser le mental et l'introspection m'a appris à comprendre mes schémas. Je crois sincèrement que chacun peut trouver son sport, sa façon saine de s'exprimer pour allumer une première petite lumière dans son obscurité. Alors, pourquoi ce podcast ? Pourquoi te parler de tout ça ? Parce que je sais que je ne suis pas la seule à traverser ça. Et peut-être qu'en partageant mon histoire, mon chemin, mes petites victoires, je peux aider, même une seule personne. Le sport comme thérapie, ce n'est pas un guide, non. Et ce n'est pas non plus une méthode miracle. Je ne suis pas là pour donner des leçons ni des solutions toutes faites. Je vois vraiment ça comme un espace de partage. Un endroit pour parler de ce qui fait mal et heureusement, de ce qui libère et ce qui fait vraiment du bien. Parce que je crois qu'on est nombreux à chercher un petit peu de paix, un peu de lumière dans nos tempêtes. Ici, on parlera de sport bien sûr, mais pas le sport pour performer, pas pour briller, pas pour se comparer, non. Je vois vraiment ça comme un outil pour apaiser le mental et pour retrouver un ancrage quand tout semble partir en bruit. On parlera aussi de ces blessures qu'on porte souvent en silence, de ce travail d'exploration intérieure qui nous permet de comprendre pourquoi on retombe toujours dans les mêmes schémas. Et enfin... On ira chercher ensemble ce qui nous fait vraiment du bien, pas ce que la société attend en nous, mais ce qui, pour chacun de nous, répare en profondeur. Pour cette première saison, chaque épisode sera en solo, ce sera donc des réflexions personnelles, des anecdotes sur mon propre cheminement, mais aussi des pistes concrètes pour avancer, même un tout petit peu. Ce que je promets, c'est une voix sincère, sans faux semblants, même si certains événements sont encore sensibles. Ce podcast est pour toi si tu te bats contre des comportements qui te font du mal, qui font du mal à ton entourage, ou si tu cherches une bouffée d'air, un espace pour être vrai. Que tu sois coureur, yogi, escaladeur, danseur, skater, je ne sais guère, ou juste quelqu'un qui cherche une étincelle, ici, t'es au bon endroit. Si ce que je te partage fait quoi en toi, si ça résonne fort, si toi aussi tu connais ses hauts, ses bas, Ces soirs d'ivresse et ces matins de détresse, je t'invite à rester. On n'a peut-être pas toutes les réponses, mais on peut les chercher ensemble. Ce podcast, c'est un chemin qu'on va faire ensemble. Je ne sais pas exactement où est-ce qu'il va nous mener, mais je sais qu'il sera sincère, bienveillant et sans jugement. Je ne suis pas une experte, non. Je ne suis même pas arrivée au bout de mon chemin. Par contre, ce que je peux promettre, c'est qu'il sera honnête. On parlera de blessures, de rechutes, des petites victoires. Parce qu'avancer, c'est déjà ça. dans le prochain épisode Je vous dirais comment courir m'a offert plus qu'un souffle, ça m'a vraiment offert un cadre, une énergie nouvelle, et la force de me détourner de ces excès et de ces relations qui m'empoisonnent.